La France doit cesser de soutenir le Hezbollah dont les Libanais ne veulent plus !

Tribune collective 

“Secourir le Liban : l’heure de vérité”

 

   Après l’explosion qui a coûté la vie à presque deux cents personnes et en a mutilé des milliers d’autres, alors que le cœur de Beyrouth sinistré continue de chercher ses disparus, à l’heure où le FMI prépare un plan de sauvetage du Liban, il nous semble que le seul soutien financier à l’État libanais souhaitable est un soutien conditionné à quelques exigences politiques. 

 

Dès le mois de juillet, lorsque le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’est rendu au pays du Cèdre, un soutien massif apparaissait déjà indispensable. Et les citoyens libanais avaient exprimé leur ras-le-bol dès l’automne 2019 lors de manifestations lancées autour du slogan : « tous, cela veut dire tous ». C’est en effet au niveau alarmant de corruption qui gangrène les institutions et la classe politique libanaise qu’il faut largement attribuer cette gabegie.

 

Sans assainissement profond de l’État libanais, aucune solidarité extérieure ne saura apporter un soutien réel et efficace. Il faut donc conditionner l’aide aux réformes mais aussi au respect plein et entier du droit international.

 

En effet, le Hezbollah exerce son pouvoir de nuisance au Liban de façon croissante et décomplexée, en même temps qu’il pèse sur la sécurité régionale, européenne et internationale. Au cours des vingt dernières années, de son propre aveu public, le Hezbollah, organisation terroriste, a su créer un État dans l’État libanais et supplanter l’armée libanaise. Le Hezbollah intervient en Syrie pour le compte du régime iranien qui le finance et en appui du régime Assad coupable de crimes contre l’humanité, tandis qu’il a perpétré des attentats en Europe et ailleurs dans le monde.

 

À l’heure de vérité pour le Liban, la communauté internationale doit reconnaître le problème majeur que constitue le Hezbollah dans la reconstruction du pays. La mainmise qu’il exerce sur la scène politique libanaise aujourd’hui paralyse toute possibilité de transition politique profonde.

 

Si le Hezbollah n’a pas été le seul responsable d’un système économique déficitaire, il en est finalement devenu le garant. Toutes les grandes factions au pouvoir s’opposent aux réformes et le statut armé du Hezbollah, capable d’intimider et d’assassiner à volonté et sans conséquence les opposants politiques nationaux, a toujours fixé les limites de la transparence et de la responsabilité et a fondamentalement empêché l’établissement de l’État de droit.

 

Le Hezbollah est un acteur aux ambitions régionales, dont la puissance et les ressources viennent de l’extérieur et notamment de l’Iran. Ce statut de vassal rend également caduque toute volonté d’indépendance et de neutralité du pays. 

 

C’est pourquoi nous demandons au président de la République que la France ne fasse plus obstacle à la désignation du Hezbollah comme organisation terroriste par l’Union européenne. Ce n’est pas d’ingérence qu’il s’agit – la clef d’une solution politique au Liban réside bel et bien dans les mains des Libanais – mais du combat global que nous menons contre le terrorisme.

 

Aussi, comme l’a réclamé le Secrétaire général des Nations-Unies Antonio Guterres, le Hezbollah doit impérativement être désarmé, en vertu de la résolution 1559 adoptée en 2004 (mais aussi des accords inter-arabes de Taef de 1989, lesquels prohibaient toute milice armée). « L’omniprésence d’armes échappant au contrôle de l’État, à laquelle s’ajoute l’existence des milices armées, continue de compromettre la sécurité et la stabilité du Liban. Le fait que le Hezbollah dispose toujours d’importants moyens militaires de pointe échappant au contrôle de l’État libanais reste très préoccupant », avait-il alors rappelé.

 

Les États-Unis, les pays du Golfe mais aussi les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Lituanie ont déjà procédé à la désignation du Hezbollah pour ce qu’il est : une organisation terroriste. À l’heure de vérité pour le Liban, c’est l’opportunité pour la France de construire une position européenne commune.

 

En défendant une telle position, celle d’un soutien massif mais conditionné, la France jouerait pleinement son rôle unique de médiateur au Moyen-Orient. Lors de son déplacement à Beyrouth le 6 août dernier, le président Macron avait insisté : « la crise ici est grave et implique une responsabilité historique des dirigeants en place ». Sans condamnation ferme du Hezbollah, l’action de la France, au rendez-vous pour porter secours à son plus vieil ami de la région, risque d’être vaine.

Tribune publiée dans le Figaro du 1er septembre 2020  sous le titre “Liban : l’Europe doit désigner le Hezbollah comme une organisation terroriste”

 

Signataires

– Manuel Valls, ancien Premier Ministre

– Philippe Douste-Blazy, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien ministre de la Santé

– Corinne Lepage, présidente du Rassemblement citoyen, ancienne députée européenne et ancienne ministre de l’Environnement.

– Annie Genevard, Députée du Doubs, vice-présidente de l’Assemblée nationale

– Constance Le Grip, Députée des Hauts-de-Seine, Vice-Présidente de la Commission des Affaires culturelles et de l’Education, membre de la Commission des Affaires européennes

– Agnès Firmin Le Bodo, députée du Havre

– Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine

– Astrid Panosyan, co-fondatrice d’En Marche

– Adrien Morenas, ancien député du Vaucluse, La République en Marche

– Philippe Val, journaliste, écrivain, ancien rédacteur en chef de Charlie Hebdo

– Huguette Chomski-Magnis, Coordinatrice du Collectif contre le terrorisme

– Mohamed Sifaoui, journaliste, écrivain et réalisateur franco-algérien

– Pascal Bruckner, romancier et essayiste

– Mimi Khoriati Abdo, citoyenne franco-libanaise, militante féministe et membre du Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme (MPCT)

– Brice Couturier, journaliste, producteur de radio et essayiste ;

– Thibault de Montbrial, avocat spécialisé dans La Défense des forces de sécurité intérieure ;

– Béatrice Szwec, présidente du Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme

– Nicolas Tenzer, philosophe politique et essayiste

– David Gakunzi, écrivain, journaliste, directeur du Paris Global Forum

– Ana Pak, Tribune Azad Iran Laïque

– Jacky Mamou, président du Collectif Urgence Darfour

– Pierre Henry, directeur général, France Terre d’asile

– Françoise Rudetzki, Fondatrice de SOS attentats

– Patrick Klugman, avocat

– Michel Bruguière, ancien directeur général de Médecins du Monde ;

– Bernice Dubois, présidente d’honneur de la Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes ;

– Ari Sebag, ancien président de MedBridge Strategy Center.

 

 

 

Condamné à mort pour “blasphème” et cela se passe au Nigeria !

Un tribunal islamique a condamné un jeune chanteur à être pendu pour avoir manqué de respect à Mahomet.

En Iran ? Au Pakistan ? En Arabie Saoudite ? En Afghanistan ?

Non, cela se passe au Nigeria, ” géant de l’Afrique, pays le plus peuplé du continent ! A Kano, deuxième ville du pays.

 

Le Nigeria n’est pas une république islamique  mais une république fédérale !

Pourtant des états musulmans du nord du pays ont instauré des tribunaux de la charia qui fonctionnent en parallèle avec le système judiciaire étatique !

Contrairement à trois  états du nord est, l’état de Kano n’est pas un fief des djihadistes de Boko Haram et de sa branche scissionniste l’ISWAP, qui multiplient les crimes contre l’humanité, massacres et enlèvements de masse.

L’ordre de la charia s’y est quand même installé et les hisbas, milices musulmanes dites “morales”, y sèment la violence.  

Après la diffusion de la chanson jugée blasphématoire de Yahaya Aminu Sharif, des manifestants fanatisés avaient incendié la maison du jeune chanteur, musulman soufi.

Réagir à sa condamnation inique est un devoir. 

Plus de 60 000 personnes ont déjà signé la pétition sur change.org pour empêcher son exécution

http://chng.it/4SpStmCbyp

Merci de signer aussi et de partager !

Et vous , chanteurs, chanteuses et autres célébrités, apportez lui votre soutien haut et fort !

Mobilisez vos fans. Bougez-vous pour sauver Yahaya Sharif-Aminu.

His life matters.

Victoria Wilson

Au Pakistan, une nouvelle histoire d’eau et de haine : la mort atroce de Saleem Maish

On se souvient que le long calvaire d’Asia Bibi avait débuté parce que, chrétienne, elle avait bu de l’eau réservée aux Musulmans .

Il a duré des années, avant qu’elle soit enfin libérée – et contrainte de fuir son pays.

 

Celui de Saleem, ouvrier agricole chrétien de 22 ans a duré quelques heures.

Seulement le malheureux n’a pas survécu aux tortures barbares qui lui ont été infligées  … parce qu’il avait osé se rafraîchir dans un bassin réservé aux seuls Musulmans !

Ses assassins ont été arrêtés. Encore faut-il qu’ils soient jugés et condamnés !

La ségrégation et la persécution anti-chrétienne rongent  la République Islamique du Pakistan, terre de dhimmitude et de violations des droits humains de toutes les minorités, tolérées par une communauté internationale cyniquement indifférente.

 

Comment une affaire aussi monstrueuse, qui s’est produite fin février, a-telle pu être ignorée par les chancelleries, les médias et le Vatican !

 

Merci à la très active association British Pakistani Christians, qui aide sa famille à obtenir que justice lui soit rendue, de nous faire enfin savoir qui fut le jeune martyr Saleem Maish.

A droite, de part et d’autre du représentant de British Pakistani Christians,  le père et la mère de Saleem.

HCM

Crédit photos : British Pakistani Christians

 

En savoir plus :

https://britishpakistanichristians.worldsecuresystems.com/BlogRetrieve.aspx?PostID=814510&A=SearchResult&SearchID=1726383&ObjectID=814510&ObjectType=55

Face au terrorisme : justice versus impunité, condamnation universelle versus complaisance

 

 

I/  Le terrorisme préoccupe le MPCT et en vérité toute la société (comme la violence au quotidien,  avec notamment  la prolifération alarmante des attaques au couteau.)

La prévention et la répression sont du domaine régalien mais nous avons notre mot à dire au moment de la libération de djihadistes, qui restent dangereux du simple fait de l’idéologie islamiste qui les anime.

 Le Parlement a adopté la loi sur les mesures de sûreté à l’encontre des auteurs d’infractions terroristes à l’issue de leur peine, 150 devant encore être libérés d’ici 2022.  

Des avocats s’indignent au nom des droits humains  de ces mesures.

Ils font fi des études sérieuses  du Centre d’Analyse  du Terrorisme qui évaluent à 60 % le risque de récidive des djihadistes libérés. Adel Kerniche un des deux assassins du Père Hamel, était sous contrôle judiciaire et muni d’un bracelet lectronique.

En croyant peut-être défendre les libertés démocratiques, les indignés sont dans le déni de la puissance de l’emprise d’une idéologie  totalitaire.

 

 II/  La condamnation du terrorisme est indissociable du refus de l’impunité des terroristes : les auteurs d’attentats s’ils ont survécu mais aussi les complices, commanditaires, financiers, parrains et promoteurs.

C’est pourquoi nous soutenons les initiatives de victimes du terrorisme qui refusent cette impunité :

 

1) Lancement de notre pétition de soutien aux parents de Daniel Pearl qui ont fait appel de la décision pakistanaise de libérer ses assassins.

Elle a recueilli près de 12 000 signatures (versions anglaise et française réunies).

http://chng.it/cML6p9pq

 

2) Promotion de la pétition lancée par le père de Malki Roth ( la photo de cette jeune victime du terrorisme est en tête d’article avec celle de son père) pour l’extradition par la Jordanie de la terroriste Ahlam Tamimi.

https://www.change.org/p/mike-pompeo-demand-that-jordan-extradite-celebrity-terrorist-of-sbarro-massacre?signed=true

Arnold Roth est depuis 2007 partenaire israélien de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme.

Pour qui ne connait ni la tragédie vécue par les familles des victimes de l’attentat de la pizzeria Sbarro de Jérusalem le 9 août 2001 ni la personnalité odieuse d’Ahlam Tamimi, cerveau de ce massacre, la lecture de cet  article très complet permet de comprendre l’importance de la démarche des parents de Mlaki.

https://fr.timesofisrael.com/les-parents-de-malki-roth-esperent-que-les-etats-unis-extraderont-son-assassin/

 

Rappelons que la Jordanie, pays frappé par le terrorisme et qui se veut acteur de la lutte contre ce fléau, refuse également d’extrader  deux suspects de l’attentat du restaurant Goldenberg à Paris qui fit 6 morts et 22 blessés le 9 août 1982.

Le juge Marc Trévidic a émis en 2015 des mandats d’arrêt internationaux  contre quatre suspects dont deux en Jordanie, al-Abassi et Hamada.

Les rescapés et les familles des victimes attendent toujours que justice leur soit rendue.  L’Association française des Victimes du Terrorisme est partie civile dans le dossier.

C’est aussi pourquoi les propos prêtés par la quotidien officiel de l’Autorité Palestinienne au Consul Général de France à Jérusalem, selon lesquels il aurait demandé la libération de tous les prisonniers palestiniens, soit d’auteurs d’attentats visant des civils, nous ont interpellés.

Avec le Professeur de Droit International David Ruzié, nous avons demandé au Ministre des Affaires Etrangères  de démentir ces propos, incompatibles avec la lutte contre le terrorisme, qui a tant meurtri la France  et qui coûte la vie à tant de soldats français. Pas encore de réponse à ce jour.

 

 III/  Le refus de la complaisance envers le terrorisme est essentiel.

La condamnation du terrorisme et des terroristes ne peut être qu’universelle.

 

Nous nous félicitons que l’Union Européenne ait enfin conditionné l’attribution de subventions à des ONG à leur prise de distance explicite avec les organisations terroristes.


Cette décision a suscité une indignation déplacée.  

Le “Collectif Palestine vaincra” relayant le discours de l’ONG palestinienne Badil ose écrire :

 

” La clause anti terrorisme ne respecte pas le droit international ”

 

Ce qui signifierait que le terrorisme est conforme au droit international !

 

Il  assortit  cette affirmation de la mantra habituelle, celle qui paralyse l’ONU depuis des décennies, sur la “résistance” qui n’est pas du terrorisme,  même si ses acteurs visent et tuent des cvils, femmes et enfants dans ce qui est pudiquement qualifié de “lutte armée”.

Et bien non !

 « Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente où le tueur sait d’avance qu’il atteindra la femme et l’enfant. »

Albert Camus

C’est là un principe intangible et universel, sans lequel aucune condamnation du terrorisme n’a de sens.

 La légitimation du crime contre l’humanité doit être condamnée, quelle que soit la cause qu’il  prétend servir.

C’est pourquoi nous essayons de suivre avec attention les mots et les actes des autorités politiques, des ONG, médias, éducateurs et autres acteurs de la société civile. Et d’alerter sur les dérives.

 

Huguette Chomski Magnis, secrétaire générale du MPCT

 

Soutien à la liberté d’expression , soutien à Emma Chargui !

La lourde condamnation de la jeune blogueuse Emma Chargui  est un signal grave pour la Tunisie.

https://www.france24.com/fr/video/20200714-proc%C3%A8s-d-emma-charki-en-tunisie-six-mois-de-prison-pour-une-parodie-de-sourate-du-coran

 

Pourtant la mobilisation des Tunisiennes ne faiblit pas, celle des Iraniennes se renforce, un mouvement est en marche, qui mérite tout notre soutien.

 

Aussi le MPCT avec ses partenaires du Collectif Contre le Terrorisme s’adresse-t-il au Président de la République tunisienne pour défendre Emma Chargui.

Associez-vous à cette démarche en signant et partageant la pétition lancée sur change.org


http://chng.it/8ysQzGQ4jx

Crédit photo: Tunisienumerique.com

Pourquoi nous soutenons le MPCT

Quelques messages reçus après l’appel de notre Présidente d’Honneur Bernice  Dubois :

 

“Pourquoi le MPCT ?  Parce que c’est une cause essentielle, une question de vie ou de mort pour tant de personnes”

Patricia

“Pourquoi je soutiens le MPCT ?
refuser le terrorisme – défendre les victimes – déconstruire le déni “

Georges

“Bravo et remerciements pour votre engagement de longue durée. Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme réagit  à chaque attentat. Celui de Reading allonge la liste des victimes européennes mais n’oublions pas les autres actes de terrorisme et leurs victimes  comme récemment celui ayant touché un hôpital de Kaboul le 12  mai. Face aux pandémies n’y aurait-il pas autre chose à faire dans le monde? Pourquoi toute cette énergie dépensée à tuer à l’aveugle ou volontairement des femmes et des enfants ?”

C.C.

“Je soutiens le MPCT car j’ai encore en mémoire l’absence notable de mobilisation d’envergure et de prise en conscience lorsqu’en mars 2012, la première attaque terroriste djihadiste a eu lieu sur notre sol. 3 militaires assassinés, 3 enfants et un enseignant abattus à bout portant à l’entrée d’une école juive … et une grande réticence à condamner le terroriste  parce qu’il ne correspondait pas au profil attendu du néo-nazi ultra-nationaliste nostalgique de Vichy ? Le MPCT a été parmi les trop rares asso. et instances à nommer les choses autrement que par déséquilibré, loup solitaire, acte isolé.”

Thomas

“Je soutiens le MPCT parce que  c’est une association qui  reste droit dans ses décisions et actions . Les buts que le MPCT poursuit depuis longtemps se révèlent prioritaires et j’espère que les nouveaux adhérents seront nombreux ! Bon courage. “

Denise

Vous aussi, vous pouvez accompagner notre engagement contre l’impunité, pour que justice soit rendue à toutes les victimes du terrorisme et aux victimes en général.

Nous sommes une petite association capable de grandes choses : notre  pétition contre la libération des assassins de Daniel Pearl a recueilli plus de 11 500 signatures. Elle a été transmise aux autorités pakistanaises.

Fort de sa détermination et de son indépendance, le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme compte sur votre soutien. Pour éveiller les consciences, sensibiliser la société civile, nous devons être plus nombreux. Rejoignez-nous !

BULLETIN ADHESION 2020 MPCT

Communiqué du MPCT : à Reading un carnage de plus

Le MPCT, Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, exprime sa solidarité et son entière compassion aux proches des victimes de l’attaque terroriste qui a tué 3 personnes dans un parc de Reading, à l’ouest de Londres.

Deux des victimes ont été nommées : James Furlong, professeur de 36 ans et Joe Ritchie-Bennett , citoyen  américain de 39 ans, installé en Grande-Bretagne.

 Le profil et le mode opératoire du terroriste correspondent précisément aux autres attaques ayant déjà endeuillé le Royaume-Uni, ainsi que la France, tout récemment à Romans-sur-Isère.

 Ces drames rappellent à quel point la menace terroriste est encore bien présente dans nos sociétés, avec en premier lieu les dangers liés à la mouvance islamiste.

 Le danger est d’autant plus grand qu’à court terme de nombreux djihadistes sortiront de prison sans aucune garantie quant à leurs risques de récidive.

 Par ailleurs les réactions des autorités britanniques, où une fois de plus il est fait état de la “santé mentale” du terroriste comme étant un ” facteur majeur”  de son acte,  posent vraiment problème.

Faut-il en conclure que l’idéologie djihadiste ne serait qu’un ” facteur mineur” sans grande importance ? Que les terroristes seraient d’abord des victimes, des malades, des souffreteux davantage à plaindre qu’à blâmer ?

En l’occurrence l’auteur du carnage de Reading avait bien été suivi pour suspicion d’adhésion au djihadisme par les services de sécurité, comme 40 000 individus au Royaume-Uni. 

L’enquête quelque peu bâclée avait hélas été vite close. Il avait aussi fait de la prison pour délinquance ordinaire.

 Si le souci de ne pas faire d’amalgames et de stigmatisation est parfaitement légitime, cela ne doit pas conduire à un déni qui refuse de nommer les choses en parlant de “déséquilibrés”.

 Qui plus est, cela traduit un manque de confiance envers les simples citoyens qui, malgré toutes les attaques terroristes commises ces dernières années, au Royaume-Uni, en France, Espagne, Allemagne et ailleurs, n’ont cédé ni à la haine ni à la vengeance aveugle  et raciste.  

 Aux pouvoirs publics de se montrer à la hauteur.

A  la société civile de cultiver ses capacités de résistance.  

On ne peut venir à bout d’un mal qu’on ne parvient pas à  nommer.     

                                                                                                                                                                 22/06/2020       

 

Crédit photo  : BBC News with Thames Valley Police                                      

Retour sur l’affaire Mila : deux textes

Le Point opère un retour salutaire sur le scandale Mila en donnant la parole aux parents de la jeune lycéenne  qu’on avait un peu oubliée depuis  la pandémie et la fermeture des établissements scolaires.

Alors que la justice suit son cours, les parents de Mila dénoncent l’inaction de l’école et interpellent la proviseure de son ancien lycée.

Ancien en effet, puisque selon un schéma devenu coutumier,  c’est l’élève harcelée qui a du quitter l’établissement où les harceleurs restent scolarisés.

Prime à la menace et à la terreur, instauration tacite d’un crime de lèse -Islam  !

L’avocat de la famille, Maître Richard Malka, l’exprime ainsi :

« Cette affaire illustre le renoncement général, en particulier de l’Éducation nationale, à enseigner la liberté d’opinion et d’expression. On tolère l’intolérable pour ne pas faire de vague.»

https://www.lepoint.fr/societe/mila-face-a-la-terreur-les-parents-denoncent-l-inertie-de-l-ecole-17-06-2020-2380298_23.php

On ne saurait trop recommander la lecture de l’ouvrage de soutien à Mila publié début mars aux Editions Seramis à l’initiative de Zohra Bitan :

 

Nous publions ci-après la contribution à ce livre d’Huguette Chomski Magnis, secrétaire générale du MPCT, rédigée le 6 février, suivie du texte qu’avait écrit à la même période Thomas Dresler, responsable communication du MPCT.

V . Wilson

 

                         Pour Mila, par Mila : être ou ne pas être        

   6 février 2020

 Le 7 janvier 2015 au soir, nous étions des milliers place de la République, à scander en brandissant nos  crayons  “Je – suis – Charlie”,  cri d’amour de la liberté d’expression,  volonté plus ou moins consciente, surgie de la foule,  de résister au terrorisme islamiste.

 

Depuis, il nous a fallu “être” tant de gens, tant de villes … Jusqu’à nous lasser de ce rituel des réseaux sociaux, devenu aussi insatisfaisant que les allumages/ extinctions de la Tour Eiffel, les fleurs et les bougies. En vérité il a accompagné  notre frustration devant  l’impuissance à endiguer la vague sanglante qui a continué à déferler sur le France et le monde.

 

Par Mila, nous  avons une illustration  des effets dévastateurs de la peur des attentats pour la liberté d’expression.

 

Quand, le 18 janvier, cette très jeune fille subit d’infâmes menaces de mort et de viol,  le devoir d’être auprès d’elle, devant elle, pour la protéger  inconditionnellement , aurait dû être évident pour tout le monde.

 

Provoquée, grossièrement insultée comme homosexuelle, elle a en retour insulté les religions et très explicitement l’Islam.

Ses propos ont pu offenser les croyants et le bon goût mais nous sommes en France, en démocratie.

La condamnation à mort pour blasphème, qui doit révulser la conscience universelle, c’est ailleurs ! En République Islamique du Pakistan, qu’Asia Bibi a pu fuir mais où l’universitaire Junaid Hafeez a été condamné à la pendaison en décembre dernier, au nom de la Loi du blasphème.

 

Non, en France le délit de blasphème n’existe pas.  Et cependant , un sondage IFOP pour Charlie Hebdo indique un clivage inquiétant, un pays dangereusement divisé avec  47 % des sondés pour dire “Je suis pas Mila”.

 

Il ne  fait que confirmer la terrible non-assistance à Mila en danger  que l’on a constatée.

 

Le  délégué général du Conseil français du culte musulman osa asséner  : “Elle l’a cherché, elle assume. “

 

Au lycée de Mila, ses camarades ont dit être choqués par ses propos, pas par les menaces de mort proférées contre elle. De sacrés camarades !  D’autres élèves pensent sans doute autrement mais n’osent le dire.

Le Rectorat a proposé d’accompagner Mila pour lui apprendre à mieux utiliser les réseaux sociaux.  Comment éviter les menaces de mort !

 

Que l’administration de son lycée ait estimé ne pas pouvoir assurer sa sécurité en dit long sur la peur paralysante qui règne. Car enfin ce sont les élèves menaçants qui doivent être exclus, pas celle qui est menacée !

Hélas, il y a tous les précédents d’élèves harcelés, élèves juifs en particulier, contraints de quitter leurs établissements.

Silence des syndicats enseignants, étudiants et lycéens.  D’accord, ils ont d’autres chats à fouetter, mais pas au point d’en faire MOINS que le Ministre Blanquer qui a eu la décence d’exprimer sa solidarité à la lycéenne !

 

Faute de délit de blasphème,  le Parquet s’était, lui, cru obligé d’engager des poursuites totalement infondées pour “incitation à la haine raciale” contre Mila, comme pour se faire pardonner de poursuivre les auteurs de menaces de mort !

 

Odon Vallet, historien des religions et vrai  philanthrope, déclara  le 30 janvier ” si on continue à injurier l’Islam, on aura prochainement des attentats contre des Français en France ou dans des pays d’Afrique”. Comment interpréter ses propos ? Sage appel à la prudence ou justification anticipée d’attentats islamistes ?

 

 Le plus grave à mes yeux de militante associative est l’abandon qui entache des organisations emblématiques de la lutte contre les violences  faites aux  femmes.

 

“Nous toutes”  …  mais plutôt sans Mila. “Osez le féminisme” n’ose pas trop. Même “Ni putes ni soumises” communique à l’envers  – d’abord on blâme les propos de Mila, ensuite on condamne les menaces.  Triste à pleurer quand on a connu les espérances portées par le mouvement présidé par des femmes de la trempe de Fadela Amara ou Sihem Habchi.

 

Il faut d’autant plus saluer les organisations authentiquement féministes universalistes  qui sauvent  l’honneur  en défendant Mila haut et fort : la Ligue du Droit International des Femmes; Regards de Femmes et Libres MarianneS. 

 

Tout n’est donc pas perdu !

 

De nombreuses personnalités ont su choisir d’emblée la défense de la liberté d’expression, comme  la formidable Zineb El Rhazoui, elle-même constamment menacée,  Audrey Pulvar ou Ghaleb Bencheikh.

 

Mila et sa famille sont sous protection policière et Marianne Schiappa a communiqué son soutien dès le 24 janvier.

 

Le 3 février Mila s’est exprimée publiquement dans  une émission de télévision.

Elle  s’est avérée sage, réfléchie, intelligente et bougrement courageuse. Elle n’entend pas se laisser terroriser et énonce cette  simple  vérité : “Je n’ai pas à me cacher, je n’ai rien fait de mal. ”

A 16 ans Mila incarne la dignité  que tant d’adultes ont choisi d’abandonner. 

Le 8 mars ne l’oublions surtout pas !

 Quant à la semaine  du 18 au 24 mars “Tous unis contre la haine” qui vise à faire  “acquérir à tous les élèves le respect de l’égale dignité des êtres humains, de la liberté de conscience et de la laïcité” elle ne fera sens que si Mila est à l’agenda.  Un beau défi !

 

Huguette Chomski Magnis,

Secrétaire générale du MPCT, Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

 

Je soutiens Mila

 

Je soutiens Mila, cette jeune fille menacée de mort sur les réseaux sociaux par une meute de haineux tout cela en raison des propos qu’elle a tenus sur l’islam lors d’une conversation des plus houleuses avec un autre internaute.

Le croyant a parfaitement le droit d’être choqué  et outré par ses propos, il a le droit de s’indigner qu’on porte atteinte à son « sacré ». Mais il doit se rappeler également que son « sacré » n’a de sens que pour lui et de fait la république et les lois de la république ne défend ni culte ni dogme ni idéologie, aucune d’entre elles ne sont sacrées ce sont les personnes qui le sont. Nul n’a le droit d’insulter ou de violenter les individus, en revanche on peut s’en prendre aux idées, fut-ce de manière “bourrin”….

Or Mila n’a menacé personne et n’a nullement appelé à la chasse à l’homme envers tel individu ou tel groupe en raison de son appartenance religieuse et ethnique. Elle a juste dit « l’islam c’est de la merde » sans désigner à la vindicte populaire les personnes de confession musulmane ni même en les appelant à abandonner leurs convictions. Sa formulation n’était peut-être pas super-élégante, loin s’en faut, mais au final elle n’a pas violé la loi. A l’inverse il me semble que ce sont bien ses détracteurs sur les réseaux dits sociaux (mais pas forcément sociables) qui ont allégrement bafoué les valeurs de la république et les règles de civisme élémentaires via des appels au meurtre, viol, lynchage, diffusion de son adresse personnelle, etc..

Et je suis effaré d’entendre les réactions de plusieurs responsables politiques au sujet de cette affaire, notamment la garde des Sceaux et Ségolène Royal qui se sont davantage indignées des propos de Mila que des menaces de mort dont elle est la cible depuis presque 3 semaines. A les entendre, Mila aurait eu une « attitude insultante envers la religion » qui justifierait presque son ostracisation. Le fait que le Parquet avait décidé d’instruire une mise en accusation à l’égard de la jeune fille pour « provocation à la haine raciale » (heureusement classée sans suite) en dit long sur une tendance des plus inquiétante :serait-on en train de réintroduire le délit de blasphème sinon dans nos loins, du moins dans nos comportements ? Blasphème modéré mais blasphème quand même….

Si c’est le cas, j’aime autant vous dire que la mise en application de ce délit risque d’être des plus ardu : qui définira, et sur la base de quels critères, que tels propos sera jugé « insultant » envers la religion ? D’ailleurs qui dit Religion dit religions, multiples confessions, doctrines, livres saints, prophètes, messies : avez-vous songé que ce qui pourrait être perçu comme « sacré » pour une foi ne le serait pas pour une autre ? Autant dire que les arbitrages à venir vont être des plus inextricables, sans compter que la catégorie « religions » peut contenir moult prétendants au titre, entre les fois dites révélées (judaïsme, christianisme, islam) les philosophies orientales (bouddhisme, shintoïsme, hindouisme) et les religions dites séculières (politique, sport, cinéma, etc…).

Entre la virulence des intégristes en herbe sur les « réseaux sociaux » appelant au quasi-lynchage d’une personne et la faiblesse coupable et capitularde des pouvoirs publics qui pratique un véritable retournement victimaire (la personne sur laquelle on s’acharne aurait mérité son sort et cela permet ainsi de ne pas à avoir à affronter la foule des haineux), nous risquons de voir le « vivre-ensemble » être malmené (et c’est déjà le cas) par toutes les susceptibilités idéologico-confessionnelles qui ne toléreront pas qu’on ose toucher à « leur sacré » à eux (mais uniquement le leur) au point de souhaiter la mort du « prétendu blasphémateur ». Et lorsqu’on réalise que Mila, en cet instant, soit non seulement obligée de quitter son lycée mais qu’aucun établissement ne souhaiterait la reprendre car sa sécurité ne serait pas assurée, on croit cauchemarder.

Les chefs d’établissement et l’autorité de l’Etat sont donc arrivés à un tel niveau de démission, de reculade et pleutrerie face à des haineux prêts à recourir au meurtre et au lynchage ? Mais qui fait la loi dans nos écoles et nos quartiers, la République ou toute meute d’intolérants qui manifestement n’étaient pas « Charlie » en 2015 et qui ont dû se dire à leur sujet « Bien fait pour eux » ???

Et tous les prétendus défenseurs de nos valeurs républicaines, du « vivre-ensemble », les soi-disants résistants contre la « haine », où sont-ils en ce moment ? Apparemment ils ne se mobilisent que si et seulement la haine est estampillée « Zemmour » ou « facho » ? Pourquoi Mila n’a-t-elle reçu aucun soutien des mouvements féministes les plus en vogue, toujours prompts à dénoncer la moindre remarque sexiste ? Parce que dans ce cas c’est nettement plus risqué que pour un Weinstein ou Polanski ?

Et notre président qui a trouvé la force de rappeler avec force et panache « Il y a des règles, ici on est en France » lors de sa visite à Jérusalem, qu’attend-il pour appliquer cette cause sur notre propre sol ? Saura-t-il être aussi courageux à défendre notre France républicaine et laïque contre ceux qui imposent leur diktat religieux et leurs intimidations meurtrières ?

On ne peut que méditer cette réflexion dont je ne me souviens plus l’auteur (je l’ai entendu sur le site Licra) : « Ce qui m’inquiète ce sont autant ceux qui disent et commettent le mal que ceux qui les laissent faire ». A plus forte raison quand leur rôle en tant qu’élus, gouvernants et futurs candidats serait justement de les empêcher de nuire….»

Au fait, Frédéric Fromet, le chansonnier humoriste de France Inter qui avait entonné « Jésus est un PD » il y a 3 semaines n’a ni été ni menacé de mort, ni obligé de quitter la maison de la radio, ni force de vivre sous assistance policière….et pour mémoire ni Madame la garde des Sceaux ni Ségolène Royal ni personne d’autre ne s’est indignée de cette « insulte envers une religion ».!

2 poids, 2 mesures, avez-vous dit ?

Thomas Dresler, Responsable communication du MPCT

 

Paris, le 5 février 2020

 

Pétition : Ne libérez pas les assassins de Daniel Pearl !

 

 

Merci à tous les signataires, Thanks to all signatories !

Au 15 juin, vous êtes plus de 10. 200, du monde entier à avoir signé la version en anglais de la pétition.

Sign the petition on change.org

 http://chng.it/cML6p9pq

Do not free Daniel Pearl’s murderers

Elle va bientôt être transmise aux autorités pakistanaises.

La pétition Non, le  Pakistan ne peut libérer les assassins de Daniel Pearl !  

 Après notre appel publié dans Marianne

https://www.marianne.net/debattons/tribunes/le-pakistan-ne-doit-pas-liberer-les-assassins-de-daniel-pearl

 signez, faites signer, partagez la pétition sur change.org

http://chng.it/FB59zMc5

Ne libérez pas les assassins de Daniel Pearl !

 

Nous partageons avec émotion et fierté le message que nous a adressé Mariane Pearl après notre appel :

 

Bonjour, Adam et moi sommes extrêmement touchés de votre initiative.

 Que des personnes en France nous soutiennent de cette façon me procurent fierté et confiance en l’être humain et la solidarité.

Nous nous battons au sein de la famille pour gagner cette bataille pour la justice et pour notre intégrité.

 Je n’aime pas mettre des mots dans la bouche de mon mari mais dans ce cas je n’hésiterais pas à dire toute sa reconnaissance pour mon pays qu’il avait adopté comme le sien, où nous nous sommes mariés et où notre fils est né.

 Merci encore à vous et a tous les signataires.  

 

Image : [Justice – crédit-Voication-servie-public.jpg]

Appel : le Pakistan ne peut libérer les assassins de Daniel Pearl !

Notre tribune collective a été publiée dans Marianne

https://www.marianne.net/debattons/tribunes/le-pakistan-ne-doit-pas-liberer-les-assassins-de-daniel-pearl

Appel : le Pakistan ne peut libérer les assassins de Daniel Pearl !

Qui ne se souvient de ce journaliste kidnappé au Pakistan le 23 janvier 2002 ?

 Daniel Pearl, responsable du bureau de l’Asie du sud du Wall Street Journal était venu enquêter sur les liens entre le terroriste Richard Reid et Al Qaida.

 

Un groupe terroriste lié à la fois à Al Qaida et aux services secrets militaires pakistanais, dirigé par le djihadiste  Ahmed Omar Saïd Cheikh, revendiqua  l’attentat et présenta des exigences aux Etats-Unis.  Daniel fut  assassiné peu après.

 

Son martyre est un symbole.

 

Il a été assassiné en tant qu’homme libre, que journaliste épris de vérité, qu’Américain et que Juif.

Il a été le premier otage dont la décapitation fut mise en scène et filmée par des terroristes islamistes.

Beaucoup d’autres allaient suivre.

 

En juillet 2002, le “cerveau “Ahmed Omar Saïd Cheikh fut condamné à mort et trois complices  à la perpétuité.

 Il y a un mois, la Haute Cour de la province de Sindh a ramené  la condamnation d’Ahmed Omar Saïd Cheik à sept ans de prison et donc ordonné  sa libération et celle de ses complices !

 Les parents de Daniel Pearl ont fait  appel de cette décision inique auprès de la Cour Suprême.

 Nous voulons croire qu’ils obtiendront justice !

 otre engagement est constant pour défendre la liberté de conscience, la liberté d’expression des Pakistanaises et des Pakistanais. Nous avons soutenu la Chrétienne  Asia Bibi. Nous défendons, les victimes du terrorisme, les démocrates , les victimes de la Loi du Blasphème, les minorités ethniques et religieuses victimes de la répression.

 L’impunité des assassins de Daniel Pearl serait un terrible signal : des assassins seraient  en liberté tandis que des innocents qui n’ont ni tué ni blessé ni volé restent en prison et encourent la mort !  

 Cela ne peut être ! 

 

Elisabeth Badinter, philosophe

Boualem Sansal, écrivain algérien

Françoise Rudetzki, fondatrice de SOS Attentats, membre du Fonds de garantie des victimes

Fazal Rehman Afridi, journaliste pakistanais

Anne-Isabelle Tollet, journaliste

Maya Nahum, journaliste

Bernice Dubois, présidente d’Honneur de la CLEF, Commission française pour le Lobby Européen des Femmes

Arnold Roth, président de la Fondation Malki, Jérusalem

Annie Sugier, présidente de la LDIF, Ligue du Droit International des Femmes

Cherifa Kheddar, , présidente de l’association Djazairouna des Familles Victimes du Terrorisme Islamiste

Béatrice Szwec, présidente du MPCT, Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme

Monique Dental, présidente Réseau Féministe “Ruptures”

Huguette Chomski Magnis, porte-parole de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme/ International Alliance Against Terrorism

                                                                                                                                

 

13 mai 2020