Soirée cinéma au profit du Collectif Urgence Darfour mardi 10 mars 2009

Le Collectif Urgence Darfouret BAC Films vous proposent une projection exceptionnelle dufilm “LA VAGUE” le Mardi 10 mars à 20H15 au cinéma UGC Ciné Cité LesHalles 75 001 Paris. Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, qui fut à l’origine de la constitution du Collectif Urgence Darfour en 2005, vous invite à assister à cette soirée.RESERVATION INDISPENSABLE PAR EMAIL àlavague.lefilm@gmail.com AVANT ce VENDREDI 7 MARS 2009 (NOMBRE DE PLACESLIMITE).{{LA VAGUE}}film allemand de Dennis Gansel, tiré de l’expérience duprofesseur Ron Jones.Son thème : Comment naît une dictature ? Quels sont les mécanismes de l’embrigadement fasciste ? Comment voir le danger venir ?{{La projection sera suivie d’une rencontre avec Ron Joneset d’un débat en présence de Jacky Mamou,Président du Collectif Urgence Darfour et de personnalités signataires de l’appel du Collectif Urgence Darfour.}} {{Mandat d’arrêt international contre le Président El Bechir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour : quels enjeux, quelles conséquences ? Comment appuyer la décision de la CPI ? Comment témoigner notre soutien aux Darfouris ?}} PAF : 16 €

Recueillement à Levallois

{{Témoignage}}Ce lundi 2 mars 2009, c’est avec l’émotion d’un père qui sait, hélas, ce qu’est l’immense douleur de la perte cruelle d’un enfant….et, bien entendu, comme représentant du M.P.C.T-A.I.T.,que j’ai assisté,au milieu de la population de Levallois, au vibrant hommage rendu à Cécile, après la cérémonie religieuse qui s’est tenu à l’église. Cécile, brillante lycéenne de 17 ans, tuée dans l’attentat du Caire, devant ses camarades un dimanche soir, le 22 février 2009;Cette stratégie de la terreur a également fait 24 touristes blessés dont 17 Français, tous originaires de Levallois-Perret;acte lâche ,car les touristes demeurent des cibles faciles pour les terroristes ,en s’assurant, de plus, une audience médiatique…La cérémonie était émouvante, une rose blanche à la main, le public de Levallois ainsi que de nombreux jeunes ont tous écouté, avec recueillement, des notes de piano et de violon,comme un chant d’adieu…Le cercueil couvert d’un linceul blanc a pris le chemin du cimetière, suivi par des habitants de cette paisible commune… Un regret : C’est le grand Paris avec ses politiques, ses syndicats et la société civile que j’aurais souhaité voir lors de cet hommage….Je reste outré de lire dans certains journaux…qu’il s’agit d’un acte révélateur d’un malaise social et politique, favorisé par la crise financiére et le contexte régional et ce au lieu de lire une condamnation sans réserve, d’un acte de barbarie envers des civils innocents et sans défense !!! Alexandre Sebban

Mandat d’arrêt de la CPI contre le président soudanais : Communiqué du Collectif Urgence Darfour

{{Communiqué du collectif Urgence Darfour : rassemblement de réfugiés darfouris ce mercredi 4 mars}} A l’appel de l’Association de la communauté darfourie en France, un rassemblement de réfugiés du Darfour a lieu ce mercredi 4 novembre 2009 de 14h à 15h à l’angle des rues Franqueville et Dehodencq (Paris 16°), non loin de l’ambassade du Soudan. Les réfugiés darfouris de France tiennent ainsi à exprimer leur soutien à l’inculpation du président soudanais El-Béchir. Ils exigent également l’appui de la communauté internationale et en particulier de la France à l’exécution du mandat d’arrêt qui sera lancé contre lui. Ce rassemblement se tient avec l’appui du collectif Urgence Darfour et de SOS-Racisme. La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mercredi avoir délivré un mandat d’arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour, sans retenir le chef d’accusation de génocide, contrairement à ce qu’avait demandé le procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo.

ONU : rapport du rapporteur spécial sur le terrorisme au Conseil des Droits de l’Homme

Martin Scheinin est plus exactement, la nuance est importante, “Rapporteur Spécial sur la promotion et la protection des droits humains et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste”. Il présentera son rapport lors de la 10° session du Conseil des Droits de l’Homme qui s’ouvre aujourd’hui à Genève. ( 2 mars – 27 mars.). On suivra avec attention, l’exposé de ces préoccupations légitimes. En posant la question de la protection des droits humains et des libertés fondamentales des victimes du terrorisme. De ses victimes potentielles que sont les civils de tous pays. Pourquoi un rapport ne lui est-il pas consacré ?En l’état, c’est l’inversion des valeurs qui prévaudrait face au terrorisme. HCM

ONU : A l’APPROCHE DE DURBAN II

{{Les USA ne participeront pas à la Conférence de Durban II}}{ “Le 16 février 2009, la communauté de Genève était en émoi. L’administration Obama envoyait une délégation à l’ONU pour participer à la réunion informelle préparatoire, pour l’élaboration du texte qui sera présenté pour négociations finales lors de la” […]} Lire la suite du commentaire de Malka Marcovich sur son blog : http://malkamarcovich.canalblog.com/archives/2009/02/28/12746054.html{{Malka Marcovich animera avec Fodé Sylla, Bernice Dubois et (sous réserve) Jacques Tarnero, une Conférence qui sera organisée par le MPCT le 7 mai 2009 : “Après Durban II : où va l’ONU ?”}}

Communiqué du 27 février 2009

Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme,s’associe à la douleur des familles touchées par l’attentat du Caireet à l’hommage solennel qui sera rendu à la mémoire de Cécile, la jeune lycéenne décédée lors de cet attentat,le lundi 2 mars 2009 à 16 h 30 sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Levallois, en présence du Président de la République.

Communiqué du 27 février 2009

Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme s’associe à la douleur des familles touchées par l’attentat du Caire et à l’hommage solennel qui sera renduà la mémoire de Cécile, la jeune lycéenne décédée lors de cet attentat, le lundi 2 mars 2009 à 16 h 30 sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Levallois, en présence du Président de la République.

Terrorisme et médias

{{L’attentat du Caire a vite été relégué derrière les autres nouvelles.}} Une déclaration présidentielle et, paraît-il, un accueil ministériel des rescapés. Et puis ? Rien d’autre. On chercherait en vain les réactions des différents partis politiques, syndicats, ONG. Pourtant, ce qui s’est passé est monstrueux ! Une lycéenne a été tuée, des enfants de 11 à 17 ans ont été frappés, traumatisés. Des Français sont victimes du terrorisme, en même temps que des Egyptiens et des touristes d’autres nationalités. Une ville de la région parisiennes est touchée en plein cœur par cet attentat.Si un lycéen avait été victime d’une « bavure » policière, on manifesterait, non sans raison. Mais là ? Rien. Deux communiqués seulement : celui, immédiat de notre mouvement et celui du Collectif des Familles du DC 10 d’UTA, membre du réseau européen des victimes du terrorisme. Bien sûr, il y a les commentaire des spécialistes. Sur France Inter, un commentateur cherche aussitôt des pistes : la colère contre Moubarak qui n’a pas soutenu les Palestiniens de Gaza, la victoire électorale du faucon Netanyahu en Israël. A la recherche de l’explication providentielle …On relève qu’il ne s’agit que d’une bombe artisanale. Certes l’Egypte a connu plus grand carnage.Mais bombes comme roquettes, même « artisanales », elles sont meurtrières ! Par la suite, les commentaires insistent surtout sur le coup économique porté à l’Egypte dont le tourisme est la principale activité. C’est vrai bien sûr mais est-ce le plus important alors qu’une famille pleure sa fille de 17 ans ? Et puis l’objectif du terrorisme islamiste ne se limite pas à la ruine économique d’un pays. Il s’agit de détruire les échanges humains, de saper la communication entre les peuples en s’attaquant par la terreur à ces voyages qui sont censés former la jeunesse.Non, le terrorisme n’intéresse pas vraiment les médias.{{Une anecdote me laisse perplexe. La voici :}}Notre communiqué suscite peu de réactions mais une radio de la région parisienne nous contacte. Dans le passé, elle nous a donné la parole avec beaucoup de gentillesse. Cette fois c’est différent.{Un nouveau journaliste me fait vite comprendre qu’il cherche du solide, pas un minus habens comme moi, pour un débat sur l’attentat du Caire avec un spécialiste de l’IRIS .}Problème : nous ne sommes pas et ne prétendons pas être des spécialistes de géopolitique Nous sommes une association citoyenne qui veut que la société civile se mobilise contre le terrorisme et à ce titre nous réclamons la parole. {Ah, mais de quel terrorisme s’agit-il ? Est-ce que nous condamnons le terrorisme d’état ?}J’ai envie de répondre qu’il s‘agit du terrorisme qui jette des bombes sur des gamines dans le Vieux Caire. J’explique que nous ne voulons pas qu’on brouille le message : si un état est accusé, à tort ou à raison, de ce qui est souvent qualifié de « terrorisme d’état » cela correspond en fait en droit international aux définitions de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Par contre le terrorisme, l’ attentat commis par des groupes non étatiques, visant des civils, échappe totalement, lui, à la justice internationale.{Ah mais qu’est-ce que je pense de Guantanamo, de l’invasion de l’Irak, de l’Afghanistan ?} Je réponds que nous sommes le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, pas le mouvement pour la guerre mais que je veux parler de l’attentat du Caire dont les médias parlent peu. {Ah mais, me répond-il , soudain critique, les médias on peu parlé de Gaza. ( Il voulait peut-être dire du Sri Lanka) .} {Pour bien me faire prendre conscience de la complexité du sujet, il ajoute que les résistants commettaient des actes terroristes pendant la seconde guerre mondiale.}Là, je m’indigne car les résistants ne sont jamais allés faire exploser des femmes et des enfants allemands. J’insiste sur le principe de distinction entre civils et militaires, au fondement du droit humanitaire. Peut-il l’ignorer ? M’entend-il ? L’entretien s’achève.Il n’a pas été discourtois mais il me laisse un grand malaise. J’ai un peu l’impression d’avoir été mise à l’index. Huguette Chomski Magnis.

Communiqué : Attentat du Caire

Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, membre de l’AllianceInternationale Contre le Terrorisme, s’incline devant la mémoire de notre compatriote victime, avec d’autres, de l’odieux attentat qui a visé un quartier touristique du Vieux Caire. Il assure de sa solidarité les blessés et les familles des victimes, quelles que soient leurs nationalités. Le terrorisme, au premier rang duquel se trouve le terrorisme islamiste, s’oppose au vivre ensemble, au voyage, à la rencontre. Il est l’ennemi des droits humains, des libertés, de la fraternité et de la paix. Condamner ce fléau mondial n’est pas l’affaire des seules victimes, c’est une priorité pour l’humanité tout entière. Il est temps que la société civile témoigne sa solidarité à toutes les victimes du terrorisme. Il est temps que la condamnation universelle et inconditionnelle des attentats visant des civils s’affirme. Nous pensons qu’il faut être cohérent dans la condamnation du terrorisme, rejeter toute approche relativiste et ériger en règle universelle le refus du dialogue avec des organisations qui revendiquent des actes terroristes. Tel est le combat que le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme a engagé avec ses partenaires de différents pays dans la construction de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme. Ce combat doit devenir celui de tous les démocrates, par-delà les différences de sensibilité et d’analyse.

Extraits de la Conférence internationale “Le terrorisme contre les droits humains universels” (V) : Contributions de Richard Rossin, Maria Lozano et Arnold Roth

Nous continuons à rendre compte de la Conférence du 23 novembre 2008 avec des contributions marquantes de la table ronde “Des victimes prennent la parole”. (1)Après l’introduction de son Président, notre ami Richard Rossin, médecin, écrivain et militant humanitaire, nous publions l’allocution de Maria Lozano, Présidente du Réseau Européen des Victimes du Terrorisme (European Network of Victims of the Terrorism)Ce Réseau, soutenu par la Commission Européenne et représenté en France par le Collectif des Familles du DC 10 d’UTA, a invité le MPCT à s’associer à lui. Notre mouvement sera ainsi représenté le 11 mars prochain aux cérémonies du 5° anniversaire des attentats de Madrid dans le cadre de la Journée européenne des victimes du terrorisme. Mais nous ne nous limitons pas au cadre européen et, à défaut de pouvoir encore rencontrer nos amis argentins, nous avons été particulièrement fiers d’accueillir à nouveau nos partenaires algérienne et israélien, co-fondateurs de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme : la courageuse Cherifa Kheddar, Présidente de Djazairouna, association des familles de victimes du terrorisme islamiste et Arnold Roth, le très digne et pugnace Président de Keren Malki. Tous deux ont été frappés directement par des terroristes qui leur ont ravis des proches. Nous reproduisons ci-dessous l’intégralité du discours d’Arnold Roth. Sa fille Malki avait 15 ans lorsqu’elle fut tuée dans l’attentat de la pizzeria Sberro à Jérusalem. (1) En raison d’une panne technique, nous ne disposons malheureusement pas de l’enregistrement de l’ensemble des travaux de la conférence. Aussi nous sommes uniquement en mesure de publier les textes des intervenants qui ont eu l’amabilité de nous les communiquer. _________________________________________________________ {{Richard Rossin}} L’humanité s’est dotée à trois reprises d’une description des droits humains universels; ils définissent et la liberté individuelle et l’altérité, aboutissant à ce truisme qui est que la liberté de l’un s’arrête à la liberté de l’autre. Rien de plus simple. Rien de plus nécessaire non plus à la construction de la moindre société humaine un peu vivable. L’enfer c’est les autres, comme disait Sartre, pur autant que ces autres ne respectent pas leur co-bipèdes. Camus renchérissait en affirmant qu’il n’est de cause respectable qui ne respecte le passant anonyme. Pour une fois les deux philosophes français nobélisés du XXème siècle étaient d’accord. Le terrorisme est liberticide et de ce point de vue il gagne ! Il gagne une guerre à nos valeurs, à la Paix et à la Liberté. Qui n’a vu des militaires en armes dans nos gares et dans le métro ? Les policiers devant les écoles ? Qui n’a subi de fouille dans les aéroports ? Premières atteintes aux facilités de circuler et au sentiment de sécurité si importants dans une démocratie dont le paradoxe est de laisser toute latitude à ses ennemis. Le terrorisme gagne la guerre à la liberté de penser et de s’exprimer. Cette guerre nous la perdrons parce que nous sommes des utopistes !! Nous sommes des utopistes parce que nous nous sommes laissé aller à croire que la Liberté, la Paix, la Justice et la Démocratie sont des valeurs en soi qui devraient s’imposer d’elles-mêmes. Et bien, non, ces valeurs sont des biens qui ont été acquis de haute lutte !! Voltaire disait que même s’il n’est pas d’accord avec vous il se battrait pour que vous puissiez vous exprimer. Le terroriste n’est pas seulement celui qui mutile et massacre aveuglément au nom de son aveuglément, c’est aussi celui qui coupe la parole. Et nous, nous donnons aujourd’hui la parole à ceux qui se sont levés pour avoir été victimes du terrorisme, par delà les frontières, dans une Alliance Internationale Contre le Terrorisme. _________________________________________________________ {{Maria LozanoPrésidente du Réseau Européen des Victimes du Terrorisme.}}Espagnol/ English :[http://www.europeanvictims.net/noticias/ver_noticia.php?id=33->http://www.europeanvictims.net/noticias/ver_noticia.php?id=33]Je tiens à remercier Mme Huguette Chomski pour cette aimable présentation. J’aimerais également remercier le Mouvement pour la paix et contre le terrorisme pour la tenue de cet événement émouvant et lui présenter mes félicitations pour son remarquable travail d’organisation et pour ses efforts acharnés de tous les jours. Des mouvements comme le vôtre sont essentiels afin de sensibiliser la communauté internationale, non seulement au soutien des victimes du terrorisme, mais aussi à la défense de l’ensemble des valeurs démocratiques.Des mouvements comme le vôtre sont essentiels si l’on veut véritablement mobiliser la société civile contre le terrorisme. J’aimerais d’abord me présenter. Je m’appelle María Lozano et je suis directrice du Réseau européen des victimes du terrorisme, qui travaille en collaboration avec la Commission européenne et grâce au soutien de celle-ci. Le Réseau européen des victimes du terrorisme est une nouvelle organisation constituée d’associations, de fondations ainsi que d’autres organismes européens de victimes du terrorisme et de leurs familles, qui ont relevé à maintes reprises, en apportant de l’aide et de l’assistance aux victimes du terrorisme, la nécessité d’établir une collaboration à l’échelle européenne entre les organisations de victimes, les institutions de recherche, les victimes elles-mêmes et la société en général. Ainsi, le Réseau européen des victimes du terrorisme vise à unifier et à relier les groupes qui aident les victimes du terrorisme et leurs familles, ainsi qu’à favoriser la réussite de ces groupes. La naissance du réseau découle des projets européens VNET I et VNET II, de même que de l’appui financier de la Commission européenne dans le cadre de la DG Justice, liberté et sécurité. Par conséquent, j’aimerais souligner la présence aujourd’hui de deux membres officiels du réseau : AIVITER, d’Italie, et Les familles du DC10 d’UTA, de France. En outre, j’aimerais porter à votre attention le travail remarquable du président de cette deuxième association, M. Guillaume Denoix de Saint Marc, auprès des victimes de cet événement terrible et pour ses négociations avec le gouvernement de la Libye. Récemment, nous avons obtenu un contrat par appel d’offres public initié par la DG Justice, liberté et sécurité concernant la création d’un réseau officiel d’associations des victimes du terrorisme. Les principaux objectifs du réseau sont les suivants : 1. Promouvoir la collaboration transnationale entre les associations de victimes du terrorisme et accroître leur représentation au sein de l’Union européenne. Et 2. Amener les victimes du terrorisme à participer à la mise en œuvre et à l’optimisation de la politique de l’Union européenne en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, comme il est énoncé dans le Rapport dédié à la mémoire des victimes du terrorisme de 2005, en s’acquittant des quatre tâches principales suivantes : · prévention ;· poursuite ;· protection ;· Intervention. Le rôle des victimes du terrorisme au sein de la société européenne ainsi que leur participation dans la lutte contre le terrorisme s’avèrent essentiels et nécessaires. C’est pourquoi nous visons à ce que les victimes se fassent entendre et à tirer pleinement parti de leur expérience, alors que nous nous efforcerons, autant que nous le pouvons, de faire en sorte que cette situation ne se reproduise plus jamais. Je vous remercie énormément de votre attention. _________________________________________________________ {{Du Terrorisme et de la Déclaration Universelle des Droits de L’Homme Arnold Roth Keren Malki/The Malki Foundation}} English : [http://www.kerenmalki.org/Paris_Conference_Nov08.htm->http://www.kerenmalki.org/Paris_Conference_Nov08.htm]Merci de m’avoir invité ici et veuillez pardonner mon inexcusable ignorance de la langue française. Mes excuses les plus sincères aussi à l’inoubliable M. Beautand, mon professeur qui, dans les années soixante a perdu deux ans de sa carrière d’enseignant à tenter de faire d’ élèves incultes comme moi, des francophones. Ainsi que l’atteste notre présence en ces lieux aujourd’hui, notre sujet, le TERRORISME CONTRE LES DROITS DE L’HOMME est sans aucun doute suffisamment important pour nous avoir fait quitter nos demeures douillettes pour venir engager la discussion dans cet espace public. Ce sujet est de la plus haute portée pour tout être qui se soucie de démocratie, d’humanité et de liberté. Pour certains d’entre nous, il est même plus que simplement important . La tension entre le terrorisme, d’une part et les droits humains de l’autr,e interpelle directement notre propre expérience. Pour ma part, le débat public de ce thème important a des ramifications personnelles qui m’imposent de prendre la parole. Il me semble nécessaire même de le faire dans des lieux où l’on a peu d’envie d’entendre de tels discours. Lors de la préparation de cette conférence, j’ai relu des documents législatifs, des essais politiques, des discours, des déclarations, des blogs ainsi que des articles de journaux universitaires. De tout cela il ressort que soixante ans après sa promulgation, la Déclaration Universelle des Droits de L’Homme (DUDH) est sous attaque constante et ce par plusieurs éléments. 1- On est en train de minimiser et de délégitimer la nature laïque et universelle de la Déclaration. La responsabilité en revient au club le plus important des nations de la planète: l’ Organisation de la Conférence Islamique (OCI). 2- Le Conseil des Droits Humains (CDH) de l’ONU, l’organisme qui est chargé de mettre en pratique le message de la Déclaration en fait en train de l’étouffer et fait cela en omettant d’adhérer au tout premier principe, celui dont on peut soutenir qu ’il est largement le plus important des principes exprimés dans la déclaration. J’y reviendrai un peu plus tard. 3- La main sinistre du terrorisme mondial ainsi que les puissantes forces politiques, idéologiques et religieuses qui le soutiennent, s’efforcent de l’achever. Et ils sont en train de gagner. Dans ma vie personnelle, l’une et l’autre de ces deux tendances – 1 les principes de la DUDH, 2 les forces qui risquent de la mener à sa fin – ont eu un rôle de première importance. Je suis né en Australie de parents juifs, arrivés comme réfugiés d’Allemagne après qu’eux-mêmes et leurs familles eussent été happés dans l’extermination qui a effacé mille ans de vie juive en Pologne, leur pays d’origine. Survivants des camps de la mort nazis, mes parents ont recommencé à se rebâtir une vie dans une Australie amicale et accueillante à peu près à la même époque que l’adoption de la DUDH. L’Australie d’alors, en dépit de tous ses bienfaits, n’avait encore que bien peu compris la signification des droits humains. Dans la décennie qui a suivi la déclaration, ou la suivante, mon pays natal abandonna sa politique d’immigration qui, bien qu’officieuse, était universellement reconnue comme « la politique d’une Australie Blanche » – des termes qu’il n’est pas besoin d’expliciter. J’étais au lycée au moment où la loi australienne a changé pour inclure pour la première fois sa population indigène, les Aborigènes Australiens dans le recensement national. Le droit de vote ne leur fut attribué qu’en 1948, l’année même de l’adoption de la DUDH. L’évolution vers la sensibilisation aux droits humains en Australie s’est faite alors même que religion et politique restaient dans la plupart des cas des sujets peu discutés en public.Parfois, la société australienne les traite comme des questions de choix personnel et de conscience. L’idée que l’état ou une entité non étatique puisse les imposer à une population réticente nous était étrangère et inacceptable. L’adoption de la DUDH par l’Assemblée Générale des Nations Unies le 10 Décembre 1948 se produisit, ainsi que je l’ai mentionné, à l’ombre des évènements qui ont marqué de façon dramatique l’histoire du monde ainsi que la chronique de ma propre famille Bien que traditions et milieux religieux soient différents, que les milieux culturels et les formes d’expression soient variées, la nature humaine est universelle et identique. La DUDH nous a permis d’affirmer cette identité humaine universelle. J’ai été élevé dans un système caractérisé par une tolérance bienveillante et un respect de l’humanité et de l’individualité de l’autre -bien que, ainsi que je l’ai dit – pas de tous les autres.Il fallait encore conquérir les droits humains fondamentaux. C’est-ce qui fut fait. Les lois et les prise de conscience engendrées par la DUDH ayant indéniablement joué un rôle qu’elles jouent encore dans ce processus. Depuis 1981, peu de temps après l’avènement de la République Islamique d’Iran, qui avait émergé des décombres de l’empire du Shah, les représentants de ce pays ont entrepris une sape systématique et fondamentale de la DUDH. Ils l’ont fait et continuent de le faire à l’ONU et dans d’autre assemblées. L’ambassadeur iranien à l’ONU a donné la version officielle du programme de son pays en s’adressant à l’assemblée Générale en 1984. { Le concept des droits humains ne se limite pas à la DUDH. L’origine divine de l’homme et sa dignité ne peuvent être réduits à une série de normes laïques.(par conséquent) certains concepts contenus dans la DUDH doivent être révisés …..L’Iran n’a à respecter ni pouvoir, ni autorité qui ne soient ceux de Dieu tout puissant et nulle autre tradition législative que celle de la loi islamique. La DUDH n’est que la représentation laïque de la tradition judéo-chrétienne. Ceci n’est pas en accord avec les valeurs reconnues par la République Islamique d’Iran……L’Iran de ce fait n’hésitera pas à violer ses dispositions puisqu’il lui faut choisir entre violer la loi divine (d’une part) et violer des conventions laïques ( d’autre part). }(1) Cette simple analyse ne laisse que peu de place au doute sur la place qu’occupe la DUDH dans la hiérarchie des valeurs de la République Islamique d’Iran et de ceux qui soutiennent ses vues. Quelques temps après la Conférence des Ministres de l’Organisation de la Conférence Islamique a donné effet légal et de fait au rejet iranien de la DUDH. en adoptant la Déclaration du Caire, des Droits Islamiques de l’Homme en Août 1990. (2) Deux de ses articles ont une force et une signification stupéfiantes: Article 24: Tous droits et libertés stipulés dans cette déclaration sont soumis à la Shari’a. Article 25: La Shari’a est la seule source de référence pour toute explication ou clarification de tout article de cette Déclaration.La Déclaration du Caire de ce fait revendique la suprématie par rapport à la DUDH avec pour base la révélation divine.Son sponsor, l’ OCI, a réussi à persuader les têtes du Conseil des Droits de l’Homme que « seuls les érudits religieux ont le droit de discuter des questions de foi » Et de fait, chose inouïe, par consensus, le sujet n’est plus matière à discussion. Peu de temps avant son assassinat à Bagdad en 2003, Sergio Viera de Mello, Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Irak , s’exprima en ces termes:{ « La législation sur les Droits humains a cherché a créer un équilibre entre les préoccupations .sécuritaires légitimes des états et la protection des libertés fondamentales. Elle reconnaît que les états doivent répondre à d’énormes problèmes de sécurité tels que le terrorisme.}(3) La notion de normes en droits humains a été mise à l’épreuve et affectée par la vague de violence terroriste de la décennie passée, ainsi que par le débat permanent des sociétés civiles de par le monde, sur la façon de régler le problème du terrorisme et des terroristes. – de leurs droits humains, et des droits humains de ceux qui sont soupçonnés de terrorisme. Ma femme et moi avons amené notre famille sur la terre historique des Juifs, Israël, en 1988. C’était l’accomplissement non seulement de nos rêves mais de ceux de nos parents et grands-parents. A Jérusalem en 2001, notre fille aînée Malki, alors âgée de 15 ans a été assassinée avec beaucoup d’autres Israéliens dans un massacre au centre de Jérusalem. Quelques années plus tard, toujours en Israël, j’ai rencontré John Dugard – dont le titre de la charge à l’époque, reflète bien la triste façon , dont les droits humains sont perçus, de façon fondamentalement erronée, dans certains cercles internationaux. Il était Rapporteur Spécial des Droits Humains de l’ONU dans les territoires Palestiniens. Or le Professeur Dugard m’a avoué, à la fin d’un entretien privé d’une heure dans mon bureau à Jérusalem, qu’avant ce jour, il n’avait jamais rencontré de victime du terrorisme arabe palestinien. Je n’ai jamais réussi à comprendre comment un tel individu peut avoir autant d’influence au plus haut niveau de discussion internationale et être à la fois aussi peu informé – et aussi partisan. Parfois, rarement, les injustices et les distorsions qui caractérisent le travail de la communauté mondiale en droits humains amènent un changement. C’est-ce qui s’est produit quand la commission des Droits de l’Homme de l’ONU a été remplacée en 2006 par le Conseil des Droits de l’Homme. Ceci s’est produit après des années de plaintes à propos de certains aspects absurdes du travail de la commission – trop nombreux pour en parler ici. Mais depuis son remplacement par le Conseil, les mêmes insupportables scénarios se répètent : – Vers Janvier 2008, après à peine deux ans d’existence, le CDH s’était débrouillé pour condamner un pays – Israël – 8 fois différentes.- Environ 60% de ses décisions étaient orientées vers la critique d’un seul pays – Israël.- D’autre part les immenses, et largement diffusées, atteintes aux droits humains dans des endroits tels que le Zimbabwe, la Chine, l’Arabie Saoudite n’ont reçu aucune réponse.- Cuba et le Belarus sont sur une liste du CDH spéciale des pays sous stricte investigation pour infraction aux droits humains. Mais après un récent vote, leur nom a été retiré de la liste.- Kofi ANNAN comme Ban Ki -Moon se sont sentis obligés de faire remarquer aux membres et aux chefs du CDH qu’ils existe un certain nombre de problèmes de droits humains dans le monde pour lesquels Israël n’est pas l’intervenant majeur. Mais rien n’y a fait et on n’a pas fait cas de leur message. La tension entre les droits humains et la sécurité , en ces temps de terreur rampante semble être appréciée surtout dans les états où le terrorisme a déjà produit son impact. En 2005 le Secrétaire d’état à l’intérieur britannique a annoncé de solides mesures après que des terroristes nés en Grande Bretagne et agissant au nom de leur définition pathologique de l’Islam eussent fait sauter le métro de Londres. Voici ce qu’il a déclaré : «{ Les droits humains de ceux qui ont été soufflés par l’explosion du métro le 7 Juillet (2005) sont, pour être franc, plus importants que les droits humains de ceux qui commettent ces actes ».} (4)La déclaration du Secrétaire d’Etat me ramène à certaines réflexions sur les questions qui découlent du fait que je suis père d’une enfant assassinée par des terroristes religieux. J’ai mentionné plus haut les premiers des droits honorés et protégés par la DUDH. Le premier d’entre eux, peut-être le plus important est: « Chacun a droit à la liberté et à la sécurité de sa personne » (article 3)Nul droit n’est plus important que le droit à la vie, le droit de pouvoir de rester en vie. C’est le droit qu’on a volé à ma fillette de 15 ans et aux nombreuses personnes qui l’aimaient. Violer ce droit fondamental est un préjudice infini, le plus grand des préjudices. Voici pourquoi :- Lorsque quelque un est emprisonné injustement, il y a un remède: relâcher la personne . Restaurer le droit ôté. Lorsque quelqu’un est privé de son droit à la vie, alors ni ce droit ni aucun autre ne pourra être restauré. – Une victime privée du droit à la vie ne peut recevoir de compensation . Il n’existe pas de compensation. On ne peut en imaginer aucune, alors que des compensation pour d’autres abus peuvent être créés et avoir un sens..- Perdre le droit à la vie signifie perdre tout autre droit.Harry Reicher, professeur de droit international à l’université de Pennsylvanie et chercheur invité au Touro Law Center à New York est personnellement engagé dans les litiges de droits humains et dans d’autres actions légales qui respectent et défendent les droits humains. Voici ce qu’il a écrit: {Si, dans le contexte des mesures envisagées pour prévenir les répétitions, l’accent est placé sur les droits individuels, le caractère unique du droit à la vie suggère un raisonnement a priori rationnel de pencher en faveur de la précaution. Faire cela n’est en aucun cas banaliser les autres droits humains, mais plutôt marquer la primauté du droit à la vie….Bien que cela n’établisse pas formellement une hiérarchie des droits, ni ne signifie aucun mécanisme pour résoudre les tensions potentielles entre les différents droits, le fait que le droit à la vie est le premier des droits spécifiques listés dans le document suggère une certaine priorité…C’est un droit qui est qualitativement différent de tous les autres droits.} (5) Ce n’est pas bien vu de le dire mais je pense qu’il existe une guerre contre le terrorisme et qu’elle est mal en point. Elle va mal pour tout le monde sauf pour les terroristes. Leurs victimes ne sont pas seulement les enfants soufflés par des explosions dans des restaurants, ni leurs parents mais aussi la société civile de tous les pays. Pour cette raison et pour d’autres nous avons une grande dette de gratitude envers Huguette Chomski Magnis et ses collègues du MPCT pour avoir mis cette discussion et ces problèmes sur l’agenda de gens sérieux et ce d’une manière si constructive et si efficace. Notes : (1) Extrait de « Droits Humains Universels et Droits Humains en Islam » – David Littman -publié à l’origine à Midstream (New York) Fev-Mars 1999. (2) Déclaration du Caire sur les Droits de l’Homme en Islam, 5 Août 1990, UN GAOR, Conférence mondiale sur les Droits de l’Homme . 4ème sess., Agenda item 5, UN Doc A/CONF.157/PC/62/Add.18 (1993) http://www.1.umn.edu/humanrts/instree/cairodeclaration.html(3) http://www.hurights.or.jp/asia-pacific/n°_31/03.htm(4) The Guardian: « Expulsion illegal UN tells Clarkehttp://www.guardian.co.uk/politics/2005/aug/25/terrorism.uksecurity (5)« Right to live trumps » Prof. Reicher. The National Law Journal (September 26,2005) Traduction : Danielle Lévy