En ce qui concerne le terrorisme et une forme de normalisation étatique de celui-ci comme justificatif de la funeste « fin justifiant les moyens » ou autre « omelette que l’on ne peut pas faire sans casser les œufs », les œufs étant en l’état des femmes, des enfants, des hommes, civils de chair et de sang, je vais faire un rapprochement avec l’utilisation du terrorisme urbain dans l’Algérie de la guerre d’indépendance : Comment s’étonner des méthodes barbares des islamistes dans l’Algérie des années 90 quand le nationalisme le plus étroit a, jusqu’à plus soif, fait téter la jeunesse algérienne à l’héroïsation, la glorification d’authentiques salauds (pardonnez moi l’expression) tel Zighout Youcef (responsable du massacre de civils pieds-noirs sans distinction d’âge et de sexe désarmés par dizaines le 20 août 1955 à El Alia, à l’arme blanche, au gourdin, à la hache, aux blocs de pierres, afin, stratégie oblige, que la répression militaire française soit farouche et que le fossé, de sang, se creuse entre les communautés avec les résultats que nous connaissons) ? Zighout Youcef dont un des grands boulevards d’Alger porte depuis 1962 le nom, rappelant donc à la jeunesse algérienne que la fin justifie bien tous les moyens et que les méthodes de 1955 valent bien les mêmes (massacre de Benthala), des islamistes en rejet de l’état algérien, mais aussi des valeurs de l’occident, en 1995… ! cqfd !Il faut donc se donner aussi pour but, le travail sur l’Histoire par des historiens libres de leurs propos en étant un des moyens, d’informer les opinions publiques afin de démonter faux mythes et faux symboles lorsque des luttes se firent aussi épuration ethnique et guerre de religion maquillant de vraies luttes pour la liberté. Mais la Liberté, l’authentique, n’a pas ce prix là car on ne répare pas des injustices par d’autres injustices et la liberté des uns ne peut s’accomplir sans le respect de celle des autres. Là est la seule voie possible au risque de continuer sans fin ces fractures que nous nous épuisons à vouloir, pas d’autres choix possibles sauf à alimenter des cultures de haine s’alimentant les unes les autres, réparer le mieux qu’il nous est possible de le faire.Eric Wagner
Auteur/autrice : MPCT
Communiqué de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme
{{ {{New York ou Bagdad, le même terrorisme}} }} L’Alliance Internationale Contre le Terrorisme se réjouit que les attentats planifiés à New York aient pu être déjoués. Si la politique internationale connaît des changements d’orientation , le terrorisme, lui, persévère dans le même objectif: frapper indifféremment au cœur des populations civiles en essayant toujours de toucher des cibles symboliquement chargées, des lieux de cultes, des capitales internationales et des avions. Il faut souligner qu’une fois de plus les Juifs étaient particulièrement visés puisqu’une synagogue devait être attaquée en même temps que des avions militaires américains dont la chute aurait provoqué encore des morts civils. L’Alliance Internationale Contre le Terrorisme condamne avec horreur les derniers attentats commis en Irak, principalement à Bagdad, sur un marché et dans un restaurant, qui ont fait des dizaines de morts et encore plus de blessés. La vague sanglante d’attentats principalement « suicides » qui vise depuis des semaines en Irak des femmes, des enfants, des pèlerins sans défense, se poursuit. Attentats déjoués, attentats perpétrés : le terrorisme reste bien un des problèmes majeurs auxquels est confrontée l’humanité. Face à cette réalité, la réponse des forces démocratiques est singulièrement insuffisante. Si la prévention est de la responsabilité des états, la lutte contre l’idéologie qui essaie de substituer la violence à l’action politique, la haine à la réflexion politique, le racisme à la revendication de sa propre identité, incombe à toute la société civile. La condamnation inconditionnelle et universelle des attaques terroristes qui visent les civils est un préalable au débat démocratique. L’Alliance Internationale Contre le Terrorisme encourage les citoyens de tous pays à prendre acte de cette activité criminelle incessante qu’est le terrorisme et à lutter contre elle avec tous les moyens que nous proposent les lois de nos pays respectifs et la société civile avec ce qu’elle offre de possibilité d’échanges et de réflexion commune. Chaque citoyen peut exprimer auprès des autorités de son pays et auprès de l’ONU son rejet du terrorisme en signant la pétition internationale NON AU TERRORISME [http://www.petitionnonaut.org->undefined] Communiqué du 26 mai 2009Contact : alliance.against.terrorism@gmail.comTél: + 33-6-626-4223
Actualité : Libye, mort d’un dissident
Alors que l’inquiétude est grande pour le sort de la dissidente birmane emprisonnée et soumise à une parodie de procès, l’ONG Human Rights Watch nous a appris la mort survenue le 20 mai au soir du dissident libyen emprisonné Fathi al-Jahmi. Six ans et demi de détention dont des périodes d’isolement et d’internement abusif en hôpital psychiatrique ont eu raison de sa santé. Le crime de Fathi al-Jahmi était grave en effet : il avait réclamé la liberté de la presse, des élections libres et des réformes démocratiques. Il avait même dénoncé la dictature de Kadhafi, de quoi passer pour un fou en effet au pays de notre nouvel ami. Pays qui a présidé en toute logique le Comité préparatoire de Durban II. On n’est pas fou au Conseil des Droits de l’Homme ! V. W.
Attentat du Caire : communiqué de l’AFVT
Dans un communiqué publié le 24 mai, l’Association Française des Victimes du Terrorisme souligne que les déclarations du Ministre égyptien des Affaires Juridiques « permettent aux familles d’envisager un procès en France. »Elle relève aussi les inexactitudes et les informations contradictoires qui ajoutent au tourment des victimes et de leurs familles, soucieuses de vérité et de justice, solidaires des autres victimes de l’attentat, de toutes nationalités. Lire l’intégralité du Communiqué :[http://www.afvt.org->undefined]
Attentat du Caire : une Française parmi les suspects arrêtés
Selon le Ministère de l’intérieur égyptien, les suspects arrêtés dans le cadre de l’enquête sur l’attentat du Caire sont de nationalités diverses et il y aurait une Française parmi eux ! L’attentat qui a tué la jeune Cécile Vannier et blessé plusieurs de ses camarades avait été revendiqué par un groupe inconnu « L’Armée Palestinienne pour l’Islam » qui serait en fait une cellule d’Al Qaida. Un Belgo-Tunisien membre du groupe aurait avoué qu’il s’apprêtait à rentrer en Europe et prévoyait de commettre un attentat en France. (Source : ESISC)
Actualité : Attentats terroristes déjoués aux Etats-Unis
Si la politique internationale connaît des changements d’orientation et des rebondissements, le terrorisme, lui, persévère dans le même objectif : frapper indifféremment au coeur des populations civiles ou militaires en essayant toujours de toucher des cibles symboliquement chargées : des lieux de cultes, des capitales internationales et des avions. Les victimes aussi sont des victimes de choix : les Juifs – ce sont des synagogues qui étaient visées en plein New York pour tuer en outre et de préférence des Américains, qu’ils soient chez eux ou en vol puisque des avions militaires américains aussi devaient être abattus par des missiles, leur chute provoquant encore des morts là où ils tomberaient. Cela nous rappelle que la vigilance doit demeurer permanente au plan de la prévention -et là on peut rendre hommage au FBI- mais aussi au plan de la lutte contre l’idéologie qui essaie de substituer la violence à l’action politique, la haine à la réflexion politique, le racisme à la revendication de sa propre identité. Le MPCT encourage tout le monde à prendre acte de cette activité criminelle incessante qu’est le terrorisme et à lutter contre elle avec tous les moyens que nous proposent les lois de nos pays respectifs et la société civile avec ce qu’elle offre de possibilité d’échanges et de réflexion commune. “Lise Haddad
ATTENTAT DU CAIRE : SELON LES AUTORITES EGYPTIENNES, ARRESTATION DES AUTEURS PRÉSUMÉS
Une information à suivre avec attention : le ministre égyptien des Affaires juridiques a annoncé l’arrestation des auteurs présumés de l’attentat commis le 22 février près du bazar du Caire. Cet attentat avait tué une jeune lycéenne de Levallois et blessé 17 enfants et adolescents qui participaient au même séjour qu’elle, ainsi que des Égyptiens, des Saoudiens et un Allemand.
PARIS – MARDI 26 MAI 2009 “Les victimes du terrorisme en Amérique Latine”
{{“Les victimes du terrorisme en Amérique Latine” Rencontre avec Victoria Villaruel}} notre partenaire argentinePrésidente du CELTYV – Centro de Estudios Legales sobre el Terrorismo y sus VíctimasMembre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme et de la Fédération Latino-américaine des Victimes du Terrorisme {{Avec la participation de David Ruzié}} Professeur Émérite des universités, spécialiste de Droit International. {{PARIS – MARDI 26 MAI 2009 à 19 h}} {{Réunion du MPCT ouverte aux non-adhérents sur invitation.}} Nombre de places limité.
Turin 21-22 mai : Deux journées consacrées aux victimes du terrorisme
Deux journées consacrées aux victimes du terrorisme sous l’égide de AIVITER, association italienne des victimes du terrorisme, membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, et du Réseau Européen des Victimes du Terrorisme, soutenu par la commission européenne, dont le représentant en France est Guillaume Denoix de Saint Marc (AFVT, Collectif des Familles du DC10 d’UTA.) {{ Jeudi 21}} {{Les cérémonies seront suivies d’une conférence internationale sur les droits des victimes du terrorisme.}} {{1° partie : La voix des victimes}} sous la présidence de Luca Guglielminetti, Directeur des Relations internationales d’AIVITERtémoignages, législation italienne, désordres post-traumatiques des victimes du terrorisme. {{2° partie : Terrorisme crime contre l’humanité}}table ronde présidée par Mario Calabresi, Directeur de “La Stampa”avec une présentation par la Présidente de COVITE, Collectif des victimes du terrorisme au Pays Basque qui milite pour faire inclure les crimes de terrorisme dans le statut de la Cour Pénale Internationale. {{Vendredi 22}} {{Vers une “Charte des Victimes” européenne}}un groupe de travail animé par des juristes comparera les législations des différents pays européens en matière de droits des victimes du terrorisme. Le MPCT sera représenté par le Professeur David Ruzié et Alex Feigenbaum.
Nouvel article
Voici en intégralité l’intervention d’Huguette Chomski Magnis à la Conférence du 7 mai 2009 organisée par le MPCT .Une intense activité a précédé la Conférence d’examen de Durban, nous nous avons préféré prendre date pour après DURBAN 2, pour en tirer des enseignements avec Bernice Dubois, Malka Marcovich et Fodé Sylla, trois acteurs, depuis Durban I, de la résistance aux dérives de l’ONU.Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme n’a pas fait le voyage de Genève. Nous n’avons pas le statut d’ONG accréditée auprès de l’ONU. Et notre association ne s’est pas créée spécifiquement contre le racisme puisque existent dans notre pays des organisations anti-racistes comme la LICRA (Ligue Contre le Racisme et l’Antisémitisme) et SOS Racisme, mais bien contre le terrorisme.Entre racisme et terrorisme existe une relation perverse.Le terrorisme sape la confiance, distille la suspicion au quotidien. Plus que tout autre, le monstrueux mode opératoire du terrorisme dit « suicide » fait s’insinuer la méfiance. Ce n’est plus sous son siège que le passager va regarder, mais vers ses voisins. Alors, si la menace est prégnante, si les attentats se succèdent, si le terrorisme s’installe dans une société, quelque chose y est irrémédiablement rompu pour le ‘vivre ensemble’.Le terrorisme islamiste nourrit le racisme antiarabe.Je me souviens d’un reportage réalisé tout de suite après les attentats de Madrid. Des jeunes d’origine maghrébine de la région parisienne disaient leur révolte de sentir peser sur eux dans les trains de banlieue des regards lourds de suspicion. Etre soupçonné injustement quand on est innocent est intolérable ! En la matière, la suspicion au faciès est stupide puisque, on vient de le voir à nouveau en Allemagne, les terroristes peuvent être recrutés par les islamistes parmi des convertis.Avant que Bernice, Malka et Fodé ne nous montrent comment l’ONU s’occupe ou ne s’occupe pas du racisme et discriminations, on peut essayer de voir comment elle s’occupe du terrorisme.En allant sur le site de l’ONU on trouve le terrorisme évoqué dans deux des cinq grandes rubriques, « Paix et Sécurité » et « Droits de l’Homme. » Dans la première, on nous rappelle que le terrorisme figure à l’ordre du jour de l’ONU depuis des décennies, que 13 conventions ont été élaborées, qu’un Comité Contre le Terrorisme existe et que le rapport de Kofi Annan pour une stratégie anti terroriste mondiale, qui porte le nom magnifique « S’unir contre le terrorisme » a été adopté en septembre 2006.Tout ceci est vrai.Mais quand l’ONU dit pourvoir s’appuyer sur un CONSENSUS auquel les dirigeants du monde sont parvenus pour condamner le T sous toutes ses formes, elle ne dit pas vrai. Il n’y a pas de consensus.C’est la raison pour laquelle les crimes de terrorisme sont exclus du champ de compétence de la Cour Pénale Internationale.Il n’y a pas de consensus sur une définition universelle du terrorisme.Non pas parce qu’il serait difficile de définir le terrorisme.L’obstacle est idéologique : la majorité des pays membres de l’ONU penche pour une approche relativiste du terrorisme, c’est à dire qu’on ne se déterminera pas selon la nature objective d’un acte, un attentat visant des civils, un attentat dit suicide, une prise d’otages mais selon le contexte.Autrement dit, un même acte sera caractérisé différemment, acte de terrorisme ou au contraire acte de résistance, selon l’identité des victimes et selon la cause qu’il prétend servir.C’est donc bien du refus d’une réprobation universelle qu’il s’agit. Refus terrible et paralysant.Notre condamnation universelle du terrorisme se fonde sur l’attachement à des droits universels de la personne, le refus de cette condamnation marque l’abandon des valeurs de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.Or, l’avenir de l’humanité est en jeu.Il faut savoir par ex que dans la récente vague, sanglante, d’attentats en Irak une femme a été envoyée se faire exploser le 23 avril au milieu d’une foule de femmes et d’enfants qui faisaient la queue pour recevoir une aide alimentaire. Selon des témoignages rapportés par le New York Times, cette femme, sans doute convaincue par ses commanditaires de laver ainsi son honneur, tenait un enfant par la main.On est là !A l’ONU le seul point positif, à mon sens , c’est que la parole ait enfin été donnée aux victimes du terrorisme lors d’un symposium en septembre dernier.Un vidéo a été récemment postée sur la page « action de l’ONU contre le terrorisme. »Elle permet d’entendre la parole de 18 victimes de toutes nationalités, de ts les continents. Il faut la visionner .On peut entendre notamment le témoignage de Françoise Rudetzki et celui de notre partenaire israélien dans la construction de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, Arnold Roth, père d’une jeune victime de 15 ans.Je le souligne d’autant plus que de très fortes pressions s’étaient exercées pour l’interdire de parole, en raison de sa nationalité, comme si sa fille n’était pas une victime du terrorisme comme les autres. . La deuxième mention du terrorisme par l’ONU on la trouve ds la rubrique “Droits de l’Homme”.De multiples rapports ont été consacrés à la protection des droits humains et des libertés fondamentales dans la lutte anti terroriste.Ce sont des préoccupations légitimes. Et dans le rapport que le Rapporteur spécial sur ces questions, Martin Scheinin a présenté au Conseil des Droits de l’Homme en févier, il n’y a rien de scandaleux. Il aborde les questions de détention administrative , de détention préventive indéfinie, de torture, tous sujets graves.Mais ce qui frappe c’est qu’à aucun moment le Conseil des Droits de l’Homme, le Haut Commissariat aux Droits de l’Homme ne se penchent sur la violation majeure des droits humains qu’est le terrorisme.Il y a là une dichotomie stupéfiante.D’un côté le terrorisme et les préoccupations sécuritaires des états, avec les victimes réifiées, figées dans leur rôle de victimes.De l’autre, les Droits de l’Homme qui ne seraient concernés que par les dérives de la lutte anti terroriste.Des droits humains des victimes du terrorisme, le premier des ces droit étant le droit à la vie, il n’est jamais question.Il me semble que c’est révélateur d’une inversion des valeurs qui ronge l’ONU.Huguette Chomski Magnis Présidente du Mouvement pour la Paix et Contre le TerrorismeCette intervention a servi d’introduction à la conférence« Après Durban II, où va l’ONU ? »avec Bernice Dubois, Malka Marcovich et Fodé Syllaet modérée par Bertrand Lebeau

