{{{Le Collectif Urgence Darfour annonce une importante conférence -débat }}} { {{AVEC LA PARTICIPATION DE RÉFUGIÉS DU DARFOUR}} }{{{Le Mercredi 14 février 2007de 19h30 à 21h30 =>Amphi BUNIVERSITE DE LA SORBONNE NOUVELLE PARIS 3=>13, rue de Santeuil 75005 Paris (M° Censier Daubenton)}}}Intervenants :- JACKY MAMOUPrésident du Collectif Urgence Darfour- DOMINIQUE SOPOPrésident de SOS RACISME- RICHARD ROSSINCo-fondateur de Médecins du Monde – ISSA TAHAR ABDERAMANPrésident de l’Association de la Communauté Fur en FranceModératrice :- FRANCINE GIRONDSorbonne nouvelleEN PARTENARIAT AVECPRIMO EUROPE ET SOS RACISMEwww.urgencedarfour.com
Auteur/autrice : MPCT
La double peine de Redecker
{{Obligé d’entrer en clandestinité pour crime d’opinion, Robert Redeker vient de publier le récit de son enfermement (1)}}. La lecture du journal de ce condamné nous révèle les nombreuses erreurs que la France commet à chaque fois qu’elle doit affronter une attaque terroriste :{{ {1) La peur de désigner le vrai coupable} }}Alors que la polémique a très vite été détournée contre Robert Redeker, on est en droit de se demander pourquoi personne n’a jamais parlé de l’affaire Youssef al-Qaradawi, car cet homme qui fait office de prédicateur influent sur al-Jazeera (une tv commerciale qui vend à l’Islamisme du temps de cerveau humain disponible) est le vrai responsable de « l’affaire ». Robert Redeker aurait continué librement à s’exprimer sans que personne ne s’en offusque si ce prêcheur ne l’avait déclaré comme « l’islamophobe du moment », ce qui veut dire aujourd’hui chez de nombreux musulmans extrémistes…: tuez le !.Il n’y a jamais eu d’affaire Redeker, lorsque ce professeur de philosophie écrit un article (2) dans la rubrique opinion d’un journal français, rien dans son propos n’enfreint les lois de la République. On est bien loin des tribunes politiques injurieuses contre des partis ou des églises imprimées dans la presse du XXème siècle … rappelez-vous, c’était il y a une éternité !Redeker parle, écrit et pense selon ses convictions comme un intellectuel libre… enfin, c’était avant, avant que Youssef al-Qaradawi, chef spirituel de Frères Musulmans, chef du « conseil scientifique » de l’Institut européen des sciences humaines (3), centre de formation d’imams pour l’Europe – dans la Nièvre, en France ! – ne le désigne comme le nouveau Théo van Gogh. Il faut savoir que désormais notre pays est sous surveillance, que des flics de la pensée islamiste veulent corriger nos lois par la force et peuvent compter pour cela sur la collaboration de beaucoup de gens en France.Al-Qaradawi, déclenche la mise à mort et en porte la responsabilité. Pourquoi personne n’a porté plainte contre lui ? Il faudra bien un jour défendre nos libertés contre ces actes de terrorisme de manière juridique et internationale. Parler d’une affaire Redeker c’est aussi l’impliquer dans une sorte de crime qu’il n’a jamais commis. Qui a comparé les paroles de Redeker avec ceux de cet imam ? Sûrement pas les lâches qui ont préféré s’attaquer au condamné …{{ {2)La lâcheté sera le meilleur allié des terroristes} }} Commence une nouvelle vie pour Redeker, ou plutôt se termine à tout jamais celle d’un homme libre. La victime devient alors le coupable …A la lecture du journal de Redeker on comprend l’amertume de ce professeur abandonné par ses pairs au verdict islamiste. Le Ministre de l’Education Nationale donne la direction : « un fonctionnaire doit se montrer prudent et modéré en toutes circonstances », suit alors tout une bande de manipulateurs qui va soutenir la victime « comme la corde du pendu ».Une nébuleuse de personnages et d’organisations va trahir pour de sombres raisons les grands principes d’une démocratie libre et faire entrer l’ennemi dans les têtes… florilège :- la LDH parle « d’un discours haineux et de nature à porter atteinte à la paix civile »- le MRAP menace Redeker de poursuite devant les tribunaux- l’Humanité parle de lui comme d’un « réactionnaire »- ses collègues considèrent son article comme « scandaleux »- le Maire du village où réside Redeker lui reproche d’avoir « impliqué la ville »Il y a des silences pires que des paroles, les syndicats d’enseignants choisiront d’enfermer Redeker dans un silence mortel, leur seule réaction aura été de lui offrir ce cercueil. (4)Le degré d’infamie n’est pas le même entre la LDH, le MRAP, le ministère de l’éducation ou les syndicats d’enseignants, mais face à une condamnation à mort scandaleuse et symbolique, il y a ceux qui justifient, ceux qui relativisent et ceux qui choisissent de se taire … en des moments aussi graves, les absences valent consentement. Redeker n’est pas une bonne victime. Alors qu’il tente de sauver sa vie sous protection policière dans la clandestinité, que son fils se fait agresser dans la rue à cause de cet article, que ses collègues l’abandonnent, beaucoup préfèrent le maniement du « oui mais » qui a la froideur d’une lame dans le dos.Heureusement, des hommes dignes et courageux sauront résister, de l’ami d’enfance qui réapparaît à de rares professeurs en passant par des intellectuels en petit groupe (5) quelques politiques mais aussi le MPCT ! L’honneur est là, l’avenir de notre combat aussi.Avec la condamnation de Robert Redeker nous avons assisté à une trahison des idéaux démocratiques par nous-mêmes, le tremblement de terre n’a pas encore eu lieu mais des continents de pensée bougent de plus en plus …{{L.B.}} Membre du bureau du MPCT© mpctasso.org(1) «{IL FAUT BIEN TENTER DE VIVRE}», de Robert Redeker, édition du Seuil, 12€(2) « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? » LeFigaro 19Sept.2006(3) http://www.iesh.org/ (voir rubrique Théologie et Fatwa)(4) il faut néanmoins prendre acte du Communiqué de la CFDT et ses fédérations de l’Education du privé et du public (FEP et SGEN) qui dénonce les menaces de mort à l’encontre de Redeker (04/10/06)(5) Le Monde daté du 03 Octobre 06 « Un appel en faveur de Redeker »
Les victimes ne sont pas des assassins
{Nous remercions Evelyne Guzy de nous autoriser à reproduire cet important article, publié en “Carte Blanche” par le Journal belge “Le Soir” du 31 janvier. Evelyne Guzy est co-auteur et directrice de publication de l’excellent ” Attentats-suicides. Le cas israélo-palestinien”. (Ouvrage collectif , préfacé par Pierre Mertens, co-auteurs : Joëlle Melviez, Ouzia Chait, Liliane Charenzowski, Regina Cykiert, Eliane Feld, Pascale Gruber, Danielle Perez, Alain Reisenfeld, Dominique Salomon et Danielle Wajs, paru en 2004 aux Editions Luc Pire)} En manchette du Soir du 26 janvier 2007, figure une citation de Jamel Debbouze, l’invité de la rédaction : « C’est l’injustice qui crée les bombes humaines ». En page 2, suit l’explication laconique du comédien : « Le conflit palestinien s’enlise, et nous enlise avec lui. Nos gamins, dans les cités, prennent parti pour les plus faibles. Ces injustices permanentes, ça crée des bombes humaines… ». Toujours à la une, est annoncée l’interview de Zakaria Zubeidi, chef des Brigades des Martyrs d’Al Aqsa en Cisjordanie. « Je suis un homme mort » titre le journal au-dessus du jeune et fier visage du chef terroriste. Les témoignages cumulés de ces deux figures emblématiques interpellent. Après les attentats de Madrid et de Londres, face aux massacres quotidiens en Irak, les Européens ont-ils le droit de banaliser le fléau terroriste tel qu’il s’exprime dans le contexte israélo-palestinien ?La réflexion doit tenir compte de la réalité des souffrances du peuple palestinien et de l’occupation qu’il vit, de l’impasse dans laquelle il se trouve. Mais la compassion ne peut nous aveugler face au sens et aux conséquences des attentats-suicides, aux morts et aux blessés, visés indistinctement par les bombes humaines. Pour certains, la répression de l’Etat israélien ne laisserait d’autre option aux Palestiniens que la terreur. Cette vision déterministe sonne finalement comme une caution. Elle sous-tend une déresponsabilisation des hommes-bombes et de leurs organisations. Les règles éthiques fondamentales partagées par la communauté des humains changeraient-elles dès lors qu’on est un opprimé ? Tous les peuples en souffrance, tous les hommes qui subissent des injustices, ne recourent pas aux attentats-suicides. La pitié ne peut remplacer la pensée politique et le soutien au faible avaliser le meurtre.On en viendrait à occulter que le terrorisme contemporain est une nouvelle forme de totalitarisme. Il instrumentalise l’homme, tous les hommes, au service d’une idéologie mortifère. L’homme-bombe n’est que chair à canon à la solde de l’organisation qui le recrute. Des techniques d’aliénation groupale ont annihilé son libre arbitre. Symboles de l’ennemi haï, ses victimes ne valent guère plus à ses yeux que l’extermination cruelle qu’il leur réserve. Il ne les considère pas comme d’autres humains mais comme une abstraction : le mal qu’il s’agit d’éradiquer. Les médias quant à eux servent de courroie de transmission, démultipliant la peur et la fascination que suscitent les actes terroristes. Parfois otage d’une idéologie qui glorifie le rebelle révolutionnaire, la presse nous sert des portraits d’anthologie où l’on cherchera en vain tout recul critique. Ainsi, Le Soir nous rapporte-t-il les propos qualifiés de « tout en nuances » de Zakaria Zubeidi, « véritable héros » romantique dont la vie ressemble à une « épopée tragique ». Son discours mène à une inéluctable conclusion : quel autre choix avait-il que de donner sa vie pour la cause ? Son portrait met en évidence les nombreuses morts violentes subies par sa famille du fait de l’occupation israélienne. Sur la photo, le beau Zakaria se présente à nous les bras ouverts, en signe d’accueil. Le lecteur a le sentiment de rencontrer une personne avenante, voire désarmée malgré son fusil mitrailleur. Dès lors, sans mise en perspective, comment échapper au piège de l’approbation généralisée qui fait de nous des moutons de panurge ? En regardant la réalité en face. Et en replaçant l’homme, sa liberté et sa responsabilité, au centre de la réflexion. Le lundi 29 janvier, un attentat a tué trois personnes et blessé grièvement plusieurs autres dans un centre commercial de la station balnéaire israélienne d’Eilat. Des débris humains ont été projetés à la ronde en raison de la puissance de l’explosion. Les Brigades des Martyrs d’Al Aqsa et le Jihad Islamique ont revendiqué conjointement l’action. De quoi étaient coupables les civils qui se trouvaient au mauvais endroit, au mauvais moment ? Leurs proches risquent-ils de se transformer en bombes humaines ? Les victimes n’ont pas pour inéluctable destin de devenir des assassins. Aujourd’hui, des Palestiniens portent, au-delà de l’hostilité ambiante, des projets de paix. Des parents refusent que leurs enfants soient utilisés comme bombes. Des éditorialistes dénoncent le culte de la mort. Des intellectuels fustigent l’inanité et l’inefficacité des attentats-suicides. Ces hommes et ces femmes ont besoin de notre soutien, loin de toute caution au terrorisme qui déshumanise la cause palestinienne et éloigne la perspective d’un Etat démocratique en paix avec son voisin israélien. {{Evelyne Guzy et les auteurs de « Attentats-suicides » (1)}} {{© Le Soir, Bruxelles, 2007 http://www.lesoir.be}} (1) Joëlle Melviez, Ouzia Chait, Liliane Charenzowski, Regina Cykiert, Eliane Feld, Pascale Gruber, Danielle Perez, Alain Reisenfeld, Dominique Salomon et Danielle Wajs, Attentats-suicides. Le cas israélo-palestinien, sous la direction d’Evelyne Guzy, préface de Pierre Mertens (Ed. Luc Pire)
Annonce : Réunion du MPCT à Fontenay-sous-Bois le 25 janvier 2007
{{Réunion des adhérents du MPCT et des signataires de la pétition “Justice pour toutes les victimes civiles d’attentats” de Fontenay-sous-Bois JEUDI 25 janvier à 18 h}} (Maison du Citoyen)Menace terroriste sur la France : menace ou réalité ?Que signifie la défense universelle des droits de l’homme ?Comment agir pour défendre les libertés ?Comment intégrer la question du terrrorisme comme thème politique dans la campagne électorale ?Quelle forme donner au soutien aux victimes d’attentats ?Quelles perspectives pour un mouvement international de la société civile contre le terrorisme ?{{Telles sont les principales questions auxquelles nous nous efforcerons de répondre.}}
Publication : un recueil de témoignages “des Vies Brisées”
Ce recueil publié par SOS Attentats se veut être un véritable appel pour une prise de conscience dela part de nos sociétés sur les difficultés rencontrées, à court et à longterme, par les victimes du monde entier ; difficultés causées par des actesde barbaries indiscriminés. C’est également un pas supplémentaire vers une solidarité sans failles entretoutes les victimes du terrorisme, afin que très vite un système de prise encharge adapté soit mis en place au bénéfice des victimes du terrorisme detoutes nationalités et quel que soit le lieu où se passe l’attentat.{Le recueil, “des Vies Brisées”,regroupe 14 témoignages en langues originales et traduits en français, devictimes du terrorisme de différentes nationalités.Les bénéfices provenant de la vente de cet ouvrage seront utilisés à l’accompagnement des victimes du terrorisme dans le domaine socio-professionnel} En vente sur le site lulu.com {{(informations communiquées par l’équipe de SOS Attentats)}}We have the pleasure to inform you about the release of “des Vies Brisées”(broken lives), a book gathering the testimony of 14 victims of terrorism ofseveral nationalities, written in their original languages and translatedinto French. Through this publication we want to make every citizen more aware of theinjustice made to victims of terrorism throughout the world who findthemselves in great difficulty because of the violent behavior of terroristgroups. It is also another step to reach a stronger solidarity among all victims ofterrorism throughout the world, in order to find a real solution as far asvictims’ support and caring on a global basis are concerned. More information about this publication is attached to this message, and youalso can visit this link http://www.lulu.com/content/613191 Please spread this announcement as much as you can and your comments left onhttp://www.lulu.com/content/613191 will be more than welcomed. Best regards, S.O.S. Attentats, S.O.S. Terrorism’s team. S.O.S. Attentats, S.O.S TerrorismHotel National des Invalides75700 Paris cedex 07 tel: + 33 1 45 55 41 41fax: + 33 1 45 55 55 55 url: http://www.sos-attentats.org/
Nouvelle traduction : Por la paz, contra el terrorismo…
{ {{{Madrid : une riposte populaire}}} } Mais qu’elles étaient belles ces dizaines de milliers de pancartes, toutes pareilles aux nôtres, dans les rues de Madrid et de Bilbao ce samedi 13 janvier ! {La vida, la libertad}, ajoutait l’immense banderole déployée au-dessus du cortège madrilène. Pour la paix, la vie, la liberté, contre le terrorisme.Plus de 250 000 Espagnols avaient choisi de dire ainsi NON au terrorisme de l’ETA qui avait fait 2 morts et 19 blessés dans l’attentat du parking de l’aéroport de Madrid le 30 décembre. Riposte populaire à l’intolérable, riposte fidèle aux traditions de combat forgées dans la résistance au franquisme. Réponse exemplaire que ce rejet d’un injuste moyen d’action, quelle que puisse être la légitimité des revendications nationales d’un peuple basque. Pas de dialogue avec les terroristes, unis contre le terrorisme, tel était le sens de cette manifestation. { {{Difficile unité contre le terrorisme}} } Encore que ni l’unité ni la clarté n’aient été totales.Si à Bilbao les nationalistes basques modérés et à Madrid les deux grandes organisations syndicales espagnoles et les associations d’Équatoriens (1) appelaient à la manifestation, le Parti Populaire et surtout la puissante Association des Victimes du Terrorisme l’avaient boycottée pour protester contre le dialogue engagé avec l’ETA par M. Zapatero. Sans doute avaient-ils tort de s’abstenir car la manifestation condamnait clairement le terrorisme. Tout comme avaient eu tort ceux qui après les attentats de mars 2004 avaient détourné leur condamnation des terroristes islamistes pour la diriger sur José Maria Aznar rendu responsable des attentats du fait de son soutien à l’intervention en Irak. Face au terrorisme islamiste, ni plus ni moins condamnable mais autrement meurtrier que celui de l’ETA et de surcroît planétaire, le “grand accord démocratique contre le terrorisme”, auquel José Luis Zapatero appelle à juste titre aujourd’hui contre l’ETA, avait fait défaut. Précédent dangereux, l’irruption violente des islamistes dans la campagne électorale avait réussi. Et, quoi que l’on ait pensé de l’intervention militaire de 2003, le retrait d’Irak des troupes espagnoles reste entaché d’avoir résulté des attentats de Madrid. { {{Silence face au au terrorisme islamiste ?}} } L’Irak justement, dont les civils sont massacrés par des attentats qui ne mobilisent pas l’opinion contre leurs auteurs ! Cent morts le 17 janvier, en majorité jeunes étudiants, plus de 200 le 23 novembre. Et entre deux dates chocs, jour après jour, la sanglante routine quotidienne.Civils frappés partout, à bord d’autobus, sur les marchés, jusque dans les lieux de prière. Un acharnement inouï qui n’a d’équivalent que dans la vague d’attentats qui frappèrent les civils israéliens pendant de longs mois au début du millénaire. Pourtant les grandes organisations se réclamant de la paix et des droits de l’homme ne manifestaient pas plus pour l’arrêt du terrorisme contre les civils israéliens, qu’elles ne l’avaient fait en solidarité avec les victimes du terrorisme islamiste en Algérie et qu’elles ne le font aujourd’hui pour l’arrêt de l’hécatombe des civils irakiens perpétrée par les islamo-baasistes. C’est qu’on tend à disculper les assassins et , sinon à justifier leurs actes, du moins à les comprendre en recherchant la cause responsable de leur désespoir. Avec la même obstination que la Toinette de Molière répliquant “Le poumon !” à chacun des maux énumérés par son malade imaginaire de maître, des leaders d’opinion rétorquent “l’occupation !” en guise d’explication au mal bien réel, lui, du terrorisme. Occupation américaine de l’Irak, israélienne de la Cisjordanie, voilà l’explication providentielle qui fait l’économie de l’analyse de situations complexes et tragiques . Elle a aussi l’avantage inavouable de ne pas fâcher les terroristes. Plus subtile que l’attitude extrême de déni absolu ( le-terrorisme-islamiste-n’existe-pas, c’est l’invention-des-diaboliques-acteurs-d’un-complot-mondial, dans la lignée des “Protocoles de Sages de Sion”), elle est en fait le discours dominant, relativiste et conciliateur, face au terrorisme. { {{Au centre : la bataille des idées !}} } Peut-on vaincre le terrorisme par les seules mesures sécuritaires et opérations militaires ? Assurément non.Si les premières, au prix de frustrations, de gênes quotidiennes et d’entraves aux libertés, parviennent à limiter considérablement les attentats, elles ne peuvent venir à bout du terrorisme surtout “suicidaire”. Quant aux secondes, face à des organisations terroristes utilisant délibérément comme bouclier humain la population civile qu’elles prétendent défendre, elles prouvent vite leur inadaptation. Reste la bataille des idées et le courage civique qu’elle exige. Car le terrorisme est fort du soutien moral dont il bénéficie. Fort de l’absence de la réprobation d’une conscience universelle. Fort des exceptions sanglantes à la règle que tolère le “consensus antiterroriste”. Une photo de la manifestation antiterroriste de Bilbao l’illustre bien : on y voit Jose Saramago défilant consciencieusement contre l’ETA. Immense écrivain mais minuscule citoyen rempli de haine, Saramago n’a jamais condamné les attentats contre les civils israéliens. Il les a justifiés en nazifiant Israël, lui qui a dit et répété que Jénine était le nouvel Auschwitz. Comment serait-il crédible lorsqu’il condamne le terrorisme de l’ETA ? En toute logique, il devrait aller plus loin que Batasuna, qui n’a pas condamné explicitement l’attentat de Madrid, et encourager l’ETA à intensifier ses actions terroristes. Mais la logique est étrangère à la doxa.Doit-on hausser les épaules devant l’absurdité de celle-ci ? Non car le refus de la condamnation inconditionnelle du terrorisme exprime l’incapacité à penser le monde en termes universels. Dangereuse fissure, elle lézarde la résistance du monde au terrorisme. Il est urgent que s’organise dans la société civile, à l’échelle de la planète, la force qui empêchera qu’elle devienne une brèche ouverte. { Por la paz y contra el terrorismo….Por la libertad y la vida. } {{Huguette Chomski Magnis © mpctasso.org 20/1/2007}} (1) Les deux victimes étaient équatoriennes (2) En tentant maladroitement de dissimuler l’origine islamiste patente des attentats, Aznar avait donné un argument supplémentaire à ses détracteurs
Por la paz, contra el terrorismo…
{ {{{Madrid : retour sur une riposte populaire}}} } Mais qu’elles étaient belles ces dizaines de milliers de pancartes, toutes pareilles aux nôtres, dans les rues de Madrid et de Bilbao ce samedi 13 janvier ! {La vida, la libertad}, ajoutait l’immense banderole déployée au-dessus du cortège madrilène. Pour la paix, la vie, la liberté, contre le terrorisme.Plus de 250 000 Espagnols avaient choisi de dire ainsi NON au terrorisme de l’ETA qui avait fait 2 morts et 19 blessés dans l’attentat du parking de l’aéroport de Madrid le 30 décembre. Riposte populaire à l’intolérable, riposte fidèle aux traditions de combat forgées dans la résistance au franquisme. Réponse exemplaire que ce rejet d’un injuste moyen d’action, quelle que puisse être la légitimité des revendications nationales d’un peuple basque. Pas de dialogue avec les terroristes, unis contre le terrorisme, tel était le sens de cette manifestation. { {{Difficile unité contre le terrorisme}} } Encore que ni l’unité ni la clarté n’aient été totales.Si à Bilbao les nationalistes basques modérés et à Madrid les deux grandes organisations syndicales espagnoles et les associations d’Équatoriens (1) appelaient à la manifestation, le Parti Populaire et surtout la puissante Association des Victimes du Terrorisme l’avaient boycottée pour protester contre le dialogue engagé avec l’ETA par M. Zapatero. Sans doute avaient-ils tort de s’abstenir car la manifestation condamnait clairement le terrorisme. Tout comme avaient eu tort ceux qui après les attentats de mars 2004 avaient détourné leur condamnation des terroristes islamistes pour la diriger sur José Maria Aznar rendu responsable des attentats du fait de son soutien à l’intervention en Irak. Face au terrorisme islamiste, ni plus ni moins condamnable mais autrement meurtrier que celui de l’ETA et de surcroît planétaire, le “grand accord démocratique contre le terrorisme”, auquel José Luis Zapatero appelle à juste titre aujourd’hui contre l’ETA, avait fait défaut. Précédent dangereux, l’irruption violente des islamistes dans la campagne électorale avait réussi. Et, quoi que l’on ait pensé de l’intervention militaire de 2003, le retrait d’Irak des troupes espagnoles reste entaché d’avoir résulté des attentats de Madrid. { {{Silence face au au terrorisme islamiste ?}} } L’Irak justement, dont les civils sont massacrés par des attentats qui ne mobilisent pas l’opinion contre leurs auteurs ! Cent morts le 17 janvier, en majorité jeunes étudiants, plus de 200 le 23 novembre. Et entre deux dates chocs, jour après jour, la sanglante routine quotidienne.Civils frappés partout, à bord d’autobus, sur les marchés, jusque dans les lieux de prière. Un acharnement inouï qui n’a d’équivalent que dans la vague d’attentats qui frappèrent les civils israéliens pendant de longs mois au début du millénaire. Pourtant les grandes organisations se réclamant de la paix et des droits de l’homme ne manifestaient pas plus pour l’arrêt du terrorisme contre les civils israéliens, qu’elles ne l’avaient fait en solidarité avec les victimes du terrorisme islamiste en Algérie et qu’elles ne le font aujourd’hui pour l’arrêt de l’hécatombe des civils irakiens perpétrée par les islamo-baasistes. C’est qu’on tend à disculper les assassins et , sinon à justifier leurs actes, du moins à les comprendre en recherchant la cause responsable de leur désespoir. Avec la même obstination que la Toinette de Molière répliquant “Le poumon !” à chacun des maux énumérés par son malade imaginaire de maître, des leaders d’opinion rétorquent “l’occupation !” en guise d’explication au mal bien réel, lui, du terrorisme. Occupation américaine de l’Irak, israélienne de la Cisjordanie, voilà l’explication providentielle qui fait l’économie de l’analyse de situations complexes et tragiques . Elle a aussi l’avantage inavouable de ne pas fâcher les terroristes. Plus subtile que l’attitude extrême de déni absolu ( le-terrorisme-islamiste-n’existe-pas, c’est l’invention-des-diaboliques-acteurs-d’un-complot-mondial, dans la lignée des “Protocoles de Sages de Sion”), elle est en fait le discours dominant, relativiste et conciliateur, face au terrorisme. { {{Au centre : la bataille des idées !}} } Peut-on vaincre le terrorisme par les seules mesures sécuritaires et opérations militaires ? Assurément non.Si les premières, au prix de frustrations, de gênes quotidiennes et d’entraves aux libertés, parviennent à limiter considérablement les attentats, elles ne peuvent venir à bout du terrorisme surtout “suicidaire”. Quant aux secondes, face à des organisations terroristes utilisant délibérément comme bouclier humain la population civile qu’elles prétendent défendre, elles prouvent vite leur inadaptation. Reste la bataille des idées et le courage civique qu’elle exige. Car le terrorisme est fort du soutien moral dont il bénéficie. Fort de l’absence de la réprobation d’une conscience universelle. Fort des exceptions sanglantes à la règle que tolère le “consensus antiterroriste”. Une photo de la manifestation antiterroriste de Bilbao l’illustre bien : on y voit Jose Saramago défilant consciencieusement contre l’ETA. Immense écrivain mais minuscule citoyen rempli de haine, Saramago n’a jamais condamné les attentats contre les civils israéliens. Il les a justifiés en nazifiant Israël, lui qui a dit et répété que Jénine était le nouvel Auschwitz. Comment serait-il crédible lorsqu’il condamne le terrorisme de l’ETA ? En toute logique, il devrait aller plus loin que Batasuna, qui n’a pas condamné explicitement l’attentat de Madrid, et encourager l’ETA à intensifier ses actions terroristes. Mais la logique est étrangère à la doxa.Doit-on hausser les épaules devant l’absurdité de celle-ci ? Non car le refus de la condamnation inconditionnelle du terrorisme exprime l’incapacité à penser le monde en termes universels. Dangereuse fissure, elle lézarde la résistance du monde au terrorisme. Il est urgent que s’organise dans la société civile, à l’échelle de la planète, la force qui empêchera qu’elle devienne une brèche ouverte. { Por la paz y contra el terrorismo….Por la libertad y la vida. } {{Huguette Chomski Magnis © mpctasso.org 20/1/2007}} (1) Les deux victimes étaient équatoriennes (2) En tentant maladroitement de dissimuler l’origine islamiste patente des attentats, Aznar avait donné un argument supplémentaire à ses détracteurs
Appel : Rassemblement le 21 janvier 2007 à Bruxelles ! “L’Europe doit agir pour sauver les vies au Darfour”
A l’initiative des sénateurs belges Alain Destexhe, Isabelle Durant, Pierre Galand, Christian Brotcorne, Josy Dubié, François Roelants du Vivier, Sabine de Bethune, Lionel Vandenberghe et Jean Cornil .A l’appel :d’IBUKA, mémoire et justice pour le génocide du Rwanda des députés européens Monica Frassoni, Gérard Deprez, Alain Lamassoure, Gilles Savary, Jamila Madeira, Anamaria Gomes,de la Présidente du Sénat et de nombreux sénateurs et députés belges ,et de nombreuses personnalités et organisations parmi lesquelles :Mme Gauthier-Mukarumongi Présidente de la Communauté Rwandaise de France, de Pierre Henry Directeur général France terre d’asile, Arielle Herzog Directrice de European Union of Jewish Students, Mohmadain Mohmad Ishag Président de Darfur Peace and Justice, Pierre Kalinganire Président de European Union of Young Survivors of the Tutsi Genocide, Kalisa (Président d’IBUKA), Dr Jacky Mamou, Président du Collectif Urgence Darfour de France , Liliane Umubyeyi Présidente du Cercle des étudiants Rwandais de Belgique , Baron Georges Schnek Président du Musée Juif de Belgique.{{{ {{Manifestation au Rond-Point Schumanle dimanche 21 janvier 2007de 11h30 à 12h30à la veille de la réunion du Conseil général de l’Union européenneRassemblement à partir de 11h00}}}{{{Venez nombreux, merci de mobiliser autour de vous !}}}}}
Menaces sur la France
Al Zawahari a été bien entendu par le GSPC, ce groupe islamiste algérien issu d’une scission du GIA. Dans une vidéo diffusée lundi 8 janvier il menace ainsi :{{ “Aux Algériens je dis (…) : les Français et les alliés des croisés qui occupent notre pays sont à votre portée, tout comme les gorges de ceux qui ont vendu le sang des martyrs”.}} En ajoutant : {{” Nous aimons mourir autant qu’ils aiment boire”}} [ils : les agents de Bouteflika et ses “maîtres croisés” NDLR] En gage de sérieux de son allégeance à Al Qaida, le GSPC, qui a essaimé en Tunisie et au Maroc, a revendiqué l’attentat commis en décembre contre un autocar transportant des expatriés travaillant dans le secteur pétrolier. Le chauffeur algérien avait été tué et neuf expatriés blessés.
Finalement , discussion ou non avec l’ETA ?
{{Au soir du premier attentat mortel commis par l’ETA depuis 2003}} (2 morts et 19 blessés le 30 décembre dans le parking de l’aéroport de Madrid), le Premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a annoncé la {{suspension des négociations avec l’ETA}}. Le ministre de l’intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, devait ensuite déclarer :”Le processus est rompu, liquidé, terminé et l’ETA y a mis fin”. {{Telle devrait être en effet la réponse sans appel de tout gouvernement démocratique face au terrorisme, quelle que puisse être la légitimité des revendications que celui-ci prétend défendre.}} {{On ne négocie pas avec les terroristes.}} Mais jeudi 4, jour de la découverte au pays Basque espagnol d’une voiture chargée d’explosifs, M. Zapatero semblait avoir adopté un ton plus ambigu …

