Appel : Où étiez-vous au temps du Darfour ?

En silence, depuis 2003, 400 000 personnes ont été massacrées par les milices Janjaweed alliées au gouvernement du Soudan.En silence, 3 millions de personnes ont été déplacées,En silence, chaque mois, 10.000 innocents tombent au Darfour.L’armée française , stationnée au Tchad, au Centrafrique et à Djibouti enregistre les mouvements de l’aviation soudanaise bombardant les colonnes de civils. Le Ministre soudanais des Affaires Etrangères est reçu à Paris en visite officielle, la visite de la honte !Depuis 2003 se joue en Afrique, au Darfour cette Province de l’Ouest, du Soudan, l’une des plus graves catastrophes humanitaires que nous connaissions actuellement dans le monde. Aujourd’hui le nombre de civils tués dépasse les 300 000.Face à la poursuite du nettoyage ethnique et l’impunité des criminels, nous refusons de rester passifs. Il est grand temps d’engager une campagne de solidarité avec les populations du Darfour.Parce qu’il n’est pas plus juste qu’un enfant souffre et meure aujourd’hui au Darfour qu’hier au Rwanda, en Bosnie, au Cambodge ou dans les camps de la mort.Parce que la France pourrait intervenir et qu’elle ne le fait pasParce qu’un jour, on écrira l’histoire des enfants et vieillards errant sans main sous le feu du Darfour, tués par l’indifférence des gouvernements et des peuples.Parce que se taire, c’est être complice de non-assistance à personnes massacrées.{{PAS EN NOTRE NOM !NOUS AVONS BESOIN DE VOUS POUR QUE CESSE LE PREMIER GENOCIDE DU 21ème SIECLE !}}La France doit :1. Intervenir d’urgence au Conseil de Sécurité des Nations Unies2. Mettre ses forces armées présentes en Afrique au service de la protection des civils du Darfour,3. Augmenter massivement sa contribution au Programme Alimentaire Mondial{{JOURNEE EUROPEENNE DE MOBILISATION POUR LE DARFOURLE LUNDI 10 JUILLET A 20 H00 au THEATRE DE LA MADELEINE , 19 ,rue de Surène à PARIS 8 ème (Métro Madeleine ou Concorde)}}Premiers signataires: Benjamin ABTAN, président de l’UEJF – Dr Patrick AEBERHARD, ancien président de Médecins du monde – Nicos ALIAGAS, présentateur TV – Benjjamin ALTMAN, secrétaire national d’Haschomer – Lynda ASMANI, Conseillère exécutive de l’UMP – Pierre-Christophe BAGUET, député – Wilson Claude BALDA, artiste – Edouard BALLADUR, ancien premier ministre – Céline BALITRAN, présentatrice TV – François BAYROU, président de l’UDF – Souad BELLIADDAD, écrivain – Richard BERRY, metteur en scène et acteur – Dany BOON, acteur – Espérance BROISSARD, présidente d’IBUKA – Pascal BRUCKNER, philosophe – Patrick BRUEL, chanteur – Jean-Yves CAMUS, politologue – CARTOUCHE, humoriste – Diagne CHANEL, présidente du Comité Soudan – Georges CHARPAK, Prix Nobel de physique – Mahor CHICHE, conseiller municipal et Vice-président d’Urgence Darfour – Huguette CHOMSKI MAGNIS, présidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme – Yves COCHET, député – François DAGNAUD, adjoint au maire de Paris – Bernard DEBRE, ancien ministre, député – Thérèse DELPECH, chercheur associé au CERI – Marcel DESSAILLY, footballeur – Nicolas DEUIL, animateur – Patrick DEVEDJIAN, ancien ministre et député Mouss DIOUF, acteur – Julien DRAY, député – Simone DUMOULIN, présidente de Vigilance Soudan – Morad EL HATTAB, philosophe – Laurent FABIUS, ancien premier ministre, député – Jean FERNIOT écrivain et journaliste – Brigitte FOSSEY, comédienne – Jean Pierre FOURCADE, ancien ministre, sénateur-maire – Professeur René FRYDMAN – Yves-Jean GALLAS, Vice-président du Mouvement de la Paix – Patrick GAUBERT, président de la LICRA – Monseigneur GAILLOT -André GLUCKSMANN, philosophe – Claude GOASGUEN, ancien ministre, député – Alexis GOVCIYAN, Président du Conseil des Organisations Arméniennes de France – Joseph GUITO’B, artiste – Marek HALTER, écrivain – Cyrill HANOUNA, présentateur TV – Bernard HENRI-LEVY, écrivain et philosophe – Marc D’HERE, président d’initiative européenne et sociale – Albert JACQUARD, écrivain – JENIFER, chanteuse – Lionel JOSPIN, ancien premier ministre – Jacques JULLIARD, directeur délégué du « Nouvel Observateur » – Professeur Axel KAHN – Bernard KOUCHNER, ancien ministre – Jack LANG, ancien ministre – Sylvie LASSERRE, journaliste – Michel LEEB, acteur – Pascal LEGITIMUS, réalisateur, scénariste – Pierre LELLOUCHE, député – Corinne LEPAGE, ancien ministre, députée, présidente de Cap 21 – Ivan LEVAI, directeur délégué au quotidien La Tribune – Daniela LUMBROSO, présentatrice TV – Roger MADEC, sénateur-maire – Jacky MAMOU, président d’Urgence Darfour – Jean-Pierre MIGNARD, Vice président de Témoignage Chrétien – Dulce MATIAS, chanteuse du Cap Vert – Tristan MENDES FRANCE, secrétaire général de l’Institut Pierre MENDES FRANCE – Dr Claude MONCORGE, ancien président de Médecins du monde – Bernard MONTIEL, présentateur TV – Esther MUJAWAYO, psychothérapeute – Youssou N’DOUR, chanteur et musicien – Yannick NOAH, chanteur – Maxim NUCCI, chanteur et musicien – OMAR et FRED, humoristes – Patrick PELLOUX, président de AMHUF – Patrick POIVRE D’ARVOR, journaliste – Prince ALBERT II de Monaco – RAMZY, humoriste – Eric RAOULT, député – RAPHAEL, chanteur et musicien – Dr Richard ROSSIN, écrivain, ancien secrétaire général de MSF – Anne ROUMANOFF, humoriste – Tristan ROUQUIER, président de la FIDL – Bruno SALOMONE, humoriste – Marielle de SARNEZ, député européen – Pierre SCHAPIRA, député européen et adjoint au maire de Paris – MC SOLAR, chanteur – Dominique SOPO, président de SOS Racisme – Ibrahim K SOREL, président de banlieues du monde, – Amanda STHERS, écrivain et scénariste – Fodé SYLLA, membre du conseil économique et social – Karine TUIL, écrivain – Lambert WILSON, acteur – Ariel WIZMAN, présentateur TV – François ZIMERAY, avocat, représentant de SOS Darfour Europe. Signez cet appel : www.urgencedarfour.org / urgencedarfour@yahoo.fr

Un homme d’exception

C’était il y a juste 30 ans . Le vol Air France venant de Tel -Aviv en Israël et transportant 244 passagers et 12 membres d’équipage décolle d’Athènes pour rejoindre Paris . Le vol est détourné par quatre terroristes , deux pour le Front populaire de libération de la Palestine , deux pour la bande à Baader (Allemagne) . L’avion atterrit en Ouganda qui soutient la revendication des terroristes : la libération de palestiniens emprisonnés en Israël . Les preneurs d’otages font alors le « tri » entre les passagers et ne souhaitent garder que les Israéliens et les Juifs , relâchant rapidement un grand nombre de personnes et proposant à l’équipage de les suivre .C’est alors que le commandant du vol annonça à la stupéfaction des terroristes que tous les passagers , y compris ceux qui restaient , étaient sous sa responsabilité , et qu’il ne les abandonnerait pas . Tout l’équipage a suivi son commandant … On connaît la suite et la libération des otages par les Israéliens … Les micros des journalistes se sont ensuite tendus vers le commandant de bord : « Mais pourquoi avez-vous décidé de rester avec les passagers retenus en otages ? »Sa réponse : « C’est une question d’éthique » {{Cet homme d’exception , dont la France peut être fière , est le capitaine {{Michel Bacos}} }}(épilogue : la direction d’Air France a cru bon de le suspendre quelque temps pour son acte d’indiscipline …) Olivia Lavie mptcasso.org

Les irakiens n’existent plus

66 irakiens assassinés à Bagdad samedi 1er juillet. On ne compte plus les blessés .Une voiture piégée qui explose au milieu d’un marché bondé. La fallacieuse “résistance” des partisans de Saddam Hussein s’exerce contre la population civile …La couverture médiatique est bien curieuse ces temps-ci. Qui peut nous dire pourquoi la compassion , qui semble animer tout éditorial et tout reportage , n’est plus en oeuvre pour rendre compte , à la une , de ces meurtres de masse ?… Trop compliqué ? Ou finalement trop clair : les terroristes ne sont pas les “résistants” que l’on a bien voulu nous décrire … C’est une grande leçon de courage qui est donnée par ces irakiens qui semblent ne plus exister aux yeux des médias , mais qui ,malgré un coût exorbitant , s’acharnent à sauvegarder leur frêle démocratie …Terrorisme contre démocratie …. Mais de quel côté sommes-nous donc?

Terrorisme et politique

{ {{Lise Haddad nous livre cette analyse de la situation du Proche-Orient et du rapport vicié du terrorisme au politique qu’elle illustre tragiquement, dans sa réalité comme dans sa perception. Nombreux sont nos amis qui ont réagi avec indignation au traitement médiatique de l’assassinat du jeune civil israélien Eliahou Ashéri, 18 ans mais déjà “colon” à vie et à mort.}} } Nous assistons à un phénomène au Proche- Orient qui touche au coeur même du terrorisme et de ses rapports avec la politique. Un gouvernement issu du Hamas élu démocratiquement au sens le plus restreint du mot, c’est à dire au terme d’élections populaires _même si aucune des valeurs démocratiques n’est respectée _viole les principes élémentaires du droit international en venant enlever un soldat et des civils israéliens sur leur territoire et en commençant à les assassiner. L’enlèvement du soldat est revendiqué par un responsable du Hamas. Dans le même temps, le Hamas signe un accord des plus ambigus avec les autres partis palestiniens reconnaissant implicitement l’existence d’Israël pour qui a envie de l’interpréter ainsi, sans renoncer à la violence mais en faisant à la communauté internationale l’aumône d’un geste de bonne volonté. Geste du reste pris en compte par le chef du gouvernement israélien qui n’exclut pas de reprendre les négociations de paix avec ces nouvelles données mais qui prend le soin de séparer ces déclarations du règlement de l’affaire criminelle de l’enlèvement du soldat Le groupe détenant le soldat enlevé propose un échange entre des informations sur ce soldat et la libération de centaines de prisonniers, femmes et enfants dont on oublie de dire qu’ils étaient impliqués dans des attentats visant la mort de civils dont des femmes et des enfants. Double déséquilibre: tout d’abord, il s’agit de prisonniers qui bénéficient de droits, à la différence de ce soldat enlevé qu’on menace sans cesse de tuer en admettant qu’il soit encore vivant, d’autre part, on demande la libération de personnes jugées coupables contre des informations. Ces manoeuvres visent à donner des oripeaux de légitimité politique à des pratiques maffieuses et criminelles. Lorsque après menaces et ultimatum de la part du gouvernement israélien pour récupérer son soldat, les Israéliens mettent leurs avertissements à exécution, des groupes armés palestiniens menacent de tuer un jeune Israélien de 18ans enlevé lui aussi , si les Israéliens ne se retirent pas immédiatement. Toujours une pratique maffieuse puisque l’on complique cette affaire d’otage d’un autre enlèvement, le jeune garçon ayant de plus été assassiné immédiatement donc avant l’odieux chantage. Résultat politique pour qui ne sait pas voir: Les Palestiniens qui pour une fois avaient élu démocratiquement leur gouvernement sont attaqués injustement et privés d’électricité et d’une partie de leurs infrastructures même s’il n’y a aucune victime humaine de leur côté grâce aux précautions prises par l’armée israélienne. Ils ont fait un geste “historique ” même s’il ne s’agit que de déclarations implicites et contournées évoquant en creux l’existence d’Israël sans aucun engagement nouveau. Ayant subi de lourdes pertes matérielles, ils ne rendent pas le soldat enlevé mais exécutent un « colon » qui comme chacun sait n’a pas d’âge, ni d’identité, ni de nom mais seulement ce statut de « colon » qui équivaut à « exploiteur, coupable d’emblée ». L’enlèvement du soldat sur son propre territoire ? Un acte de résistance ; l’enlèvement en Israël et le meurtre de civils israéliens ? Une réponse à l’incursion israélienne sur la bande de Gaza et si ce soldat est tué ou si sa mort est annoncée, ce seront sans doute les Israéliens qui l’auront voulu. La cause et les effets sont systématiquement inversés parce que les terroristes se sont définitivement attribué le statut de victime et donc toute violence aussi atroce fût-elle n’est présentée que comme une manifestation de leur frustration.Voilà donc aujourd’hui le résultat obtenu médiatiquement par des assassins sans vergogne, assassins d’enfants même, puisqu’il s’agit d’un adolescent qui n’avait que 18 ans, par des maffieux qui le revendiquent mais qui ont tant donné l’habitude de qualifier leurs meurtres d’actes politiques, leurs assassins d’activistes ou de martyrs que l’absolue conformité de leurs actes avec celles des plus grand criminels n’apparaît plus. Le gouvernement israélien en répondant par la répression à des pratiques maffieuses essaie de démontrer que par leurs actes, les membres du Hamas sont sortis du jeu politique et ont révélé leur ligne d’action terroriste et hors la loi mais la confusion des genres et le parasitage du politique par le terrorisme n’a t-il pas déjà trop déformé l’écoute des Occidentaux? Lise Haddad © mpctasso.org{(reproduction libre avec cette mention)}

L’otage avait-il un nom ?

Il avait 18 ans . Il faisait du stop . Avec d’autres étudiants , il projetait de faire une excursion et transportait une tente sous son bras . Des terroristes l’ont kidnappé et peu de temps après , l’ont abattu d’une balle dans la tête . Ce matin , toutes les radios , à l’unisson , ont annoncé la mort « d’un colon » .Au mauvais endroit , au mauvais moment ? Mais pourquoi lui refuser son identité ? S’agit-il d’un sous homme parce qu’il se trouvait sur des territoires disputés entre l’Etat d’Israël et des groupes palestiniens ? Il s’appelait Eliyahu Asheri.Et il avait 18 ans .

Lu dans la presse :le racisme à cause des noirs, le machisme à cause des femmes , le terrorisme à cause des victimes ??

Un remarquable article d’Annette Paquot , professeure à l’Université de Laval au Quebec , publié le 9 juin 2006 dans “Le Devoir” .Intitulé “Les causes du terrorisme” , elle démonte magistralement la pensée de ceux qui pensent que la cause du terrorisme se trouvent chez ceux qu’il attaque …A lire ,à faire lire et en parler à tous vos proches … [lire l’article->http://72.14.221.104/search?q=cache:1IfhGOo1xaMJ:www.ledevoir.com/2006/06/09/111171.html+le+devoir+annette+paquot&hl=fr&gl=fr&ct=clnk&cd=2&lr=lang_fr]

Zarkaoui tombé , qui se soucie des victimes ?

09/06/06 {:”Une opération tout bénéfice pour Washington}” titre Libération ce matin ; {“Zarkaoui , ennemi n°1 de Bush”} (France Inter), voilà ce qu’on entend et lit souvent depuis hier …. Est-ce vraiment cela qu’il faut retenir ?Mais qui donc a rappelé que depuis le début de l’année , 6000 civils irakiens (six mille !)ont été assasinés dans des attentats sur des marchés ou dans des mosquées …{{Alors, Zarkaoui ennemi n°1 de qui ????}} Il est temps que l’on se soucie davantage des victimes du terrorisme ….

Le boycott en vedette , un article d’Huguette Chomski Magnis

{{Est-ce pour camoufler la gravité des affrontements interpalestiniens ? On reparle beaucoup de boycott à propos du Proche-Orient}}. La fédération de l’Ontario du puissant syndicat des fonctionnaires canadiens CUPE vient de voter en faveur du boycott d’Israël. Quant au syndicat de l’enseignement supérieur britannique NATFHE, sa Conférence a adopté, sans consultation des adhérents, un appel au boycott des universitaires israéliens. Près d’un an après les attentats de Londres qui on fait 56 morts, telle est la priorité internationale définie par la très bureaucratique direction de ce syndicat. Parce qu’il s’agit d’une mesure discriminatoire (elle frappe, seuls entre tous, les citoyens israéliens pour cause d’identité), et qu’elle a des relents d’inquisition (les présumés coupables peuvent échapper à la sanction individuellement au prix de la condamnation publique de la politique de leur état), elle rencontre de vives oppositions parmi les intellectuels britanniques et au sein du mouvement syndical universitaire. Néanmoins, chez nous, c’est contre le boycott … du Hamas que se mobilisent deux fleurons de l’intelligentsia. Dans une tribune au ton démagogique, Esther Benbassa et François Burgat montent au créneau.(1) A la question provocatrice que posent les duettistes, “où passe la frontière entre l’islam et le terrorisme ?”, il est pourtant simple de répondre. Il suffit de faire écho aux voix courageuses venues du monde arabo-musulman, celle par exemple de Muhammad Al-Hamadi (2) qui réclame aux oulémas et aux grandes institutions religieuses de la Mecque et d’Al-Azhar “des fatwas condamnant le terrorisme contre les civils innocents, quelles que soient la religion, l’appartenance ethnique, la couleur ou l’origine de ces derniers”. Voilà qui trace une frontière claire, en condamnant une “culture de meurtre et de perdition, culture de mort souriante” qui est aussi celle du Hamas. Soutenu par le terrible régime de Téhéran, le Hamas est porteur de l’idéologie islamiste des Frères Musulmans. Son projet ne relève pas du nationalisme palestinien, il s’inscrit dans le cadre de la “Nation musulmane”. Pour s’en faire une idée, mieux vaut lire le Hamas dans le texte, c’est à dire dans sa Charte (adoptée en 1988) dont voici quelques aperçus : “Notre bataille contre les Juifs est très glorieuse et sérieuse.”….”la Palestine est un Waqf islamique consacré aux générations de Musulmans jusqu’au Jugement dernier”… “Tel est le statut de la terre de Palestine dans la Charia et il en va de même pour toutes les terres conquises par l’Islam” … “Le jour du jugement dernier ne viendra pas avant que les Musulmans ne combattent les Juifs. Les rochers et les arbres diront, O Musulmans, O Abdallah, il y a un Juif caché derrière moi, viens le tuer”. Mots creux que le pragmatisme fera tomber en désuétude ? L’histoire nous a pourtant appris que les discours de haine préparaient toujours les actes de haine. Au demeurant le Hamas a le verbe performatif : dire c’est faire. Sa pratique, provisoirement mise en veilleuse pour des raisons tactiques, est conforme à son idéologie. C’est le Hamas qui a introduit dès 1994 dans le conflit israélo-palestinien l’attentat dit “suicide”. Ce vulgaire sacrifice humain au service du culte de la mort de l’Autre a été un poison mortel pour les espoirs de paix au Proche-Orient. Célébré en grand pompe par le régime iranien qui entretient une “armée de martyrs pour Jérusalem”, son usage s’est répandu dans le monde entier et menace aujourd’hui toute l’humanité. Ne pas reconnaître cette menace est suicidaire. Vouloir composer avec elle est indigne. Prétendre faire le tri entre les victimes d’attentats est ignoble. Il n’y a aucune différence de nature entre la gigantesque attaque du 11 septembre, les attentats commis à Bali, Djerba, Casablanca, Londres, Dahab. et l’acharnement quasi-quotidien, hier contre les civils d’Israël, aujourd’hui contre ceux d’Irak. Avec cette spécificité que les attentats antiisraéliens s’inscrivent dans un projet génocidaire, dimension qui ne peut être ignorée lorsque l’on se penche sur les causes du conflit et la grande souffrance palestinienne. C’est ainsi que doit être abordée l’attitude à avoir face au Hamas, parti de gouvernement du proto état palestinien. Que vaut l’accusation de mépris envers le choix démocratique des Palestiniens portée contre ceux qui refusent de légitimer le Hamas ? Le droit démocratique de chaque peuple à disposer de lui-même et à élire ses représentants est transcendé par les valeurs d’humanité et d’universalité. Si l’on n’admet pas que l’irrespect de ces valeurs, avec leur traduction en termes de droits humains et démocratiques, puisse rendre un choix électoral illégitime sur le plan éthique et politique, on restera pris au piège de la possible accession au pouvoir de partis totalitaires par la voie électorale ! Il revient à la communauté et à l’opinion internationales de refuser de leur accorder la légitimité qui fut jadis octroyée à Hitler, lui aussi légalement élu. On peut imaginer les retentissants “Non au boycott du Parti National-Socialiste” que certains auraient opposé à une attitude qui, hélas, ne fut pas adoptée par la diplomatie internationale.. Les défenseurs auto-proclamés des Palestiniens ont tort de faire pression pour que visas, normalisation politique et caution populaire soient accordés au Hamas. Aider les Palestiniens c’est assurer que l’aide humanitaire leur parvienne sans être détournée de ses objectifs, c’est aussi les aider à rejeter le terrorisme, l’idéologie islamiste, les attentats suicides et les tirs de missiles tirés sur des zones d’habitation israélienne à partir de zones d’habitation palestiniennes. Ce doit être l’honneur des authentiques amis des Palestiniens que de refuser tout soutien moral à des organisations qui ont revendiqué des attentats contre des civils ! Il y a en France des gens qui pleurent un proche disparu dans un attentat revendiqué par le Hamas, comme celui du Park Hotel de Natanya en avril 2002, ou que le Hamas s’est refusé à condamner, comme celui de Tel Aviv le 17 avril dernier, revendiqué par le Djihad Islamique. {{ Ces Français sont en droit d’espérer la solidarité de tous leurs concitoyens.}} L’enjeu, on l’a vu, dépasse de très loin le conflit du Proche-Orient ! La condamnation du terrorisme ne saurait être à géométrie variable, elle est du registre de l’universel. (1) Non au boycott du Hamas, Libération 5 juin 2006 (2) Article publié en avril dans le quotidien des Emirats Arabes Unis Al-Ittihad Huguette Chomski MagnisPrésidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme ________________________________________________________________________________________________________

Terroristes ou résistants ?

{{UN MÉPRIS SOUVERAIN POUR LA VIE}}Fin juillet 2005, AI publiait un rapport accablant sur les exactions commises « de sang froid » (c’est une façon de parler) par les divers groupes armés qui combattent en Irak l’occupation de la Force multinationale (FMN). Ce rapport est passé largement inaperçu dans une opinion occidentale vaquant à ses vacances estivales et davantage habituée à voir les Etats-Unis incriminés, ce rapport est pourtant édifiant. Ainsi, les civils irakiens paient au prix fort la lutte à mort engagée entre, d’une part, les troupes de la FMN dirigée par les États-Unis et les forces de sécurité irakiennes et, d’autre part, les groupes armés opposés aux nouvelles autorités gouvernementales irakiennes et à la présence de troupes étrangères en Irak. Les groupes armés ont provoqué la mort de plusieurs milliers de personnes. Selon une estimation fiable et « malheureusement » minimale, ce ne sont pas moins de 6 000 civils qui ont été tués et 16000 autres blessés après avoir été directement et aveuglément pris pour cibles par les groupes entre mars 2003 et mars 2005.Habituellement, les groupes armés prennent pour cible tout civil irakien qu’ils décrètent comme traître ou collaborateur : interprètes, chauffeurs et autres civils employés par la FMN, ainsi que des fonctionnaires, des responsables gouvernementaux, des juges et des journalistes. Les étrangers, parmi lesquels des employés d’ONG humanitaires, des journalistes indépendants, des entrepreneurs et des chauffeurs, parce que non irakiens ou non arabes, sont souvent considérés par les groupes armés comme des partisans de la FMN et « ciblés » en conséquence. Par ailleurs, plusieurs centaines de personnes, irakiennes ou étrangères, ont été prises en otages ; nombre d’entre elles ont été exécutées, certaines par balle et d’autres par décapitation. Beaucoup de victimes ont été torturées avant d’être exécutées. Des militantes des droits des femmes ainsi que les Nations unies, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et d’autres organisations humanitaires internationales ont également été pris pour cible.Sur le « front intérieur » stricto sensu, les groupes armés, plus que manifestement d’obédience sunnite, s’en prennent à des membres de communautés religieuses et ethniques, plus précisément aux Arabes de confession chiite et aux Kurdes. Les institutions politiques et religieuses de ces communautés, notamment des mosquées chiites et le siège de partis politiques, sont régulièrement la cible d’attentats à l’explosif qui entraînent des pertes très élevées dans la population civile. Destinées depuis la mi-2004 à entraîner la société multiethnique et multiconfessionnelle irakienne dans une guerre civile sans merci, ces attaques ont en tout cas fait franchir par l’Irak un pas de plus dans l’horreur suite à la destruction à l’explosif de la Mosquée Al-Askari, l’un des monuments chiites les plus respectés et sans doute l’un des monuments islamiques les plus anciens au monde. Lorsqu’ils n’étaient pas visés directement, plusieurs centaines de civils ont péri à la suite d’attentats à la voiture piégée ou d’attentats-suicides contre des convois militaires et des bases de la FMN et des forces irakiennes. Pour Amnesty International, quelle que soit la cause invoquée et quelles que soient les circonstances que certains en Europe voudraient leur trouver, les attaques visant directement ou sans discernement des civils, les prises d’otages, la torture et les mauvais traitements, sont des crimes contre le droit. Aux termes du droit international humanitaire, les individus et les groupes qui se participent ou commanditent ces actions se rendent tout simplement coupables de crimes de guerre et contre l’humanité. Ni plus ni moins, tant les droits humains ne se partagent pas.

Arrêter les massacres au Darfour ! (communiqué du Collectif Urgence Darfour)

Arrêter les massacres au Darfour ! Le Collectif Urgence Darfour s’élève contre l’inaction du Conseil de sécurité de l’ONU face au drame des populations du Darfour. En trois ans : – 300 000 habitants de Darfour, sont morts, tous membres des ethnies noires de cultivateurs. – plus de 2 millions de personnes ont été chassées de leurs terres et 80 % des villages on été détruits. Ces attaques se sont mêmes étendues au Tchad où sont réfugiés plus de 220 000 habitants du Darfour.Dans les camps et les villages, les milices Janjawid appuyées par les forces soudanaises poursuivent attaques contre les civils, viols et assassinats. Des centaines de milliers de personnes restent sans nourriture, sans eau et sans protection. Il s’agit de crimes contre l’humanité, il s’agit de l’épuration ethnique des tribus africaines “non arabes” du Darfour, il s’agit d’un génocide dont on tait le nom ! La force de 7000 hommes de l’Union Africaine, très insuffisante dans ce territoire grand comme la France, se heurte à l’obstruction systématique du gouvernement soudanais. Sous la pression, l’Union Africaine recule et soumet l’arrivée des casques bleus à l’autorisation soudanaise. L’ONU constate la gravité de la crise mais reste paralysée. En dépit de l’appel lancé par “Human Rights Watch” et 14 organisations arabes de défense des droits de l’homme, le Sommet de la Ligue Arabe vient de s’aligner sur le gouvernement de Khartoum pour refuser toute intervention de l’ONU. La prévention du génocide est de la responsabilité de la communauté internationale ! A quelques jours des commémorations du génocide des Tutsis du Rwanda, nous refusons d’être complices de la destruction des populations noires du Darfour. Le collectif Urgence Darfour France exige :- le renfort des troupes de l’Union Africaine par les casques bleus de l’ONU- le désarmement des Janjawid et l’arrêt immédiat des exactions, crimes et massacres racistes- l’arrestation et le jugement des responsables des crimes de guerre et crimes contre l’humanité- la liberté d’accès des humanitaires et journalistes. Paris, le 4 avril 2006