Le quotidien algérien El Watan revient sur le massacre de Raïs perpétré en 1997 par des terroristes islamistes.

(Article intégral de Mustapha Benfodil, dans El Watan du 27 août 2007 à lire sur http://www.elwatan.com/spip.php?rubrique8387) {{Extraits}} {{“Il y a dix ans, Un massacre avait fait plus de 500 morts Raïs : Les charniers de la mémoire}} {{Un mémorial dans une école}} Aïcha, Sarah, Sabrina, Zahida, Khadidja, Radia, Manel, Imène. La liste est longue. 24 noms, la majorité, des filles. Le modeste mémorial est érigé dans une école primaire à la périphérie du village, non loin de la brigade de la Gendarmerie nationale. Au CEM Haï Raïs, une autre stèle est élevée à la mémoire des victimes. Mais l’établissement nous est interdit d’accès. Combien sont tombés dans cette funeste nuit du 27 au 28 août 1997 ? Certains parlent de 500 morts, d’autres de 600, voire 700. Une chose est sûre : ce fut une hécatombe. Dans chaque maison, un mort. Des familles entières avaient été décimées. Noureddine, 43 ans, vendeur dans une pharmacie de Sidi Moussa, la commune mère qui se trouve à 4 km d’ici, a eu du bol. La nuit du drame, il campait à Chenoua Plage. La maison qu’occupe aujourd’hui Noureddine appartient à des proches de sa famille. Elle a failli être dévorée par les flammes durant la nuit maudite. Depuis, ses occupants l’ont désertée. « Les terroristes sont entrés ici et ont mis le feu à une Renault 25 qui était garée dans la cour de la maison. La famille s’était réfugiée à l’étage. Mes nièces se sont abritées dans la salle de bains, un chiffon imbibé, enfoncé dans la bouche pour ne pas mourir asphyxiées. Elles sont restées ainsi jusqu’à l’aube », raconte Noureddine. « Depuis, les propriétaires n’ont plus remis les pieds ici. Mes nièces, dont une universitaire qui a fini ses études, ne veulent plus entendre parler de cette maison. » Des cas comme celui-ci sont nombreux à Raïs. « Dans l’une des maisons, il y avait une fête de noces. 26 personnes ont été tuées et 7 femmes enlevées. Ce n’est que tout récemment qu’un proche de cette famille est revenu au village », dit Noureddine. Pour notre interlocuteur, ce qui s’est passé cette nuit-là demeure entouré d’un grand point d’interrogation. Il évoque des bavures impardonnables qui ont poussé les jeunes à prendre le maquis pour fuir les exactions de « el houkouma » : « Une fois, ils ont attrapé un terroriste notoire surnommé Mimosa. Ils le faisaient circuler dans le village et toute personne qu’il montrait du doigt était immédiatement arrêtée. Deux jours plus tard, elle était jetée sur la chaussée. Il y a eu trop de hogra. Pourquoi on ne livrait pas ces jeunes soi-disant suspects à la justice ? » Autre chose qui chiffonne Noureddine, dix ans plus tard : « Ils disent qu’ils ne pouvaient pas pénétrer au village. Pourquoi ne se sont-ils pas servis de leurs hélicoptères équipés de matériel de vision nocturne ? Pourquoi n’ont-ils pas bouclé le village pour empêcher les terroristes de s’évanouir dans la nature ? » De fait, pour beaucoup de villageois, il est difficile de ne pas mettre en cause la responsabilité – fut-elle morale et pas forcément pénale – des services de sécurité. Certains dont la maison se trouve proche de la route carrossable et donc plus facile d’accès aux forces de l’ordre reconnaissent devoir la vie à l’intervention des militaires. « Ils sont restés avec nous, postés sur la terrasse, à protéger nos familles. Sans eux, le bilan aurait été plus lourd », dit l’un d’eux. D’autres font le grief aux autorités de ne pas les avoir armés à temps. « Ils ne nous faisaient pas confiance. Pour eux, la population soutenait el irhab. Donc, il ne fallait pas l’armer », affirme un autre. {{« Je ne pensais qu’à ma mère et à mes sœurs »}} Hakim, 36 ans, ébéniste de métier, tient une menuiserie que lui a léguée son père, une affaire qui a trente ans d’âge, dit-il. Hakim a tout vu cette nuit-là, assure-t-il. Il fait partie de ces miraculés qui ne doivent la vie qu’à la Providence. « Il était environ minuit quand une horde de terroristes a investi le village. Moi, j’étais à la maison. En entendant les cris et les clameurs monter, j’ai grimpé sur la terrasse. Mais il faisait nuit noire. Les terroristes avaient détruit les poteaux électriques et avaient cassé tous les lampadaires. On ne voyait rien, et puis, j’avais peur d’être atteint par une balle perdue. On n’entendait que les cris des victimes et le crépitement des armes », se souvient-il, avant de reprendre : « Avec les membres de ma famille, nous nous sommes armés de barres de fer, de tout ce qu’on pouvait trouver, et nous nous apprêtâmes à les accueillir. » Farouk, son cousin, poursuit : « Les cadavres étaient entassés par centaines devant la mosquée, dans le CEM et étalés dans les vergers. La plupart étaient des femmes et des enfants. Ce qui m’avait le plus choqué, c’était de découvrir des bébés qui avaient été rôtis dans des fours. C’était atroce. » Hamoud, un ami de Hakim, nous livre sa version. « On savait que notre tour allait arriver. J’aurais établi une attestation de décès et l’aurais glissée sous mon oreiller si j’en avais la possibilité », lâche-t-il, avant de lancer : « Une seule chose m’obsédait : c’était de protéger ma mère et mes sœurs. L’honneur passait pour moi avant la vie. » On parle d’une trentaine de femmes enlevées cette nuit-là. Dix ans plus tard, si la situation sécuritaire s’est sensiblement améliorée à Raïs, la situation sociale, elle, est toujours sur un volcan…” {{« Dix ans amputés de ma jeunesse »}} Des citoyens s’interrogent : « Où est passée l’aide internationale ? Où sont passés les logements sociaux réservés aux victimes ? Rares sont les familles de Raïs qui ont bénéficié d’un logement. Beaucoup n’ont pas perçu la moindre pension de victime du terrorisme. » Lasse, la population ne songe même pas à commémorer ce dixième anniversaire. Le cœur n’y est vraiment pas. « Dix ans sont passés et nous sommes toujours au même point, assène Hakim. J’ai 36 ans et je me retrouve sans rien, ni femme ni enfant. Dix ans à te surveiller : balak yakhatfouk, attention, ils sont venus te tuer… Qu’est-ce que tu vas faire, partir ? Tu ne peux pas partir et laisser ta famille. »…” ——————————————————————————– Droits de reproduction de diffusion réservés © El Watan 2006

A voir : “Doc en stock” sur Arte mardi 28 août

Une émission sur le thème {{” Ces musulmans qui disent non à l’islamisme}}”, en partenariat avec Charlie Hebdo et Libération.Deux films produits pas Daniel Leconte et qui seront suivis d’un débat : le premier analyse les relations de Mahomet avec les femmes, le second est consacré au journaliste {{Mohamed Sifaoui}} qui sera le 11 septembre, un des intervenants de la {{Conférence Internationale contre le terrorisme.}} Comme le note Mohamed Sifaoui, ” C’est la première fois qu’une chaîne de télévision montre en une seule soirée autant de musulmans opposés à l’intégrisme.”{Mohamed Sifaoui participera à la Conférence Internationale Contre le Terrorisme le 11 septembre 2007 à Paris . pour tout renseignement , écrire à : mpctasso.org}

A lire absolument

Malka Marcovich, déjà auteure d’un Rapport sur Durban II pour la LICRA, publie dans le dernier numéro des Temps Modernes un article intitulé “ONU 2001-2007 : Durban ou l’éternel retour”. Alors que se déroulera la 6ème session du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, Malka Marcovich sera une des intervenantes à la Conférence internationale contre le terrorisme.Elle animera, aux côtés d’Evelyne Guzy, Claude Moniquet, Richard Rossin, David Ruzié et François Zimeray,la table ronde “Le droit face au terrorisme”.(Renseignements, demande d’inscription : mpctasso@aol.com)

Paris 11 septembre 2007

{{ {“Le chemin de la paix passe par l’arrêt du terrorisme”.} }} {{{RASSEMBLEMENT EN HOMMAGE A TOUTES LES VICTIMES D’ATTENTATS}}} {{Mardi 11 septembre à 19 h au Mur de la Paix}} {(Champ de Mars, Métro École Militaire)} {{En présence de nombreuses personnalités artistiques et politiques :}}Clara et Marek Halter,la participation artistique de la chanteuse Yasmine Modestine, le cinéaste suédois Bo Persson qui filmera le Rassemblement,les comédiens Nathalie Roussel et Eric Pierrot (liste en cours ….) {{{avec la participation de représentants d’associations de différents pays frappés par le terrorisme:}}}Asociacion Victimas del Terrorismo Djazairouna Malki Foundation United Against Terroront déjà annoncé leur participation ……{{{A l’appel des associations :}}}AIME (d’Ailleurs ou d’Ici Mais Ensemble),AlgériEnsemble,Amitié Judéo-Noire,Bnai Brith de France, Cap 21, Comité Soudan,Congrès Mondial Amazigh,CRIF (Conseil Repésentatif des Institutions Juives de France), Histoire de mémoires,LICRA (Ligue Internationale contre le racisme et l’antisémitisme), Mouvement de la Paix, MPCT (Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme),Ni Putes Ni Soumises , Paroles de Femmes,Perec (Pour une école républicaine et citoyenne),Primo Europe,Regards de Femmes,SOS Racisme, UEJF (Union des Etudiants Juifs de France),UFAL (Union des Familles Laïques) ,Urgences Afrique (liste en cours …){{{et avec toutes les organisations et partis démocratiques qui auront répondu à notre appel.}}}______________________________________________________________________________________________________________________ {{{ {{ CONFERENCE INTERNATIONALE CONTRE LE TERRORISME Mardi 11 septembre de 10h à 17 h.}} }}}Avant le rassemblement du soir, la conférence de Paris réunira consultants et associations autour de trois thèmes : -Le droit face au terrorisme -Le terrorisme contre les libertés -S’unir contre la terrorisme et les terroristes Ce sera un temps de travail, de réflexion, de débat et d’organisation de ce combat pacifique auquel nous invitons tous les partis et organisations démocratiques à déléguer un représentant. L’alliance d’organisations de différents pays, diverses mais unies dans la réprobation universelle des attentats qui visent des civils et dans la défense des victimes du terrorisme, tel est l’objectif de cette conférence. {Programme de la conférence, demande d’invitations : écrire à mpctassso@aol.com}______________________________________________________________________________________________________________________{{{ Appel aux dons}}}L’organisation du Rassemblement et de la Conférence du 11 septembre est très lourde. Pour nous aider à le réussir, nous faisons appel à votre générosité. Pour adresser votre don{Ecrire à :}MPCT Maison du Citoyen16, rue du RP Aubry94120 Fontenay-sous-Bois{Préciser “conférence 11/9”}

Actualités : France et Libye

Après une longue détention qui tenait plutôt de la prise d’otages, six soignants sont enfin libres. Le grotesque de l’accusation le disputait au tragique de la menace de mort qui pesait sur eux. Pour avoir une idée du calvaire qu’ils ont enduré, on lira ci-dessous le témoignage du médecin.Chacun se réjouit donc pour ces personnes et leurs familles. Pour le reste on s’interrogera sur la précipitation d’accords conclus dans la foulée entre la France et la Libye, sur la caution apparemment apportée à un régime qui n’a pas soldé ses dettes morales. Comme le rappelle SOS Attentats, les familles des victimes de l’attentat contre le DC 10 d’UTA attendent toujours que justice soit rendue. Elles attendent plus précisément que les six auteurs libyens de cet attentat purgent la peine à laquelle la justice française les a condamnés. Nul doute que la cérémonie que SOS attentats organise chaque 19 septembre, date anniversaire de l’attentat du DC 10 qui fit 170 morts en 1989, prendra cette année un relief tout particulier. Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme y apportera tout son soutien. ___________________________________________________________« Nous avons été traités comme des animaux ». C’est ce qu’a affirmé, jeudi, le médecin bulgare d’origine palestinienne Achraf Joumaa Hajouj, libéré mardi avec cinq infirmières bulgares après huit ans passés dans les prisons libyennes.Trois jours après l’arrivée des praticiens en Bulgarie, pays dont il a acquis la nationalité récemment, le médecin a pour la première fois révélé des détails des tortures subies lors des interrogatoires de police en 1999, après une conférence la veille.« Nous avons été longuement torturés, avec des électrochocs, battus, privés de sommeil, drogués. Pendant dix mois, ma famille ne savait pas si j’étais vivant ou mort », a-t-il raconté à Sofia à des journalistes. « On nous gardait dans un centre de dressage pour chiens, chacun de nous en cellule séparée », a-t-il ajouté.Les tortures et mauvais traitements visaient à faire avouer aux praticiens qu’ils avaient inoculé le virus du sida à des centaines d’enfants de l’hôpital qui les employait à Benghazi, dans le nord de la Libye.Pendant un an, le médecin a dû dormir à genoux, les bras menottés dans son dos. Et si sa tête retombait, il recevait un coup de pied au visage. « J’ai écrit sur le mur de ma cellule : “L’espoir demeure jusqu’au bout. Je serai un os dans votre gorge jusqu’à la fin de ma vie” », a-t-il raconté.En guise de signature, ses empreintes digitales ont été apposées de force sur une feuille blanche alors qu’il avait les mains menottées.« Dès le début, nous étions des boucs émissaires pour quelque chose que nous ignorions », a-t-il souligné. Insistant sur leur innocence, il a rappelé les témoignages d’experts internationaux, dont le co-découvreur du virus du sida Luc Montagnier, qui ont témoigné en leur faveur.Ils ont affirmé que l’épidémie de sida dans l’hôpital était due à une mauvaise hygiène dans l’établissement, « où tout était sale et inorganisé », a-t-il conclu. (Reuters)

Iran : Deux journalistes condamnés à mort

Deux journalistes kurdes iraniens, Adnan Hassanpour et Hiva Botimar, ont été condamnés à mort le 16 juillet pour “espionnage” par un tribunal iranien, a affirmé l’Institut kurde de Paris, qui demande une “intervention urgente de la communauté internationale”. Les deux hommes ont été condamnés le 16 juillet par le “tribunal révolutionnaire” de Marivan et ont été transférés à la prison centrale de Sanandaj, en vue de l’exécution de leur condamnation, selon la même source. Ces deux journalistes collaboraient au magazine Aso (Horizons), publié en kurde et en persan à Sanandaj. Cette publication a été interdite par les autorités iraniennes en août 2005. Amnesty International, qui avait fait état de l’arrestation de M. Hassanpour en janvier 2007, le présente également comme un “défenseur des droits culturels des kurdes iraniens”. “Sans une intervention urgente de la communauté internationale, les deux journalistes kurdes risquent d’être exécutés”, déclare l’Institut kurde de Paris dans un communiqué. Reporters sans frontières exprime sa plus vive inquiétude après avoir appris ces condamnation à mort : “Ces condamnations à mort sont proprement scandaleuses et honteuses. Elles montrent à la fois le peu d’attention que l’Iran porte au droit international humanitaire, mais également sa volonté de faire taire, par tous les moyens, les journalistes les plus critiques et les défenseurs des droits de l’homme. Nous appelons la communauté internationale à demander à l’Iran de revenir sur sa décision et de ne pas exécuter ces deux hommes qui n’ont rien fait d’autre qu’exercer leur droit à informer leurs concitoyens. L’Iran est en passe de redevenir l’une des plus grandes prisons du monde pour les professionnels de l’information”, a déclaré Reporters sans frontières.Adnan Hassanpour travaillait pour le magazine Asou, interdit depuis août 2005 suite à une décision du ministère de la Culture et de l’Orientation islamique. Il y traitait de la question très sensible du Kurdistan iranien.Lors de son procès, Adnan Hassanpour a été reconnu coupable “d’activités subversives contre la sécurité nationale” et “d’espionnage”. Ses entretiens avec des médias basés à l’étranger, tel que Voice of America, ont également été retenus à charge. II aurait été transféré le 18 juillet à la prison de Sanandaj, selon sa famille et l’un de ses avocats, Sirvan Hosmandi.Abdolvahed “Hiva” Botimar, collaborateur du magazine Asou, et membre actif de l’ONG environnementale Sabzchia, a lui aussi été condamné à mort.Par ailleurs, Reporters sans frontières dénonce l’interpellation, le 21 juillet, du journaliste Ako Kurdnasab par des agents du ministère des Renseignements, au siège de l’hebdomadaire Karfto, à Sanandaj, capitale du Kurdistan iranien. Le journaliste a été conduit à la prison du ministère des Renseignements, après avoir été mis en examen par la quatrième chambre du tribunal de la ville. Les charges retenues contre lui ne sont pas connues.RSF nous apprend que trois autres journalistes kurdes sont toujours emprisonnés en Iran. Ejlal Ghavani de l’hebdomadaire Payam-e Mardom-e Kurdestan, suspendu en 2004, a été placé en détention le 9 juillet 2007, après avoir été condamné par le tribunal de Sanandaj pour “incitation des populations à la révolte” et “action contre la sécurité nationale”.Mohammad Sadegh Kabovand, directeur de ce même hebdomadaire et fondateur d’une organisation de défense des droits de l’homme, a été arrrêté le 1er juillet et transféré à la prison d’Evin. Aucune charge n’a été officiellement retenue contre luiEnfin, Kaveh Javanmard, de l’hebdomadaire Karfto, purge actuellement une peine de deux ans de prison. Durant le procès qui s’est déroulé à huis clos, Kaveh Javanmard n’a pas eu accès à un avocat.Avec sept journalistes actuellement emprisonnés, l’Iran est la plus grande prison du Moyen-Orient pour les professionnels des médias, et fait partie des dix pays au monde les plus répressifs en matière de liberté de la presse. Depuis son arrivée au pouvoir en août 2005, le président Mahmoud Ahmadinejad, considéré comme l’un des 34 prédateurs de la liberté de la presse dans le monde exerce une répression redoutable sur les professionnels de l’information. La situation est particulièrement difficile au Kurdistan Iranien. Que faire ? Signer la pétition de RSF pour sauver ces deux journalistes bien sûr :http://www.rsf.org/article.php3?id_article=15056Mais il reste à mener une campagne fédératrice pour sauver de la mort à la fois Mokarrameh Ebrahimi, les homosexuels et les journalistes. Les executions qui ont déjà eu lieu depuis le début de juillet attestent de l’urgence absolue de cette campagne.

Je serai un os dans votre gorge jusqu’à la fin de ma vie”

«Nous avons été traités comme des animaux». C’est ce qu’a affirmé, jeudi, le médecin bulgare d’origine palestinienne Achraf Joumaa Hajouj, libéré mardi avec cinq infirmières bulgares après huit ans passés dans les prisons libyennes.Trois jours après l’arrivée des praticiens en Bulgarie, pays dont il a acquis la nationalité récemment, le médecin a pour la première fois révélé des détails des tortures subies lors des interrogatoires de police en 1999, après une conférence la veille.«Nous avons été longuement torturés, avec des électrochocs, battus, privés de sommeil, drogués. Pendant dix mois, ma famille ne savait pas si j’étais vivant ou mort», a-t-il raconté à Sofia à des journalistes.«On nous gardait dans un centre de dressage pour chiens, chacun de nous en cellule séparée», a-t-il ajouté.Les tortures et mauvais traitements visaient à faire avouer aux praticiens qu’ils avaient inoculé le virus du sida à des centaines d’enfants de l’hôpital qui les employait à Benghazi, dans le nord de la Libye.Pendant un an, le médecin a dû dormir à genoux, les bras menottés dans son dos. Et si sa tête retombait, il recevait un coup de pied au visage. «J’ai écrit sur le mur de ma cellule: “L’espoir demeure jusqu’au bout. Je serai un os dans votre gorge jusqu’à la fin de ma vie”», a-t-il raconté.En guise de signature, ses empreintes digitales ont été apposées de force sur une feuille blanche alors qu’il avait les mains menottées.«Dès le début, nous étions des boucs émissaires pour quelque chose que nous ignorions», a-t-il souligné.Insistant sur leur innocence, il a rappelé les témoignages d’experts internationaux, dont le co-découvreur du virus du sida Luc Montagnier, qui ont témoigné en leur faveur. Ils ont affirmé que l’épidémie de sida dans l’hôpital était due à une mauvaise hygiène dans l’établissement, «où tout était sale et inorganisé», a-t-il conclu. Reuters ¦ Le médecin bulgare d’origine palestinienne Achraf Joumaa Hajouj, réconforté par sa mère, le 26 juillet 2007. Il a été libéré mardi avec cinq infirmières bulgares après huit ans passés dans les prisons libyennes.

Témoignage : le 25 juillet 1995 , le jour où tout a basculé pour lui …

{{{*** 25 JUILLET 1995 – 17 H 28 à quelle montre ? ****** STATION SAINT-MICHEL-NOTRE-DAME ** PARIS ***}}}Il fait beau. Le soleil éclaire notre salon. Il est à peine 6 h 00. Ses rayons naissants réchauffent notre appartement. Il fait bon. Je prends mon petit déjeuner à la fenêtre qui elle, est dirigée face à un horizon où l’on peut imaginer l’appartement de mes beaux-parents. Tout près de moi, ma petite amie, mon joli coeur dort. Seule sa chevelure noire émerge des draps immaculés ; ma pensée s’égare alors à deviner les formes sculpturales de ce corps assoupi sous ces flots blancs. Comme tous les matins, je “donne le bonjour” à mes parents qui se lèvent eux aussi, dans l’appartement d’en face. Quel plaisir de commencer la journée sous les clins d’oeil du grand astre magique… Qui aurait pu penser que ce lever de soleil aurait pu être le dernier… {{{Lire la suite sur :}} } [http://le.grand.virage.over-blog.com/->xxx]Mis en ligne par R.D.

Il y 12 ans, l’attentat à la station du RER Saint-Michel : un communiqué de SOS Attentats

Il y a douze ans, le 25 juillet 1995, une bouteille de gaz explose dans un wagon de la ligne B du RER, à la station Saint-Michel. (8 morts, 200 blessés).S.O.S. Attentats a une pensée particulière pour les familles des huit personnes décédées ce jour-là et exprime sa solidarité à toutes les personnes blessées lors des attentats qui ont frappé Paris durant l’été et l’automne 95.Rachid Ramda, financier présumé de ces attentats, sera jugé par la Cour d’assises de Paris, spécialement composée, dans un procès qui se tiendra à partir du 1er octobre 2007 et qui devrait durer un mois.S.O.S. Attentats avec les victimes de ces attentats et les familles sont parties civiles dans cette procédure judiciaire.Elles sont représentées par Me Georges Holleaux.Rappelons, par ailleurs, que Boualem Bensaid et Ait Ali Belkacem ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. (Communiqué publié sur le site de SOS Attentats http://www.sos-attentats.org)

Nouvel article

Crise cardiaque. L’un des deux hommes a été retrouvé mort, hier matin, une balle dans la tête, selon des sources afghanes. Samedi, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, avait toutefois affirmé que Rüdiger D., originaire du Mecklenbourg, dans le nord de l’ex-RDA, n’avait pas été exécuté mais était décédé «du fait des conditions de détention que ses ravisseurs lui ont imposées». L’homme, diabétique selon la presse, aurait succombé à une crise cardiaque, assurent simultanément Berlin et Kaboul au vu d’informations fournies par les services secrets. «Maintenant, il s’agit de faire tout ce qui est humainement possible pour sauver la vie» du deuxième otage allemand, Rudolf B., a ajouté le ministre. Le dossier est d’autant plus complexe que l’enlèvement semble être devenu sur place l’enjeu d’une rivalité entre différents groupuscules. Kaboul et Berlin sont persuadés que les deux Allemands n’ont pas été kidnappés par les talibans mais par une tribu sympathisant avec eux. Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, les deux ingénieurs n’auraient même pas été la principale cible de leurs ravisseurs, qui s’intéresseraient avant tout à l’un de leurs accompagnateurs afghans, le frère d’un parlementaire, impliqué dans le trafic d’opium. Dans cette ­hypothèse, les talibans chercheraient simplement à s’attribuer la paternité de l’enlèvement, à des fins politiques. Hier, les ravisseurs assuraient, avoir tué l’ensemble de leurs sept otages, Kaboul et Berlin ayant refusé de négocier. Leurs revendications portaient sur le retrait des 3 300 soldats allemands et la libération de 1 000 des leurs, détenus dans les geôles afghanes. «Les talibans peuvent dire où se trouvent les corps», a assuré hier leur porte-parole auprès de correspondants allemands à Kaboul. Sous pression. L’Allemagne est, de ce point de vue, particulièrement vulnérable, à la veille d’un important débat parlementaire prévu à l’automne sur le maintien ou non de la Bundeswehr en Afghanistan. L’opposition et une fraction importante de la majorité sont hostiles à la prolongation du mandat. Les soldats allemands participent depuis 2001 aux opérations de maintien de la paix dans le cadre de l’Isaf, la force de l’Otan en Afghanistan. Berlin a également envoyé en avril, sous la pression de ses alliés américains et canadiens, six avions de reconnaissance Tornado basés à Mazar-i-Charif. Pour Berlin, pas question de céder au chantage. «Nous n’avons pas le droit de laisser tomber le peuple afghan», a assuré Angela Merkel ce week-end. Elle plaide pour la poursuite du mandat allemand en Afghanistan. «Nous ne devons pas nous laisser mettre à genoux.» La menace pesant sur les troupes et les civils allemands, jusqu’alors relati­vement épargnés, s’est considérablement accrue au cours des dernières semaines. Jusqu’à l’envoi des Tornado, la République fédérale abordait un profil purement humanitaire, relativement bien perçu des populations civiles. L’envoi des avions de reconnaissance a accru l’hostilité d’une partie des Afghans envers l’Allemagne.