Tribune : Autopsie d’une mini désinformation

A l’écoute de France Info, une des stations de Radio France, ce vendredi 10 décembre,  date de la “Journée Internationale des Droits de l’Homme”, j’ai eu droit à une nouvelle, une nième, illustration de manque d’objectivité.

Faut-il  se  soucier de ce qui n’a pris que quelques petites minutes d’antenne, goutte d’eau dans le flot continu des “infos” ?

Oui car, pour être express, furtive, light, la désinformation n’en est pas moins nocive.

Je voudrais bien  m’adresser directement au journaliste concerné mais ce dernier m’a bloquée sur les réseaux sociaux à la suite d’une précédente réaction de ma part.

Plutôt que de me taire, je souhaite partager ma micro-expérience avec qui voudra bien lire ce qui suit.

Le sujet abordé était la campagne annuelle menée par Amnesty International autour du 10 décembre, “Marathon des Lettres” ou opération  ” 10 jours pour signer” dans  le but de sauver 10 personnes menacées pour leur défense des droits humains.

J’avais déjà interpellé Amnesty sur leurs critères de sélection puisque des pays où se produisent les pires violations des droits humains comme l’Iran, le Pakistan ou l’Afghanistan sont oubliés mais qu’Israël figure parmi les 10 “élus”.

 Leur réponse ne m’a guère convaincue et je n’ai pas participé à leur campagne.

France Info présente une rapide interview d’un représentant d’Amnesty, qui va être  suivie de l’interview de l’une des 10 personnes qu’il faut sauver.

Et c’est la jeune Palestinienne qui est interviewée par l’envoyé spécial permanent de radio France à Jérusalem, Frédéric Métézeau.

Certes, c’est plus facile que d’aller interviewer au Belarus ou en Chine.

Donc, à Nabi Saleh, village de Cisjordanie, il interviewe Janna Jihad, lycéenne de 15 ans célèbre pour ses petits reportages.

Janna, enjouée, moderne, positive, témoigne de son malheur. Elle évoque les descentes nocturnes de l’armée israélienne, les brimades, l’oppression subie par son village. Elle-même, pauvre gamine, est harcelée par les autorités israéliennes. Elle a même reçu des menaces de mort !

Son récit est émouvant et  révoltant. Normalement je devrais être profondément touchée et furieusement indignée par le cruel acharnement de ces brutes d’Israéliens contre de paisibles villageois et surtout contre des enfants !

 Seulement il se trouve que je suis informée par d’autres sources que France Info.

Il se trouve que je sais que Nabi Saleh est un haut lieu de la mise en scène d’affrontements avec l’armée israélienne, avec pour spécialité l’envoi d’enfants au contact.

Je sais aussi que Nabi Saleh, fief du puissant clan Tamimi, compte déjà deux célébrités  : la terroriste du Hamas Ahlam Tamimi, organisatrice  de l’attentat “suicide” de la pizzeria Sbarro de Jérusalem en août 2001 et aussi sa photogénique petite cousine blondinette Ahed Tamimi, bien plus connue du public français. 

Si je le sais c’est que, solidaire de toutes les victimes du terrorisme, j’ai entendu en 2004 à La Haye le père d’une des jeunes  victimes de l’attentat de la pizzeria Sbarro. 

En juillet 2002, Amnesty International avait publié un rapport (aujourd’hui introuvable) qualifiant de crimes contre l’humanité  les attentats massifs et meurtriers qui visaient les civils israéliens. Human Rights Watch puis Médecins du Monde avaient ensuite publié des rapports similaires – tout aussi introuvables aujourd’hui.

Comme d’autres ONG, Amnesty et Human Rights Watch ont depuis fait le choix du compromis avec l’islamisme.

La condamnation d’Israël et des Israéliens, au nom bien sûr de la défense de la cause palestinienne,  est un marqueur fondamental de ce compromis.  La condamnation  de la laïcité à la française  “islamophobe” en est un autre.

Triste évolution d’organisations dont la création avait suscité tant d’espoir pour la défense des droits humains universels.

Retour à la Haye : l’adolescente dont le père témoignait s’appelait Malki Roth.

Elle avait 15 ans quand elle fut tuée, avec son amie Michal et plusieurs autres enfants et des adultes, consommateurs de pizzas ciblés parce que juifs.

Ses parents vivent  toujours à Jérusalem, ils sont remarquables de dignité et de constance dans le refus de l’impunité de la meurtrière de leur fille.

 Arnold Roth a participé à Paris à deux conférences internationales contre le terrorisme organisées par le MPCT (1) aux côtés de victimes du terrorisme, d’Espagne, d’Italie et d’Algérie.

Ahlam Tamimi coule des jours heureux en Jordanie où sa notoriété ne faiblit pas.

Loin d’exprimer le moindre regret pour la mort d’enfants, elle sourit de satisfaction  à l’évocation du bon score qu’elle avait réalisé.  

Israël a hélas cédé au Hamas qui exigeait l’inclusion de cette vedette dans le  gros paquet de terroristes palestiniens libérés en échange de l’otage Guilad Shalit.

Frédéric Métézeau est bien informé. Il sait que le terrorisme palestinien est endémique.

Ce n’est qu’au prix de mesures de sécurité drastiques qu’il a été contenu mais les attaques perdurent jusqu’à aujourd’hui, ciblant et faisant des victimes juives en Israël et en Cisjordanie.

Le  journaliste s’est pourtant abstenu de le dire, de contextualiser le narratif de Janna.

Cela aurait permis de comprendre que ce n’est pas par pur sadisme que les soldats israéliens réveillent des gens en pleine nuit mais parce qu’ils sont à la recherche de terroristes auteurs ou complices de crimes ou bien sur le point de commettre des attentats.

Je n’ai rien contre Frédéric Métézeau. Il n’est nullement antisémite et a récemment publié le récit de la vie d’une octogénaire israélienne rescapée de la Shoah.

Simplement il suit le mouvement, comme la France à l’ONU.

La diabolisation d’Israël est une vraie chape de plomb idéologique et plaider pour l’objectivité est un travail épuisant. Rares sont les journalistes qui on le courage de le faire.

Je ne saurais trop conseiller à Frédéric Métézeau d’aller rencontrer Arnold et Frimet Roth.

Ils lui parleraient de leur engagement humanitaire, de la fondation qu’ils ont créée en souvenir de Malki pour aider les familles d’enfants lourdement handicapés – comme l’est leur plus jeune fille à laquelle Malki apportait amour et assistance. 

Ils lui parleraient aussi de leurs efforts pour que la terroriste Tamimi soit extradée vers les Etats-Unis, pays de naissance de la mère de Malki, pour y être jugée.

 Leurs efforts sont jusqu’ici restés vains, ni les Etats-Unis ni Israël ne souhaitant embarrasser la Jordanie.

Permettre l’extradition de terroristes serait pourtant  la preuve que ce pays est bien l’allié qu’il proclame être dans la lutte contre le terrorisme.

Outre Ahlam Tamimi, la Jordanie héberge et refuse d’extrader vers la France  le cerveau présumé de l’attentat Goldenberg, Zouhair Mouhamad Hassan Khalid al-Abassi ainsi qu’un autre suspect, Nizar Tawfiq Mussa Hamada.

 Pour revenir à Janna Jihad, il est épouvantable qu’elle ait reçu des menaces de mort et on a raison de s’en indigner.

 Mais point n’est besoin d’aller si loin pour trouver des jeunes filles menacées de mort. Il y en a hélas en France !

Amnesty aurait pu s’intéresser à la jeune Mila.

Contrairement à Janna, elle n’a pu continuer à aller au lycée, exclue de fait de l’enseignement et condamnée à la clandestinité !

On  peut se demander pourquoi elle n’a pas été sélectionnée parmi les 10 personnes à sauver.

Huguette Chomski Magnis

(1) Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

 

A jamais dans nos consciences

6ème anniversaire d’un crime contre l’humanité

 

Comme pendant les cinq semaines d’audition des parties civiles au procès, on a pu lire et entendre les belles paroles de victimes à l’occasion de la  commémoration ce samedi  des attentats islamistes du 13 novembre 2015, les plus meurtriers jamais commis sur le sol français.

Photo : la plaque commémorative des victimes de l’attentat du “Petit Cambodge”, l’un des restaurants lâchement visés par les acolytes de Salah Abdeslam.

Parmi ces victimes, Justine Moulin, petite-fille de notre ami et consultant en droit international, le Professeur David Ruzié.

 

[Crédit photo : ville de Paris)

Terrorisme : écouter les victimes !

Les auditions des parties civiles au procès des attentats du 13 novembre  se sont achevées.  

Quelques médias nous ont permis de suivre les témoignages.  Il faut espérer que le verbatim de l’ensemble sera publié car ils sont essentiels dans leur diversité. Il faudra n’en oublier aucun, messages de souffrance extrême mais aussi de résilience, d’amour, de colère, d’engagement et d’espoir.

Quelques paroles relevées  dans les comptes-rendus d’audiences :

“L’enfer du Bataclan continue de me hanter”

” Pourquoi elle est morte et pas moi ? “

“Je suis sortie vivante parmi les morts, mais je suis devenue morte parmi les vivants.”

“Ils ont voulu retirer notre liberté mais au final ils n’ont fait que raviver la flamme en nous.”

“Dieu peut pardonner, mais pas nous.”

 “Comment retrouver confiance en l’autre après cela ? Qui pourra affirmer que le voisin à qui on disait poliment bonjour ne cherche pas à nous faire du mal ?”

Irmine, sortie du Bataclan sans son ami, espère que le procès aura “ouvert un abri pour la mémoire des morts” ainsi qu’ “une nouvelle ère de vie” pour les survivants.

Arthur, Président de l’association Life for Paris :

“Je n’ai pas de définition du terrorisme, mais ce que j’ai entendu c’est que le terrorisme c’était la tranquillité impossible.”

Sur la chaîne You tube MPCT Infos, vous pouvez retrouver le témoignage, sobre et digne, du  Professeur David Ruzié.

Cet éminent spécialiste de droit international,  dont les analyses sont si précieuses au combat contre le terrorisme, en est hélas devenu victime lui-même, lorsque Justine, sa petite-fille, a été assassinée le 13 novembre au restaurant “Le Petit Cambodge”.

Vous retrouverez aussi

-le témoignage absolument poignant de Catherine Vannier, mère de Cécile, la jeune lycéenne tuée dans un attentat au Caire en 2009.

– celui de Benjamin Horgen dont l’épouse franco-israélienne a été assassinée parce que femme et juive. Le terroriste qui l’a tuée vient d’être condamné. 

– celui de Nicole Guiraud qui fut victime, enfant, de l’attentat du Milk Bar à Alger en 1956.

 

Tous ces témoignages avaient été projetés le 11 septembre au Salon du Livre du MPCT ” 20 ans après le 11 septembre”, l’universalisme face à l’islamisme” :  la condamnation du terrorisme ne peut être qu’universelle, dans le temps et dans l’espace.

Enfin, parce qu’il est remarquable de justesse et qu’il a été peu diffusé dans la presse, nous publions de larges extraits d’un témoignage lu à la barre  au  procès des attentats du 13 novembre :

“… ce petit texte que j’ai détourné à ma façon :

“Ils sont d’abord venus attaquer des militaires et je n’ai rien dit  parce que je ne suis pas militaire.  Puis ils ont tué des enfants et des parents juifs et je n’ai rien dit parce que je ne suis pas juive. Ils ont tiré sur des journalistes, des dessinateurs et je n’ai rien dit parce qu’après tout ils l’avaient bien cherché avec leurs caricatures. Ils ont égorgé un chef d’entreprise et je n’ai rien dit, je ne suis pas chef d’entreprise… Ils ont tué des policiers et je n’ai rien dit, je ne suis pas policière. Ils ont égorgé un prêtre et des fidèles et je n’ai rien dit, je ne suis pas catholique. Ils ont foncé dans la foule en camion et je n’ai rien dit, je suis agoraphobe. Ils ont décapité un enseignant et je n’ai rien dit, je ne suis pas professeure. Et normalement le texte initial se termine par ” Puis ils sont venus me chercher et il n’y avait personne pour me défendre…”

A toutes les personnes qui n’ont pas conscience de ce qu’est le terrorisme et le totalitarisme islamiste, j’aimerais dire une seule chose : aujourd’hui c’est moi qui suis là, par hasard, partie civile dans ce procès, parmi tant d’autres, parce que mon compagnon, le père de mes petites files a pris une balle au mauvais endroit au mauvais moment et qu’il n’est plus là. Demain cela peut être n’importe lequel d’entre vous, Noir, Blanc, Musulman, Chrétien, Juif, athée…..

… Contrairement à d’autres, je ne dis pas ” ces gens n’ont pas ma haine”, non. Ces gens nous ont déclaré la guerre, vous ont déclaré la guerre. Et c’est en ayant le courage de nommer et d’affronter l’ennemi, TOUS ENSEMBLE, que nous nous en sortirons.

Il ne faut rien leur céder : ni notre musique, ni notre art de vivre, ni notre joie à être ensemble, ni notre éducation, ni notre laïcité, ni nos lois, ni notre République, c’est tout cela qu’on appelle faire Nation.

Ces hommes qui sont dans le box ne m’intéressent pas. Je m’adresse à leurs complices, à tous les complices des idées islamistes, qui sont nombreux dans notre société ouverte, parfois même sans s’en rendre compte, sous couvert de tolérance…

Bien au delà de ce procès, c’est le tribunal de l’Histoire qui les jugera.”

 

Crédit image : Vocation Service public

Samuel Paty à jamais dans nos consciences

LE SQUARE SAMUEL PATY A ETE INAUGURE CE SAMEDI.

Il se situe juste en face de la Sorbonne, lieu  emblématique de l’enseignement, des humanités, de la culture française et des libertés académiques.

La plaque désigne bien le terrorisme islamiste.

Combien d’atrocités ont été commises avant  qu’on se décide enfin à le faire !

La Mairie du Vème indique que les Parisiens pourront se recueillir dimanche 17 octobre entre 9 h et 18 h 30.

Le MPCT et la LDIF rejoindront l’hommage organisé par le Grand Orient dans l’après-midi.

RETROUVEZ SUR LA CHAINE YOU TUBE  MPCT INFOS 

la vidéo de la table ronde

“En hommage à Samuel Paty : défendre l’école, la transmission du savoir, la liberté d’expression et la laïcité face à la menace islamiste”

le 11 septembre au Salon du Livre du MPCT.

 Intervenants :  Jean-Pierre Obin, Fatiha Agag Boudjahlat, Samuel Mayol.

Modérateur : Stéphane Encel.

PETITION POUR QUE LE NOM DE SAMUEL PATY SOIT DONNE AU COLLEGE OU IL ENSEIGNAIT

https://chng.it/mCSj9QVY2J

Premiers échos du Salon du Livre du MPCT : interviews de deux femmes remarquables

Retrouvez les entretiens menés avec deux de nos invitées en marge du premier Salon du Livre du MPCT le 11 septembre 2021

Françoise Rudetzki

fondatrice de SOS Attentats, pionnière de la défense des victimes du terrorisme.

Elle suit avec attention et empathie les témoignages des parties civiles au procès des auteurs des attentats islamistes du 13 novembre.

https://www.youtube.com/watch?v=BkCLsRLSMVE

Shoukria Haïdar

Présidente de NEGAR- Soutien aux femmes d’Afghanistan.

Elle milite activement pour la non reconnaissance du régime taliban et la solidarité avec la résistance afghane.

 https://www.youtube.com/watch?v=2SCF5IxOZtA

Pas de reconnaissance du régime taliban en notre nom !

Le premier Salon du Livre du MPCT ” 20 ans après le 11 septembre, l’universalisme face à l’islamisme” a connu un vrai succès le weekend dernier, accueillant auteurs et intervenant(e)s remarquables !       

Hommage aux victimes du terrorisme et solidarité avec les parties civiles au procès des attentats du 13 novembre

Défense de la liberté d’expression, de la liberté de conscience, des libertés académiques la liberté académique, face à l’offensive islamiste.

Défense des droits des femmes, y compris dans le sport à l’horizon Pairs 2024

 tout ceci a été abordé avec rigueur et détermination.

 La situation en Afghanistan a bien sûr occupé une place centrale avec la participation de Shoukria Haïdar, Présidente de Negar-Soutien aux femmes d’Afghanistan.

Comme  Negar, nous appelons à signer la pétition

Pas de reconnaissance du régime taliban en notre nom !

https://chng.it/R9bQgHtGYF

Quand les Afghanes continuent à manifester, en faisant preuve du même courage que les Iraniennes, pour défendre leurs droits et libertés, nous voulons, nous devons exprimer notre solidarité !

 Cela ne peut se réduire à réclamer l’accueil massif de réfugiés !

 Ce n’est pas pour fuir mais pour résister que les femmes manifestent à Kaboul et dans d’autres villes, malgré la répression. 

 Il ne faut pas vider la résistance afghane de ses forces vives.

 Les filles veulent étudier, les femmes exercer leurs professions.

Les Afghanes résistent  de toutes les manières possibles à l’imposition du port du voile islamique et de la burka.

Elles défendent les belles tenues traditionnelles afghanes

#DoNotTouchMyClothes sur twitter

 Manifestons sur des mots d’ordre clairs:

  • Pas de reconnaissance du régime taliban en notre nom !
  •  Non aux talibans, non à l’imposition de la sharia !
  • Liberté !
  • Solidarité avec les Afghanes et la résistance afghane !  

 

“20 ans après le 11 septembre, l’universalisme face à l’islamisme”.

Urgence ! L’islamisme  ne doit pas avoir raison de l’universalisme ! 

20 ans après le 11 septembre, alors que la nuit islamiste tombe sur Kaboul

un premier Salon du Livre très engagé du 

Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

11 septembre 2021 de 13 h 30 à 19 h

Mairie du V ème arrondissement de Paris ( Agora Jacqueline de Romilly)

Fatiha Agag Boudjahlat , Claire Brière Blanchet, Eveline Caduc,

Diagne Chanel, Antoine Chereau, Danielle Michel Chich, Stéphane Encel,

Samuel Mayol, Liliane Messika, Jean Monneret, Jean-Pierre Obin,

Françoise Rudetzki, Mahnaz Shirali, Annie Sugier,

 dédicaceront leurs ouvrages.

14 h – Projection de témoignages de victimes du terrorisme

15 h   – Première table ronde

” En hommage à Samuel Paty : défendre l’école,  la transmission du savoir, la liberté d’expression et la laïcité face à la menace islamiste.”

avec

Jean-Pierre Obin, Fatiha Agag Boudjahlat, Samuel Mayol

Modérateur : Stéphane Encel  

17 h   – Deuxième table ronde

“Au-delà des formules, défendre les droits humains universels en France et dans le monde”

avec

Annie Sugier, Mahnaz Shirali et Shoukria Haïdar, présidente de NEGAR-Soutien aux femmes d’Afghanistan

Modératrice : Françoise Morvan

 Inscription obligatoire : mpct_asso@yahoo.com

Places limitées.

Les normes sanitaires exigent un strict contrôle des entrées.

 

Mila “Je suis abandonnée par une nation fragile et lâche”

Paroles terribles mais hélas justes de Mila, plus courageuse et lucide à 18 ans que la plupart des politiques.

Elle a raison quand elle évoque la peur paralysante. Bien sûr que les gens ont peur des attentats islamistes.

Aujourd’hui  il faut savoir prendre parti : on est pour la défense inconditionnelle de Mila ou on est pour son abandon honteux.

Il n’y a pas de place pour les “oui mais”, il n’y a pas de “mais” à formuler car le problème n’est pas d’adhérer à tous ses propos mais de défendre sa liberté d’expression pleine et entière.

Et avec elle la liberté d’expression en France et dans le monde, liberté qui ne saurait s’arrêter aux portes de l’Islam.

https://www.lci.fr/justice-faits-divers/harcelement-en-ligne-je-ne-m-arreterais-jamais-de-parler-les-confidences-de-mila-dans-sept-a-huit-2188599.html

Pour être aux côtés de Mila, nous ne devons pas faillir, il nous faut résister. Non, elle ne doit pas être le prix de notre liberté.

Mila est notre avenir. Elle qui est devenue un symbole avant même d’atteindre la majorité incarne aujourd’hui la République.

Il s’agit pour la société civile d’être capable de ce sursaut démocratique ou alors de se résigner à une liberté surveillée,  qui serait l’amorce de soumission et un pas vers une perte totale de liberté !

Nous qui sommes de coeur avec Mila, qui sommes derrière Mila, nous devons à présent passer devant pour la protéger.

Et cela passe par des actions modestes que chaque association, chaque citoyenne, chaque citoyen peut accomplir.  

 

Pour les livres et pour la liberté d’expression, le MPCT au Quartier du Livre

 

A l’initiative de notre responsable du 5ème arrondissement, le MPCT a participé cette année à ce beau festival.

Deux livres ont pu être présentés dans le cadre splendide de la Librairie Pedone, que nous remercions pour son accueil : 

“Girl” d’Edna O’Brien et “# Je suis Mila # Je suis Charlie # Nous sommes la République” ouvrage collectif que l’on doit à Zohra Bitan.

 

Entre Maryam, personnage de roman inspiré par la terrible réalité des lycéennes de Chibok enlevées par Boko Haram  et notre vraie Mila, il y a une parenté évidente. Ce sont deux battantes qui refusent de plier face au terrorisme islamiste. Toutes deux résistent et toutes deux écrivent.

Au programme, projection, lectures d’extraits par Laurence Duvigneaud et Edith Taieb, participation de deux des contributeurs à “# Je suis Mila… ” , l’auteure et animatrice radio Maya Nahum et l’historien des religions Stéphane Encel.

 

Quand nous avions prévu de présenter “# Je Suis Mila …”, paru l’an dernier aussitôt après le début de l’affaire Mila, grâce à la formidable Zohra Bitan, nous ne savions pas que le procès de 13 des harceleurs de Mila se tiendrait presque en même temps  ni que Mila publierait son propre livre juste après.

Mais nous étions et nous sommes, plus que jamais, dans le soutien plein et entier à cette jeune fille, formidable figure de résistance et de liberté. 

 

 

Plein soutien à Mila !

Mila la brave, adolescente plus courageuse que bien des adultes, est venue faire face à quelques uns de ses harceleurs dont le procès s’ouvrait le 3 juin.

 

“Harceleurs”, le mot est faible quand on sait les abominables menaces de mort qu’elle a reçues, avec référence à Samuel Paty !

 

Maître Malka a rappelé la violence des faits dont il “ne se remet pas”. Nous non plus !

 

Offenser des croyants relève de la liberté d’expression. Menacer de mort et de viol relève du délit et même du crime car le verbe terroriste est performatif : dire c’est se préparer ou préparer d’autres à faire.

 

Le procès a été renvoyé au 21 juin à la demande d’avocats des prévenus. Deux de ces avocats ont tenu des propos affligeants de déresponsabilisation et de banalisation.

Mila a superbement assuré, elle se bat avec panache pour que ” la peur change de camp”.

Elle a ajouté

“Nous on ne s’enfuit pas face à la menace…Plus nombreux on sera à l’ouvrir, plus on sera forts, puissants face à la menace et au harcèlement qui ne fera qu’empirer si on reste sans rien faire, si on continue à se soumettre.”

Chapeau bas, très bas. Tenez bon Mila !

C’est le moment de réaffirmer notre soutien à Mila, à la liberté de conscience et d’expression.

 Le 9 juin en clôture du Festival Quartier du Livre, en attendant la parution prochaine du livre de Mila “Je suis le Prix de votre liberté” , nous présenterons le livre de soutien initié l’an dernier par Zohra Bitan, une autre brave, qui avait su réagir immédiatement à l’affaire Mila.  

9 juin à partir de 17 h

avec la participation de l’auteure et animatrice de radio Maya Nahum
#Je suis Mila

# Je suis Charlie

# Nous sommes la République

 

(Réservations : mpctasso@aol.com)

La veille, nous présenterons “Girl” d’Edna O’Brien qui donne une voix aux lycéennes otages de Boko Haram.

 

Iran : laissé libre de poursuivre sa répression le régime islamique se déchaîne !

Un mois après la nouvelle condamnation de l’Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, qui lui sert d’otage, c’est la journaliste et militante des droits humains Narges Mohammadi qui a de nouveau été condamnée : 80 coups de fouet et 30 mois de détention .

[Crédit photo   : Marianne]

Pour avoir une idée du courage de l’engagement de Narges on peut se reporter à cet article publié dans Marianne en décembre 2019 :

https://www.marianne.net/monde/iran-la-lettre-glacante-d-une-militante-des-droits-humains-dans-une-prison-ou-sont-emprisonnes

Narges avait été libérée en octobre.

Le MPCT s’associe au communiqué d’Ensemble Contre la Peine de Mort:

https://www.ecpm.org/ecpm-denonce-la-nouvelle-condamnation-de-narges-mohammadi-communique/

Etre détenu(e) dans une prison iranienne expose au danger permanent, à la torture et à la mort.

Quant aux autres Iraniennes emprisonnées sans voir commis le moindre crime ou délit, leur liste est presque interminable.

Pour l’ONU, “R2P” la responsabilité de protéger, c’est oublié.

Ayatollah est maître chez lui.

L’Iran n’a-t-il pas été élu le mois dernier à la Commission du Statu des Femmes ? Pour la “communauté internationale” tout va bien à Téhéran.

Et bien non !

Liberté pour Nazanin, Narges, Nasrin, Saba, Yasaman et toutes les autres !

 

[Crédit photos   : groupes de soutien à ces prisonnières]