{{{L’islamiste algérien Rachid Ramda est accusé de complicité dans trois atentats commis à Paris en 1995 .Sa comparution devant la Cour d’Assises spéciale à Paris est l’aboutissement d’une bataille de dix ans menée par SOS Attentats pour obtenir son extradition de Grande-Bretagne. Qui sont les commanditaires ? Qui sont les financiers ?. Les victimes et leurs familles attendent des réponses (R.D.)}}}{{Communiqué de SOS Attentats , le 1er Octobre 2007}}{Lundi 1er octobre 2007 se tiendra devant la Cour d’assises de Paris le procès de Rachid Ramda soupçonné d’avoir financé les attentats commis à Paris le 25 juillet 1995 à la station du RER Saint-Michel (8 morts et 200 blessés), le 6 octobre 1995 à la station de métro Maison-Blanche (18 blessés) et à la station du RER Musée d’Orsay, le 17 octobre 1995 (30 blessés). Il aura fallu 10 ans pour obtenir son extradition de Grande-Bretagne.L’association S.O.S. Attentats et 202 parties civiles seront représentées par Maître Georges Holleaux.Déjà présentes dans les procédures qui ont abouti aux condamnations à la réclusion criminelle à perpétuité en 2003 de Boualem Bensaid et Smaïn Ait Ali Belkacem, les victimes attendent de ce procès des éclaircissements concernant la campagne d’attentats organisée sur le sol français en 1995 par le GIA. Rachid Ramda répondra de son implication éventuelle dans le financement non seulement des engins explosifs, mais aussi de l’ensemble de la logistique ayant permis la préparation et la réalisation de ces 3 attentats}.
Auteur/autrice : MPCT
Actualités : L’Irak appelle à une mobilisation mondiale contre le terrorisme
« L’Irak, qui porte le plus lourd fardeau face au terrorisme, appelle les nations du monde à s’unir dans ses efforts » pour lutter contre ce fléau, a déclaré le 26 septembre 2007 le Premier ministre irakien, qui a souhaité que son pays s’ouvre à « tous les pays ». « Le nouvel Irak qui vit l’expérience d’une jeune démocratie, est gouverné par des institutions constitutionnelles, où la liberté d’opinion, de croyance et d’expression de tous est respectée. Cet Irak ne renoncera pas à son choix démocratique pour lequel notre peuple a payé un prix très élevé. Cette position nécessite le soutien et la coopération des nations du monde, afin que l’Irak puisse construire un Etat moderne qui garantisse la justice, l’égalité, et le respect du pluralisme religieux, intellectuel, sectaire et ethnique », a déclaré Nuri Kamel Al-Maliki, Premier ministre de la République d’Irak, lors du débat général à l’ONU.(Source : Centre de nouvelles ONU)
Birmanie : Communiqué du Mpct
{{Le MOUVEMENT POUR LA PAIX ET CONTRE LE TERRORISME appelle à manifester contre la répression par la dictature birmane des manifestations pacifiques de Rangoun, pour la défense des droits et des libertés démocratiques, d’expression, de presse et de réunion, du peuple birman. Manifestation ce jeudi 27 septembre à 14h. 60 rue de Courcelles, 75008 Paris en face de l’ambassade de BirmanieMetro : Courcelles}} Ci-dessous l’appel signé FIDH, Info Birmanie, LDH, Reporters sans frontières, Stoppons le TOTALitarisme en Birmanie. Appel à manifesterJeudi 27 septembre 2007 à partir de 14h0060 rue de Courcelles, 75008 Paris (en face de l’ambassade de Birmanie)En présence de Jane Birkin Rejoignez-nous nombreux Nous condamnons une nouvelle répression sanglanteLe Conseil de sécurité des Nations unies doit agir d’urgencePour des sanctions effectives contre le régime militaire Des milliers de moines et d’étudiants continuent de manifester pacifiquement aujourd’hui à Rangoon et dans plusieurs villes de Birmanie, en dépit du déploiement de forces militaires visant à imposer par la force l’interdiction de se rassembler. L’armée, la police et des membres de l’Union Solidarity and Development Association (USDA), une organisation aux mains de la junte, les ont brutalement attaqués, et de nombreux manifestants ont été arrêtés.Les forces de sécurité entourent les principaux monastères. Nous craignons une répression sanglante comme celle de 1988. Le Conseil de sécurité des Nations unies, présidé par la France, doit appeler la junte militaire à ouvrir un dialogue avec l’opposition birmane pour sortir de la crise. Mais deux membres permanents du Conseil de sécurité, la Chine et la Russie, font obstacle à une telle initiative. Nos gouvernements doivent obtenir de ces deux pays qu’ils ne mettent pas leur veto contre une telle résolution.En signe de solidarité avec le mouvement de protestation et pour prévenir un nouveau massacre et en appeler à la responsabilité de nos gouvernements, nous appelons à manifester avec les démocrates birmans en exil en France, face à l’Ambassade de Birmanie/Myanmar à Paris. Paris, le 26 septembre 2007.
“Oui , c’est cette terreur que nous avons vécue seuls et isolés, ….”Le témoignage accablant de Cherifa Kheddar
{{{L’intervention de Cherifa Kheddar à la Conférence Internationale contre le Terrorisme qui a eu lieu à Paris le 11 septembre 2007 en a été un des moments forts …}}}{{Née à à Blida en Algérie , c’est une rescapée du terrorisme islamiste dans son pays. Elle est la sœur de deux victimes assassinées le 24 juin 1996:une sœur avocate à l’âge de 34 ans et un frère architecte de formation à l’âge de 36 ans. }} Elle dirige depuis 10 ans l’association Djazairouna qui a été fondée par les familles de victimes assassinées ou enlevées, ainsi que par les rescapés des attentats et des massacres sanglants que la région de la Mitidja a connus.Voici , dans son intégralité , son intervention : par son courage exceptionnel , par sa détermination , elle a donné tout son sens à la Conférence …———————————————————– {{{ {{Victimes du Terrorisme : l’expérience algérienne}} }}} – 11 avril 2007 : attentat au palais du gouvernement 33 morts et des dizaines de blessés.- 11 juillet 2007 : attentat dans une caserne à Tizi Ouzou 110 morts et des dizaines de blessés.-6 septembre 2007 :attentat de Batna 25 morts et 107 blessés-8 septembre 2007 : attentat de Delis 30 morts et 70 blessésIl ne s’agit là, que des attentats qui ont été largement médiatisés .Pour une seule raison :un concours de circonstances qui le permettait.{{ {Revenons au contexte politico historique } }}Après l’indépendance, les écoles algériennes sont désertées par l’encadrement français, qui a été remplacé dans la précipitation par un encadrement du Moyen Orient.Si , parmi les enseignants arrivés du Moyen Orient, les irakiens et les syriens formait l’élite de l’enseignement dans leur pays d’origine, nul ne pouvait en dire autant des enseignants venus d’Egypte , pays qui connaissait une forte montée de l’islamisme.Pendant les cours de maths , d’arabe ou de sciences naturelles, les élèves avaient droit à des prêches islamistes en bonne et due forme.Quand les enfants rentraient chez eux en annonçant à leurs parents qu’ils ont appris à faire la prière, ou que les filles demandaient à être habillées de vêtements plus décents, rares sont les parents qui réagissaient d’une manière négative à ce genre de propos .Pour certains , ils étaient même ravis de savoir leur enfant sur le chemin de la religion (et même si leurs moyens ne leur permettaient pas d’acheter de nouveaux habits qui répondaient aux souhaits de certains de ces nouveaux enseignants pieux.) Ainsi deux générations entières d’algériens, ont été livrées aux idéologues islamistes.D’année en année l’échec scolaire est enregistré par l’école algérienne, mais aucune politique n’a été mise en place pour mettre fin à cet échec.Les années 90, ont récolté le fruit de la politique de l’enseignement mis en place, pendant la deuxième moitié de la décennie 70, et celle qui l’a suivie.Ensuite les pouvoirs publics, pour mettre fin aux revendications des laïques, ont légalisé un parti islamiste qui prônait un discours de haine et de violence, contre tous ceux qui ne sont pas prêts à changer d’habitude alimentaire et vestimentaire. En 90, la majorité des communes sont dirigées par les islamistes qui ont gagné haut la main les élections locales.En 91 la déferlante islamiste s’est confirmée lors des législatives, favorisé par le mode de scrutin, mis en place à l’époque pour faire gagner le FLN, parti du pouvoir et au pouvoir.La violence des islamistes se sont exercées en particulier contre des femmes . L’incendie d’une habitation, avec à l’intérieur ses habitants composés d’une femme divorcée et de ses quatre enfants en bas âge, l’appel au djihad lancé par les chef islamistes en cas d’échec aux élections, suivi de l’attaque de la caserne de Gmar, où dix huit appelés, âgés de dix neuf à vingt et un an ont été mutilés à l’arme blanche, ont fait réagir les démocrates en appelant à une marche qui a regroupé plus d’un million de citoyens dans les rues d’Alger.Les pouvoirs publics ont annoncé l’annulation du deuxième tour des législatives, arrêté les chefs islamistes, et mis dans les camps d’internement, environ dix mille algériens soupçonnés d’activité islamiste. { {{Les cibles des islamistes}} } La violence armée des islamistes déclarée au début contre les femmes , ensuite contre les membres des services de sécurité, dont la majorité étaient des appelés en permission chez leurs parents, a pris la forme de « djihad ». Des condamnations à mort , décrétées par les islamistes au nom d’Allah, ont fait leur apparition contre des cibles précises :=>contre les fonctionnaires, =>contre les féministes,=>contre les communistes, =>contre les intellectuels, =>contre les femmes non voilées,=>contre ceux et celles qui luttaient contre l’islamisme politique, Ensuite : =>contre ceux qui ne soutenaient pas l’islamisme ouvertement, Et enfin : =>contre ceux qui ne soutenaient pas les actions meurtrières des islamistes.{ {{Les assassinats en plein jour}} } Beaucoup de militant(e)s qui n’ont pas quitté l’Algérie, après leur condamnation à mort par les islamistes, ont été exécutées par arme à feu ou par arme blanche. Elles ont été assassinées :=> dans la rue en plein jour, => dans leur domicile, en présence de leur proches, (enfants et parents). => sur le lieu de leur travail, en présence de leurs élèves, quand il s’agit d’enseignantes. =>contre certaines femmes pour le seul fait qu’elles travaillent ou qu’elles refusaient de porter le foulard.Cependant aucun viol ni enlèvement, n’ont été enregistrés contre les militantes dans la région de la Mitidja. Toutefois on a enregistré des cas qui ne répondent à aucune logique. Pendant les années 90, Les femmes de condition modeste, qui portaient le foulard, qui étaient des proches d’islamistes ont payé un lourd tribut elles aussi. Elles ont fait l’objet d’abord de mariage de jouissance, et plus tard, elles ont subi l’enlèvement, le viol, et l’assassinat par les islamistes. { {{Les villageois traqués}} } Les GIA se sont vengés de la paysannerie (qui a constitué ,au départ, le soutien logistique, et qui a fait preuve de complicité passive) en simplifiant la tâche des terroristes : les filles avec ou sans leurs consentement, étaient données (par les frères ou les pères) en mariage de jouissance. Elles rejoignaient les maquis où beaucoup d’entre elles ont connu plusieurs veuvages et remariages. De retour du maquis, elles se retrouvaient avec plusieurs enfants à charge (nés au maquis), issus de plusieurs mariages consécutifs à leurs veuvages répétitifs.Bien entendu, dans les maquis aussi, on se passait de leur consentement pour les remarier. En plus du rôle initial d’assouvir les besoins sexuels des terroristes, les tâches ménagères leur revenaient de droit.Ensuite, la participation massive de cette même paysannerie aux présidentielles de 1995, et l’accord conclu entre l’armée régulière et certains groupes terroristes islamistes, pendant l’année 97, ont suscité la colère des groupes terroristes réfractaires. Cela a eu pour conséquence l’attaque des GIA contre les villageois traîtres, et contre les proches des terroristes qui ont décidé d’observer la trêve. Des centaines de jeunes femmes voilées et ou islamistes, ont été enlevées et violées, lors des grands massacres que connut la Mitidja.{ {{Les femmes enlevées sont considérées comme un butin de guerre}} } Celles qui ont réussi à s’échapper ont pu témoigner des viols collectifs et répétitifs qu’elles ont subis par les islamistes armés pendant toute la période de leur capture.Ces viols étaient pratiqués contre les femmes enlevées, considérées comme butin de guerre, et utilisés comme arme de guerre contre la société algérienne impie.En 1999, le président de la république, a décidé de tendre la main aux algériens qui se sont égarés du droit chemin, et qui pendant des années ont tué d’autres algériens pour le seul fait qu’ils ne partageaient pas leur projet obscurantiste, ou de ceux qui le dénonçaient par des moyens pacifiques.Ainsi, une campagne en faveur de la concorde civile, a été menée par le président, relayé par les partis politiques islamistes, les partis conservateurs, ainsi que certains partis de gauche. Aussi la loi portant concorde civile, promulguée le 13 juillet 1999 , ensuite plébiscité par un semblant de référendum tenu le 16 septembre 1999, a accordé l’impunité à tous les terroristes qui ont été arrêtés ou qui se sont rendus au autorités dans un délai de six mois à compter de la date de la promulgation de ladite loi.Le 10 janvier 2000, date d’expiration de la loi de concorde civile, le président décrète la grâce amnistiante au profit de tous les terroristes islamistes.Le 27 février 2006, les textes d’application de la charte réconciliation nationale, consacrant l’impunité aux terroristes islamistes sont promulgués. Encore un texte en faveur des terroristes.Ce même texte, consacre l’emprisonnement ferme de 3 à 5 ans et le paiement d’une amende de 250 000 à 500 000 DA contre les victimes qui, par leurs déclarations, écrits, ou autres, dénoncent ces injustices, ou revendiquent la de justice, le devoir de vérité et le devoir de mémoire. { {{Ce que fait aujourd’hui notre association}} } Afin de lutter pour la mémoire des victimes assassinées, pour la vérité sur les victimes enlevées, pour la dignité des survivants , notre association a formé une coalition avec d’autres associations des victimes du terrorisme. Nous menons des actions communes en vue de défendre le devoir de mémoire, de justice, de vérité et de dignité. Nous avons préparé une conférence internationale au tour de la justice transitionnelle qui devait se tenir le 7 et 8 février 2007 à Alger mais elle a été malheureusement interdite par les autorités.Nous enregistrons de jour en jour toutes les politiques d’impunité accordée aux islamistes et à tous ceux qui sont coupables d’atteinte au droit à la vie depuis plus d’une décennie, et qui jouissent tranquillement de tous les droits en Algérie. En revanche, leurs victimes ciblées parmi les civils sont privées de leurs droits les plus élémentaires. Je voudrais profiter de cette occasion pour rappeler aux présents, que pendant les débuts de la décennie rouge, les amis de victimes de terrorisme se faisaient rares, et les islamistes, qui les ciblaient, les condamnaient publiquement, les exécutaient en présence de témoins, et revendiquaient leu crimes étaient blanchis par des intellectuels bien-pensants en occident.{ {{Les ONG de défense de Droits Humains réservaient l’intitulé de victime et l’attribuait uniquement aux islamistes.}} }Les victimes des G I A (victimes d’assassinat, d’enlèvement, de viol, et de déplacement, suite aux actes perpétrés par les terroristes islamistes) sont soupçonnées d’être les alliés des généraux.{ {{Il faut une politique courageuse pour mettre fin à la violence intégriste !}} }Plus tard, les occidentaux ont reconnu que même si les islamistes sont les victimes de l’Etat, il est de notoriété publique que ces islamistes n’ont pas hésité à faire des femmes et des démocrates non islamistes, non armés et non protégés (ainsi que leurs proches), une cible privilégiée , particulièrement dans la Mitidja, région cruellement frappée par les assassinats, les massacres collectifs, les viols, les enlèvements, les tortures, les destructions des biens, le racket, et l’exode des familles vers les villes pour fuir la terreur.Oui c’est cette terreur que nous avons vécue seuls et isolés, pendant toute une décennie, parce que la communauté internationale nous a tourné le dos pour nous faire payer notre rejet d’un Etat théocratique comme l’Iran, le Soudan, ou l’Afghanistan , au nom d’une hypothètique démocratie. Enfin permettez moi de vous dire, que ni la lâcheté des institutions, ni la condamnations des actes terroristes par ces dernières, ne mettra fin à la violence intégriste, en l’absence de politiques courageuses à mener à l’échelle régionale et internationale contre l’utilisation de la religion à des fins politiques {{Cherifa Kheddar}} { {{Association Djazairouna des familles victimes du terrorisme}} } {L’association compte 4000 adhérents tous victimes de terrorisme : victimes directes ou proches , ascendants, descendants, époux et collatéraux.Depuis sa création , l’association apporte dans la mesure de ses capacités humaines et financières, une aide matérielle et morale à l’ensemble de ses adhérents, ainsi qu’une assistance administrative, juridique, psychologique et médicale à une moyenne annuelle de 200 victimes.}-Agréée : S /N 01/97 le 12/01 /97-Adresse : BP 411 Blida. -E.mail : djazairouna2004@yahoo.fr -Telfax :00.213.25.41.17.44 -Mobile : 00.213.72.55.37.02 et 00 213 54 50 91 05
Dans son intégralité , l’importante contribution du Professeur Ruzié à la Conférence Internationale de Paris le 11 septembre 2007: “A propos d’une définition du terrorisme”
{{{David Ruzié est Professeur émérite des universités, spécialiste de droit international. }}} Lorsque l’on dit, parfois, familièrement, que l’histoire est un éternel recommencement, cette remarque vaudrait également pour la définition du terrorisme.En effet, la question avait déjà été évoquée, au lendemain de la première guerre mondiale et débattue au cours de plusieurs conférences pour l’unification du droit pénal, entre 1927 et 1935. L’idée d’une convention internationale pour universaliser la répression du terrorisme fut également débattue à la Société des Nations (SDN), à la demande de la Roumanie, en butte aux actions terroristes de la Garde de fer. Mais, il fallut attendre les lendemains de l’attentat fomenté par les oustachis croates, à Marseille, en 1934 et qui coûta la vie au roi de Alexandre de Yougoslavie et au ministre français des affaires étrangères Barthou, pour que la question soit enfin abordée à la demande de la France.Et, en 1937, deux conventions furent adoptées par le Conseil de la SDN. La première considérait comme actes de terrorisme « les faits criminels dirigés contre un Etat et dont le but ou la nature est de provoquer la terreur chez des personnalités déterminées, des groupes de personnes ou dans le public ». A quelques retouches nécessaires près, cette définition avait au moins le mérite d’exister.De même, afin de laisser le choix à un Etat de poursuivre ou d’extrader les auteurs de tels actes, la seconde convention instituait une cour pénale internationale, dont les membres étaient choisis parmi les juges de la Cour permanente de justice internationale, prédécesseur de l’actuelle Cour internationale de justice. Malheureusement, aucune de ces deux conventions n’entra en vigueur, faute de ratifications.Telle était la situation au lendemain de la seconde guerre mondiale et ce n’est que lorsque le fléau des détournements d’avion, puis des actes portant atteinte à la sécurité de l’aviation civile eurent tendance à se multiplier, dans les années 60, d’abord au dessus des Caraïbes puis au Moyen Orient, que la communauté internationale songea à se doter d’un arsenal juridique pour lutter contre ces fléaux (et ce fut l’amorce d’un mouvement conventionnel spécifique que nous évoquerons plus loin). Et ce n’est que lorsque un très grand nombre d’Etats se décidèrent à accepter d’être liés par ces conventions que ces actions terroristes eurent tendance à régresser, voire à disparaître, malheureusement, à de rares exceptions près (v. attentat de Lockerbie et destruction de l’avion de l’UTA).En revanche, la tragédie des Jeux olympiques de Munich en 1972, une fois l’émotion du moment passée, n’entraîna pas de réaction générale face à la multiplication des actions terroristes sur terre.Notons toutefois que l’Europe a eu le mérite d’adopter, dès 1977, une convention par laquelle les Etats parties (aujourd’hui 45 des 46 Etats membres) s’engageaient non seulement à poursuivre les infractions visées par les conventions spécifiques déjà conclues, mais de plus s’engageaient à poursuivre les infractions comportant « l’enlèvement, la prise d’otage ou la séquestration arbitraire », ainsi que les infractions comportant « l’utilisation de bombes, grenades, fusées, armes à feu automatiques, ou de lettres ou colis piégés dans la mesure où cette utilisation présente un danger pour des personnes ».Par la suite, 7 autres conventions régionales furent conclues sous les auspices d’organisations régionales (Ligue arabe, Organisation de la conférence islamique, Organisation des Etats américains, Organisation de l’Unité africaine, Association sud-asiatique de coopération régionale, Communauté des Etats indépendants).Mais toutes ces conventions ne sont pas en vigueur et certaines ne regroupent qu’un nombre d’Etats limité.Et surtout, une définition restrictive, consacrée par certaines d’entre elles, aboutit à la vider de sa substance (v. infra).La tragédie du World Trade Center du 11 septembre 2001 devait donner un coup de fouet à la lutte contre le terrorisme. Ainsi, le Conseil de sécurité dans sa résolution 1373 décida la création d’un comité contre le terrorisme, qui effectivement, a mis en œuvre certaines mesures d’action précises, mais sans prendre en charge la question de la définition. De fait, depuis 1999, le Conseil de sécurité n’a pas adopté moins d’une dizaine de résolutions.Ainsi, en 2004, le Conseil, parmi les membres duquel figurait l’Algérie, adopta la résolution 1566 selon laquelle « les actes criminels, notamment ceux dirigés contre des civils dans l’intention de causer la mort ou des blessures graves ou la prise d’otages dans le but de semer la terreur parmi la population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir un acte ou à s’abstenir de le faire, qui sont visés et érigés en infractions dans les convention s et protocoles internationaux relatifs au terrorisme, ne sauraient, en aucune circonstance être justifiés par des motifs de nature politique, philosophique, idéologique, raciale, ethnique, religieuse et similaire et (qui) demande à tous les Etats de prévenir ces actes et, à défaut, de faire en sorte qu’ils soient réprimés par des sanctions à la mesure de leur gravité » (souligné par nous).L’année suivante, l’Algérie étant toujours membre du Conseil de sécurité, celui-ci adoptait la résolution 1624, aux termes de laquelle « les actes, méthodes et pratiques terroristes sont contraires aux buts et principes de l’Organisation des Nations Unies » et il condamna « avec la plus grande fermeté tous les actes de terrorisme, quels qu’en soient les motifs, où qu’ils soient commis et quels qu’en soient les auteurs, en tant qu’ils constituent l’une des plus graves menaces contre la paix et la sécurité » (souligné par nous). Cette résolution, malheureusement, dépourvue de toute force juridique ne faisait, d’ailleurs, que reprendre à l’identique la formulation du document final du Sommet mondial, rassemblant à New York, les représentants de tous les Etats membres. Mais, ce document lui-même n’avait qu’une valeur purement politique, y compris lorsqu’il consacrait l’engagement des Etats membres d’élaborer au cours de la 60ème session de l’Assemblée générale, en 2006, une Convention globale contre le terrorisme.On peut difficilement être plus précis. Et, cependant, les résultats sont inexistants. Car, c’est à l’Assemblée générale, par l’entremise de sa 6ème commission, chargée des questions juridiques, qu’il appartiendrait de promouvoir une norme contenant une définition du terrorisme, afin d’en faciliter, sinon la prévention, du moins la répression.Certes, l’Assemblée générale avait dès le 17 décembre 1996 décidé la création d’un comité spécial chargé d’élaborer une convention générale sur le terrorisme international.Mais, de fait, le comité a préféré mettre l’accent sur des conventions « ciblées » sur certains aspects du terrorisme. Ainsi a-t-il contribué à l’adoption d’une Convention internationale pour la répression des attentats terroristes à l’explosif (1997), une Convention internationale pour la répression du financement du terrorisme (1999) et, plus récemment, une Convention internationale pour la répression des actes de terrorisme nucléaire (2005).Ainsi compte-t-on, actuellement, 13 conventions spécifiques sur tel ou tel aspect du terrorisme (dans les airs, sur mer; prise d’otages, attentats à l’explosif, répression du financement, marquage des explosifs plastiques).Toutefois, les travaux du Comité spécial contre le terrorisme « bute » toujours sur la même question, celle de la « référence aux principes de base du droit international et, plus particulièrement, sur le droit à l’autodétermination et le droit à résister à l’oppression ».Car, dès 1985, quand la question des mesures visant à prévenir le terrorisme international fut évoquée devant l’Assemblée générale, une majorité (quasi-automatique) réussit à jumeler cette question avec l’étude des causes sous-jacentes des formes de terrorisme et d’actes de violence « qui ont leur origine dans la misère, les déceptions, les griefs et le désespoir qui poussent certaines personnes à sacrifier des vies humaines, y compris la leur, pour tenter d’apporter des changements radicaux ».Quand on connaît la situation sociale des terroristes du 11 septembre 2001, celle de ceux qui commirent récemment des attentats en Grande-Bretagne ou au Maroc, on est certes loin de la misère et on voit mal les raisons de leur désespoir.En revanche, ils pouvaient se prévaloir de la reconnaissance, confirmée par la résolution 40/61 du 9 décembre 1985, du droit à l’autodétermination et à l’indépendance de tous les peuples « soumis à des régimes coloniaux et racistes et à d’autres formes de domination étrangère et affirmant la légitimité de leur lutte ». Cette même résolution évoquait, également, le souci de « contribuer à l’élimination progressive des causes sous-jacentes du terrorisme international » en visant les situations liées à l’ « occupation étrangère ».Quant on connaît l’acception que l’on donne dans certains milieux aux notions de colonisation et d’occupation, on voit, immédiatement, à quelles dérives on aboutit. Et comme la règle d’adoption des décisions, au Comité contre le terrorisme, est celle du consensus (c’est à dire qu’il ne faut pas qu’il y ait une seule voix qui s’élève contre l’adoption d’un texte), il est facile pour les Etats musulmans, sous l’égide de la Conférence de l’Organisation islamiste (C.O.I.), qui compte 57 membres, d’empêcher la réalisation d’un consensus.Cette question des « excuses » aux actes de terrorisme que l’on retrouve dans les conventions contre le terrorisme conclues, tant sous les auspices de la Ligue des Etats arabes que sous celle de l’O.C.I. se retrouve aux Nations Unies depuis que l’Organisation mondiale a mis à l’ordre du jour de ses travaux la question de la lutte contre le terrorisme. Car, jusqu’à présent, les différentes conventions existantes, tant les conventions spécifiques que les conventions régionales se contentent de mettre en œuvre le principe suivant lequel un Etat doit poursuivre ou accepter de livrer (extrader) vers un autre Etat qui le réclame l’auteur présumé d’actes de terrorisme.Or, il n’est pas certain que tous les Etats manifestent d’intérêt à engager des poursuites (surtout s’ils ne sont concernés ni par la nationalité de l’auteur de l’acte, ni par celle de la victime, ni par le lieu de commission de l’acte) et ils peuvent avoir tendance à multiplier les arguties pour retarder l’extradition demandée (v. le temps mis par la Grande-Bretagne – 10 ans – pour extrader vers la France l’auteur présumé des attentats terroristes de 1995).D’où l’intérêt de mettre en place une juridiction internationale (comme cela avait été prévu par la convention de 1937).Or, il existe bien la Cour pénale internationale (C.P.I.), qui est en place depuis 2002. Mais, pour l’instant, cette juridiction n’est compétente que pour connaître des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocide. Lors des travaux préparatoires (plus précisément dans la déclaration finale ayant été adoptée à Rome, en 1998), il a été envisagé de lui confier, par la suite, la connaissance des actes de terrorisme ; cela devrait être possible, à l’occasion de la conférence de révision du statut de la C.P.I., qui devrait s’ouvrir en 2009.Encore faudrait-il que l’on puisse définir la notion d’actes de terrorisme, dont la C.P.I. aurait à connaître.Et nous voilà ramenés à la « case départ »….En réalité, la question de la définition du terrorisme constitue plus un problème politique qu’une difficulté juridique.Il manque incontestablement une volonté politique d’aboutir. Et il n’est que de constater la facilité avec laquelle les Etats acceptent d’adopter des textes n’ayant que la valeur d’une déclaration d’intention et leur réticence à accepter de voir adopté un texte ayant force juridique.D’ailleurs – et l’exemple des conventions de 1937 est tout à fait probant – il ne suffit pas de signer une convention internationale, il faut encore confirmer son engagement à se voir lié par cette convention en la ratifiant. Or, souvent, les Etats s’arrêtent, en quelque sorte, au stade de la signature, qui n’a aucune incidence juridique, et tardent – pour ne pas dire refusent – la ratification.Il reste donc un long chemin à parcourir.{{David RuziéProfesseur émérite des universités, spécialiste de droit international(11 septembre 2007)}}
Bournemouth (Angleterre) le 24 sept 2007: Conférence du “Manifeste de Euston” et de la Société Henry Jackson
{{“Winning the Battle of Ideas Against Islamism and Terror”,}} A Euston Manifesto / Henry Jackson Society Event “Gagner la bataille des idées contre l’islamisme et le terrorisme” une conférence co-organisée par le Manifeste de Euston et la Société Henry Jackson Lundi 24 septembre à Bournemouth (Angleterre)en marge de la Conférence annuelle du Parti TravaillisteParmi les orateurs : {{Ed Hussain}} auteur de “The islamist” ouvrage remarquable, non encore traduit en français, dans lequel il relate son parcours de jeune Britannique musulman d’origine bengale endoctriné par des islamistes qui ont réussi à pénétrer les rouages des institutions et de la société britanniques.{{Prof. Alan Johnson}} Représentant du Manifeste de Euston et rédacteur en chef de l’excellent site Democratiya. Contact : euston.manifesto@gmail.com
Actualités : L’exigence de justice des victimes du terrorisme
La cérémonie annuelle organisée par SOS Attentats en hommage à toutes les victimes du terrorisme a eu lieu le 19 septembre, jour anniversaire de l’attentat du DC 10 d’UTA. Une cérémonie émouvante d’où l’on retiendra la présence du Président de la République accompagné de trois Ministres du gouvernement, le discours fort, juste et grave de Françoise Rudetzki et les témoignages de victimes. Tout à tour, un homme victime de l’attentat de la rue des Rosiers, une dame victime de l’attentat du RER Port Royal, la fille d’une hôtesse de l’air disparue dans l’attentat du DC 10 d’UTA et une rescapée des attentats de Madrid prirent la parole. Le Président Sarkozy affirma ensuite avec force le refus de toute explication, compréhension et justification du terrorisme. Mais interpellé sur le fait de savoir sir la France allait exiger l’extradition des 6 Libyens condamnés par la justice française pour l’attentat du DC10 d’UTA, M. Sarkozy écarta implicitement cette hypothèse en disant qu’il fallait aider un pays qui cherche à sortir du terrorisme… Real Politik ?Pourtant, permettre à la justice de s’exercer et au droit d’être respecté n’est-il pas le plus sûr moyen d’aider un pays à rompre avec un passé terroriste ?
Actualités : Al Quaida veut “récupérer” l’Andalousie !
“La récupération de l’Andalousie est un devoir pour la nation en général et pour vous en particulier”, déclare le bras droit d’Oussama ben Laden à l’adresse des peuples du Maghreb.Des Musulmans venus d’Afrique du Nord s’étaient installés à partir de 711 sur la cote sud de l’Espagne dont ils avaient ensuite conquis une grande partie avant d’en être chassés en 1492.”Vous ne pouvez le faire qu’en débarrassant le Maghreb islamique des fils de la France et de l’Espagne qui sont revenus” dans les pays du Maghreb, a ajouté Zawahiri.Al-Qaïda au Maghreb, la branche du réseau de ben Laden dans les pays d’Afrique du Nord, est le nom pris fin janvier par l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien.Cette organisation a revendiqué plusieurs attentats notamment en Algérie. Elle s’est aussi manifestée en 2007 en Tunisie, au Maroc et en Mauritanie.Elle veut unifier sous sa bannière les groupes islamistes armés du Maghreb (Libye, Tunisie, Algérie, Maroc et Mauritanie) et du Sahel (Niger, Mali).Ce n’est pas la première fois que Zawahiri appelle à réislamiser l’Espagne. Les islamistes comme Al-Qaida estiment qu’un territoire qui fut autrefois dirigé par les musulmans doit faire pour toujours partie de la communauté islamique.Par ailleurs, Ahmadinejad a déclaré que le monde était arrivé à un tournant historique. L’histoire de l’Occident, a-t-il souligné, touche à sa fin, et l’apparition de l’Imam caché, annonçant l’ère du règne islamique chiite, est proche.
Actualités : Al Qaradaoui n’aime plus le terrorisme ?
Al Qaradaoui qui condamne vertueusement les derniers attentats “suicides” en Algérie, voilà qui fait ironiser le journal algérien “El Watan” .C’est que le même Qaradaoui, membre de la confrérie des Frères musulmans égyptiens et admirateur de Hassan Al Banna (le grand-père des frères Ramadan) avait cautionné le terrorisme en Algérie et qualifié les groupes islamistes de “valeureux enfants qui défendent leur religion” Touché par la grâce (miracle dû à son rapprochement avec Bouteflika ?) il découvre que l’Islam interdit formellement les tueries.Il est vrai qu’en parfait gentleman, il avait déjà condamné les attentats de Londres. Il ne va bientôt plus y avoir que les attentats commis contre les civils israéliens à mériter son onction. Bref voilà Quaradaoui en passe d’être labellisé “islamiste modéré”…
Le message de Judea et Ruth Pearl à la Conférence Internationale Contre le Terrorisme /Statement by Judea and Ruth Pearl to be read at the anti-terrorism conference Paris Sept 11 2007
{{{Judea et Ruth Pearl, parents du journaliste Daniel Pearl, devenu tragiquement emblématique de tous les otages enlevés et assassinés par des terroristes, ont adressé à la Conférence Internationale contre le Terrorisme réunie à Paris le 11 septembre 2007 un message qui l’a marquée par sa force. Le texte original de ce message est reproduit intégralement ci-dessous en anglais.Au Rassemblement du Mur de la Paix, dans une grande émotion, les comédiens Nathalie Roussel et Eric Pierrot lurent la traduction en français de ce message qui nous honore et nous incite à nous en montrer dignes.}}}___________________________________________________________{ {{Déclaration de Judea et Ruth Pearl}} }Chers amis,Au nom de la Fondation Daniel Pearl, nous vous exprimons notre soutien enthousiaste pour la Conférence Internationale contre le Terrorisme, et pour la mission qu’elle s’est assignée de créer une alliance internationale contre le terrorisme. Nous aurions tant aimé être avec vous aujourd’hui et partager avec vous ce que nous avons appris de la tragédie qui nous a frappés et qui est devenue le symbole de la cruauté et de la barbarie qui déferlent sur notre planète en ce 21eme siècle. Nous vous rendons hommage d’avoir donné la parole aux victimes de la terreur – une communauté croissante de militants qui ont une conscience aiguë des menaces du terrorisme et qui dénoncent les échecs de la société moderne face à ces menaces, ainsi que l’érosion alarmante des valeurs de notre société et de la dignité de la vie humaine qui a découlé de ces échecs. Nous qui avons connu l’enfer dans toute son horreur et n’avons eu de cesse d’étudier l’anatomie de la terreur, nous refusons d’accepter la culture d’autosatisfaction, de négation et de capitulation que nous voyons tout autour de nous. Nous refusons d’accepter le point de vue qui consiste à dire au public que la terreur n’a pas de nationalité et que de ce fait il ne faut pas la combattre, ou bien aussi que la terreur est uniquement affaire de tactique et qu’il n’est donc pas nécessaire de la définir et qu’il est impossible de l’éradiquer. La terreur est une idéologie qui consiste à ce que des griefs dépassent le niveau acceptable reconnu par toute société civilisée et qui, comme toute pathologie antisociale, peut être combattue par le biais de l’éducation et de la communication. En parallèle, comme avec toute maladie contagieuse, on doit aussi la combattre en luttant contre les agents qui transmettent et multiplient les germes à l’origine de cette maladie. Ce n’est pas dans les grottes de Bora Bora que se cachent ces agents. Ils circulent librement parmi nous sous couvert de respectabilité et de légitimité. Ce n’est pas uniquement la violence qui doit être condamnée et combattue mais aussi les médias, les écoles et les institutions religieuses qui alimentent les braises de la colère au sein de la jeunesse et encouragent le manque de respect et le rejet des valeurs civilisées du bien et du mal. Nous refusons d’accepter que les revendications des terroristes puissent dicter nos priorités. Au cours de l’histoire, toutes les atrocités quelles qu’elles soient ont toujours été commisses au nom d’une revendication ou d’une autre, toutes aussi futiles que légitimes. Notre tout premier objectif doit être de démanteler des prismes idéologiques qui décrivent ces revendications comme étant des complots cosmiques organisés par des collectivités diabolisées et de ce fait autorisent l’assassinat d’êtres innocents. Nous saluons vos efforts de sensibiliser le public sur ces sujets et aider à contenir le tsunami de haine qui menace la civilisation. Que vos voix soient entendues partout dans le monde comme un appel à la raison et au respect de l’homme. Judea et Ruth Pearl Los Angeles, Californie, USA ___________________________________________________________{{ Statement by Judea and Ruth Pearl to be read at the anti-terrorism conference Paris Sept 11 2007}}—————————–Friends,* On behalf of the Daniel Pearl Foundation,we wish to express our enthusiastic supportfor the International Conference Against Terrorismand its mission of creating a Global Alliance AgainstTerrorism. * We wish we could be with you today and share perspectives from our own personal tragedy which, in many ways, has cometo symbolize the depth of cruelty and barbarity thathas swept our planet in the 21st century.* We particularly commend you for giving voice to victims ofterror — a growing community of activists who areacutely tuned to the rising threats of terrorism,and decry the failings of modern society to cope with thosethreats, and the alarming erosion of the norms ofour society and the dignity of human life thathas taken place due to such failings.* We, who witnessed the darkest side of hell, and have since spent every moment of our lives studyingthe anatomy of terror, we refuse to accept the cultureof complacency, dissmissiveness and capitulation that we see around us. * We cannot accept the logic that tells the publicthat terror has no country thereforeit should not be fought, or that terror is merely a tactics,therefore it need not be defined and cannot be eradicated.* Terror is an ideology that elevates one’s grievancesabove the norms of civilized society and, like any anti-social pathology it can be fought through education and communication. Simultaneously,like any contagious disease it must also be fought by attending to the agents that transmit and multiplythe germs of that disease.* These agents are not hiding in the caves of Bora Bora;they operate freely among us under various guises ofrespectability and legitimacy.*It is not violence alone that need be condemned and preventedbut also the media, schools and religious institutions thatfuel combustible anger among the youth, and nurture dismissive disrespect for civilized norms of right and wrong.* We refuse to accept the logic that terrorists’ grievances should dictate our priorities. All atrocities, throughout history, have been committed in the name of one grievance or another, capricious as well as legitimate.Our first priority should be to dismantle the ideological prisms that depict grievances as cosmic conspiracies, perpetratedby demonized collectives, and thereby license the deliberatekilling of innocent.* We commend you on your efforts to bring these issuesto public awareness and help contain the tsunami of hatred that is threatening civilization.* May your voices ring the earth for sanity and humanity.Judea and Ruth PearlLos Angeles, California

