Un journaliste pakistanais a été assassiné mardi 10 mai dans l’explosion d’un engin placé dans sa voiture et activé à distance. {{Nasrullah Afridi, 38 ans, travaillait pour la télévision d’état pakistanaise et pour de nombreux journaux du district tribal de Khyber.}} Il a été tué à Peshawar, ville du nord-ouest du Pakistan. Il était membre actif de l’Union Tribale des Journalistes (TUJ). qui condamne avec force ce nouvel acte terroriste.Reporters sans frontières exprime son indignation :{“Nous tenons à présenter nos condoléances à la famille et aux proches de Nasrullah Afridi. Cet attentat ciblé est une nouvelle démonstration de l’insécurité qui frappe les journalistes au Pakistan, au plus près de leurs lieux de travail. L’attentat a été perpétrée dans un quartier où de nombreux bureaux d’organisations de médias sont présents. Nous appelons les autorités pakistanaises à mener une enquête approfondie et à tout mettre en œuvre pour briser le cycle infernal de l’impunité”.}Nasrullah Afridi, journaliste tribal dans le Tehsil de Bara dans l’Agence de Khyber, frontalière de Peshawar, était correspondant pour le quotidien en langue ourdou Mashriq. Il était venu à Peshawar après avoir reçu des menaces de du groupe Lashkar-e-Islam dans l’Agence de Khyber. Le 5 mai, Reporters sans frontières avait remis au Premier Ministre pakistanais, de passage à Paris, un rapport sur les violations de la liberté de la presse au Pakistan, classé 151° pays pour la liberté de la presse en 2010. 15 professionnels des médias ont été tués au Pakistan en quatorze mois.{{Le KHYBER INSTITUTE FOR STRATEGIC STUDIES, an autentic voice on recent developments in Pakistan and Afghanistan, rend hommage à Nasrullah Afridi.}} On lira avec intérêt l’article rédigé le 3 mai par son Directeur, le journaliste en exil{{ Fazal Ur Rehman Afridi}} :{{OSAMA BIN LADEN IS DEAD, ARE WE DONE WITH TERRORISM?}} (Oussama Ben Laden est mort, en avons-nous fini avec le terrorisme ?),dans lequel il pronostique des temps difficles pour la population pakistanaise. (2)Victoria Wilson(1) L’article de RSF [http://fr.rsf.org/pakistan-un-journaliste-de-zones-tribale-11-05-2011,40265.html->http://fr.rsf.org/pakistan-un-journaliste-de-zones-tribale-11-05-2011,40265.html](2) L’article de Fazal Ur Rehman Afridi (en anglais)[http://balkanisationofpakistan.rsfblog.org/archive/2011/05/03/osama-bin-laden-is-dead-are-we-done-with-terrorism.html->http://balkanisationofpakistan.rsfblog.org/archive/2011/05/03/osama-bin-laden-is-dead-are-we-done-with-terrorism.html]
Auteur/autrice : MPCT
Victimes de l’attentat de Marrakech : hommage à Maud Sombret et Eric Aznar
Une correspondance de Marseille :”J’ai assisté aux obsèques de Maud et de Eric… Beaucoup d’émotion,quand le père de Maud a pris la parole, tout le public pleurait…Il a crié trés fort “ARRETEZ LES MASSACRES, VOUS ÊTES DES LÂCHES!”.Hier aprés midi, il est descendu dans son quartier avec la photo desa fille, suivi par les habitants du quartier qui ont organisé unemarche silencieuse. Le papa de Maud est né au Maroc.Celui d’Éric est né á Oran”.V. E.
Après l’attentat de Marrakech : recueillement et mobilisation
Alors qu’en France, d’Herlies à Tarbes c’est le temps du deuil, des obsèques du recueillement et de l’hommage, au Maroc la mobilisation contre le terrorisme se poursuit, obstinée, exemplaire. A nouveau des manifestations ont eu lieu sur ce simple mot d’ordre qui est le nôtre : “NON AU TERRORISME”. Mobilisation exemplaire parce qu’au-delà du simple sursaut de défense du tourisme, enjeu économique majeur, les Marocains qui se rassemblent en solidarité avec les victimes du café Argana, expriment leur refus de la haine, leur rejet du terrorisme qui cible le touriste, le non-musulman, l’Autre.Ils expriment la reconnaissance d’une même humanité et l’aspiration à une condamnation universelle du terrorisme qui cible les civils. A nous de savoir faire écho à leur combat.HCM
Conférence-débat
{{{{{AUX SOURCES DU TERRORISME}}avec Hélène L’Heuillet}}} JEUDI 12 MAI 2011 à 19 h{{Sous la présidence d’Alexandre Sebban, Délégué Général du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme.{{Une soirée incontournable}}-par son sujet, le terrorisme islamisteOmniprésent dans toute l’actualité, la société a pourtant beaucoup de mal à l’affronter. Presque 10 ans après le 11 septembre, il reste largement relativisé, justifié, ignoré ou nié.. -par la qualité de la conférencièreMaître de conférence en philosophie à l’université de Paris-Sorbonne, psychanalyste, lauréate du Prix Gabriel Tarde de l’association française de criminologie, Hélène L’Heuillet a une vision claire des enjeux qu’elle présente dans son ouvrage “Aux sources du terrorisme, De la petite guerre aux attentats -suicides”.- par la participation de deux invités exceptionnels Fazal ur Rehman Afridi, journaliste pakistanais Ruth Ballon, ex-otage péruvienne, Présidente d’une association de victimes du terrorisme.Tous deux témoigneront de la réalité du terrorisme et de l’urgence de le combattre sans compromission.-par son cadre, celui d’une rencontre avec le MPCT Le MPCT est la seule organisation de défense des droits humains qui concentre son combat sur la condamnation universelle du terrorisme, et en particulier celle des attentats dits “suicides”, la lutte contre la légitimation d’organisations terroristes, l’exigence de justice pour leurs victimes !A notre actif : -avoir initié la constitution du réseau de l’AICT, Alliance Internationale Contre le Terrorisme -avoir initié en France la constitution du CCT, Collectif d’ONG contre le Terrorisme, parrainé par Fodé Sylla, Président de la Fédération Internationale SOS Racisme, qui rassemble 21 organisations. -avoir marqué le 11 septembre chaque année depuis 2004 et avoir lancé l’idée de la Journée Internationale Contre le Terrorisme.La conférence a lieu dans le 3° arrondissement de Paris.{{ Réservation strictement obligatoire}} : 06 44 24 48 77 ou mpctasso@aol.com
Médias : la saga Ben Laden
Commentaire J’ai été choquée par la présentation photographique des terroristes dans le journal Le Monde du mardi 3 mai :Grandes photos, dont l’une de Ben Laden, digne de la collection des portraits de l’Actors Studio…. Choquant et indécent, je trouve.La presse ne ferait-elle pas mieux de laisser ses colonnes à la disposition des VICTIMES de ces terroristes afin qu’elles puissent témoigner de leur drame, au lieu de présenter une énième fois leursbourreaux ? Que signifie ce silence systématique sur les victimes ?Ce silence peut être tout aussi révélateur qu’une admiration affichéepour les terroristes : Les médias trouvent-ils plus fascinant de présenter les symboles du mal et les prédateurs ? Toujours cette recherche du sensationnel !Il serait temps que les rédacteurs de cette presse prennent enfin conscience que les VICTIMES existent, et que c’est à elles qu’on doit donner la parole aujourd’hui..! Nicole Guiraud, victime du terrorisme (enfant elle fut mutilée à Alger par une bombe du FLN)
Attentat de Marrakech : les victimes
Où qu’il se produise, un attentat visant des civils est un crime contre l’humanité.Mais pour les victimes et leurs proches c’est d’abord un drame intime et une douleur indicible. Le bilan de l’attentat de Marrakech s’est alourdi. Souffrance supplémentaire pour les familles, l’identification des victimes a été difficile tant les explosifs assortis de clous ont ravagé les corps. Des blessés sérieusement atteints restent hospitalisés.{{On connaît à présent l’identitié de certaines des victimes.}} Celle qui nous bouleverse le plus, c’est Camille Dewailly, une fillette de 10 ans. Avec le reste de sa famille originaire du Nord, elle terminait son séjour à Marrakech. Elle aurait dû faire sa première communion ce dimanche.Il y a ensuite Michal et Messod Wizman, un jeune couple israélo-franco-marocain, au Maroc pour la Pâque juive. Leur petit garçonn, resté chez ses grand-parents à Casablanca, a été épargné.Il y a aussi Marie-Christine Bohin, infirmière retraitée et responsable associative dynamique.Deux autres couples ont été tués, Monsieur et Madame Aznar ainsi qu’un jeune couple de Leucate. Un journaliste anglais, Peter Moss, fait aussi partie des victimes.Nommer les victimes, c’est leur rendre un premier hommage.HCM
Marrakech : “Non au terrorisme”
Dès vendredi, au lendemain de l’horrible attentat de Marrakech, la vie reprenait presque normalement place Jemaa el-Fna. Sans oublier ce qui ne peut ni ne doit l’être. Des passants déposaient des fleurs devant l’hôtel Argana, lieu de l’attentat – dont toutes les victimes n’ont même pas encore pu être identifiées.En fin d’d’après-midi, quelques centaines de personnes ont manifesté calmement sur la place.Sur leurs banderoles, les principaux messages étaient “Non au terrorisme”, suivi de “Le peuple veut du changement”.V.W.
Attentat de Marrakech : Communiqué du MPCT
Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, condamne avec la plus grande énergie l’ignoble attentat qui vient de frapper le Maroc. Il s’associe au deuil des familles.Il y aurait une quinzaine de victimes dont de nombreux touristes parmi lesquels six Français et un nombre élevé de blessés graves. Les touristes, présumés « infidèles », étaient nettement visés.L’attentat a eu lieu à l’heure du déjeuner au café Argana, sur la place Jemaa el-Fna, un des symboles de Marrakech et de tout le pays. Le but des terroristes vise à faire fuir les touristes, alors même que l’activité touristique représente près de 10 % de l’économie du pays. C’est l’attentat le plus meurtrier au Maroc depuis ceux qui avaient frappé Casablanca et provoqué la mort de quarante cinq personnes le 16 mai 2003. Devant la contestation qui soulève les populations de nombreux pays arabes, le roi Mohamed VI s’était récemment engagé à procéder à des réformes et avait gracié de nombreux détenus politiques dont des islamistes. L’enquête dira peut-être s’il existe un lien entre ces libérations et les morts de la place Jemaa el-Fna. Face aux attentats islamistes, il ne suffit pas de condamner. Le MPCT lutte inlassablement pour une mobilisation des sociétés civiles contre le terrorisme, l’une des pires menaces contre les libertés publiques et les valeurs démocratiques.
Message de solidarité avec le peuple syrien
{{Après 400 morts, 200 disparus, enfin un rassemblement en solidarité avec le peuple syrien à l’appel du Collectif “Syrian Revolution” : Paris mercredi 27 avril 2011 à 18h à la Fontaine des Innocents.}} Le Manifeste des Libertés a raison d’y participer. C’est enfin l’occasion d’exprimer notre solidarité avec les victimes de la sanglante répression conduite par le régime syrien ! {{Mais il faudra une mobilisation d’une toute autre ampleur pour faire céder le dictateur Bachar El Hassad : une mobilisation massive et unitaire, rassemblant l’ensemble des organisations démocratiques qui doivent se dresser pour retirer enfin à Bachar El Hassad son permis de tuer !}}-Pour l’arrêt de la sanglante répression syrienne, des arrestations arbitraires, de la torture et des assassinats.-Pour que les Syriens muselés depuis plus de 40 ans obtiennent enfin des libertés démocratiques qui garantissent les droits humains élémentaires : le doit de penser librement, de s’exprimer, de vivre, de manifester, de s’organiser, de s’informer, de se syndiquer librement !-Pour que les journalistes étrangers soient autorisés à entrer en Syrie.{{Et quand le régime syrien se permet de traiter les manifestants de “terroristes”, il faut savoir lui dire : “Pas ça, pas vous !}} Car la peur du terrorisme, arme de dissuasion efficace pour le régime des Hassad qui commande à deux organisations terroristes islamistes, le Hamas et le Hezbollah, explique justement l’apathie qui prévaut dans le monde devant cette répression sanglante. {{Mais en solidarité avec des manifestants syriens qui défient la répression féroce aux cris de “On n’a plus peur” il faudra bien trouver le courage de ne pas céder au chantage terroriste.}}Huguette Chomski MagnisSecrétaire Générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme
Syrie : retirer à Bachar El Hassad son permis de tuer !
Ce lundi 25 avril, nouvelle escalade en Syrie après le carnage du vendredi 22 : des chars ont pénétré pour la première fois dans la veille de Deraa, berceau de la contestation, faisant des dizaines de morts. Dans un communiqué adressé à Reuters, la militante des droits humains Souhaïr al Atassi déclarait lundi matin : { {{“Il s’agit là d’une guerre barbare destinée à annihiler les démocrates syriens”.}} }102 écrivains, intellectuels et journalistes syriens ont publié ce même jour une déclaration commune pour dénoncer la répression sanglante des manifestations qui a fait au moins une centaine de morts en trois jours.Le texte demande aux intellectuels syriens “qui n’ont pas brisé la barrière de la peur de prendre une position claire”.C’est en effet aux cris de {{ {“on n’a plus peur}}”} que les manifestants continuent à défier le pouvoir d’El Hassad fils, malgré près de 400 morts civils recensés et au moins 200 disparus.{{Une autre peur, celle du terrorisme explique sans doute l’apathie qui prévaut dans le monde devant cette répression sanglante.}}Laisser faire Assad semble avoir été la ligne tacitement adoptée par la “communauté internationale” face à un régime qui fait arracher les ongles des collégiens coupables de tracer des graffiti et qui fait tirer à balles réelles sur les foules désarmées.. -Côté institutions on a bien eu protestations et condamnations : Secrétaire Général de l’ONU, Président des Etats-Unis, Président du Parlement Européen et jusqu’à notre Ministre des Affaires Etrangères. On condamne mais sans même aller jusqu’à rappeler ses ambassadeurs. Il a fallu attendre ce lundi soir pour que la menace de sanctions américaines se précise un peu et que la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le Portugal prennent une initiative. Ces quatre pays font circuler au sein du Conseil de sécurité de l’ONU un projet de condamnation de la répression en Syrie.Toutefois le texte saluerait l’initiative du président Bachar al-Assad de lever l’état d’urgence en vigueur depuis cinquante ans dans le pays ! On sait que cette ” mesure” a été suivie du bain de sang de vendredi ! -Du côté des ONG et partis politiques, de gauche comme de droite, ce n’est guère mieux. Foin de solidarité internationale, c’est le silence quasi absolu. Les pro de l’indignation se taisent, perplexes. Un homme qui soutient le Hamas et le Hezbollah ne peut pas être complètement mauvais, doivent-ils penser et sa répression est peut-être progressiste. -{{Seuls le communiqué de Human Rights Watch et les déclarations d’Amnesty International ont rompu ce silence.}} {” L’Organisation des Nations Unies devrait lancer une enquête internationale sur les actions meurtrières des forces de sécurité syriennes contre des manifestants pacifiques dans 14 villes le 22 avril. Cette enquête devrait également examiner d’autres violations des droits humains commises depuis le début des manifestations anti-gouvernementales à la mi-mars. Les États-Unis et l’Union européenne devraient en outre imposer des sanctions visant les autorités syriennes ayant ordonné l’utilisation de la force meurtrière contre des manifestants pacifiques, ainsi que la détention arbitraire et la torture de centaines de protestataires. Les États-Unis et l’UE devraient aussi exiger la tenue d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies pour discuter de mesures à prendre face à l’escalade de la violence en Syrie, notamment le 22 avril.”} (Communiqué de HRW 24 avril 2011)”{{ { Après le carnage de vendredi, il ne suffit plus de condamner la violence »,} }} résume Joe Stork, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch-Il n’y a rien de nouveau sous le soleil de Damas où la terreur étatique règne depuis 4 décades. Le massacre de la ville de Hama bombardée pendant près d’un mois par Hassad père en 1982 avait fait au moins 15 000 victimes. Depuis, le régime syrien était rentré en grâce, en particulier à Paris où Bachar el Hassad avait trôné à la tribune officielle lors du défilé du 14 juillet 2008, quelques jours à peine après la répression féroce de la révolte des prisonniers de Sednaya.{{Le terrorisme est une arme de dissuasion efficace pour le régime de Damas}}{{dont on redoute qu’il active ses affidés, le Hamas et le Hezbollah surarmé}}. L’un comme l’autre peuvent mettre le feu aux poudres sur ordre de Damas et Téhéran.Alors que le régime des Hassad a soumis les Frères Musulmans de Syrie à une répression féroce, le Hamas, branche palestinienne de la Confrérie, est son protégé et son obligé. Le dirigeant du Hamas Khaled Mechal qui avait pignon sur rue à Damas se fait plus discret depuis le début des manifestations. A telle enseigne qu’on se demande où il est passé. Ne craignant pas le ridicule, le régime syrien, parrain de deux organisations terroristes majeures consacrées organes de “résistance”, qualifie par contre les manifestants de Deraa de” groupes terroristes extrémistes”.Une habitude copiée chez son alliée la République Islamique d’Iran. Huguette Chomski Magnis

