Alors que la France apprend avec horreur l’attentat perpétré ce matin à Toulouse contre une école juive, le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, condamne ce crime avec force et assure les victimes et leurs familles de toute sa solidarité. Il s’agit clairement de terrorisme, le plus lâche qui soit, celui qui vise des enfants. Le mode opératoire est similaire à celui des récents assassinats de militaires, en situation de civils, commis à Toulouse et Montauban. Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme souligne l’urgence de la condamnation universelle du terrorisme, des assassinats ciblés de populations en situation de civils, quels qu’en soient les motifs, et le refus absolu de toute justification à de tels actes. Le MPCT appelle toutes les forces démocratiques à manifester leur condamnation de ces crimes. Paris, le 19 mars 2012
Auteur/autrice : MPCT
Le combat pour Asia Bibi porté devant le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU
Ce 13 mars 2012, Anne-Isabelle Tollet est intervenue sur le cas de la Pakistanaise Asia Bibi, condamnée à mort pour “blasphème” au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. [http://www.unmultimedia.org/tv/webcast/2012/03/licra-general-debate-item-4-34th-meeting.html->http://www.unmultimedia.org/tv/webcast/2012/03/licra-general-debate-item-4-34th-meeting.html] La journaliste engagée, qui a publié le livre témoignage “Blasphème” sur Asia Bibi, a présenté l’appel “Libérez Asia Bibi/ Free Asia Bibi” soutenu par 50 ONG dans le monde – dont 20 en France à l’initiative du Collectif Contre le Terrorisme.Après notre délégation à l’Ambassade du Pakistan le 8 mars, nous avons décidé d’en faire une pétition.A signer sur[ http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N21995-> http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N21995] Anne-Isabelle Tollet est ensuite intervenue au “Sommet de Genève pour les droits humains et la démocratie” organisé par l’ONG UN Watch. A noter que la contribution faite par UN Watch au Conseil des Droits de l’Homme le 5 mars était titrée “Pourquoi le Conseil des Droits de l’Homme ferme-t-il les yeux devant le terrorisme ?”Une bonne question. Huguette Chomski MagnisSecrétaire générale du MPCTCoordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme
Echos de Tunisie : terreur salafiste à la Manouba
Menaces contre le “doyen mécréant -{“Où est le doyen ? Je vais le frapper d’un coup de couteau »} – agressions physiques avec un bilan de deux blessés, drapeau tunisien retiré et remplacé par le drapeau noir du parti Ettahrir : ce 7 mars les salafistes ont fait régner la terreur à la Faculté de la Manouba où enseignants et étudiants sont abandonnés par les autorités à la violence d’un petit groupe de miliciens islamistes qui les prend en otages ! Seuls quelques cours ont pu avoir lieu. V.W
Appel : Libérez Asia Bibi !
{{23 responsables associatifs solidaires d’Asia Bibi}} {{Cet appel devient une pétition que l’on peut signer sur :}} [http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N21995->http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N21995] Ce 8 mars 2012, nous n’oublions pas qu’une femme, paysanne pakistanaise chrétienne, est injustement emprisonnée depuis près de trois ans, condamnée à mort pour “blasphème” et que la menace terrroriste pèse sur ses défenseurs pakistanais.{{ Libérez Asia Bibi !}}Depuis juin 2009, la citoyenne pakistanaise Asia Bibi mère de 5 enfants, est incarcérée dans des conditions épouvantables et indignes dans la prison de Sheikhupura dans la province du Penjab. Son crime : avoir bu un verre d’eau dans le puits de ses amies musulmanes alors qu’elle est chrétienne. Condamnée à mort pour délit de blasphème, Asia Bibi ne cesse de crier son innocence du fin fond de sa cellule sans fenêtre, dont elle peut toucher les murs de part et d’autre en écartant les bras. Asia Bibi a fait appel de sa sentence de mort mais ce procès ne se tiendra pas avant deux ans. Nous ne pouvons accepter que cette maman de cinq enfants croupisse deux années supplémentaires dans sa cellule putride, étouffante ou glaciale selon les saisons et surtout sans avoir le droit de voir ses enfants. La loi du Blasphème au Pakistan est une menace pour tous les citoyens pakistanais quelle que soit leur religion, les musulmans en sont les premières victimes. Sous la pression des islamistes, les autorités pakistanaises ont renoncé à réformer cette loi inique, et préfèrent tabler sur la mort d’Asia Bibi dans sa cellule. Seule la ténacité et la montée en puissance de la mobilisation internationale arrivera à contraindre les autorités pakistanaises à respecter les droits de l’homme. Nous ne pouvons pas fermer les yeux et rester silencieux devant le calvaire de cette innocente et la laisser derrière les barreaux à attendre sa pendaison. La Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international sur les droits civils et politiques garantissent le droit de pratiquer sa religion et celui d’exprimer ses opinions sans être inquiété. Le Pakistan a ratifié ce dernier en 2010. Un tel engagement international n’est pas compatible avec le maintien du délit de blasphème dans le corpus juridique pakistanais. Nous en appelons solennellement au Gouvernement de la République Islamique du Pakistan pour la libération d’Asia Bibi. Paris, le 8 mars 2012{{SIGNATAIRES :}} Fodé Sylla, Parrain du Collectif Contre le Terrorisme, Annie Sugier, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, Lise Haddad, Présidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, Dominique Sopo, Président de SOS Racisme, Diagne Chanel, Présidente du Comité Soudan, Malka Marcovich, Vice présidente du Comité Laïcité République, Michèle Vianès, Présidente de Regards de Femmes, Sobhy Gress, Secrétaire Général de Solidarité Copte France, Fazal ur Rehman Afridi, Président de l’Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber, Mariam Abdo, Représentante du Rassemblement pour la Démocratie au Liban, Jacky Mamou, Président du Collectif Urgence Darfour, Irène Saya, Présidente de PEREC, Pierre Henry, Directeur Général de France Terre d’Asile, Séta Papazian, Présidente du Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme], Brigitte Martel-Baussant, Secrétaire Générale de la CLEF, Coordination pour le Lobby Européen des Femmes, Esther Fouchier, Fondatrice du Forum Femmes Méditerranée, Asma Guenifi, Présidente du mouvement Ni Putes Ni Soumises, Olivia Cattan, Présidente de Paroles de Femmes, Alain Jakubowicz, Président de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme, Monique Bouaziz, Présidente pour la France de l’Association des Femmes de l’Europe Méridionale, Gérard Marx, Président de l’Association pour l’information et la vérité, Michèle Dayras, Présidente de SOS Sexisme, Huguette Chomski Magnis, Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme
A voir et à lire : “Une histoire du terrorisme” de Michaël Prazan
Michaël Prazan nous offre à la fois un film en trois épisodes qui sera diffusé par France 3 à partir du 5 mars 2012 (1) et un ouvrage volumineux (2). Avec pour hypothèse une “{unicité du phénomène terroriste depuis la fin de la} {Seconde Guerre Mondiale}”, Michaël Prazan souligne que le droit de la guerre et les règles édictées à Genève ont volé en éclats :{{ {“Viser les civils devient au contraire l’arme privilégiée de la terreur”.} }} (3)et dénonce : {{ {“Il y a nécessairement une logique génocidaire à l’oeuvre dans le fait de viser des civils”} }} (3) Le découpage du documentaire comme du livre est le suivant :les années de libération (1945-1969), les années de poudre (1969-1989), les années Jihad (1989-2011). Michaël Prazan a pris le parti de donner la parole non aux victimes du terrorisme mais aux terroristes, repentis ou actifs, ainsi qu’à divers spécialistes.Sa sélection de témoins et d’actes terroristes peut surprendre, voire sembler parfois arbitraire.Mais son travail très fouillé instruit et permet assurément le débat. Qu’il en soit remercié. Marlène Jason. (1) (France 3, à partir du lundi 5 mars, 23 h 05, durée 3 fois 60 minutes)(2) Une histoire du terrorisme de Michaël Prazan. Flammarion Enquête, 524 p., 22,50 euros(3) Introduction à “Une histoire du terrorisme”, page 12
Justice : réflexions sur la condamnation des auteurs de l’attentat du City of Poros
Adnan Sojod, porteur d’un passeport libanais, né en 1967, Abdul Hamid Amoud, également libanais, né en 1951 et Samir Mohamed Ahmed Khaidir, né en 1951 à Naplouse, (en Cisjordanie, alors annexée par la Jordanie, aujourd’hui sous administration de l’Autorité Palestinienne) ont tous trois été condamnés en absence à 30 ans de réclusion pour homicide volontaire et complicité.La cour d’assises a jugé que « les faits ont été commis avec une entreprise terroriste, en l’occurrence le Fatah-Conseil révolutionnaire, groupe Abou Nidal ». Khaidir, haut responsable du Fatah-C R, groupe palestinien dissident du Fatah de Yasser Arafat, est considéré comme le cerveau de l’attaque.Sojod a été identifié comme le tireur du City of Poros par une trentaine de témoins. Mais on ignore où se trouvent aujourd’hui les trois condamnés et même s’ils sont toujours en vie. {{Trois jeunes Français figuraient parmi les 9 victimes de l’attentat : Laurent Vigneron, Annie Audejean et Isabelle Bismuth.}} Il y eut aussi une majorité de Français parmi les dizaines de touristes blessés. Le Berry Républicain publie les témoignages de rescapés. (1) Aucun procès en fut jamais organisé avant celui-ci, qui s’est tenu près de 24 ans après les faits !Le plus intolérable pour les familles des jeunes gens tués fut l’attitude des autorités grecques qui accusèrent Laurent Vigneron et Isabelle Bismuth d’avoir été auteur et complice de l’attentat ! Plus facile d’accuser des victimes françaises que des terroristes palestiniens …Et aujourd’hui ? On trouve d’étranges titres comme celui-ci sur le Monde.fr :{“City-of-Poros” : condamnation de trois membres à 30 ans de réclusion}Membres ? Mais de quoi ?{{Certains mots comme celui de « terroristes » embarrassent.}} L’association des deux mots “terroristes” et “palestiniens” embarrasse encore plus.La preuve, cet autre titre sur le site de France Info :{City of Poros : trois combattants palestiniens condamnés à 30 ans de réclusion} « Combattants » ? Combattants {héroïques} peut-être ? Mais quel combat Sojod mena-t-il donc sur le City of Poros ? Il passa la journée avec les touristes sur le bateau et pendant les escales, bavarda avec deux jeunes femmes, joua aux cartes avec l’une d’elles, la malheureuse Isabelle Bismuth, 21 ans, pour finalement se mettre à tirer sur elle et sur les autres touristes sans défense. « Terroristes » conviendrait vraiment mieux.D’urgence, un peu moins d’idéologie et un peu plus de rigueur dans les termes !La recherche de la justice passe aussi par là. HCM(1) [http://www.leberry.fr/cher/actualite/2012/03/01/city-of-poros-les-rescapes-racontent-l-attentat-1104264.html->http://www.leberry.fr/cher/actualite/2012/03/01/city-of-poros-les-rescapes-racontent-l-attentat-1104264.html]
Justice : Ouverture à Paris du procès de l’attentat du “City of Poros”
Le procès de l’attentat commis le 11 juillet 1988 sur ce bateau qui reliait Athènes aux îles grecques s’est ouvert le 27 février à la cour d’Assises de Paris, spécialement composée. Il doit s’achever le 2 mars.Les accusés, membres du groupe palestinien d’Abou Nidal, sont absents, en fuite ou morts.Trois jeunes Français figuraient parmi les 9 morts : Isabelle Bismuth, Laurent Vigneron et Annie Audejean.. Douleur supplémentaire pour leurs familles, les deux premiers fiurent accusés par les autorités grecques d’avoir fait partie du commando terroriste.L’attentat fit aussi 90 blessés dont une grande majorité de Français. Le procès si tardif est une épreuve pour les familles, défendues par Maître Francis Szpiner qui suit le dossier depuis 23 ans, HCM
Dimanche 26 février 2012 : Hommage à quatre victimes françaises du terrorisme, solidarité avec Zakia Bonnet
{{A l’occasion du cinquième anniversaire de l’attentat, un hommage sera rendu à Jean-Claude Abescatat, Jean-Michel Novella, Jean-Marc et Romain Bonnet, abattus le 26 février 2007 en Arabie Saoudite Dimanche 26 février 2012 à 17h devant la statue « Parole-portée » , Jardins de l’Intendant,Hôtel National des Invalides, Paris }} Le témoignage de Zakia Bonnet qui perdit dans cet attentat son mari et son fils âgé de 16 ans avait bouleversé tous les participants à la Conférence « Terrorisme : et si on écoutait les victimes ? » co-organisée par le MPCT, l’AfVT et les Amis de l’Algérianie le 1° juillet 2010. L’AfVT et les familles de l’attentat du Caire (22 février 2009) organisent cette cérémonie, à laquelle le MPCT s’associe naturellement. Le procès des auteurs présumés de cet attentat qui visait des expatriés français doit reprendre le 27 février à Ryad.
Somalie : de terribles crimes contre l’enfance commis par les islamistes
{{Human Rights Watch a publié le 21 février un rapport intitulé ” Un pays dangereux pour les enfants : Recrutement d’enfants soldats, mariages forcés et attaques d’écoles en Somalie” sur le sort des enfants dans le conflit somalien.}} (1)S’appuyant sur plus de 160 interviews (2) d’enfants somaliens, dont 21 qui ont réussi à échapper aux forces du groupe islamiste Al-Chabaab mais aussi de parents et d’enseignants réfugiés au Kenya, le rapport reproche aux deux parties de ne pas épargner les enfants.{{ Il dévoile l’ampleur des crimes commis par Al-Chabaab.}} Zama Coursen-Neff], directrice adjointe de la division Droits de l’enfant à Human Rights Watch déclare : « Les rebelles d’Al-Chabaab ont enlevé des enfants chez eux et dans leurs écoles pour les faire combattre de force, les violer ou les soumettre à un mariage forcé. » (3) En panne de recrutement de combattants, Al-Chabaab contraint un nombre croissant d’enfants, dont certains à peine âgés de 10 ans, à rejoindre ses rangs. Ils sont envoyés au front, certains servant de bouclier humain pour protéger les combattants adultes, un procédé déjà employé par la République Islamique d’Iran lors de la guerre Iran-Irak.D’autres sont contraints de commettre des “attentats-suicides” – une expression clairement inadéquate !Un adolescent a déclaré à Human Rights Watch qu’en 2010, « parmi tous mes camarades dans le camp – une centaine de garçons –, seuls deux d’entre nous avons pu fuir ; les autres ont été tués. Les enfants ont été décimés. Ils sont tous morts et les soldats adultes se sont enfuis. » (3)Al-Chabaab a également enlevé des filles, surtout pour en faire des esclaves domestiques ou leur faire subir mariages forcés et viols. {{L’école, cible privilégiée pour les milices Al-Chabaab}} : “Parmi les atteintes aux lois de la guerre commises par Al-Chabaab figurent des attaques visant des écoles, des enseignants et des élèves. Le groupe armé a déployé ses combattants et ses armes lourdes dans des écoles abritant souvent de très nombreux élèves, et ont fait de ces enfants des « boucliers humains ». Des élèves terrifiés ont ainsi raconté à Human Rights Watch être restés enfermés dans l’école, alors que les forces du TFG et de l’Union africaine ripostaient par des tirs d’artillerie aveugles.Dans les écoles situées dans des régions tombant sous leur contrôle, les responsables d’Al-Chabaab ont recruté des enfants et des enseignants et imposé leur interprétation rigoureuse de l’Islam dans le programme scolaire. Des élèves et des enseignants ont ainsi déclaré à Human Rights Watch qu’Al-Chabaab interdisait plusieurs matières, dont l’anglais et les sciences, et que le groupe islamiste était allé jusqu’à tuer des enseignants qui s’étaient opposés à cet ordre. De tels actes ont mené à la fermeture de plusieurs écoles, suite à la fuite d’enseignants et à l’abandon par de nombreux élèves de leurs études. Les écoles qui restent ouvertes dispensent souvent un enseignement de fond inadéquat, voire inexistant”. (3)A noter que l’enseignement du Somali est interdit par Al Chabab ! Enfin, Human Rights Watch reproche au Gouvernement fédéral de transition (Transitional Federal Government,TFG), appuyé par Forces de l’Union africaine, d’enroler également des enfants -soldats et d’incarérer des enfants recrutés par Al Chabab au lieu de les réintégrer dans la vie civile et de les protéger.{{Human Rights Watch exhorte toutes les parties au conflit à ” libérer les enfants soldats venus grossir leurs rangs, à assurer la sécurité des enfants précédemment associés à leurs forces belligérantes et à protéger les écoles, les enseignants et les élèves contre toute attaque”.}}Victoria Wilson(1) Télécharger le rapport en anglais sur : [http://www.hrw.org/reports/2012/02/20/no-place-children->http://www.hrw.org/reports/2012/02/20/no-place-children](2) On peut visionner des extraits de ces interviews sur le site en anglais de HRW[http://www.hrw.org->http://www.hrw.org] (3) [ http://www.hrw.org/fr/news/2012/02/20/somalie-les-parties-bellig-rantes-exposent-les-enfants-de-graves-dangers->http://www.hrw.org/fr/news/2012/02/20/somalie-les-parties-bellig-rantes-exposent-les-enfants-de-graves-dangers]
Coptes d’Egypte : une communauté en danger
{{L’association Solidarité Copte, partenaire du Collectif français Contre le Terrorisme, alerte dans un communiqué sur la situation des Coptes ( environ 12 % de la population égyptienne) et demande la nomination d’un rapporteur spécial pour les Coptes au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, {“particulièrement à la lumière des expulsions récentes, des confiscations de propriétés et des attaques contre les Coptes”}.}} Elle alerte sur une nouvelle campagne menée contre les Chrétiens d’Egypte : au moins huit familles coptes ont été expulsées de leurs domiciles dans le village d’Al Nahda, à côté d’Alexandrie. Après des accusations contre un Copte qui aurait eu une liaison avec une Musulmane,{“environ 5000 villageois, poussés par des salafistes et d’autres groupes islamistes, se sont déchaînés avec violence contre les quelques familles coptes qui habitaient ce quartier. Ils ont saccagé et brûlé leurs maisons et leurs propriétés.”} Un « conseil » dominé par ces islamistes, convoqué avec l’accord de la police municipale, a décidé d’expulser 8 familles du village, leur disant qu’elles étaient « libres d’y rester, mais à leurs risques et périls ». Elles ont fui et les autres familles coptes vivent dans la peur.Rappelant le massacre de Maspero commis par l’armée égyptienne en octobre 2011 et resté impuni, le communiqué relève que {“De tels actes alarmants se produisent en même temps que le nouveauparlement « élu démocratiquement» commence sa session sous la dominationdes islamistes qui occupent 75% des sièges. Parmi les 498 membres duparlement, six seulement sont Coptes. Quand un des députés coptes ademandé que l’assemblée mène des enquêtes sur les expulsions ci-dessusmentionnées, ou inclue le massacre de Maspero dans la liste des affairesremises à un comité spécial d’enquête, sa demande a été totalement rejetéepar le président de l’assemblée”.} Le communiqué conclut que le pays semblant “glisser lentement dans unrégime militaro-islamo-fasciste, Solidarité Copte recommande vivement à la communauté internationale de reconsidérer sa politique vis-à-vis de l’Égypte.”HCM

