Saint-Ouen , samedi 15 sept 2007 :Concert pour le Darfour

{{COMMUNIQUÉ}} {{{Le 93 se mobilise pour le Darfour}}}A l’occasion de la 4° Journée internationale pour le Darfour, organisée par la coalition Globe for Darfur, dont le Collectif Urgence Darfour est membre, Mike BOROWSKI et le Collectif Urgence Darfour organisent un concert Samedi 15 septembre 2007 à Saint-Ouen.Stevens SANDERS, jeune chanteur franco-ivoirien, remarqué dans l’émission LA NOUVELLE STAR se produira dans la ville du « neuf-trois », réunissant au rythme de la soul, en un langage musical universel, tous ceux qui se mobilisent pour le Darfour à Saint-Ouen, et plus largement en Seine-Saint-Denis.Il faut que cesse enfin ce que subissent ces populations civiles africaines. Avec Jacky MAMOU (président du collectif Urgence Darfour) et Francine GIROND (secrétaire général du Collectif).Entrée gratuite{{Samedi 15 septembre 2007 à 14h, Salle Barbararue des Ecoles – 93400 Saint-Ouen (M° Mairie de Saint-Ouen)}}

Communiqué : Terrorisme et droits de l’homme (Licra)

Le 11 septembre 2001 se produisait la tragédie du World Trade Center trois jours après la fin de la catastrophique conférence de Durban. Au cours celle-ci, les démocraties occidentales furent l’objet du ressentiment et de la haine de pays aux régimes autoritaires et liberticides. L’Occident y fut accusé d’un nouveau type de racisme, exploitant les Droits de l’Homme au détriment des autres peuples.C’est exactement la même antienne qui a libre cours aujourd’hui dans les instances de l’ONU et plus particulièrement au Conseil des Droits de l’Homme de Genève, en charge de l’organisation de la Conférence d’examen de Durban (dite Durban 2) prévue pour 2009.La LICRA entend dénoncer les dérives qu’elle a constatées en étant présente notamment lors des travaux du comité préparatoire présidé par la Libye. L’Occident y est accusé d’exploiter la lutte contre le terrorisme pour laisser libre cours à un racisme anti-musulman. L’Islam et les musulmans seraient ainsi les principales victimes du 11 septembre 2001.En l’absence de réaction ferme de leur part, la LICRA met en garde les gouvernements des démocraties européennes devant ce déni de vérité, face à ce détournement du sens du combat antiraciste.Chaque séance de travail au Conseil des Droits de l’Homme à Genève est un outrage aux droits fondamentaux défendus par la DUDH de 1948. Des pays comme l’Iran, la Syrie, la Libye, le Pakistan font la leçon aux démocraties accusées de racisme car elles tolèrent, au nom de la liberté d’expression, le droit à la critique des dogmes religieux et le droit à la caricature. A l’initiative de ce groupe de pays, l’ONU a récemment adopté une résolution assimilant la diffamation religieuse au racisme. Ainsi au regard de cette résolution, Robert Redeker, Philippe Val, Taslima Nasreen, Mohamed Sifaoui seraient des racistes. Tous ceux qui à l’avenir oseraient émettre une critique contre ceux qui détournent la religion à des fins de haine et de violence se verraient accuser de racisme. Tout journaliste ou intellectuel critiquant les propos intégristes d’un rabbin, d’un prêtre, d’un imam sera un raciste passible des tribunaux. Ce type de résolution adoptée au vu et au su de nos gouvernants, sans réaction ferme de leur part, participe à l’entreprise obscurantiste de mise à mort de la liberté d’expression et des acquis des Lumières. Le temps des Inquisiteurs doit être révolu.La LICRA en appelle solennellement au gouvernement de la France, à ses représentants dans les instances internationales pour qu’une démarche commune soit entreprise afin de mettre fin à cette sinistre farce, à commencer par l’abrogation de cette résolution de l’ONU (résolution A/HRC/4/L.12 du 30 mars 2007).La LICRA appelle toutes les associations, organes politiques et syndicaux, tous les démocrates soucieux de la défense des libertés, à la rejoindre dans ce combat.

Cérémonie à la mémoire des victimes du terrorisme organisée par SOS Attentats le 19 septembre à Paris

L’annonce de cette cérémonie a été faite de manière sollennelle à la Conférence Internationale de Paris contre le terrorisme le 11 septembre 2007 . Une délégation du Mpct (Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme) s’y rendra.Nous relayons cette annonce extraite du site [www.sos-attentats.org->undefined] pour que sa diffusion soit la plus large possible {Comme chaque année, S.O.S. ATTENTATS organise une cérémonie à la mémoire des victimes du terrorisme,autour du Mémorial “Parole portée” que nous avons fait ériger dans le Jardin de l’Intendant, à l’Hôtel national des Invalides, à Paris.Cette cérémonie se tiendra le mercredi 19 septembre 2007 à 17 h 30 précises en présence deMonsieur Nicolas Sarkozy, Président de la RépubliqueL’événement sera dédié à toutes les victimes du terrorisme en France et de par le monde.Ce soutien actif du Président de la République nous conforte dans notre lutte pour que s’exerce chaque jour la solidarité de tous vis-à-vis des victimes quel que soit le lieu où sont commis des attentats.Guerre des temps modernes, le terrorisme menace tous les pays, tous les continents, frappe, tue et mutile chaque jour des enfants, des femmes et des hommes.En participant à cet hommage, chacun pourra ainsi contribuer à l’œuvre de justice et de vérité et lutter contre l’oubli.Un dépôt de fleurs est prévu.Entrée : 6, bld des Invalides ou place Vauban Métro : Varenne, la Tour MaubourgBus : 94 – 28 }

11 septembre 2001 : SOS Attentats rappelle qu’elle s’est constituée partie civile

{{{Communiqué du 11 Septembre 2007}}}{{6 ans après}}Il y a 6 ans, le 11 septembre 2001, 2 avions de la Compagnie American Airlines et 2 avions de la Compagnie United Airlines ont explosé contre les deux tours du World Trade Center à New York, à Washington contre le Pentagone et en Pennsylvanie.??Ces attentats ont fait plus de 3 000 victimes parmi lesquelles 5 Français décédés lors des attentats. S.O.S. Attentats tient à manifester sa solidarité aux familles de victimes et aux victimes blessées qui attendent toujours qu’un procès puisse avoir lieu. Il serait temps que Khaled Cheikh Mohammed ainsi que d’autres auteurs présumés détenus dans le camp de Guantanamo soient jugés selon des principes démocratiques. S.O.S. Attentats est partie civile aux côtés de la famille de Thierry Saada dans la procédure ouverte en France.

Une artiste à découvrir : Yasmine Modestine

Quand on a su que Yasmine Modestine assurerait la partie artistique du rassemblement le 11 septembre à Paris , on a voulu prendre rendez-vous pour faire connaissance .Aucun problème , nous dit-elle , passez me voir …Cela tombe bien , ce jour là , elle a une répétition avec un chanteur guitariste .A moins que ce ne soit comme ça tous les jours ?. Elle nous accueille avec une chanson qu’elle a composée et intitulée “Indira” , accompagnée de sa seule darbouka …Beaucoup d’émotion à l’écoute de cette voix que nous découvrons …{Yasmine , d’où vous vient cette passion pour la musique ?}-Je suis née avec ! Dans ma famille , on faisait de la musique tout le temps ! Mon père jouait de la guitare , et il m’endormait le soir avec une chanson douce …Mon frère jouait du saxo , de la clarinette . La musique , c’est une évidence …{Vous n’êtes pas seulement chanteuse , mais vous êtes aussi compositrice , comédienne au théâtre et de cinéma .. Comment vous situez-vous par rapport à tout ça ?}-Pour moi, c’est la même chose , c’est le même métier ! Aller sur scène avec mes chansons , faire du cinéma … j’essaie seulement d’être une artiste … Il se trouve que mon mode d’expression passe par la musique et par les mots des autres ….{Pourquoi avez-vous accepté de participer au Rassemblement en hommage aux victimes d’attentats ?}-Pourquoi n’aurais-je pas accepté ? Chanter ,c’est aussi ça … .J’avais d’ailleurs déjà participé à une manifestation pour le Darfour ..Cela me paraît la moindre des choses…Elle dit cela tellement naturellement . On doit se quitter , il y a une autre répétition en vue… Alors à bientôt ,d’abord mardi 11/9 puis ensuite le samedi 29/9 pour un concert complet aux “7 lézards” à Paris …Pour mieux faire connaissance avec une artiste engagée…naturellement . {{Roland Douglas mpctasso.org}}

Paris, berceau des droits de l’homme , s’offre la promesse d’une alliance internationale contre le terrorisme

{{{Ce texte est extrait de l’éditorial du programme distribué lors de la Conférence Internationale de Paris contre le terrorisme le 11 septembre 2007 .Nous tâcherons de récupérer et de diffuser sur ce site les importantes contributions des participants et les conclusions pratiques de cette conférence très prometteuse}}} {{NON AU TERRORISME !}} C’est avec ce slogan qu’ont défilé les manifestants algériens après les attentats “suicides” revendiqués par Al Qaida au Maghreb qui ont fait plus de 50 morts. Ce slogan doit être le nôtre. Le monde saigne du terrorisme ! Pas un jour ne se passe sans que des attentats meurtriers ne frappent des civils, que d’autres attentats ne soient déjoués ou que des menaces terroristes ne soient proférées.Face à cette tentative de terroriser la population, la mobilisation de la société civile et des institutions politiques est dangereusement insuffisante. Voici par exemple, en substance, ce qu’a déclaré le 9 septembre le Ministre luxembourgeois des Affaires Étrangères alors que les 27 MAE de l’Union Européenne étaient réunis :”Il faut s’occuper des sources du terrorisme.” Et voici le diagnostic porté par ce responsable politique : “Qui a été une fois au Moyen-Orient sait ce qu’est l’humiliation de tout un peuple.”Un peuple ? N’y a-t-il qu’un seul peuple humilié au Moyen-Orient et dans le monde ? Et de poursuivre : “Ces choses effroyables expriment le désespoir combiné à la haine et à l’intolérance” Le désespoir, l’humiliation sont avancés comme explications premières du terrorisme et le mot Islamisme n’est même pas prononcé. Quand les Algériens disent “Non au terrorisme” pourquoi l’Europe répond-elle à côté ? Va-t-elle encore garder le silence face à l’islamisme ? Il semble bien que la peur des terroristes, la confusion idéologique, l’inversion des valeurs , l’abandon des principes d’universalité des droits humains laissent prospérer le soutien moral au terrorisme. Au sein même de l’Onu le forces les plus obscurantistes sont à l’oeuvre. A Genève, le Bâtiment des Nations Unies a officiellement accueilli un groupe de 20 pays pour une réunion préparatoire à la “Conférence Contre le Racisme” de Durban 2. Parmi ces 20 membres : l’Iran et la Syrie, deux pays qui ne font même pas mystère de leur soutien à des organisations terroristes et de leur antisémitisme. Autre exemple de dérive : Le Parlement européen a abrité fin août une Conférence dont le joli intitulé trompeur mentionnant la paix au Proche-Orient ne pouvait plus tromper personne. Il s’agissait de défendre le Hamas, organisation ouvertement terroriste dans sa pratique, antisémite voire génocidaire dans son programme. Devant tant de dérives, il est urgent de se rassembler, de s’unir contre le terrorisme, tout simplement. Ce mois de septembre, où le terrorisme est si prégnant, peut devenir celui de la mobilisation contre le terrorisme.-Il faut se féliciter que le Président de la République assiste en personne le 19 septembre à la cérémonie annuelle organisée par SOS Attentats à la mémoire de toutes les victimes du terrorisme. – lI faut se féliciter de la sortie du Film “Un coeur invaincu” basé sur le livre écrit par Marianne Pearl dans lequel elle relate la vie et la mort courageuses de son mari Daniel Pearl. -Il faut se féliciter que, pour la première fois, une longue liste d’associations, les plus diverses, appellent ensemble à un rassemblement le 11 septembre en hommage à toutes les victimes d’attentats, devant le Mur de la Paix pour bien signifier que le chemin de la paix passe par l’arrêt du terrorisme.-Il faut se féliciter qu’à cette occasion des délégations étrangères seront présentes.-Il faut se féliciter enfin qu’une Conférence internationale contre le terrorisme se réunisse à Paris ce 11 septembre. {L’émergence d’un mouvement international de la société civile contre le terrorisme est urgente.Paris, berceau des droits de l’homme sera-t-il aussi celui d’une alliance contre le terrorisme ?} Ensemble nous pouvons le rendre possible. {{Huguette Chomski Magnis , Présidente du MPCT (10/ 9/ 9/07)}}

L’émergence d’un mouvement international contre le terrorisme ?

{{{Programme prévisionnel de la Conférence internationale contre le terrorisme qui se déroulera à Paris, le 11 septembre 2007}}}Accueil (9h 30 -10h){{ {1 – LE DROIT FACE AU TERRORISME (10 h – 12 h)} }}{{Quelle définition du terrorisme ?La nouvelle donne des attentats “suicides”Quelle justice pour les victimes d’attentats ?}}Avec-Evelyne Guzy, coauteur de “Attentats suicides, le cas israélo-palestinien”-Malka Marcovich, consultante internationale, auteure d’un rapport pour la LICRA sur le Nouveau Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.-Claude Moniquet, Président de l’ESISC-Richard Rossin, auteur de” Noces à Canaan”-David Ruzié, Professeur Émérite de Droit International{ {{2 – LE TERRORISME CONTRE LES LIBERTÉS (13 h – 15 h)}} }{{Menace sur nos libertés d’expression et de communicationChantage qui incite à l’autocensure et à la lâcheté.Conséquences du terrorisme sur nos libertés et sur la destruction du vivre-ensemble qui favorise le racisme.}}Avec-Pierre Cassen, rédacteur en chef de Respublica de 2003 à 2007, fondateur de Riposte Laïque -Josiane Sberro, représentante de Primo Europe-Mohamed Sifaoui pour le Bureau Laïque International-Dominique Sopo , Président de SOS Racisme -Michèle Vianès Présidente de Regards de Femmes{ {{3 – S’UNIR CONTRE LE TERRORISME ET LES TERRORISTES (15 h – 17 h)}} }{{Le rôle de la société civileL’émergence d’un mouvement international contre le terrorisme ?}}Avec-Huguette Chomski Magnis, Présidente du MPCT (Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme )-Cherifa Kheddar, Présidente de Djazairouna (Algérie)-Samia Labidi, Présidente de AIME (d’Ailleurs ou d’Ici Mais Ensemble)-Gabriel Moris, Vice-président de AVT ( Asociacion Victimas del Terrorismo, Espagne)-Arnold Roth, Représentant de Malki Foundation, père d’une jeune victime du terrorisme (Israël) -Philip Spencer, Représentant de United Against Terror (Grande-Bretagne){{NB : Entrée de cette conférence strictement sur invitation}}Renseignements, demande d’invitation, contact presse : mpctasso@aol.com

Une menace toujours présente ….à lire un éditorial de Claude Moniquet

{{Par Claude MONIQUET, Président de l’ESISC}} Londres, Copenhague puis Francfort : à trois reprises, en un peu plus de deux mois, le terrorisme islamiste est venu se rappeler à notre bon souvenir. L’absence d’attentat majeur en Europe depuis ceux de Londres, le 7 juillet 2005, aurait pu faire croire que la menace avait disparu ou, du moins, que son niveau avait diminué. Il n’en est rien, hélas. {{Lire la suite sur :}}www.esisc.eu / Rubrique Editorial{Claude Moniquet sera présent à la Conférence Internationale contre le terrorisme à Paris le 11 septembre 2007}

Dans le cadre de la préparationde la Conférence de DURBAN II

Dans le cadre de la préparationde la Conférence de DURBAN II{{Déclaration LICRA-MAPP du mardi 28 août 2007 dans le cadre de la réunion préparatoire à la Conférence de Durban II28/08/2007}}Comité préparatoire à la Conférence d’examen de Durban 27 au 31 août 2007Point 5 de l’ordre du jour : objectif de la conférence.« Joint statement » présenté par la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA) et le Mouvement pour l’Abolition de la Prostitution et de la Pornographie et de toutes formes de violences sexuelles et discriminations sexistes (MAPP)Présentes à la conférence mondiale contre le racisme à Durban en 2001, nous avons été témoins, au sein du forum des ONG, d’une flambée de violence inégalée dans une conférence internationale sous l’égide de l’ONU. La virulence des propos racistes, antisémites et l’impossibilité d’évoquer les discriminations à l’encontre des femmes ou de certaines minorités telles que les Dalits ou les Roms, ont été une expérience traumatisante tant pour nos organisations que pour les victimes que nous défendons.Depuis 2001, en dépit des efforts déployés par les Etats démocratiques et les ONGs, ni le racisme, ni les politiques discriminatoires n’ont véritablement reculé. En réalité, le contexte international a rendu possible la manipulation et le détournement du vocabulaire des droits de l’Homme et de l’antiracisme, déjà perceptibles à Durban.Nous, associations de terrain, regrettons vivement que les victimes voient désormais leurs souffrances instrumentalisées et hiérarchisées à des fins politiques. Nous sommes inquiets de la volonté, affichée ici, par certains pays de vouloir focaliser l’attention de la communauté internationale sur la diffamation religieuse. En effet, cela détourne le sens de notre combat à tous, porte atteinte à la liberté d’expression, et légitime des pratiques traditionnelles d’oppression, en particulier à l’encontre des femmes et des fillettes. La défense de la liberté religieuse est déjà intégrée aux normes internationales, Durban compris. Il est donc inutile de négocier de nouvelles normes, tandis que des femmes sont violentées, des minorités ethniques discriminées, et que des Etats diffusent jusque dans leurs livres scolaires une éducation à la haine de l’autre. Nous, associations luttant pour l’égalité entre les hommes et les femmes, pour la paix et la justice entre les peuples, refusons que soit remise en question l’universalité des droits humains par des Etats obscurantistes.Pour conclure, nous renouvelons publiquement notre vœu que les droits de l’Homme et la lutte antiraciste soient véritablement au cœur de Durban 2009.Document imprimé depuis http://www.licra.orgLa LICRA ne saurait être tenue responsable pour le contenu de ses liens

Le quotidien algérien El Watan revient sur le massacre de Raïs perpétré en 1997 par des terroristes islamistes.

(Article intégral de Mustapha Benfodil, dans El Watan du 27 août 2007 à lire sur http://www.elwatan.com/spip.php?rubrique8387) {{Extraits}} {{“Il y a dix ans, Un massacre avait fait plus de 500 morts Raïs : Les charniers de la mémoire}} {{Un mémorial dans une école}} Aïcha, Sarah, Sabrina, Zahida, Khadidja, Radia, Manel, Imène. La liste est longue. 24 noms, la majorité, des filles. Le modeste mémorial est érigé dans une école primaire à la périphérie du village, non loin de la brigade de la Gendarmerie nationale. Au CEM Haï Raïs, une autre stèle est élevée à la mémoire des victimes. Mais l’établissement nous est interdit d’accès. Combien sont tombés dans cette funeste nuit du 27 au 28 août 1997 ? Certains parlent de 500 morts, d’autres de 600, voire 700. Une chose est sûre : ce fut une hécatombe. Dans chaque maison, un mort. Des familles entières avaient été décimées. Noureddine, 43 ans, vendeur dans une pharmacie de Sidi Moussa, la commune mère qui se trouve à 4 km d’ici, a eu du bol. La nuit du drame, il campait à Chenoua Plage. La maison qu’occupe aujourd’hui Noureddine appartient à des proches de sa famille. Elle a failli être dévorée par les flammes durant la nuit maudite. Depuis, ses occupants l’ont désertée. « Les terroristes sont entrés ici et ont mis le feu à une Renault 25 qui était garée dans la cour de la maison. La famille s’était réfugiée à l’étage. Mes nièces se sont abritées dans la salle de bains, un chiffon imbibé, enfoncé dans la bouche pour ne pas mourir asphyxiées. Elles sont restées ainsi jusqu’à l’aube », raconte Noureddine. « Depuis, les propriétaires n’ont plus remis les pieds ici. Mes nièces, dont une universitaire qui a fini ses études, ne veulent plus entendre parler de cette maison. » Des cas comme celui-ci sont nombreux à Raïs. « Dans l’une des maisons, il y avait une fête de noces. 26 personnes ont été tuées et 7 femmes enlevées. Ce n’est que tout récemment qu’un proche de cette famille est revenu au village », dit Noureddine. Pour notre interlocuteur, ce qui s’est passé cette nuit-là demeure entouré d’un grand point d’interrogation. Il évoque des bavures impardonnables qui ont poussé les jeunes à prendre le maquis pour fuir les exactions de « el houkouma » : « Une fois, ils ont attrapé un terroriste notoire surnommé Mimosa. Ils le faisaient circuler dans le village et toute personne qu’il montrait du doigt était immédiatement arrêtée. Deux jours plus tard, elle était jetée sur la chaussée. Il y a eu trop de hogra. Pourquoi on ne livrait pas ces jeunes soi-disant suspects à la justice ? » Autre chose qui chiffonne Noureddine, dix ans plus tard : « Ils disent qu’ils ne pouvaient pas pénétrer au village. Pourquoi ne se sont-ils pas servis de leurs hélicoptères équipés de matériel de vision nocturne ? Pourquoi n’ont-ils pas bouclé le village pour empêcher les terroristes de s’évanouir dans la nature ? » De fait, pour beaucoup de villageois, il est difficile de ne pas mettre en cause la responsabilité – fut-elle morale et pas forcément pénale – des services de sécurité. Certains dont la maison se trouve proche de la route carrossable et donc plus facile d’accès aux forces de l’ordre reconnaissent devoir la vie à l’intervention des militaires. « Ils sont restés avec nous, postés sur la terrasse, à protéger nos familles. Sans eux, le bilan aurait été plus lourd », dit l’un d’eux. D’autres font le grief aux autorités de ne pas les avoir armés à temps. « Ils ne nous faisaient pas confiance. Pour eux, la population soutenait el irhab. Donc, il ne fallait pas l’armer », affirme un autre. {{« Je ne pensais qu’à ma mère et à mes sœurs »}} Hakim, 36 ans, ébéniste de métier, tient une menuiserie que lui a léguée son père, une affaire qui a trente ans d’âge, dit-il. Hakim a tout vu cette nuit-là, assure-t-il. Il fait partie de ces miraculés qui ne doivent la vie qu’à la Providence. « Il était environ minuit quand une horde de terroristes a investi le village. Moi, j’étais à la maison. En entendant les cris et les clameurs monter, j’ai grimpé sur la terrasse. Mais il faisait nuit noire. Les terroristes avaient détruit les poteaux électriques et avaient cassé tous les lampadaires. On ne voyait rien, et puis, j’avais peur d’être atteint par une balle perdue. On n’entendait que les cris des victimes et le crépitement des armes », se souvient-il, avant de reprendre : « Avec les membres de ma famille, nous nous sommes armés de barres de fer, de tout ce qu’on pouvait trouver, et nous nous apprêtâmes à les accueillir. » Farouk, son cousin, poursuit : « Les cadavres étaient entassés par centaines devant la mosquée, dans le CEM et étalés dans les vergers. La plupart étaient des femmes et des enfants. Ce qui m’avait le plus choqué, c’était de découvrir des bébés qui avaient été rôtis dans des fours. C’était atroce. » Hamoud, un ami de Hakim, nous livre sa version. « On savait que notre tour allait arriver. J’aurais établi une attestation de décès et l’aurais glissée sous mon oreiller si j’en avais la possibilité », lâche-t-il, avant de lancer : « Une seule chose m’obsédait : c’était de protéger ma mère et mes sœurs. L’honneur passait pour moi avant la vie. » On parle d’une trentaine de femmes enlevées cette nuit-là. Dix ans plus tard, si la situation sécuritaire s’est sensiblement améliorée à Raïs, la situation sociale, elle, est toujours sur un volcan…” {{« Dix ans amputés de ma jeunesse »}} Des citoyens s’interrogent : « Où est passée l’aide internationale ? Où sont passés les logements sociaux réservés aux victimes ? Rares sont les familles de Raïs qui ont bénéficié d’un logement. Beaucoup n’ont pas perçu la moindre pension de victime du terrorisme. » Lasse, la population ne songe même pas à commémorer ce dixième anniversaire. Le cœur n’y est vraiment pas. « Dix ans sont passés et nous sommes toujours au même point, assène Hakim. J’ai 36 ans et je me retrouve sans rien, ni femme ni enfant. Dix ans à te surveiller : balak yakhatfouk, attention, ils sont venus te tuer… Qu’est-ce que tu vas faire, partir ? Tu ne peux pas partir et laisser ta famille. »…” ——————————————————————————– Droits de reproduction de diffusion réservés © El Watan 2006