3° Journée Internationale Contre le Terrorisme : un mouvement est en marche !

{{Discours d’Eric Wagner, dirigeant du MPCT à La Réunion}} Samedi 11 septembre 2010. Le Tampon, île de la Réunion, 3ème Journée Internationale contre le Terrorisme.Monsieur le Maire,Mesdames, messieurs les Conseillers Municipaux,Mesdames, messieurs,-Si nous sommes réunis aujourd’hui sur le parvis des Droits de l’Homme de la Commune du Tampon, c’est pour commémorer – conjointement avec plusieurs villes de par le monde dont Paris « Ville Lumière » où se déroulera également une marche dite de la « justice pour toutes les victimes du terrorisme » – la 3ème Journée Internationale contre le terrorisme et honorer en nous rassemblant ainsi la mémoires des victimes civiles de la barbarie des temps modernes. Si elle est lâchement le plus souvent sans visages elle porte un nom, celui de l’infamie « Terrorisme ». Il sévit quotidiennement aux 4 coins du globe d’ignoble manière et tout un chacun vaquant à ses occupations quotidiennes peut en être la cible. Ce peut être nous, un de nos proches, une connaissance….car cette ignominie n’est malheureusement pas l’apanage de pays en guerre faisant l’actualité, elle touche parfois un pays en paix (notion toutefois toute relative) et la France a une mémoire douloureuse à ce propos. -Les partenaires de ces manifestations sont énumérés sur les documents remis et il est fort symbolique d’être réunis sur le Parvis des Droits de l’Homme. Un Symbole, un Engagement, un Combat, un Message. Merci à vous toutes et tous de votre présence.-De la sorte nous montrons aux familles de toutes ces victimes, notre solidarité, notre compassion. A leurs bourreaux de tous poils et de tous acabits nous montrons notre capacité de mobilisation, notre Résistance à cette forme d’oppression. Si les terroristes sont le plus souvent sans visages, la résistance à cette négation de la nature humaine sacrée, « que l’on croit au ciel ou que nous n’y croyons pas », en a un, le Nôtre ! -Nous entendons ne pas laisser place à la compromission, à la soumission à ce fléau qui pour couvrir ses actes ignobles tente parfois de se revêtir des plus beaux attributs! Mais il est démasqué et se révèle tel qu’il est : abject, même si ce mot n’est pas assez fort pour le dénoncer.-Ayons en cet instant une pensée toute particulière pour 3 compatriotes qui en ont été victimes depuis le début de l’année : le cinéaste Séverin Blanchet, assassiné dans un attentat « suicide » islamiste à Kaboul, le policier Jean-Serge Nerin tué sur notre sol par des membres de l’ETA et l’humanitaire Michel Germaneau, pris en otage puis assassiné cet été par Al Qaida au Maghreb Islamique. -Merci Monsieur le Maire d’avoir invité pour la deuxième année consécutive le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, co-organisateur de cette manifestation de dimension planétaire et membre de l’Alliance Internationale contre le terrorisme, que je représente ici. Ainsi votre Commune et à travers elle notre petit territoire si bien nommé La Réunion est aussi un phare dans la nuit noire du terrorisme, une vigie, un éveilleur de consciences…-Notre pays la France est un pays de Mémoire et de mémoires. Cette journée de commémoration n’est en aucune sorte une de plus ou une de trop. Elle répond par sa capacité de mobilisation aux enjeux de 21ème siècle naissant dont Malraux disait « qu’il serait spirituel ou ne serait pas » mais dont le constat est qu’il débute dans le sang. {{Ce sang est celui de nos sœurs et frères en Humanité, où qu’ils soient, quels qu’ils soient}}. Nous ne pouvons malgré nos préoccupations quotidiennes légitimes ni être indifférents à leurs souffrances ni détourner le regard en nous disant que c’est loin, que ce n’est pas nous…-Terrorisme au sujet duquel Albert Camus, juste parmi les justes, penseur humaniste dont nous célébrons en 2010 le cinquantenaire de la mort, écrivait dans les années 50 alors que sa terre natale était soumise à cette terreur, des mots qui sont toujours aussi actuels : « quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre d’une foule innocente où le tueur sait d’avance qu’il atteindra la femme et l’enfant ».Si je cite Camus, c’est qu’il est pour moi une source d’inspiration et de réflexions et parce que je partage avec lui l’amour de Tipasa, fondation punique puis cité romaine sur la côte algérienne dont il écrivit « je comprends ici ce que l’on appelle Gloire, le droit d’aimer sans mesure » (Noces).{{Aimons donc sans mesure la Vie et dénonçons aussi sans retenue une culture de mort. Il en est de notre responsabilité de femmes et d’hommes libres, notamment au nom de ceux n’ayant pas ce choix ni cette liberté là.Sinon, nous n’aurions rien appris de l’Histoire et nous exposerions au pire.}}Merci.Eric Wagner

11 septembre 2010 Journée Internationale Contre le Terrorisme

{{ Liens avec nos partenaires de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme}}[http://www.vittimeterrorismo.it/->http://www.vittimeterrorismo.it/] [http://www.victimasdeargentina.com/index.php?option=com_content&view=article&id=211->http://www.victimasdeargentina.com/index.php?option=com_content&view=article&id=211->undefined] {{“Puisqu’ils veulent qu’on soit invisibles, soyons visibles. Puisqu’ils veulent qu’on se taise, parlons.” (Fodé Sylla, Parrain du Collectif français des ONG Contre le Terrorisme)}} {{Ile de France}} {{Artistes et citoyens ensemble contre le terrorisme}}{{16 h – Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris}} {{Sous le parrainage de la Mairie de Paris et de Fodé Sylla}}avecla chanteuse {{Marlène Samoun}}les musiciens {{Mathilde Febrer, Annie et Mélisande Ouaknine et Pascal Storch}}les comédiens {{Anna Macina, Eric Pierrot, François Berland et Christophe Correia}} {{Justice pour toutes les victimes du terrorisme !}}{{19 h -Marche de l’Hôtel de Ville (rue Lobau) au Palais de Justice (rue de Lutèce)}}{{Communiqué du MPCT}}-Depuis des années, le terrorisme cible les civils, pour les tuer ou les soumettre, par les attentats –attentats dits “suicides” en particulier – et les prises d’otages. {{Le terrorisme est un crime contre la justice}} La prise d’otages est devenue l’arme efficace des organisations terroristes pour leur assurer l’impunité. Elles exigent et obtiennent non seulement le paiement de rançons mais aussi l’élargissement de terroristes jugés et condamnés, selon le principe de l’échange d’un innocent contre un ou plusieurs assassins.{{ Le terrorisme est un crime contre la paix}} On le voit au Proche-Orient où des attentats visant des civils israéliens a accueilli la reprise de pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens. {{Le terrorisme est un crime contre le vivre ensemble de l’humanité}} Il entrave la libre communication entre individus et la libre circulation entre pays. Il induit des mesures sécuritaires drastiques qui limitent nos libertés. Il génère la suspicion au quotidien, détruit le lien social, la confiance, la solidarité et favorise l’essor du racisme. {{Le terrorisme est un crime contre l’aide aux populations en détresse}} On le voit en Afrique, au Pakistan ou en Afghanistan quand des humanitairessont menacés, pris en otage et assassinés comme l’a été notre compatriote Michel Germaneau. {{Le terrorisme est un crime contre la démocratie et la liberté d’expression}} Le chantage de la menace terroriste fait pression sur des gouvernements élus démocratiment élus, les médias et toute la société. Les terroristes islamistes veulent empêcher les citoyennes et citoyens du monde de vivre, penser et s’exprimer librement. {{Le terrorisme est un des plus grands fléaux de notre temps}} Il est temps qu’il soit universellement reconnu comme tel et universellement rejeté ! – A l’approche du 11 septembre, l’ONU va examiner sa “stratégie anti-terroriste”. -Mais que peut-on attendre d’une Assemblée Générale dominée par des dictatures qui violent les droits humains les plus élémentaires et soutiennent parfois activement des organisations terroristes ? -Une autre voix doit se faire entendre ! Celle du rejet du terrorisme en tous lieux, celle de la solidarité avec toutes les victimes du terrorisme, celle du refus de l’impunité de leurs bourreaux, celle qui portera ce message simple : NON AU TERRORISME ! Paris le 9 septembre 2010 {{Réservations auditorium de l’Hôtel de Ville}} 06 89 14 82 08 / mpctasso@aol.com {{Itinéraire de la Marche}} Rue Lobau – Place de l’Hôtel de Ville – Pont d’Arcole – Boulevard du Palais – Rue de Lutèce Prises de parole, minute de silence en hommage à toutes les victimes du terrorisme, lâcher de ballons. Non au terrorisme ! Dispersion 20 h 30

Proche-Orient : le terrorisme contre la paix

Le MPCT a assuré Arnold Roth, Président de Keren Malki, père d’une jeune victime et partenaire israélien de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, de sa totale solidarité après le choc de l’assassinat de quatre civils israéliens, victimes le 1° septembre d’un attentat terroriste revendiqué par le Hamas. Cet attentat, suivi d’un second qui a fait deux blessés le lendemain, renoue avec une longue et sordide tradition : à chaque fois que se sont engagés des pourparlers de paix, de tels crimes ont été perpétrés. Le fait que le Hamas, et d’autres groupes terroristes palestiniens, aient osé nommer “action héroïque” l’assassinat de quatre civils dont deux jeunes femmes, l’une enceinte, achevés à bout portant dans leur véhicule, devrait convaincre chacun de la totale illégitimité du Hamas, comme de toute organisation terroriste. Nous devons être totalement fermes, quels que soient nos positions sur le conflit au Proche-Orient, pour condamner toute attaque terroriste visant des civils.Dans le cas présent – une attaque terroriste contre des Israéliens vivant en Cisjordanie, il est important de rappeler ce qu’avait dit très justement Amnesty International dans son Rapport de juillet 2002 : le fait d’avoir une résidence dont la légitimité est contestée au plan du droit international ne change en rien le statut d’un civil.Justice doit être rendue à toutes les victimes civiles du terrorisme.Leurs assassins doivent être jugés, condamnés et maintenus en prison.Huguette Chomski Magnis

Il y a six ans : le massacre des enfants de Beslan

Le 1° septembre 2004, des terroristes séparatistes tchétchènes armés prenaient en otages des centaines d’enfants et d’adultes dans l’école numéro 1 de Beslan en Ossétie du Nord (fédération de Russie), dans le cadre de la seconde guerre de Tchétchénie.Le 3 septembre, l’assaut fut donné par les forces spéciales russes après trois jours de siège. Il y eut 344 civils tués, dont 186 enfants. Tous les enfants qui ont survécu à l’enfer de cette prise d’otage restent profondément traumatisés.Une cérémonie de commémoration est organisée ce vendredi 3 septembre 2010 à 18h00 à 20H00, dans les jardins de l’intendant de l’hôtel National des Invalides devant le mémorial « la parole portée aux victimes du terrorisme», avec la participation de l’Association Française des Victimes du Terrorisme.Un représentant du MPCT y assistera. HCM

Appel de Fodé Sylla, Parrain du Collectif Contre le Terrorisme : Puisqu’ils veulent qu’on soit invisibles, soyons visibles. Puisqu’ils veulent qu’on se taise, parlons

{{La conclusion de Fodé Sylla à la Conférence du 1° Juillet 2010« Terrorisme : et si on écoutait les victimes ? »}} -Avant tout, je tiens à remercier les organisateurs de cette rencontre. Il faut féliciter ces trois associations : l’Association Française des Victimes du Terrorisme, les Amis de l’Algérianie, et le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme. Je tiens à dire que, si nous avons quelqu’un ici ce soir à saluer, c’est précisément cette autre victime du terrorisme, celle qui n’a pas pu être des nôtres aujourd’hui. Merci de nous avoir réunis ce soir pour donner la parole aux victimes du terrorisme, car c’est unis que nous devons affronter ce sujet dramatique. -J’ai été particulièrement touché par ces témoignages. Lorsqu’on traverse un drame, tel que la perte d’un enfant, on éprouve beaucoup de difficultés à en parler, comme l’a exprimé la première intervenante. Et ce, même si on est entouré par des amis ou des proches, car eux mêmes hésitent souvent à aborder le sujet. Pourtant, à travers ces mots, nous avons pu percevoir la souffrance d’une fillette de dix ans qui, à la veille de la rentrée scolaire, va simplement manger une glace avec ses parents et s’en trouve meurtrie à jamais. Nous avons pu imaginer notre amie Zakia, se rendant en pèlerinage qui assiste aux derniers instants des vies de son mari et de son fils. Nous avons pu partager un moment avec Bernard Zaoui qui nous a parlé de cette mère formidable, enseignante et altruiste, qu’il a perdue suite à un attentat. Ces instants que nous avons passés ensemble, nous les avons vécus avec vous. Et cet espace que nous avons créé, c’est « lekhaïm », c’est la Vie. Pour moi, aujourd’hui, ces victimes étaient ici avec nous et nous étions aussi avec eux. C’est le message le plus important de cette soirée. -Je fais partie de cette catégorie d’hommes et de femmes qui a décidé de se lancer dans la vie publique et je perçois aujourd’hui un fossé grandissant entre ceux qui ont compris quelle était notre tâche essentielle et les autres. La tâche essentielle d’un homme public ou semi-public qui se lâche dans l’action collective c’est avant tout d’être courageux. J’ai milité pendant des années, vous le savez, à la tête de l’association SOS RACISME afin de défendre toute les victimes de racisme, d’antisémitisme, de violence et d’atteinte à l’intégrité physique. Par la suite, j’ai été élu député européen. J’ai fait partie de la délégation présente lors de la première conférence mondiale contre le racisme à Durban, peu avant le 11 septembre. Elle fut le théâtre d’une profusion de violences verbales à l’encontre d’Israël allant jusqu’à transformer cette conférence, qui devait promouvoir les Droits Humains, en une rencontre de tous les anti-israéliens du monde. Devant l’indignation qui était la mienne, à mon retour au Parlement, les plus vives critiques sont venues de mon camp car, pour être tiers-mondiste, de gauche, et en faveur de l’existence d’un Etat palestinien, il fallait selon eux être opposé totalement à l’Etat d’Israël. A ce moment là, j’ai compris que c’est précisément parce que j’étais tout cela, que je devais refuser tout comportement de haine en général. -Dès lors, ma première réaction fut de répondre :et bien voilà, il y a votre morale et la mienne.Ma morale, aujourd’hui, c’est précisément de refuser que des hommes invoquent la religion (la mienne, l’Islam, ou une autre), ou une cause, quelle qu’elle soit, afin d’ôter la vie à des individus innocents. Et c’est pour ça que j’ai accepté de parrainer le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme. Je suis un homme politique qui pense et s’engage pleinement dans les valeurs pour lesquelles il se bat. Les choses étaient peut-être plus simple dans un monde bipolaire. Nous étions soit d’un côté, soit de l’autre. Aujourd’hui, nous devons comprendre le nouveau visage du terrorisme, dans un monde multipolaire, dans des sociétés complexes, extrêmement fragilisées par des crises économiques, financières, sociales et ethiques. -Il y a alors deux réactions possibles : ceux qui pensent que c’est ensemble, et grâce à l’action collective que nous sortirons de la crise, se battent pour tenter de recréer du lien; les autres, en prônant le « chacun pour soi » ne créent que du conflit. Ces derniers doivent savoir que leur méthode n’est pas valable en ce qui concerne le terrorisme. Car il ne s’agit pas d’une guerre dont les protagonistes et acteurs sont définis avec clarté. Aucun pays n’est épargné. L’Algérie, Israël, l’Indonésie, l’Espagne, la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le désert malien… Peu importe son pays, sa ville ou son origine sociale. Chacun peut être victime du terrorisme. Aucune personne, en aucun lieu, ni à aucun moment, n’est à l’abri tant qu’il n’a pas pris conscience de la gravité de ce phénomène. -D’autre part le terrorisme n’est pas une simple réalité circonstancielle à analyser comme tel. Non. Il s’agit d’une véritable volonté politique, structurée, disposant de moyens financiers et d’individu, dotés d’une idéologie qu’ils souhaitent imposer. Parfois, il s’agit d’une volonté évidente de nettoyage ethnique. C’est le cas de Zakia à qui on a demandé la nationalité avant qu’elle soit attaquée avec ses compagnons, son fils et son mari.On assiste ici à une volonté de détruire une catégorie de la population du fait d’une conception ethnique du monde. Effectivement, il y a dans le terrorisme une certaine volonté de purifier. C’est pourquoi, en luttant contre le terrorisme, je retrouve mon combat contre le racisme. Ils ne nous représentent pas et ne nous représenteront jamais. En aucun cas des hommes, parce qu’ils se disent Musulmans, ne peuvent tenter d’imposer leur idéologie et ainsi parler au nom des millions d’autres individus que nous sommes. -Je tiens aussi à dire que ceux qui pensent que le terrorisme existe du fait de la misère se trompent. Les terroristes ont les moyens de leurs ambitions. Leurs méthodes sont très développées et leurs limites toujours repoussées. Certains sont prêts à user de toutes les formes de violence existantes pour parvenir à leurs fins. On aurait pu penser qu’avec la nouvelle administration Obama, qui a démarré son mandat par une main tendue aux Musulmans lors de son discours du Caire, que ceux qui prétendaient attendre une reconnaissance de l’islam, auraient su profiter de ce discours pour appeler à une accalmie entre les Musulmans et le reste du monde. Mais on voit bien que face aux attaques croissantes contre des Musulmans, la logique d’apaisement n’est pas celle des terroristes, qui, rappelons le, n’épargnent personne. L’écrasante majorité des Musulmans, pratiquants, ou de culture, comme moi, sont des pacifistes, des personnes généreuses, et aussi des victimes du terrorisme.Le premier président noir de l’ancienne démocratie ségrégationniste dont le père était immigré venu d’Afrique, qui se nomme Barack Hussein, et qui plus est n’a de cesse de reconnaître la place des Musulmans dans un monde multipolaire, ne pouvait représenter meilleur symbole. Pourtant, malgré la puissance du geste, les groupes terroristes dont certains se réclament de l’Islam, continuent à commettre des actions insoutenables. -Le terrorisme est un choix. Radicalement opposé à celui de la démocratie et de la liberté. Ils sont sans compréhension possible. On peut tenter de résoudre un conflit dans le cadre d’un affrontement entre deux populations par exemple. Mais comment s’assoir à la table d’un terroriste quand aucun argument ne peut justifier l’arbitraire de ses attaques ? Enfin, je souhaite aborder plus longuement la question du courage. Cela fait maintenant trois ans que j’ai décidé de parrainer le Mouvement Pour la Paix et contre le Terrorisme. Nous n’avons pas été très soutenus et je tiens à saluer les mairies parisiennes qui nous ont accueillies ces derniers mois. Nous sommes enfin parvenus à nous retrouver et cette petite lueur qui nous anime ce soir est une grande réussite qui nous aidera à continuer à afficher notre solidarité. -Puis, nous avons obtenu d’être accueillis et soutenus par la Mairie de Paris le 11 septembre. Je soutiens la proposition de Huguette et de tous les amis du MPCT de manifester après la conférence, car comme vous, je pense que puisqu’ils veulent qu’on soit invisibles, soyons visibles. Puisqu’ils veulent qu’on se taise, parlons. Donnons la parole à ces victimes, mettons-les en avant, et obligeons les à écouter. Et nous trouverons une salle encore plus grande pour l’année prochaine, et ceux qui ne s’expriment pas par pudeur, viendront, je l’espère, petit à petit en parler. -Les personnes qui abordent le sujet dérangent beaucoup. Ils dérangent la diplomatie, ils dérangent les affaires financières, ils dérangent des intérêts. Nous nous sentons seuls, peu écoutés, peu soutenus par les pouvoirs publics, nous avons souvent le sentiment que notre parole dérange. Ce sentiment je le comprends bien car j’ai souvent rencontré des familles victimes de racisme se sentant coupables de ce qui leur arrivait. Non, en aucune façon les victimes ne doivent être tenues pour coupables. Oui, les violences racistes, antisémites, les atteintes à l’intégrité physique des individus, ne constituent pas des opinions, mais sont toutes des délits. Parler du terrorisme, c’est faire acte de courage, car c’est dépasser cette forte pression qui tend à culpabiliser les victimes et ceux qui les soutiennent. Et je souhaite continuer à créer des lieux d’échange, où Elle pourra être ici, avec nous. A la question de la personne qui me remerciait d’être là, car souvent, les hommes politiques ne prennent pas d’initiative s’il n’y a pas de medias, je réponds : j’estime que ma vie militante ne dépend pas du fait qu’il y ait des caméras, que ma vie publique et que mon engagement politique ne dépendent pas non plus du nombre de journalistes. En revanche, ils dépendent de ce qui a été dit ici, aujourd’hui. Tous ensemble ne baissons jamais la garde. Je vous remercie.Fodé Sylla

Algérie, ONU et prises d’otages

Selon El Watan, l’Algérie compte faire du lobbying pour criminaliser le paiement des rançons et l’élargissement des détenus en contrepartie de la libération d’otages au forum consacré à la “stratégie onusienne de lutte contre le terrorisme” qui s’ouvre le 7 septembre à New York ainsi qu’à l’Assemblée générale de l’ONU qui doit procéder à la révision bi-annuelle de cette stratégie.Quoi que l’on pense du pouvoir algérien, force est d’admettre qu’il aborde un point essentiel, alors que se développe dans la région sahélo-saharienne une situation grave, qui a coûté la vie à Michel Germaneau et qui met en péril les humanitaires et les populations pour lesquelles l’aide humanitaire est vitale.V.W.

Une autre prisonnière iranienne en danger : Rassemblement pour la libération immédiate et sans condition de Shiva Nazar Ahari vendredi 3 septembre 2010

{{Rassemblement sur le Parvis des droits de l’homme à 18 h 30 (Métro Trocadéro)}}à l’appel de la Campagne de soutien de Shiva Nazar Ahari et du Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniensLe MPCT soutient cette mobilisation. Sauver Shiva, Sakineh, Zeinab et les autres condamnés, en finir avec la lapidation : il s’agit d’un seul et même combat qui nécessite l’unité la plus large des organisations de la société civile

Libération de deux otages espagnols : Soulagement et questionnement

-Comment ne pas se réjouir que les humanitaires espagnols Albert Vilalta et Roque Pascual aient pu retrouver leurs familles sains et saufs, après 9 mois de captivité aux mains d’Al-Qaeda au Maghreb islamique, alors que notre compatriote Michel Germaneau a été tué par la même AQMI ? -Mais comment ne pas frémir de voir ces terroristes distribuer les bons et les mauvais points, s’auto-congratuler d’avoir “résolu de manière positive” cette prise d’otages et fustiger la France, le tout sur fond de nouvel attentat meurtrier perpétré par les islamistes en Somalie ? {{Comment ne pas trouver un goût amer, celui de l’impunité consacrée de terroristes, à la fête de la libération ?}}Le retour au Mali d'”Omar le Sahraoui” condamné en Mauritanie pour avoir enlevé les deux Espagnols – et à terme sa libération – était une des exigences d’Aqmi pour la libération des deux otages. Il a été extradé par Nouakchott voici quelques jours.L’élargissement de prisonniers condamnés pour des actes de terrorisme est plus grave encore que le versement d’une rançon : il signifie symboliquement que la justice est rendue impuissante face au terrorisme.{{Tous les otages sont innocents. Tous doivent être libérés, sans conditions.}}-Les journalistes de France 2 Stéphane Taponnier, Hervé Guesquière et leurs accompagnateurs afghans, otages depuis 237 jours, doivent être libérés !-Guilad Shalit, soldat israélien mais citoyen franco-israélien, otage du Hamas depuis plus de 4 ans doit être libéré !Il aura 24 ans le 28 août. Le site [www.giladgreetings.org->www.giladgreetings.org] propose, à l’initiative du Magen David Adom, partenaire israélien de la Croix-Rouge, de lui adresser des voeux pour son anniversaire. Une initiative à suivre. Mais les fêtes ont décidément un goût amer en ce moment … Huguette Chomski MagnisPrésidente du MPCT

Médias : “Le Libyen de Lockerbie fête l’anniversaire de sa libération”

A lire dans le Figaro, un article de Pierre Prier consacré à l’étonnante longévité du Libyen al-Megrahi, condamné à vingt-sept ans de prison pour l’explosion en vol d’un Boeing de la Pan Am au-dessus de Lockerbie et libéré voici un an pour raisons humanitaires. Il était alors censé n’avoir que trois mois à vivre. Une frustration de plus pour les familles des 270 morts que l’attentat fit en 1988.V.W. [http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/19/01003-20100819ARTFIG00523-le-libyen-de-lockerbie-fete-l-anniversaire-de-sa-liberation.php->http://www.lefigaro.fr/international/2010/08/19/01003-20100819ARTFIG00523-le-libyen-de-lockerbie-fete-l-anniversaire-de-sa-liberation.php]