Terrorisme islamiste : à la campagne aussi ?

Photo Rassemblement du 20 juin devant la Mairie de Laroque-TimbautCopyright Thierry Suire{{Un agriculteur de Laroque-Timbaut, dans le Lot et Garonne, a été poignardé dans son champ le 18 juin par un individu fiché S. }} Heureusement pour lui, il n’était pas seul, ce qui lui a sans doute sauvé la vie. Opéré en urgence, il a vite pu quitter l’hôpital, avec néanmoins une incapacité de travail de trois semaines. C’est un solide gaillard. Pourtant il raconte au Figaro :{” Je n’oublierai jamais ce qui m’est arrivé, car je me suis vu mourir. Je l’ai vu faire tourner sa lame en criant “Allah akbar” ou je ne sais quoi…”}Est-ce parce qu’elle remonte au soir du 2° tour des législatives que l’affaire a mis du temps à être relayée en-dehors de la presse régionale ? {{Lionel Falcoz, Maire de Laroque Timbaut interpelle les autorités et attend des réponses. }} Car si les individus fichés S sont répartis sur le territoire, quelles mesures sont prises pour protéger les populations et imposer le respect de l’assignation à résidence ?Pourquoi les Maires ne sont-ils pas informés de la présence d’individus potentiellement dangereux dans leurs communes ? {{Dès le lendemain de l’attaque un rassemblement avait réuni devant la Mairie les habitants de tous âges venus dire leur solidarité et leur révolte. }} Paroles d’agriculteur : {“…Nous sommes animés d’un sentiment de colère sourde. On ne peut pas se faire agresser quand on fait son travail. Quand on s’en prend à un paysan, on s’en prend à ce que la France a de plus cher.”}C’est en effet tout un symbole. On savait déjà depuis longtemps qu’aller à la synagogue et prendre l’avion exposait au danger. Puis prendre le métro, aller au café, au concert, à l’église, au 14 juillet, sur les Champs Elysées est devenu risqué. A présent moissonner son champ exposerait au djihad ? Le suspect, déjà en attente de jugement pour “diffusion d’images à caractère terroriste” a été placé en détention provisoire. Son procès est prévu le 19 juillet. Le motif terroriste n’a pas été retenu dans la qualification pénale de l’agression. Affaire à suivre. HCM[http://www.sudouest.fr/2017/06/20/un-rassemblement-de-soutien-3548019-3626.php->http://www.sudouest.fr/2017/06/20/un-rassemblement-de-soutien-3548019-3626.php]

Terrorisme islamiste : à la campagne aussi ?

Photo Rassemblement du 20 juin devant la Mairie de Laroque-TimbautCopyright Thierry Suire{{Un agriculteur de Laroque-Timbaut, dans le Lot et Garonne, a été poignardé dans son champ le 18 juin par un individu fiché S. }} Heureusement pour lui, il n’était pas seul, ce qui lui a sans doute sauvé la vie. Opéré en urgence, il a vite pu quitter l’hôpital, avec néanmoins une incapacité de travail de trois semaines. C’est un solide gaillard. Pourtant il raconte au Figaro :{” Je n’oublierai jamais ce qui m’est arrivé, car je me suis vu mourir. Je l’ai vu faire tourner sa lame en criant “Allah akbar” ou je ne sais quoi…”}Est-ce parce qu’elle remonte au soir du 2° tour des législatives que l’affaire a mis du temps à être relayée en-dehors de la presse régionale ? {{Lionel Falcoz, Maire de Laroque Timbaut interpelle les autorités et attend des réponses. }} Car si les individus fichés S sont répartis sur le territoire, quelles mesures sont prises pour protéger les populations et imposer le respect de l’assignation à résidence ?Pourquoi les Maires ne sont-ils pas informés de la présence d’individus potentiellement dangereux dans leurs communes ? {{Dès le lendemain de l’attaque un rassemblement avait réuni devant la Mairie les habitants de tous âges venus dire leur solidarité et leur révolte. }} Paroles d’agriculteur : {“…Nous sommes animés d’un sentiment de colère sourde. On ne peut pas se faire agresser quand on fait son travail. Quand on s’en prend à un paysan, on s’en prend à ce que la France a de plus cher.”}C’est en effet tout un symbole. On savait déjà depuis longtemps qu’aller à la synagogue et prendre l’avion exposait au danger. Puis prendre le métro, aller au café, au concert ou à l’église est devenu risqué. A présent moissonner son champ exposerait au djihad ? Le suspect, déjà en attente de jugement pour “diffusion d’images à caractère terroriste” a été placé en détention provisoire. Son procès est prévu le 19 juillet. Le motif terroriste n’a pas été retenu dans la qualification pénale de l’agression. Affaire à suivre. HCM[http://www.sudouest.fr/2017/06/20/un-rassemblement-de-soutien-3548019-3626.php->http://www.sudouest.fr/2017/06/20/un-rassemblement-de-soutien-3548019-3626.php]

Médias : “Entre Maiduguri et Boko Haram, une lutte à mort”

Le « Monde Afrique » propose une série de cinq reportages sur Maiduguri, capitale de l’état de Borno, la grande ville du nord-est du Nigeria, où est né le groupe islamiste.Un tour d’horizon des résistances, de celle des étudiantes déterminées à ne pas céder au diktat de Boko Haram à celle, armée, des chasseurs, mais aussi des accommodements.V. W.[ http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/25/entre-maiduguri-et-boko-haram-une-lutte-a-mort_5150891_3212.html#hKBIYyZhDPrBSpyd.99->http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/25/entre-maiduguri-et-boko-haram-une-lutte-a-mort_5150891_3212.html#hKBIYyZhDPrBSpyd.99]

Face au terrorisme : médias, société civile et autorités

{{La célèbre émission de France Inter “Le Téléphone Sonne” du 23 juin portait sur la question {” Faut-il instaurer un état d’urgence permanent pour lutter contre le terrorisme ?”}}}{{La journaliste Claire Servajean avait pour invités Maître William Bourdon et Maître Thibault de Montbrial.}} -Le MPCT milite pour la résistance de la société civile au terrorisme, la condamnation universelle de ce dernier et la solidarité avec toutes ses victimes.{{Défendant les droits humains universels et les libertés, nous n’avons pas condamné l’état d’urgence et sa prolongation, contre lesquels beaucoup d’associations se réclamant des droits de l’homme sont vent debout.Nous voyons en effet dans les attentats qui visent des civils la pire des violations des droits humains, confinant au crime contre l’humanité.}}Pour autant nous ne prétendons pas apporter de réponse à la question posée par l’émission. Nous n’avons pas non plus à ce stade d’éléments nous permettant de nous prononcer sur la pertinence des mesures proposées par le gouvernement pour prendre le relais de cet état d’urgence.-{{Quel éclairage a apporté le débat du Téléphone Sonne ?}}Maître Bourdon est fort sympathique (défenseur des droits humains réputé, anti corruption qui défend les victimes de crimes économiques etc. ) mais il donne l’impression de ne pas comprendre grand chose au terrorisme islamiste. Tout content de citer un “homme de droite”, il s’est raccroché au jugement assez pathétique du Défenseur des Droits Jacques Toubon, lequel semble enferré dans le “padamalgame” le plus caricatural.[http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/06/23/01016-20170623ARTFIG00146-loi-antiterroriste-jacques-toubon-denonce-une-pilule-empoisonnee.php->http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/06/23/01016-20170623ARTFIG00146-loi-antiterroriste-jacques-toubon-denonce-une-pilule-empoisonnee.php]N’en déplaise à William Bourdon qui l’a accusé de démagogie, Thibault de Montbrial est apparu bien plus pertinent pour appréhender le contexte du terrorisme islamiste.A nos ami-es de se faire une opinion en réécoutant l’émission.[https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-23-juin-2017->https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-23-juin-2017]HCM

Lise Haddad : retour sur la projection du film Watching the Moon at Night à Paris

{{Le contexte}}La projection du film de Bo Personn et de Joanna Helander ” Watching the moon at night”, sorti en 2015, a enfin pu avoir lieu au Conseil régional Ile de France.Cette projection a été suivie d’un débat auxquels participaient-Bo Persson, le réalisateur du film-Guillaume Denoix de Saint Marc, directeur général et fondateur de l’Association française des Victimes du Terrorisme (AFVT), lui- même victime d’un attentat, -il témoigne dans le film-Isabelle Kersimon, journaliste et auteur de L’islamophobie, la contre enquête, où elle dénonce ce concept d’islamophobie ce qui lui a valu plusieurs procès menés par le collectif contre l’islamophobie CCIF, précisément parce qu’elle a montré comment ce concept permettait de déjouer toute tentative de défense contre l’idéologie salafiste et djihadiste-Richard Prasquier, président d’honneur du Conseil représentatif des institutions juives de France, (le CRIF)-Huguette Chomski Magnis, fondatrice et secrétaire générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, (MPCT).J’avais moi-même l’honneur d’animer ce débat.Le film a été précédé des allocutions de Bo Persson, de Béatrice Szwec, Présidente du MPCT, Guillaume Denoix de Saint Marc pour l’AfVT et Patrick Karam, Vice président de la Région Ile de France, qui a expliqué comment ils avaient l’intention de faire valoir les valeurs universelles qui ne sont pas une rémanence de pensée occidentale post coloniale mais bien des valeurs universelles interdisant le racisme, l’antisémitisme et l’inégalité des droits des hommes et des femmes. Il a affirmé son intention de lutter sans merci contre le BDS, et de prévenir dans les espaces de loisirs et dans les associations sportives, toute tentative de radicalisation.{{Le film}}Le film avait pour mission d’appréhender le terrorisme sous de multiples facettes, il associait des témoignages de victimes, des analyses philosophiques, historiques et politiques d’écrivains tels que Walter Laqueur, André Glucksmann, Vladimir Bukowski et d’autres, des extraits de discours de chefs de groupes terroristes tels que le Hamas.Il commençait par une interprétation de Walter Laqueur établissant un parallèle entre d’une part l’absence de réaction idoine des sociétés démocratiques au terrorisme et d’autre part le silence et l’inaction des Etats démocratiques devant la Shoah dont ils connaissaient pourtant parfaitement l’existence et la nature génocidaire dès 1942. Walter Laqueur expliquait ainsi comment la violence létale de certains phénomènes devient paralysante et empêche la succession logique de la réception d’une information, de son interprétation et de la mise en œuvre d’une réaction adéquate, sans doute à cause du caractère très menaçant et de la violence incompréhensible de cette information.Il notait enfin que dans le terrorisme, la nature articulée et préméditée des attaques était moins évidente parce que les actions étaient disséminées et ponctuelles mais que cela supposait en amont, toute une organisation et un financement que seuls des Etats pouvaient fournir.Le film reprenait ces différents aspects en montrant le pouvoir de sidération de la pensée d’un phénomène qui s’emballe tout seul comme cela a pu apparaître dans la terreur révolutionnaire et qui défie toute approche rationnelle. Là, le témoignage d’une chercheuse sur l’impossibilité de renoncer à la croyance dans les crimes rituels de certains Polonais démontrait que quand il s’agit de phénomènes de haine comme la haine antisémite, la confrontation avec la vérité n’avait plus de pouvoir.Le parallèle avec l’antisémitisme était récurrent à la fois à cause des liens effectifs entre nazis et certains groupes terroristes anti israéliens (grand mufti et Nazis, Charte du Hamas, attentats de Munich fomentés par des Palestiniens et par des nostalgiques du nazisme) mais aussi à cause du paradigme qu’il représente de l’utilisation de la haine pour faire exploser toutes les défenses rationnelles et humanistes, et pour expliquer qu’il y ait une lucidité et une sensibilité peut-être plus grandes à l’égard du terrorisme de la part des Juifs à cause de leur histoire et de leur mémoire de la persécution.Des états étaient mis en cause. Par exemple dans le cas des attentats du théâtre de Moscou et de l’école de Beslan, il était sous entendu que la Russie de Poutine avait eu un rôle, afin de discréditer les tentatives d’indépendance des régions de l‘ancien empire soviétique provoquant en chaine une radicalisation de tous les territoires alentour.Enfin les témoignages de victimes, toujours bouleversants, montraient comment le temps s’était arrêté pour eux au moment de l’attentat dont eux-mêmes où leurs proches avaient été victimes, ils racontaient la si difficile résilience surtout quand il n’y avait pas eu de procès ni surtout de demande de pardon de la part des terroristes survivants – l’absence de justice rendant le deuil impossible.Les différentes séquences étaient séparées par une image récurrente représentant une sorte de manège sur un fond d’incendie nocturne accompagné de la lecture de poèmes sur le caractère monstrueusement humain du terrorisme. Il s’agit évidemment de ma lecture du film, j’en oublie nécessairement de multiples aspects mais cela vous permet déjà de comprendre ce que j’y ai aimé et ce qui a pu susciter ensuite différentes réactions.{{Le débat}}Le temps de débat était trop court mais il a permis de mettre en lumière ce qui avait pu susciter la discussion.Guillaume Denoix de Saint Marc a parlé des victimes qui pour s’en sortir devaient apprendre à quitter ce statut de victimes mais qui pour cela, devaient d’abord être reconnus comme victimes par la société, or la société en ne les aidant pas assez et en n’étant pas suffisamment rapide et rigoureuse en ce qui concerne la justice, ralentit le processus de résilience et de retour à la norme, pourtant à travers eux, c’est la société qui est attaquée et qui refuse de le voir.Isabelle Kersimon a expliqué comment elle avait été empêchée de travailler sur l’islamophobie, les difficultés qu’elle avait rencontrées en voulant éditer et le harcèlement dont elle avait été et dont elle reste victime et qui lui a valu de perdre son travail de journaliste au journal Le Point. Les institutions essayent de trouver un arrangement avec les fractions les plus dures du salafisme et de l’islamisme radical pour éviter les attentats toujours dans l’impossibilité qu’ils ont de confronter la haine au lieu de combattre cette idéologie dés le départ.Richard Prasquier, lui, a émis des réserves sur le film reprises par certaines personnes dans la salle qui tout en reconnaissant d’indéniables qualités au film, n’ont pas compris le mélange des genres et ont craint que la spécificité du terrorisme, surtout sous sa forme islamiste actuelle, devienne moins lisible, par exemple dans la référence à la Shoah et aux accusations de crimes rituels; d’autres ont été gênés par la référence à la Terreur révolutionnaire et aux sous entendus sans preuves suffisantes selon eux, sur l’implication russe dans les attentats islamistes qui ont frappé Beslan et Moscou.Bo Perssonna répondu en expliquant qu’il voulait précisément faire apparaître la complexité du phénomène terroriste en montrant à la fois ses emprunts à d’autres phénomènes historiques et ses nouvelles formes et faire comprendre aussi le nécessaire arrière plan de grosses structures telles que des Etats pour permettre le déchainement terroriste.Huguette Chomski Magnis a, elle, insisté sur le besoin de justice et l’importance du refus de l’impunité de terroristes, rappelant au passage l’appel des intellectuels arabes publié dès 2005 pour la création d’un tribunal international du terrorisme (1) ainsi que sur la nécessité de nommer, en désignant bien l’idéologie islamiste qui utilise le terrorisme comme moyen pour soumettre les populations.Il y a eu deux interventions de représentantes des ambassades de Suède et d’Israël, la première pour accentuer la gravité de la situation et pour dire les efforts qu’il restait à fournir, la seconde pour insister sur l’exceptionnelle faculté de résilience et d’amour de la vie des Israéliens qui pouvaient servir d’exemple.Voilà à chaud un petit résumé de ce passionnant moment qui pourra être complété et nuancé par d’autres spectateurs.Merci beaucoup à Bo Persson et à ceux qui ont permis la projection du film à Paris. Lise Haddad, philosophe (1) Appel de Lafif Lakhdar, Jawad Hashim et Chaker Naboulsi

Première parisienne de Watching The Moon at Night

{{Pari tenu pour le MPCT : ce documentaire si important sur terrorisme et antisémitisme, réalisé par Bo Persson et Joanna Helander, a enfin été projeté à Paris.}}De cet événement organisé en partenariat avec l’Association française des Victimes du Terrorisme, on retiendra l’attention et l’émotion d’un public nombreux. La projection fut précédée par une allocution assez percutante de Patrick Karam au nom du Conseil Régional.Le débat qui suivit fut ouvert par l’intervention de Katrin Månsson au nom de l’Ambassade de Suède.Un compte-rendu sera publié ultérieurement sur l’ensemble des interventions, en particulier celles d’Isabelle Kersimon, Richard Prasquier et Bo Persson lui-même. {{Contrainte horaire oblige, ce débat, modéré par Lise Haddad, fut trop bref aux yeux de beaucoup de participants qui exprimèrent le désir de le poursuivre.}}{{C’est aussi notre souhait. Nous remercions les spectatrices et spectateurs pour les nombreux et sympathiques messages reçus.Nous publions celui-ci, un peu plus long et incisif, qui soulève des questions importantes.}}HCM{J’ai découvert ce beau film qui appelle cependant quelques remarques : – le lien entre terrorisme et antisémitisme avec la Terreur révolutionnaire en France ? On pourrait parler d’amalgame. Or il existe un lien, pertinent celui-là, entre nationalismes modernes et terrorisme sacrificiel d’état, un lien qu’avait relevé, entre autres, Camus et qui s’est vérifié au 20ème siècle avec les nationalismes anticolonialistes et post-indépendances d’Afrique et d’Asie notamment – quelle faille centrale utilisent à fond les idéologies terroristes, dites post-coloniales ? le fait que la différence ayant été essentialisée après les indépendances, les démocraties et idéologies des droits de l’homme (or les droits humains ne sont pas une idéologie occidentale, mais bel et bien des droits fondamentaux universels) se retrouvent reléguées au statut pré-colonial, donc invalides au regard de la fameuse “différence” culturelle et religieuse qui, elles, valident des inégalités et des oppressions autrement plus réelles ! – il y a là un tour de passe idéologique qui arrange bien des intérêts et des lâchetés, et bien des populismes et autres dictatures cannibales (Glucksmann l’avait très bien compris) Il ne faut pas oublier que la division d’un camp attire infailliblement sa défaite – cela, les nationalismes post-indépendances l’ont bien compris, jouant des divisions entre pays occidentaux obnubilés par leurs intérêts à court et moyen terme – le comble est que d’anciennes puissances dites émergentes colonisent à leur tour les anciennes colonies occidentales (Chine, Brésil, par exemple) – les Etats-Unis et la Russie ont-ils décolonisé leurs conquêtes des 19ème et 20ème siècle ? Bien loin de le faire, ils les confortent tout en faisant la leçon aux autres ! -le lien entre terrorisme et négationnisme est typique des logiques pré-génocidaires : diffuser graduellement des mensonges et des doutes pour anéantir finalement un groupe ciblé. Le film montre bien ça Et puis aussi cette information livrée par le réalisateur lors du débat (plus déprimant) : le fait que des états subventionnent le film (par le biais de sociétés de production) et finalement décident de ne pas le diffuser ! Quelle hypocrisie ! Et surtout quel encouragement à la pratique de la terreur ! Si le Hamas était au pouvoir à Stockholm, il y aurait belle lurette que les Suédois auraient perdu toutes leurs libertés. L’Etat suédois le sait très bien. Amers constats.Georges }

Londres encore ! Chagrin et colère

{{Pendant les 8 minutes qu’il aura fallu à la police londonienne pour abattre les trois assassins du samedi soir, ceux-ci ont pu tuer 7 personnes et en blesser 48. “Pour Allah. “}}Un jeune Français parti, comme tant d’autres, travailler à Londres, fait partie des victimes et cela nous bouleverse.Une Française fait hélas aussi partie des 21 blessés gravement atteints.{{La déferlante du terrorisme islamiste ne laisse pas au monde un seul jour de répit.}}Entre Manchester et Londres il y a eu les carnages d’Egypte, d’Afghanistan, d’Irak. Ailleurs des attentats moins massifs qui font partie du quotidien de la planète.L’attentat au camion bélier, mode opératoire utilisé pour la seconde fois à Londres l’avait été à Nice et à Berlin, après avoir été pratiqué sur les civils israéliens, tout comme les attaques au couteau.{{Les “soldats du califat” peuvent donc se passer d’explosifs et d’armes à feu pour tuer et terroriser.}}{{Nous, nous ne pouvons nous passer de la condamnation universelle du terrorisme et de la solidarité avec toutes ses victimes.}}Nous ne pouvons pas d’avantage nous abstenir de désigner l’idéologie islamiste qui inspire et nourrit ce terrorisme. {{Ne nous lassons pas désarmer moralement. Les temps appellent un 11 janvier mondial et permanent. }}Huguette Chomski Magnis Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme

Meurtre de Sarah Halimi : l’appel de 17 intellectuels

{{“Que la vérité soit dite.”}}C’est ce que demandent, à propos de la mort de Sarah Halimi, les signataires, parmi lesquels Elisabeth Badinter Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Georges Bensoussan et Céline Pina. Près de deux mois après un crime si atroce et si peu médiatise, leur tribune publiée en exclusivité par Le Figaro est très importante. Le MPCT est solidaire de tout ce qui ira dans le sens de la vérité et de la justice pour la malheureuse Sarah Halimi et sa famille.{{Extraits Copyright Le Figaro:}}{“TRIBUNE – Dans un texte publié en exclusivité dans Le Figaro, Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Jacques Julliard, Élisabeth Badinter, Marcel Gauchet et d’autres personnalités* appellent à ce que toute la lumière soit faite sur la mort de cette Française de confession juive tuée aux cris d’«Allah akbar». Ce crime d’une barbarie rare, qui a eu lieu en pleine campagne présidentielle, a reçu peu d’attention des médias. {{ {Le 4 avril dernier, Sarah Halimi, Française de confession juive, âgée de 65 ans, mère de trois enfants et retraitée, a été torturée à son domicile aux cris d’«Allah akbar» puis défenestrée. }}La victime vivait dans un HLM du quartier de Belleville depuis une trentaine d’années. Cette nuit-là, son voisin, Kobili Traoré, 27 ans, a pénétré chez elle vers quatre heures du matin, l’a agressée et a commencé ses sévices …”}Par ailleurs, un “Comité de soutien vérité et justice pour Sarah Halimi” s’est constitué récemment. Vérité et justice, deux objectifs qui sont les nôtres. HCM

Le 14 juin : enfin à Paris, “Watching the Moon at Night”, témoignages et analyses sur le terrorisme et l’antisémitisme

{{Première parisienne de {WATCHING THE MOON AT NIGHT, ON TERRORISM AND ANTISEMITISM}}}(Le Soir Ils Contemplent la Lune)documentaire remarquable sur le terrorisme et l’antisémitisme{{MERCREDI 14 JUIN 2017 à 16h 30}}Conseil RégionalSalle Delouvrier 35, Boulevard des Invalides 75007 Paris{{PROJECTION – DÉBATEn présence des réalisateurs Joanna Helander et Bo Persson}}{{Avec le soutien du Conseil Régional d’Ile de France}}UN ÉVÉNEMENT CO-ORGANISÉ PAR {{ l’AfVT, Association française des victimes du terrorisme}}{{ le MPCT, Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme}}{{Débat animé par Lise Haddad}}{{avec la participation d’ISABELLE KERSIMON et RICHARD PRASQUIER}}{{Entrée Libre – Réservation obligatoire }} Par mail : [mpctasso@aol.com->mpctasso@aol.com]Par téléphone : 06 03 77 06 02{{EN SAVOIR PLUS SUR {WATCHING THE MOON AT NIGHT}}} -Ce documentaire créatif de 90 minutes sur le terrorisme contemporain et l’antisémitisme est une production de Kino Koszyk HB en co-production avec Film i Väst et le soutien de l´Institut de Film suédois . -{{Filmé dans six pays, Watching the Moon at Night donne la parole aux victimes d’attentats terroristes de ces dernières années, de Jérusalem à l’Algérie, de Paris à Moscou et New York. }}-{{Leurs témoignages sont présentés avec les points de vue d’experts mondiaux dans ce domaine. }} On y entend les analyses du regretté {{André Glucksmann}} comme le témoignage de{{ Guillaume Denoix de Saint Marc}} ( Directeur-général de l’AfVT, Association française des Victimes du Terrorisme). Pour la première fois à l’écran,{{ Dan Alon}}, un survivant israélien de l’attaque des Jeux olympiques de Munich en 1972, se confie sur sa vie après l’attentat.{{ Les autres victimes du terrorisme qui témoignent dans le film :}}{{ {{Arnold Roth}} (Israel)Cherifa Kheddar }} (Algerie){{Teresa Jiménez-Becerril }} (Espagne){{Juliette Bergman}} (New York){{Michael Gallagher}} (Irlande du Nord){{Raphael Mafouta}} (Paris){{Esther Saez-Gonzales}} (Espagne)La famille {{Lars Bergander}} (Suède){{Clara Rojas}} (Colombie) {{Après les attentats de masse qui ont frappé Paris et Nice, touché la Tunisie, l’Egypte, à Stockholm, Manchester, et qui meurtrissent la planète, les problèmes soulevés par le film sont plus pertinents et actuels que jamais.}}-{{Walter Laqueur}}, l’historien de renommée mondiale, qui a quitté son Breslau natal la veille de la Nuit de Cristal en 1938, est l’une des personnes qui a inspiré Watching the Moon at Night. Ses interventions dans le film sont essentielles, il explore les nombreuses facettes du terrorisme contemporain, ses liens fréquents avec l’antisémitisme et ses racines dans l’Histoire de la violence politique du XXe siècle. -L’historien Robert S. Wistrich, l’avocat Anthony Julius, le président du Memorial, Sergei Kovalev, l’écrivain et dissident Vladimir Bukovsky, l’avocate tchétchène Lidia Yusopova, l’anthropologue Joanna Tokarska-Bakir et le journaliste Konstanty Gebert de Pologne, le Dr Zuhdi Jasser, de parents syrien, né aux USA, fondateur et président du Forum Islamique Américain pour la Démocratie (AIFD), le philosophe iranien Ramin Jahanbegloo, L’ambassadeur des États-Unis pour la lutte contre l’antisémitisme, Hannah Rosenthal et le psychologue Henry Abramovitch sont quelques-uns des experts participants. -Le prix Nobel Wisława Szymborska lit ses propres poèmes, tissés soigneusement dans la trame d’un récit complexe et dramatique, accompagnés de musiques interprétées par les compositeurs, Zygmunt Konieczny de Cracovie, Ruth Fazal de Toronto, Matti Bye de Stockholm et l’orchestre Gipzy.cz de Prague.-La première de ce film s’est tenue au Parlement suédois. Il a également été projeté au Parlement européen à Bruxelles ainsi que dans des festivals de cinéma et dans des lieux prestigieux de plus de dix pays. http://www.kinokoszyk.com/watchingthemoon/