{{Dans un rapport publié le 19 avril, Human Rights Watch alerte sur le sort que le groupe armé islamiste Al-Chabaab fait subir aux habitants du sud de la Somalie, en particulier aux femmes.}} Répression féroce, menaces de mort, châtiments inhumains – amputations et flagellations, exécutions et assassinats de personnes accusées de sympathie pour le gouvernement,- dessinent l’ordre nouveau.Passages à tabac et humiliations publiques sont couramment infligés à des hommes coupables de ne pas aller à la mosquée, d’avoir les cheveux longs ou de porter des vêtements considérés comme occidentaux par Al-Chabaab.{{Al-Chabaab s’acharne sur les femmes}} Elles sont par exemple battues, fouettées ou emprisonnées pour avoir vendu du thé afin de subvenir aux besoins de leur famille ! Normal : ce travail les met, comble de l’horreur, en contact avec des hommes.Elles sont aussi systématiquement battues pour avoir omis de porter l{’abaya} – un vêtement ample les couvrant de la tête aux pieds – prescrit par les décrets locaux ! «{ Il levait le bras en arrière et il comptait : ‘Un, deux, trois, quatre, cinq …} » témoigne une femme en décrivant les coups qu’elle a reçus parce qu’elle était sortie en courant de chez elle à la poursuite de son jeune enfant sans revêtir l’abaya ! Un éclairage utile en plein débat sur la burka … puisque son interdiction trouble plus certains que son port obligatoire !V.W.
Auteur/autrice : MPCT
SOMALIE : terreur pour les femmes
{{Dans un rapport publié le 19 avril, Human Rights Watch alerte sur le sort que le groupe armé islamiste Al-Chabaab fait subir aux habitants du sud de la Somalie, en particulier aux femmes.}} Répression féroce, menaces de mort, châtiments inhumains – amputations et flagellations, exécutions et assassinats de personnes accusées de sympathie pour le gouvernement,- dessinent l’ordre nouveau.Passages à tabac et humiliations publiques sont couramment infligés à des hommes coupables de ne pas aller à la mosquée, d’avoir les cheveux longs ou de porter des vêtements considérés comme occidentaux par Al-Chabaab.{{Al-Chabaab s’acharne sur les femmes}} Elles sont par exemple battues, fouettées ou emprisonnées pour avoir vendu du thé afin de subvenir aux besoins de leur famille ! Normal : ce travail les met, comble de l’horreur, en contact avec des hommes.Elles sont aussi systématiquement battues pour avoir omis de porter l’’abaya – un vêtement ample les couvrant de la tête aux pieds – prescrit par les décrets locaux ! «{ Il levait le bras en arrière et il comptait : ‘Un, deux, trois, quatre, cinq …} » témoigne une femme en décrivant les coups qu’elle a reçus parce qu’elle était sortie en courant de chez elle à la poursuite de son jeune enfant sans revêtir l’abaya ! Un éclairage utile en plein débat sur la burka … puisque son interdiction trouble plus certains que son port obligatoire !V.W.
Terrorisme dans la région du Sahel : un rapport de l’institut européen Thomas-More
Un article du quotidien algérien La Liberté rend compte du rapport débattu le 14 avril lors d’une conférence à Bruxelles. Estimant que la région “constitue une menace pour l’Afrique, l’Europe et les USA”, l’étude insiste sur le rôle de “refuge à la fois physique et financier” joué pour le GSPC par le désert du Sahel, en lui permettant de financer ses activités via la prise d’otages avec demande de rançon et toutes sortes de trafics. Selon le rapport, l’activité du GSPC est en recul depuis 2008, après avoir culminé avec l’apparition dans la région des attentats dits “suicides”. HCM Lire l’article de la Liberté [http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=134122&titre=Les->http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=134122&titre=Les]
Guy-André Kieffer : six ans depuis la disparition du journaliste franco-canadien en Côte d’Ivoire
Six ans jour pour jour après la disparition de Guy-André Kieffer à Abidjan le 16 avril 2004, le principal suspect devait être remis en liberté vendredi après deux ans et demi en détention provisoire.Après la Conférence de presse organisée par RSF et la famille de Guy-André KiefferSoirée de soutien le vendredi 16 avril 2010, à partir de 19 heuresMusée Dapper 34, rue Paul Valéry, 75016 Paris M° Victor Hugo ou Charles de Gaulle-Etoile Entrée libreAu programme :Projection du film “Aliker”, de Guy Deslauriers Discussion sur la liberté d’informer des journalistes : “Journaliste, métier à risque ?”, avec la famille de Guy-André Kieffer, ses comités de soutien, Reporters sans frontières, Otages du Monde, l’Association française des victimes du terrorisme.Lecture de poésiesP.-S.
Non à la terreur : solidarité avec les femmes de Hassi Messaoud !
Vingt organisations algériennes de défense des droits humains, parmi lesquelles l’association Djazairouna, des Familles Victimes du Terrorisme Islamiste, partenaire de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, réagissent à la terreur qui s’exerce à nouveau sur les femmes de Hassi Massaoud (ville du sud de l’Algérie), répétition des crimes perpétrés en juillet 2001. Nous publions quelques extraits de leur appel : {“Juillet 2001……Mars 2010 :Même lieu.Mêmes agressions.Même type d’agresseurs lâches et cyniques provoquant des actes méticuleusement organisés, donc mûrement prémédités sinon commandités.Même type de scénario d’horreur où les criminels regroupés et encagoulés terrorisent chacune des victimes parce que isolées et sans défense.Même type de violences extrêmes où la rapine, les injures et la torture visent à humilier et à réduire à néant les femmes en tant que telles.Même volonté par la valeur exemplaire de tels actes de terreur de dissuader toutes les femmes d’exercer librement leur droit au travail où que ce soit sur le territoire national et de les punir parce qu’elles vivent seules.Au-delà du constat horrifié, de la condamnation des criminels et de la compassion pour les victimes, nous tenons aussi à souligner le caractère particulier de ces expéditions punitives qui rappellent étrangement non seulement les évènement de 2001 mais aussi toutes les autres agressions depuis vingt ans dans différentes régions d’Algérie ( Ouargla, Remchi, Bordj, Tebessa…) . Elles rappellent étrangement, hélas, les viols collectifs des femmes par les terroristes, ce crime contre l’humanité, tâche noire qui a mis en péril notre avenir et celui de toute la société. Il s’agit donc d’une violence systématisée, construite, structurelle, orchestrée, autant d’éléments de gravité supplémentaire.”}V.W.
A lire : tribune de Jacky Mamou sur les élections au Soudan
Pour comprendre quelque chose à des élections surréalistes, mieux vaut éviter de se tourner vers Jimmy Carter et autre Véronique de Keyser qui sont très-contents. Le titre de la tribune de Jacky Mamou dans le Nouvel Observateur {{“Soudan : duperie électorale et mansuétude occidentale”}} résume bien un article rigoureux et lucide qui rejoint les analyses de Gérard Prunier et Eric Reeves.[http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20100410.OBS2213/soudan-duperie-electorale-et-mansuetude-occidentale.html->http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20100410.OBS2213/soudan-duperie-electorale-et-mansuetude-occidentale.html] HCM
Irak : pour les terroristes la valeur n’attend pas le nombre des années !
Un enfant arrêté, c’est choquant ! Mais que dire quand son arrestation lui sauve la vie ? C’est ce qui est arrivé le 7 avril à un petit Irakien de 10 ans, recruté par Al Qaida pour se faire exploser à un check-point policier près de Faluja. Son arrestation a conduit à celle de ses “instructeurs” et évité à l’Irak un nouvel attentat meurtrier. Le 4 avril à Bagdad les attaques “suicides” contre les ambassades avaient fait 30 morts et 200 blessés. Le 6 avril, 6 attentats avaient encore frappé Bagdad. Visant des quartiers résidentiels, ils ont tué au moins 35 personnes et en ont blessé plus d’une centaine.Aux jeunes gens, les terroristes islamistes promettent les délices d’un paradis aux 72 vierges. A des femmes mises au ban de leur société, ils promettent la rédemption par le sang. Qu’ont-il bien pu promettre à un petit garçon de 10 ans pour le convaincre de se faire sauter au nom d’Allah ? V.W.
Communiqué du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme : Journalistes otages depuis 100 jours ! Soutien au rassemblement du 8 avril 2010 à 14 h sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris
-Comme le 9 mars, le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, Membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, solidaire des deux journalistes de France 3 et de leurs accompagnateurs enlevés en Afghanistan, otages depuis 100 jours, participera à la manifestation du 8 avril organisée par Otages du Monde, Reporters Sans Frontières, le Syndicat National des Journalistes … -Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme appelle à la libération de tous les otages du monde car tous sont innocents !Aucun otage ne doit être oublié ! -Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme milite, au sein du Collectif Contre le Terrorisme, parrainé par Fodé Sylla, pour la mobilisation de la société civile tout entière aux côtés des familles d’otages, éprouvées par une insupportable attente, et de toutes les victimes du terrorisme. -Il invite toutes les associations partenaires du Collectif Contre le Terrorisme à s’associer à cette manifestation.
Communiqué du Collectif Urgence Darfour
{{Pour promouvoir la démocratie au Soudan, la France doit délégitimer les élections du 11 avril}}Dans une conférence de presse tenue ce mardi 6 avril, le Collectif Urgence Darfour par la voix de son président, le Dr Jacky Mamou, a dénoncé la complicité tacite des démocraties occidentales à l’égard des manipulations électorales mises en œuvre par la dictature islamiste de Khartoum.Extraits : “Afin de ne pas cautionner les grandes manœuvres organisées contre la paix et la démocratie par le groupe dirigeant, au pouvoir depuis son coup d’Etat de 1989, la France et l’Union européenne devraient faire savoir dès maintenant:- qu’ils retirent les 138 observateurs européens qui se font instrumentaliser par Béchir et avalisent par leur simple présence la supercherie électorale.- qu’ils ne reconnaitront pas l’élection programmée d’El Béchir, dont la place est derrière les barreaux à la Haye, suite au mandat d’arrêt délivré par la Cour Pénale internationale.” Le Dr Jacky Mamou a déclaré : « Il ne peut y avoir d’élections justes et transparentes sans la paix et la stabilité au Darfour où vivent 20% des Soudanais. Se taire comme le fait la France c’est alimenter la frustration des Soudanais et laisser se développer l’idée qu’il ne peut y avoir de transformation démocratique du régime soudanais. Ce n’est pas rendre service au Soudan, ni à la région, ni à l’Afrique. » [http://www.urgencedarfour.info->http://www.urgencedarfour.info]
Médias et terrorisme : à propos d’une interview de David Pujadas
Le 5 avril, le célèbre présentateur David Pujadas était interviewé par Pascale Clark sur France Inter dans l’émission « Comme on nous parle », au sujet du reportage Les infiltrés consacré à la pédophilie, programmé ce mardi sur France 2 et qui s’annonce comme un événement. Interrogé sur l’attitude qu’il adopterait s’il était informé de préparatifs pour commettre un attentat terroriste, il répondit : « ce serait aussi un sacré cas de conscience. » Question : était-ce simplement une façon d’exprimer la gravité du sujet ou bien une telle hypothèse lui poserait-elle vraiment un cas de conscience qui le ferait hésiter sur la conduite à tenir ? Tout ce que David Pujadas a répondu, admirablement, à Pascale Clark sur la pédophilie est pourtant transposable au terrorisme, qui vise les civils : le devoir d’assistance à personne en danger, la contrainte juridique de ne pas être complice d’un possible crime sont des impératifs. Ils doivent s’imposer au citoyen, même s’il y a tension pour un journaliste entre ces impératifs et la déontologie professionnelle. La pédophilie est révoltante et effarante. Le reportage de France 2 vise à souligner l’ampleur du phénomène et le sentiment d’impunité des auteurs. Mais ces caractéristiques valent pour le terrorisme, ses auteurs et ses commanditaires. Monsieur Pujadas s’attachera, espérons-le, à dissiper le plus vite possible, les interrogations que son propos a pu susciter. Quant à Pascale Clark, elle a un peu donné l’impression (fondée ou pas) que pour elle il y aurait vraiment cas de conscience, dans les deux cas. Comme si la primauté de la prévention d’actes pédophiles ou terroristes sur la légitime crainte de voir des journalistes transformés en “auxiliaires de police” n’était guère évidente. Huguette Chomski Magnis

