Non à l’apartheid sexuel dans le sport : compte-rendu de délégation au Comité Olympique

{{Le Collectif d’associations solidaires luttant contre l’apartheid sexuel dans le sport a été reçu le 15 mai par le CNOSF.}}La délégation devant le siège du Comité Olympique(Photo Marie-Hélène Le Ny) {{Extraits du communiqué de presse}}”La délégation du Collectif d’associations comprenant 27 personnes a été reçue par le CNOSF pendant une heure. Le CNOSF était représenté par Françoise Sauvageot (vice-présidente sortante), Soria Zidelkhile (directrice déléguée au cabinet du président) et Myriam Antoine (directrice exécutive).-Sur le fond les représentant-e-s du Collectif d’associations ont insisté sur le strict respect de la Charte Olympique : « La candidature de Paris ne doit pas brader les valeurs olympiques au détriment des femmes » ont souligné plusieurs intervenants, « la régression des droits qui frappe les Saoudiennes et les Iraniennes ne relève pas de la culture de ces pays mais d’une volonté politique incompatible avec la Charte Olympique ».-Darya Safai, la fondatrice du mouvement « Laissez les femmes iraniennes entrer dans leurs stades » et Djemila Benhabib, l’écrivaine et militante politique ont rappelé la nécessité de se solidariser avec les femmes dans le monde en lutte pour l’universalité du sport. A ce titre , Darya Safai a montré des photos illustrant les formes de résistance qu’elles ont inventées pour forcer l’entrée des stades, et la régression imposée aux sportives iraniennes durant les quarante dernières années.”Aux représentantes du CNOSF qui ont fait état de sa compétence strictement nationale,- “Le Collectif a rétorqué que dans le passé le CNO Norvégien avait su prendre l’initiative de demander l’exclusion de l’Afrique du Sud pour cause d’Apartheid racial, et que la question n’était pas tant de vendre la candidature de Paris que de défendre un modèle conforme aux idéaux de notre République et de la Charte Olympique.Les membres du CNOSF ont reconnu la richesse des points de vue exprimés par le Collectif et se sont engagés à les transmettre au président Masseglia.”{{Les membres de la délégation :}} Djemila Benhabib, écrivaine et militante politique, Fewzi Benhabib, délégué de l’Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis, Nadia Benmissi, co-fondatrice et porte-parole du collectif “Femmes sans voile d’Aubervilliers”, Laure Caille, secrétaire Générale des Libres MariannEs, Margaux Châles, chargée de communication CLEF/LDIF, Huguette Chomski Magnis, secrétaire générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, porte-parole du Collectif Contre le Terrorisme, Bernard Bosc, délégué du collectif féministe « Ruptures », Cécile Chard Tombarel, présidente des Libres MariannEs, Harold Girard Force Laïque, Evelyne Gougenheim MPCT Résistance au Terrorisme, Huguette Klein, présidente de Réussir l’égalité Femmes Hommes, Patricia Lalonde, déléguée de Mobilization for Elected Women in Afghanistan (MEWA), Marie-Hélène Le Ny, photographe et militante féministe, Michel Lizin, président de la Fondation Anne-Marie Lizin,, Claude Anne Mariotti étudiante, Massimi, militante de Regards de Femmes île de France, Françoise Morvan, présidente de la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, Charlotte Nassey étudiante, Polo Lemonnier, secrétaire national du syndicat national d’éducation physique (SNEP-FSU), Nadia Ould Kaci, co-fondatrice du collectif “Femmes sans voile d’Aubervilliers”, Nicole Raffin, déléguée de Regards de Femmes Ile de France, Darya Safai, fondatrice du mouvement « Laissez les femmes Iraniennes entrer dans leurs stades », Elisabeth Salvaresi Grève internationale des Femmes, Roselyne Segalen Héloïse Association, Annie Sugier, présidente Ligue du Droit International des Femmes, Saar Van Hoydonck, « Let iranian women enter their stadiums », Anne-Marie Viossat, militante féministe, Linda Weil-Curiel, Secrétaire générale de la Ligue du Droit International des Femmes,

Résister au terrorisme : Fontenay-sous-Bois, 4 candidats au législatives débattent à l’invitation du MPCT

Le débat a été rondement mené par Edith Pollatsek, Présidente du MPCT 94.Sur la base du questionnaire adressé aux candidats de la 6° circonscription du Val de Marne, nous avons fixé un cadre d’échange démocratique qui a été respecté malgré quelques tensions.Tous s’accordent sur certains points à commencer par la priorité de la question.Il y a des des désaccords aussi, sur lesquels le débat n’a pas été esquivé, nous y reviendrons.Le public était impatient d’intervenir, d’où quelques frustrations mais beaucoup d’intérêt.Le débat va se poursuivre autour de nos actions et propositions.Huguette Chomski MagnisSecrétaire générale du MPCT{{Photo B.S.}}Réunion débat du MPCT 15 05 2017, 4 candidats répondent aux questions du MPCT et du publicde gauche à droite : Loïc Damiani, PCF, Laurence Abeille EELV-PS , députée sortante, Gildas Lecoq UDI-LR, Guillaume Gouffier-Cha, LREM

Solidarité contre l’apartheid sexuel imposé aux femmes en Arabie Saoudite et en Iran ! RDV le 15 mai 11h30 au siège du Comité National Olympique et Sportif Français

{{A l’initiative de La Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes, de la Ligue du Droit International des Femmes et du Mouvement « Laissez les femmes Iraniennes entrer dans leurs stades » une délégation remettra au Président du CNOSF une lettre et un « cadeau » symbolisant le mépris de l’Iran et l’Arabie Saoudite pour les principes universels inscrits dans la Charte Olympique qui interdit toute forme de discrimination y compris de sexe.}}Adresse du CNOSF : 1, avenue Pierre de Coubertin, Paris 13ème.{{Extraits de l’appel à l’action du 15 mai :}}{“Ces deux pays – seuls au monde à interdire l’accès des stades aux femmes – n’ont donc plus leur place aux Jeux Olympiques. Ils ne devraient pas non plus être membres de la Commission du Statut des Femmes des Nations-Unies, et pourtant l’Arabie Saoudite vient d’y être élue, rejoignant ainsi l’Iran parmi 45 autres pays !L’Afrique du Sud avait été interdite de JO pendant 30 ans pour cause d’apartheid racial. L’apartheid sexuel doit être condamné avec la même fermeté sauf à entériner un statut inférieur pour les femmes.”}{{Le MPCT fait partie du large collectif d’associations solidaires de cette manifestation. }}

Réunion – débat organisée par le MPCT à Fontenay-sous-Bois lundi 15 mai 2017 avec les candidats aux législatives

{{Une priorité : Résister au terrorisme. Comment ?}}Réunion – débat organisée par le MPCT à Fontenay-sous-Bois lundi 15 mai 2017 à 18 h 30 avec les candidats aux législativesL’occasion de questionner les candidats, de leur dire nos attentes et d’entendre leurs réponses dans le cadre d’un débat démocratique. Maison du Citoyen et de la Vie Associative16, rue du R.P. Lucien Aubry94120 Fontenay-sous-Bois

Communiqué : libération de 82 lycéennes nigérianes otages de Boko Haram

L’annonce faite hier de la libération de 82 des jeunes filles enlevées il y a plus de 3 ans à Chibok par les terroristes islamistes de Boko Haram a été accueillie avec joie.Le mouvement Bring Back our Girls a tenu à vérifier l’information avant de la confirmer.-C’est la joie pour 82 familles et pour toutes celles, tous ceux qui en sont solidaires.-C’est à la fois l’espoir et l’angoisse pour les familles des 113 jeunes filles de Chibok toujours portées disparues, avec la hantise que certaines n’aient pas survécu aux mauvais traitements, aient été tuées ou même envoyées se faire exploser.-C’est enfin le malaise, comme dans chaque négociation avec des preneurs d’otages, de voir des assassins libérés en échange d’innocentes.Le communiqué de la Présidence remercie les autorités suisses, la Croix-Rouge et les ONG qui ont facilité les négociations.On note que la libération est intervenue à Banki, à la frontière avec le Cameroun , loin des marécages du Lac Tchad où le Président Buhari affirmait avoir acculé les terroristes de Boko Haram.Affaiblis militairement, divisés, ces islamistes gardent un grand pouvoir de nuisance pour les populations civiles contre lesquelles ils poursuivent exactions et enlèvements.{{Pour les familles des 113 jeunes disparues de Chibok, pour celles de tous les autres otages, restés anonymes, de Boko Haram, nous poursuivrons notre campagne de solidarité en appelant au soutien actif des politiques.}}Huguette Chomski MagnisPour la Coordination Je suis Chibok

Cinéma : A mon âge je me cache encore pour fumer

On s’en souvient, l’auteure et comédienne Rayhana avait été agressée et aspergée d’essence à Paris en janvier 2010, alors que sa pièce “A mon âge je me cache encore pour fumer” se jouait à la Maison des Métallos.Sept ans plus tard, son adaptation cinématographique est à voir absolument.L’histoire se passe dans l’Algérie de 1995, au plus fort de la terreur islamiste. Dans le lieu clos du hammam, la parole des femmes se libère. Elles échangent sur le terrorisme des barbus, les violences subies, les tabous, sur leurs frustrations et leurs façons de résister.C’est émouvant et parfois drôle.Le film est très bien interprété, avec dans le rôle principal l’actrice arabe israélienne Hiam Abass.Marlène Jason[http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19569517&cfilm=251169.html->http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19569517&cfilm=251169.html]

Victimes du terrorisme : se souvenir d’elles …

Nous avons reçu un message d’Arnold Roth à l’occasion du Yom Hazikaron, journée israélienne du souvenir, dédiée à la mémoire des soldats morts au combat et des civils victimes du terrorisme.Malki Roth fut à 15 ans l’une des victimes de l’attentat de la pizzeria Sbarro à Jérusalem, le 9 août 2001.Cette jeune Israélienne est à jamais dans nos coeurs, comme toutes les victimes du terrorisme, de France et du monde entier.L’organisatrice de l’attentat, Ahlam Tamimi, coule des jours heureux en Jordanie où elle continue à promouvoir activement le terrorisme.Les statistiques officielles établissent que 3117 civils israéliens ( ou étrangers en séjour en Israël) ont été tués dans des attaques terroristes depuis 1948.939 parents ont perdu des enfants dans de telles attaques, comme Arnold et Frimet Roth.Malki est à jamais dans nos coeurs, comme toutes les victimes du terrorisme, de France et du monde entier.Victoria WilsonPhotos : Malki et son père

Défenestration de Sarah Lucie Attal Halimi : procédure enclenchée

Le Président du CRIF, Francis Kalifat, a communiqué {“Pour répondre à l’inquiétude légitime de la communauté, j’ai décidé de nous constituer partie civile afin d’avoir accès au dossier et de pouvoir vérifier ou infirmer les informations qui circulent sur les réseaux”.}Le MPCT, qui suit cette affaire avec la plus grande attention se félicite d’une telle décision.Depuis le 4 avril le silence autour de la mort atroce de cette sexagénaire, peut-être assassinée parce que juive, n’a que trop duré !Le Consistoire s’est également constitué partie civile, ainsi que la famille de Madame Halimi.L’enquête devra déterminer la part de l’antisémitisme et du djihadisme dans le crime. HCM

Terrorisme : Lettre ouverte d’un homme en colère

{{Extraits d’une lettre ouverte rédigée par notre ami de la Réunion, Eric Wagner, après l’opération antiterroriste de Saint Benoît. {Dites-moi Thierry Robert Député/Maire de St-Leu…}}}{Peut-être (puisse le doute que j’ai se dissiper..), alors que nous apprenons l’arrestation sanglante de ce jour à Saint-Benoit, aucunement « fait divers », (2 policiers blessés par coups de feu. Hommage à nos forces de l’ordre) – avant passage à l’acte terroriste (fabrication de bombe artisanale) qui en notre doux pays aurait causé peurs, stupeur (ce qui se passe ailleurs, c’est loin, mais là, chez nous…) et victimes – d’un « radicalisé » (sic) mesurerez-vous enfin l’inexactitude, l’angélisme de vos propos tenus sur les ondes de Réunion 1ère , un matin, peu de temps après les assassinats de Paris et du Bataclan du 13 novembre 2015 ?Inexactitude, angélisme, finalement irresponsabilité.Les auriez-vous oubliées ?Moi non !Je savais qu’un jour, malheureusement, j’aurais à vous les rappeler, sachant qu’alors à l’écoute j’avais eu les bras qui m’en tombèrent et l’avais fait savoir dans un grand désert d’indifférence. Comme d’habitude !Mais je suis teigneux moi également, surtout sur ce sujet du terrorisme islamique.Pas depuis ce matin… Depuis trop longtemps pour un terrible sujet qui n’est pas le point central qu’il devrait être dans la campagne présidentielle en cours, car à la fois vital et d’ordre civilisationnel ….Au micro de Réunion 1ère, tout à votre douleur partagée par tous, tout à votre passion coutumière, vous disiez donc (de mémoire et en raccourci) « que cela (les attentats terroristes) ne pouvait pas arriver à la Réunion, car ici nous sommes tous de la même famille, nous sommes tous cousins, frères… »…Quel cruel démenti que celui de ce jour à noter d’une pierre noire.Bien sûr que nous devons, TOUS, oeuvrer sans cesse à ce que nous soyons tous « frères », ou le mieux possible, mais il est évident qu’ici comme ailleurs, des Français (mais pas que) de papiers mais pas d’âme ni de coeur se retournent contre les leurs au nom d’une idéologie mortifère qui entend nous dominer pour nous soumettre.Mais oui, monsieur Thierry Robert ici aussi tous ne se sentent pas « frères » pour manigancer puis agir de la sorte !Et que l’on ne nous fasse pas le coup du « déclassement » comme seule « excuse » simplificatrice pour se rassurer car « tout ne serait alors qu’économie et donc pouvoir d’achat ». Le mal est bien plus profond…Ici 142 Fichés S recensés il y a peu. Ce qui, ramené à l’échelle de notre pays, est un gigantesque bataillon d’assassins en puissance…Lorsque l’on sait, selon les spécialistes, que pour surveiller 1 identifié il faut près de 30 « agents » et que 20000 fichés S sont recensés (M Valls) en France…je vous laisse compter pour mesurer l’ampleur du danger.Ainsi d’erreurs en erreurs, de loupés en loupés, d’aveuglements en aveuglements dont par vos propos déphasés vous vous faites en quelque sorte porteurs, nous voilà, civils désarmés, face à nos assassins, face à nos morts, face aux drames prévisibles (mais « cela n’est pas possible ici » n’est-ce pas !), alors que ceux chargés de nous protéger, nos forces de sécurité, nos forces armées, nos services de renseignement font un travail formidable qui évite tant d’autres drames. Merci à eux.Mais cela ne suffit pas, malheureusement …Notamment parce qu’il est des politiques manquant de lucidité, d’épaisseur historique pour remonter loin aux fondements de l’idéologie qui en nos cités vient nous terroriser, nous assassiner, comprendre et agir en conséquence en nous donnant les moyens de vaincre ces djihadistes et l’idéologie qui les porte, qu’ils portent.Parce qu’il ne suffit pas d’incantations, du type « on est tous frères », répétées en boucle, pour en faire une réalité, et à chaque victime (la dernière en date le policier Xavier Jugelé le 20 avril) par force bougies et larmes, afin d’exorciser tenter de rejeter au loin la bête immonde qui croît d’où est et vient le véritable danger… Vous m’auriez fait l’honneur de m’écouter sur le Parvis des Droits de l’Homme du Tampon en 2009, 2010, 2011 lors des commémorations du 11/09/2001, où j’intervenais au nom d’un mouvement contre le terrorisme (le MPCT ), invité par le Député-Maire d’alors puis par son successeur, vous m’auriez entendu, pas devin mais informé et lucide, annoncer à contre coeur , les drames sanglants qui se rapprochaient de plus en plus de nous que nous ne voulions pas voir (désert d’indifférence disais-je) et que nous subissons finalement (pas fatalement) et finissons pas voir tout de même à nos dépends, bien imparfaitement encore car persuadés que notre unité, indispensable, notre compassion indispensable aussi, nos appels à la Paix suffiront pour vaincre la bête immonde qui s’en moque éperdument.Elle porte un nom cette bête immonde : pas « radicalité », islamo-fascisme !Totalitarisme du 21ème siècle à abattre comme fut terrassé avec des chefs de guerre comme W Churchill le nazisme le 8 mai 1945.« Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde » écrivait le grand Albert Camus qui savait ce que terrorisme signifiait de négation de l’être humain et qui sur sa terre d’Algérie pouvait à tout instant tuer sa mère, fragile, aimée. (discours de Stockholm 1957 lors de la remise du Prix Nobel de Littérature) …. Eric Wagner le 27 avril 2017}

Pour Sarah, refuser le silence

{{Nous avons reçu le témoignage reproduit ci-dessous, écrit par une amie qui connaissait Lucie Sarah Halimi.}}Qui est-ce, demandera le plus grand nombre ? C’est bien là le problème : bien peu de gens ont entendu parler de cette malheureuse femme défenestrée en pleine nuit par un voisin le 4 avril ! Le silence sur ce crime est troublant.Madame Halimi avait-elle vraiment été harcelée et traitée de “sale juive” par celui qui a fini par assassiner ? S’il ne s’agit que de rumeurs, il faut les démentir. Garder le silence, même avec de “bonnes intentions”, pour “ne pas jeter de l’huile sur le feu”, n’est pas tolérable.{{Pour Sarah}}{Depuis trois semaines, chaque minute de silence me ramène à toi, Sarah. Les premières nuits dans le silence de mon lit, je t’imaginais. J’imaginais ta frayeur quand tu l’as entendu briser les carreaux. Dormais-tu ? Avais-tu entendu les cris, la dispute familiale dans l’appartement d’un étage en-dessous ? Avais-tu entendu la sirène de la voiture de police que les voisins avaient appelée ? Mais c’est sûr que tu as entendu le fracas des carreaux brisés. Ta frayeur quand cet homme s’est approché de toi. Tu l’as reconnu. Il t’avait déjà insultée plusieurs fois. As-tu eu le temps de voir qu’il était sous l’emprise de la drogue ? Il s’est approché de toi, violemment. Il t’a frappée, sauvagement. Tes cris n’ont pas fait venir les policiers qui étaient en bas et qui avaient appelé le RAID parce qu’ils avaient peur et ne voulaient pas intervenir. Puis il t’a prise à bras le corps. Sans doute tu as encore crié. Tu l’as supplié de te laisser en vie. Mais sa haine était la plus forte. Il t’a défenestrée. Tu t’es écrasée au sol, du troisième étage.L’image de ta souffrance me hante. Je n’ai appris ton assassinat que trois jours après par un site juif. Pas un mot dans aucun journal. Sur aucune chaine de télévision. Un silence qui fait mal. Un silence qui encourage le meurtre. On peut tuer du Juif en toute impunité. Personne ne le sait. Personne n’en parle.Quoi écrire après cela. Ma douleur. La douleur et l’inquiétude de toute une communauté.Hadassah Miryam}