Communiqué du Collectif Contre le Terrorisme : 10 décembre 2012, Pour le droit des filles à l’éducation, Pour l’arrêt de la terreur, Pour la liberté d’expression et de conscience

{{Nous nous félicitons que la journée internationale des droits humains soit consacrée par l’UNESCO à un plaidoyer pour le droit de toutes les filles à l’éducation. Parce que la jeune et courageuse Malala Yousufzai est devenue un symbole de la lutte pour le droit universel à l’éducation, nous proposons qu’un prix Malala de la paix et de l’éducation lui soit décerné à Paris, berceau des droits humains.}}Nous regrettons qu’il ait fallu attendre l’attentat du 9 octobre perpétré par les talibans contre Malala pour qu’une mobilisation internationale s’engage en faveur des droits des petites Pakistanaises. Depuis des mois, nous alertons sur la situation des enfants pakistanais face au terrorisme : enfants victimes des attentatsfilles interdites d’école par la terreur islamiste enfants envoyés se faire exploser ! Les talibans ont même recours au jet d’acide pour défigurer fillettes et jeunes filles sur le chemin de l’école ! L’IRESK, Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber, publie des rapports mensuels qui montrent la gravité du mal qui ronge le Pakistan. {{Pendant le seul mois d’octobre, au moins 13 enfants pakistanais ont été tués par des attaques terroristes. 42 enfants, dont Malala, ont été blessés et 9 écoles ont été détruites.}} Les proclamations en faveur de l’éducation ne suffiront pas, l’incitation financière des familles pauvres pour qu’elles envoient leurs filles à l’école non plus. Avant tout, il faut assurer la sécurité des enfants et de leurs enseignantes face à des terroristes redoutables. La responsabilité en incombe au gouvernement de la République Islamique du Pakistan. {{Comme le père de Malala, nous menons un combat pour le droit à l’éducation, pour l’arrêt de la terreur, pour la liberté de conscience et la liberté d’expression.}} Sans cette liberté, le Pakistan ne saurait assurer une éducation émancipatrice et épanouissante à tous ses enfants, filles et garçons. La loi du blasphème, au nom de laquelle la paysanne chrétienne Asia Bibi a été condamnée et croupit en prison, doit être abrogée. L’endoctrinement et l’enseignement de la haine qui sévissent dans les madrassas doivent être proscrits. Déclaration soutenue par :{{AISC Solidarité copte – Alliance Internationale des Femmes – APIV Association pour l’Information et la Vérité – IRESK Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber – LDIF Ligue du Droit International des Femmes -MPCT Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme (Membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme) – Paroles de Femmes -PEREC, Pour une école républicaine et citoyenne – Primo Info – Rassemblement Pour la Démocratie au Liban – Regards de Femmes}}

Hommage : Docteur Gérard Sander

Il était si modeste que ce n’est qu’à sa mort que beaucoup d’entre nous ont su le grand médecin gynécologue, spécialiste du cancer, qu’il était.Pour nous c’était un homme d’engagement, honnête homme de notre temps, citoyen combatif et rigoureux, l’époux de notre amie Monique Sander. Il a été enterré le 6 décembre, accompagné par sa nombreuse famille et de très nombreux amis.A toutes et à tous, il manque beaucoup. Huguette Chomski Magnis

Actualité : J’ai trois ans, je m’appelle Jihad, je suis, je suis …

Point n’est besoin de savoir lire pour porter la bonne parole. Un bambin haut comme trois pommes a été envoyé à l’école maternelle revêtu d’un tee-shirt portant en guise de décoration l’inscription « Je suis une bombe, Jihad né le 11 septembre ». Les faits remontent au mois de septembre mais le journal Ouest France ne les a relatés que récemment. {Désopilant}, pensait peut-être sa maman qui se dit “très étonnée” d’avoir à s’expliquer devant la justice. En effet, le Maire ayant alerté le Parquet d’Avignon, la mère et l’oncle de l’enfant, qui avait gentiment offert le tee-shirt, sont cités à comparaître le 19 décembre devant le tribunal correctionnel pour “apologie de crime”. Il faudrait aussi les poursuivre pour maltraitance à enfant. Au risque de se voir reprocher de manquer d’humour, mieux vaut bien mettre les points sur les i avant que la pratique, répandue de l’Afghanistan à Gaza, d’instrumentaliser et d’embrigader des enfants pour le “martyre” terroriste au nom du Jihad ne fasse … école.Victoria Wilson[http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-L-enfant-porte-un-t-shirt-Jihad-la-mere-et-l-oncle-au-tribunal_6346-2139072-fils-tous_filDMA.Htm->http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-L-enfant-porte-un-t-shirt-Jihad-la-mere-et-l-oncle-au-tribunal_6346-2139072-fils-tous_filDMA.Htm]

Actualité : la résistible ascension du terrorisme

{{Le journal 20 minutes titre “Quatre fois plus d’attentats qu’en 2001″ en publiant ” l’indice du terrorisme mondial}}” Celui-ci est établi par l’Institute for Economics and Peace, sur la base des données rassemblées par le Global Terrorism Database de l’université du Maryland, qui fait référence. {{Selon ce rapport, l’année la plus meurtrière a été 2007, le nombre de tués ayant depuis baissé de 25% pour s’établir à 7.473 en 2011. Sans surprise l’Irak, le Pakistan et l’Afghanistan sont les pays les plus touchés.}} Il faut prendre connaissance de ces estimations et les étudier attentivement, sans nécessairement partager les présupposés idéologiques de l’Institut qui estime que la “guerre contre le terrorisme” lancée par les Etats-Unis après les attentats du 11 septembre a “exacerbé le problème”. Celui-ci n’était-il pas passablement exacerbé en 2001 ? Le terrorisme n’a-t-il pas été surtout déplacé et concentré sur les civils d’Irak, du Pakistan et d’Afghanistan ? La “guerre contre le terrorisme” a-t-elle favorisé le terrorisme ou bien a-t-elle été inefficace et impuissante à le combattre ? Le rapport ne prend en compte comme facteur de progression du terrorisme ni la légitimation politique croissante accordée à des organisations terroristes i.e. ciblant des civils, ni leur impunité tacitement admise. {{Bref, débat, analyse et action pour la condamnation universelle du terrorisme s’imposent plus que jamais.}} Huguette Chomski Magnis Secrétaire générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, coordinatrice du Collectif français contre le Terrorisme [http://www.20minutes.fr/ledirect/1055759/quatre-fois-plus-attentats-2001->http://www.20minutes.fr/ledirect/1055759/quatre-fois-plus-attentats-2001]avec Reuters

A lire : Terrorisme « des blessures qui ne se referment jamais… »

-{{Le magazine Magharebia donne la parole à Samir Mounir, 26 ans dont le père fut la seule victime marocaine de l’attentat de Marrakech le 28 avril 2011.}} L’attentat fit 17 victimes dont 8 Français. Les proches de victimes du terrorisme du monde entier peuvent se retrouver dans le récit de Samir Mounir : l’annonce de l’attentat par les médias, l’annonce de la présence de son père dans le café, prisé des touristes, pris pour cible, l’espoir de le retrouver vivant et puis l’annonce de sa mort. La souffrance de la famille est aggravée parce que leur père est injustement soupçonné d’avoir été l’auteur de l’attentat. Et puis Samir évoque la vie bouleversée d’après, les études sacrifiées, les espoirs bisés. Il voudrait rencontrer le cerveau de l’attentat : «Adil Othmani a mon âge. Mais alors que je faisais tout mon possible pour réussir mes examens, Othmani apprenait comment fabriquer des bombes. Pourquoi ?… »-{{L’article donne ensuite la parole à une victime des terribles attentats « suicides » de Casablanca qui firent 33 morts le 16 mais 2003.}} Mohamed Mahboub était directeur du restaurant espagnol où eut lieu l’attaque la plus meurtrière. Il fut défiguré par l’explosion et est toujours sous traitement. Son témoignage est poignant. Physiques ou morales, les blessures des victimes du terrorisme ne se referment jamais. [http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/reportage/2012/11/30/reportage-01->http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/reportage/2012/11/30/reportage-01]HCM

Horreur dans les Monts Noubas : les récidivistes à l’oeuvre

Le Président du Soudan, Omar El Bechir, poursuivi par la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour mais hélas toujours libre, récidive dans les Monts Noubas dans la province du Sud Kordofan. Il est secondé par le gouverneur du Sud Kordofan, également poursuivi par la CPI pour les mêmes chefs d’accusation. Selon Radio Dabanga qui cite un communiqué du mouvement rebelle SPLM Nord, 330 bombardements ont eu lieu en novembre, contraignant la population à fuir. Les bombardements ont fait 36 morts, principalement femmes et enfants et 22 blessés. Ils ont détruit 30 fermes et 92 habitations. Pour atteindre le camp de YIDA au Sud Soudan, il faut faire un voyage long, périlleux et épuisant. Aussi beaucoup y renoncent et se réfugient dans les grottes. Le Collectif Urgence Darfour a posté sur son site une vidéo qui donne un aperçu de la vie de ces Noubas, femmes et enfants. Quand le grain manque, on se nourrit de feuilles et de racines ! A voir et à diffuser. [http://collectifurgencedarfour.com/video-exclusive-la-vie-la-faim-dans-les-grottes-des-monts-nouba/->http://collectifurgencedarfour.com/video-exclusive-la-vie-la-faim-dans-les-grottes-des-monts-nouba/]V. Wilson

Proche-Orient : Laurent Fabius oublie le terrorisme

Interrogé ce 28 novembre sur les ondes de France Inter, le Ministre des Affaires Étrangères est questionné sur le oui de la France à l’admission de la Palestine à l’ONU, choix qu’il ne nous appartient pas de commenter, sinon pour s’interroger sur les ambiguïtés qui apparaissent à l’examen des discours, de la pratique et du logo – même de l’Autorité Palestinienne. Mais lorsqu’il est ensuite interpellé par un auditeur qui s’insurge contre l’appel de la France à des négociations immédiates entre Israéliens et Palestiniens, sans le préalable de l’arrêt de la colonisation, il ne lui vient pas à l’idée d’évoquer l’apologie du terrorisme comme obstacle à de vraies négociations de paix. {{Le terrorisme, dirigé contre les civils, ne serait-il pas un problème majeur ? }} Pourtant Monsieur Fabius vient de pourfendre, à raison, le terrorisme d’AQMI et du MUJAO au Mali. En droit international, les constructions israéliennes au-delà de la ligne verte se discutent certes et leur légitimité est contestée et contestable. Mais le terrorisme, lui, ne se discute pas. Sa condamnation universelle et inconditionnelle, Proche-Orient inclus, est une priorité pour le monde. L’oublier peut être lourd de danger. Huguette Chomski Magnis Porte-parole de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme

Procès d’Habib Kazdaghli : report au 3 janvier 2013

Un nouveau report pour le procès du Doyen de la Faculté de la Manouba !Motif : permettre l’examen des pièces versées par les différentes parties. Commentaire d’Habib Mellakh :{ “Je suis optimiste quant à l’issue à condition que la mobilisation à l’intérieur et à l’extérieur continue avec la même détermination”.}A nous de contribuer à ce que cette mobilisation ne retombe pas. HCM

Tribune : Les syndicalistes et les militants de la société civile solidaires à qui mieux mieux du Doyen Kazdaghli

{{Par Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste, professeur de littérature française à la FLAHM}}Article publié le 21 novembre sur le site du Magazine LEADERS-{{Il ne se passe pas un jour depuis bientôt deux mois sans que ne je reçoive dans ma boîte mail des articles de la presse tunisienne, française, belge, francophone ou anglophone au sujet de cette bataille anachronique du niqab et du procès qui en a résulté, ou des messages de solidarité provenant de partout en faveur du Doyen Habib Kazdaghli et des universitaires en butte aux extrémistes religieux et à leur programme d’assujettissement de la connaissance et des normes de fonctionnement des institutions académiques à des convictions religieuses personnelles}}. Si le problème du niqab et le procès préoccupent à ce point des universitaires, des médecins, des artistes, des écrivains, des militants de la société civile, des hommes politiques et des journalistes dans les cinq continents, c’est parce que tout ce monde est conscient que l’enjeu de la bataille dépasse le cadre de l’université, et que son issue influera sur l’avenir de la démocratie en Tunisie et peut-être même de ce qu’il a été convenu d’appeler dans un moment d’euphorie « le printemps arabe ».De fait, en réaction à mes articles sur le procès du doyen de la FLAHM ou aux manifestes que je diffuse en ma qualité de secrétaire général de l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires, parfois en souvenir de nos luttes pour l’autonomie du syndicat et de l’institution universitaire que j’ai eu la responsabilité de coordonner, à l’orée du nouveau siècle, avec mes camarades syndicalistes, les messages de solidarité des collègues et compatriotes tunisiens nostalgiques de l’âge d’or du SGESRS sont souvent l’expression de la peur du retour à l’université et même dans le pays des anciennes pratiques liberticides et du recours, de nouveau, à l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir politique. Une sourde angoisse étreint même certains d’entre eux à l’idée d’une possible remise en cause des acquis de la modernité en Tunisie et du mode de vie de la société tunisienne. Chez nos amis étrangers prévaut la crainte de voir la Révolution tunisienne, que le Congrès américain a applaudie et que le monde entier a saluée comme le soulèvement d’un peuple digne et courageux qui a fait preuve d’un haut degré de civisme en venant à bout d’une dictature immonde ,dévier des ses objectifs : si les valeurs universitaires, qu’on place dans les républiques civiles sur un pied d’égalité avec les valeurs démocratiques, sont bafouées et que leur défenseur emblématique est traîné dans la boue des tribunaux communs, on peut craindre de voir réservés aux libertés publiques, à plus ou moins brève échéance, le même sort et par là même à la nouvelle idylle de la Tunisie avec la démocratie le sort des autres rendez-vous historiques avortés.-{{La lourde peine de prison que risque le Doyen, s’il était reconnu coupable, explique la désapprobation générale et le haut degré de mobilisation suscités par l’affaire aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger mais ce sont les craintes liées à l’avenir des libertés et de la démocratie qui la confortent.}} Ni les reports successifs du procès – le dernier en raison de la coïncidence de la date retenue avec la célébration du jour de l’An musulman – qui semblent dans l’ordre des choses mais qui sont parfois interprétés comme la recherche d’un effet d’usure, ni l’impression favorable laissée par la dernière audience et qui augure de la tenue d’un procès régulier n’ont interrompu la chaîne de solidarité qui s’est, au contraire, renforcée de jour en jour.Ils n’ont pas infléchi la détermination des universitaires et des militants de la société civile à s’opposer à ce procès inique, ni trompé leur vigilance. C’est pourquoi ils ont tenu à organiser un troisième rassemblement à l’occasion de la troisième comparution du Doyen devant le Tribunal de première instance de la Manouba ( qui aura lieu finalement le 22 novembre) en dépit des faits et des signaux qui peuvent contribuer à l’essoufflement ou pousser à la démobilisation. Dans un appel à ce rassemblement lancé le 13 novembre à l’initiative des associations les plus concernées par les problèmes de l’université (l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires, l’Observatoire des libertés académiques ,le Forum universitaire tunisien), la coalition de plus de 40 ONG parrainée par la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme exhorte « toutes les composantes de la société civile, les partis politiques, les syndicats, et les personnalités à faire preuve de vigilance et à poursuivre leur mobilisation ». La défense des libertés publiques se trouve associée dans ce nouveau manifeste d’une matière très explicite à celle des libertés académiques pour montrer que l’effet boule de neige peut avoir raison de toutes libertés et que les libertés publiques sont autant menacées que les libertés universitaires dans le contexte de l’actuelle transition politique.Le point de départ de la nouvelle campagne de mobilisation a été donnée par le syndicat de base de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba qui a décrété, lors d’une assemblée générale tenue le vendredi 9 novembre 2012, une grève durant toute la journée au cours de laquelle le Doyen comparaîtra devant ses juges et un rassemblement devant le tribunal le même jour « pour protester à nouveau contre le caractère inique et politique du procès, pour demander l’acquittement du doyen, pour le respect de l’autonomie de l’université, des libertés académiques et de l’indépendance de la magistrature » selon un communiqué non daté publié par Khaled Nouisser, secrétaire général du syndicat de base de la FLAHM. La même assemblée générale a suggéré l’organisation d’un meeting commun à la faculté de la Manouba réunissant les syndicats de base des grandes facultés du grand Tunis des institutions du campus universitaire de la Manouba et la coalition des ONG de la société civile pour la défense des libertés et l’indépendance de la magistrature.Ce meeting, qui a effectivement eu lieu le mardi 20 novembre 2012, à partir de12h30, sous l’égide de l’Union régionale du Travail de la Manouba représentée par son secrétaire général adjoint, Maher Selmi et du syndicat de base de la FLAHM et a vu la participation d’un grand nombre de militants associatifs et d »adhérents des syndicats de base, a été largement couvert par les médias et marqué par le très haut niveau des interventions. Les représentants des syndicats de base invités et des associations coorganisatrices de l’évènement, l’Association de défense des valeurs universitaires, l’Observatoire des libertés académiques dépendant de la FGESRS et le Forum universitaire tunisien, les représentants des associations qui ont pu répondre à l’invitation et la charmante jeune étudiante, Hela Arous, représentante de l’Union générale des étudiants de Tunisie ont été unanimes pour soutenir la grève et le rassemblement et pour montrer que les personnes ciblées par le parquet, qu’il s’agisse du Doyen ou de l’artiste Nadia Jelassi l’ont été pour ce qu’ils représentent, c’est-à-dire des emblèmes de l’exercice des libertés. Beaucoup d’intervenants ont tenu à souligner leur confiance dans les magistrats tunisiens qui se battent pour imposer comme les universitaires, les journalistes et les artistes leur indépendance, pour faire respecter, en d’autres termes, les normes internationales de l’exercice de leur métier. Ils ont assuré que le rassemblement n’était pas dirigé contre eux et que son but était de les préserver des pressions de ceux qui ont cousu le procès de fil blanc. Toutes les institutions universitaires présentes se sont associées à la grève de solidarité avec le Doyen et ont annoncé l’organisation d’une grève de deux heures, le jeudi 22 novembre.Le meeting a été marqué par une grosse surprise, l’arrivée non programmée mais annoncée à ceux qui sont toujours dans le secret des dieux, d’une délégation de constituants conduite par Selma Baccar, venue apporter son soutien à Habib Kazdaghli et promettant d’œuvrer pour la constitutionnalisation de l’autonomie de l’université, des libertés académiques et de la liberté de la création. Le constituant Ali Ben Chérifa a lu, à cette occasion, une pétition de solidarité avec le Doyen de la FLAHM, signé par 50 députés d’horizons politiques différents. C’est cette même demande de constitutionnalisation des libertés universitaires et de la liberté de création qui a été adressée à M. Mustapha Ben Jaafar, président de l’Assemblée nationale constituante par une délégation d’universitaires composée de représentants des associations de défense des valeurs académiques, qu’il a chaleureusement reçue le lundi 19 novembre et qui est venue présenter une pétition signée par plus de 1800 citoyens réclamant l’inscription dans la future Constitution de ces libertés et la protection des universitaires, des journalistes, des artistes contre les agressions des extrémistes religieux.Hier en fin d’après-midi, le secrétaire général de la FGESRS, Houcine de Boujarra a annoncé dans un long communiqué la participation du syndicat historique et le plus représentatif des universitaires au rassemblement.Sur le plan international, la campagne de soutien continue. Le Mouvement européen France, le Syndicat national de l’enseignement supérieur français, l’Internationale de l’éducation se sont associés au mouvement international de solidarité. [http://www.leaders.com.tn/article/les-syndicalistes-et-les-militants-de-la-societe-civile-solidaires-a-qui-mieux-mieux-du-doyen-kazdaghli?id=9921->http://www.leaders.com.tn/article/les-syndicalistes-et-les-militants-de-la-societe-civile-solidaires-a-qui-mieux-mieux-du-doyen-kazdaghli?id=9921]

Tunisie : Grève des universitaires jeudi 22 novembre en solidarité avec le doyen Kazdaghli

L’audience de la semaine dernière ayant été reportée pour cause de Nouvel An musulman, c’est ce jeudi 22 novembre que le procès du Doyen de la Manouba, Habib Kazdaghli, doit enfin s’ouvrir. Accusé d’agression sur une étudiante niqabée, il encourt 5 ans de prison. En solidarité avec lui, les syndicats de l’Enseignement supérieur ont décidé une grève de 2 heures pour dénoncer le comportement du Ministre de l’Enseignement supérieur, Moncef Ben Salem, qui cherche à mettre au pas les enseignants. Les élus d’Ennahda ont exprimé leur hostilité au Doyen Kazdaghli en critiquant ses positions et en se montrant compréhensifs à l’égard des salafistes qui ont gravement perturbé les cours à la Manouba l’an dernier.Voilà pour la prétendue modération de l’islamisme à la mode Ennahda. [http://www.kapitalis.com/societe/12947-tunisie-greve-des-universitaires-jeudi-en-solidarite-avec-le-doyen-kazdaghli.html->http://www.kapitalis.com/societe/12947-tunisie-greve-des-universitaires-jeudi-en-solidarite-avec-le-doyen-kazdaghli.html]V. W.