A lire : La liberté d’expression n’est pas négociable.

{{Par Claude MONIQUET, Président de l’ESISC}}Le 12 septembre 2004, à la sortie d’un plateau de télévision à Bruxelles, Claude Moniquet était violemment agressé. Motif : ses propos avaient offensé son détracteur qui l’accusait d’ être raciste et d’ insulter l’Islam en attaquant l’islamisme. Nous avons une bonne raison de nous en souvenir : la veille Claude Moniquet avait participé au premier Rassemblement du 11 septembre organisé à Paris par le MPCT. On lira l’éditorial de Claude Moniquet rédigé à l’occasion du procès qui vient d’avoir lieu.(HCM)Editorial en ligne sur http://www.esisc.org/

A lire : Marc Sageman

Etude sur les terroristes-suicide (Source : National Review Online 16/9/03)Le 16 septembre, la National Review Online a publié une étude de Robert Pape, de l’Université de Chicago. M. Pape a analysé toutes les attaques des terroristes-suicide dans le monde de 1980 à 2001. Il démontre que dans 95% des cas, ces attaques ont été exécutées dans le cadre d’un plan politique organisé à l’avance, afin d’atteindre des objectifs stratégiques déterminés et non comme une action désespérée.Il démontre également que toutes ces attaques ont été dirigées contre des régimes démocratiques :- Le Hezbollah contre les Etats-Unis et la France, au Liban en 1983.- Le Hezbollah et le Hamas contre Israël.- Les terroristes Tamoul contre le Gouvernement du Sri Lanka.- Les Kurdes contre la Turquie.- Les rebelles Tchétchènes contre la Russie- Les rebelles du Cachemire contre l’Inde.- Al Qaeda contre les Etats-Unis le 11 septembre 2001. Marc Sageman est un chercheur indépendant qui se spécialise dans l’étude du terrorisme. Il est aussi président du cabinet d’experts-conseils Sageman Consulting LLC, qu’il a fondé à Rockville (Maryland). Chargé de recherche à l’Institut de recherche sur la politique étrangère sis à Philadelphie (Pennsylvanie) et attaché au Centre d’études stratégiques et internationales, sis à Washington, M. Sageman est titulaire d’une licence de l’université Harvard (1973) ainsi que d’une maîtrise et d’un doctorat en sociologie politique décernés par la New York University.M. Sageman est l’auteur d’un ouvrage publié en 2004 par University of Pennsylvania Press intitulé Understanding Terror Networks (Comprendre les réseaux terroristes) et dans lequel il livre ses observations sur un échantillon de militants d’Al-Qaïda issus du Moyen-Orient, d’Asie du Sud-Est, d’Afrique du Nord et d’Europe. Il a également présenté le fruit de ses travaux à la Commission nationale d’enquête sur les attentats du 11 septembre et il fournit à divers organismes publics des services de consultance en matière de terrorisme.La vague actuelle d’attentats-suicides liés à Al-Qaïda ne s’explique pas facilement. Dès lors, il circule toutes sortes d’idées reçues au sujet de cette forme de terrorisme. Les remarques ci-après, qui battent en brèche ces stéréotypes, se fondent sur des données biographiques recueillies au sujet de plus de quatre cents militants d’Al-Qaïda.Mythe – La pauvreté engendre le terrorisme.Réalité – La grande majorité des terroristes étudiés dans cet échantillon faisaient résolument partie de la classe moyenne, et ceux qui occupaient une position dirigeante étaient issus de la classe supérieure. C’est le cas de la plupart des mouvements politiques, y compris des mouvements terroristes, et Al-Qaïda n’échappe pas à la règle. Al-Qaïda a beau justifier ses opérations en prétendant agir au nom de ses frères démunis, le fait est que ce réseau est loin d’avoir une expérience directe de la pauvreté.Mythe – Les terroristes sont des jeunes gens naïfs.Réalité – La moyenne d’âge des adhérents aux organisations terroristes est d’environ 26 ans. Ces jeunes adultes, de sexe masculin, sont pleinement responsables de leurs actions. Toutefois, peut-être en raison de l’importance croissante de l’internet qui séduit tant les jeunes, la moyenne d’âge évolue à la baisse. Sur internet, ils sont exposés aux mythes entretenus par Al-Qaïda et qui inspirent certains d’entre eux à commettre des actes en son nom, même sans avoir jamais été en contact direct avec des membres de ce réseau ou sous leur direction. Au cours des deux dernières années, la moyenne d’âge des terroristes affiliés à Al-Qaïda est passée à 22 ans environ.Mythe -Les madrassas, ces écoles coraniques qui prêchent la haine de l’Occident à leurs élèves, pensionnaires, font subir un véritable lavage de cerveau aux jeunes musulmans et les poussent à devenir des terroristes. Réalité – Dans mon échantillon, 13 % seulement des terroristes avaient fréquenté une madrassa, et cette pratique était propre à l’Asie du Sud-Est, où deux maîtres, Abdullah Sungkar et Abu Bakar Baasyir, recrutaient leurs meilleurs élèves pour former la clé de voûte de la Jamaah Islamiyah, le mouvement affilié à Al-Qaïda en Indonésie. Autrement dit, 87 % des terroristes qui faisaient partie de mon échantillon avait suivi un enseignement laïc.Mythe – L’islam radicalise les jeunes musulmans pour faire d’eux des terroristes et les pousser à exporter la violence dans les pays occidentaux.Réalité – Dans mon échantillon, la vaste majorité des terroristes d’Al-Qaïda étaient issus de familles aux convictions religieuses très modérées, voire de familles résolument laïques. De fait, 84 % des terroristes avaient été radicalisés dans des pays occidentaux, et non dans leur pays natal. La plupart étaient venus en Occident pour y faire des études et, à leur arrivée, ils n’avaient aucune intention de devenir terroristes. En outre, 8 % étaient des chrétiens qui s’étaient convertis à l’islam : ce n’est donc pas à leur culture que l’on peut imputer le lavage de cerveau qui pousse à la violence.Mythe – Les terroristes d’Al-Qaïda sont peu instruits, et c’est l’ignorance qui fait d’eux des militants.Réalité – Environ les deux tiers des terroristes de mon échantillon avaient fait des études supérieures, alors que c’était le cas de moins de 10 % des jeunes de la collectivité dont ils étaient issus. Bien qu’instruits, ils ne possédaient pas beaucoup de connaissances en matière de religion ; par contre, un grand nombre d’entre eux avaient fait des études d’ingénieur, ce qui les rendait deux fois plus dangereux. Le caractère sommaire de leur instruction religieuse les rendait particulièrement sensibles à une version extrême de l’islam, et ils savaient fabriquer des bombes.Mythe – Les terroristes d’Al-Qaïda candidats au suicide sont des hommes célibataires sans responsabilités familiales.Réalité – D’aucuns arguent que la frustration sexuelle des jeunes musulmans liée au manque d’occasions dans ce domaine débouche sur le terrorisme kamikaze, qui promet des récompenses célestes, dont 72 vierges. En fait, les trois quarts des terroristes d’Al-Qaïda sont mariés, et les deux tiers d’entre eux ont des enfants (beaucoup d’enfants, même). Ce paradoxe s’explique par leur volonté d’avoir beaucoup d’enfants qui poursuivront le djihad, alors qu’eux-mêmes se sacrifient pour leur cause et leurs camarades.Mythe – Les terroristes qui se rallient à Al-Qaïda agissent sous l’effet du désespoir, n’ayant pas de compétences monnayables sur le marché du travail.Réalité – Environ 60 % des terroristes d’Al-Qaïda dans mon échantillon exerçaient une profession libérale ou para-professionnelle. La situation commence à changer, les terroristes de la nouvelle génération étant plus jeunes et moins qualifiés que leurs aînés.Mythe – Les terroristes d’Al-Qaïda sont des criminels avérés.Réalité – Très peu de terroristes d’Al-Qaïda avaient un casier judiciaire. Les dix-neuf terroristes qui ont pris part aux attentats du 11 septembre aux États-Unis avaient tous un casier judiciaire vierge, ici comme à l’étranger. La situation commence à changer, en particulier en Europe occidentale, où les nouvelles recrues d’Al-Qaïda sont issues de la génération des exclus, ces jeunes qui se tournent vers la petite délinquance ou la vente de stupéfiants pour joindre les deux bouts.Mythe – Les terroristes d’Al-Qaïda, en particulier ceux qui commettent un attentat-suicide, sont tout simplement désaxés, ou alors ils souffrent d’un trouble de la personnalité.Réalité – L’échantillon n’a révélé quasiment aucun déséquilibre mental. Cela se comprend dans la mesure où les personnes atteintes de troubles mentaux sont généralement exclues des organisations clandestines pour des raisons de sécurité.Mythe – Les terroristes d’Al-Qaïda sont recrutés par des cadres charismatiques qui recherchent des personnes solitaires et vulnérables, des victimes par excellence.Réalité – Les terroristes sont plus souvent recrutés par des amis et des parents que par des agents de recrutement spécialisés en la matière. Environ les deux tiers de l’échantillon étaient liés par des liens d’amitié avant même d’envisager d’adhérer à une organisation terroriste. Ils se sont radicalisés dans un groupe et c’est ensemble qu’ils ont décidé de devenir membres d’Al-Qaïda. Le meilleur exemple est celui du groupe de Hambourg, qui a dirigé l’opération du 11 septembre. Huit amis ont fait cause commune et se sont rendus en Afghanistan en deux vagues. Les terroristes de la première vague sont devenus les pilotes, et ceux de la deuxième vague leur ont servi d’appui. Le cinquième des terroristes de l’échantillon avaient été recrutés par des membres de leur famille. Ils avaient des parents proches – un père, des frères ou des cousins – qui faisaient partie d’Al-Qaïda. Ils avaient tout simplement rejoint des membres de leur famille.Qu’est ce qui motive le terroriste global et nihiliste ?” “On ne peut pas comprendre le terrorisme de façon individuelle : c’est un phénomène de groupe.La stratégie-utopie est toujours la même depuis dix ans : créer un Etat islamiste salafiste dans les pays arabes pour rétablir la communauté originelle musulmane du temps du prophète. Ne parvenant pas à renverser les régimes locaux parce que l’ennemi lointain les supportait, les leaders ont opté au début des années 90 pour l’expulsion des Américains du Moyen-Orient.J’ai identifié ainsi 400 personnes, leurs points communs et découvert que tous les clichés véhiculés ne fonctionnent pas. Ils ne sont pas pauvres mais viennent de classes moyennes ou hautes. Ils sont issus de familles unies, souvent mariés et pères de famille. Ils joignent le djihad vers ans. 26Ce ne sont pas de jeunes naïfs, ils ont souvent fait des études supérieures. Ils ont des responsabilités professionnelles et les trois quarts sont qualifiés. Ce ne sont pas des gens vulnérables au lavage de cerveau. Je n’ai pas détecté de maladies mentales. Ce ne sont pas des criminels.”

Un message d’Arnold Roth

Notre ami et partenaire Arnold Roth, Président de Keren Malki, nous a adressé depuis Jerusalem ce message lucide et fort à l’occasion de l’Assemblée Générale du MPCT qui s’est tenue à Paris le 12 décembre.{Bref commentaire pour l’Assemblée Générale du MPCT Chers amis, La maladie mondiale du terrorisme poursuit sa dangereuse et hideuse croissance dans presque tous les coins du globe. Malheureusement, autour de nous beaucoup sont sous l’illusion qu’on est en train de neutraliser la terreur parce qu’ils ne lisent ni n’écoutent les rapports. C’est vrai non seulement de nos simples concitoyens mais aussi de nos dirigeants politiques, religieux et culturels. Or ceux qui comme vous et moi, comprennent ce que la menace terroriste représente pour la société civile savent aussi que c’est un combat mal engagé. Les faits sont à la portée de chacun dans les médias. Mais trop de gens préfèrent détourner le regard, sans doute parce que la menace terroriste met si mal à l’aise et est si difficile à confronter. Je suis assis à mon bureau à Jérusalem ce soir et je regarde les informations. Elles montrent que les vies et les corps d’innocents ont été violés, dégradés et outragés cette semaine par des actes de terreur horrifiants en Algérie, Somalie, Irak, Israël, au Pakistan, au Sri Lanka et en Russie. Et la semaine est à peine à moitié commencée.Aucune des victimes, aucun des membres de leurs familles ne soupçonnaient ou ne comprenaient en se levant le matin que le terrorisme allait bouleverser leurs vies. La caractéristique la plus odieuse du terrorisme est de pouvoir frapper n’importe qui, dans n’importe quelle société, sans se soucier de notre âge, de nos opinions politiques, de notre religion ou de notre race. Les terroristes s’en moquent. L’expérience nous montre que nous pouvons devenir leurs victimes que nos gouvernements apprécient bien le danger ou non. S’il y a une guerre mondiale contre le terrorisme, alors elle ne se passe pas bien et rien n’arrête les terroristes.Nous tous qui sommes engagés dans le mouvement contre le terrorisme devons savoir que tant que nos voisins et nos dirigeants penseront être à l’abri de cette maladie du terrorisme, nul ne sera en sécurité.En fait, nous sommes tous en danger et le risque augmente chaque jour. Faire connaître notre Manifeste anti-terroriste est une des choses les plus importantes que nous puissions faire. Mais bien que ce soit nécessaire, ce n’est pas suffisant. Il y a une confusion et une ignorance considérables autour du terrorisme dans presque chaque société. Nous qui avons été affectés par le terrorisme avons le devoir particulier de clarifier les enjeux pour les autres. Nous sommes obligés de travailler main dans la main. Nous devons recadrer le débat sur le terrorisme. Il n’appartient pas au domaine de la politique mais plutôt à celui de la barbarie. Au nom de la fondation Malki, nous vous souhaitons une assemblée générale productive et réussie.{Arnold RothPrésident de Keren MalkiJerusalem, Israël, 11 12 07} }

Entendu à la radio : Une voix rare, celle de Philippe Val !

Ce vendredi 14 décembre, Philippe Val a développé sur France Inter, dans une chronique qui restera mémorable, le thème “l’arme des faibles a encore frappé” à propos des récents attentats d’Alger. Il a même mis les pieds dans le plat plutôt tabou de la pratique terroriste du F.L.N. en évoquant l’attentat du Milky Bar. Il a osé pointer la faute des intellectuels qui avaient alors englobé dans la défense de la cause, totalement légitime, de l’indépendance algérienne la légitimation du terrorisme contre les civils “européens”. (V.W.)On peut écouter la chronique de Philippe Val sur le site de France Inter dans le 7-10 de ce vendredi 14 décembre :http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septdix

Après les attentats d’Alger : répondre à l’appel des citoyens algériens contre le terrorisme islamiste

Appel transmis par Cherifa KheddarPrésidente de DJAZAIROUNA Partenaire de la Conférence Internationale Contre le Terrorisme du 11 septembre 2007 et de la Construction d’une Alliance Internationale Contre le Terrorisme{{Un appel de citoyens algériens aux organisations citoyennes, aux partis et aux syndicats progressistes}}Aujourd’hui 11 décembre 2007, Alger a été dévastée par deux bombes. Les premiers rapports font état de 62 morts et de 177 blessés. Selon les agences de presse, El Qaida- Maghreb a revendiqué les attentats.Après une décennie de tueries et de terreur dans les années 1990 qui fit 200 000 victimes, le peuple algérien est épuisé. Pourtant cette nouvelle escalade dans la violence n’est pas une surprise pour nous. En dépit – ou à cause – de l’amnistie générale officielle offerte par l’état aux intégristes armés sous couvert de politique de ‘réconciliation’ – c’est à dire un pardon présidentiel accordé sans même que soient établis ni les faits ni les responsabilités – les groupes islamistes armés n’ont jamais rendu leurs armes et les tueurs ‘pardonnés’ ont continué à parader dans les villages, menaçant de nouveau leurs opposants et celles de leurs victimes ayant survécu à leurs atrocitiés, interdisant la musique, contrôlant la ‘moralité’ et imposant l’apartheid sexuel.Depuis des années, en Algérie comme dans d’autres pays musulmans, les gouvernements Européens et Nord Américains guidés par leurs intérêts pétroliers ont entretenu les relations les plus ambigües avec les forces politiques d’extrème droite travaillant sous couvert de l’Islam.Mais cela fait aussi des années que la plupart des partis et des organisations progressistes en Europe et en Amérique du Nord, et également de progressistes en Asie et en Afrique ainsi que le mouvement altermondialiste, ont refusé de prendre les distances nécessaires vis à vis de ces mêmes forces d’extrème droite, sous le prétexte de défendre les droits des opprimés.Nous sommes nombreux et nombreuses, en Algérie tout comme dans les autres pays musulmans et dans la dispora nord africaine, à nous opposer au projet théocratique des groupes islamistes armés ( qui veulent imposer la loi de Dieu, telle que l’interprètent les forces religieuses d’extrème droite) et à défendre la république laïque ( qui est régie par les lois des hommes, donc amendables par la volonté et le vote du peuple). Mais c’est pratiquement sans aucun soutien de la part de ceux dans la communauté internationale qui auraient du être nos alliés, que nous avons livré cette bataille.A la veille d’une nouvelle lutte contre l’extrème droite théocratique islamiste armée en Algérie, nous en appelons aux organisations citoyennes, aux partis et syndicats progressistes, aux groupes de droits humains et à tous les citoyens et citoyennes concerné/es en Europe et au delà, pour apporter un soutien direct, immédiat et durable sur le long terme, à toutes les forces, partis, syndicats progressistes, aux organisations citoyennes et aux organisations de femmes, qui travaillent pour une république laïque en Algérie.Prenez contact directement avec ces organisations, travaillez en réseau avec elles, échangeons ensemble. Elles ont, nous avons besoin de soutien et de visibilité.C’est une illusion de croire que ce projet théocratique s’arrétera à vos frontières. Soutenir ceux et celles d’entre nous qui sont sur la ligne de front, c’est servir la liberté démocratique dans le monde.Premiers signataires:SIAWI, Secularism Is A Women’s Issue ( siawi.org)Marieme Helie Lucas, fondatrice Réseau international WLUML, coordinatrice SIAWI, MontpellierHakim Arabdiou, ParisSelim Ducos, ParisLalia Ducos, militante associative défenseur des droits humains, ParisCherifa Kheddar, présidente Djazairouna, Blida, membre de l’Alliance Internationale Contre le TerrorismeAmir Rezzoug, photographe, Marseille,Saleha Larab, journaliste,Alger,Samia Allalou, journaliste,Paris,Mohamed Ali Allalou, animateur radio,Paris,Aziz Smati, réalisateur, Paris,Karima Bennoune, Associate Professor Rutgers School of Law, Newark,Malika Zouba, journaliste, Paris,Mohamed Sifaoui, journaliste, Paris,Asma Guenifi, psychologue, Paris,______________________________________________________________________________________________________________________Call sent by Cherifa KheddarPresident of DJAZAIROUNA Partner of September 11 2007 International Conference Against Terrorism and in the building of an International Alliance Against Terrorism{{Bomb blasts in AlgeriaA call from concerned Algerian citizens to citizens’ organizations, progressive parties and unions}}Today December 11, 2007, Algiers was devastated by two bomb blasts. The first reports claim 26 dead and 177 wounded. According to press reports, Al Qaeda in the Land of the Islamic Maghreb has claimed responsibility for these attacks.After a decade of murder and terror in the nineties that made 200 000 victims, the Algerian people are exhausted.Yet this new escalation in violence is no surprise to us. In spite – or because – of the blanket amnesty officially labeled a ‘reconciliation’ policy – i.e. an overall presidential pardon granted without even establishing facts and responsibilities -, Islamic armed groups never surrendered arms, and ‘pardoned’ perpetrators paraded in villages, threatening their opponents and the survivors of their atrocities again, forbidding music, controlling ‘morality’ and imposing gender apartheid.For a long time, in Algeria as well as in other Muslim countries, European and North American governments led by their interest in gas entertained the most ambiguous relations with the extreme right political forces working under the cover of Islam.But for a long time too, the vast majority of progressive parties and organizations in Europe and North America, as well as progressives in Asia and Africa and the anti globalization movement, refused to distance themselves from these same extreme right forces, under the pretext of defending the rights of the oppressed.We are numerous, in Algeria as well as in other Muslim countries and in the North African diaspora, to oppose the theocratic project of Islamic armed groups ( i.e. the law of God as interpreted by extreme right religious forces), and to stand for a secular republic ( i.e. the laws of the people that can be changed by the will and vote of the people). But we fought this battle virtually without support from those in the international community who should have been our allies.On the eve of yet another battle against theocratic extreme right Islamic armed groups in Algeria, we call on citizens’ organizations, progressive parties and unions, human rights groups and all concerned citizens in Europe and beyond, to extend direct immediate and sustained political support to all progressive forces, parties, unions, people’s organizations, and women’s organizations working for a secular republic in Algeria.Reach out to these forces, network with them, exchange with them. They/we need support and visibility.It is an illusion to think that this theocratic project will stop at your borders. Supporting those who are on the front line ultimately serves the interest of democratic freedom in the world.First signatories:SIAWI, Secularism Is A Women’s Issue ( siawi.org),Marieme Helie Lucas, Founder of WLUML, coordinator SIAWI, Montpellier,Hakim Arabdiou, Paris,Selim Ducos, Paris,Lalia Ducos,women human rights defender, Paris,Cherifa Kheddar, president Djazairouna, Blida,member of International Alliance Against Terrorism,Amir Rezzoug, photographe, Marseille,Saleha Larab, journalist, Alger,Samia Allalou, journalist, Paris,Mohamed Ali Allalou, animateur radio, Paris,Aziz Smati, film director, Paris,Karima Bennoune, Associate Professor Rutgers School of Law, Newark,Malika Zouba, journalist, Paris,Mohamed Sifaoui, journalist, Paris,Asma Guenifi, psychologist, Paris{{ASSOCIATION DJAZAIROUNAe.mail. djazairouna2004@yahoo.fradresse.BP 411 RP BLIDA ALGERIE}}

Alger , Beyrouth , Sdérot : la même haine contre les faibles

{{{Une réaction de Roland Douglas après la déclaration de Kadhafi qui justifie le terrorisme comme étant l’arme des faibles …Mais n’est-ce-pas contre les faibles c’est-à-dire contre les civils désarmés que les terroristes s’attaquent à Alger , à Beyrouth ou à Sdérot ?}}}{{Alger hier :}} des dizaines de morts , tous civils , tous faibles parce que désarmés , tous innocents , tous tués parce qu’ils avaient le tort d’être là au mauvais endroit , au mauvais moment . Des étudiants , des employés de l’Onu , de simples passants . Des algériens , des personnes de nationalités diverses . Des torrents de larmes pour les familles . Voilà le résultat de l’idéologie islamiste . Fallait-il relâcher 6000 terroristes au nom de la “réconciliation nationale” chère au gouvernement de Bouteflika ? Nombreux sont ceux qui ont contesté la méthode pour dire qu’on ne pouvait opérer de “réconciliation” sans obtenir la justice pour les victimes du terrorisme . Pour les rassurer , le ministre de l’intérieur algérien déclarait en avril 2006 que {“l’Etat avait mis aux islamistes des limites qu’ils ne doivent en aucun cas franchir”} . Mais des voix courageuses , comme celles de Chérifa Kheddar , présidente de l’association Djarzairouna , estimait alors qu’il s’agissait d’un vœu pieux .La réalité , hélas , lui donne raison …Le terrorisme , l’arme des faibles comme l’a dit Kadhafi , ou l’arme contre les faibles ?L’arme des pauvres comme l’a déclaré encore Kadhafi ? L’attentat d’Alger a été revendiqué par Al Qaïda , dirigé par des milliardaires, Ben Laden et ses amis . {{Beyrouth aujourd’hui :}} nouvel attentat à la voiture piégée , tuant quatre personnes et en blessant sept autres.Par tous les moyens , les terroristes veulent empêcher l’expression de la démocratie et entraver le suffrage universel Déjà le 19 octobre dernier, six personnes avaient trouvé la mort et 70 autres avaient été blessées, lors d’un attentat à la voiture piégée à Sin el-Fil quelques jours avant l’ouverture de la première séance du Parlement destinée à élire un nouveau président.Déstabiliser pour empêcher toute expression démocratique , semer la terreur pour mieux soumettre la population , voilà le programme de ces “faibles” au Liban . Tous ceux qui trouvent des excuses ou des vertus à une organisation terroriste comme le Hezbollah portent une lourde responsabilité dans cette situation . {{Sdérot tous les jours :}} c’est une ville dont les habitants ont la malchance de vivre près de la frontière avec Gaza où sévissent les terroristes du Hamas . Les tirs de roquettes Quassam en provenance de Gaza font partie du quotidien dans cette ville où vivent en grande majorité des immigrants pauvres . Les plus fortunés ont réussi à trouver un refuge ailleurs . Les pauvres restent . Aujourd’hui , vingt roquettes se sont abattues .Le maire de Sdérot, Elie Mouyal, a laissé éclater sa colère en indiquant que la population de la cité {“n’avait plus la force de supporter ces attaques, qui durent depuis 7 ans”.} Des tirs qui visent à tuer ou à blesser le maximum de personnes “au hasard” . On apprend aux enfants à courir aux abris sans tomber, sans pleurer, sans paniquer. La vie ordinaire . Voici d’ailleurs la réponse touchante d’un enfant à une devinette posée dans une école de Sdérot : “Pourquoi les escargots ont-ils une coquille ? Réponse de l’enfant : Pour se protéger des Quassam !” . {{Alger , Beyrouth , Sdérot : trois villes martyres .}}{{Al Qaïda , Hezbollah , Hamas : les trois faces d’une même idéologie totalitaire , l’islamisme .}} La même arme utilisée : le terrorisme .La même cible : les civils Face à la douleur des familles en Algérie , le MPCT (France) a adressé un message de solidarité à l’association de défense de victimes du terrorisme “Djazairouna” . Les deux associations avaient renforcé leurs liens à l’occasion de la conférence de Paris contre le Terrorisme le 11 septembre dernier qui avait réuni des associations de plusieurs pays . Compte tenu de la mondialisation du terrorisme , d’autres rapprochements sont à prévoir . L’alliance internationale contre le terrorisme : l’arme ultime des faibles ?{{Roland Douglas © mpctasso.org}}

Alger : dialoguer. Avec qui ? Avec les terroristes !

Le cofondateur du Front islamique du salut (FIS) algérien, Ali Belhadj, a appelé à une “solution politique” à la crise algérienne, dans un entretien publié mercredi par le journal espagnol El Mundo. L’AFP écrit :{“Il faut s’asseoir autour d’une table et étudier les revendications des mouvements islamistes. Il n’y aura pas de paix sans solution politique. La répression ne servira qu’à compliquer les choses”, déclare cet opposant algérien, en évitant de condamner les attentats de mardi.}En fait {d’opposant}, Belhadj a été l’artisan des massacres terroristes des années 90 !Pour les islamistes algériens, la seule différence entre hier et aujourd’hui est l’adoption du mode opératoire du terrorisme “suicidaire”, importé du Hezbollah, du Hamas et d’Al Qaida. Ces organisations que d’aucuns comprennent et excusent. V.W (D’après informations AFP)

Tribune : Un article d’Eric Reeves pour comprendre les enjeux au Darfour

{{“Triomphe du Génocide”}} {{Un article de l’analyste américain Eric Reeves publié le 8 décembre dans {The Boston Globe} }}Le régime brutal de Khartoum, capitale du Soudan, orchestre depuis cinq années une guerre de répression génocidaire de l’insurrection du Darfour et il semble proche de la victoire à la suite de ses effrayants assauts contre la population africaine locale. La Résolution 1769 du Conseil de Sécurité de l’ ONU, adoptée en Juillet, autorise l’envoi d’un contingent de 26.000 militaires et policiers, pour protéger les civils du Darfour ainsi que les organisations humanitaires qui viennent en aide à 4,2 millions de personnes désespérées. Sans protection, ces organisations seront obligées de se retirer. Mais Karthoum a bloqué les forces mandatées par l’ONU et le succès final de ces tentatives dépend de la poigne. Le 26 novembre, Jean-Marie Guéhenno, sous secrétaire au maintien de la Paix à l’ONU , exprima la conjoncture que le contingent ONU pour le Darfour devrait être supprimé par suite des actions de Khartoum. Guéhenno posa une question à réponse évidente :” Poursuivons nous le déploiement de cette force impuissante, qui ne pourra pas se défendre, portant le risque d’une humiliation du Conseil de Sécurité et des Nations-Unies et d’un échec tragique pour le peuple du Darfour ? ” La mission mixte -première du genre – ONU/ UNION AFRICAINE pour le Darfour ( UNAMID) a été profondément affaiblie du refus des nations équipées militairement de fournir les deux douzaines d’hélicoptères nécessaires, au minimum, pour les opérations au Darfour. Pas un seul membre de l’OTAN n’a offert le moindre hélicoptère – signe que malgré leur rhétorique compatissante, le souci du Darfour est, pour ces nations, bien minime.Mais c’est l’intransigeance effrontée de Khartoum qui risque de laisser le peuple du Darfour sans protection. Des mois après que la Résolution 1769 ait autorisé l’actuelle opération de paix pour le Darfour et plus d’une année après une résolution antérieure du Conseil autorisant une opération identique, Khartoum ne cesse d’élever des obstacles à l’ensemble des pays chargés de fournir les troupes, la police et les spécialistes . Khartoum refuse les droits d’atterrissage aux gros porteurs , les permis de vols de nuit ( importants aussi bien pour la protection civile que pour l’assistance médicale), refuse l’accès à Port Soudan et refuse d’accorder les terres et les droits d’eau dans l’aride Darfour. Khartoum demande aussi le droit de couper les communications de l’UNAMID pendant ses opérations militaires- une condition inacceptable. Que se passera-t-il si l’ONU supprime l’UNAMID ? Une amère catastrophe. A l’heure actuelle , faible , en sous effectif, une mission de l’Union africaine est la seule protection au Darfour. Cette force démoralisée , sans efficacité, se contente de se maintenir jusqu’au 31 décembre dans l’espoir d’une relève par L’UNAMID. Mais étant donnée l’obstruction de Khartoum, cette relève sera, au mieux, symbolique. Il peut y avoir un patronage de l’ONU mais sans déploiement significatif de troupes et de ressources . Une fois établie qu’une UNAMID sérieuse ne sera pas déployée, les nations africaines retireront rapidement leurs troupes épuisées qui ont déjà subi un nombre insoupçonné de pertes . Sans présence internationale : ONU, AU, Organisation d’aide, rien n’arrêtera Khartoum, ou les rebelles, ou les différentes bandes armées et de bandits. Les confrontations entre les forces de Khartoum, incluant les milices alliées Janjaweed, et les camps progressivement militarisés de personnes déplacées vont se multiplier . Khartoum utilisera probablement ses bombardiers et ses hélicoptères, provoquant massivement des pertes civiles disproportionnées. L’UNAMID a été mal conçue. Sa structure opérationnelle est ambiguë. Elle repose trop sur des nations africaines incapables de fournir assez de troupes et de polices civiles complètement équipées et autonomes. La nature “hybride ” de la mission est une concession mal évaluée à Khartoum. Mais cette mission est la seule flèche du carquois .Il n’y a pas d’autre force à l’horizon, pas d’autre moyen de protection des civils et des humanitaires. Si les nations de l’OTAN ne sont pas disposées à fournir 24 hélicoptères, elles le sont encore moins pour participer à un déploiement de forces non consensuel au Darfour. L’UNAMID doit réussir. Sinon, combien de temps faudra-t-il pour que le Darfour glisse dans une destruction cataclysmique sans moyen d’arrêter ce glissement? Ceci est la seule alternative offerte à la communauté internationale. Est elle prête à voir la mission échouer? Ou va-t-elle mobiliser les ressources et exercer des pressions sur Khartoum, deux actions qui conditionnent le succès de la mission ? The Boston Globe, December 8, 2007http://www.boston.com/bostonglobe/editorial_opinion/oped/articles/2007/12/08/genocides_victory/Traduction par Joburd pour MPCT

Terreur à Alger : le message de solidarité du MPCT à Djazairouna

{{{Le Mouvement Pour la Paix Contre le Terrorisme a adressé à Djazairouna, l’association algérienne des familles des victimes du terrorisme, un message d’entière solidarité face aux attentats qui ensanglantent Alger.}}} “L’heure est au recueillement, à l’hommage aux victimes, aux condoléances à leurs familles et aux voeux de rétablissement aux blessés qui vont devoir se reconstruire.Contre les attentats qui frappent les civils, aujourd’hui à Alger, demain ailleurs, nous avons pris l’engagement de nous rassembler et de construire ensemble une alliance internationale de la société civile contre le terrorisme”.

Rassemblement contre la visite de Kadhafi à Paris le 11 décembre 2007

Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme s’associe à l’initiative prise ce jour au Mur de la Paix par Ni Putes Ni Soumises, SOS Racisme, Reporters Sans Frontières et Marek Halter contre la scandaleuse présence de Mouammar Kadhafi. Rassemblement le 11 décembre à 17h 30 au Mur de la Paix.C’est à l’ensemble des organisations et partis démocratiques de se rassembler, par-delà les clivages pour qu’un message fort soit donné à entendre à M. Kadhafi, le jour où des attentats meurtriers ensanglantent Alger :Non au terrorisme.Justice pour les victimes du terrorisme. Respect des décisions de la justice française.Extradition des six fonctionnaires libyens condamnés pour l’attentat du DC 10 d’UTA. Non à la torture et à la prise d’otages.Non aux violations des droits humains, aux emprisonnements pour délits d’opinion et aux discriminations. Paris , le 11 décembre 2007