Communiqué du MPCT : Prises d’otages, assez !

{{Exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Guilad Shalit,Mary Jean Lacaba, Eugenio Vagni et Andreas Notter !}} {{Guilad Shalit}}, jeune franco-israélien, soldat d’une armée de conscription, est otage du Hamas depuis plus de 1000 jours au mépris du droit humanitaire le plus élémentaire, sans que ni la Croix-Rouge ni quiconque n’ait jamais pu lui rendre visite. Il n’a pas été fait prisonnier lors d’une opération militaire mais enlevé sur le territoire souverain de son pays. Personne, pas mêmes ses ravisseurs, n’a rien à lui reprocher. {{Mary Jean Lacaba, Eugenio Vagni et Andreas Notter}} sont des collaborateurs de la Croix Rouge enlevés aux Philippines, otages du groupe Abou Sayyaf depuis 76 jours. Ils ont pu entrer en contact avec la Croix Rouge et leurs familles mais le groupe menace maintenant avec une insupportable cruauté de décapiter l’un des otages si sa demande d’un retrait des troupes gouvernementales n’est pas satisfaite ! {« Dans notre message, nous disons à Abou Sayyaf : s’il vous plaît, épargnez et libérez Mary Jean, Eugenio et Andreas . Ils ne faisaient rien d’autre que d’aider les personnes qui en ont besoin dans votre région. Aucune idéologie, aucune loi religieuse ne peut justifier leur mise à mort. »} ( Jakob Kellenberger, Président du CICR). {{Tous les otages sont innocents. Tous doivent être libérés sans condition !}} Cette exigence doit être portée par une mobilisation citoyenne qui est de la responsabilité de l’ensemble des organisations démocratiques attachées à la défense des droits humains.On se réjouit de la libération de Mary Jean Lacaba, intervenue depuis. Communiqué du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme MEMBRE DE L’ALLIANCE INTERNATIONALE CONTRE LE TERRORISME Paris, le 31 mars 2009 NDLROn se réjouit de la libération de Mary Jean Lacaba, intervenue depuis.

A lire : “Dans le sang”, roman d’anticipation d’Evelyne Guzy

On se souvient de l’essai “{Attentats-suicides. Le cas israélo-}{palestinien}”, dirigé par Evelyne Guzy qui a été publié en 2004. Evelyne Guzy, qui prépare à l’Université Libre de Bruxelles une thèse de doctorat sur l’apologie du jihad, nous livre “”Dans le sang” , sombre ouvrage d’anticipation dont je ne dirai que ces deux mots : lisez le ! Marlène Jason{ Dans le sang} Evelyne Guzy Collection Le Photophore Bernard Gilson Editeur. 134 pages 17 € {{En savoir plus :}} [http://www.bernardgilson.be/index.php?option=com_content&task=view&id=65->undefined]

Soirée artistique au profit du Collectif Urgence Darfour lundi 6 avril 2009

{{Représentation de l’opéra-bouffe d’Offenbach “La Belle Hélène” au profit du collectif Urgence Darfour.en partenariat avec le théâtre du Ranelaghlundi 6 avril, à 20 h}}Théâtre du Ranelagh5, rue des Vignes. Paris 16°.Participation aux frais : 25 € (scolaires et étudiants : 15 €).{{Pour réserver}}Chèque àCollectif Urgence DarfourMaison des Associations54, rue Pigalle75009 Paris.Tout comme notre association, le Collectif Urgence Darfour manque de fonds pour poursuivre son combat. Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, qui fut à l’origine de la constitution du Collectif Urgence Darfour en 2005, vous invite à assister à cette soirée, belle occasion de joindre l’utile à l’agréable.Visuel et informations du Collectif Urgence Darfour : [http://www.urgencedarfour.info/index.php?module=Pagesetter&func=viewpub&tid=10010&pid=36->http://www.urgencedarfour.info/index.php?module=Pagesetter&func=viewpub&tid=10010&pid=36]

De retour de Madrid

{{Cinquième commémoration du plus important attentat en Europe:Madrid 11 Mars 2004, 192 morts,1858 blessés…}} Le M.P.C.T. était présent sur invitation du “Réseau Européen des Victimes du Terrorisme “.Intervention de notre Association, au nom, également de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, à Madrid, dans les locaux de la représentation de la commission européenne en Espagne. Allocutions des divers présidents d’associations de victimes d’attentats en Europe : Espagne, Pays basque en particulier, Irlande du nord, Italie et de la nouvelle Association Francaise des Victimes du Terrorisme , qui représentait également les familles du DC d’UTA. Le terrorisme n’ayant pas de frontière, il est une menace permanente. A souligner : la réclamation d’une justice, que les responsables ne bénéficient plus de l’impunité, la demande de révision des statuts de la C.P.I..afin d’élargir son champ de compétences au terrroisme … Nous ne partageons pas la même langue mais nous partageons tous la même douleur…Cérémonie émouvante et digne avec offrande de fleurs dans le Parc Retiro de Madrid, en mémoire des victimes du Terrorisme.Clôture par un important concert classique en présence de la population, des autorités civiles et militaires ainsi que les représentants de la famille royale.Rencontres tres positives pour notre association…avec un accueil très chaleureux. {{ ALEXANDRE SEBBAN, Vice-Président du MPCT}} _________________________________________________________________________________________ {{LE MESSAGE DU MPCT A LA JOURNEE EUROPPENNE DES VICTIMES DU TERRORISME}} MADRID 11 mars 2009 Mesdames, Messieurs, Chers amis, Bonsoir, Je me présente : Alexandre Sebban, Vice-Président du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, partenaire de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme. Je m’exprime, avec émotion, à vos cotés au nom de mon association : Nous remercions vivement le Réseau Européen des Victimes du Terrorisme et son représentant en France pour cette invitation.En rendant hommage aux victimes des attentats de Madrid, de toutes les victimes espagnoles du terrorisme , de toutes les victimes européennes d’actes terroristes, commis en Europe ou hors d’Europe, il faut saluer la tradition de mobilisation contre le terrorisme qui est celle de la société espagnole, beaucoup plus que dans notre pays.En France, malheureusement, même au plus fort de la vague d’attentats de 1995, les Parisiens ne se sont jamais mobilisés comme les Madrilènes. Après le 11 septembre, c’est à Madrid et Berlin, et non à Paris, qu’eurent lieu les plus grande manifestations en Europe. Représentant du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, association de défense des droits humains, centrée sur la condamnation universelle du terrorisme et la solidarité avec ses victimes, membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme , je suis porteur d’un double message :- se mobiliser contre le terrorisme ne concerne pas seulement l’Europe- se mobiliser contre le terrorisme ne concerne pas seulement les victimes Nous saluons l’existence du Réseau Européen des Victimes du Terrorisme et nous félicitons ses artisans, Madame Maria Lozano et ses partenaires de tous pays, notamment nos amis italiens, espagnols, d’Irlande du nord et français. Ce réseau permet d’unir les victimes européennes pour qu’elles soient mieux secourues et que leur voix porte plus. Mais le terrorisme frappe chaque jour en quelque point du globe, souvent même en plusieurs points à la fois.Ce dimanche 8 mars alors que ses jeunes amis organisaient une marche à Levallois -Perret, prés de Paris, en hommage à une brillante jeune fille de 17 ans, Cécile Vannier, tuée dans un attentat au Caire ,le dimanche 22 février 2009, le terrorisme continuait de frapper en Algérie, en Irak, en Irlande du Nord. Aussi le combat moral pour la solidarité envers les victimes, pour leur droit à la justice, contre la soumission aux diktats des terroristes, ne peut s’arrêter aux frontières de l’Union Européenne. Il doit être international, dans la solidarité envers les victimes comme dans la condamnation résolue des organisations terroristes, celles notamment qui ont financé commandité , revendiqué des attentats visant délibérément des civils, utilisant la violence la plus barbare au nom de la cause qu’ils prétendent défendre. Aussi nous sommes heureux d’avoir des partenaires de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme hors d’Europe également.(1) Le terrorisme ne concerne pas que ses victimes. Il concerne toute la société civile qui est tout entière la cible potentielle des terroristes. Aussi nous sommes fiers d’avoir pu sensibiliser à ce fléau diverses organisations de la société civile en France, associations antiracistes, de défense des droits des femmes et autres mouvements démocratiques.Elles se sont graduellement associées aux manifestations du 11 septembre que nous avons organisées depuis 2004, aux deux conférences internationales contre le terrorisme que nous avons organisées et au lancement d’une Journée Internationale Contre le Terrorisme le 11 septembre dernier. Il faut développer notre combat pour être plus forts, plus entendus, pour qu’il soit relayé par des pans de plus en plus grands de la société civile. Aussi nous sommes porteurs d’une proposition : préparer la deuxième Journée Internationale Contre le Terrorisme le 11 septembre par la signature de la pétition internationale NON AU TERRORISME qui sera remise aux gouvernements et à l’ONU.POR LA PAZ Y CONTRA EL TRRORISMO…POR LA LIBERTAD Y LA VIDA ALEXANDRE SEBBAN , VICE-PRESIDENT DU MPCT(1) Des réprésentants de l’Alliance en Algérie, en Argentine et en Israël.

Actualités : menaces terroristes 1, liberté d’expression 0 ?

{{ Hollande}} Sept personnes ont été interpellées jeudi 12 mars dans le cadre de l’enquête sur une menace d’attentat contre des magasins d’Amsterdam. (1)Plusieurs dizaines de magasins d’une zone commerciale au sud-est d’Amsterdam et un cinéma sont ainsi restés fermés toute la journée de jeudi.Un concert de musique pop qui devait être donné jeudi soir par un groupe américain a par ailleurs été annulé.Sale temps pour les artistes décidément. La chanteuse israélienne Noa l’a appris à ses dépens, récemment interdite de scène au Pays basque espagnol non par des menaces d’attentats mais par une action musclée de « boycott ». {{Belgique}} Une conférence à laquelle devait participer l’ambassadrice d’Israël le 17 mars a été interdite par le bourgmestre de Thuin, Paul Furlan. Suite aux menaces reçues par l’organisateur de l’événement, la Maison de la Laïcité de Thuin, le bourgmestre a chargé la police d’une enquête. Conclusions du rapport d’enquête : menace terroriste de niveau 3. Solution du problème: la conférence est interdite. Motif invoqué : les mesures de sécurité à mettre en oeuvre étaient trop lourdes. Carine Beghain, Responsable de la Maison de la Laïcité s’indigne :{“ Dans notre pays, parce que certains lancent des menaces, on empêche les gens de s’exprimer. C’est scandaleux que certains importent le conflit dans nos contrées. Nous avons invité l’ambassadrice d’Israël pour connaître la position de son pays et, après la conférence, comme nous le faisons toujours, la parole devait être donnée à l’assemblée pour un débat. Ce débat est confisqué! ”} Une indignation partagée si l’on en juge par ces réactions de lecteurs de la Nouvelle Gazette : « Je crois aussi qu’annuler la conférence serait envoyer un très mauvais message. (1) Il ne faut pas plier devant le chantage, quitte à organiser une autre conférence avec un représentant palestinien histoire d’équilibrer le débat. » « Encore un parfait exemple de la faiblesse de notre démocratie…Jusqu’à abaisser son pantalon et à annuler une conférence pour garantir, je cite : “le maintien de l’ordre public”. C’est la honte, notre pays est bien malade !!! » Non, ne pas plier devant le chantage ! Car, c’est bien connu, les maîtres-chanteurs en veulent toujours plus.Sale temps pour les libertés …V.W.(1) Source : Flandreinfo.be(2) C’est hélas chose faite. (NDLR)

ONU : Durban II suite

{{Des voix s’élèvent pour demander à la France de se retirer du Comité préparatoire à Durban II}}La Ligue du droit international des femmes d’une part, le Grand Orient de France, la Grande Loge Féminine de France et la Fédération Française du Droit Humain, de l’autre, demandent à la France de se retirer du Comité préparatoire (exemplairement présidé par la Libye, avec l’Iran pour vice-présidence) à la Conférence d’examen de Durban, dite Durban II qui doit se tenir à Genève du 20 au 24 avril. {“Si la France prétend défendre les droits des femmes en France et dans le monde, elle doit oser l’affirmer au niveau international et se retirer de « Durban 2» “} dit notamment le Communiqué de la Ligue du droit international des femmes, fondée par Simone de Beauvoir.De plus en plus de voix s’élèvent pour demander à la France de ne pas s’associer à un scandaleux détournement de l’antiracisme : {“Le président noir de la plus grande démocratie du monde est arrivé à la conclusion que cette conférence ne servirait pas la cause antiraciste et qu’il fallait s’en retirer. Nous savons d’ores et déjà qu’il sera impossible comme en 2001 de parler du racisme en Afrique, de l’esclavage, des violences et discriminations contre les homosexuels, des discriminations vis-à-vis des femmes, de la traite transsaharienne, des Pygmées que l’on pourchasse avec des fusils comme les animaux, des conditions des émigrés noirs dans les pays arabes etc… L’Europe et la France s’honoreraient de ne pas rentrer dans le chantage à l’antiracisme et de se retirer de Durban 2 !”} Fodé Syllaancien député européen, Président de la Fédération Internationale SOS racisme et Parrain de la première Journée Internationale Contre le Terrorisme, (le 1° mars 2009 à la rencontre organisée par Africa International et l’IFIE, cité par Malka Marcovich) Toutes ces informations sont développées sur le blog de Malka Marcovich : [http://malkamarcovich.canalblog.com->http://malkamarcovich.canalblog.com]V.W{{Malka Marcovich, Fodé Sylla, Bernice Dubois et Jacques Tarnero, animeront la Conférence qui sera organisée par le MPCT le 7 mai 2009 :”Après Durban II : où va l’ONU ?”}}

Extraits de la Conférence internationale “Le terrorisme contre les droits humains universels” (VI) : Contribution de Jean-Pierre Lledo

Nous poursuivons la publication des contributions à la Conférence du 23 novembre 2008 en abordant la 2° partie, consacrée, sous la présidence du militant humanitaire Bertrand Lebeau, aux réponses au terrorisme.Fodé Sylla et Philip Spencer traitèrent du déni du terrorisme, notamment en ce qui concerne les attentats du 11 septembre. Le cinéaste algérien Jean-Pierre Lledo revint sur le déni du terrorisme islamiste, en le mettant en relation avec le tabou du terrorisme dans la guerre d’indépendance algérienne auquel son film « Algérie, histoires à ne pas dire » est consacré.Au-delà, c’est une réflexion philosophique originale qu’il livre sur la violence et comment l’humanité pourra s’en défaire. {{LE DENI}} Cas de l’Algérie -{{Avant le déni, la justification}}…Avant d’être déniée, la violence est souvent justifiée. Ayant été invité le 11 septembre dernier à montrer qqs extraits de mon dernier film « Algérie, histoires à ne pas dire », j’aimerais commencer à parler de notre sujet en évoquant un des types de réaction qu’a suscités le film, tant en Algérie, chez ceux qui l’ont vu lors d’une centaine de débats que j’ai animés depuis la sortie du film.Pour ceux qui n’ont pas vu le film, ou ceux qui n’étaient pas là le 11, je rappelle que ce film est un voyage dans la mémoire algérienne contemporaine, en quête de l’Absent, le million de non-musulmans qui durent quitter l’Algérie durant la guerre 54-62 et au moment de l’indépendance.Les témoignages d’Algériens, acteurs ou témoins passifs, sur les violences extrêmes commises contre des civils non-musulmans, femmes et enfants compris, ont mis mal à l’aise en Algérie, non seulement les Autorités (le film a été interdit de projection mais des projections privées ont pu se faire), mais aussi une partie de la société civile, et en France, en général les personnes qui s’étaient beaucoup investiesdans le soutien au mouvement indépendantiste. Les témoignages étant irréfutables, mes contradicteurs ont en général tenté de la légitimer, en tant que réaction à des violences plus anciennes commises par le colonialisme français. Je voudrais donc commencer par dire ce que je pense de ce type de raisonnement, qui en justifiant la violence, précède même le déni.Je remarquerais d’abord que toutes les violences (populaires ou étatiques) se justifient ainsi : comme une réaction. Or admettre la légitimité de la violence par réaction, c’est affirmer d’une certaine manière la fatalité de la violence pour l’éternité…Contrairement à ceux qui tentent ainsi de la justifier, la violence n’est jamais une réaction à chaud. Avant d’être matériellement organisée, elle est spirituellement préparée, justifiée. Pour inviter des milliers ou des millions d’hommes, à violer le principal Tabou : attenter à la Vie, certes il faut de « bonnes raisons ». Bien avant donc le passage à l’acte confié au « peuple », ce sont des hommes de pensée, des intellectuels qui sont chargés d’élaborer ces bonnes raisons… La violence n’est jamais aveugle, mais toujours lucide. Jamais barbare, toujours humaine. Justifiée par la Cause, sa justesse.Or le monde étant divisé entre des milliers d’ensembles religieux, nationaux, partisans, philosophiques, lesquels affirment chacun être détenteur de la Vérité, de la Juste Cause, sinon de sa supériorité absolue, admettre une telle logique, c’est aussi légitimer une violence pour l’éternité. Il n’y a pas de bonnes et de mauvaises violences, de violences révolutionnaire ou réactionnaire. « Tuer un homme ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme. », reprocha au dictateur genevois Calvin, vers le milieu du 16èm siècle, celui que l’on peut considérer comme le premier théoricien européen de la tolérance et de la non-violence, Sébastien Castellion. « Quand les Genevois ont fait périr Servet, ils ne défendaient pas une doctrine, ils tuaient un être humain : on ne prouve pas sa foi en brûlant un homme mais en se faisant brûler pour elle » ajoutait-il.Refuser la violence, c’est donc tout à la fois, refuser la logique de la Juste Cause, et refuser d’être le maillon qui perpétue sa chaîne, c’est rompre cette chaîne, c’est à dire refuser la logique de la Loi du Talion, surtout lorsque ce trop beau mot de violence, masque ce qui est en réalité, massacre, tuerie, arrachement, démembrement, défoetusation, éventration, éviscération, étêtement… Refuser la violence ne peut donc être une position conjoncturelle, lorsque je suis en position d’agressé, et de faiblesse, mais une position de principe. Au nom de quel principe ? Au nom précisément du dénominateur commun à cette humanité divisée entre mille convictions, qui ne peut être que celui de la primauté absolue de ce qui la constitue, l’Etre vivant.La violence est un mécanisme trop ancien, trop profondément enraciné dans l’individu et dans les sociétés, pour n’être que la réaction à un événement conjoncturel.Combattre la violence, ce n’est donc pas condamner telle ou telle violence ponctuelle, c’est changer de logique. C’est abandonner la logique guerrière des groupes et des camps, pour adopter celle de l’individu, et du respect absolu de son intégrité. Il faut donc que ceux qui veulent vraiment améliorer le sort des hommes , renoncent à le faire par la violence. D’autant que contrairement à la principale justification d’abréger les souffrances, on sait que l’état de guerre sous entend un système militaire, dictatorial par définition, qui ne détruit pas mais perpétue la sujétion et les injustices.Changer les choses autrement que par la guerre, est-ce possible ? Assurément, c’est aussi ce qu’a fait l’humanité depuis la nuit des temps, la guerre n’ayant heureusement pas été perpétuelle. Modifier les consciences par le cheminement des idées nouvelles, prend en apparence plus de temps, mais transforme en profondeur les comportements, et en définitive rapproche plus rapidement de la seule véritable émancipation, celle qui permet à chaque individu de penser librement et d’agir en fonction de sa seule conviction, sans craindre pour sa vie.Renoncer à la violence, n’est pas abdiquer. Changer les choses, sans recourir à la violence, est possible. C’est une nouvelle culture à inventer. -{{Le déni de la violence.}}Il consiste à ne pas vouloir voir la réalité de la violence, à la banaliser, ou à ne pas la dire, ne pas la désigner par le mot approprié. Comportement, rappelons-le, calqué sur un volatile qui ne vole plus, l’autruche.En Algérie, le déni du terrorisme a pris historiquement 2 formes.1 – D’abord la déresponsabilisation, durant la phase aigüe du terrorisme.Ce ne sont pas les islamistes qui tuent. Mais l’Etat qui les manipule. On a entendu ça récemment dans le cas des Tours jumelles. En Algérie Un mot à consonance japonaise a résumé cette pensée : le KITUKI. Qui tue qui ?S’il est vrai qu’aucun mouvement terroriste ne peut empêcher l’infiltration des services de sécurité de l’Etat, rendant la manipulation toujours possible, la responsabilité de celui qui passe à l’acte ne saurait jamais être effacée. Et ce d’autant que les chefs islamistes n’ont jamais condamné les actes de violence quand ils ne les ont pas aussitôt revendiqués.2 – Une fois le terrorisme sinon extirpé, du moins vaincu militairement, la 2ème forme, a été la politique de l’Etat dite de « Loi de Réconciliation nationale »,.Cette Loi a la prétention de fonder la paix sur l’amnésie, en accordant l’absolution aux repentis.Elle est assortie d’un complément pénal : rappeler à un repenti qu’il a été un assassin est passible de 3 années de prison. L’Etat qui appelle l’assassin un « égaré », n’est pas le seul à pratiquer l’euphémisme. Le peuple, lui, ne désigne plus la violence terroriste qu’en parlant de « décennie noire »… Soit dit en passant, il s’agit déjà presque d’une double décennie. Mais le mot n’existe pas encore.Ce refus de voir ou/et de dire, fait consensus, puisqu’il concerne autant les dirigeants que les dirigés, C’est un comportement d’essence magique. Les dirigés espèrent ainsi éloigner le mal, ou du moins amadouer la Bête.Pour les dirigeants, le déni a d’autres utilités, notamment d’empêcher que l’on s’interroge tant sur la manière de gérer cette violence, que sur le rapport de cette violence contemporaine à une plus ancienne, celle fondatrice du nouvel Etat. De fait le consensus Peuple-Etat sur la question du Déni, exprime un triple traumatisme :- celui des conséquences de la violence elle-même, qui pousse la victime au silence, et l’agresseur, puisqu’il est vaincu, à la discrétion.- celui aussi d’une violence qui ne vient plus de l’étranger, de l’Autre, mais de l’intérieur de soi, de l’intérieur de la Nation, et pire même, de l’intérieur de la même religion.- celui de la violence des années 50 et 60, constitutive de la nouvelle Nation qui elle aussi fait l’objet d’un déni depuis l’indépendance, tant des dirigeants que des dirigés, le déni concernant cette époque faisant office de ciment national. « Les communautés, qu’elles soient nationales , religieuses, ou culturelles, sont plus enclines à commémorer les torts qu’elles ont subies que ceux qu’elles ont infligées. » dit fort justement Taner Akçam (« Un acte honteux » titre du livre qui reprend la qualification du génocide arménien, par Ataturk).Ce comportement s’il vise comme on l’a dit un effet magique, et peut avoir dans l’immédiat, une certaine efficacité, a le sérieux inconvénient de laisser la Bête rôder, toujours prête à dévorer. A la fin d’une violence, quand tout le monde est épuisé, de l’avoir donnée et subie, le Déni peut mener à la paix, mais elle sera toujours une paix fragile, juste capable d’éloigner temporairement la Bête.Or le problème fondamental, reste de s’en débarrasser durablement. Cela est-il possible ? Ce qui amène à s’interroger sur l’identité même de la Bête… De quoi est-elle faite ? La Bête.Tous s’accordent pour dire qu’elle est terrible. Car elle n’a qu’une seule manière de gérer un différent, de résoudre un conflit, aussi simple que définitive : elle tue.Ni examen du problème, ni négociation, radicale elle ne connait qu’un mode d’intervention : elle supprime la contradiction en supprimant le contradicteur. Peu importe les moyens, seul compte l’objectif.Cette pensée que j’appellerais sans péjoration « primitive », qui a été la pensée originelle de l’humanité diabolise la pensée critique. Elle est au fondement de tous les types de systèmes totalitaires. Installés par et dans la violence, de tels systèmes n’ont d’autre perspective que de supprimer pour éviter de l’être.Cette pensée est encore à l’œuvre aujourd’hui, mais dans un monde où elle ne règne plus sans partage. Car en l’espace de 2 siècles, elle a perdu son hégémonie au profit d’un nouveau type de pensée, la pensée dialectique qui ne situe plus la contradiction à l’extérieur, mais à l’intérieur., et pour qui elle n’est donc plus un obstacle, mais au contraire un élément moteur indispensable. Loin d’être un corps étranger, elle est à l’origine même de toute création. Cette pensée est à l’origine d’un nouveau système, le système démocratique, premier système politique qui par le pluralisme, ne stigmatise plus, n’exclut plus le contradicteur, l’opposant, le négateur, le minoritaire, mais l’intègre, en fait même, je dirais, son carburant. Aujourd’hui donc, alors que ces 2 mondes coexistent, que faut-il faire ?Question posée par notre présence-même ici.{{Si accepter la violence d’un monde fondé sur une pensée de l’élimination physique de l’homme par l’homme, est tout aussi exclu que la destruction violente de ce monde, la seule solution n’est-elle pas de poser des limites, et d’imposer des règles qui distingueraient clairement l’acceptable de l’inacceptable ?}} Règles qui devraient être adoptées par tous les Etats, et plus important encore, enseignées à tous les enfants. Et qui ferait l’objet d’un Manifeste universel pour la Tolérance, dont le fondement essentiel dont tout le reste dépendrait, serait le respect absolu du vivant. Donner la mort ne devant plus être une prérogative des Etats, ou des groupes. Mais de la seule nature, ou de dieu, pour ceux qui y croient…

11 mars 2009 : 5° anniversaire des attentats de Madrid, Journée européenne en souvenir des Victimes du terrorisme

{{Le Réseau européen des victimes du terrorisme, avec le soutien de la Commission européenne et à l’occasion de la 5ème Journée européenne en souvenir des Victimes du terrorisme, organise une série d’événements à Madrid les 10 et 11 mars 2009}} A l’occasion de ces manifestations, quelque 100 victimes du terrorisme provenant des quatre coins de l’Europe doivent se déplacer à Madrid.Le réseau européen des victimes du terrorisme VNET est né d’une initiative de l’Association d’aide aux victimes du 11 mars Plus d’informations :[http://www.europeanvictims.org->]{{Traduction du message de la page d’accueil du réseau Vnet }}{Face à la mondialisation des attaques terroristesNous menons un travail mondial avec les victimes, leurs associations et la société civile.Face aux réseaux de fanatiques qui menacent les sociétés démocratiques Nous créons un réseau qui oeuvre à éradiquer le terrorisme et aider ses victimes.Face à l’injustice de la violence et de la haineNous sommes une société européenne unie avec les victimes du terrorisme.Face à ceux qui crient leur haineNous sommes une voix européenne unie. La voix des victimes.} – Le représentant français du Réseau Vnet est le Collectif des Familles du DC 10- Association française des victimes du terrorisme.- A l’invitation du Réseau Vnet, le Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme, membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, est représenté à Madrid par son Vice-président, Alexandre Sebban.{{Programme des manifestations organisées à Madrid les 10 et 11 mars}}-10 mars à 20h 30 Hommage “La voix des victimes” en présence de Jacques Barrot, Vice-président de la Commission européenne, avec la participation de victimes du terrorisme venues d’ Italie, de France, des Pays-Bas, de Suède, d’Irlande du Nord, d’Allemagne, du Portugal et d’Espagne. – 11 mars Conférence de presse suivie des cérémonies du souvenir , en particulier dan le Parc du Retiro. Un “Manifeste en faveur de la Vérité, la Mémoire , la Dignité et la Justice pour toutes les victimes du terrorisme ” doit y être lu.{{Sur Internet : Hommage virtuel aux victimes du terrorisme}} Le Réseau Vnet invite les citoyens de tous pays à s’associer à un hommage virtuel en visitant les sites mis en place à cette occasion le 11 mars :[ http://www.journeedelamemoire.net->xxx] [http://www.diadelrecuerdo.net->xxx]

Marche en hommage à Cécile Vannier, organisée par ses amis lycéens et collégiens de Levallois

{{dimanche 8 mars 2009 à 14h}}{{Texte des jeunes organisateurs}} :{“La marche est officielle !Elle aura lieu à 14h devant le lycée Leonard de Vinci, elle passera par le collège Danton, la mairie, le parc de la planchette (mise en terre d’un bel olivier..) puis on finira sur la place Pompidou,On s’est arrangé au mieux avec des représentants de la mairie ainsi que la police municipaleNous avons toutes les autorisations.La marche est ouverte à tous !Un poème ? Une chorale ? Une chanson à la guitare (dans le contexte bien sur) joignez moi afin d’organiser vos projets.Des personnes volontaires seront choisies pour maintenir la bonne organisation de la marche (reconnaissables grâce à un brassard blanc)Nous ne passerons pas par le cimetière comme l’ont souhaités les parents de Cécile, le lieu doit rester un lieu de recueillement personnel.Essayez de privilégier la couleur blanche dans vos habits pour cette marche d’espoir, de silence, de paix, et de la jeunesse.Rendez vous dimanche pour témoigner notre dernier hommage collectif pour notre amie Cécile.Merci à tous pour votre présence.”}Un Collectif “Copains d’Egypte” s’est créé à l’intiative d’une dizaine de parents. Un soutien direct aux victimes est apporté par la toute nouvelle Association française des victimes du terrorisme et, à titre personnel, par Françoise Rudetzki. Comme lors de la cérémonie du lundi 2 mars, le MPCT sera représenté à cette marche, dans la discrétion et le respect de la volonté des familles et des jeunes.