La nouvelle parue dans la presse de la condamnation à mort pour blasphème d’Asi Bibi, une jeune femme pakistanaise chrétienne est bouleversante.Elle aurait été harcelée, battue, violée, arrêtée et finalement condamnée à mort après avoir été dénoncée pour “propos blasphématoires” par ses collègues musulmanes.Nous ne pouvons croire qu’une telle cruauté et une telle injustice puissent prévaloir !Il faut d’abord demander à Son Excellence l’Ambassadeur du Pakistan de nous donner des assurances sur la situation d’Asia Bibi.Celle-ci doit recouvrer la liberté et retrouver ses enfants. Sa liberté de conscience doit être entière.Une pétition a été lancée : Libérez Asia Bibi, condamnée à mort pour ses opinions religieuses [http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2010N3807->http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2010N3807]
Auteur/autrice : MPCT
Soutien aux chrétiens d’Orient : une manifestation parisienne remarquable
{{“Justice, paix et protection , non non, non à l’extermination»}} : ce slogan rythmait la manifestation partie de la Satue de la Liberté après le rappel des noms des victimes de la cathédrale syriaque catholique de Bagdad (la plus jeune avait quatre mois !). Il fut repris par la foule nombreuse rassemblée au Trocadéro. La détermination des manifestants en très grande majorité assyro-chaldéens et coptes, à résister et à refuser à la fois l’exode et l’abandon des Chrétiens d’Orient était impressionnante. V.W.{{Intervention d’Huguette Chomski Magnis, Présidente du MPCT, au Trocadéro}} Je viens exprimer le soutien total du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme aux Chrétiens d’Irak victimes du terrorisme.Les Chrétiens ne sont pas les seules victimes du terrorisme en Irak, loin s’en faut ! Mais ils sont visés pour ce qu’ils sont, sur leurs lieux de culte ou à leurs domiciles -comme cela s’est produit début novembre. Ciblés parce que chrétiens, au nom d’une idéologie islamiste suprématiste qui n’admet ni Chrétiens ni Juifs ni autres minorités sur ce qu’elle veut exclusivement terre d’Islam. Cette idéologie a une visée génocidaire !Le terrorisme islamiste est devenu un phénomène massif et international. En octobre 253 civils ont été tués dans des attentats terroristes. En novembre 264 civils ont déjà été tués par de tels attentats et on n’est encore que le 14 du mois ! Cela appelle une condamnation universelle et une mobilisation universelle de la société civile, quelle que soit l’identité des victimes et quelle que soit la cause que leurs assassins prétendent défendre. J’ai été très fière de participer à ce rassemblement si fort et si émouvant et je voudrais terminer par une bonne nouvelle : il s’est constitué un Collectif Contre le Terrorisme parrainé par Fodé Sylla dont je transmets le salut amical. Il comprend 18 organisations et non des moindres, dont certaines sont présentes aujourd’hui.Cela marque le début d’une prise de conscience et nous voulons que cela marque le début d’une mobilisation qui permettra l’organisation de manifestations massives pour dire simplement NON AU TERRORISME !
A lire : un article du Professeur Ruzié à propos de la piraterie maritime
Réagissant à l’annonce de la décision du Kenya de cesser tout jugement de pirates arrêtés dans les eaux internationales, le Professeur émérite David Ruzié montre comment l’incapacité de la société internationale à lutter contre le fléau grandissant de la piraterie maritime explique sa carence devant le terrorisme.Rappelant que la mer a été le berceau du droit international, il souligne le manque de volonté de la communauté internationale de faire face au problème de la piraterie, qui sans être identifiable au terrorisme politique peut lui être lié, voire inféodé.Ainsi la France a conclu un accord avec le Kenya pour y faire juger des pirates qu’elle aurait arrêtés mais ne voudrait faire juger sur son territoire par peur de représailles.HCMPour lire l’article du Professeur Ruzié :[www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=21582->www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=21582]
Tribune : A propos du livre « HHhH », libres propos sur la vérité et la justice
{{Par Bertrand Lebeau}} {« Ma mission consiste en substance à être envoyé dans mon pays natal avec un autre membre de l’armée tchécoslovaque, afin de commettre un acte de sabotage ou de terrorisme (…) ».} Ce texte est un extrait du document que signèrent le 1° décembre 1941 un jeune tchèque Gabcik et un jeune slovaque Kubis qui s’apprêtaient à quitter Londres pour être parachutés sur leur pays occupé d’une main de fer par l’Allemagne nazie. Mais quelle est leur mission et quel est cet « acte de sabotage ou de terrorisme » qu’ils doivent accomplir ? Assassiner Reinhard Heydrich, chef des services secrets de la SS, protecteur de la Bohème Moravie et bras droit de Heinrich Himmler et qui portait divers surnoms mérités comme « le bourreau de Prague », « la bête blonde » ou « l’homme le plus dangereux du III° Reich ». Le 27 mai 1942, cette mission va miraculeusement réussir (la mitraillette de Gabcik s’enraye alors qu’il tient Heydrich en joue) mais va être suivie par une terrible répression qui culminera avec la destruction du petit village de Lidice et la mise à mort de tous ses habitants. A l’époque on disait en Allemagne : Himmlers Hirn heisst Heydrich, le cerveau de Himmler s’appelle Heydrich. D’où le titre du très beau livre de Laurent Binet, « HHhH » (1) qui raconte ce que l’auteur considère comme « un des plus grands actes de résistance de l’histoire humaine, et sans conteste du plus haut fait de résistance de la Seconde Guerre mondiale ».Heydrich, dont on apprendra après la guerre qu’il était le planificateur en chef de la solution finale, était si sûr d’avoir écrasé toute résistance en Bohème Moravie, intégrée au Reich allemand (tandis que la Slovaquie existait comme Etat croupion) qu’il circulait en Mercedes décapotable dans les rues de Prague, accompagné de son seul chauffeur. Je laisse le lecteur découvrir combien ce livre qui porte pourtant le titre de « roman » n’en est un que de manière très ambiguë. Laurent Binet, en effet, se reconnaît dans une tradition qui n’aime pas le roman (« Quoi de plus vulgaire (…) qu’un personnage inventé ? ») et il n’accepte d’inventer une scène ou un monologue intérieur que lorsqu’il n’a pas d’autre choix. Tous les personnages, qu’il en parle longuement ou qu’il ne fasse que les évoquer, ont existé et son « roman » est construit comme une enquête qui le fait pénétrer de plus en plus profondément dans la réalité de cette époque. D’où des retours en arrière quand de nouvelles sources lui font comprendre qu’il s’est trompé ou encore des moments de sa vie où il est tellement obsédé par cette histoire qu’il s’attache à des détails insignifiants (la Mercedes de Heydrich est-elle noire ou vert foncé ?) au point que ses amis pensent qu’il perd la raison. Au final, un livre réussi, attachant, parfois très drôle comme peut l’être la vie y compris au milieu d’une tragédie. Mais on se doute bien que si je parle de ce livre c’est qu’il a quelque chose à voir avec notre combat contre le terrorisme. Je l’indique dés le début en citant le seul passage du livre où le mot « terrorisme » est écrit mais pour désigner, paradoxalement, un acte héroïque. Ill me faut néanmoins ajouter un dernier élément avant de faire quelques commentaires. La scène se passe le jour de l’attentat, tandis que les deux résistants attendent fébrilement Heydrich : « Soudain la Mercedes surgit. Comme prévu, elle freine. Mais comme redouté, elle va croiser le tramway rempli de civils au plus mauvais moment : à l’instant exact où elle se portera à la hauteur de Gabcik. Tant pis. Le risque d’exposer des civils a été évalué et il a été décidé de le prendre. Gabcik et Kubis sont des Justes moins scrupuleux que ceux de Camus, mais c’est parce que leur existence s’inscrit au-delà ou en deçà de simples caractères noirs formant des lignes sur le papier. » Et j’en viens au fait : ces deux hommes sont-ils des terroristes ? Après tout, la question se pose puisque eux-mêmes parlent d’un « acte de sabotage ou de terrorisme » et qu’ils sont prêts, certes la mort dans l’âme, à sacrifier des civils innocents pour abattre le monstre. Autrement dit, le célèbre argument qui vise le plus souvent à justifier l’injustifiable : « le terroriste de l’un est le résistant de l’autre », cet argument est-il recevable ?. Pour répondre à cette question, il suffit d’imaginer ce qu’aurait pu devenir celui qui était l’étoile montante du Reich de mille ans et, dès cette époque, un des personnages les plus puissants et les plus impitoyables du gang de psychopathes qui dirigeait alors l’Allemagne et dominait presque toute l’Europe. Gabcik et Kubis étaient, sans nul doute, des résistants, des hommes nobles et courageux et qui ont donné leur vie pour remplir leur mission. . Autre manière de dire qu’il existe bien des critères absolus et non relatifs pour déterminer ce qu’est un crime et un criminel. Comme on le sait la justice internationale est née après la seconde guerre mondiale. Commençons par le plus embarrassant : la présence des soviétiques parmi les organisateurs des procès de Nuremberg parce qu’elle donne prise à l’accusation selon laquelle le tribunal qui juge les dignitaires nazis est seulement celui des vainqueurs, nullement celui du Droit. De plus le caractère rétroactif des définitions de crime de guerre et de crime contre l’humanité constitue une faiblesse vis-à-vis des fondements du droit. On doit néanmoins affirmer que, malgré cette faiblesse et malgré la présence parmi les juges d’un régime totalitaire, c’est bien la justice qui s’est exprimée à l’occasion de ces procès. Mais force est de constater que, dès l’origine, l’idée même d’une justice universelle a été contestée d’abord comme étant celle des vainqueurs puis bientôt comme étant celle des seuls Occidentaux. Soixante cinq ans après, et malgré l’existence d’un corpus de la justice internationale et d’institutions qui la représentent, à commencer par la Cour Pénale Internationale, nous avons collectivement reculé. Des hommes et des femmes qui se font sauter au milieu de civils innocents sont considérés par de larges secteurs de l’opinion, en particulier dans le monde arabo-musulman, comme des résistants et des martyrs. Jamais depuis la seconde guerre, l’argument de la réversibilité et du relativisme (ton terroriste est mon résistant) n’a eu tant d’influence sur les esprits. Au point que l’ONU se trouve incapable de produire une définition du terrorisme. Toute définition rationnelle et consensuelle du terrorisme doit s’arrêter non pas seulement à la question des fins mais aussi à celle des moyens. C’est d’ailleurs notre devise camusienne : « Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente. » Bref, il faut soutenir que nous nous battons au nom de valeurs universelles. Mais nous devons pleinement avoir conscience que nos ennemis, nombreux, puissants, ne cessent de relativiser de tels universaux. Que fait Béchir, le président du Soudan, lorsqu’il est inculpé par la CPI de génocide ? Il crie au complot impérialiste et néo-colonial, complot dont la CPI ne serait que l’obéissant instrument. On pourrait multiplier les exemples. C’est peut-être une grande faute, mais parce qu’il avait une conscience aiguë des rapports de force démographiques, économiques, militaires, religieux et ultimement politiques, Samuel Huntington, l’auteur injustement décrié du « Choc des civilisations » (2), avait fait le sacrifice de renoncer aux valeurs universelles et plaidait pour une posture modeste et toute relative de l’Occident et de ses valeurs. Il avait trop conscience de tout ce que l’Occident avait à se faire pardonner, trop conscience du « Sanglot de l’homme blanc » (3) . Je ne dis pas que nous devons le suivre dans cette voie. Mais nous ne devons jamais perdre de vue qu’une bataille se livre actuellement au noms de visions du monde fondamentalement antagoniques. Ne renonçons pas aux valeurs universelles de vérité et de justice mais n’oublions pas que nous ne sommes pas si nombreux à les défendre. Nous n’avons malheureusement droit ni à la naïveté ni à l’angélisme. (1) Laurent Binet, « HHhH », 441p, Grasset, 2009.(2) Samuel P. Huntington, « Le choc des civilisations », 402 p., Odile Jacob, 1997 pour la traduction française. (3) Pascal Bruckner, « Le sanglot de l’homme blanc, Tiers Monde, culpabilité, haine de soi », 310 p, Le Seuil, 1983
Irak : la chasse aux chrétiens se poursuit
Ce n’est plus seulement lorsqu’ils se rassemblent sur leurs lieux de culte que les chrétiens sont ciblés : une série d’attentats a visé ce mercredi 10 novembre les domiciles de chrétiens à Bagdad faisant trois morts et vingt-six blessés.Selon le ministère de l’intérieur irakien “Deux obus de mortier et dix bombes artisanales ont visé les domiciles de chrétiens dans différents quartiers de Bagdad”.La veille, trois maisons appartenant à des chrétiens avaient été la cible d’attentats à la bombe qui n’avaient pas fait de victime. HCM
Manifestation de soutien aux chrétiens d’Orient le dimanche 14 novembre 2010
{{Communiqué de presse}} {{Irak : va-t-on laisser les chrétiens être « des cibles légitimes » ?}} Manifestation de soutien aux chrétiens d’Orient le dimanche 14 novembre 2010 : {{rassemblement au pied de la Statue de la Liberté à 14H (Pont de Grenelle, Paris 15e)*. Le cortège se rendra ensuite au Parvis des Droits de l’Homme (Trocadéro) à Paris 16e où se tiendront d’autres prises de parole à partir de 16H.}} Les églises et associations signataires condamnent fermement la prise d’otages sanglante, perpétrée à l’encontre des chrétiens d’Irak (Assyro-Chaldéen-Syriaques) le 31 octobre 2010 dans l’Eglise Syriaque Catholique Al-Najat de Bagdad. Le carnage du dimanche de la Toussaint s’est soldé par la mort de 53 personnes, dont des enfants, et a fait plus de 60 blessés, parmi les fidèles présents à la messe et les forces de l’ordre. Après la série d’attentats à la voiture piégée qui a visé mardi 2 novembre au soir, la communauté chiite de Bagdad, les chrétiens irakiens restent dans la ligne de mire d’Al-Qaïda. En effet, selon un communiqué émanant de l’Etat islamique d’Irak (ISI), groupe de la mouvance Al-Qaïda, “Le ministère de la Guerre dans l’Etat islamique d’Irak annonce que tous les centres, organisations, institutions, dirigeants et fidèles chrétiens sont des cibles légitimes pour les moujahidine, là où ils peuvent les atteindre”. Le 1er août 2004, cinq églises avaient été la cible d’attentats terroristes à Bagdad et à Mossoul. Depuis, les attaques contre les civils, le clergé, les lieux de culte et les représentants politiques chrétiens n’ont cessé de se multiplier : sur les 800 000 chrétiens qui vivaient dans ce pays, 300 000 ont déjà pris le chemin de l’exil (population totale : 31 millions, selon le recensement de 2008). Gérard Larcher, Président du Sénat, a déclaré le 2 novembre 2010 que « Cette menace sur les chrétiens d’Orient ne mènera qu’à un immense appauvrissement humain et spirituel. » . Dalil Boubakeur, Recteur de la Grande mosquée de Paris, a également tiré la sonnette d’alarme le 1er novembre: « Les musulmans d’aujourd’hui, quels qu’ils soient, ne peuvent tolérer que de telles agressions terroristes et sanglantes puissent se produire contre les chrétiens vivant en terre d’islam. L’objectif de ces fanatiques ne vise qu’à créer la mésentente et l’hostilité entre les chrétiens et les musulmans. » Nous appelons la communauté internationale – et particulièrement la France – à mettre tous les moyens en œuvre, de concert avec l’Etat irakien, pour que le peuple assyro-chaldéen-syriaque puisse vivre en sécurité sur ses terres ancestrales et que ses droits légitimes soient enfin assurés et respectés en Irak. Les chrétiens d’Orient, dont les Coptes, sont l’un des éléments importants d’un paysage régional riche de ses minorités. Au-delà de la nécessaire pacification de l’ensemble du territoire irakien, le maintien de la diversité culturelle et religieuse en Irak sera porteur d’espoir de paix pour tout le Moyen-Orient, où juifs, musulmans et chrétiens ont cohabité durant des siècles. A l’inverse, la disparition des minorités chrétiennes d’Irak signerait en quelque sorte la rupture de l’Orient avec l’Occident, parachevant du même coup les génocides qui ont décimé les Assyro-Chaldéen-Syriaques, les Arméniens et les Grecs de l’Empire ottoman entre 1915 et 1923. Va-t-on laisser le champ libre aux extrémistes, partisans de la violence et de la haine ? Va-t-on accepter que les chrétiens de la région soient « des cibles légitimes » ? Eglise Syriaque Saint Severyos de Coubron Eglise Syriaque Orthodoxe Sainte-Marie de Montfermeil Eglise Syriaque Catholique Saint Ephrem de Paris Association Franco-Syriaque de France Association Culturelle des Araméens de Paris [ACAP] Association des femmes syriaques de Marseille Institut Assyro-Chaldéen-Syriaque [IACS] Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] Association de Solidarité des Peuples du Moyen-Orient (A.S.P.M.O) Visage et Culture des Coptes European Syriac Union Association internationale de solidarité copte Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme [MPCT] L’Union des Assyro-Chaldéens de France Association des Coptes de France Contact Presse : Sémiramis Ide [IACS] Tél : 06 69 04 14 15 * 14h à la Statue de la Liberté : Ile aux Cygnes – Accès piétonnier par le Pont de Grenelle – Paris 75015 RER C : Javel. Métro : Javel ou Charles Michels. Bus 70 – 72.
Terrorisme en Irak : seulement “le début du déluge”, promettent les islamistes
{{ {“Il s’est agi seulement d’un seul jour mais il y en aura beaucoup d’autres pleins de sang et l’odeur de la mort ne va pas quitter [les chiites]”.} }} C’est en ces termes que “L’État islamique d’Irak”, branche locale d’Al Qaida, menace les chiites dans un communiqué diffusé sur internet le vendredi 4 novembre. Il revendique les attentats qui ont fait 64 morts et 360 blessés mardi 2 novembre dans plusieurs quartiers chiites de Bagdad, (visant notamment cafés et restaurants de Sadr City, vaste quartier chiite déshérité de Bagdad), ainsi que le sanglant attentat anti-chrétien du dimanche 31 octobre.Les chiites qui furent persécutés par la dictature de Saddam Hussein ne trouveront guère de recours du côté du “leader chiite radical” Moqtada al-Sadr.S’il a condamné ces attentats, y compris celui qui a frappé la communauté chrétienne, qu’il a attribuées à des fatwas rendues par des apostats, il ajoute vertueusement : {“Ce genre de fatwa affaiblit l’islam. Ils devraient diriger leur colère contre leurs ennemis américains et israéliens, et pas contre la population pauvre”.} Quel homme de paix !V.W.
Communiqué de presse du Collectif Urgence Darfour : Libération immédiate des défenseurs des droits de l’homme et journalistes arrêtés au Soudan !
Le Collectif Urgence Darfour exige la libération immédiate des défenseurs des droits de l’homme et journalistes arrêtés récemment au Soudan. Depuis plusieurs jours, à Khartoum, le gouvernement soudanais s’en prend aux défenseurs des droits de l’homme et journalistes qui travaillent sur le Darfour. Les services de renseignement (National Intelligence and Security Services, NISS) ont ainsi procédé, samedi 30 octobre, à l’arrestation de l’avocat Abderahmane Gassim et de neuf militants de l’ONG soudanaise Réseau de défense des droits de l’Homme en faveur de la démocratie (HAND). Parmi les personnes arrêtées on compte Abdelrahman Adam, journaliste à Radio Dabanga, véritable voix des Darfouris, source d’information précieuse, fiable et réactive sur ce qui se passe au Darfour, dans les camps et hors des camps.{{Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, membre fondateur du Collectif Urgence Darfour s’associe totalement à ce communiqué.}} {{Pour lire l’intégralité du communiqué du Collectif Urgence Darfour}} [http://www.urgencedarfour.info/index.php?module=Pagesetter&func=viewpub&tid=10002&pid=174->http://www.urgencedarfour.info/index.php?module=Pagesetter&func=viewpub&tid=10002&pid=174]{{Le site de Radio Dabanga}}[http://radiodabanga.org->http://radiodabanga.org] {{La réaction de Reporters Sans Frontières}} [http://fr.rsf.org/soudan-deux-journalistes-arretes-en-l-04-11-2010,38750.html->http://fr.rsf.org/soudan-deux-journalistes-arretes-en-l-04-11-2010,38750.html]
C’était dans la ville du Nord du pays
{{Un conte moderne par Cherifa Kheddar Présidente de l’association ” Djazairouna”des Familles Victimes du Terrorisme Islamiste}} -Il était une fois dans une ville du nord du pays, l’homme, la femme et l’enfant. Ils firent un cauchemar qui a bouleversé leur vie à jamais.Il s’agit de l’obligation de changer d’habitude alimentaire, vestimentaire et comportementale sous peine de condamnation à mort placardée dans la mosquée du quartier.L’homme, la femme et l’enfant s’exécutèrent, et changèrent de vie comme le voulait la toute nouvelle religion imposée par la terreur des illuminés de Dieu. -Un jour, l’homme, la femme et l’enfant entendirent parler de l’attentat à la bombe qui avait eu lieu dans un cimetière de la ville de l’ouest du pays, et qui avait fait des dizaines de victimes parmi les enfants. -Forts de l’appui d’un parti politique démocratique laïque, et de l’appui de l’occident bien pensant, l’homme, la femme et l’enfant justifièrent l’attentat en disant «vous savez les enfants victimes de cet attentat ne sont que des dommages collatéraux, à vrai dire, la bombe ne visait que les autorités. Les islamistes victimes des généraux savent ce qu’ils font, ils ne tuent pas gratuitement.» -Le jour suivant, une enseignante fut assassinée dans l’enceinte de l’école, en présence de ses élèves âgés entre 5 et 13 ans. L’homme, la femme et l’enfant dirent ; «vous savez : l’enseignante a refusé de porter le Foulard, donc les islamistes savent ce qu’il font, ils ne tuent pas gratuitement, ils n’assassinent que ceux qui le méritent. » -Le jour suivant, un directeur d’école primaire fut assassiné, l’homme, la femme et l’enfant justifièrent la sentence, et dirent que le directeur méritait d’être exécuté du moment qu’il avait refusé d’appliquer la Chariaa, qui interdit clairement la mixité dans les écoles. -Le jour suivant, un journaliste fut décapité en présence de ses parents et de ses enfants, l’homme la femme et l’enfant, approuvèrent une fois de plus la sentence des justes, puisqu’il s’agissait d’un Algérien athée. -Les victimes des autres jours aussi, méritaient d’être éventrées, décapitées, égorgées ou assassinées par armes à feu, parce qu’elles étaient proches de membres de corps constitués, ou étrangères ou non musulmanes. -Les jours qui suivirent, l’homme et la femme décidèrent de prouver leur loyauté envers les justes, ces illuminés de Dieu, et leur offrirent en guise de présent, l’enfant en mariage de jouissance. L’enfant refusa cette situation et profitant d’un moment d’inattention fuit le maquis. -Que ne fut grande la colère des justes qui décidèrent de faire payer cet affront à l’homme à la femme et à l’enfant mécréants. Dans une descente décidée par le tribunal du maquis, ils rendirent visite à l’homme, à la femme et à l’enfant.-L’homme et la femme supplièrent les justes de leur laisser la vie sauve et d’épargner l’enfant, seulement leurs suppliques restèrent sans écho du moment que le chef entendait bien exécuter la sentence. Décapiter les parents pour rendre licite le viol de leur enfant, qui en application de la chariaa ne pouvait être pris comme butin de guerre en l’absence de l’exécution de la sentence. -Avant l’exécution de la sentence, 10 secondes ont suffi à l’homme, à la femme et à l’enfant pour voir les images de dix années défiler dans leurs tête, dix ans à justifier l’injustifiable. Ce jour là fort heureusement il n’y avait plus personne parmi les neutres pour justifier la sentence divine exécutée une fois de plus par les justes.-Le lendemain, un homme et une femme parmi tant d’autres ont pris la décision, de dénoncer le crime des islamistes, et d’honorer la mémoire des victimes, toute confession et conscience confondues. Ce courage leur a valu d’être condamnés à leur tour, mais que fut féconde leur position courageuse qui donna des idées aux habitants de la ville du nord du pays ! D’autres hommes et d’autres femmes ont pris leur courage à deux mains et ont crié haut et fort leur solidarité et leur soutien aux condamnés. Ils ont demandé aux autorités des armes pour honorer leur engagement, et être fidèles au serment qu’ils venaient de prononcer. -Le serment de vivre dignes ou de mourir debout en défendant tous ceux et toutes celles qui dorénavant osaient dire qu’ils préfèrent vivre d’abord le paradis de la vie avant de vivre le paradis du ciel. Le serment d’anéantir le crime et d’éradiquer le mal qui rongeait les citoyens de cette ville du nord du pays. -Cette lutte s’est poursuivie des années durant, il y eut encore des assassinats, des enlèvements, des décapitations, des massacres, des viols et toutes sortes de crimes perpétués par les sanguinaires au nom de la religion. Mais plus personne dans cette ville du nord du pays n’avait refait l’erreur de justifier les crimes, commis au nom de la foi de tout un chacun. -Quand bien même, et sous prétexte que le résultat des urnes n’a pas été respecté, l’occident bien pensant, et le parti politique démocratique laïque, poursuivaient dans le déni du droit à la vie, et soutenaient que l’islamisme est un passage obligé pour la ville du nord du pays. En effet, les enterrements de victimes drainaient une foule nombreuse, de toutes catégorie de la population. Enfin les familles enterraient les proches dans la fierté d’sêtre parents de victimes du terrorisme, non des proches de sanguinaires islamistes.Comme à chaque enterrement la foule était de plus en plus nombreuse dans les cimetières, le nombre de victimes commença à baisser, et les actes perpétrés par les islamistes, à reculer, et la terreur a été vaincue. -C’est alors que l’on vit arriver des êtres tombés de nulle part afin de mettre tout en œuvre pour que les victimes qui avaient souffert, soient les égaux de leurs bourreaux devant la loi. Dans la capitale comme dans la ville du nord du pays, toute plaque commémorative fut enlevée ou cassée, et ces êtres mirent en place la politique de l’oubli et de l’impunité. L’impunité accordée à des terroristes notoires, et la condamnation à la prison ferme des victimes qui osent par un écrit ou autre expression, cultiver la mémoire et revendiquer la vérité et la justice. Au moment où grâce à la lutte de tant de femmes et d’hommes restés debout, le terrorisme avait été vaincu et l’islamisme n’avait plus droit de cité dans la ville du nord du pays, ces êtres venus du néant, profitant d’une période d’aisance financière se sont appropriés le bénéfice de la lutte des femmes et des hommes qui avaient cru et s’étaient battus pour des idées de tolérance et de modernité. Ces spoliateurs ont instauré une islamisation d’Etat qui a réduit les revendications de la société, à savoir l’émergence d’un état de droit, aux signes ostentatoires de la piété et la religiosité. -Pendant ce temps de récupération des luttes pour une citoyenneté effective, et d’instauration d’un discours réconciliateur, trompeur et hypocrite qui a ébranlé la conscience et la mémoire collective, d’autres femmes, et d’autres hommes de la ville du nord du pays se faisaient assassiner dans le silence et l’anonymat, crimes dissimulés par la concorde civile et la réconciliation nationale. Cherifa KheddarPrésidente de l’association DjazairounaSœur de deux victimes du terrorisme islamisteKheddar Leila et Mohamed Redha Partenaire de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme
Sakineh n’a pas été exécutée : poursuivons le combat !
{{Mina Ahadi porte-parole du Comité international contre la lapidation, ce matin du 3 novembre 2010 :}} {{ {“L’heure des exécutions est maintenant passée, ce n’est donc pas pour aujourd’hui. Mais le danger perdure et cela peut arriver à tout moment”} }} Ainsi le jeu cruel de l’attente entrecoupée d’annonces menaçantes, de provocations et de manipulations se poursuit-il. Si l’intervention des autorités françaises, britanniques, italiennes, suédoises, américaines et de l’union européenne est à saluer, c’est le Secrétaire général de l’ONU qui doit sans plus tarder s’engager pour sauver Sakineh ! Et aucune prise de position des autorités ne dispensera la société civile de tout faire pour que la “sentence” de Sakineh soit levée. Rien ne dispensera, chacune et chacun d’entre nous de faire pression sans relâche sur les autorités iraniennes, comme nous y appelle le Comité international contre la lapidation. {{Un geste minimal : écrire à l’Ambassadeur de la République Islamique d’Iran. }} {{Adresse email de l’Ambassade d’Iran à Paris : [ cabinet@mfa.gov.ir->cabinet@mfa.gov.ir]}}

