{{NON, LE 11 SEPTEMBRE N’EST PAS UNE DATE A OUBLIER !}} {{En région : La commune du Tampon, à la Réunion, apporte pour la seconde fois son soutien à la Journée Internationale Contre le Terrorisme. }} La mobilisation contre le terrorisme, contre les talibans, contre les concessions aux terroristes qui a commencé à sourdre au Pakistan nous donne la responsabilité de dire NON AU TERRORISME de plus en plus fort. {{ En Ile de France }} -{{“Artistes et citoyens ensemble contre le terrorisme”à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris *Sous le parrainage de la Ville de Paris.}}Soutien des mairies de Fontenay-sous-Bois, Saint-Mandé et Fontenay-aux-Roses{{11 septembre de 16 h à 18 h 30}}{{Accueil à 15 h 30}} Avec la chanteuse {{Marlène Samoun}} accompagnée de son guitariste Pascal Storch les musiciennes classiques{{Mathilde Febrer}}{{Mélisande et Annie Ouaknine}}qui interpréteront l’Hymne aux Victimes du Terrorisme« Por Ellos » composé par Manuel CarrascoLecture de textes par les comédiens {{Eric Pierrot, Anna Macina,François Berland et Christophe Correia}}{{Avec la participation de Fodé Sylla Richard Rossin, Diagne Chanel, Malka Marcovich, Bertrand Lebeau}} et de nombreux témoignages.{{ Réservation strictement obligatoire06 89 14 82 08ou[mpctasso@aol.com->mpctasso@aol.com]}} -{{Marche “Justice pour les victimes du terrorisme”}}{{avec Fodé Sylla, Parrain du Collectif Contre le Terrorisme}}{{départ à 19 h}} {{ De la Rue Lobau Au Palais de Justice de Paris}}{{à l’appel du Collectif Contre le Terrorisme}}AFVT.org Association française des Victimes du Terrorisme ; AMLZ Association Marianne Lehman Zaoui ; APIV Association pour l’information et la Vérité ; ARAPREM Association de rapatriés d’Algérie ( Harkis et Pieds Noirs) pour la réconciliation des mémoires Comité Soudan ; HEVEL ; LDIF Ligue du Droit International des Femmes ; LICRA Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme ; MPCT Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme (Membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme) ; Paroles de Femmes ; PEREC Pour une École Républicaine et Citoyenne ; Primo Info ; Regards de Femmes ; SOS Racisme ; UEJF Union des Étudiants Juifs de France ; Urgences Afrique {{Des Pakistanais ont trouvé le courage de se dresser contre le terrorisme, après les massacres d’Ahmadis et de Soufis. Après un nouvel été meurtrier, nous devrons avoir celui de marcher pour que justice soit rendue à toutes les victimes du terrorisme.REJOIGNEZ-NOUS !Demandez nos autocollants NON AU TERRORISME. Signez la pétition NON AU TERRORISME. }}
Auteur/autrice : MPCT
Le combat du MPCT – Introduction d’Huguette Chomski Magnis à la Conférence du 1° juillet 2010
Je salue la présence de Fodé Sylla, parrain du Collectif Contre le Terrorisme et des représentants de tous nos partenaires au sein de ce Collectif qui rassemble enfin dans une même plate-forme contre le terrorisme , 16 organisations diverses et variées, en particulier la présence d’Annie Sugier, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes.Merci, surtout, aux victimes du terrorisme qui ont l’immense courage de témoigner de leur expérience et de leur engagement. {{Le combat du MPCT part d’une double conviction :}}-Rien ne saurait se faire et se dire à propos du terrorisme sans que soit d’abord entendue la parole des victimes, la parole de ces civils ciblés, en tous temps et en tous lieux, par des attentats terroristes. -Mais rien ne pourra se faire non plus en isolant les victimes et en faisant reposer sur elles seules le poids de la mobilisation de la société civile contre le terrorisme, un des fléaux majeurs de notre temps puisque la population de la planète tout entière en est devenue la cible potentielle. Inconditionnellement solidaires de toutes les victimes du terrorisme et de leurs associations, nous ne sommes pas pour notre part une association de victimes mais une association citoyenne et militante de défense des droits humains. Nous avons voulu inscrire d’emblée le combat contre le terrorisme dans ce cadre universel. {{Le réseau de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme dont nous sommes membres vise à rassembler à la fois des organisations de victimes du terrorisme et des associations de défense de droits humains.}} -Nous reprenons à notre compte la devise de notre partenaire algérienne, l’association Djazairouna des Familles Victimes du terrorisme islamiste : Pour le Devoir de Mémoire, pour le Devoir de Vérité, Pour le Devoir de justice.{{Oui, le devoir de Justice est fondamental à nos yeux.}} -Quand l’irréparable a été commis, quand des êtres chers ont été arrachés à leurs proches par des actes terroristes, que reste-t-il à ceux-ci hormis l’exigence que justice leur soit rendue ? Et quelle pire souffrance pour ces familles que de voir l’impunité triompher et les commanditaires de ces crimes promus au rang d’ »acteur politique incontournable ». La prise d’otage est l’arme imparable qui complète l’arsenal de ces terroristes puisqu’en échange de la libération d’innocents elle exige et obtient la libération d’assassins condamnés. -Quant aux victimes qui ont survécu à des attentats, celles qui se sont trop souvent entendu dire qu’elles ont de la chance, elles aussi ont besoin que justice leur soit rendue et que l’on cesse, au nom de la real politik, au nom d’intérêts ou par peur, de s’accommoder de l’impunité de leurs bourreaux. {{Face au terrorisme, qui ne dit mot consent !}} Et ce mot, beaucoup d’entre nous ont commencé à le dire ensemble, par-delà nos différences, dans une pétition que nous voulons internationale. C’est le mot NON. {{NON AU terrorisme !}} -Ce NON ne souffre aucune dérogation.Une brèche dans le mur de la condamnation des actes de terrorisme, et c’est tout le mur qui s’effondre. Admettre la victoire d’une organisation terroriste, c’est consacrer celle de tous les terroristes, d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Ce « non au T » , nous devrons faire en sorte qu’il devienne celui de l’opinion publique internationale.
Une soirée qu’on n’est pas près d’oublier ! Après la conférence «Terrorisme : et si on écoutait les victimes ? »
Co-organisée par l’AfVT.org, les Amis de l’Algérianie et le MPCT{{« Je sais plus encore que nous sommes sur un chemin juste »}}(Richard Rossin) -Ce premier soir de juillet, les gêneurs avaient la parole. Les gêneurs, c’est à dire les victimes du terrorisme dont pour une fois la parole était entendue. Certes pas entendu de grand monde. De médias, dûment invités, il n’y avait point. D’hommes politiques, il n’y avait qu’un. Mais quel homme, quel grand Monsieur ! Fodé Sylla, parrain du Collectif Contre le Terrorisme qui rassemble, à l’initiative du MPCT 16 organisations dont plusieurs étaient représentées pour entendre la parole des victimes. Victimes , elles n’ont pas demandé à l’être et refusent d’être réifiées. -Ils étaient trois présents, côte à côte devant une salle attentive, dignes dans leur douleur. Il y avait Nicole, l’enfant blessée devenue adulte vaillante, artiste sensible et citoyenne courageuse qui n’accepte pas d’avoir été un de ces œufs qu’il fallait paraît-il casser pour réussir la grande omelette de l’histoire de l’Algérie. Bernard, le fils brutalement privé d’une mère admirée et bien-aimée qui a fait le serment d’obtenir justice pour elle, la victime d’un des innombrables attentats qui ont visé les civils en Israël.Et Zakia, la mère meurtrie à jamais, la veuve aussi dont la vie a basculé dans le cauchemar sur la route de Médine, celle qu’on ne sait qu’étreindre car on ne trouve pas les mots après avoir entendu son témoignage déchirant. A leurs côtés, il manquait la quatrième, Marylène , blessée dans l’attentat du RER Saint Michel. Elle n’a pas pu ! Une absence très signifiante pour nous faire saisir sa détresse 15 ans après l’attentat.-Lise Haddad dont l’exposé est intégralement reproduit en rubrique articles résume : « La soirée était belle parce qu’enfin la parole était libérée, parce qu’enfin nous étions autorisés à plaindre les victimes et à fustiger leurs assassins et aussi, ne les oublions pas, ceux qui par leur lâcheté s’en rendent complices ».Et Richard Rossin d’ajouter :« il y avait là de la fraternité ! »-Fodé Sylla dans une conclusion inspirante, profondément humaniste, intériorisa la parole des victimes qu’il avait vraiment su entendre. Nous communiquerons dès que possible le texte de son intervention, réquisitoire implacable contre la justification du terrorisme commis au nom de l’Islam ou du tiers-mondisme. L’introduction à la Conférence par la présidente du MPCT est reproduite en rubrique brèves. -Le terrorisme poursuit, développe son oeuvre de mort. Le jour même de la conférence, les terroristes islamistes frappaient à nouveau cruellement au Pakistan. Après les Ahmadis, c’était au tour des Soufis d’être massacrés. {{Les coups vont continuer à pleuvoir mais nous sommes sûrs au MPCT de ne pas nous tromper de combat.}}Solidarité avec les victimes du terrorisme, refus de l’isolement de ces victimes, exigence de Justice pour ces victimes.{{Savoir dire “NON AU TERRORISME”}}{{[http://www.petitionnonaut.org/index.php?lang=french->http://www.petitionnonaut.org/index.php?lang=french]}}{{ et faire de ce combat celui de la société civile.}}-{{Le 11 septembre 2010, dans le cadre de la 3° Journée Internationale Contre le}} {{Terrorisme , placée sous le parrainage de la Ville de Paris,}} {{nous nous rassemblerons à l’Hôtel de Ville de Paris, avec les artistes solidaires, {ensemble contre le terrorisme} et, pour la première fois, nous marcherons, avec Fodé Sylla, pour que justice soit rendue aux victimes du terrorisme. Des manifestations sont en préparation en région et à l’étranger et nous espérons que les soutiens vont se multiplier.}} On a commencé. Il nous faudra faire bouger les lignes. V.W.
Exposé de Lise Haddad à la Conférence du 1° juillet 2010
{{ Terrorisme : et si on écoutait les victimes ?}} -Le 28 janvier 1919, Max Weber, sociologue allemand, prononce une conférence La profession et la vocation de politique[1] dans laquelle il établit une nouvelle distinction à l’intérieur de l’éthique entre l’éthique de la conviction et l’éthique de le responsabilité. Au lendemain de la première guerre mondiale, l’ancien monde semble anéanti et il faut alors repenser les notions fondamentales, étant donné la faillite morale à laquelle on vient d’aboutir. L’éthique de la conviction n’a pour objectif que « d’empêcher que ne s’éteigne la flamme de la pure conviction » alors que l’éthique de la responsabilité refuse de « s’accommoder de moyens douteux ou au moins dangereux du point de vue moral ainsi que de la possibilité, voire la probabilité de conséquences accessoires mauvaises ». -Le terrorisme qui massacre sans état d’âme au nom de Dieu, de la justice sociale ou de la revendication territoriale pourrait rentrer dans le cadre de cette éthique de la conviction. En effet il n’hésite pas à sacrifier, sur l’autel de sa foi qu’elle soit religieuse ou séculière, un nombre indifférent de victimes. -Pourtant, l’idéologie terroriste, car c’est bien d’une idéologie qu’il s’agit, ne ue pas pour défendre une idée. C’est pire encore, le terrorisme tue pour terroriser, et là le moyen devient la fin. Cette mort qui frappe n’importe où, dans les lieux les plus anodins : métro, magasins, postes, avions, autobus, restaurants, night clubs, cinémas, plages comme dans les lieux les plus sacrés : écoles, synagogues, mosquées, rassemblements pour un enterrement. Cette mort aveugle qui prend en otage n’importe qui, n’importe quand, n’importe comment insinue la peur partout. Peu de sortir, peur de voyager, peur de communiquer, peur de s’opposer, peur de s’exprimer.-Peu importe qui mourra déchiqueté, qui restera amputé paralysé, qui survivra traumatisé à vie, voyant désormais l’existence comme un long calvaire tout rempli de terreur, de désolation et de culpabilité d’avoir survécu. Ces victimes là resteront le meilleur porte parole des terroristes. Elles sont totalement instrumentalisées, réifiées donc transformées en choses, en moyens. Dans les Fondements de la métaphysique des mœurs[2], Kant explique que « l’homme […] existe comme fin en soi, et non pas simplement comme moyen dont telle ou telle volonté puisse user à son gré […] il doit toujours être considéré en même temps comme une fin. »-En transformant les victimes en moyens de propagande, et c’est cela qui fait la spécificité du terrorisme par rapport aux autres idéologies, les terroristes procèdent à une déshumanisation. Ils veulent faire perdre à tous, puisqu’ils visent l’ensemble de l’humanité en s’attaquant à des objectifs indifférenciés, jusqu’au désir d’être un sujet humain avec sa capacité de discernement, de choix, d’engagement, d’échange, de création. {{ Ici, il ne s’agit que de détruire, de réduire au silence, d’introduire la méfiance de tous envers tous}}. Le terrorisme m’a toujours irrésistiblement évoqué le mythe de la Gorgone; présenté par plusieurs auteurs dont les plus célèbres sont Homère, Hésiode et Ovide et que Jean-Pierre Vernant commente admirablement dans son livre La mort dans les yeux Figures de l’autre en Grèce ancienne[3]. Ce mythe raconte qu’une créature nommée Gorgo, Puissance de terreur de dimension surnaturelle, au visage de masque terrifiant et à la voix inhumaine et effroyable tue en les pétrifiant tous ceux qui croisent son regard , seul le héros Persée parvient à la terrasser en lui opposant un miroir , elle meurt donc de s’être regardée. Jean-Pierre Vernant la considère comme une figure de l’absolue altérité et la définit comme celle qui, « à tout moment et en tout lieu, arrache l’homme à sa vie et à lui –même […] pour le projeter vers le bas dans la confusion et dans l’horreur du chaos. » La gorgone réside dans l’Hadès, elle représente le monde des morts et pour l’affronter, il « faudrait soi-même s’être transformé en ce que sont les morts : des têtes, des têtes vides, désertées de leur force, de leur ardeur »loin de l’expression qui fait la singularité des personnes, elle fige tout à son image terrifiante. C’est bien la fascination horrifiée que vise cette puissance de mort car ce qu’y voit celui qui la regarde, c’est sa propre mort, son renvoi dans l’indifférencié, la négation de son humanité.-Quel équivalent du stratagème de Persée pour terrasser la Gorgone pouvons-nous proposer ? Si il existe dans l’imaginaire grec la figure de la terreur, on peut aussi y trouver les moyens imaginés pour la surmonter. Jacqueline de Romilly, à l’occasion d’un colloque à l’UNESCO sur la paix, avait rappelé la symbolique du bouclier d’Achille. En effet, au chant XVIII de l’Iliade[4], Thétis, la mère d’Achille demande à Héphaïstos de lui fabriquer des armes. Sur le bouclier sont représentées deux villes : une en paix, une en guerre. Deux scènes évoquent la paix, une noce, et un procès. Le procès, la justice constitue aux yeux des grecs le moyen de résoudre pacifiquement les conflits. Du reste, dans un magnifique ouvrage La voix endeuillée, essai sur la tragédie grecque, l’historienne de la Grèce ancienne Nicole Loraux[5] explique que la tragédie sert à exprimer les haines inextinguibles, les deuils inconsolables que la démocratie, c’est à dire le conflit mis en parole n’a pas pu résoudre. -Aujourd’hui, nous avons tenté de rendre la parole aux victimes, nous avons essayé de les sortir de leur pétrification, de leur instrumentalisation en figures de terreur. Dans un article : Le Juste, la justice et son échec, Paul Ricœur[6] reprend cette interprétation de la justice pénale comme sortie de la tragédie, comme résolution de la violence : « la coupure avec la violence s’exprime avec l’institution du procès comme cadre d’une répétition symbolique, dans la dimension de la parole de la scène effective de la violence. ». Il ajoute que « la sentence est bien nommée «arrêt » : elle met fin au procès. » Le procès envisage trois pôles : le coupable, la victime, la loi soit deux partenaires et un tiers abstrait. Cette existence comme acteur du procès, comme personne lésée à qui on rend « réparation » permet à la victime, à travers son statut reconnu de victime de retrouver cette humanité que le terrorisme avait voulu lui ôter.-Rendre la parole aux victimes, c’est comme nous l’avons vu, tenter de les réintégrer au cœur du tissu social, leur permettre de témoigner, de remettre des mots sur la violence qui leur a été faite en tentant de les réduire au silence, enfin les réparer juridiquement, les réparer moralement en prolongeant leur discours et en portant leur plainte au tribunal pour en faire une revendication de justice.- Le deuxième effet du procès contre le terrorisme, c’est de mettre en évidence sa nature criminelle. Il ne s’agit pas d’une conviction défendue par des moyens immoraux, le but c’est de tuer, d’anéantir en l’autre son humanité. Tout prétexte ne constitue qu’un masque, un leurre pour abuser les foules car le terrorisme périrait d’être reconnu pour ce qu’il est. Lise Haddad, philosophe, administratrice du MPCT——————————————————————————–[1] Max Weber. Le savant et le politique. Découverte poche. PARIS 2003p 192,193.[2] Kant Fondements de la métaphysique des mœurs ; Delagrave Poitiers 1977.p148[3] Jena-Pierre Vernant. La mort dans les yeux. Hachette Pluriel. PARIS1998 p30[4] Homère l’Iliade. Chant XVIII. Editions Garnier Flammarion ; Paris .1965 p318, 319.[ 490-537][5] Nicole loraux La voix endeuillée ; Essais gallimard. Paris.1999 ;[6] Paul Ricœur. Cahiers de l’Herne. Le Juste, la justice et son échec. Editions de l’Herne 2004.p 231, 232,233.
Communiqué du MPCT – Séquestration de Guilad Shalit : pas un jour de plus !
{{Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, est solidaire du combat de la famille du jeune otage franco-israélien Guilad Shalit, séquestré depuis 4 ans.}}Soldat israélien, il est aussi citoyen français, ce qui nous mobilise, comme ce fut le cas pour une autre bi-nationale, Mme Ingrid Betancourt, heureusement libérée.Guilad Shalit a été promu citoyen d’honneur par la Ville de Paris, et de nombreuses mairies ont affiché son portrait en signe de solidarité. -{{La Croix-Rouge évoque le cas de Guilad Shalit dans un communiqué publié le 14 juin 2010.}} Le CICR souligne que le Hamas rejette toujours ses demandes de visiter Gilad Shalit et refuse de lui permettre de contacter sa famille, en violation du droit humanitaire international. Le CICR “demande instamment à ceux qui détiennent Gilad Shalit de l’autoriser à avoir des échanges réguliers avec sa famille, comme il en a le droit” et leur “rappelle également qu’ils ont l’obligation de le traiter avec humanité et de veiller à ce que ses conditions de vie soient humaines et dignes.” Mais après 4 années, l’appel humanitaire du CICR n’est pas lancé avec assez de force pour être entendu ! En effet, le nom de Guilad Shalit n’est pas mentionné dans le titre du communiqué {“Blocus de Gaza, pas une année de plus !”,} ni dans le sous-titre{,”Pour sortir le million et demi de Gazaouis de la situation précaire dans laquelle ils se trouvent, l’assistance humanitaire à elle seule ne suffit pas. La seule solution durable consiste à lever le blocus”.} Le kidnapping de Guilad Shalit – perpétré en territoire israélien le 25 juin 2006 en-dehors de tout combat – a mené (avec les tirs de roquettes sur les zones civiles israéliennes) à l’installation du blocus l’année suivante.Les deux étant liés par un rapport de cause à effet, il n’est pas possible d’appeler à lever le blocus de Gaza sans appeler à la levée de la séquestration de Guilad Shalit.En ne le mentionnant pas dans son titre, le CICR lui attribue une importance mineure, et n’envoie donc pas le bon message au Hamas, organisation terroriste au pouvoir à Gaza. Le CICR qui fournit une aide réelle à la population de Gaza a aussi eu le mérite de visiter environ 450 personnes détenues dans la Bande de Gaza, entre janvier et mai 2010, afin de vérifier leurs conditions de détention. Mais Guilad Shalit n’a pas été du lot. -{{Guilad Shalit n’est pas prisonnier, il est otage.Il n’est pas détenu, il est séquestré. Guilad Shalit doit être libéré, comme tous les otages, parce que, comme tous les otages, français ou de n’importe quelle autre nationalité, il est INNOCENT.}} Ses kidnappeurs eux-mêmes, ne l’accusent d’aucun crime. L’échange d’un innocent contre un ou plusieurs coupables condamnés, s’il se pratique dans les faits, est profondément injuste dans son principe. -{{Le MPCT s’adresse à la Croix-Rouge afin qu’elle mette tout en œuvre pour rendre visite à Guilad Shalit et s’assurer de son état de santé.}} Le MPCT demande à toutes les associations qui se réclament de la défense des droits humains de presser la Croix-Rouge de déployer plus d’efforts en ce sens. -{{La demande de libération immédiate et inconditionnelle de Guilad Shalit reste notre position intangible.}} Le MPCT demande à toutes les associations qui se réclament de la défense des droits humains de la prendre en charge, quelles que soient leurs opinions sur le conflit du Proche-Orient. Paris le 21 juin 2010
Spectacle : JAMILA OU L’ENFANCE LAPIDÉE
{{ Lecture proposés par “Ecritoire” d’un texte de Christian Moriat à découvrirlundi 28 juin 2010à 21h au Théâtre Darius Milhaud}} “Quelque part en Afghanie, Jamila Shorun, 13 ans, est seule à la maison. Son père est sorti avec sa femme car, dans ce pays, il est inconcevable qu’une femme sorte seule. Un dalibon, à la recherche d’un « terroriste » qu’il croit réfugié dans cette maison, fait soudain violemment irruption et la découvre, sans burqa, en train de jouer avec une Barbie-« poupée juive », symbole de l’Occident pervers. Arrêtées, Jamila et la Poupée sont traînées, par le Munkrat, devant le Tribunal pour la Répression du Vice et la Propagation de la Vertu …” Christian Moriat a écrit un vibrant réquisitoire contre les violences faites aux femmes dans certains pays du Moyen-Orient.Lecture dirigée par Marie Josée BrakhaToutes informations complémentaires : [http://des.mots-et-des.actes.over-blog.com->http://des.mots-et-des.actes.over-blog.com]M.J.(1) Théâtre Darius Milhaud 80 allée Darius Milhaud, 75019 ParisRéservations : 01 42 01 92 26 [http://tdm4.perso.neuf.fr/ecritoire.htm->http://tdm4.perso.neuf.fr/ecritoire.htm]
Iran : Résumé de l’intervention de Malka Marcovich à la table ronde ” l’islamisme contre les femmes”
{{ Colloque le Dilemme Iranien Paris 13 juin 2010 }} (1) J’interviens ici en tant qu’historienne et consultante internationale, mais surtout en tant que militante, au titre de Vice Présidente du Comité Laïcité République, membre du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme et de la Ligue du droit international des femmes. La laïcité, et la question du terrorisme sont intrinsèquement liées aux avancées et aux régressions des droits des femmes. En effet, aujourd’hui, en raison des menaces terroristes islamistes, de nombreux gouvernements, y compris les nôtres, capitulent sur la laïcité, qui seule permet l’avancée, voir le maintien des droits des femmes.L’érosion de la défense de ces principes a commencé en réalité il y a trente ans au niveau international, par l’influence de plus en plus grandissante et des pressions de la république islamique d’Iran. Jusqu’à 1979, l’Arabie Saoudite qui avait refusé la Déclaration universelle de 1948, en raison de l’égalité entre les femmes et les hommes et des règles de la Charia, était restée en retrait. En 1979, l’ONU adoptait la Convention pour l’élimination des discriminations à l’encontre des femmes (CEDAW), que l’on a considéré comme la Déclaration Universelle des droits des femmes. Il est certain que cette Convention n’aurait jamais pu être adoptée quelques années plus tard, à cause des dérives que la République islamique a introduites au sein de l’institution internationale à partir de 1981. Je décris précisément l’historique de ces dérives dans mon ouvrage « Les Nations désUnies, comment l’ONU enterre les droits de l’homme », et la manière dont le relativisme culturel s’est développé, mettant en péril l’avancée des droits des femmes dans le monde. Ce qui s’est passé en Iran il y a 30 ans n’a pas seulement eu des conséquences sur la vie des femmes là bas, mais aussi dans d’autres pays, comme le Liban par l’entremise du Hezbollah ou dans les territoires oalestiniens sous contrôles du Hamas. Depuis 2003, les pratiques shiites discriminatoires à l’encontre des femmes ont eu un impact sur l’ensemble de la société irakienne, au Kurdistan et même chez les Sunnites, qui pratiquent par exemple de plus en plus les mariages temporaires, qui sont le plus souvent une couverture pour la prostitution et la traite des femmes. Dans les instances internationales, la républiqe islamique d’Iran a contribué au renforcement de l’Organisation de la Conférence Islamique. En 1998, nos pays se réjouissaient de l’arrivée au pouvoir du président iranien prétendu modéré Khatami, qui proposait le dialogue des civilisations et interreligieux – devenu depuis l’Alliance des civilisations – comme projet de pacification du monde. Cela constitua un tournant décisif et la défense des valeurs universelles et de la laïcité furent de plus en plus attaquées au tournant du siècle. Oui, aujourd’hui, dans les enceintes internationales et ailleurs, nos démocraties capitulent de plus en plus face aux pressions iraniennes contre les normes universelles. Ces mécanismes de capitulation se voient à un niveau général et vis-à-vis d’autres pays, comme lorsque l’on se couche devant le Colonel Kadhafi pour ne prendre que cet exemple.Jadis les guerres se menaient sur le dos des femmes. J’ai bien peur que la/les paix de demain se feront contre les droits des femmes. Rien n’est jamais acquis. Nous ne sommes pas ici à l’abri. La liberté des femmes en Iran et la fin du régime théocratique auront des conséquences sur l’ensemble de nos sociétés. La victoire des Mollahs a eu un impact manifeste durant 30 ans et risque de continuer d’influer sur les droits des femmes, là bas, ailleurs et ici. C’est pourquoi, plus que jamais, il nous faut rester fermes pour proclamer les principes de laïcité et refuser le chantage au terrorisme. Malka Marcovich(1) Journée organisée par Le Meilleur des mondes et la Confédération étudiante, en partenariat avec l’Ecole Supérieure de Gestion.Avec le soutien de La Règle du Jeu, SOS Racisme, Ni Putes Ni Soumises, l’Union des étudiants juifs de France, du Comité indépendant contre la répression des Citoyens iraniens et du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme
Terrorisme : les Rachels oubliées
Le nom de Rachel Corrie est connu dans le monde entier.Si on doit regretter la mort survenue en 2003 de cette jeune militante anti-israélienne, on doit aussi dénoncer son instrumentalisation par le biais de divers supports édifiants, film, pièce de théâtre et autres vidéosEn ces temps où la “flotille” fait fureur – même lorsque, chef d’œuvre de propagande pro-Hamas, elle est frauduleusement baptisée humanitaire, de la paix ou de la liberté (1), chacun sait que le nom de Rachel Corrie a aussi été donné à un bateau. Or une vidéo en anglais nous est parvenue, qui livre un autre point de vue sur le blocus de Gaza. Mais surtout, elle évoque le souvenir de huit victimes du terrorisme, oubliées comme le sont toujours les victimes du terrorisme, toutes israéliennes et toutes prénommées Rachel, elles aussi. Agées de 16 à 53 ans, elles ont toutes été tuées dans des attentats. Délibérément visées car civiles israéliennes, dans un café, un centre commercial, chez elles, dans la rue ou sur la route.Leur nom a été donné à des embarcations. Sans connaître ses auteurs et sans nécessairement partager leurs positions, j’invite chacune et chacun à visionner cette vidéo, simplement pour nous associer à un hommage rendu à des victimes ignorées. [http://www.youtube.com/watch?v=co2X5LKH5n0&feature=youtube_gdata->http://www.youtube.com/watch?v=co2X5LKH5n0&feature=youtube_gdata]Huguette Chomski Magnis (1) Un récent reportage de la télévision allemande le dénonce avec un grande rigueur.
Lettre ouverte aux responsables politiques, aux élus et aux médiasArrêtez la machine à terreur de la République islamique d’Iran
Mesdames, Messieurs, Il y a deux semaines, 1 femme et 4 hommes ont été exécutés en Iran pour raison politique. 4 d’entre eux étaient kurdes. Il s’agit là de la deuxième série d’exécutions politiques depuis l’année dernière et la menace d’être exécuté-e-s pèse sur d’autres prisonnier-e-s politiques. Aujourd’hui, 14 d’entre eux (dont 8 kurdes) sont condamné-e-s à mort et attendent leur exécution. Le régime iranien qui encourage le terrorisme islamiste dans le monde entier, condamne, sous prétexte de terrorisme ou d’autres inculpations infondées, les personnes qui défendent les droits des femmes, des ouvrier-e-s, des étudiant-e-s, des minorités ethniques et religieuses, et des homosexuel-le-s, et prépare leur mise à mort. Ces personnes sont jugées par des tribunaux qui ne respectent aucun principe relatif aux droits humains. Les prisonnier-e-s sont torturé-e-s pour avouer des délits que leur dictent leurs inquisiteurs. Et vous savez : l’Iran est l’un des rares pays à ne pas avoir signé la Convention internationales contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Aujourd’hui, près de 500 personnes sont en prison politique. Leur seul délit est de militer pour les droits des femmes, des ouvrier-e-s, des étudiant-e-s, des minorités ethniques et religieuses, et des homosexuel-le-s, d’avoir des convictions différentes, d’avoir des activités journalistiques et de dénoncer des actes contraires aux droits humains. Nous, les femmes et les groupes de femmes iraniennes, sommes atterrées de constater que la République islamique d’Iran n’est guère interrogée par les gouvernements et les instances internationales pour les persécutions, les tortures et les viols qu’elle commet. Nous sommes consternées de voir que l’exécution et la mise à mort du peuple dans les manifestations pacifiques ne rencontrent que le silence des autres Etats, si ce n’est des négociations contraires aux droits humains. L’exemple le plus récent est l’extradition de la France vers l’Iran de l’assassin de Shapour Bakhtiar, dernier premier ministre d’avant la révolution de 1979. Les Etats qui disent défendre les droits humains, ne reconnaissent-ils pas les droits d’un peuple qui résiste par millions face au fascisme religieux ? Pourquoi les droits humains en Iran sont-ils sacrifiés à la politique atomique ou aux négociations politiques ? Un Etat qui gouverne en prenant appui sur la torture et le meurtre de ses citoyen-ne-s, ne peut pas être reconnu par les pays défenseurs des droits humains. Nous demandons aux organismes d’Etat et aux défenseurs des droits humains d’interpeller l’Iran pour que ce régime cesse ses exécutions, libère les prisonnier-e-s et arrête sa machine à terreur. SIGNATAIRES Réseau international de solidarité avec le mouvement des femmes iraniennesAssociation des femmes iranienne- Cologne Centre des femmes Kurdes- Cologne Réseau international de solidarité avec le mouvement des femmes iraniennesConférence des femmes iraniennes-HanovreMai 2010
Communiqué du MPCT : solidarité avec le peuple d’Iran
{{Participation au rassemblement du 12 juin 2010}}Après une année de répression d’une violence inouïe en Iran, marquée par les exécutions iniques d’opposants, le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme (MPCT) s’associe au rassemblement du 12 juin appelé à Paris au Mur de la Paix à 14 h.Solidaire pour exiger la libération inconditionnelle de TOUS les prisonniers d’opinion en Iran, l’arrêt immédiat de toutes les exécutions, la fin de tous les actes de torture, de viol et de violence psychologique, la liberté de réunion et la cessation des arrestations arbitraires, la révision des lois discriminatoires à l’égard les femmes. Solidaires de l’appel Azadi Liberté pour l’Iran et du Colloque du 13 juin, nous revendiquons toutes les libertés démocratiques pour les Iraniennes et les Iraniens : le droit de penser, de s’organiser, de se réunir, de manifester et de se vêtir librement !Paris le 11 juin 2010Le MPCT sera représenté au Mur de la Paix par le Dr Richard Rossin.

