Appel : Libérez Asia Bibi !

{{23 responsables associatifs solidaires d’Asia Bibi}} {{Cet appel devient une pétition que l’on peut signer sur :}} [http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N21995->http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N21995] Ce 8 mars 2012, nous n’oublions pas qu’une femme, paysanne pakistanaise chrétienne, est injustement emprisonnée depuis près de trois ans, condamnée à mort pour “blasphème” et que la menace terrroriste pèse sur ses défenseurs pakistanais.{{ Libérez Asia Bibi !}}Depuis juin 2009, la citoyenne pakistanaise Asia Bibi mère de 5 enfants, est incarcérée dans des conditions épouvantables et indignes dans la prison de Sheikhupura dans la province du Penjab. Son crime : avoir bu un verre d’eau dans le puits de ses amies musulmanes alors qu’elle est chrétienne. Condamnée à mort pour délit de blasphème, Asia Bibi ne cesse de crier son innocence du fin fond de sa cellule sans fenêtre, dont elle peut toucher les murs de part et d’autre en écartant les bras. Asia Bibi a fait appel de sa sentence de mort mais ce procès ne se tiendra pas avant deux ans. Nous ne pouvons accepter que cette maman de cinq enfants croupisse deux années supplémentaires dans sa cellule putride, étouffante ou glaciale selon les saisons et surtout sans avoir le droit de voir ses enfants. La loi du Blasphème au Pakistan est une menace pour tous les citoyens pakistanais quelle que soit leur religion, les musulmans en sont les premières victimes. Sous la pression des islamistes, les autorités pakistanaises ont renoncé à réformer cette loi inique, et préfèrent tabler sur la mort d’Asia Bibi dans sa cellule. Seule la ténacité et la montée en puissance de la mobilisation internationale arrivera à contraindre les autorités pakistanaises à respecter les droits de l’homme. Nous ne pouvons pas fermer les yeux et rester silencieux devant le calvaire de cette innocente et la laisser derrière les barreaux à attendre sa pendaison. La Déclaration universelle des droits de l’homme et le Pacte international sur les droits civils et politiques garantissent le droit de pratiquer sa religion et celui d’exprimer ses opinions sans être inquiété. Le Pakistan a ratifié ce dernier en 2010. Un tel engagement international n’est pas compatible avec le maintien du délit de blasphème dans le corpus juridique pakistanais. Nous en appelons solennellement au Gouvernement de la République Islamique du Pakistan pour la libération d’Asia Bibi. Paris, le 8 mars 2012{{SIGNATAIRES :}} Fodé Sylla, Parrain du Collectif Contre le Terrorisme, Annie Sugier, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, Lise Haddad, Présidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, Dominique Sopo, Président de SOS Racisme, Diagne Chanel, Présidente du Comité Soudan, Malka Marcovich, Vice présidente du Comité Laïcité République, Michèle Vianès, Présidente de Regards de Femmes, Sobhy Gress, Secrétaire Général de Solidarité Copte France, Fazal ur Rehman Afridi, Président de l’Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber, Mariam Abdo, Représentante du Rassemblement pour la Démocratie au Liban, Jacky Mamou, Président du Collectif Urgence Darfour, Irène Saya, Présidente de PEREC, Pierre Henry, Directeur Général de France Terre d’Asile, Séta Papazian, Présidente du Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme], Brigitte Martel-Baussant, Secrétaire Générale de la CLEF, Coordination pour le Lobby Européen des Femmes, Esther Fouchier, Fondatrice du Forum Femmes Méditerranée, Asma Guenifi, Présidente du mouvement Ni Putes Ni Soumises, Olivia Cattan, Présidente de Paroles de Femmes, Alain Jakubowicz, Président de la Ligue Internationale Contre le Racisme et l’Antisémitisme, Monique Bouaziz, Présidente pour la France de l’Association des Femmes de l’Europe Méridionale, Gérard Marx, Président de l’Association pour l’information et la vérité, Michèle Dayras, Présidente de SOS Sexisme, Huguette Chomski Magnis, Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme

A voir et à lire : “Une histoire du terrorisme” de Michaël Prazan

Michaël Prazan nous offre à la fois un film en trois épisodes qui sera diffusé par France 3 à partir du 5 mars 2012 (1) et un ouvrage volumineux (2). Avec pour hypothèse une “{unicité du phénomène terroriste depuis la fin de la} {Seconde Guerre Mondiale}”, Michaël Prazan souligne que le droit de la guerre et les règles édictées à Genève ont volé en éclats :{{ {“Viser les civils devient au contraire l’arme privilégiée de la terreur”.} }} (3)et dénonce : {{ {“Il y a nécessairement une logique génocidaire à l’oeuvre dans le fait de viser des civils”} }} (3) Le découpage du documentaire comme du livre est le suivant :les années de libération (1945-1969), les années de poudre (1969-1989), les années Jihad (1989-2011). Michaël Prazan a pris le parti de donner la parole non aux victimes du terrorisme mais aux terroristes, repentis ou actifs, ainsi qu’à divers spécialistes.Sa sélection de témoins et d’actes terroristes peut surprendre, voire sembler parfois arbitraire.Mais son travail très fouillé instruit et permet assurément le débat. Qu’il en soit remercié. Marlène Jason. (1) (France 3, à partir du lundi 5 mars, 23 h 05, durée 3 fois 60 minutes)(2) Une histoire du terrorisme de Michaël Prazan. Flammarion Enquête, 524 p., 22,50 euros(3) Introduction à “Une histoire du terrorisme”, page 12

Justice : réflexions sur la condamnation des auteurs de l’attentat du City of Poros

Adnan Sojod, porteur d’un passeport libanais, né en 1967, Abdul Hamid Amoud, également libanais, né en 1951 et Samir Mohamed Ahmed Khaidir, né en 1951 à Naplouse, (en Cisjordanie, alors annexée par la Jordanie, aujourd’hui sous administration de l’Autorité Palestinienne) ont tous trois été condamnés en absence à 30 ans de réclusion pour homicide volontaire et complicité.La cour d’assises a jugé que « les faits ont été commis avec une entreprise terroriste, en l’occurrence le Fatah-Conseil révolutionnaire, groupe Abou Nidal ». Khaidir, haut responsable du Fatah-C R, groupe palestinien dissident du Fatah de Yasser Arafat, est considéré comme le cerveau de l’attaque.Sojod a été identifié comme le tireur du City of Poros par une trentaine de témoins. Mais on ignore où se trouvent aujourd’hui les trois condamnés et même s’ils sont toujours en vie. {{Trois jeunes Français figuraient parmi les 9 victimes de l’attentat : Laurent Vigneron, Annie Audejean et Isabelle Bismuth.}} Il y eut aussi une majorité de Français parmi les dizaines de touristes blessés. Le Berry Républicain publie les témoignages de rescapés. (1) Aucun procès en fut jamais organisé avant celui-ci, qui s’est tenu près de 24 ans après les faits !Le plus intolérable pour les familles des jeunes gens tués fut l’attitude des autorités grecques qui accusèrent Laurent Vigneron et Isabelle Bismuth d’avoir été auteur et complice de l’attentat ! Plus facile d’accuser des victimes françaises que des terroristes palestiniens …Et aujourd’hui ? On trouve d’étranges titres comme celui-ci sur le Monde.fr :{“City-of-Poros” : condamnation de trois membres à 30 ans de réclusion}Membres ? Mais de quoi ?{{Certains mots comme celui de « terroristes » embarrassent.}} L’association des deux mots “terroristes” et “palestiniens” embarrasse encore plus.La preuve, cet autre titre sur le site de France Info :{City of Poros : trois combattants palestiniens condamnés à 30 ans de réclusion} « Combattants » ? Combattants {héroïques} peut-être ? Mais quel combat Sojod mena-t-il donc sur le City of Poros ? Il passa la journée avec les touristes sur le bateau et pendant les escales, bavarda avec deux jeunes femmes, joua aux cartes avec l’une d’elles, la malheureuse Isabelle Bismuth, 21 ans, pour finalement se mettre à tirer sur elle et sur les autres touristes sans défense. « Terroristes » conviendrait vraiment mieux.D’urgence, un peu moins d’idéologie et un peu plus de rigueur dans les termes !La recherche de la justice passe aussi par là. HCM(1) [http://www.leberry.fr/cher/actualite/2012/03/01/city-of-poros-les-rescapes-racontent-l-attentat-1104264.html->http://www.leberry.fr/cher/actualite/2012/03/01/city-of-poros-les-rescapes-racontent-l-attentat-1104264.html]

Justice : Ouverture à Paris du procès de l’attentat du “City of Poros”

Le procès de l’attentat commis le 11 juillet 1988 sur ce bateau qui reliait Athènes aux îles grecques s’est ouvert le 27 février à la cour d’Assises de Paris, spécialement composée. Il doit s’achever le 2 mars.Les accusés, membres du groupe palestinien d’Abou Nidal, sont absents, en fuite ou morts.Trois jeunes Français figuraient parmi les 9 morts : Isabelle Bismuth, Laurent Vigneron et Annie Audejean.. Douleur supplémentaire pour leurs familles, les deux premiers fiurent accusés par les autorités grecques d’avoir fait partie du commando terroriste.L’attentat fit aussi 90 blessés dont une grande majorité de Français. Le procès si tardif est une épreuve pour les familles, défendues par Maître Francis Szpiner qui suit le dossier depuis 23 ans, HCM

Dimanche 26 février 2012 : Hommage à quatre victimes françaises du terrorisme, solidarité avec Zakia Bonnet

{{A l’occasion du cinquième anniversaire de l’attentat, un hommage sera rendu à Jean-Claude Abescatat, Jean-Michel Novella, Jean-Marc et Romain Bonnet, abattus le 26 février 2007 en Arabie Saoudite Dimanche 26 février 2012 à 17h devant la statue « Parole-portée » , Jardins de l’Intendant,Hôtel National des Invalides, Paris }} Le témoignage de Zakia Bonnet qui perdit dans cet attentat son mari et son fils âgé de 16 ans avait bouleversé tous les participants à la Conférence « Terrorisme : et si on écoutait les victimes ? » co-organisée par le MPCT, l’AfVT et les Amis de l’Algérianie le 1° juillet 2010. L’AfVT et les familles de l’attentat du Caire (22 février 2009) organisent cette cérémonie, à laquelle le MPCT s’associe naturellement. Le procès des auteurs présumés de cet attentat qui visait des expatriés français doit reprendre le 27 février à Ryad.

Somalie : de terribles crimes contre l’enfance commis par les islamistes

{{Human Rights Watch a publié le 21 février un rapport intitulé ” Un pays dangereux pour les enfants : Recrutement d’enfants soldats, mariages forcés et attaques d’écoles en Somalie” sur le sort des enfants dans le conflit somalien.}} (1)S’appuyant sur plus de 160 interviews (2) d’enfants somaliens, dont 21 qui ont réussi à échapper aux forces du groupe islamiste Al-Chabaab mais aussi de parents et d’enseignants réfugiés au Kenya, le rapport reproche aux deux parties de ne pas épargner les enfants.{{ Il dévoile l’ampleur des crimes commis par Al-Chabaab.}} Zama Coursen-Neff], directrice adjointe de la division Droits de l’enfant à Human Rights Watch déclare : « Les rebelles d’Al-Chabaab ont enlevé des enfants chez eux et dans leurs écoles pour les faire combattre de force, les violer ou les soumettre à un mariage forcé. » (3) En panne de recrutement de combattants, Al-Chabaab contraint un nombre croissant d’enfants, dont certains à peine âgés de 10 ans, à rejoindre ses rangs. Ils sont envoyés au front, certains servant de bouclier humain pour protéger les combattants adultes, un procédé déjà employé par la République Islamique d’Iran lors de la guerre Iran-Irak.D’autres sont contraints de commettre des “attentats-suicides” – une expression clairement inadéquate !Un adolescent a déclaré à Human Rights Watch qu’en 2010, « parmi tous mes camarades dans le camp – une centaine de garçons –, seuls deux d’entre nous avons pu fuir ; les autres ont été tués. Les enfants ont été décimés. Ils sont tous morts et les soldats adultes se sont enfuis. » (3)Al-Chabaab a également enlevé des filles, surtout pour en faire des esclaves domestiques ou leur faire subir mariages forcés et viols. {{L’école, cible privilégiée pour les milices Al-Chabaab}} : “Parmi les atteintes aux lois de la guerre commises par Al-Chabaab figurent des attaques visant des écoles, des enseignants et des élèves. Le groupe armé a déployé ses combattants et ses armes lourdes dans des écoles abritant souvent de très nombreux élèves, et ont fait de ces enfants des « boucliers humains ». Des élèves terrifiés ont ainsi raconté à Human Rights Watch être restés enfermés dans l’école, alors que les forces du TFG et de l’Union africaine ripostaient par des tirs d’artillerie aveugles.Dans les écoles situées dans des régions tombant sous leur contrôle, les responsables d’Al-Chabaab ont recruté des enfants et des enseignants et imposé leur interprétation rigoureuse de l’Islam dans le programme scolaire. Des élèves et des enseignants ont ainsi déclaré à Human Rights Watch qu’Al-Chabaab interdisait plusieurs matières, dont l’anglais et les sciences, et que le groupe islamiste était allé jusqu’à tuer des enseignants qui s’étaient opposés à cet ordre. De tels actes ont mené à la fermeture de plusieurs écoles, suite à la fuite d’enseignants et à l’abandon par de nombreux élèves de leurs études. Les écoles qui restent ouvertes dispensent souvent un enseignement de fond inadéquat, voire inexistant”. (3)A noter que l’enseignement du Somali est interdit par Al Chabab ! Enfin, Human Rights Watch reproche au Gouvernement fédéral de transition (Transitional Federal Government,TFG), appuyé par Forces de l’Union africaine, d’enroler également des enfants -soldats et d’incarérer des enfants recrutés par Al Chabab au lieu de les réintégrer dans la vie civile et de les protéger.{{Human Rights Watch exhorte toutes les parties au conflit à ” libérer les enfants soldats venus grossir leurs rangs, à assurer la sécurité des enfants précédemment associés à leurs forces belligérantes et à protéger les écoles, les enseignants et les élèves contre toute attaque”.}}Victoria Wilson(1) Télécharger le rapport en anglais sur : [http://www.hrw.org/reports/2012/02/20/no-place-children->http://www.hrw.org/reports/2012/02/20/no-place-children](2) On peut visionner des extraits de ces interviews sur le site en anglais de HRW[http://www.hrw.org->http://www.hrw.org] (3) [ http://www.hrw.org/fr/news/2012/02/20/somalie-les-parties-bellig-rantes-exposent-les-enfants-de-graves-dangers->http://www.hrw.org/fr/news/2012/02/20/somalie-les-parties-bellig-rantes-exposent-les-enfants-de-graves-dangers]

Coptes d’Egypte : une communauté en danger

{{L’association Solidarité Copte, partenaire du Collectif français Contre le Terrorisme, alerte dans un communiqué sur la situation des Coptes ( environ 12 % de la population égyptienne) et demande la nomination d’un rapporteur spécial pour les Coptes au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, {“particulièrement à la lumière des expulsions récentes, des confiscations de propriétés et des attaques contre les Coptes”}.}} Elle alerte sur une nouvelle campagne menée contre les Chrétiens d’Egypte : au moins huit familles coptes ont été expulsées de leurs domiciles dans le village d’Al Nahda, à côté d’Alexandrie. Après des accusations contre un Copte qui aurait eu une liaison avec une Musulmane,{“environ 5000 villageois, poussés par des salafistes et d’autres groupes islamistes, se sont déchaînés avec violence contre les quelques familles coptes qui habitaient ce quartier. Ils ont saccagé et brûlé leurs maisons et leurs propriétés.”} Un « conseil » dominé par ces islamistes, convoqué avec l’accord de la police municipale, a décidé d’expulser 8 familles du village, leur disant qu’elles étaient « libres d’y rester, mais à leurs risques et périls ». Elles ont fui et les autres familles coptes vivent dans la peur.Rappelant le massacre de Maspero commis par l’armée égyptienne en octobre 2011 et resté impuni, le communiqué relève que {“De tels actes alarmants se produisent en même temps que le nouveauparlement « élu démocratiquement» commence sa session sous la dominationdes islamistes qui occupent 75% des sièges. Parmi les 498 membres duparlement, six seulement sont Coptes. Quand un des députés coptes ademandé que l’assemblée mène des enquêtes sur les expulsions ci-dessusmentionnées, ou inclue le massacre de Maspero dans la liste des affairesremises à un comité spécial d’enquête, sa demande a été totalement rejetéepar le président de l’assemblée”.} Le communiqué conclut que le pays semblant “glisser lentement dans unrégime militaro-islamo-fasciste, Solidarité Copte recommande vivement à la communauté internationale de reconsidérer sa politique vis-à-vis de l’Égypte.”HCM

Tunisie : les cinq doyens des facultés des Lettres et Sciences Humaines défendent les libertés universitaires

{{Dans une déclaration commune (1), les Doyens des facultés des Lettres et Sciences Humaines de la Manouba, Tunis, Sousse, Kairouan et Sfax réitèrent “leur refus de toute forme d’extrémisme idéologique religieux dans l’enseignement universitaire”.}} Réaffirmant le refus du port du “Niqab” dans l’enceinte universitaire “pour des raisons pédagogiques et de communication” (assez évidentes !), ils expriment “leur grande préoccupation face à la violence verbale et physique enregistrée dans les facultés de la Manouba et de Sousse.” Ils appellent les autorités de tutelle (2) “à assumer leur responsabilité dans la garantie de la bonne marche des cours dans ces établissements”.Des milliers de personnes avaient manifesté le 28 janvier à Tunis pour “défendre les libertés individuelles et publiques” et protester contrer “la violence et l’extrémisme religieux”. Un combat que tous les démocrates doivent soutenir. La motion suivante a été adoptée à l’Assemblée Générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme :{{“Face aux islamistes qui veulent imposer la charia par la terreur – salafistes sur le terrain et Ennahda aux commandes du pouvoir, qui se tourne contre les enseignants et refuse d’assurer leur sécurité, l’Assemblée Générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme réunie le 16 février 2012 à Paris, assure de sa solidarité les enseignants de la Manouba,-pour la défense des libertés, des droits égaux pour les femmes et de la laïcité-pour la libre transmission du savoir”.}}Victoria Wilson (1) [ http://www.tap.info.tn/fr/fr/societe/enseignement-et-formation/18074-refus-categorique-du-lniqabr-en-milieu-universitaire-doyens-des-facultes-des-lettres.html->http://www.tap.info.tn/fr/fr/societe/enseignement-et-formation/18074-refus-categorique-du-lniqabr-en-milieu-universitaire-doyens-des-facultes-des-lettres.html] (2) Le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique est Moncef Ben Salem, membre dirigeant du parti Ennahda.

Tribune : Quelques réflexions sur la situation au Pays Basque d’Espagne

Plus de 850 assassinats attribués à l’ETA auront été commis en 50 ans de terrorisme par l’organisation ETA qui a annoncé en octobre dernier l’arrêt définitif de son activité armée, 4 jours après la tenue à Saint-Sébastien d’une conférence présidée par Kofi Annan. La dernière victime de l’ETA serait donc française, le brigadier-chef Jean-Serge Nérin tué il y a bientôt 2 ans dans l’exercice de ses fonctions.Nombre d’observateurs locaux et de responsables politiques divers se montrent assez optimistes pour la suite des événements bien que l’organisation terroriste n’ait pas annoncé de désarmement ni de dissolution dans l’immédiat. Le problème du devenir des quelque 700 prisonniers est omniprésent et très mobilisateur au-delà même du monde nationaliste, en Espagne et en France. Les associations proches des victimes sont plus réservées : pour les prisonniers de l’ETA, elles demandent que leur soit appliqué le même régime qu’à tous les prisonniers, qu’ils puissent bénéficier des mêmes aménagements de peine prévus par la loi mais pas plus, que le traitement soit individualisé et non collectif. Une vingtaine de prisonniers a déjà entrepris une démarche de réinsertion consécutive à une rupture totale avec le monde radical de l’ETA et ses satellites. La démarche implique la reconnaissance du préjudice causé, accompagnée parfois d’une renconte avec des parents proches de victimes. Certains ayant déjà accompli une partie de leur peine ont pu bénéficier de sorties permettant de travailler le jour et de rentrer le soir en prison, également de voir leur famille en fin de semaine.De nombreux autres prisonniers font le pari d’une hypothétique mesure globale de clémence qui accompagnerait le processus d’arrêt de la violence engagé par l’ETA ; ils restent dans la discipline de l’organisation et espèrent arriver au même résultat sans avoir à reconnaître le préjudice causé à des victimes innocentes. Comme l’a écrit le philosophe Fernando Savater aujourd’hui dans les colonnes du quotidien espagnol El PAIS, « nous voulons que les prisonniers soient bien, mais qu’ils soient bien prisonniers ». Et d’ajouter qu’il ne faut pas primer la fidélité à l’ETA. La justice est à ce prix et c’est bien ce que réclament les associations de victimes et les militants pour la liberté et contre le terrorisme : rien que la justice, mais toute la justice. Serge LoncaCorrespondant du MPCT à Hendaye

22 février 2012, 1 7h 30 à Levallois : Cérémonie anniversaire de l’attentat du Caire

Le MPCT s’associe et invite les partenaires du Collectif Contre le Terrorisme à s’associer, à cette manifestation en mémoire de Cécile Vannier, 17 ans, victime voici trois ans de l’attentat du Caire. {{L’Association française des Victimes française du Terrorisme précise :}} “Organisée par les parents de Cécile et par les proches des victimes blessées, avec le concours de la Mairie de Levallois et de l’AfVT.org, cette cérémonie se déroulera dans le Parc de la Planchette, devant le buste de Cécile inauguré l’année dernière, l’olivier et la plaque dédiés à Cécile, à Levallois‐ Perret.”{{ Message des organisateurs diffusé via facebook :}} “Trois ans après l’attentat au Caire qui a tué Cécile Vannier, âgée de dix-sept ans, et blessé physiquement et/ou psychiquement 53 adolescents et leurs animateurs, et tandis que les enquêtes judiciaires menées en Egypte et en France ont conduit à la libé…ration des suspects, nous n’oublions pas.En mémoire de Cécile et de ce jour, nous proposons un temps pour nous réunir et pour partager nos pensées et ces trois années qui ont passé, en paroles ou en silence.Ce sera le mercredi 22 février de 17h40 à 19h, à Levallois, au parc de la Planchette devant l’Olivier planté pour Cécile et pour la paix. Un montage de photos et de vidéos sera projeté, et un micro sera ouvert pour tous ceux qui souhaitent dire un mot, une phrase, lire un texte, chanter.Une salle au Club de la Planchette sera à la disposition de tous les participants de 19 à 20h pour se retrouver”.Catherine et Jean-Luc VannierMalou Anglade, Quentin Area-Darses, Mélanie Berthouloux, Valentine Dohar, Johanna RimoChantal Anglade, Danièla Berthouloux, Joëlle Cocher, Sophie Darses”{{Contact}} : Mélanie Berthouloux, la meilleure amie de Cécile Vannier[http://www.facebook.com/events/344963738869685/#!/profile.php?id=639896531->http://www.facebook.com/events/344963738869685/#!/profile.php?id=639896531]