A signer : pétition de soutien à la tribune des 49 personnalités pour une laïcité pleine et entière

Le MPCT , Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, soutient la tribune publiée dans le Journal du dimanche par Elisabeth Badinter et 48 autres personnalités. Elle est forte et nomme bien le mal à combattre et les obstacles à lever.

https://www.lejdd.fr/Societe/badinter-fourest-malka-gaucher-lappel-de-48-personnalites-pour-une-laicite-pleine-en-entiere-4000917

Nous vous invitons à signer la pétition lancée sur change.org en soutien à cette tribune.

https://www.change.org/p/les-citoyens-fran%C3%A7ais-l-appel-des-49-pour-la-la%C3%AFcit%C3%A9?utm_source=share_petition&utm_medium=custom_url&recruited_by_id=410697a0-e0bd-11e5-a2bd-31ddadb92b8e

Samuel Paty : communiqués, hommages, rassemblements

Le MPCT, Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme ainsi que e Réseau féministe “Ruptures” s’associent  au communiqué de  la Ligue du Droit International des Femmes, partenaire du Collectif Contre le Terrorisme :

C’est un hussard de la République qui a été décapité.

Ce professeur était dans l’exercice de ses fonctions, il appliquait un programme officiel en enseignant aux élèves ce que signifie la liberté d’expression, A titre d’illustration il a « osé » présenter les caricatures de Mahomet.

 C’est le cœur de la République qui est atteint, cinq années après les attentats de Charlie et de l’Hyper kacher, cinq années après Le Bataclan.

S’indigner ne suffit plus.

Il est temps de comprendre que les hommes et les femmes qui sur le terrain défendent les valeurs de la République sont en grand danger.

Il est temps de comprendre que les critiques récurrentes l’égard de la laïcité, de la part de grandes associations porteuses d’une vision dévoyée de la défense des droits de l’homme, du racisme et du féminisme, les rendent complices de tels actes.

Le Président de la République en appelle à l’unité, mais cette unité ne se refera pas sans une mobilisation citoyenne et sans une remise en cause de ces complicités.

Nous saluons également le communiqué du Président de la LICRA, Mario Stasi :

La France doit se lever, unie, pour dire son indignation contre la décapitation d’un enseignant de la République, Samuel Paty. Si cet acte ne soulève pas le cœur du pays alors les Lumières ne sont plus qu’un astre mort. L’islamisme doit trouver sur son chemin une nation libre et combattante !

Ceux qui ont mis une cible dans le dos de cet enseignant martyr sur les réseaux sociaux depuis une semaine, ceux qui ont voulu blâmer sa liberté auprès d’officines antirépublicaines devront rendre des comptes devant l’opinion comme devant la justice. 
La liberté de l’enseignement laïque est notre joyau le plus précieux. C’est à l’école de la République, grâce à des enseignants admirables, que nous apprenons à regarder la vie et le monde avec les yeux de la liberté et de la raison. C’est à l’école de la République qu’est forgée notre absolue liberté de conscience. 

Défendons notre liberté !

Ne laissons pas nos enseignants seuls face à l’islamisme qui aujourd’hui veut rétablir la peine de mort pour faire taire la liberté de l’école laïque. Ceux qui dans l’Education Nationale sont en première ligne doivent se savoir soutenus, aidés et protégés par la République !

Avec d’autres, la Licra prendra des initiatives dans les heures, dans les jours et dans les semaines qui viennent pour que notre pays soit davantage résilient contre l’islamisme et conscient de sa capacité à faire vivre les idéaux fondateurs de la Nation : la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. 

D’ores et déjà je vous invite à vous joindre massivement aux rassemblements qui se tiendront dans toute la France aujourd’hui et demain afin de rendre hommage à cette victime du terrorisme islamiste et de dire notre colère, notre indignation et notre détermination face à ceux qui veulent imposer la mort, la barbarie et l’obscurantisme. 

Des rassemblements on lieu en effet, signe de l’onde de choc provoquée en France par  la décapitation de Samuel Paty au nom de la charia.

A Paris ce dimanche 18 octobre à 15 h Place de la République

Rassemblement en hommage à Samuel Paty, pour la liberté et contre la terreur

A l’initiative de SOS Racisme se sont joints un très grand nombre d’organisations et partis, avec le soutien de  Charlie Hebdo

Certains ont les mots justes comme la LICRA ou le SGEN CFDT, d’autres pas.

La présence de ceux qui ont fait preuve depuis des années de complaisance voire de collaboration avec les islamistes qui gangrènent la société semble même  assez indécente.

Mais beaucoup de gens, la plupart sans doute, auront juste à coeur de participer pour honorer l’enseignant supplicié de Conflans-Sainte-Honorine.

Exposition réalisée en 2019 par les élèves de Monsieur Paty.

Le MPCT sera représenté.

La publication, la diffusion, la présence massive à la manifestation de la une de Charlie Hebdo  republiant les caricatures de Mahomet est sans doute la façon la plus digne de rendre hommage au courage de Samuel Paty, professeur et citoyen exemplaire.

Crédit photo : Oise Hebdo

Décapité !

Ce soir, nous sommes sous le choc.

 Décapité tout près de Paris !

Comme Daniel Pearl au Pakistan il y a 18 ans. Comme tant d’otages d’organisations islamistes depuis.

 Comme les autres, son martyre a été mis en scène et diffusé pour semer l’effroi et tenter de briser toute résistance dans la société.

 Ce professeur d’histoire-géographie qui quittait son collège à la veille des vacances n’a pas été assassiné par hasard.

 Il lui était reproché d’avoir montré lors d’un cours récent  les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo.

 Des élèves, des parents en avaient, dit-on, été “bouleversés” !

 Des médias ont parlé d’un cours “controversé” ! C’est faire insulte au mort.

 Des représentants de syndicats enseignants interrogés ont été d’une prudence navrante et alarmante.

 Le député du Val d’Oise, Aurélien Taché a au moins su dire que le professeur avait été courageux.

 De fait, en remplissant simplement sa mission d’enseignant, en faisant son travail de professeur, en initiant ses élèves à la presse et à la liberté de la presse, il a, dans le contexte actuel, été héroïque !

 Lui est mort au champ d’honneur.

La nation tout entière doit entourer sa famille qui vit le pire des cauchemars.

 Rendre hommage à ce professeur ne peut se faire par une marche blanche mais par une vraie mobilisation pour la liberté de conscience et d’expression.

 Dès demain, tous les syndicats enseignants doivent publier la une de Charlie Hebdo. Les journaux, les associations et partis démocratiques aussi.

 Enseignants, étudiants, citoyens, nous devrions le faire aussi pour envoyer ce message aux terroristes :

 vous ne pourrez pas nous décapiter tous. Vous ne nous arrêterez pas. Vous ne nous soumettrez pas à la charia.

 Sous le choc, nous sommes à la croisée des chemins.

  De celui que nous emprunterons dépendra l’avenir de la société, de notre pays et des libertés.

 

H Chomski Magnis, Secrétaire générale du MPCT, coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme

Communiqué du MPCT : Prise d’otages, le piège absolu tendu par les islamistes

Toujours solidaire des victimes du terrorisme, des otages et de leurs familles, le MPCT, Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, s’est engagé pendant près de 4  ans dans le  soutien  à Sophie Pétronin

Qu’elle recouvre enfin la liberté nous a réjouis  pour ses proches mais les conditions de cette libération créent un profond malaise, illustrant  à quel point la prise d’otages est un piège terrible pour la société et la démocratie.

D’abord, le prix imposé par les terroristes pour la libération de l’homme politique malien Soumaïla Cissé, de Sophie Pétronin  et de deux otages italiens est très lourd.

Le Mali a accordé l’impunité à de nombreux djihadistes et complices de djihadistes, bafouant sa propre loi  de 2008 sur la  répression du terrorisme. Les djihadistes libérés vont être opérationnels pour de nouvelles attaques 

Ceci révolte les familles des soldats français morts en combattant les djihadistes au Sahel et les victimes maliennes des  massacres survenus à Aguelock, Tessalite, Gao, Kologo, Ogossagou, Sobanou, Bamako.

 Ensuite, les djihadistes qui  avaient enlevé Sophie, humanitaire laïque, ont rendu Mariam, Musulmane voilée, qui déconseille la résistance et prône l’acceptation, c’est à dire la soumission .

Si tout le monde doit pouvoir abandonner sa religion ou en changer, il faut dénoncer la conversion sous contrainte.

Comme d’autres otages libérés, Madame Pétronin est apparue dans le déni de la maltraitance subie et de la nature islamiste de celle-ci. On  peut seulement espérer que  le repos et les soins lui permettront de se libérer du traumatisme et de l’emprise qu’elle subit encore

Enfin , on a appris, par elle, que les  djihadistes maliens, si respectueux et attentionnés selon ses dires, ont assassiné une autre otage, la Suissesse Béatrice Stöckli, missionnaire chrétienne, dont le pays réclamait la libération sans conditions depuis 4 ans.

 Soyons lucides : les djihadistes ont remporté un succès, la lutte contre le terrorisme a subi un revers.

Le défi à relever est immense.

Il faudra gagner la bataille des idées, réhabiliter la résistance au terrorisme, combattre la soumission à l’islamisme pour que l’impunité ne triomphe pas, et que se mette en place une riposte internationale, à même d’en finir avec les prises d’otages.

 Paris , le 11 octobre 2020

Communiqué du MPCT : ATTENTAT de la rue des Rosiers, enfin un espoir de justice

Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme se félicite que la justice norvégienne ait déclaré recevable  la demande d’ extradition vers la France de Walid Abdulrahman Abou Zayed, un des principaux suspects dans l’attentat de la rue des Rosiers de 1982.

Rappelons que le 9 août 1982, un commando de trois à cinq hommes avait lancé une grenade dans le restaurant Jo Goldenberg dans le « Pletzl », quartier juif historique de Paris, puis ouvert le feu dans l’établissement et contre des passants. L’attaque avait fait six morts et 22 blessés. L’opération avait rapidement été attribuée au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d’Abou Nidal, groupe palestinien dissident de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). La justice française soupçonne Abou Zayed, naturalisé norvégien en 1997, d’avoir été « l’un des tireurs de l’attentat ».

Voilà donc 38 ans que les proches des victimes et les rescapés attendent que les responsables de cet attentat répondent de leurs actes devant la justice française. Quatre décennies durant lesquelles la douleur est demeurée et même ravivée avec chaque nouvelle vague d’attentats depuis 2012, auquel il faut ajouter, la révélation  d’« arrangements / accommodements » honteux entre les services de renseignements français et les terroristes : la garantie de l’impunité contre l’engagement de commettre leurs attentats hors du territoire français !

Nous ne pouvons que louer la décision de la Norvège, et espérer voir relancer les demandes d’extradition des autres suspects de l’attentat  hébergés par la Jordanie et par l’Autorité palestinienne qui ont opposé un refus aux demandes de la justice française.

Alors que Charlie Hebdo a été de nouveau la cible d’un attentat dont l’auteur, en visant les anciens locaux de la rue Nicolas Appert, souhaitait véritablement poursuivre  la sinistre besogne des terroristes de janvier 2015, le MPCT exprime à nouveau toute sa solidarité envers les victimes du terrorisme, d’aujourd’hui comme d’hier.

Paris, le 29 septembre 2020

Communiqué du Collectif Contre le Terrorisme : La force des symboles, la gravité des enjeux

Un terroriste a tenté de tuer deux personnes devant les anciens locaux  de Charlie Hebdo. Nouvelle offense aux morts, l’attaque  a eu lieu symboliquement devant la fresque créée en  hommage aux  victimes du massacre du 7 janvier 2015.

Nous nous félicitons  de l’amélioration de l’état de santé des deux personnes blessées et de l’arrestation rapide de leur agresseur.

Mais quel traumatisme pour cette femme et cet homme, à qui nous adressons tous nos vœux de bon rétablissement !

Pour leurs familles, pour leurs collègues, pour les milliers  d’élèves confinés, de la maternelle au lycée, pour les habitants de ce 11ème arrondissement où ont eu lieu après l’attentat contre Charlie, le carnage du 13 novembre puis l’assassinat de Sarah Halimi, victime ignorée.

En plein procès des attentats de janvier 2015, l’attentat islamiste de vendredi 25 septembre est  tout sauf  une surprise.

Le terroriste arrêté est pakistanais.

Il aurait aussi bien pu être français : les  menaces  de mort  pullulent en France contre l’équipe de Charlie,  contre Riss, contre Marika  Bret, mais aussi contre Zineb el Rhazoui, le député  Francis Chouat qui a eu le courage de publier la une de Charlie Hebdo, la lycéenne Mila, Zohra Bitan et bien d’autres encore.

Nous savons aussi que les manifestations contre Charlie Hebdo et contre la France ont été particulièrement  violentes et massives en République Islamique du Pakistan, où le “blasphème” est passible de mort, où les Chrétiens et  toutes les minorités sont persécutés.

En République Islamique  d’Iran les autorités emprisonnent pour “inimitié envers Dieu”, torturent, assassinent  les démocrates,  les femmes libres et courageuses qui défendent le droit de ne pas porter le voile islamique. 

Ici des femmes libres et courageuses sont menacées de mort par des terroristes qu’anime la même idéologie.

Ici aussi les terroristes trouvent des défenseurs et Charlie Hebdo est accusé de verser de l’huile sur le feu.

Certes, l’Assemblée Nationale s’est levée pour assurer Marika Bret de sa solidarité.

Certes, la presse nationale et régionale (sans l’AFP!) a fini par affirmer dans une tribune sa solidarité avec Charlie Hebdo. 

Certes, Gérald Darmanin a assuré Zineb El Rhazoui de son soutien et garanti sa protection.

Mais le mal est très profond : 21 % des 15-17 ans refusent de condamner les assassins de Charlie Hebdo. 37 % des enseignants du secondaire disent s’être déjà auto-censurés pour éviter les incidents.

Les  islamistes veulent vraiment nous soumettre, nous bâillonner !

La France est à la croisée des chemins.

Ensemble nous voulons réagir, rappeler que la France, terre d’accueil n’est pas terre de charia.

Que c’est une république laïque où la critique des religions est permise, où on est libre de caricaturer Mahomet car les interdits religieux des uns ne peuvent s’imposer à toute la société.

Où l’antisémitisme est un délit.

Où les femmes, égales des hommes, sont libres de s’habiller court sans être agressées.

Pour nos libertés, en solidarité avec les innombrables victimes qu’il a déjà faites sur notre sol et dans le monde nous disons ensemble : résistance au terrorisme islamiste !

Paris, le 27 septembre 2020

Première organisations signataires

MPCT, Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

Ligue du Droit International des Femmes

Regards de Femmes

Comité Soudan

EGALE

Parti Républicain Solidariste

Tribune Azad Iran Laïque

PEREC, Pour une école républicaine et citoyenne

AMLZ, Solidarité avec les Victimes du Terrorisme palestinien à la mémoire de Marianne Myriam Lehmann

Sassoun

Alliance Internationale des Femmes

AFEM, Association des Femmes de l’Europe Méridionale

IRESK, Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber

AFEM, Association des Femmes de l’Europe Méridionale

IRESK, Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber

Viv(r)e la République

Commission de lutte contre les Extrémismes religieux

Libres MarianneS

APIV, Association pour l’information et la vérité

Dhimmi Watch


[ Photo :La veille du procès — ALLILI MOURAD/SIPA]

Rassemblement ce dimanche à 15 h Place de la République

 
“Le groupe pas silencieux” qui avait organisé le 5 janvier la manifestation “Justice pour Sarah Halimi”  appelle à un rassemblement ce dimanche à 15 h place de la République.
 
Pour que justice soit rendue à Sarah Halimi, en hommage à toutes les victimes du terrorisme islamiste,  pour que ne perdure pas l’impunité d’assassins, le MPCT a  relayé cet appel et s’y associe, des précautions sanitaires ayant été prises par les organisateurs.

Communiqué du MPCT La banalité du terrorisme islamiste : nouvelle attaque d’école au Nigeria

Dans un communiqué, le mouvement Bring Back Our Girls s’insurge contre le silence des autorités  nigérianes après un n-ième enlèvement d’élèves.

Le 24 août,  dans un village du Chikun, état de Kaduna, des écolières ont été  kidnappées en pleine classe, avec leur enseignante, par des terroristes qui ont tué une personne dans l’assaut.

Il s’agit vraisemblablement d’une nouvelle attaque des miliciens Fulanis : ils multiplient contre les Chrétiens des exactions aussi atroces que celles commises par Boko Haram.

Dans un tel  contexte, les autorités ont une lourde responsabilité : elles  n’ont pas assuré la protection des établissements scolaires après avoir demandé aux parents d’y renvoyer leurs enfants.

Depuis, le Président Muhammadu Buhari se tait, tout comme le Gouverneur de l’état de Kaduna, Mallam Nasir El Rufai.

Ils ont le devoir de tout faire pour libérer ces otages. 

Ils ont le devoir de ne pas les abandonner comme les 112 lycéennes de Chibok, laissées aux mains de Boko Haram depuis plus de 6 ans !

 

 Comme a été abandonnée Léah Sharibu, seule des lycéennes de Dapchi non libérée par les terroristes de Boko Haram, otage depuis plus de 2 ans car, chrétienne, elle a refusé de se convertir.

 

 Avec Bring Back Our Girls nous demandons la libération immédiate de

 Miracle Danjuma, 13 ans

 Happy Odoji, 14 ans

Ezra Bako, 15 ans

Favour Danjuma, 9 ans seulement. 9 ans !

Christiana Madugu, leur enseignante.

Nous sommes solidaires des otages et de leurs familles, au Nigeria et ailleurs.

Nous n’oublions pas notre compatriote Sophie Pétronin, humanitaire âgée et malade enlevée au Mali .

Là-bas et ici nous sommes face à l’inhumanité du même  terrorisme islamiste.

Crédit photos : Bring Back Our Girls.

LE procès

Il  a débuté, ce long procès dont on a tant dit, à raison, qu’il est procès pour l’Histoire.

C’est de vie et de mort qu’il s’agit.

De vies individuelles et aussi de vie sociale, démocratique, politique, de liberté d’expression, de dignité, du refus de la soumission.

Essayons de ne jamais oublier les noms des 17 victimes assassinées les 7, 8 et 9 janvier !

7 janvier, Charlie Hebdo

-Frédéric Boisseau, 42 ans, employé dans l’immeuble
-Charb, 47 ans, dessinateur et directeur de la publication
-Franck Brinsolaro, 48 ans, policier, garde du corps de Charb
-Cabu, 76 ans, dessinateur
-Tignous, 57 ans, dessinateur
-Honoré, 73 ans, dessinateur
-Wolinski, 80 ans, dessinateur
-Bernard Maris, 68 ans, économiste et chroniqueur
-Mustapha Ourrad, 60 ans, correcteur
-Elsa Cayat, 54 ans, psychanalyste et chroniqueuse
-Michel Renaud, 69 ans, journaliste et grand voyageur
-Ahmed Merabet, 40 ans, policier

8 janvier, Montrouge

-Clarissa Jean-Philippe, policière municipale

9 janvier, Hyper Cacher

 -Philippe Braham
-Yohan Cohen
-Yoav Hattab
-François-Michel Saada

Aux familles de ces victimes s’ajoutent les rescapés.

Ceux du carnage de Charlie Hebdo sont très présents aux audiences.

L’imprimeur pris en  otage les  Frères Kouachi devrait aussi assister au procès.

En revanche peu de rescapés de la prise d’otages de l’Hypercacher viendront.

Beaucoup sont partis en Israël, quittant leur pays, où les Juifs sont depuis des années devenus des cibles abandonnées à une grande solitude.

3 ans avant Charlie Hebdo, lors des attaques djihadistes de mars 2012 à Toulouse et Montauban – 7 morts, 3 militaires, 3 enfants et un enseignant  à l’école juive Ozar Hatorah. Des enfants massacrés, parce que juifs … et si peu de personnes pour manifester leur indignation, pour dénoncer ces attentats …

Déjà on vit de doctes esprits, si soucieux de “ne pas stigmatiser”, parler de “loups solitaires”, “déséquilibrés”, tandis que certains chantaient les louanges de l’assassin sur les réseaux sociaux.

La solitude a aussi été  le lot de Charlie Hebdo depuis la publication des caricatures de Mahomet en 2006.

Au premier jour du procès le journal les republie fort justement.

Riss est bien le digne héritier de Charb.

Mais les anti-Charlie auraient-ils gagné ?

Les médias ne reproduisent pas cette une, ou très peu. Si la peur est compréhensible, le manque de solidarité est choquant.

Le sondage IFOP est tristement parlant :  il y a plus d’intolérance et de complaisance envers  le terrorisme au sein de la jeunesse que dans l’ensemble de la population. Près de la moitié des jeunes de moins de 25 ans estiment que Charlie n’aurait pas du publier les caricatures et un jeune sur 5 ne condamne pas les attentats de janvier !

Tel est le tableau pour la France, exposée au risque terroriste constant et à une insupportable insécurité que Monsieur Dupont Moretti a bien tort de minimiser.

Dans le monde, les attentats et autres exactions, enlèvements, assassinats commis par des islamistes font chaque jour des dizaines de morts. Impunément.

Le terrorisme ne relève de toutes façons pas du champ de compétence de la Cour Pénale Internationale, faute de définition universelle -et ce du fait de l’obstruction des pays de l’organisation de  la Coopération Islamique.

Le  prétendu délit de blasphème vaut condamnation à mort dans les régimes islamiques, si bien vus à l’ONU.  Des innocents sont assassinés ou croupissent en prison.

Alors, c’est aussi pour toutes ces victimes ignorées que le procès de Paris importe.

 

Même si, comme l’a dit  Zineb El Rhazoui,  les idéologues du djihad, qui appellent à commettre ces crimes contre l’humanité , manquent à la barre.

Leur procès à eux, Nuremberg de notre temps, reste à faire

Huguette Chomski Magnis

Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme

La France doit cesser de soutenir le Hezbollah dont les Libanais ne veulent plus !

Tribune collective 

“Secourir le Liban : l’heure de vérité”

 

   Après l’explosion qui a coûté la vie à presque deux cents personnes et en a mutilé des milliers d’autres, alors que le cœur de Beyrouth sinistré continue de chercher ses disparus, à l’heure où le FMI prépare un plan de sauvetage du Liban, il nous semble que le seul soutien financier à l’État libanais souhaitable est un soutien conditionné à quelques exigences politiques. 

 

Dès le mois de juillet, lorsque le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’est rendu au pays du Cèdre, un soutien massif apparaissait déjà indispensable. Et les citoyens libanais avaient exprimé leur ras-le-bol dès l’automne 2019 lors de manifestations lancées autour du slogan : « tous, cela veut dire tous ». C’est en effet au niveau alarmant de corruption qui gangrène les institutions et la classe politique libanaise qu’il faut largement attribuer cette gabegie.

 

Sans assainissement profond de l’État libanais, aucune solidarité extérieure ne saura apporter un soutien réel et efficace. Il faut donc conditionner l’aide aux réformes mais aussi au respect plein et entier du droit international.

 

En effet, le Hezbollah exerce son pouvoir de nuisance au Liban de façon croissante et décomplexée, en même temps qu’il pèse sur la sécurité régionale, européenne et internationale. Au cours des vingt dernières années, de son propre aveu public, le Hezbollah, organisation terroriste, a su créer un État dans l’État libanais et supplanter l’armée libanaise. Le Hezbollah intervient en Syrie pour le compte du régime iranien qui le finance et en appui du régime Assad coupable de crimes contre l’humanité, tandis qu’il a perpétré des attentats en Europe et ailleurs dans le monde.

 

À l’heure de vérité pour le Liban, la communauté internationale doit reconnaître le problème majeur que constitue le Hezbollah dans la reconstruction du pays. La mainmise qu’il exerce sur la scène politique libanaise aujourd’hui paralyse toute possibilité de transition politique profonde.

 

Si le Hezbollah n’a pas été le seul responsable d’un système économique déficitaire, il en est finalement devenu le garant. Toutes les grandes factions au pouvoir s’opposent aux réformes et le statut armé du Hezbollah, capable d’intimider et d’assassiner à volonté et sans conséquence les opposants politiques nationaux, a toujours fixé les limites de la transparence et de la responsabilité et a fondamentalement empêché l’établissement de l’État de droit.

 

Le Hezbollah est un acteur aux ambitions régionales, dont la puissance et les ressources viennent de l’extérieur et notamment de l’Iran. Ce statut de vassal rend également caduque toute volonté d’indépendance et de neutralité du pays. 

 

C’est pourquoi nous demandons au président de la République que la France ne fasse plus obstacle à la désignation du Hezbollah comme organisation terroriste par l’Union européenne. Ce n’est pas d’ingérence qu’il s’agit – la clef d’une solution politique au Liban réside bel et bien dans les mains des Libanais – mais du combat global que nous menons contre le terrorisme.

 

Aussi, comme l’a réclamé le Secrétaire général des Nations-Unies Antonio Guterres, le Hezbollah doit impérativement être désarmé, en vertu de la résolution 1559 adoptée en 2004 (mais aussi des accords inter-arabes de Taef de 1989, lesquels prohibaient toute milice armée). « L’omniprésence d’armes échappant au contrôle de l’État, à laquelle s’ajoute l’existence des milices armées, continue de compromettre la sécurité et la stabilité du Liban. Le fait que le Hezbollah dispose toujours d’importants moyens militaires de pointe échappant au contrôle de l’État libanais reste très préoccupant », avait-il alors rappelé.

 

Les États-Unis, les pays du Golfe mais aussi les Pays-Bas, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Lituanie ont déjà procédé à la désignation du Hezbollah pour ce qu’il est : une organisation terroriste. À l’heure de vérité pour le Liban, c’est l’opportunité pour la France de construire une position européenne commune.

 

En défendant une telle position, celle d’un soutien massif mais conditionné, la France jouerait pleinement son rôle unique de médiateur au Moyen-Orient. Lors de son déplacement à Beyrouth le 6 août dernier, le président Macron avait insisté : « la crise ici est grave et implique une responsabilité historique des dirigeants en place ». Sans condamnation ferme du Hezbollah, l’action de la France, au rendez-vous pour porter secours à son plus vieil ami de la région, risque d’être vaine.

Tribune publiée dans le Figaro du 1er septembre 2020  sous le titre “Liban : l’Europe doit désigner le Hezbollah comme une organisation terroriste”

 

Signataires

– Manuel Valls, ancien Premier Ministre

– Philippe Douste-Blazy, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien ministre de la Santé

– Corinne Lepage, présidente du Rassemblement citoyen, ancienne députée européenne et ancienne ministre de l’Environnement.

– Annie Genevard, Députée du Doubs, vice-présidente de l’Assemblée nationale

– Constance Le Grip, Députée des Hauts-de-Seine, Vice-Présidente de la Commission des Affaires culturelles et de l’Education, membre de la Commission des Affaires européennes

– Agnès Firmin Le Bodo, députée du Havre

– Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine

– Astrid Panosyan, co-fondatrice d’En Marche

– Adrien Morenas, ancien député du Vaucluse, La République en Marche

– Philippe Val, journaliste, écrivain, ancien rédacteur en chef de Charlie Hebdo

– Huguette Chomski-Magnis, Coordinatrice du Collectif contre le terrorisme

– Mohamed Sifaoui, journaliste, écrivain et réalisateur franco-algérien

– Pascal Bruckner, romancier et essayiste

– Mimi Khoriati Abdo, citoyenne franco-libanaise, militante féministe et membre du Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme (MPCT)

– Brice Couturier, journaliste, producteur de radio et essayiste ;

– Thibault de Montbrial, avocat spécialisé dans La Défense des forces de sécurité intérieure ;

– Béatrice Szwec, présidente du Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme

– Nicolas Tenzer, philosophe politique et essayiste

– David Gakunzi, écrivain, journaliste, directeur du Paris Global Forum

– Ana Pak, Tribune Azad Iran Laïque

– Jacky Mamou, président du Collectif Urgence Darfour

– Pierre Henry, directeur général, France Terre d’asile

– Françoise Rudetzki, Fondatrice de SOS attentats

– Patrick Klugman, avocat

– Michel Bruguière, ancien directeur général de Médecins du Monde ;

– Bernice Dubois, présidente d’honneur de la Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes ;

– Ari Sebag, ancien président de MedBridge Strategy Center.