Tribune : Le mythe du bon terroriste (à propos de Cesare Battisti)

{{Par Laurent Brodhag}}Le 27 février 2007 je suis tombé sur un article du Monde (1) relatant une réunion publique de soutien aux anciens d’Action directe. Sa lecture m’a conduit à réfléchir sur l’empathie que l’on peut ressentir pour des gens qui sont passés à l’acte terroriste. Dans une société démocratique où la liberté d’expression est constitutionnellement garantie rien ne devrait pourtant justifier la violence politique.Existe-t-il des causes, des actes ou des personnes condamnés par la justice (française, en l’occurrence) pour terrorisme et qui méritent qu’on les soutienne ? Il ne s’agit pas de remettre en cause le droit à la défense, loin de moi cette idée, mais plutôt de chercher à comprendre comment une population civile, ou un groupe d’intellectuels, peut considérer qu’une cause justifie que l’on assassine dans un pays libre. Existe-t-il de bon terroristes ? Si oui, alors à partir de combien de morts devient-on un mauvais terroriste et donc indéfendable ?La réponse est d’autant plus importante qu’elle peut avoir des répercussions dans la lutte contre le terrorisme contemporain, l’islamisme. Souvent on condamne l’acte mais on sous-entend que l’on comprend ce qui a conduit à cet acte, affirmer par exemple que « Quoi que nous pensions de leurs activités passées, nous demandons leur libération dans les plus brefs délais » (1) est pour le moins ambigu. La violence terroriste est condamnable, mais la raison du passage à l’acte mériterait qu’on y réfléchisse, le terroriste n’est donc plus totalement coupable. Ce raisonnement ouvre une brèche dans la condamnation du terrorisme, il admet que le principe de non-recevabilité d’une cause terroriste meurtrière comporte une atténuation, il suffit pour cela de lui donner une aura de justice ou de vérité, de la rendre compréhensible pour lui prêter une intention juste. C’est créer un droit au « oui mais » qui transforme la nature de la cause, de totalement condamnable elle devient défendable. Le coupable se transforme alors en un résistant donc il n’est plus tout à fait mauvais. On voit l’horizon qui s’ouvre derrière cette brèche … si une cause subjective, une lutte d’émancipation par exemple, transforme l’acte objectif, de l’assassinat en peine de mort, alors toutes les manipulations sont possibles. Assassiner un représentant du pouvoir honni (un général par exemple) devient une mauvaise réponse à une bonne question : combattre un système jugé détestable. Mais d’autres causes, l’oppression vraie ou supposée d’une population par exemple, peut justifier des actes encore plus terribles, comme des attentats suicides, attendu que le « oui mais » offrira cette possibilité, la cause s’articulant autour de cet axe fumeux devient défendable. On change d’échelle mais on reste dans le même système de repères. Relativiser permet donc de justifier.Action directe (2) relève d’un combat d’extrême gauche, beaucoup de ses membres ne sont pas tombés dans la clandestinité ni dans la lutte armée … beaucoup mais pas tous. De nombreux compagnons de route sont devenus en France des notables de la pensée ou tout simplement de la société. Ils savent qu’ils ne peuvent défendre l’acte (trop risqué), alors plus insidieusement ils cherchent à re-valoriser la cause (plus porteur). On n’est déjà plus très loin de la défense du coupable devenu victime.Il n’y a pas eu d’attentat de masse, la victime était ciblée et emblématique, le combat entrait dans la lutte des classes, des oppressés contre les oppresseurs, donc justifiable car juste.Dans un autre registre, la mode pro-Battisti (3) relève du même processus qui vise à changer la nature du combat, à le rendre digérable. Rien qui ne rappellerait chez lui le terrorisme façon 11 septembre marque du « vrai » terrorisme. L’un ciblé l’autre de masse, l’un relatif (à une abstraction, l’état bourgeois par exemple) l’autre absolu (une population voire une civilisation). L’Etat qui l’a condamné est remis en question, transformé en système policier. Le risque est alors de mettre en place une logique dans laquelle il suffit de changer la cause et les effets pour valider tout processus de passage à l’acte. Cette logique devient une empreinte que l’on retrouve sur toutes sortes de raisonnements qui tendent à comprendre la violence contre une démocratie.TERRORISME DE L’INTERIEUR CONTRE TERRORISME DE L’EXTERIEURLe terrorisme rouge de ces années là est pour beaucoup un terrorisme politiquement correct, c’est une lutte, des exploités contre les exploitants, à l’intérieur d’un système que beaucoup continuent de considérer comme détestable : démocratie libérale de marché, système capitaliste ou état bourgeois. Il ne vise pas la population mais la structure de la société. C’est en quelque sorte un bon terrorisme, lavé de ses actes par sa nature, pour notre bien. C’est une lutte politique comme on l’aime dans ses schémas, surtout en France, on n’hésite d’ailleurs pas à la sublimer.La Bande à Baader, Fraction armée rouge ou Action directe inspirent encore un certain respect.Un prof d’université, un écrivain à prix, un journaliste à audimat qui aura épousé la cause en son temps, ne s’étranglera pas de colère s’il tombe sur un poster de Ulrike Meinhof dans la chambre de son fils ou de sa fille.Le terrorisme islamiste serait alors un « mauvais » terrorisme, venu de l’extérieur et ne connaissant pas l’individu ni le système, plus difficile à saisir. Il n’est pas immanent à notre corps social. C’est une guerre de religion, d’un autre temps, d’un autre lieu; les structures intellectuelles contemporaines ne sont pas éduquées pour l’appréhender, l’horreur qu’il provoque nous échappe par sa monstruosité, on est au delà du compréhensible, c’est un massacre aveugle et absolu au nom de Dieu. Difficile de situer l’homme dans tout ça, en occident c’est quand même la base de notre entendement. C’est un réflexe de l’ordre de l’affect qui nous le fait rejeter de prime abord. Il n’y a aucune justification, aucune compréhension possible à notre niveau. Difficile pour nos esprits de l’admettre.Oui mais voilà… on voit petit à petit des raisonnements franchir le pas et dériver vers une forme de compréhension, mâtinée de soutien, au terrorisme islamiste.LA LUTTE DES DOMINES CONTRE LES DOMINANTSLa logique de la lutte des classes ayant disparu reste une architecture mentale disposée à retrouver dans l’islamisme une nouvelle cause de remplacement. Le 11 septembre 2001 est un grand moment de bonheur pour beaucoup, une victoire contre les oppresseurs, contre les Etats-Unis et ce système capitaliste occidental. Un retour de flamme salutaire provoqué par le mépris d’une civilisation avilissante, qui exploite le reste du monde. Un coup porté aux colons du monde. Les éléments d’une lecture conventionnelle de lutte de l’exploité contre l’exploiteur peut se mettre en place, les anciens combattants retrouvant un nouveau combat peuvent dés lors y adhérer.L’islamisme provenant des anciennes colonies, de pays considérés comme historiquement exploités par notre système, il ne peut être totalement mauvais. C’est la lutte des pauvres contre les riches. De plus, la haine que lui inspire Israël réveillera quelques « bons souvenirs ». Ainsi de voir des islamistes médiatiques et certains courants d’extrême gauche se faire l’accolade. L’affiche de Ben Laden peut alors remplacer celle de Mao dans la chambre du fils, même si elle se trouve plutôt à Saint-Denis qu’à Saint-Germain, on se s’étranglera pas de colère. L’occidental est devenu le nouveau bourgeois.Aucune comparaison entre Battisti et Ben Laden, entre un assassinat et un massacre de masse, mais on ne peut se situer par rapport à l’un sans se situer automatiquement par rapport à l’autre. Un discours qui tend à légitimer une cause terroriste dite de libération prend le risque de servir d’autres combats en créant un précédent. Le danger est grand de le voir devenir une machine à fournir de la compréhension là ou il ne devrait pas y en avoir. Allons plus loin, Battisti est persécuté par un système élu mais « corrompu » il n’est donc pas vraiment coupable, par contre Redeker est mis à mort par une organisation (auto-proclamée) de résistance donc il n’est pas tout à fait innocent.En France, les soutiens sont légions pour obtenir l’impunité de Battisti (4), ce sont souvent les mêmes qui ont hué Redeker. Que l’Italie soit scandalisée importe peu, regardez qui gouvernait au début de l’affaire … Berlusconi, autant dire le diable. Imaginez que demain Sarkozy soit élu président de la République et Battisti renvoyé devant ses juges, alors la boucle serait bouclée et la preuve apportée que Battisti est définitivement innocent. CQFD ! Laurent Brodhag1 : « Le soutien aux anciens d’Action directe s’élargit » Le Monde daté du 28 février 20072 : sur Action directe, voir par exemple http://fr.wikipedia.org/wiki/Action_directe3 : lire par exemple « génération Battisti » de Guillaume Perrault et Gilles Martinet, édition Plon4 : sur Battisti, voir par exemple http://fr.wikipedia.org/wiki/Cesare_Battisti_%281954-%29

Appel : le 20 mars 2007 à la Mutualité à Paris , un grand rendez-vous pour le Darfour

{{{Parce que se taire, c’est être complice de non-assistance à personnes massacrées…}}} Parce qu’en silence, depuis 2003, au Darfour (région ouest du Soudan) plus de 400 000 personnes ont été massacrées par les milices Janjaweed alliées au gouvernement du Soudan. Parce que chaque minute compte. Parce qu’il n’est pas plus juste qu’un enfant souffre et meure aujourd’hui au Darfour qu’hier au Rwanda, en Bosnie, au Cambodge ou dans les camps de la mort. Parce qu’un jour, on écrira l’histoire des enfants et vieillards errant sans main sous le feu du Darfour, tués par l’indifférence des gouvernements et des peuples, {{Parce que la France pourrait intervenir.}} Sauver les populations du Darfour doit être un des engagements prioritaires du futur Président de la République. Le Mpct a appellé tous ses adhérents et amis à venir nombreux à la réunion qui aura lieu {{le 20 MARS à 20 H à la Mutualité}}24, rue St VictorParis 5°(métro Maubert-Mutualité) Organisé par -Le Collectif Urgence Darfour-SOS Darfur -Bernard-Henry LEVY de retour du Darfour. avec la participation de réfugiés du Darfour et de nombreuses personnalités dont Bernard Kouchner . Des candidats à l’élection présidentielle ont annoncé leur présence et pourront ainsi répondre à la question qui leur est posée : {{Madame, Monsieur le futur Président de la République ,pour le Darfour : {{{QUE COMPTEZ-VOUS FAIRE ?}}}}} .

Actualités : Embuscade terroriste à l’ouest d’Alger : pourquoi ? jusqu’où ?

{{ {La bête immonde frappe encore l’Algérie …} }}Samedi 3 mars dans la soirée : sur une route à quelques 145km à l’ouest d’Alger , un convoi composé de deux véhicules transportent des employés de la société russe “Stras Gaz” participant à la construction d’un gazoduc entre Aïn Defla et Médéa .Une bombe est cachée sous la chaussée .Au passage du convoi , elle explose .Trois Algériens et un Russe sont tués et au moins cinq autres personnes ont été blessées . Cette embuscade en rappelle une autre , utilisée le 11 décembre à Alger contre des employés de la société “Brown and Root – Condor (BRC)”, filiale de la société algérienne d’hydrocarbures “Sonatrach” et de la société américaine “Halliburton” .Depuis samedi dernier , c’est le silence ….aucune “revendication” … Mais quelles revendications ? L’appui au …désinvestissement des entreprises en Algérie ? Un soutien à une soi-disant “résistance” quelque part dans le monde ? Une soi-disant “réponse” aux difficultés sociales de la population ?{{ {On nous “éclaire”} }} Finalement ,lundi 5 mars à 17h , on consent à nous “éclairer” , et sans les faux prétextes habituels c’est même beaucoup plus clair : «L’Organisation al-Qaïda dans les Etats Islamiques du Maghreb » – nouveau nom dont s’est officiellement doté à la fin du mois de janvier le GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat) , est fière de revendiquer cet attentat contre {…”les mécréants russes” …}{{ {Attention , des mécréants peuvent en cacher d’autres ..} }}Le 3 janvier dernier , dans un message mis en ligne sur des sites islamistes , celui qu’on considère comme “l’Emir national” de cette même mouvance salafiste , le dénommé Abdelmalek Droukdal, lance à l’adresse du « peuple algérien musulman » :{“Combattez les ressortissants de France et les agents des croisés qui occupent notre terre .”} Il affirme qu’il est ” {dans l’obligation de poursuivre le combat initié depuis la chute de l’Andalousie, la trahison de la Palestine et la création, par les agresseurs, de frontières fictives entre les Etats musulmans”.} {{ {Tout va bien ?} }}Risque d’attentats en France ? Mais dans ce cas , les candidats à la Présidentielle en auraient parlé bien sûr …Sinon , c’est que tout…va bien ! Moins on en parle , mieux on se porte ??Qu’en pense le juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière ? Dans une interview à l’Agence AP le 14 février , il déclarait que la récente alliance annoncée entre Al-Qaïda et le GSPC algérien constituait une menace particulièrement grave .Selon lui , le risque d’attentats terroristes en Europe est élevé et {“en augmentation constante”.} Une menace qui correspond à la transformation opérée par le GSPC depuis quelques années : {“Concentré depuis sa création sur l’Algérie, le principal mouvement islamiste insurrectionnel d’Afrique du Nord affiche de plus en plus sa vocation internationale”.}Qu’en pensent les candidats à l’élection Présidentielle ?Ju-Yi

Débat avec le Mpct le 19 mars 2007

{{{En pleine période electorale , alors que l’ombre de la menace terroriste plane ici et frappe effroyablement ailleurs , comment interpeller le monde politique sur cette question cruciale pour l’avenir de la démocratie ?}}} La section des 3ème et 4ème arrondissements de Paris du MPCT (Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme) a pris l’initiative d’une conférence-débat lundi 19 mars 2007 en souhaitant entamer une reflexion sur {“la contradiction irréductible entre l’affirmation de la condamnation du terrorisme et le refus de condamner l’ensemble des organisations terroristes”} Le souhait exprimé par une militante de cette section est que les citoyens prennent cette question en charge eux-mêmes et aillent interpeller les candidats à la Présidentielle …. “{si cette question est au coeur des problèmes politiques de notre temps, comment le débat peut-il l’ignorer ?}” Huguette Chomski Magnis, Présidente du MPCT, annnonce qu’un questionnaire aux candidats à la Présidence de la République est en cours de préparation et d’envoi, en précisant :{“notre questionnaire ne pose pas des revendications catégorielles à satisfaire . Il appelle, par-delà les légitimes clivages politiques, à un positionnement universel, contre la complaisance idéologique et contre l’abandon des victimes du terrorisme.”} {{{ Conférence-Débat LUNDI 19 MARS 2007 à 19 h30-“De la condamnation du terrorisme à celle des organisations terroristes”- Avec la participation de François ZIMERAYavocat auprès de la Cour Pénale Internationale, ancien député européen -Salle des Fêtes de la Mairie du 3° arrondissement de Paris,2 rue Eugène Spuller(Métro République ou Temple){Attention : la réservation préalable est strictement obligatoire . Téléphoner au 06 66 26 42 23 ou s’inscrire par mail adressé à mpctasso@aol.com }}}}

Déclaration d’associations de la société civile tunisienne contre le terrorisme et l’extrémisme/Statement by Tunisian Civil Society Associations Against Terrorism and Extremism

{ {{{Déclaration faite à Tunis le 21 février 2006}}} }La mise hors d’état de nuire, le 3 janvier 2007, du groupe terroriste qui préparait des actions criminelles en Tunisie, a soulagé le peuple tunisien, qui apprécie à sa juste valeur, le climat de paix et de quiétude dont il jouit depuis près de deux décennies.Nous, associations de la société civile tunisienne, joignons nos voix à celles de l’immense majorité de nos concitoyens, pour exprimer notre gratitude à nos vaillantes forces de sécurité, qui ont, avec courage, détermination et efficacité, neutralisé les éléments terroristes avant qu’ils ne passent à l’action, et qui plus est, sans aucun dommage pour les populations civiles.Nous tenons, éga lement, à apporter le témoignage de notre solidarité et de notre profonde affection aux familles des deux agents des forces de l’ordre qui ont trouvé la mort, en assurant notre sécurité menacée par les terroristes, ainsi qu’aux agents blessés lors des opérations de traque et de neutralisation des criminels.Nous, associations de la société civile tunisienne, avons toujours condamné, de façon absolue, tout recours au terrorisme. Nous tenons aujourd’hui encore plus qu’hier à condamner fermement le terrorisme sous toutes ses formes. Rien ne peut justifier le recours à cette abjection qu’est le terrorisme. S’il est une lâcheté, un crime auquel nous ne devons jamais céder, et qui doit être combattu sans aucune faiblesse, c’est bien le terrorisme. Car, il porte atteinte à nos valeurs les plus chères, comme le droit à la vie et la jouissance de nos libertés individuelles.Notre satisfaction est grande, de constater le large consensus social qui existe en Tunisie contre le terrorisme. Les derniers événements de décembre et janvier dernier ont enregistré une large condamnation des terroristes et une vaste mobilisation populaire des partis politiques, des syndicats et associations contre l’extrémisme et le terrorisme. Nous tenons à féliciter l’ensemble de ces initiatives qui traduisent l’attachement de la Tunisie et de son peuple aux valeurs de tolérance et de modération qui le caractérisent, à travers les âges.Par contre, ceux qui se sont auto-proclamés en tant que défenseurs des valeurs de liberté à l’occasion de ces faits criminels, se sont en fait démasqués pour dévoiler à visage découvert leur opportunisme et le mercantilisme qu’ils font de ces valeurs à des fins de politique politicienne, se limitant à la recherche de causes et de prétextes justifiant à la fois le terrorisme et ceux qui le prônent et le propagent.Il est désormais impératif que les Organisations Non Gouvernementales Internationales, auprès de qui ces pseudo-défenseurs trouvent un soutien et une protection indus, prennent conscience de leurs responsabilités pour mettre un terme à la couverture injustifiée qu’elles leur ont assuré pendant des années, alors que ceux-ci légitiment la violence et le terrorisme par la vengeance contre des régimes.Faire l’apologie du terrorisme et/ou le légitimer ne sert en aucune manière les principes et les valeurs devant guider la défense proprement dite des droits de l’homme et des libertés. Ces attitudes radicales, marginales et irresponsables ne peuvent se justifier sous aucun prétexte. Bien plus, elles sont contraires aux valeurs et principes universels des droits de l’homme que la société civile internationale se doit de préserver et de défendre en rang uni contre toute atteinte.Nous, associations de la société civile tunisienne, dénonçons fermement ces amalgames qui constituent une tentative de glorification et d’instrumentalisation démagogique du terrorisme, et une violation grave des droits des victimes du terrorisme.Nous rejetons tout projet de recyclage de l’extrémisme et du terrorisme, que nous considérons comme une violation des droits de l’homme. Le terrorisme vise directement la démocratie et porte atteinte à nos libertés et aux fondements de la République.Notre devoir de défenseurs de la démocratie et des libertés, doit être de combattre sans équivoque ni faux-fuyant le terrorisme par essence liberticide et anti-démocratique. Le calcul consistant à penser pouvoir tirer un profit politique quelconque sur le dos des extrémistes salafistes est une grossière erreur, et constitue un acte tant immoral qu’anti-patriotique. Les faiseurs de tels calculs ne doivent pas être surpris si, au lieu de l’accroissement de l’audience escomptée, ils sont davantage rejetés par l’ensemble de la population.Il est cependant regrettable et malheureux de constater que certains de ces soi-disant militants ont eu du mal à cacher leur délectation, à l’idée que les agissements des terroristes aient perturbé la paix et la sérénité du pays, en se réjouissant de l’éventualité que la tentative terroriste avortée puisse ternir l’image du pays. Des tels comportements anti-patriotiques sont inacceptables.Il est aussi urgent que les membres de la société civile fassent preuve d’une conscience claire et aiguisée des impératifs de sécurité nationale face aux dangers terroristes, et qu’ils s’emploient à rechercher les voies et moyens d’éviter l’embrigadement des jeunes par les courants fanatiques et extrémistes.Il apparaît, également, indispensable pour les entités de la société civile de sensibiliser davantage la société civile internationale, en vue de lutter contre l’exploitation des médias et des technologies de l’information et de la communication pour véhiculer des messages de haine et inciter à la violence et au terrorisme.Face aux dangers du terrorisme et du fanatisme, une convergence de volontés privées et publiques, nationales et internationales s’impose. Ensuite, disons non au terrorisme destructeur de la démocratie et des libertés ; et oeuvrons de concert pour le triomphe des valeurs de paix, de dialogue, et de tolérance.Fait à Tunis, le 21/02/2007Liste préliminaire des signataires :1-Association Tunisienne d’Internet et de Multimédia 2-Association Tunisienne d’Aide à l’Insertion des Jeunes 3-Association Tunisienne de la Communication 4-Association Tunisienne des Droits de l’Enfant 5-Association Tunisienne de l’Equilibre Familial 6-Association des Jeunes Médecins Sans Frontières – Tunisie 7-Association Tunisienne pour le Développement de la Technologie Numérique et des Ressources Humaines 8-Association Tunisienne de Lutte contre les Maladies Chroniques 9-Association Tunisienne des Mères 10-Association Tunisie Numérique 11-Association de Développement Siliana 12-Association Tunisienne des Auberges et Tourisme des Jeunes 13-Association Tunisienne des Jeunes Médecins sans Frontières 14-Association Tunisienne des Loisirs 15-La voix de l’Enfant 16-Association Tunisienne des Diabétiques 17-Association Tunisienne des Services Universels des Télécommunications 18-Union National des Aveugles 19-Association Forum des Educateurs 20-Association Tunisienne des promoteurs financés par la Banque Tunisienne de Solidarité 21-Jeunesses Féminines 22-Association Tunisienne d’Aide à la Recherche Scientifique sur le NetStatement by Tunisian Civil Society Associations Against Terrorism and ExtremismThe January 3, 2007 foiling of a terrorist group’s plans to perpetrate criminal acts in Tunisia brought relief to the Tunisian people who have always appreciated the climate of peace and serenity they have enjoyed for almost two decades now.We, Tunisian civil society associations, join our voices to those of the immense majority of our fellow-citizens to express our gratitude to our valiant security forces who, with courage, determination and efficiency, were able to stop the terrorists before they could commit their crimes thus preventing any civilian casualties.We also wish to express our solidarity and deep sympathy to the families of the two security officers who died for the sake of our security as it was being threatened by terrorists. We also express our solidarity with those who were wounded when chasing and confronting the criminals.We, Tunisian civil society associations, have always firmly condemned any recourse to terror. Today, even more strongly than before, we do condemn terrorism in all its forms. Nothing can justify recourse to such despicable acts. If there is any cowardly crime that we should never give way to, and that must be fought without weakness, it is terrorism. For terrorism constitutes an attack on the values we hold most dear, such as the right to life and the right to individual freedom.We note with great satisfaction the wide consensus in Tunisia against terrorism. The recent events of last December and January led to wide condemnation of the terrorists and to a vast popular mobilization by political parties, trade unions and associations against extremism and terrorism. We wish to commend all such initiatives, which reflect the commitment of Tunisia and its people to the values of tolerance and moderation that have been a feature of Tunisian life throughout the centuries.However, it is also true that some of those who often try to present themselves as defenders of the values of liberty and human rights were unmasked during these criminal acts and revealed their true colours as opportunists willing to give up all values for political gain. They sought to concoct false causes justifying in their view terrorism and make up pretexts for the activities of those who advocate and promote terror.It is imperative that international NGOs who have wrongly supported and protected such pseudo-defenders of liberty become aware of their responsibility and withdraw the unjustified cover they have so long provided to such people, who have tried to legitimize violence and terrorism from the perspective of vengeful motivations against governments.Apology for terrorism does in no way serve the principles and values of defending human rights and freedoms. Such radical fringe attitudes can in no way be justified. Worse, they go against the universal human rights values and principles that international civil society must unwaveringly protect and defend.We, Tunisian civil society associations, strongly denounce this murky attempt by some to glamorize terror and make demagogic use of terrorism, in flagrant violation of the rights of terrorism victims.We reject all attempts to launder fanaticism and terrorism, which we consider a violation of human rights. Terrorism directly targets democracy and harms our liberties and the foundations of the Republic.It is our duty, as defenders of democracy and freedoms, without ambiguity or prevarication, to combat terrorism, which is essentially the enemy of liberty and democracy. Trying to exploit the misdeeds of Salafist extremists for political gain is a grave mistake, and is both immoral and anti-patriotic. People who indulge in such miscalculations should not be surprised if they find themselves even a more firmly rejected by the people as a whole.It is unfortunate and regrettable that some of these so-called democracy and human rights activists could not conceal their delight at the notion that the terrorists’ acts might have disturbed the peace and serenity of the country, and were not able to hide their glee at the possibility that the aborted terrorist attempt could cause harm to the country’s image. Such anti-patriotic behavior is unacceptable. It is vital that members of civil society become clearly and acutely aware of the imperatives of national security in the face of terrorist dangers, and work to find the ways and means to prevent young people from being misled by fanatical and extremist groups.It is also necessary for members of civil society to make international civil society more aware of the need to reject the exploitation of the media and of ICTs for the purpose of disseminating messages of hatred and of incitement of people to commit acts of violence and terrorism.In the face of the dangers of terrorism and fanaticism, it is necessary to join wills, private and public, national and international, in order to say : No to terrorism, the enemy of democracy and liberty. We have also to work together for the triumph of the values of peace, dialogue and tolerance.Tunis, 21/02/2007Preliminary list of endorsements :1-Tunisian Internet and Multimedia Association 2-Tunisian Association for Youth Insertion Assistance 3-Tunisian Communication Association 4-Tunisian Association for the Rights of the Child 5-Tunisian Association for Family Balance 6-Association of Young Doctors Without Borders- Tunisia 7-Tunisian Association for the Development of Digital Technology and Human Resources 8-Tunisian Association for the Fight Against Chronic Diseases 9-Tunisian Mothers Association 10-Digital Tunisia Association 11-Siliana Development Association 12-Tunisian Youth Hostels and Tourism Association 13-Tunisian Association for Young Doctors Without Borders 14 -Tunisian Leisure Association 15-The Voice of the Child 16-Tunisian Diabetes Association 17-Tunisian Association for Universal Telecommunication Services -ATUSUD 18-National Union of the Blind 19-Educators Forum Association 20-Tunisian Association for Promoters Funded by the Tunisian Solidarity Bank 21-Women’s Youth 22-Tunisian Association for Scientific Research Assistance over the Net

Vers un mouvement laïc international (compte rendu de la conférence du 10 et 11 février à Paris)

{{{Les 10 et 11 février, à l’appel d’Algérie Ensemble et de l’UFAL (Union des Familles Laïques) des laïques de France mais aussi d’Algérie, d’Iran et de Pologne se sont rassemblés. Deux journées très attendues qui se déroulaient au lendemain du procès de Charlie Hebdo …}}}Une assistance très motivée mais peu d’hommes et de femmes politiques : seuls Christiane Taubira, Anne-Marie Lizin, Présidente du Sénat belge et le député Marc Dolez avaient fait le déplacement. Corinne Lepage, laïque déterminée, avait envoyé un message. Et le Député-Maire de Montreuil, Jean-Pierre Brard, ouvrit la Rencontre, en fustigeant la prétendue “laïcité ouverte”. Il affirma que , comme dans la résistance, il fallait savoir s’allier avec les républicains de « l’autre bord » Ces deux jours d’échange de grande qualité, ancrés dans le refus de la complaisance envers l’islamisme, furent marqués par plusieurs moments particulièrement forts. { {{ Y a-t-il quelqu’un pour répondre aux intégristes fanatiques}} } ? On retiendra la gravité du discours de Philippe Val, affirmant que les temps se révèlent obscurs , non pas tant parce qu’il existe des intégristes fanatiques mais parce qu’on ne trouve pas grand monde pour leur répondre. Simon Blumental, l’opiniâtre président d’Algérie Ensemble insista sur la dimension de la résistance au terrorisme islamiste. Interventions capitales aussi que celles des membres de la délégation algérienne dont Cherifa Kheddar(1), présidente de l’association des familles victimes du terrorisme. Ils ont témoigné de l’impossibilité d’afficher aujourd’hui sa laïcité en Algérie où l’accusation d’athéisme vaut appel au meurtre et où les islamistes amnistiés narguent les familles de victimes. Ils ont aussi rappelé ce que fut la solitude des anti-islamistes, abandonnés par des organisations comme la LDH (Ligue des Droits de l’Homme), la FIDH ou Amnesty International, pendant les années du carnage islamiste. Un passé non jugé, non évacué et qui menace de revenir : deux jours après la rencontre de Montreuil, les attentats de Kabylie, revendiqués par l’ex GSPC promu branche d’Al Qaida allaient faire 8 morts ! C’est Mohamed Sifaoui, lui-même rescapé d’un attentat perpétré à son journal en 1996, qui affirma son soutien aux victimes des terroristes de tous les pays du monde sans exception, à Alger ou Tel Aviv, victimes aux “corps déchiquetés, mutilés, humiliés”.{{ { L’angélisme refusé} }} “Fascisme islamiste” : les mots furent accolés par plusieurs intervenants qui dénoncèrent l’angélisme face au danger et l’abandon des valeurs universelles représenté par le “relativisme culturel”.Chalah Chafiq , représentante iranienne engagée dans la défense des droits des femmes et le combat pour la laïcité estime que la constitution théocratique de l’Iran n’est pas réformable .Selon elle , la démocratie islamiste est un leurre pour contrer la lutte des musulmans laïques. Pierre Cassen, Bernard Tepper et Jocelyne Clarke encadrèrent parfaitement ces journées au nom de l’UFAL. Ni Putes Ni Soumises était représentée par Mohamed Abdi, la LICRA par Alain Seksig et Regards de Femmes par sa présidente Michèle Vianès qui annonça une bonne nouvelle : la suspension des cours d’Hani Ramadan à Lyon, contre lesquels l’association avait mené un combat obstiné. Antoine Spire et Alain Calles, respectivement anciens dirigeants de la LDH et du MRAP, étaient présents, conscients de la dérive de leurs ex-organisations converties à la lutte contre “l’islamophobie” et coupables d’avoir pris part à la déshonorante curée contre un Robert Redeker menacé de mort. { {{Propos confus}} } En dépit du formidable dynamisme et de l’importance de ces journées, une certaine confusion politique et idéologique pouvait transparaître au détour de certaines interventions. Par exemple, lorsqu’une militante iranienne, ardente laïque, explique qu’il faut combattre deux ennemis, « le terrorisme d’état (américain) et le terrorisme islamiste … » Des participants estimaient en aparté qu’on pouvait critiquer, voire combattre résolument la politique menée par les USA sans renvoyer dos à dos le gouvernement d’un pays démocratique et le terrorisme islamiste . Ou d’autres qui rappelaient qu’à la fin des années 30, ceux qui disaient Hitler =Churchill s’interdisaient par là toute résistance au nazisme. Jean-François Kahn , intervenant au nom du magazine « Marianne » qui soutenait la conférence , se crut obligé, pour “équilibrer” son discours, de fustiger “l’intégrisme juif” et de rappeler qu’Israël avait jadis soutenu le Hamas pour contrer le Fatah (pseudo) laïque. Rappel absurde : cherche-t-on à expliquer que l’islamisme des Frères Musulmans est la création d ‘Israël ? Au cours des petites interruptions de séance de cette conférence bien dense , les échanges très libres ont permis à des participants ,qui regrettaient cette confusion , de s’exprimer sur les batailles politiques qui restent encore à mener pour penser le monde en termes …universels . Et de refuser les explications de type magiques … {{ {Lien entre la défense de la laïcité et la lutte contre le terrorisme ?} }}« Charlie Hebdo » est l’autre magazine qui a soutenu cette conférence . Ce que Philippe Val avait revendiqué dans un éditorial remarquable a été défendu avec brio par Caroline Fourest lorsqu’elle a exposé l’affaire du procès de Charlie Hebdo . On comprend que la défense de la liberté d’expression s’y joue à un double niveau .D’une part , il s’agit de défendre la laïcité : un interdit religieux particulier (en l’occurence l’interdit musulman de représenter Mahomet) qui ne saurait s’appliquer à toute la société ; d’autre part, il s’agit de défendre le droit à rire des terroristes ceinturés d’explosifs auxquels il est demandé de se tuer pour tuer au nom de l’islam. En écoutant C . Fourest conclure , une question paraît s’imposer : l’exercice salutaire du droit à rire des terroristes n’est-il pas une des formes de la bataille des idées contre la complaisance envers le terrorisme islamiste ?. { {{Une initiative importante annoncée en public}} } En conclusion de ces journées, Alain Calles et les dirigeants de l’UFAL ont appelé à la recomposition d ‘un mouvement antiraciste, laïque, pour les droits humains et contre l’intégrisme.Et contre le Terrorisme ?Une délégation du MPCT (Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme )a participé à cette conférence . Un de ses représentants a été applaudi lorsqu’il affirma avec une grande force de conviction : {« nous ne devons pas avoir peur de dire que se faire exploser dans un autobus ou un marché n’est jamais un acte de résistance »} Huguette Chomski Magnis , présidente du Mpct , a annoncé publiquement la tenue à Paris, le 11 septembre 2007 d’une Conférence Internationale Contre le Terrorisme en se félicitant que plusieurs personnalités et responsables associatifs français et étrangers aient déjà donné leur accord pour y participerAffaire à suivre . {{M-C H © mpctasso.org}} {(1) Lire sur le site notre entretien avec Cherifa Khaddar le 25/12/06}

Attentat de Madrid : Les familles réclament justice pour les victimes ..

{{{ {“Je viens regarder dans les yeux les assassins de ma fille. J’espère qu’ils seront condamnés “} }}}11 mars 2004 ,à Madrid , un jour qui s’annonçait comme un autre . Il est 7h40 , la vie de milliers d’Espagnols bascule .Dix bombes explosent simultanément dans quatre trains de banlieue bondés , transportant des employés de bureau , des ouvriers et des étudiants. 191 morts et 1824 blessés . Le groupe terroriste Al Quaïda est fier de revendiquer ce carnage . C’est en 2003 que les terroristes avaient tranquillement “planifié” des “attentats sur le sol espagnol” . Les enquêteurs ont remonté une filière islamiste : un réseau monté en Espagne et formé majoritairement de résidents Marocains proche du GICM (“Groupe islamique des combattants marocains”).{{ {Qui est responsable ?} }}La police antiterroriste espagnole considère qu’il y a un lien entre la nébuleuse d’Al Qaïda et des groupes terroristes locaux , même si ces liens ne sont pas physiques . Selon elle , “la responsabilité intellectuelle” des attentats de Madrid relève “d’Al Qaïdaet des stratèges qui dirigent l’insurrection en Irak” .Et on pourrait ajouter ceci : la culture de l’excuse , la justification des attentats contre des civils par des considérations « politiques » contribuent à encourager la terreur.La “responsabilité intellectuelle” n’est-elle pas là aussi engagée ?.{{ {Le procès des 29 suspects poursuivis s’est ouvert jeudi 15 février dans la capitale espagnole} }}18 suspects sont dans le box des acusés , les 11 autres suspects sont en fuite .Plus de 600 témoins déposeront à la barre tout au long des six mois d’audience .Les familles de victimes seront présentes au procès . Parmi elles , une Marocaine , Jamila Benselah . Elle veut comprendre pourquoi et comment sa fillette de 13 ans est morte. «{Je viens regarder dans les yeux les assassins de ma fille. J’espère qu’ils seront condamnés}». « {C’est le début ou plutôt la fin d’un long et difficile périple que nous avons entamé il y a trois ans} », a déclaré Pilar Manjon, président de l’association des victimes des attentats .{{ {Une pétition circule …} }}En France , à l’initiative du MPCT (Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme) une pétition circule en ce moment même pour exiger la justice pour toutes les victimes d’attentats .Parmi les premiers signataires , Pascal Bruckner Julien Dray , Claude Goasguen , Dominique Sopo . Pierre-André Taguieff . Déjà plus de 700 signataires . Pour les rejoindre , merci de vous reporter à la rubrique{{ « La pétition “Justice pour les victimes civiles d’attentats” est en ligne !»}}Bien entendu ,c’est à suivre … R.D.

Manuels scolaires iraniens : comment on enseigne aux enfants “la recherche du martyre”

L’ONG CMIP, Center for Monitoring the Impact of Peace (1), vient de livrer à la presse, en présence d’ Edith Cresson, son rapport sur les manuels scolaires iraniens.Yohanan Manor, président du CMIP a présenté une étude transdisciplinaire rigoureuse des manuels scolaires et guides de l’enseignant en usage en Iran.Nous connaissions l’enseignement de la haine et le maniement des armes dès l’âge de 13 ans ….Comme si cela ne suffisait pas , voici qu’en plus apparaît désormais l’enseignement de la recherche du “martyre”.Il ne s’agit pas seulement de glorifier et d’enseigner le martyre mais d’inciter les enfants à rechercher le “martyre” comme valeur suprême, au service d’une mission de “Djihad d’initiative” à visée planétaire !Un exemple : “ô Musulmans de tous les pays du monde… Il faudrait que vous surmontiez la peur de la mort et fassiez usage des jeunesses enthousiastes qui recherchent le martyre et sont prêtes à fracasser les frontières de l’incroyance”.(Point de vue islamique – Niveau 11- 2004)Il est du devoir de l’UNICEF et des ONG qui défendent les droits des enfants de s’élever contre cette violation extrême des droits de la jeunesse iranienne à recevoir une éducation délivrée d’un embrigadement mortifère !(1) Site : http://www.edume.org

Actualités : Le Pen souhaite la bienvenue au Hamas

Au cours de l’émission de France 2 “A vous de juger” de jeudi 8 février , Le Pen était interrogé au sujet du Hamas par un téléspectateur : “Si vous êtes élu Président de la République , les reconnaitriez-vous ?” Le Pen répond positivement “puisque le Hamas est au pouvoir à l’issue d’élections” …Nous voilà prévenus …A ce propos , Hitler n’a t-il pas également été porté au pouvoir par des élections ?…Et si on posait à tous les candidats à l’élection présidentielle cette question :{Vous engagez-vous à refuser toute légitimité à des organisations ayant commandité et revendiqué des attentats contre des civils ?}R.D.

Philippe Val à son procès :soutien du MPCT

{{«Il faut que les citoyens puissent rire des terroristes »}} (Philippe Val cité dans le Figaro par Stéphane Durand-Souffland) “Il faut rire de cette horreur, sinon on est foutu.” ( Philippe Val cité dans Libération par Christophe Boltanski) Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme soutient Philippe Val et Charlie Hebdo. Très logiquement, comme nous avons soutenu le Manifeste des Douze, nous défendons le droit à rire et à faire rire des terroristes.L’arme du rire contre l’arme du terrorisme y compris quand celui-ci instrumentalise la religion, c’est … de bonne guerre. C’est aussi cela la bataille des idées.