Paris, comme dans plusieurs villes du monde, les colombiens ont manifesté contre les Farc (AFP).Une manif anti-Farc mondiale était organisée aujourd’hui. A Paris, derrière le refus des enlèvements, les divergences pointent entre partisans et opposants d’Uribe.François VignalLIBERATION.FR : lundi 4 février 2008«No mas Farc !» Un œillet blanc à la main, les Colombiens de Paris – et quelques Français – se sont regroupés place du Châtelet pour crier leur refus des Farc, «de la violence et des séquestrations en Colombie.» Un appel à manifester mondial, lancé «d’abord par Facebook» puis relayé par les médias colombiens et surtout les ambassades colombiennes dans le monde. Au point que certains ont taxé «d’uribiste» la manifestation.Le Pôle démocratique, principale formation de gauche en Colombie, s’est d’ailleurs opposé au rassemblement, tout comme les familles d’otages en Colombie et, en France, le comité de soutien à Ingrid Betancourt, qui n’était pas de la partie. «Cette manifestation est uniquement contre les Farc et ne propose pas d’échange humanitaire. Or c’est avec les Farc que nous sommes contraints de négocier pour libérer les otages», estime Fanny Hess, membre du comité, qui rappelle sa condamnation de la guérilla.«On ne négocie pas le pistolet sur la tempe !»Dans les rangs des manifestants – un peu plus de deux cents personnes – l’idée de négocier n’est en effet pas populaire. «Uribe a déjà tenté, ça ne marche pas. Il n’y a pas de négociation possible avec ces terroristes et ces narcotrafiquants que sont les Farc», explique Magdalena, une franco-colombienne de Cali. «On ne négocie pas le pistolet sur la tempe !» pour Daniel. «On ne peut pas leur laisser un territoire (la principale revendication des Farc Ndlr). C’est comme si la France laissait la Corse aux indépendantistes !» lance Billy Maria, de Medellin.L’utilisation de la force armée pour libérer les otages, à laquelle s’opposent les soutiens d’Ingrid Betancourt et le gouvernement français, est en revanche acceptée par certains. «C’est risqué pour les otages, mais si c’est nécessaire, il faut utiliser l’armée pour les libérer. A leur place, je préférerais mourir pour ma liberté», pense Alvaro Bustos, de Bogota.«Ma famille s’est endettée à vie pour la rançon»Dans la foule, certains ont connu de près l’horreur du conflit en Colombie. Magdalena a ainsi eu deux oncles kidnappés par la guérilla, puis relâchés après paiement d’une rançon. «Ma famille s’est endettée à vie pour ça». Elle affirme qu’elle est «ici pour soutenir le président Uribe». A côté, Zayda raconte que la guérilla «a tout détruit pour sa famille, leur maison, leur ferme…» Les Farc ont attaqué son village quand elle avait huit ans. Ou encore Luz Villamizar, dont le frère policier a été tué lors de la prise d’otage du Palais de justice de Bogota en 1985 par le mouvement guérillero M-19, aujourd’hui démobilisé.Mais derrière le semblant d’uniformité des manifestants – rouge, jaune et bleu du drapeau colombien, chapeau de sombrero qu’on trouve du côté de Carthagène sur la côté caribéenne – les divergences d’analyse apparaissent. Si tous sont contre les Farc, tous ne soutiennent pas Alvaro Uribe : Gina, venue sur sa pause déjeuner, est loin de porter dans son cœur le président colombien. Mais ce qui compte pour elle, c’est d’être là. «Pour une fois que les Colombiens se mobilisent», affirme-t-elle. «D’habitude, les gens en Colombie préfèrent ne pas parler du conflit. On est fatigué de cette situation.»Passé «plus que trouble» d’UribeAdriana, elle, trouve que le mot d’ordre de la manifestation est «trop guerrier». Tenant une banderole «Contre les paramilitaires, les narco et les Farc» surplombé d’un gros «Plus de justice sociale», elle affirme qu’il faut se battre «contre tous les acteurs du conflit armé». Elle dénonce l’argent des Etats-Unis pour lutter contre le narcotrafic, un argent «qui ne va pas pour les plus pauvres, qui forment 80% de la population du pays.» Tout comme elle dénonce la «corruption d’une partie des politiques» et le passé «plus que trouble» d’Uribe pour ses liens avec les paramilitaires d’extrême droite.Un autre arrive avec sa pancarte faite maison. Le message est clair : «Contre les Farc et contre Uribe» «On se focalise sur les Farc, c’est trop simpliste. Comme si tout le reste n’existait pas, comme s’il n’y avait pas eu 150 syndicaliste tués en 2007», souligne-t-il.«800 civils détenus par les Farc»Autre son de cloche, quelques mètres plus loin : «Le problème de la Colombie, ce sont les Farc, pas Uribe», affirme Jacques Thomet, ancien directeur du bureau de l’AFP en Colombie et auteur d’Ingrid Betancourt, histoire de coeur ou raison d’Etat, paru en 2006. Il dénonce la starification de l’otage Betancourt au détriment des «800 autres civils» détenus par la guérilla.Entre opposants et soutiens d’Uribe, difficile donc de s’entendre. Reste au moins une volonté commune de sortir le pays de sa situation. Comme la jeune Sarita de Cali l’affirme, «C’est pour le pays. C’est pour la liberté.»http://www.liberation.fr/actualite/monde/307977.FR.php© LibérationUne manif anti-Farc mondiale était organisée aujourd’hui. A Paris, derrière le refus des enlèvements, les divergences pointent entre partisans et opposants d’Uribe.«No mas Farc !» Un œillet blanc à la main, les Colombiens de Paris – et quelques Français – se sont regroupés place du Châtelet pour crier leur refus des Farc, «de la violence et des séquestrations en Colombie.» Un appel à manifester mondial, lancé «d’abord par Facebook» puis relayé par les médias colombiens et surtout les ambassades colombiennes dans le monde. Au point que certains ont taxé «d’uribiste» la manifestation.Le Pôle démocratique, principale formation de gauche en Colombie, s’est d’ailleurs opposé au rassemblement, tout comme les familles d’otages en Colombie et, en France, le comité de soutien à Ingrid Betancourt, qui n’était pas de la partie. «Cette manifestation est uniquement contre les Farc et ne propose pas d’échange humanitaire. Or c’est avec les Farc que nous sommes contraints de négocier pour libérer les otages», estime Fanny Hess, membre du comité, qui rappelle sa condamnation de la guérilla.Source: Liberation
Auteur/autrice : MPCT
Meeting de soutien à Ayaan Hirsi Ali le 10 février à Paris
{{Avec Ayaan Hirsi Ali, Protégeons la liberté de penser}}organisé par : La Revue ProChoix, La Règle du Jeu, Libération et Charlie HebdoAvec le soutien des associations : SOS Racisme, Ni Putes Ni Soumises, les Insoumises …10 février à 20 h à l¹Ecole Normale Supérieure 29 rue d¹Ulm Paris 5° {{Une initiative à soutenir et qu’on souhaite voir s’élargir pour constituer une riposte citoyenne unitaire.}}
Terreur dans un centre commercial en Israël : Le Hamas fête sa “victoire”
Une explosion a retenti tôt ce matin au centre commercial de Dimona , ville pauvre du sud d’Israël dans le désert du Néguev .Une habitante de la ville a été tuée et une trentaine de personnes ont été blessées dont un dans un état critique . Un bilan qui aurait pu être encore plus lourd si un policier présent sur place n’avait pas réussi à éliminer un des deux terroristes avant même qu’il ne puisse actionner son arme . On ne peut s’empêcher de faire le lien entre cet attentat et l’ouverture de la frontière devenue passoire entre l’Egypte et Gaza . Nombreux sont ceux qui pensent que des terroristes entrainés en Iran sont revenus à Gaza, alors que l’entrée du territoire leur était refusée depuis des mois…Le Hamas a considéré qu’il s’agit “d’un acte héroïque” , tandis qu’il distribue des bonbons aux passants dans les rues de Gaza pour marquer “la victoire” .Cela n’était donc pas suffisant d’envoyer des roquettes sur la ville de Sédrot en terrorisant toute la population … Le grand bonheur , semble-t-il , est d’envoyer tuer le maximum de civils dans les centres commerciaux …Qui pourra encore trouver des circonstances atténuantes aux terroristes ? {{R.D. mpctasso.org}}
Lu dans la presse : MAM
Le ministre de l’Intérieur s’inquiète des agissements d’individus isolés influencés par Internet et d’une menace d’attentat chimique.Michèle Alliot-Marie, qui sera entendue mardi par la commission des lois de l’Assemblée nationale, a décidé de réunir chaque semaine les responsables de la lutte antiterroriste.LE FIGARO. Quelle est aujourd’hui la première menace terroriste pour la France ?Michèle ALLIOT-MARIE. Le terrorisme islamiste est bien sûr notre première préoccupation. Des groupes liés à al-Qaida, au Maghreb, au Liban ou dans la zone pakistano-afghane peuvent vouloir frapper des Français expatriés ou des militaires en opération. Ils peuvent chercher à perpétrer des attentats sur notre sol. Enfin, des fanatiques isolés et fragiles peuvent être manipulés en France même par ces groupes et devenir des kamikazes en puissance. Ce fut le cas il y a quelques mois pour un islamiste interpellé par la Direction de la surveillance du territoire dans l’est de la France.Comment ces individus peuvent-ils être manipulés ?Parfois par les membres de réseaux, mais aussi par le biais d’Internet. On y trouve aujourd’hui la propagande terroriste mais aussi des conseils pour fabriquer des explosifs ou même des armes chimiques.Craignez-vous particulièrement une attaque chimique ?Les groupes terroristes connaissent très bien le fonctionnement de nos sociétés et cherchent à y semer la terreur la plus dévastatrice et la plus médiatique. Une attaque chimique provoquerait un effet de panique.Comment mieux lutter contre une telle utilisation d’Internet par les terroristes ?C’est une de mes préoccupations majeures, et l’une des priorités que j’ai assignées aux services. Cela nécessite du matériel supplémentaire, des effectifs spécialisés dans la lutte contre la cybercriminalité, des moyens juridiques. Je veux que nous puissions arrêter la propagande terroriste, découvrir les réseaux opérationnels, remonter jusqu’à eux et les empêcher de nuire.De nombreux sites Internet sont domiciliés dans des pays étrangers, et notamment aux États-Unis, ce qui rend leur interdiction plus difficile…J’irai prochainement aux États-Unis pour étudier avec les responsables américains comment renforcer notre efficacité antiterroriste, tout en respectant naturellement les libertés fondamentales. J’ai également régulièrement des discussions avec mes partenaires européens sur ce point.Il y a quelques jours, un groupe de jeunes, présentés comme des «anarcho-autonomes», a été interpellé par les services de police qui les soupçonnaient de visées terroristes. Peut-on parler d’un retour du terrorisme d’extrême gauche ?C’est un phénomène limité mais incontestable. Depuis plusieurs mois, j’étais encore ministre de la Défense, j’ai souligné les risques d’une résurgence violente de l’extrême gauche radicale. Le passé nous a montré que la faiblesse des partis politiques extrêmes ouvre souvent la voie aux groupuscules terroristes comme Action directe, les Brigades rouges ou la Fraction armée rouge. L’anticipation est essentielle dans la lutte contre le crime en général et le terrorisme en particulier. Elle est la meilleure des protections. Dès mon arrivée à l’Intérieur, j’ai voulu une direction de la prospective et de la stratégie et j’ai chargé la future Direction centrale du renseignement intérieur de suivre tout particulièrement ces phénomènes.Croyez-vous à une résurgence de tels groupes en France ?Nul ne peut le prévoir. Mais la situation évolue extrêmement vite. En quelques mois, depuis l’élection présidentielle, on est passé des slogans radicaux aux cocktails Molotov et aujourd’hui à la volonté de fabriquer de véritables engins explosifs.A-t-on une idée de l’importance de cette mouvance violente ?Ce sont quelques dizaines d’individus rassemblés dans des petits groupes informels à l’idéologie assez sommaire. Ils se caractérisent par leur rejet de toute espèce d’expression politique démocratique et leur discours extrêmement violent. Autant de motifs qui m’ont poussée à renforcer leur surveillance par les services de renseignements et de police judiciaire.
Lu dans la presse : Les palestiniens contre le terrorisme ?
Une majorité de Palestiniens s’oppose aux tirs de roquettes contre Israël de la bande de Gaza et estime que la sécurité dans le territoire s’est détériorée depuis la violente prise du pouvoir par le Hamas en juin, indique un sondage publié hier. Le sondage, réalisé à la fois en Judée et Samarie et dans la bande de Gaza, indique que 43,4 % de Palestiniens estiment que ces tirs « nuisent à la cause palestinienne » contre 33,9 % de l’avis contraire et 3,4 % sans réponse. L’enquête d’opinion ajoute que 61,9 % de Palestiniens estiment que la sécurité dans la bande de Gaza « se dégrade » sous le Hamas, 20,7 % qu’elle « s’améliore », 13,8 % qu’elle est restée « inchangée » et 3,5 % sont sans opinion. En cas d’élections anticipées, 31,9 % de Palestiniens affirment qu’ils voteront pour le Fatah, le parti de M. Abbas, et 13,7 % pour le Hamas.Source: L’Orient le Jour (Liban)
Actualités : terrorisme islamiste au féminin en Algérie
L’attentat de Thénia (quatre morts dont trois policiers, plusieurs blessés, certains dans un état très grave) semble avoir été perpétré par une femme “kamikaze” (terme impropre, nous ne devons pas cesser de le dire). Il s’agirait alors du premier attentat “suicide” commis par une femme en Algérie. Al-Qaïda au Maghreb islamique pourrait avoir formé un véritable escadron de la mort féminin.(V.W.)
Message du Mpct et nouveau pas dans la construction de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme au 4ème Congrès International des victimes du terrorisme réuni à Madrid
Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme a adressé, par la voix de sa présidente, un message de solidarité au 4° Congrès sur les Victimes du terrorisme qui s’est tenu à Madrid les 22 et 23 janvier 2008 : {…”On behalf of the organization I have the honour to chair, I wish to commend the organizers of the 4 th International Congress of terror victims and to send the victims associations gathered in Madrid a message of total solidarity and our very best wishes for a succesful constructive Congress.Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme is not a victims association. We are a human rights organization dedicated to the universal condemnation of terrorism within civil society and we support all terrror victims associations, big or small, as we support SOS Attentats in our own country.Last year, we chose the symbolical date of September 11 to hold an International Conference Against Terrorism in Paris. We invited both terror victims associations and mainstream democratic organizations, considering important that terror victims be not isolated. All citizens must grow aware or this scourge as all are potential targets for terrorist attacks.On September 11 2007, we were honoured with the participation of terror victims associations leaders like Cherifa Kheddar, President of Djazairouna from Algeria, Gabriel Moris, Vice-president of Asociacion Victimas del Terrorismo from Spain and Arnold Roth, President of Keren Malki from Israel, the last two fortunately attending this 4 th International Congress.The Conference was also attended by high profile consultants and representatives of several mainstream democratic organizations from France and from abroad.At the outcome of the Conference it was decided to remain united in the universal condemnation of terrorism and to launch an International Alliance Against Terrorism because, although we always hope “never again”, terror keeps striking all over the world, in particular through the hideous means of “suicide” attacks.We hope more and more terror victims and civil society organizations will join us in building such an Alliance.” } {{Notre partenaire, l’Israélien Arnold Roth, père de victime et Président de Keren Malki (1) intégra à son exposé au Congrès la dimension de la construction de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme}} {{Rappelant les termes de la Déclaration de Madrid et Bogota}} (1):{“Terrorism is never justifiable… Whatever its form, terrol’Alliance Internationale Contre le Terrorisme rism is always an unjust and unjustified, cruel, abominable and repulsive crime. It is an affront to the most basic rights of individuals and communities.“}En espagnol :{“El terrorismo nunca está justificado… Pero, cualquiera que sea su forma de manifestación, el terrorismo es siempre un crimen injusto e injustificado, cruel, abominable y rechazable por atentar contra los derechos más elementales de las personas y de las comunidades.”}En français : {{“Le terrorisme n’est jamais justifié. Le terrorisme est toujours un crime, injuste et injustifié, cruel, abominable et répugnant. C’est un affront aux droits les plus élémentaires des individus et des communautés.”}} il aborda les problèmes soulevés par la “Stratégie Globale Contre le Terrorisme” ( Global Strategy to Counter Terrorism.) adoptée par l’ Assemblée Générale de l’ONU en septembre 2006, déclarant notamment : {“As people directly affected by the success or failure of this plan, we must take an active role to ensure that this happens as widely and quickly as possible. And if it happens then it must happen effectively, properly and with full and meaningful respect for the painful price paid by terror’s victims. In this context I want to mention here a manifesto called “Building an International Alliance Against Terrorism” which was issued at a conference in Paris on 9th September 2007 arranged by Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme and signed by several organizations of terror victims and other interested parties from a number of countries. I will be happy to give copies of that document to anyone who asks. It is here with me”.} En français : {“En tant qu’individus directement affectés par le succès ou l’échec de ce plan, nous devons jouer un rôle actif pour faire en sorte que cela se produise d’une façon universelle et le plus rapidement possible. Et si cela se produit alors il faut que ce soit de façon significative, clairement et nettement, avec tout le respect dû au prix terrible payé par les victimes du terrorisme. Dans ce contexte, je veux mentionner ici la Manifeste “Construction d’une Alliance Internationale Contre le Terrorisme” publié à l’issue d’une Conférence organisée à Paris le 11 septembre 2007 (3) par le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme et signé par plusieurs organisations de victimes du terrorisme et d’autres associations concernées de divers pays. Je serai heureux de remettre un exemplaire de ce document aux participants qui souhaitent en prendre connaissance. Je le tiens à votre disposition.”} Michael Gallagher, Président du Groupe de Soutien d’Omagh, Omagh Support and Self Help Group (Campaigning for the human rights of victims of terrorism), Irlande du Nord (4) signa le Manifeste sur le champ alors que plusieurs délégués d’associations le prirent pour le communiquer à leurs membres.Une vraie avancée dans la patiente construction de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme. (1) Fondation Malki, du nom de sa jeune fille de 15 ans.(2) http://www.usergioarboleda.edu.co/congresovictimas/manifiesto.htm(3) A noter qu’Arnold Roth parla du 9 septembre 2007, un lapsus qui s’explique tragiquement par son vécu : c’est le 9 septembre 2001 que Malki mourut dans l’attentat de la pizzeria Sbarro à Jérusalem. (4)http://www.omaghbomb.co.uk {Retrouvez l’intégralité de l’intervention en anglais d’Arnold Roth au Congrès de Madrid sur :} http://www.kerenmalki.org/Terror_Congress_Madrid_2008.htm
Actualités : Quand des femmes afghanes n’acceptent pas …
Samedi 26 janvier , Cyd Mizell, travailleuse humanitaire américaine de 49 ans , et son chauffeur afghan Abdul Hadi, ont été enlevés à Kandahar au sud de l’Afghanistan . Tous deux sont employés par une ONG asiatique, l’ARDLF, spécialisée essentiellement dans l’aide à l’agriculture , la santé et l’éducation .Aujourd’hui mardi 29 janvier , quelque 500 à 600 Afghanes se sont rassemblées à l’appel de l’Association des femmes de Kandahar pour participer à une rare manifestation publique dans le but de protester contre l’enlèvement d’une travailleuse humanitaire américaine . Elles appelaient les autorités afghanes à retrouver l’otage américaine , son chauffeur , et exhortaient ses ravisseurs à les libérer. Si les preneurs d’otages comptaient sur la complicité tacite de la population pour faire pression sur le gouvernement afghan , c’est raté ! Les femmes afghanes qui manifestent à Kandahar ne se sont pas trompées d’ennemis et désignent clairement les coupables ….Par leur comportement sans équivoque , en ne leur trouvant aucune excuse , elles tendent à isoler les ravisseurs .Un exemple à méditer pour tous ceux qui oeuvrent à une totale confusion mentale en inversant les rôles entre victimes et coupables …{{Ju Yi – mpctasso.org}}
Actualités : Taslima Nasreen à Paris ?
Le 9 janvier Taslima Nasreen se voyait décerner le prix Simone de Beauvoir lors d’un récent colloque organisé à Paris à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir. Juste reconnaissance du courage, devenu emblématique, d’une femme condamnée à une clandestinité humiliante pour crime de pensée libre. A la veille de la visite d’Etat en Inde du Président Sarkozy, la presse locale a affirmé que New Delhi avait refusé au chef de l’Etat français de remettre à l’écrivaine son prix au cours de son séjour, par crainte de nouvelles manifestations islamistes – qui avaient déjà forcé Mme Nasreen fin 2007 à fuir Calcutta où elle vivait en exil. On ne peut que se féliciter du Communiqué publié par l’Ambassade de France à New Delhi : {“La France remercie les autorités indiennes pour toutes les mesures qu’elles voudront bien prendre afin de faciliter la venue de Mme Nasreen en France”,} Et dire avec Sihem Habphi, Présidente de Ni Putes Ni Soumises : {“Recevoir Taslima ici, c’est un message lancé à toutes les femmes qui se battent dans le monde pour la liberté et la démocratie, au coeur de nos quartiers, mais aussi au Pakistan, en Afghanistan et en Inde”. } Ce sera une revanche pour celle qui, traquée par les islamistes, écrivait dans un texte publié dans Le Monde du 12 janvier : {“Je ne suis plus qu’une voix désincarnée.”} Pour tous et toutes les démocrates, ce sera un honneur immense que d’accueillir Taslima Nasreen à Paris. Un tremplin aussi, pour lutter jusqu’à ce qu’elle soit libre de ses paroles et de ses mouvements. Victoria Wilson
Liban : l’horreur s’affiche
{{Quand l’horreur s’affiche au Liban, est-il bon de prétendre n’avoir rien vu ni rien entendu ?}} Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a osé affirmer le samedi 19 janvier à Beyrouth, lors de la commémoration de l’Achoura chiite -censée être une cérémonie religieuse – posséder des restes de soldats israéliens tués lors de la guerre de 2006. {“Nous avons des têtes, des mains, des pieds et nous avons un cadavre presque complet de la tête jusqu’au bassin”.} Nasrallah, ce n’est pas la nébuleuse Al Qaida. C’est un personnage officiel qui revendique la destruction des vivants et la violation des morts.Se trouvera-t-il une Antigone dans la cité du monde pour se dresser contre ce Créon infiniment plus cruel que le Créon antique, et défendre son frère humain ?Hélas, la honte et l’indignation n’ont pas dû saisir les milliers de “fidèles” qui l’écoutaient “religieusement” puisqu’ils ont scandé en choeur “Mon Dieu, protégez Nasrallah” en sus du rituel “Mort à l’Amérique, mort à Israël”.Mais, devant la revendication éhontée de l’outrage aux morts, comment l’indignation de l’opinion publique n’a-t-elle pas été aussitôt soulevée dans le monde entier ?Pourquoi les médias ont-ils choisi de ne pas relever – ou si peu ?Pourquoi, sans même parler de l’ONU, aucun gouvernement n’a-t-il élevé de protestation solennelle ? Un murmure de réprobation finira-t-il par se faire entendre ? Demain ? Trop tard de toutes façons à l’ère de l’immédiateté. Cessons donc de hausser les épaules avec indulgence à chaque nouvelle salve de haine de Nasrallah, Ahmadinedjad ou de leurs “rivaux” des Frères musulmans, en ajoutant que ce ne sont là que paroles et fanfaronnades ! Leur verbe est performatif : dire c’est faire.Il nous faut comprendre que la défense des valeurs universelles et des droits humains universels doit transcender les divergences d’analyse et d’opinions sur les affaires du monde. Chaque nouvelle acceptation de l’immonde proféré par des “acteurs politiques” présentés comme incontournables, au point qu’on rencontre leurs représentants et qu’on reçoit leurs émissaires, rapproche l’humanité du gouffre.Le Hezbollah n’a inventé ni l’antisémitisme violent qu’il professe, ni le salut bras levé avec lequel il fait défiler ses troupes : il les a tous deux empruntés au nazisme. En y réfléchissant bien, le seul apport original du Hezbollah a été l’attentat “suicide”, une affaire en pleine expansion. Le Hezbollah terrorise et paralyse le Liban dont il prend la population civile en otage. Le Hezbollah nargue la FINUL et l’ONU.Le Hezbollah entend imposer son diktat aux ONG. Le Hezbollah détient des soldats israéliens que la Croix Rouge n’a jamais été autorisée à rencontrer – ce qui ne semble pas émouvoir outre-mesure cette institution – et dont il n’a jamais fourni de preuve de vie. Aujourd’hui il revendique une monstrueuse offense aux morts. N’est-il pas temps de demander des comptes au Hezbollah ? {{ Huguette Chomski Magnis}} {{-mpctasso.org}}

