Une femme a été mise en examen pour “association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste” et “financement du terrorisme” à Paris dans le cadre de l’enquête sur l’attentat du Caire qui a tué Cécile Vannier, jeune lycéenne de 17 ans, le 22 février 2009. Plusieurs Français, lycéens et accompagnateurs, avaient été blessés.Interpellée avec son compagnon en région parisienne, mardi 16 novembre par les enquêteurs de la direction centrale du renseignement intérieur, sur commission rogatoire d’un juge antiterroriste, la jeune femme qui serait d’origine albanaise a été placée en détention provisoire, sur réquisition du Parquet.Elle avait déjà été interpellée en Egypte avec d’autres suspects avant d’être finalement remise en liberté en mars 2010.V.W.Source : Associated Press
Auteur/autrice : MPCT
Un appel d’intellectuels arabes condamne avec force les attaques contre les Chrétiens d’Irak
Ces intellectuels ont l’immense mérite de qualifier de crimes contre l’humanité les attentats commis contre les Chrétiens d’Irak.Parmi les signataires : Malek Chebel, le poète syrien Adonis, la romancière d’origine libanaise Vénus Khoury-Ghata, engagée dans le combat contre la lapidation.On souscrit sans réserves quand ils écrivent :”Les intellectuels arabes signataires du présent manifeste considèrent les attaques barbares contre les chrétiens en Irak comme des crimes contre l’humanité.Ces crimes qui s’inscrivent dans une série de crimes collectifs visant les civils irakiens, toutes appartenances confondues, constituent un des aspects de la guerre livrée contre la liberté des individus et des minorités, ainsi qu’à leur droit légitime à la vie, à l’opinion et à l’expression.”V.W.[http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/11/16/des-intellectuels-arabes-denoncent-l-assassinat-des-chretiens-d-irak_1441002_3218.html#xtor=AL-32280184->http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/11/16/des-intellectuels-arabes-denoncent-l-assassinat-des-chretiens-d-irak_1441002_3218.html#xtor=AL-32280184]
Une bataille exemplaire pour les droits humains : des militantes et militants algériens victimes du terrorisme s’adressent au CCR aux Etats Unis.
{{Dans une lettre adressée au CCR (CENTER for CONSTITUTIONAL RIGHTS, Centre pour les Droits constitutionnels), ils écrivent :}} “Le CCR, qui a été la seule organisation de droits humains à soutenirles victimes des groupes intégristes armés lors du procès contreHaddam dont Rhonda Copelon fut le fer de lance, alors que toutes lesautres les ignoraient et abandonnaient sous prétexte que ces victimesn’étaient pas victimes de l’Etat mais d’acteurs non étatiques, trahitaujourd’hui ces même victimes en soutenant un des grands promoteurs etorganisateurs de crimes contre l’humanité, un des chefs d’Al Qaidadans la péninsule arabique, sans même dire qui il est et quelles sontses positions . Cet homme est aujourd’hui en liberté et continue àorganiser les attaques et les crimes et à inciter à la haine et auxmassacres, alors que son père continue à affirmer contre l’évidencesa totale innocence, cependant que son fils continue à publier sesincitations. Nous ne pouvons croire que vous ignorez qu’ Al Awalik a soutenu ( seréjouissant sur son site web en Décembre 2008 de leurs ‘ victoires etrésultats’ qui ‘remplissent son coeur d’une immense joie’ )le groupeintégriste Al Shabaab qui en 2009 a lapidé à mort une fillette de 13ans qui avait subi un viol collectif; qu’il a enseigné à au moinstrois des attaquants du 11 septembre” …{{ Lire la suite de cette lettre sur le site de Secularism is a Women’s Issue}}[ http://www.siawi.org/article2309.html->http://www.siawi.org/article2309.html]Il est notamment signé par Cherifa Kheddar, Présidente de l’association “Djazairouna”des Familles Victimes du Terrorisme Islamiste, partenaire de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme. V.W.
Vie sauve et liberté pour Asia Bibi !
La nouvelle parue dans la presse de la condamnation à mort pour blasphème d’Asi Bibi, une jeune femme pakistanaise chrétienne est bouleversante.Elle aurait été harcelée, battue, violée, arrêtée et finalement condamnée à mort après avoir été dénoncée pour “propos blasphématoires” par ses collègues musulmanes.Nous ne pouvons croire qu’une telle cruauté et une telle injustice puissent prévaloir !Il faut d’abord demander à Son Excellence l’Ambassadeur du Pakistan de nous donner des assurances sur la situation d’Asia Bibi.Celle-ci doit recouvrer la liberté et retrouver ses enfants. Sa liberté de conscience doit être entière.Une pétition a été lancée : Libérez Asia Bibi, condamnée à mort pour ses opinions religieuses [http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2010N3807->http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2010N3807]
Soutien aux chrétiens d’Orient : une manifestation parisienne remarquable
{{“Justice, paix et protection , non non, non à l’extermination»}} : ce slogan rythmait la manifestation partie de la Satue de la Liberté après le rappel des noms des victimes de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad (la plus jeune avait quatre mois !). Il fut repris par la foule nombreuse rassemblée au Trocadéro. La détermination des manifestants en très grande majorité assyro-chaldéens et coptes, à résister et à refuser à la fois l’exode et l’abandon des Chrétiens d’Orient était impressionnante. V.W.{{Intervention d’Huguette Chomski Magnis, Présidente du MPCT, au Trocadéro}} Je viens exprimer le soutien total du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme aux Chrétiens d’Irak victimes du terrorisme.Les Chrétiens ne sont pas les seules victimes du terrorisme en Irak, loin s’en faut ! Mais ils sont visés pour ce qu’ils sont, sur leurs lieux de culte ou à leurs domiciles -comme cela s’est produit début novembre. Ciblés parce que chrétiens, au nom d’une idéologie islamiste suprématiste qui n’admet ni Chrétiens ni Juifs ni autres minorités sur ce qu’elle veut exclusivement terre d’Islam. Cette idéologie a une visée génocidaire !Le terrorisme islamiste est devenu un phénomène massif et international. En octobre 253 civils ont été tués dans des attentats terroristes. En novembre 264 civils ont déjà été tués par de tels attentats et on n’est encore que le 14 du mois ! Cela appelle une condamnation universelle et une mobilisation universelle de la société civile, quelle que soit l’identité des victimes et quelle que soit la cause que leurs assassins prétendent défendre. J’ai été très fière de participer à ce rassemblement si fort et si émouvant et je voudrais terminer par une bonne nouvelle : il s’est constitué un Collectif Contre le Terrorisme parrainé par Fodé Sylla dont je transmets le salut amical. Il comprend 18 organisations et non des moindres, dont certaines sont présentes aujourd’hui.Cela marque le début d’une prise de conscience et nous voulons que cela marque le début d’une mobilisation qui permettra l’organisation de manifestations massives pour dire simplement NON AU TERRORISME !
A lire : un article du Professeur Ruzié à propos de la piraterie maritime
Réagissant à l’annonce de la décision du Kenya de cesser tout jugement de pirates arrêtés dans les eaux internationales, le Professeur émérite David Ruzié montre comment l’incapacité de la société internationale à lutter contre le fléau grandissant de la piraterie maritime explique sa carence devant le terrorisme.Rappelant que la mer a été le berceau du droit international, il souligne le manque de volonté de la communauté internationale de faire face au problème de la piraterie, qui sans être identifiable au terrorisme politique peut lui être lié, voire inféodé.Ainsi la France a conclu un accord avec le Kenya pour y faire juger des pirates qu’elle aurait arrêtés mais ne voudrait faire juger sur son territoire par peur de représailles.HCMPour lire l’article du Professeur Ruzié :[www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=21582->www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=21582]
Tribune : A propos du livre « HHhH », libres propos sur la vérité et la justice
{{Par Bertrand Lebeau}} {« Ma mission consiste en substance à être envoyé dans mon pays natal avec un autre membre de l’armée tchécoslovaque, afin de commettre un acte de sabotage ou de terrorisme (…) ».} Ce texte est un extrait du document que signèrent le 1° décembre 1941 un jeune tchèque Gabcik et un jeune slovaque Kubis qui s’apprêtaient à quitter Londres pour être parachutés sur leur pays occupé d’une main de fer par l’Allemagne nazie. Mais quelle est leur mission et quel est cet « acte de sabotage ou de terrorisme » qu’ils doivent accomplir ? Assassiner Reinhard Heydrich, chef des services secrets de la SS, protecteur de la Bohème Moravie et bras droit de Heinrich Himmler et qui portait divers surnoms mérités comme « le bourreau de Prague », « la bête blonde » ou « l’homme le plus dangereux du III° Reich ». Le 27 mai 1942, cette mission va miraculeusement réussir (la mitraillette de Gabcik s’enraye alors qu’il tient Heydrich en joue) mais va être suivie par une terrible répression qui culminera avec la destruction du petit village de Lidice et la mise à mort de tous ses habitants. A l’époque on disait en Allemagne : Himmlers Hirn heisst Heydrich, le cerveau de Himmler s’appelle Heydrich. D’où le titre du très beau livre de Laurent Binet, « HHhH » (1) qui raconte ce que l’auteur considère comme « un des plus grands actes de résistance de l’histoire humaine, et sans conteste du plus haut fait de résistance de la Seconde Guerre mondiale ».Heydrich, dont on apprendra après la guerre qu’il était le planificateur en chef de la solution finale, était si sûr d’avoir écrasé toute résistance en Bohème Moravie, intégrée au Reich allemand (tandis que la Slovaquie existait comme Etat croupion) qu’il circulait en Mercedes décapotable dans les rues de Prague, accompagné de son seul chauffeur. Je laisse le lecteur découvrir combien ce livre qui porte pourtant le titre de « roman » n’en est un que de manière très ambiguë. Laurent Binet, en effet, se reconnaît dans une tradition qui n’aime pas le roman (« Quoi de plus vulgaire (…) qu’un personnage inventé ? ») et il n’accepte d’inventer une scène ou un monologue intérieur que lorsqu’il n’a pas d’autre choix. Tous les personnages, qu’il en parle longuement ou qu’il ne fasse que les évoquer, ont existé et son « roman » est construit comme une enquête qui le fait pénétrer de plus en plus profondément dans la réalité de cette époque. D’où des retours en arrière quand de nouvelles sources lui font comprendre qu’il s’est trompé ou encore des moments de sa vie où il est tellement obsédé par cette histoire qu’il s’attache à des détails insignifiants (la Mercedes de Heydrich est-elle noire ou vert foncé ?) au point que ses amis pensent qu’il perd la raison. Au final, un livre réussi, attachant, parfois très drôle comme peut l’être la vie y compris au milieu d’une tragédie. Mais on se doute bien que si je parle de ce livre c’est qu’il a quelque chose à voir avec notre combat contre le terrorisme. Je l’indique dés le début en citant le seul passage du livre où le mot « terrorisme » est écrit mais pour désigner, paradoxalement, un acte héroïque. Ill me faut néanmoins ajouter un dernier élément avant de faire quelques commentaires. La scène se passe le jour de l’attentat, tandis que les deux résistants attendent fébrilement Heydrich : « Soudain la Mercedes surgit. Comme prévu, elle freine. Mais comme redouté, elle va croiser le tramway rempli de civils au plus mauvais moment : à l’instant exact où elle se portera à la hauteur de Gabcik. Tant pis. Le risque d’exposer des civils a été évalué et il a été décidé de le prendre. Gabcik et Kubis sont des Justes moins scrupuleux que ceux de Camus, mais c’est parce que leur existence s’inscrit au-delà ou en deçà de simples caractères noirs formant des lignes sur le papier. » Et j’en viens au fait : ces deux hommes sont-ils des terroristes ? Après tout, la question se pose puisque eux-mêmes parlent d’un « acte de sabotage ou de terrorisme » et qu’ils sont prêts, certes la mort dans l’âme, à sacrifier des civils innocents pour abattre le monstre. Autrement dit, le célèbre argument qui vise le plus souvent à justifier l’injustifiable : « le terroriste de l’un est le résistant de l’autre », cet argument est-il recevable ?. Pour répondre à cette question, il suffit d’imaginer ce qu’aurait pu devenir celui qui était l’étoile montante du Reich de mille ans et, dès cette époque, un des personnages les plus puissants et les plus impitoyables du gang de psychopathes qui dirigeait alors l’Allemagne et dominait presque toute l’Europe. Gabcik et Kubis étaient, sans nul doute, des résistants, des hommes nobles et courageux et qui ont donné leur vie pour remplir leur mission. . Autre manière de dire qu’il existe bien des critères absolus et non relatifs pour déterminer ce qu’est un crime et un criminel. Comme on le sait la justice internationale est née après la seconde guerre mondiale. Commençons par le plus embarrassant : la présence des soviétiques parmi les organisateurs des procès de Nuremberg parce qu’elle donne prise à l’accusation selon laquelle le tribunal qui juge les dignitaires nazis est seulement celui des vainqueurs, nullement celui du Droit. De plus le caractère rétroactif des définitions de crime de guerre et de crime contre l’humanité constitue une faiblesse vis-à-vis des fondements du droit. On doit néanmoins affirmer que, malgré cette faiblesse et malgré la présence parmi les juges d’un régime totalitaire, c’est bien la justice qui s’est exprimée à l’occasion de ces procès. Mais force est de constater que, dès l’origine, l’idée même d’une justice universelle a été contestée d’abord comme étant celle des vainqueurs puis bientôt comme étant celle des seuls Occidentaux. Soixante cinq ans après, et malgré l’existence d’un corpus de la justice internationale et d’institutions qui la représentent, à commencer par la Cour Pénale Internationale, nous avons collectivement reculé. Des hommes et des femmes qui se font sauter au milieu de civils innocents sont considérés par de larges secteurs de l’opinion, en particulier dans le monde arabo-musulman, comme des résistants et des martyrs. Jamais depuis la seconde guerre, l’argument de la réversibilité et du relativisme (ton terroriste est mon résistant) n’a eu tant d’influence sur les esprits. Au point que l’ONU se trouve incapable de produire une définition du terrorisme. Toute définition rationnelle et consensuelle du terrorisme doit s’arrêter non pas seulement à la question des fins mais aussi à celle des moyens. C’est d’ailleurs notre devise camusienne : « Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente. » Bref, il faut soutenir que nous nous battons au nom de valeurs universelles. Mais nous devons pleinement avoir conscience que nos ennemis, nombreux, puissants, ne cessent de relativiser de tels universaux. Que fait Béchir, le président du Soudan, lorsqu’il est inculpé par la CPI de génocide ? Il crie au complot impérialiste et néo-colonial, complot dont la CPI ne serait que l’obéissant instrument. On pourrait multiplier les exemples. C’est peut-être une grande faute, mais parce qu’il avait une conscience aiguë des rapports de force démographiques, économiques, militaires, religieux et ultimement politiques, Samuel Huntington, l’auteur injustement décrié du « Choc des civilisations » (2), avait fait le sacrifice de renoncer aux valeurs universelles et plaidait pour une posture modeste et toute relative de l’Occident et de ses valeurs. Il avait trop conscience de tout ce que l’Occident avait à se faire pardonner, trop conscience du « Sanglot de l’homme blanc » (3) . Je ne dis pas que nous devons le suivre dans cette voie. Mais nous ne devons jamais perdre de vue qu’une bataille se livre actuellement au noms de visions du monde fondamentalement antagoniques. Ne renonçons pas aux valeurs universelles de vérité et de justice mais n’oublions pas que nous ne sommes pas si nombreux à les défendre. Nous n’avons malheureusement droit ni à la naïveté ni à l’angélisme. (1) Laurent Binet, « HHhH », 441p, Grasset, 2009.(2) Samuel P. Huntington, « Le choc des civilisations », 402 p., Odile Jacob, 1997 pour la traduction française. (3) Pascal Bruckner, « Le sanglot de l’homme blanc, Tiers Monde, culpabilité, haine de soi », 310 p, Le Seuil, 1983
Irak : la chasse aux chrétiens se poursuit
Ce n’est plus seulement lorsqu’ils se rassemblent sur leurs lieux de culte que les chrétiens sont ciblés : une série d’attentats a visé ce mercredi 10 novembre les domiciles de chrétiens à Bagdad faisant trois morts et vingt-six blessés.Selon le ministère de l’intérieur irakien “Deux obus de mortier et dix bombes artisanales ont visé les domiciles de chrétiens dans différents quartiers de Bagdad”.La veille, trois maisons appartenant à des chrétiens avaient été la cible d’attentats à la bombe qui n’avaient pas fait de victime. HCM
Manifestation de soutien aux chrétiens d’Orient le dimanche 14 novembre 2010
{{Communiqué de presse}} {{Irak : va-t-on laisser les chrétiens être « des cibles légitimes » ?}} Manifestation de soutien aux chrétiens d’Orient le dimanche 14 novembre 2010 : {{rassemblement au pied de la Statue de la Liberté à 14H (Pont de Grenelle, Paris 15e)*. Le cortège se rendra ensuite au Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro) à Paris 16e où se tiendront d’autres prises de parole à partir de 16H.}} Les églises et associations signataires condamnent fermement la prise d’otages sanglante, perpétrée à l’encontre des chrétiens d’Irak (Assyro-Chaldéen-Syriaques) le 31 octobre 2010 dans l’Eglise Syriaque Catholique Al-Najat de Bagdad. Le carnage du dimanche de la Toussaint s’est soldé par la mort de 53 personnes, dont des enfants, et a fait plus de 60 blessés, parmi les fidèles présents à la messe et les forces de l’ordre. Après la série d’attentats à la voiture piégée qui a visé mardi 2 novembre au soir, la communauté chiite de Bagdad, les chrétiens irakiens restent dans la ligne de mire d’Al-Qaïda. En effet, selon un communiqué émanant de l’Etat islamique d’Irak (ISI), groupe de la mouvance Al-Qaïda, “Le ministère de la Guerre dans l’Etat islamique d’Irak annonce que tous les centres, organisations, institutions, dirigeants et fidèles chrétiens sont des cibles légitimes pour les moujahidine, là où ils peuvent les atteindre”. Le 1er août 2004, cinq églises avaient été la cible d’attentats terroristes à Bagdad et à Mossoul. Depuis, les attaques contre les civils, le clergé, les lieux de culte et les représentants politiques chrétiens n’ont cessé de se multiplier : sur les 800 000 chrétiens qui vivaient dans ce pays, 300 000 ont déjà pris le chemin de l’exil (population totale : 31 millions, selon le recensement de 2008). Gérard Larcher, Président du Sénat, a déclaré le 2 novembre 2010 que « Cette menace sur les chrétiens d’Orient ne mènera qu’à un immense appauvrissement humain et spirituel. » . Dalil Boubakeur, Recteur de la Grande mosquée de Paris, a également tiré la sonnette d’alarme le 1er novembre: « Les musulmans d’aujourd’hui, quels qu’ils soient, ne peuvent tolérer que de telles agressions terroristes et sanglantes puissent se produire contre les chrétiens vivant en terre d’islam. L’objectif de ces fanatiques ne vise qu’à créer la mésentente et l’hostilité entre les chrétiens et les musulmans. » Nous appelons la communauté internationale – et particulièrement la France – à mettre tous les moyens en œuvre, de concert avec l’Etat irakien, pour que le peuple assyro-chaldéen-syriaque puisse vivre en sécurité sur ses terres ancestrales et que ses droits légitimes soient enfin assurés et respectés en Irak. Les chrétiens d’Orient, dont les Coptes, sont l’un des éléments importants d’un paysage régional riche de ses minorités. Au-delà de la nécessaire pacification de l’ensemble du territoire irakien, le maintien de la diversité culturelle et religieuse en Irak sera porteur d’espoir de paix pour tout le Moyen-Orient, où juifs, musulmans et chrétiens ont cohabité durant des siècles. A l’inverse, la disparition des minorités chrétiennes d’Irak signerait en quelque sorte la rupture de l’Orient avec l’Occident, parachevant du même coup les génocides qui ont décimé les Assyro-Chaldéen-Syriaques, les Arméniens et les Grecs de l’Empire ottoman entre 1915 et 1923. Va-t-on laisser le champ libre aux extrémistes, partisans de la violence et de la haine ? Va-t-on accepter que les chrétiens de la région soient « des cibles légitimes » ? Eglise Syriaque Saint Severyos de Coubron Eglise Syriaque Orthodoxe Sainte-Marie de Montfermeil Eglise Syriaque Catholique Saint Ephrem de Paris Association Franco-Syriaque de France Association Culturelle des Araméens de Paris [ACAP] Association des femmes syriaques de Marseille Institut Assyro-Chaldéen-Syriaque [IACS] Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] Association de Solidarité des Peuples du Moyen-Orient (A.S.P.M.O) Visage et Culture des Coptes European Syriac Union Association internationale de solidarité copte Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme [MPCT] L’Union des Assyro-Chaldéens de France Association des Coptes de France Contact Presse : Sémiramis Ide [IACS] Tél : 06 69 04 14 15 * 14h à la Statue de la Liberté : Ile aux Cygnes – Accès piétonnier par le Pont de Grenelle – Paris 75015 RER C : Javel. Métro : Javel ou Charles Michels. Bus 70 – 72.
Terrorisme en Irak : seulement “le début du déluge”, promettent les islamistes
{{ {“Il s’est agi seulement d’un seul jour mais il y en aura beaucoup d’autres pleins de sang et l’odeur de la mort ne va pas quitter [les chiites]”.} }} C’est en ces termes que “L’État islamique d’Irak”, branche locale d’Al Qaida, menace les chiites dans un communiqué diffusé sur internet le vendredi 4 novembre. Il revendique les attentats qui ont fait 64 morts et 360 blessés mardi 2 novembre dans plusieurs quartiers chiites de Bagdad, (visant notamment cafés et restaurants de Sadr City, vaste quartier chiite déshérité de Bagdad), ainsi que le sanglant attentat anti-chrétien du dimanche 31 octobre.Les chiites qui furent persécutés par la dictature de Saddam Hussein ne trouveront guère de recours du côté du “leader chiite radical” Moqtada al-Sadr.S’il a condamné ces attentats, y compris celui qui a frappé la communauté chrétienne, qu’il a attribuées à des fatwas rendues par des apostats, il ajoute vertueusement : {“Ce genre de fatwa affaiblit l’islam. Ils devraient diriger leur colère contre leurs ennemis américains et israéliens, et pas contre la population pauvre”.} Quel homme de paix !V.W.

