{{Par Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste, professeur de littérature française à la FLAHM}}Article publié le 21 novembre sur le site du Magazine LEADERS-{{Il ne se passe pas un jour depuis bientôt deux mois sans que ne je reçoive dans ma boîte mail des articles de la presse tunisienne, française, belge, francophone ou anglophone au sujet de cette bataille anachronique du niqab et du procès qui en a résulté, ou des messages de solidarité provenant de partout en faveur du Doyen Habib Kazdaghli et des universitaires en butte aux extrémistes religieux et à leur programme d’assujettissement de la connaissance et des normes de fonctionnement des institutions académiques à des convictions religieuses personnelles}}. Si le problème du niqab et le procès préoccupent à ce point des universitaires, des médecins, des artistes, des écrivains, des militants de la société civile, des hommes politiques et des journalistes dans les cinq continents, c’est parce que tout ce monde est conscient que l’enjeu de la bataille dépasse le cadre de l’université, et que son issue influera sur l’avenir de la démocratie en Tunisie et peut-être même de ce qu’il a été convenu d’appeler dans un moment d’euphorie « le printemps arabe ».De fait, en réaction à mes articles sur le procès du doyen de la FLAHM ou aux manifestes que je diffuse en ma qualité de secrétaire général de l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires, parfois en souvenir de nos luttes pour l’autonomie du syndicat et de l’institution universitaire que j’ai eu la responsabilité de coordonner, à l’orée du nouveau siècle, avec mes camarades syndicalistes, les messages de solidarité des collègues et compatriotes tunisiens nostalgiques de l’âge d’or du SGESRS sont souvent l’expression de la peur du retour à l’université et même dans le pays des anciennes pratiques liberticides et du recours, de nouveau, à l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir politique. Une sourde angoisse étreint même certains d’entre eux à l’idée d’une possible remise en cause des acquis de la modernité en Tunisie et du mode de vie de la société tunisienne. Chez nos amis étrangers prévaut la crainte de voir la Révolution tunisienne, que le Congrès américain a applaudie et que le monde entier a saluée comme le soulèvement d’un peuple digne et courageux qui a fait preuve d’un haut degré de civisme en venant à bout d’une dictature immonde ,dévier des ses objectifs : si les valeurs universitaires, qu’on place dans les républiques civiles sur un pied d’égalité avec les valeurs démocratiques, sont bafouées et que leur défenseur emblématique est traîné dans la boue des tribunaux communs, on peut craindre de voir réservés aux libertés publiques, à plus ou moins brève échéance, le même sort et par là même à la nouvelle idylle de la Tunisie avec la démocratie le sort des autres rendez-vous historiques avortés.-{{La lourde peine de prison que risque le Doyen, s’il était reconnu coupable, explique la désapprobation générale et le haut degré de mobilisation suscités par l’affaire aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger mais ce sont les craintes liées à l’avenir des libertés et de la démocratie qui la confortent.}} Ni les reports successifs du procès – le dernier en raison de la coïncidence de la date retenue avec la célébration du jour de l’An musulman – qui semblent dans l’ordre des choses mais qui sont parfois interprétés comme la recherche d’un effet d’usure, ni l’impression favorable laissée par la dernière audience et qui augure de la tenue d’un procès régulier n’ont interrompu la chaîne de solidarité qui s’est, au contraire, renforcée de jour en jour.Ils n’ont pas infléchi la détermination des universitaires et des militants de la société civile à s’opposer à ce procès inique, ni trompé leur vigilance. C’est pourquoi ils ont tenu à organiser un troisième rassemblement à l’occasion de la troisième comparution du Doyen devant le Tribunal de première instance de la Manouba ( qui aura lieu finalement le 22 novembre) en dépit des faits et des signaux qui peuvent contribuer à l’essoufflement ou pousser à la démobilisation. Dans un appel à ce rassemblement lancé le 13 novembre à l’initiative des associations les plus concernées par les problèmes de l’université (l’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires, l’Observatoire des libertés académiques ,le Forum universitaire tunisien), la coalition de plus de 40 ONG parrainée par la Ligue tunisienne pour la défense des droits de l’homme exhorte « toutes les composantes de la société civile, les partis politiques, les syndicats, et les personnalités à faire preuve de vigilance et à poursuivre leur mobilisation ». La défense des libertés publiques se trouve associée dans ce nouveau manifeste d’une matière très explicite à celle des libertés académiques pour montrer que l’effet boule de neige peut avoir raison de toutes libertés et que les libertés publiques sont autant menacées que les libertés universitaires dans le contexte de l’actuelle transition politique.Le point de départ de la nouvelle campagne de mobilisation a été donnée par le syndicat de base de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba qui a décrété, lors d’une assemblée générale tenue le vendredi 9 novembre 2012, une grève durant toute la journée au cours de laquelle le Doyen comparaîtra devant ses juges et un rassemblement devant le tribunal le même jour « pour protester à nouveau contre le caractère inique et politique du procès, pour demander l’acquittement du doyen, pour le respect de l’autonomie de l’université, des libertés académiques et de l’indépendance de la magistrature » selon un communiqué non daté publié par Khaled Nouisser, secrétaire général du syndicat de base de la FLAHM. La même assemblée générale a suggéré l’organisation d’un meeting commun à la faculté de la Manouba réunissant les syndicats de base des grandes facultés du grand Tunis des institutions du campus universitaire de la Manouba et la coalition des ONG de la société civile pour la défense des libertés et l’indépendance de la magistrature.Ce meeting, qui a effectivement eu lieu le mardi 20 novembre 2012, à partir de12h30, sous l’égide de l’Union régionale du Travail de la Manouba représentée par son secrétaire général adjoint, Maher Selmi et du syndicat de base de la FLAHM et a vu la participation d’un grand nombre de militants associatifs et d »adhérents des syndicats de base, a été largement couvert par les médias et marqué par le très haut niveau des interventions. Les représentants des syndicats de base invités et des associations coorganisatrices de l’évènement, l’Association de défense des valeurs universitaires, l’Observatoire des libertés académiques dépendant de la FGESRS et le Forum universitaire tunisien, les représentants des associations qui ont pu répondre à l’invitation et la charmante jeune étudiante, Hela Arous, représentante de l’Union générale des étudiants de Tunisie ont été unanimes pour soutenir la grève et le rassemblement et pour montrer que les personnes ciblées par le parquet, qu’il s’agisse du Doyen ou de l’artiste Nadia Jelassi l’ont été pour ce qu’ils représentent, c’est-à-dire des emblèmes de l’exercice des libertés. Beaucoup d’intervenants ont tenu à souligner leur confiance dans les magistrats tunisiens qui se battent pour imposer comme les universitaires, les journalistes et les artistes leur indépendance, pour faire respecter, en d’autres termes, les normes internationales de l’exercice de leur métier. Ils ont assuré que le rassemblement n’était pas dirigé contre eux et que son but était de les préserver des pressions de ceux qui ont cousu le procès de fil blanc. Toutes les institutions universitaires présentes se sont associées à la grève de solidarité avec le Doyen et ont annoncé l’organisation d’une grève de deux heures, le jeudi 22 novembre.Le meeting a été marqué par une grosse surprise, l’arrivée non programmée mais annoncée à ceux qui sont toujours dans le secret des dieux, d’une délégation de constituants conduite par Selma Baccar, venue apporter son soutien à Habib Kazdaghli et promettant d’œuvrer pour la constitutionnalisation de l’autonomie de l’université, des libertés académiques et de la liberté de la création. Le constituant Ali Ben Chérifa a lu, à cette occasion, une pétition de solidarité avec le Doyen de la FLAHM, signé par 50 députés d’horizons politiques différents. C’est cette même demande de constitutionnalisation des libertés universitaires et de la liberté de création qui a été adressée à M. Mustapha Ben Jaafar, président de l’Assemblée nationale constituante par une délégation d’universitaires composée de représentants des associations de défense des valeurs académiques, qu’il a chaleureusement reçue le lundi 19 novembre et qui est venue présenter une pétition signée par plus de 1800 citoyens réclamant l’inscription dans la future Constitution de ces libertés et la protection des universitaires, des journalistes, des artistes contre les agressions des extrémistes religieux.Hier en fin d’après-midi, le secrétaire général de la FGESRS, Houcine de Boujarra a annoncé dans un long communiqué la participation du syndicat historique et le plus représentatif des universitaires au rassemblement.Sur le plan international, la campagne de soutien continue. Le Mouvement européen France, le Syndicat national de l’enseignement supérieur français, l’Internationale de l’éducation se sont associés au mouvement international de solidarité. [http://www.leaders.com.tn/article/les-syndicalistes-et-les-militants-de-la-societe-civile-solidaires-a-qui-mieux-mieux-du-doyen-kazdaghli?id=9921->http://www.leaders.com.tn/article/les-syndicalistes-et-les-militants-de-la-societe-civile-solidaires-a-qui-mieux-mieux-du-doyen-kazdaghli?id=9921]
Auteur/autrice : MPCT
Tunisie : Grève des universitaires jeudi 22 novembre en solidarité avec le doyen Kazdaghli
L’audience de la semaine dernière ayant été reportée pour cause de Nouvel An musulman, c’est ce jeudi 22 novembre que le procès du Doyen de la Manouba, Habib Kazdaghli, doit enfin s’ouvrir. Accusé d’agression sur une étudiante niqabée, il encourt 5 ans de prison. En solidarité avec lui, les syndicats de l’Enseignement supérieur ont décidé une grève de 2 heures pour dénoncer le comportement du Ministre de l’Enseignement supérieur, Moncef Ben Salem, qui cherche à mettre au pas les enseignants. Les élus d’Ennahda ont exprimé leur hostilité au Doyen Kazdaghli en critiquant ses positions et en se montrant compréhensifs à l’égard des salafistes qui ont gravement perturbé les cours à la Manouba l’an dernier.Voilà pour la prétendue modération de l’islamisme à la mode Ennahda. [http://www.kapitalis.com/societe/12947-tunisie-greve-des-universitaires-jeudi-en-solidarite-avec-le-doyen-kazdaghli.html->http://www.kapitalis.com/societe/12947-tunisie-greve-des-universitaires-jeudi-en-solidarite-avec-le-doyen-kazdaghli.html]V. W.
Paris 28 novembre 2012 à 19 heures : “Oubliés de la solidarité internationale”
{{Réunion débat à l’initiative du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, en association avec les partenaires du Collectif Contre le Terrorisme”Oubliés de la solidarité internationale”Kurdes, enfants du Pakistan, peuples du Soudan, Chrétiens persécutés, Tibétains …}}Avec la participation de {{Khaled Issa, membre du Congrès National du Kurdistan}}{{Fazal ur Rehman Afridi, Président de l’IRESK, partenaire pakistanais de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme}}{{Sobhy Gress, Secrétaire général de l’AISC Solidarité copte}}{{Ali Mohamed Abdourhaman, Secrétaire parisien de l’Association de la Communauté Darfourie en France}}{{Hadji Ghabboush, réfugié des Monts Noubas}}Maison des Associations du 3°5, rue Perrée75003 ParisRéservation obligatoire: [mpctasso@aol.com->mpctasso@aol.com] ou06 66 26 42 23
70 immolations au Tibet : une pétition, une réunion
Plusieurs Tibétains se sont immolés par le feu ces derniers jours pour exprimer leur désespoir face à la répression chinoise au Tibet. À l’abri des regards, l’armée et la police sèment la terreur et musèlent la population tibétaine qui manifeste pacifiquement pour le respect de ses droits. Le peuple tibétain a besoin de soutien face à la répression chinoise. -{{ La pétition lancée sur change.org par Marcelle Roux, Association France-Tibet et Sofia Stril-Rever, Association Buddhaline demande à la France d’adopter une position forte pour conduire le nouveau pouvoir chinois à reprendre le dialogue avec le Tibet.}} [https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/mouvement-des-citoyens-fran%C3%A7ais-en-soutien-au-peuple-tib%C3%A9tain?utm_source=action_alert&utm_medium=email&utm_campaign=13483&alert_id=WBawxlHyYb_DHLoPyUsLc ->https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/mouvement-des-citoyens-fran%C3%A7ais-en-soutien-au-peuple-tib%C3%A9tain?utm_source=action_alert&utm_medium=email&utm_campaign=13483&alert_id=WBawxlHyYb_DHLoPyUsLc ] -{{Le soutien envers les Tibétains sera au programme de la réunion débat organisée par le MPCT Paris 28 novembre 2012 à 19 heures}} {{“Oubliés de la solidarité internationale”}}{{Kurdes, Tibétains , enfants du Pakistan, peuples du Soudan, Chrétiens persécutés}} … {{Réservation obligatoire}} [ mpctasso@aol.com->mpctasso@aol.com]
Tribune : Ils sont venus, ils sont tous là …
{{Ils sont venus, ils sont presque tous là. Camarades, progressistes, héritiers, comme moi, du mouvement ouvrier et de la défense des droits humains, ils sont venus manifester. }} Fini les modestes places parisiennes, à nous l’Opéra. On va enfin pouvoir re-mobiliser. La Fontaine des Innocents et le terre-plein de la place du Châtelet c’est tout juste bon pour la Syrie aux 40 000 morts. Car, voyez-vous, la Syrie c’est très compliqué. Alors que LA CAUSE palestinienne ou plus exactement antisioniste, c’est tout simple : d’un côté les Victimes, de l’autre les Bourreaux. Ils n’auront pas un mot de compassion pour les habitants du Sud d’Israël qui vivent depuis des années au rythme des alertes, des courses aux abris et des tirs de roquettes lancées depuis Gaza. Pas un mot de condamnation du Hamas et des divers groupes terroristes qui lancent leurs roquettes jusqu’à Tel Aviv et Jérusalem. « Prétextes » que tout ceci : qu’on se le dise, il s’agit de roquettes « artisanales » qui « atteignent rarement leur cible ». Leur cible justement quelle est-elle sinon les civils israéliens ? Cible atteinte jeudi 15 novembre : une maison de l’obscure Kiryat Malachi. On la voit sur le site de l’ONG israélienne de défense des droits humains Btselem. Celle-ci condamne comme crime de guerre ce tir qui a tué trois civils et en a blessé plusieurs dont un enfant et deux bébés. {{Mais pour manifester, on va brosser un tableau justifiant la condamnation du seul Israël, en gommant ce qui pourrait porter un message moins binaire.}} On ignore les victimes israéliennes, moins nombreuses mais surtout moins humaines, civils de tous âges à peu près perçus comme des militaires en puissance, tacitement admis comme des cibles légitimes. On présente les tirs de roquettes comme une riposte à l’élimination du chef de la branche militaire de Gaza alors qu’ils l’ont précédée de plusieurs années, avec une fréquence et une intensité variables mais avec une portée toujours croissante. Ces tirs de roquette n’ont été que la poursuite du terrorisme par d’autres moyens, une fois que les attentats « suicides » dans les rues, les bus, les discothèques, les restaurants israéliens ont été empêchés par mur et clôture de sécurité. On tait le fait que les Israéliens larguent des tracts avant de larguer des bombes. Un habitant de Gaza cité par Europalestine dit « le matin on a reçu des textos de l’armée israélienne, en disant que l’étape prochaine va commencer et qu’il faut s’éloigner des militants du Hamas. » Ce n’est pas l’attitude d’une armée voulant commettre des massacres que de prévenir les habitants de ses tirs, même si cela ne rend pas leur vie plus rose. On s’abstient de dire que le Hamas est une organisation terroriste, raciste qui appelle au génocide des Juifs, élève les enfants dans la haine de l’autre, le culte de la mort et du martyre. Qui embrigade les enfants dès la maternelle : écoles, colonies de vacances, émissions enfantines, tout lui est bon. Et beaucoup d’organisations dites de « résistance » se livrent à la même vilaine besogne. L’Autorité palestinienne elle-même n’a pas encore renoncé à cet enseignement de la haine. On dit à raison que le peuple palestinien n’a pas d’état mais sans se prononcer sur le droit du peuple juif à avoir le sien. On se garde d’ajouter que d’autres peuples sont privés d’états. Les Tibétains ? Tant qu’ils s’immolent au lieu de lancer des roquettes ou de commettre des « attentats suicides », c’est qu’ils ne sont pas trop malheureux. Et on ne va pas se mettre la Chine à dos ! Les Kurdes ? Pas question de fâcher la Turquie et de compliquer les choses en Syrie ! {{Comment accepter cette attention singulière et cette indignation sélective ?}} Comment expliquer le manque d’objectivité dans le discours des manifestants, sinon par un mélange d’ignorance et de discrimination assumée du peuple juif, peuple « imaginaire » et néanmoins assassin ? Peuple toléré s’il subit des attaques mais irrémédiablement condamné si les dirigeants israéliens s’avisent de riposter. Peuple discriminé dans son droit à disposer de lui-même, dans son droit à une souveraineté nationale et dans son droit à l’émigration. Dans un monde idéal, le chef de la branche militaire du Hamas aurait été poursuivi par la justice internationale au lieu d’être éliminé par Israël. Les dirigeants du Hamas, branches politique et militaire, seraient jugés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. L’arsenal du Hamas et des autres groupes terroristes serait saisi par la communauté internationale et Israël ne bombarderait pas Gaza. Dans le monde réel, les dirigeants du Hamas sont cajolés et encouragés, hier par Carter et Hessel, aujourd’hui par Morsi et Gannouchi.Et par les indignés de la place de l’Opéra.Huguette Chomski Magnis Paris, le 17 novembre 2012
Noces de sang en Afghanistan
Au moins 19 personnes, femmes et enfants pour la plupart, qui se rendaient à un mariage ont été tuées et 15 blessées vendredi 16 novembre dans le nord de l’Afghanistan quand leur minibus a sauté sur une bombe. Pour les talibans c’est la routine : selon l’ONU 80 % des 1145 civils tués en Afghanistan cette année l’ont été par leurs attentats, dont la moitié commis au moyen de ces bombes plantées en bordure de route. V.W.
SAUVONS LES ENFANTS : Exposé de Fazal ur Rehman Afridi à la rencontre du 13 novembre 2012
Inscrite dans le cadre de la Quinzaine de la Solidarité Internationale, la soirée SAUVONS LES ENFANTS organisée à Fontenay-sous-Bois par le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, le Collectif Urgence Darfour, l’association RIP, Résister, Insister, Persister et Desire India suivit l’inauguration de la “solisphère”. Elle fut dédiée par le MPCT à la mémoire de Gabriel Sandler, 3 ans, Arieh Sandler, 6 ans et Myriam Monsonego, 8 ans, enfants juifs assassinés en France au nom du Jihad :Au programme, trois panels passionnants et passionnés : enfants pakistanais face au terrorisme et le combat de Malala pour le droit à l’éducationenfants du Darfour, des monts Nouba et du Nil Bleu, avec le témoignages de deux réfugiés. enfants indiens mis en servitude pour dettes et Devadasis.Nous reproduisons l’intégralité de l’exposé présenté par le journaliste pakistanais Fazal ur Rehman Afridi, Président de l’IRESK, membre du réseau de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme et partenaire en France du Collectif Contre le Terrorisme-{{MALALA YOUSAFZAI}}Malala Yousafzai avait attiré l’attention du public en 2009 lorsqu’elle avait publié sur un blog une chronique de sa vie à Swat alors que les Talibans prenaient le contrôle de la région. Elle est ensuite devenue une militante des droits des enfants et des filles.Le 9 octobre dernier, Malala Yousafzai a été touchée d’une balle en pleine tête par les Talibans alors qu’elle se trouvait dans un bus scolaire à Swat, dans le nord-ouest du Pakistan. Le Pakistan est de plus en plus un endroit dangereux à vivre pour nos enfants.Une ONG au Pakistan, la Société pour la protection des droits de l’enfant, dans un rapport récemment publié, présente un tableau très sombre. Selon ce rapport, plus d’un tiers de la population entre 5 et 9 ans, – environ 7 millions d’enfants – ne sont pas inscrits à l’école. 7.000 enlèvements d’enfants signalés en 2011 – 3090 ayant eu lieu dans la ville méridionale de Karachi. Selon ce rapport intitulé La situation des enfants du Pakistan-2011, environ 600.000 enfants dans le Khyber Pakhtunkhwa ont manqué une ou plusieurs années d’études en raison du terrorisme. 5365 personnes, dont des civils, des enfants et des femmes ont été tuées dans des attaques terroristes au Pakistan cette année jusqu’a Octobre.-{{MALALA EST MAINTENANT LE NOM D’UN MOUVEMENT}} {” Malala a été attaquée parce qu’elle défend le droit fondamental de chaque jeune fille à une éducation. Cette attaque est une attaque contre toutes les filles, contre le droit d’éducation “.” Devant ce geste d’une extrême lâcheté et d’une grande brutalité, les Etats membres de l’UNESCO doivent prendre exemple sur le courage de Malala, qui défend publiquement depuis plusieurs années déjà le droit de toutes les filles d’aller à l’école. Et si une jeune fille de 14 ans peut tenir tête aux Talibans, quel est notre rôle à nous, qui avons le pouvoir politique et la volonté d’agir ? Le courage de Malala est un appel à rejoindre la résistance pacifique contre la barbarie »} Directrice Générale de l’UNESCO.Son seul crime, c’est qu’elle voulait aller à l’école et a demandé publiquement la même chose pour d’autres filles au Pakistan. Elle était un rayon rare d’espoir pour les filles du Pakistan. La déclaration des talibans traitant d’obscénité son travail pour l’éducation est vraiment choquant. Nous demandons aux Etats-Unis, Union européenne, Royaume-Uni et l’ONU de prendre la mesure de cette brutalité et de déclarer le terrorisme sur les enfants comme l’une des plus graves violations des droits de l’enfant.{{Malala n’est pas seule, il y a des millions des Malalas au Pakistan et en Afghanistan, qui sont exclues de l’école.}} Qui ont été menacées, torturées et même tuées pour aller à l’école. Leurs écoles ont été détruites quotidiennement.Nous devons être déterminés à lutter contre la menace du terrorisme par l’éducation et les lumières. Malala est devenue une icône de courage et d’espoir.Le Pakistan a vraiment besoin de protéger des filles comme Malala et d’autres qui veulent une éducation moderne et progressiste au Pakistan.-{{ NOUS DEVONS TRAVAILLER SUR LA MOBILISATION FORTE}} L’avertissement que j’ai lancé le 30 mai 2012 à la rencontre organisée à Paris par le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme n’avait pas été entendu :{” Bien conscient de cela ( la force de l’éducation) , les terroristes utilisent toutes leurs énergies et leurs tactiques pour priver les filles d’éducation au Pakistan et en Afghanistan. Les talibans par le biais des décrets religieux ont interdit l’éducation des filles dans leurs domaines respectifs. Ils utilisent toutes les tactiques et les moyens pour empêcher les filles d’aller à l’école. Ces terroristes menacent, enlèvent, torturent, empoisonnent et tuent les filles qui osent aller à l’école et même leurs enseignantes»}Je suis étonné par les déclarations de certains experts européens sur le terrorisme, qui disent que l’Europe n’est pas en danger. Les preuves brossent un tableau différent. Il est absolument faux de dire que l’Europe est sans danger et nos enfants en sécurité.Je pense que l’épisode terroriste de Mohamed Merah devrait fonctionner comme un test pour l’UE sur ce qui peut arriver dans l’avenir si les terroristes ne sont pas arrêtés dans les régions mêmes où ils opèrent. Sinon les terroristes amèneront cette guerre à l’Europe. Le 19 mars 2012, Mohamad Merah, un salafiste a été pousé par les terroristes d’Al-Qaïda à entrer dans une école juive à Toulouse.. Les victimes étaient le rabbin Jonathan Sandler , 30 ans, ses deux enfants Aryeh, 5 ans, et Gabriel, 3 ans, et la fille de la chef d’établissement, Miriam Monsonego, 7 ans. Nous semblons avoir oublié cette barbarie aussi.-{{LES ENFANTS VICTIMES DU TERRORISME}}Bien conscient de la situation dangereuse au Pakistan pour les filles et les garçons qui ont été victimes du terrorisme, utilisés comme « kamikazes » et privés d’éducation, l’IRESK, malgré le manque de ressources, a commencé un rapport mensuel sur la situation émergente et l’analyse de la situation sur le terrain pour les enfants du Pakistan. Mais, la réponse est négative de la part de l’ONU, Royaume-Uni, États-Unis et l’Union européenne. Quel autre résultat aurait-on pu attendre, alors que le monde est tout à fait passif envers les enfants de l’Afghanistan et du Pakistan ? {{Selon nos rapports mensuels :}} Au mois d’octobre, plus de 1 3 enfants ont été tués et 42 blessés dans différentes attaques terroristes.Au mois de septembre, plus de 12 enfants ont été tués et 14 blessés.Le mois d’Août a été aussi marqué par la violence et le terrorisme. Plus de 14 enfants ont été tués et 24 blessés.Au mois de juillet 2012, plus de 19 enfants ont été tués et plus 22 blessés dans diverses attaques terroristes.Le gouvernement du Pakistan a ordonné le 6 Septembre 2012 à tout le personnel étranger de Save the Children de quitter le pays, ce qui a gravement affecté la santé et le bien-être des enfants au Pakistan. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a mis fin à ses activités au Baloutchistan, les FATA et Khyber Pakhtukhwa après les attaques contre son personnel.{{Ces statistiques rapportées ne représentent que la partie émergée de l’iceberg,}} puisque La plupart des régions contrôlées par lès Talibans et les bandes terroristes n’ont pas été accessibles. Les vrais chiffres sont beaucoup plus élevés puisque le FATA est soumis à un contrôle total par le gouvernement pakistanais où les Journalistes locaux et étrangers n’ont pas le droit d’ENTRER.-{{DES ENFANTS SONT UTILISÉS COMME « KAMIKAZES »}}Al-Qaïda continue de répandre son message de terreur et l’idéologie du djihad. Les talibans (étudiants en religion) sont endoctrinés et ont fait fortement pression dans plus de 25. 000 madrassa (écoles religieuses) au Pakistan, pour s’engager dans une guerre sainte contre les infidèles et des étrangers au Pakistan et en Afghanistan. Al-Qaïda et les talibans se concentrent sur les enfants pour les utiliser comme un outil du terrorisme, ce qui indique une tendance très dangereuse pour le monde civilisé.Le 15 Février 2012, la police afghane a sauvé 41 enfants destinés à devenir des « kamikazes » et qui étaient sur le point d’être introduits clandestinement dans les montagnes au Pakistan. Selon Sediq Sediqqi, un porte-parole du ministère de l’Intérieur, les enfants âgés de 6 à 11 ans ont été libérés de terroristes dans l’est de la province de Kunar. Les enfants étaient enchaînés pour qu’ils ne puissent pas s’échapper. Le 12 Février 2012, deux garçons âgés de 12 ans, nommés Nasibullah et Azizullah équipés de gilets explosifs et formés comme des kamikazes dans des madrassas pakistanaises, ont été arrêtés dans la province de Kandahar. L’un d’eux avait été gracié par le président Hamid Karzaï moins d’un an auparavant pour le même crime. « Le professeur m’a dit, “vous ne serez pas blessé, allez juste perpétrer un attentat suicide” », a déclaré Azizullah. Mandy Clark, une journaliste de CBS News basée en Afghanistan, écrit dans un article publié le 15 octobre que neuf jeunes garçons ont été manipulés par les talibans pour livrer une bombe cachée dans une corbeille de fruits à l’intention d’un commandant local qui travaillait avec les forces américaines. Ils ne savaient pas qu’une bombe était cachée dans le panier. Elle a explosé le 11 Septembre 2009 causant de graves blessures à des garçons. Eidullah,11ans et Mohamed, 9 ans ont perdu leurs jambes, un garçon est devenu aveugle. Toute leur vie a changé en un éclair. Dans un autre cas, le 1er Juillet, 2011, Kainat, une petite fille de 9 ans a été enlevée à Peshawar, au Pakistan et dirigée par les terroristes pour attaquer une cible avec un gilet explosif. Elle a été sauvée quand elle crié à l’aide en s’approchant d’un barrage de police. Mais, le même jour une autre fille a été tuée dans la province d’Uruzgan en Afghanistan quand les terroristes ont fait exploser son gilet alors qu’elle s’approchait d’un véhicule de police.Le 3 avril 2011, Umar Fidai, un jeune garçon de 14 ans endoctriné par des terroristes a attaqué un sanctuaire religieux soufi dans Derra Ghazi Khan, la province du Pendjab, avec son ami Ismail du même âge. Ismail a fait exploser la première bombe qui a tué 36 personnes et a blessé plus de 100 pèlerins. Umar Fidai a couru vers la scène sanglante et a fait exploser son gilet comme prévu pour provoquer le dommage maximal, mais le gilet n’a pas explosé. Il a été surpris de se retrouver à l’hôpital avec un bras amputé plutôt que dans le confort du paradis promis par les terroristes.-{{ÉCOLES BOMBARDÉES ET DÉTRUITES PAR LES TERRORISTES}}Selon notre rapport mensuel : OCTOBRE: Près de 9 écoles ont été détruites dans le nord-ouest de Khyber Pakhtunkhwa Province et FATA.SEPTEMBRE: Près de 11 écoles ont été détruites dans le nord-ouest de Khyber Pakhtunkhwa Province.AOUT: Près de 8 écoles ont été détruites dans le nord-ouest de Khyber Pakhtunkhwa Province.JUILLET: 12 écoles ont été bombardées dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, au mois de Juillet 2012. Selon un responsable du ministère de l’Éducation près de 3.400 écoles ont été détruites par les terroristes et désastres naturels dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, au Pakistan.-{{ATTAQUES A l’ ACIDE}} Jets d’acide au visage des filles pour dissuader les autres aller a l’école : C’est la dernière tactique cruelle utilisée par les talibans pakistanais pour dissuader les filles et les femmes d’aller a l’école: Deux filles, Zahida et Nabila ont été victimes d’attaque à l’acide par les taliban a Parachinar une région de FATA. (CNN) -{{CE QUE NOUS POUVONS FAIRE}} Malala est devenu un symbole de la lutte contre le terrorisme et POUR le droit à l’éducation. Nous devons poser une simple question sur ce que nous pouvons faire en tant que membres de la communauté internationale avec beaucoup de ressources, par rapport à une des filles qui démuni et seule dans la lutte contre les menaces et les attaques des talibans dans un endroit très dangereux comme le Pakistan.La première demande de Malala a été ses livres et ses amis quand elle se réveilla d’un coma a l’hôpital britannique. Nos filles, nous voulons les voir comme des médecins, des nutritionnistes, des scientifiques, des éducateurs afin de contribuer au développement du monde plutôt que des terroristes.Le gouvernement pakistanais doit définir une approche globale et une stratégie anti-extrémiste. Il faut également réformer et moderniser son système d’éducation, qui propage la haine.-{{MALALA PRIX DE PAIX ET D’ÉDUCATION}}À cet égard, nous proposons un PRIX MALALA DE PAIX & ÉDUCATION, d’abord donné à Malala Yousafzai puis attribué chaque année à un journaliste ou militant des droits humains pour ses contributions à la paix, aux droits de l’homme, à l’éducation et à la lutte contre le terrorisme.-{{CONCLUSION}} Nous ne demandons pas quelque chose de nouveau de l’ONU, l’UE, Royaume-Uni et États-Unis. Nous demandons pour nos enfants le droit de vivre, le droit à l’éducation, et le droit d’exprimer leur opinion. Tous ces droits sont garantie par la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU.Nous voulons juste une stratégie alternative. Elle est très simple : juste nous aider à protéger nos générations futures. Donner l’éducation à nos enfants plutôt que des fusils et des gilets explosifs. Investir dans notre avenir – et notre avenir est à nos enfants ? Nous demandons à l’UNICEF et au Conseil de Sécurité de l’ONU d’exercer des pressions sur le gouvernement pakistanais et sur toutes les parties (y compris les Talibans) pour respecter les résolutions pertinentes de l’ONU et du Conseil de Sécurité pour la protection des enfants et subir les conséquences en cas d’échec.
SAUVONS LES ENFANTS : EXPOSE de FAZAL UR REHMAN AFRIDI A LA RENCONTRE DU 13 NOVEMBRE 2012
Inscrite dans le cadre de la Quinzaine de la Solidarité Internationale, la soirée SAUVONS LES ENFANTS organisée à Fontenay-sous-Bois fut dédiée par le MPCT à la mémoire de Gabriel Sandler, 3 ans, Arieh Sandler, 6 ans et Myriam Monsonego, 8 ans, enfants juifs assassinés en France au nom du Jihad :Au programme, trois panels passionnants et passionnés : enfants pakistanais face au terrorisme et le combat de Malala pour le droit à l’éducationenfants du Darfour, des monts Nouba et du Nil Bleu, avec le témoignages de deux réfugiés. enfants indiens mis en servitude pour dettes et Devadasis.Nous reproduisons l’intégralité de l’exposé présenté par le journaliste pakistanais Fazal ur Rehman Afridi, Président de l’IRESK, membre du réseau de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme et partenaire en France du Collectif Contre le Terrorisme-{{MALALA YOUSAFZAI}}Malala Yousafzai avait attiré l’attention du public en 2009 lorsqu’elle avait publié sur un blog une chronique de sa vie à Swat alors que les Talibans prenaient le contrôle de la région. Elle est ensuite devenue une militante des droits des enfants et des filles.Le 9 octobre dernier, Malala Yousafzai a été touchée d’une balle en pleine tête par les Talibans alors qu’elle se trouvait dans un bus scolaire à Swat, dans le nord-ouest du Pakistan. Le Pakistan est de plus en plus un endroit dangereux à vivre pour nos enfants.Une ONG au Pakistan, la Société pour la protection des droits de l’enfant, dans un rapport récemment publié, présente un tableau très sombre. Selon ce rapport, plus d’un tiers de la population entre 5 et 9 ans, – environ 7 millions d’enfants – ne sont pas inscrits à l’école. 7.000 enlèvements d’enfants signalés en 2011 – 3090 ayant eu lieu dans la ville méridionale de Karachi. Selon ce rapport intitulé La situation des enfants du Pakistan-2011, environ 600.000 enfants dans le Khyber Pakhtunkhwa ont manqué une ou plusieurs années d’études en raison du terrorisme. 5365 personnes, dont des civils, des enfants et des femmes ont été tuées dans des attaques terroristes au Pakistan cette année jusqu’a Octobre.-{{MALALA EST MAINTENANT LE NOM D’UN MOUVEMENT}} {” Malala a été attaquée parce qu’elle défend le droit fondamental de chaque jeune fille à une éducation. Cette attaque est une attaque contre toutes les filles, contre le droit d’éducation “.” Devant ce geste d’une extrême lâcheté et d’une grande brutalité, les Etats membres de l’UNESCO doivent prendre exemple sur le courage de Malala, qui défend publiquement depuis plusieurs années déjà le droit de toutes les filles d’aller à l’école. Et si une jeune fille de 14 ans peut tenir tête aux Talibans, quel est notre rôle à nous, qui avons le pouvoir politique et la volonté d’agir ? Le courage de Malala est un appel à rejoindre la résistance pacifique contre la barbarie »} Directrice Générale de l’UNESCO.Son seul crime, c’est qu’elle voulait aller à l’école et a demandé publiquement la même chose pour d’autres filles au Pakistan. Elle était un rayon rare d’espoir pour les filles du Pakistan. La déclaration des talibans traitant d’obscénité son travail pour l’éducation est vraiment choquant. Nous demandons aux Etats-Unis, Union européenne, Royaume-Uni et l’ONU de prendre la mesure de cette brutalité et de déclarer le terrorisme sur les enfants comme l’une des plus graves violations des droits de l’enfant.{{Malala n’est pas seule, il y a des millions des Malalas au Pakistan et en Afghanistan, qui sont exclues de l’école.}} Qui ont été menacées, torturées et même tuées pour aller à l’école. Leurs écoles ont été détruites quotidiennement.Nous devons être déterminés à lutter contre la menace du terrorisme par l’éducation et les lumières. Malala est devenue une icône de courage et d’espoir.Le Pakistan a vraiment besoin de protéger des filles comme Malala et d’autres qui veulent une éducation moderne et progressiste au Pakistan.-{{ NOUS DEVONS TRAVAILLER SUR LA MOBILISATION FORTE}} L’avertissement que j’ai lancé le 30 mai 2012 à la rencontre organisée à Paris par le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme n’avait pas été entendu :{” Bien conscient de cela ( la force de l’éducation) , les terroristes utilisent toutes leurs énergies et leurs tactiques pour priver les filles d’éducation au Pakistan et en Afghanistan. Les talibans par le biais des décrets religieux ont interdit l’éducation des filles dans leurs domaines respectifs. Ils utilisent toutes les tactiques et les moyens pour empêcher les filles d’aller à l’école. Ces terroristes menacent, enlèvent, torturent, empoisonnent et tuent les filles qui osent aller à l’école et même leurs enseignantes»}Je suis étonné par les déclarations de certains experts européens sur le terrorisme, qui disent que l’Europe n’est pas en danger. Les preuves brossent un tableau différent. Il est absolument faux de dire que l’Europe est sans danger et nos enfants en sécurité.Je pense que l’épisode terroriste de Mohamed Merah devrait fonctionner comme un test pour l’UE sur ce qui peut arriver dans l’avenir si les terroristes ne sont pas arrêtés dans les régions mêmes où ils opèrent. Sinon les terroristes amèneront cette guerre à l’Europe. Le 19 mars 2012, Mohamad Merah, un salafiste a été pousé par les terroristes d’Al-Qaïda à entrer dans une école juive à Toulouse.. Les victimes étaient le rabbin Jonathan Sandler , 30 ans, ses deux enfants Aryeh, 5 ans, et Gabriel, 3 ans, et la fille de la chef d’établissement, Miriam Monsonego, 7 ans. Nous semblons avoir oublié cette barbarie aussi.-{{LES ENFANTS VICTIMES DU TERRORISME}}Bien conscient de la situation dangereuse au Pakistan pour les filles et les garçons qui ont été victimes du terrorisme, utilisés comme « kamikazes » et privés d’éducation, l’IRESK, malgré le manque de ressources, a commencé un rapport mensuel sur la situation émergente et l’analyse de la situation sur le terrain pour les enfants du Pakistan. Mais, la réponse est négative de la part de l’ONU, Royaume-Uni, États-Unis et l’Union européenne. Quel autre résultat aurait-on pu attendre, alors que le monde est tout à fait passif envers les enfants de l’Afghanistan et du Pakistan ? {{Selon nos rapports mensuels :}} Au mois d’octobre, plus de 1 3 enfants ont été tués et 42 blessés dans différentes attaques terroristes.Au mois de septembre, plus de 12 enfants ont été tués et 14 blessés.Le mois d’Août a été aussi marqué par la violence et le terrorisme. Plus de 14 enfants ont été tués et 24 blessés.Au mois de juillet 2012, plus de 19 enfants ont été tués et plus 22 blessés dans diverses attaques terroristes.Le gouvernement du Pakistan a ordonné le 6 Septembre 2012 à tout le personnel étranger de Save the Children de quitter le pays, ce qui a gravement affecté la santé et le bien-être des enfants au Pakistan. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a mis fin à ses activités au Baloutchistan, les FATA et Khyber Pakhtukhwa après les attaques contre son personnel.{{Ces statistiques rapportées ne représentent que la partie émergée de l’iceberg,}} puisque La plupart des régions contrôlées par lès Talibans et les bandes terroristes n’ont pas été accessibles. Les vrais chiffres sont beaucoup plus élevés puisque le FATA est soumis à un contrôle total par le gouvernement pakistanais où les Journalistes locaux et étrangers n’ont pas le droit d’ENTRER.-{{DES ENFANTS SONT UTILISÉS COMME « KAMIKAZES »}}Al-Qaïda continue de répandre son message de terreur et l’idéologie du djihad. Les talibans (étudiants en religion) sont endoctrinés et ont fait fortement pression dans plus de 25. 000 madrassa (écoles religieuses) au Pakistan, pour s’engager dans une guerre sainte contre les infidèles et des étrangers au Pakistan et en Afghanistan. Al-Qaïda et les talibans se concentrent sur les enfants pour les utiliser comme un outil du terrorisme, ce qui indique une tendance très dangereuse pour le monde civilisé.Le 15 Février 2012, la police afghane a sauvé 41 enfants destinés à devenir des « kamikazes » et qui étaient sur le point d’être introduits clandestinement dans les montagnes au Pakistan. Selon Sediq Sediqqi, un porte-parole du ministère de l’Intérieur, les enfants âgés de 6 à 11 ans ont été libérés de terroristes dans l’est de la province de Kunar. Les enfants étaient enchaînés pour qu’ils ne puissent pas s’échapper. Le 12 Février 2012, deux garçons âgés de 12 ans, nommés Nasibullah et Azizullah équipés de gilets explosifs et formés comme des kamikazes dans des madrassas pakistanaises, ont été arrêtés dans la province de Kandahar. L’un d’eux avait été gracié par le président Hamid Karzaï moins d’un an auparavant pour le même crime. « Le professeur m’a dit, “vous ne serez pas blessé, allez juste perpétrer un attentat suicide” », a déclaré Azizullah. Mandy Clark, une journaliste de CBS News basée en Afghanistan, écrit dans un article publié le 15 octobre que neuf jeunes garçons ont été manipulés par les talibans pour livrer une bombe cachée dans une corbeille de fruits à l’intention d’un commandant local qui travaillait avec les forces américaines. Ils ne savaient pas qu’une bombe était cachée dans le panier. Elle a explosé le 11 Septembre 2009 causant de graves blessures à des garçons. Eidullah,11ans et Mohamed, 9 ans ont perdu leurs jambes, un garçon est devenu aveugle. Toute leur vie a changé en un éclair. Dans un autre cas, le 1er Juillet, 2011, Kainat, une petite fille de 9 ans a été enlevée à Peshawar, au Pakistan et dirigée par les terroristes pour attaquer une cible avec un gilet explosif. Elle a été sauvée quand elle crié à l’aide en s’approchant d’un barrage de police. Mais, le même jour une autre fille a été tuée dans la province d’Uruzgan en Afghanistan quand les terroristes ont fait exploser son gilet alors qu’elle s’approchait d’un véhicule de police.Le 3 avril 2011, Umar Fidai, un jeune garçon de 14 ans endoctriné par des terroristes a attaqué un sanctuaire religieux soufi dans Derra Ghazi Khan, la province du Pendjab, avec son ami Ismail du même âge. Ismail a fait exploser la première bombe qui a tué 36 personnes et a blessé plus de 100 pèlerins. Umar Fidai a couru vers la scène sanglante et a fait exploser son gilet comme prévu pour provoquer le dommage maximal, mais le gilet n’a pas explosé. Il a été surpris de se retrouver à l’hôpital avec un bras amputé plutôt que dans le confort du paradis promis par les terroristes.-{{ÉCOLES BOMBARDÉES ET DÉTRUITES PAR LES TERRORISTES}}Selon notre rapport mensuel : OCTOBRE: Près de 9 écoles ont été détruites dans le nord-ouest de Khyber Pakhtunkhwa Province et FATA.SEPTEMBRE: Près de 11 écoles ont été détruites dans le nord-ouest de Khyber Pakhtunkhwa Province.AOUT: Près de 8 écoles ont été détruites dans le nord-ouest de Khyber Pakhtunkhwa Province.JUILLET: 12 écoles ont été bombardées dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, au mois de Juillet 2012. Selon un responsable du ministère de l’Éducation près de 3.400 écoles ont été détruites par les terroristes et désastres naturels dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, au Pakistan.-{{ATTAQUES A l’ ACIDE}} Jets d’acide au visage des filles pour dissuader les autres aller a l’école : C’est la dernière tactique cruelle utilisée par les talibans pakistanais pour dissuader les filles et les femmes d’aller a l’école: Deux filles, Zahida et Nabila ont été victimes d’attaque à l’acide par les taliban a Parachinar une région de FATA. (CNN) -{{CE QUE NOUS POUVONS FAIRE}} Malala est devenu un symbole de la lutte contre le terrorisme et POUR le droit à l’éducation. Nous devons poser une simple question sur ce que nous pouvons faire en tant que membres de la communauté internationale avec beaucoup de ressources, par rapport à une des filles qui démuni et seule dans la lutte contre les menaces et les attaques des talibans dans un endroit très dangereux comme le Pakistan.La première demande de Malala a été ses livres et ses amis quand elle se réveilla d’un coma a l’hôpital britannique. Nos filles, nous voulons les voir comme des médecins, des nutritionnistes, des scientifiques, des éducateurs afin de contribuer au développement du monde plutôt que des terroristes.Le gouvernement pakistanais doit définir une approche globale et une stratégie anti-extrémiste. Il faut également réformer et moderniser son système d’éducation, qui propage la haine.-{{MALALA PRIX DE PAIX ET D’ÉDUCATION}}À cet égard, nous proposons un PRIX MALALA DE PAIX & ÉDUCATION, d’abord donné à Malala Yousafzai puis attribué chaque année à un journaliste ou militant des droits humains pour ses contributions à la paix, aux droits de l’homme, à l’éducation et à la lutte contre le terrorisme.-{{CONCLUSION}} Nous ne demandons pas quelque chose de nouveau de l’ONU, l’UE, Royaume-Uni et États-Unis. Nous demandons pour nos enfants le droit de vivre, le droit à l’éducation, et le droit d’exprimer leur opinion. Tous ces droits sont garantie par la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU.Nous voulons juste une stratégie alternative. Elle est très simple : juste nous aider à protéger nos générations futures. Donner l’éducation à nos enfants plutôt que des fusils et des gilets explosifs. Investir dans notre avenir – et notre avenir est à nos enfants ? Nous demandons à l’UNICEF et au Conseil de Sécurité de l’ONU d’exercer des pressions sur le gouvernement pakistanais et sur toutes les parties (y compris les Talibans) pour respecter les résolutions pertinentes de l’ONU et du Conseil de Sécurité pour la protection des enfants et subir les conséquences en cas d’échec.
A lire avec émotion et colère : l’ultime post d’un bloggueur iranien mort en prison
Le Point publie le dernier article posté sur son blog par le courageux Sattar Beheshti avant d’être arrêté et de mourir en prison, sans doute sous la torture, comme tant d’autres avant lui. Pour lui rendre hommage et se solidariser avec les prisonniers politiques iraniens, lisons et diffusons le plus largement possible ce texte d’une force extraordinaire.[http://www.lepoint.fr/monde/j-offre-ma-vie-a-l-iran-12-11-2012-1528010_24.php->http://www.lepoint.fr/monde/j-offre-ma-vie-a-l-iran-12-11-2012-1528010_24.php]V.W.
Propos de Souad Merah : Communiqué du MPCT
{{Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, indigné par les propos tenus par Souad Merah, diffusés le 11 novembre dans un reportage sur M6, est soulagé d’apprendre l’ouverture par le parquet de Paris d’une enquête pour apologie du terrorisme.}}La France a été touchée par le terrorisme dans ses frontières. La France a été touchée par le terrorisme dans ses institutions: l’armée et l’école. Des Français ont été assassinés, des enfants massacrés dans leur établissement scolaire parce que juifs. Mais Souad Merah dit que le crime était un acte de “combattant”. Elle ment .Son frère était un criminel qui a assassiné des soldats, combattant pour la France.Elle dit que “LES Juifs” massacrent “LES Musulmans” .Elle ment, elle inverse tout puisque son frère a massacré des Juifs parce que juifs, en prétendant défendre la cause des Musulmans. Elle promeut et encourage le crime terroriste.Elle bafoue la mémoire des morts, elle bafoue la France, elle bafoue les valeurs universelles. Mais c’est son message, servi par une présentation partiale du conflit israélo-palestinien, qui s’insinuera dans les esprits et dans les cœurs s’il n’est pas combattu. La France a rendu le 1° novembre un hommage solennel aux victimes de Mohamed Merah, au cours duquel le Président de la République s’est clairement engagé à lutter contre le terrorisme, l’antisémitisme et le racisme.Cette détermination doit se traduire par des actes. Il revenait au Parquet d’engager des poursuites contre Souad Merah pour apologie du terrorisme. Il revient à la société civile tout entière de condamner ses propos et de dénoncer les complicités morales qui autorisent, excusent , légitiment les passages à l’acte terroristes, racistes, antisémites. 12 novembre 2012 {{Avec le plein soutien des associations partenaires du Collectif Contre le Terrorisme :}} Association Marianne Lehman Zaoui, Association pour la Paix, l’Information et la Vérité, Association des Rapatriés ARAPREM, Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber, Ligue du Droit International des Femmes, Paroles de Femmes, PEREC, Rassemblement Pour la Démocratie au Liban, Regards de Femmes … {{Et de l’association algérienne Djazairouna des Familles Victimes du Terrorisme Islamiste}}

