Enfants face au terrorisme : l’ONU en parle enfin mais …

{{Le rapport annuel du Secrétaire général de l’ONU sur les enfants et les conflits armés a été publié le 12 juin. (1)}}Il inclut sur la ” liste de la honte” qui y est annexée les parties à un conflit qui lancent des attaques systématiques contre des écoles ou des hôpitaux : groupes armés en Afghanistan, en RDC et en Irak sont désignés ainsi que les forces gouvernementales de Syrie. {{Il faut se féliciter que l’utilisation par les forces de Bachar el Assad d’enfants comme boucliers humains – une pratique popularisée avec un succès certain par le Hezbollah et le Hamas – y soit dénoncée.}} {{Comme il faut se féliciter que le terrorisme soit enfin nommé !}} Le rapport dénonce “l’usage de plus en plus récurrent d’enfants par des groupes armés pour perpétrer des attentats-suicides, alors que les filles et les garçons continuent aussi d’être victimes de ce même type d’attaques.” {{Selon le rapport, en 2011, “11 enfants au moins en Afghanistan et 11 autres au Pakistan ont été tués alors qu’ils commettaient des attentats-suicide, certains d’entre eux n’étant pas âgés de plus de huit ans”.}} Dans sa conférence de presse Radhika Coomaraswamy, Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants dans les conflits armés, a souligné qu’une partie des attentats ont été commis par des enfants recrutés et conditionnés pour se faire exploser mais que dans 11 attaques commises “des bombes ont été placées sur des enfants à leur insu et activées à distance.”{{” La communauté internationale doit faire preuve d’unité et lutter contre cette pratique inhumaine et perverse.” a déclaré la Représentante spéciale.}} {{Oui, le monde doit faire cesser cette horreur !}} {{ L’ONU devra pour cela s’attaquer à la racine du mal, l’embrigadement des enfants par l’enseignement de la haine et le culte du martyre.}} Et condamner par exemple le “spectacle de fin d’année” concocté par le Djihad Islamique à Gaza qui l’annonce fièrement sur le site Saraya de son aile militaire, les Brigades Al Qods. [http://saraya.ps/index.php?act=Show&id=21479->http://saraya.ps/index.php?act=Show&id=21479]On peut consulter l’album photo de cette fête enfantine sur :[http://jssnews.com/2012/06/12/ceremonie-de-lhorreur-a-gaza-une-ecole-maternelle-met-ses-momes-dans-des-cercueils-de-martyrs/->http://jssnews.com/2012/06/12/ceremonie-de-lhorreur-a-gaza-une-ecole-maternelle-met-ses-momes-dans-des-cercueils-de-martyrs/]A noter que les organisations ouvertement terroristes ne sont hélas pas les seules à embrigader les enfants. Ainsi le Centre d’aide à l’enfance Burj Luq-Luq, de Jérusalem Est, soutenu par le Consulat de France, l’UNESCO et l’UNICEF , a une façon très spéciale de combattre le tabagisme des jeunes. Pour preuve cet édifiant spectacle de marionnettes : [http://palwatch.org/main.aspx?fi=845&fld_id=845&doc_id=6856->http://palwatch.org/main.aspx?fi=845&fld_id=845&doc_id=6856] Extraits du dialogue :: {…”Jérusalem, qui nous est interdite, Jérusalem, dont les jeunes sont tués par les Juifs. Jérusalem, nous arrivons, Jérusalem, l’heure de la mort est arrivée.” … “Fumer ne nous aide pas à devenir des hommes comme le croient beaucoup, Jérusalem n’a pas besoin de jeunes ou d’hommes qui tiennent des cigarettes. Elle a besoin d’hommes qui tiennent des mitraillettes.”} La mitraillette comme substitut à la cigarette, il suffisait d’y penser ! Qu’en pense l’OMS ? Depuis que Palestinian Media Watch a diffusé l’information, le site de Burj Luq-Luq est inaccessible. On attend les commentaires officiels de l’ONU et de ses agences chargées de la promotion de l’éducation et des droits des enfants. Huguette Chomski Magnis (1) Rapport du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés [http://www.un.org/children/conflict/french/index.html->http://www.un.org/children/conflict/french/index.html] {{A lire sur le sujet : l’analyse de Fazal ur Rehman Afridi qui souligne les limites du rapport de l’ONU et en relève les graves lacunes.}}Son article est disponible en anglais sur le site de l’IRESK : [http://khyberinstitute.wordpress.com/2012/06/24/un-report-on-children-and-conflict-lack-substance/#more-253->http://khyberinstitute.wordpress.com/2012/06/24/un-report-on-children-and-conflict-lack-substance/#more-253]

Tribune : “Atteinte au sacré ?” par Rabâa Abdelkéfi

-Atteinte au sacré ? Qu’est-ce qui est sacré ? Moi, je ne comprends pas. J’ai toujours pensé que {{la vie est sacrée}}, j’ai toujours cru que ceux qui s’érigent en juges et en prophètes, qui s’investissent d’un pouvoir divin ou se substituent carrément à Dieu offensent les croyants, Dieu et ses prophètes.On se réunit dans les mosquées – même lorsque le couvre-feu est décrété- , on y prône la haine, on y appelle au meurtre de certains intellectuels, artistes, syndicalistes, hommes politiques et des juifs, car le meurtre, comme chacun sait, n’est pas une atteinte au sacré ! Mais peindre une toile qui transforme la laideur en beauté, qui humanise les expressions menaçantes des djihadistes et qui donne un visage aux « niqabées » est considéré comme une faute abominable.Critiquer les terroristes, en insistant sur leur fascination de la mort, c’est, d’après nos gouvernants, dépasser la ligne rouge, ligne qui, au demeurant, zigzague, change de direction, d’épaisseur et de couleur au gré des événements.-Que les barbus s’en prennent aux artistes est compréhensible, ce sont des ennemis de l’art et de la pensée, mais que le Ministre de la culture, M Mabrouk, conforte ces fauteurs de trouble et aille jusqu’à incriminer les artistes et justifier par conséquent le terrorisme salafiste, par l’argument de l’atteinte au sacré, est un vrai scandale. Là est l’abomination.M. Mabrouk tient le même langage que le Ministre des affaires religieuses, M. Khadmi, dont on connaît les accointances avec les extrémistes religieux. Acteur actif dans le déclenchement des manifestations et les actes de violence qu’a déclenchés la diffusion du film Persépolis sur la chaîne de télévision Nessma, ce dernier a attisé par des propos tendancieux, près d’une heure après son intervention à la télévision nationale, la vague de violence qui, partie de la Marsa où se tenait l’exposition, a atteint l’ensemble de la banlieue nord, puis certaines localités dans le gouvernorat de Tunis avant de s’étendre à d’autres gouvernorats à l’intérieur du pays. Étrange coïncidence !En voulant disculper le gouvernement de la Troïka des erreurs qu’il n’a cessé d’accumuler et dont la plus grave est la protection constante des extrémistes islamistes, en faisant endosser la responsabilités des dérives sécuritaires aux médias et aux artistes, « aux anciens détenus, aux dealers, aux partis politiques d’extrême gauche et d’extrême droite, aux nostalgiques du RCD », ils révèlent leur double projet de mettre le pays au pas et d’y instaurer un ordre moral conforme à la vision nahdhaouie du monde.-{À qui profite le chaos} ne cessent de s’interroger nos dirigeants ?Il profitera assurément à ceux qui y mettront fin par la force de la police et de l’armée. Il profitera à ceux qui déjà tracent les lignes rouges. Il suffira alors, dans un avenir proche ou lointain, de dessiner une caricature ou d’émettre une opinion critique pour tomber sous la loi qui protégeant l’atteinte au sacré, comme le préconise le Ministre de la culture, musellera les intellectuels, les artistes, les journalistes et tous ceux qui simplement pensent et aiment la vie. {{Rabâa Abdelkéfi , universitaire, Tunis}}

Culture : Olivier Poivre d’Arvor refuse le retrait du Prix 2012 du roman arabe décerné à Boualem Sansal

{{Dans une tribune titrée “Pourquoi je démissionne du Prix du roman arabe”}}(1), {{ le Directeur de France Culture s’insurge contre l’annulation ubuesque de la cérémonie de remise du}} {{Prix 2012 au talentueux écrivain algérien}}. Le jury présidé par Hélène Carrère d’Encausse avait attribué le prix à Boualem Sansal pour {Rue Darwin.} Pas de secret en vérité : si tout a été annulé et le brillant Boualem Sansal désinvité, c’est que celui-ci avait entre-temps pris la liberté de se rendre en Israël à l’invitation du Festival international des écrivains de Jérusalem. Fureur du Hamas à Gaza. Et embarras piteux à Paris. Dame, quand une organisation terroriste se fâche, ça fait réfléchir. Et puis est venue la réaction d’Olivier Poivre d’Arvor, cohérente, digne, exemplaire. Il appelle les autres membres du jury à démissionner à leur tour et propose de créer une nouvelle distinction pour honorer l’œuvre de Boualem Sansal. Bref de reconstruire sur les ruines de la censure. On se prend à espérer que tous et toutes emboîtent le pas à Olivier Poivre d’Arvor en s’inspirant du courage de Boualem Sansal. Lui entend demeurer libre en dépit de la censure, des insultes et des menaces qu’il subit.Marlène Jason(1)[http://www.liberation.fr/culture/2012/06/10/pourquoi-je-demissionne-du-prix-du-roman-arabe_825121->http://www.liberation.fr/culture/2012/06/10/pourquoi-je-demissionne-du-prix-du-roman-arabe_825121]

Lycée Emile Zola de Rennes, l’exposition de trop : le MPCT intervient

Le journal 20 minutes titre dans son édition rennaise {{Expo polémique au lycée Emile-Zola}}[http://www.20minutes.fr/article/951515/expo-polemique-lycee-emile-zola->http://www.20minutes.fr/article/951515/expo-polemique-lycee-emile-zola]Alerté par des correspondants rennais, le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme a exprimé sa désapprobation devant l’organisation de l’exposition “Palestine 141” destinée aux lycéens de la ville de Rennes. Celle-ci nous semble en effet néfaste en l’état car la détestation d’Israël découle assez naturellement d’un acte d’accusation à sens unique qui dénonce occupation et colonisation mais tait terrorisme, embrigadement, enseignement de la haine et du culte de la mort parmi les causes des malheurs des enfants palestiniens. Pourquoi ? Deux mois après le carnage de l’école juive de Toulouse et alors que les agressions anti juives se multiplient en France, cette exposition était on ne peut plus inopportune en milieu scolaire.Après l’intervention de notre Vice-présidente auprès du Recteur de l’Académie de Rennes, notre Présidente s’est adressée au Ministre de l’Education.

Jeux Olympiques : l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme s’adresse au CIO en soutien à la pétition Une minute de silence

{{Extraits de la lettre adressée au Président du CIO Jacques Rogge et à Sebastian Coe, Président du Comité d’organisation des JO de Londres}} : « … {Le travail de l’AICT est basé sur l’idée que le terrorisme réussit pleinement lorsqu’il déstabilise nos sociétés. De cruelles expériences nous ont appris que cela n’est pas évident pour tout le monde. L’attentat de Munich a eu lieu dans le Village Olympique parce que ceux qui l’ont perpétré avaient pour but d’attirer à tout prix l’attention du monde entier. Cette attaque, de sang-froid, et les morts d’athlètes et de policiers qui en ont résulté ont été un succès assourdissant pour leurs auteurs. Certains ont suggéré que les terroristes n’avaient pas réussi puisqu’ils avaient été tués eux aussi, mais en fait ils en sont sortis victorieux si on se réfère à leur propre code et beaucoup d’autres, sont prêts à poursuivre leur action. Les Institutions Olympiques demeurent à jamais liées – qu’on le veuille ou non – aux terribles événements de 1972. Il n’est nul endroit ni moment plus approprié que les Jeux Olympiques pour que les hommes et les femmes de bonne volonté unissent leurs voix dans un rejet des « valeurs » du terrorisme. Assigner pleurs et paroles de regrets à un lieu éloigné des caméras et de l’arène, de l’esprit transcendant des Jeux et de l’attention de la plus vaste audience mondiale serait perdre une opportunité aux proportions tragiques. Les membres de l’Alliance souhaitent vous rappeler que les jeux d’hiver de 2010 ont débuté par un moment de silence pour la vie perdue d’un athlète de l’un des pays en compétition. Nous aimerions aussi vous demander de vous souvenir que lors de la veillée immédiate des Jeux sanglants de Munich de 1972 et de son service mémoriel, un geste simple et noble – mettre le Drapeau Olympique en berne- a été rejeté. par plusieurs pays membres et, de façon inexplicable, le CIO s’est rendu à leurs objections. Les quatre décades passées depuis nous ont appris que le terrorisme est universel, et au-dessus de la politique, mais que ni les politiciens ni ceux qui pourraient faire un geste ne sont capables de réagir. Par contraste, la force d’un moment de silence, le message que l’esprit des Jeux Olympiques rejette de toutes ses forces les valeurs qui ont causé les morts de Munich, résonneront d’une façon incomparable. Les idéaux olympiques sont en parfaite conformité avec une telle déclaration, et nous vous exhortons à saisir cette opportunité sans pareille…. »} {{Pour l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme}} Arnold Roth Reiner Schleicher Huguette Chomski Magnis

Face au terrorisme, sauver les enfants !

{{Exposé présenté par Fazal Ur Rehman AfridiPrésident de l’IRESK (Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber)le 30 mai 2012 à la rencontre organisée à Paris par le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme}}{{INTRODUCTION}} Dans la région Af-Pak nos enfants sont exploités, terrorisés et utilisés quotidiennement par des terroristes comme des outils du terrorisme. Nous manquons de données fiables car la plupart du temps la violence systématique contre les enfants, n’est pas signalée en raison du manque d’accès aux zones contrôlées par les talibans et Al-Qaïda , en particulier dans les zones tribales du Pakistan voisines de l’Afghanistan. Aussi, avoir une évaluation complète et l’analyse des faits et des chiffres est difficile pour faire un plan d’action global contre le terrorisme ciblant les enfants.L’importance de la protection et du bien-être de l’enfant a été spécifiquement mise en évidence dans différentes conventions, pactes et déclarations par l’ONU ainsi que dans d’autres lois et instruments par les institutions spécialisées et les organisations internationales, en particulier dans la Déclaration de Genève des droits de l’enfant de 1924 , la Déclaration des droits de l’enfant adoptée par l’Assemblée générale le 20 Novembre 1959, la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ( en particulier aux articles 23 et 24) et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ( notamment dans l’article 10).La Convention relative aux droits de l’enfant de novembre 1989 est le premier instrument international juridiquement contraignant à intégrer la gamme complète des droits de l’homme sur les droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux. L’enfant, en raison de son immaturité physique et mentale, a besoin d’une protection spéciale et de soins. L’un des principes fondamentaux de la Convention est le droit à la vie d’un enfant. Les terroristes privent nos enfants de ce droit fondamental à vivre et à être dans un environnement paisible.Les Gouvernements de l’Afghanistan et du Pakistan sont signataires de la convention et sont responsables de la mise en œuvre de toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité concernant la protection des enfants, y compris la résolution n° 1612.{{-Enfants cibles du terrorisme}} Selon un rapport de l’ONU, entre septembre 2008 et août 2010, les enfants ont été victimes d’attentats suicides et à la roquette, d’engins explosifs improvisés et d’opérations militaires menées par les talibans et autres groupes armés ainsi que part les forces afghanes et internationales.Au cours de ces deux ans 1.795 enfants ont été blessés ou tués en raison de violences liées au conflit (un euphémisme pour le terrorisme), le chiffre est sans doute sous-estimé en raison de la difficulté à accéder aux zones de conflit. “Au moins neuf cas ont été signalés d’enfants exécutés sur des soupçons d’espionnage pour les forces militaires internationales, y compris la pendaison publique par les talibans d’un petit garçon de sept ans dans la province de Helmand en Juin 2010,” indique le rapport.Le nouveau rapport souligne le fait tragique que le recrutement et l’utilisation d’enfants par toutes les parties au conflit a été observé dans tout le pays. L’ONU a déclaré qu’il était en mesure de vérifier 26 de 47 incidents signalés, y compris plusieurs cas d’enfants utilisés pour mener des attentats suicides. L’an dernier seulement (2011) 1,282 enfants ont été tués ou gravement blessés en raison du conflit en cours en Afghanistan.Au Pakistan, 13 attentats-suicides ont été signalés dans différentes parties du pays au cours des quatre premiers mois de l’année en cours tuant 133 personnes et en blessant 147. Un total de 41 attentats-suicides ont tué plus de 620 personnes et blessé 1180 personnes l’an dernier.L’an dernier, seulement 2 jours après mon appel du 11 septembre pour la protection des enfants contre le terrorisme, lors d’une cérémonie organisée par le MPCT au Jardin du Luxembourg , quatre terroristes ont attaqué un autobus scolaire à la roquette. L’attaque a échoué, alors ils ont ouvert le feu sur les enfants tuant 5 personnes et en blessant 19. On pleure en entendant les histoires des victimes, des blessés et de leurs parents.Le 19 Février 2012, deux enfants Shah Zeb et Ibrar ont été tués et trois autres enfants nommés Ashfaq, Sohail et Shaukat blessés par un obus de mortier qui a frappé une maison dans Syal Khan village de Khyber Agency Jahandar Shah, dont le fils de 7 ans, Jamal a été tué dans un attentat à Peshawar, au Pakistan, sanglotait tout en essayant de tirer le corps ensanglanté de son enfant innocent. Le 19 mai 2012 un attentat-suicide a frappé lors d’un rassemblement de déjeuner, de la police et de civils afghans locaux dans le district d’Aisher au sud-est de Khost en Afghanistan, tuant au moins 13 personnes, deux enfants ont été tués et un blessé.Quatre femmes et neuf enfants ont été tués dans la province d’Uruzgan en Afghanistan le 15 mars 2012, quand un pick-up de civils a sauté sur une mine plantée par des talibans.Je suis étonné par les déclarations de certains experts européens sur le terrorisme, qui disent que l’Europe n’est pas en danger. Les preuves brossent un tableau différent. Il est absolument faux de dire que l’Europe est sans danger et nos enfants en sécurité. Je pense que l’épisode terroriste de Mohamed Merah devrait fonctionner comme un test pour l’UE sur ce qui peut arriver dans l’avenir si les terroristes ne sont pas arrêtés dans les régions mêmes où ils opèrent. Sinon les terroristes amèneront cette guerre à l’Europe.Je peux énumérer plusieurs cas de terrorisme qui ont eu lieu en Europe dans un passé pas si lointain. La tragédie de l’école de Beslan, en Ossétie du Nord en septembre 2004, peut être qualifiée de pire terreur dans l’histoire de cette région turbulente. Elle a tué 335 personnes dont 186 enfants. Plus de 700 personnes ont été blessées, la plupart des enfants. Cet acte de terreur contre des enfants innocents, aux portes de l’Europe occidentale aurait dû être un révélateur mais a été immédiatement oublié par le monde et l’Europe.Le 22 Juillet 2011, Anders Behring Breivik, dans le pire acte terroriste de l’histoire de la Norvège, a bombardé un bâtiment du gouvernement à Oslo et ensuite a commis un carnage dans un camp d’été de jeunesse du Parti socialiste, tuant 77 personnes, dont 69 adolescents. L’Europe a trop oublié.Le 19 mai 2012, une bombe a explosé devant une école à Brindisi dans le sud de l’Italie, exactement au moment où les élèves arrivaient à l’école, tuant une jeune fille de 16 ans et en blessant 7 autres. Cet attentat contre des enfants innocents a choqué l’Italie et l’Europe, mais a été aussitôt oublié.Le 19 mars 2012, Mohamad Merah, un salafiste a été conduit par les terroristes d’Al-Qaïda à entrer dans une école juive à Toulouse. Nous semblons avoir oublié cette barbarie aussi.Merah s’est tourné vers le salafisme en prison en France. Il s’est en outre radicalisé après ses deux visites dans des camps terroristes en Afghanistan et au Pakistan où il a obtenu une formation terroriste, mais le gouvernement et les agences de sécurité nationales n’ont pas fait attention. En conséquence, le monstre a sélectionné une cible facile, sans aucun obstacle et tué 3 petits enfants de sang froid. Le terroriste a pourchassé une petite fille de 7 ans dans la cour, l’a attrapée par les cheveux lui a tiré dans la tempe à bout portant. Les victimes étaient le rabbin Jonathan Sandler , 30 ans, ses deux enfants Aryeh, 5 ans, et Gabriel, 3 ans, et la fille de la chef d’établissement, Miriam Monsonego, 7 ans.La police française s’est réveillée après cet acte barbare, et a arrêté plus de 40 personnes appartenant à un groupe de Forsane Alizza, soupçonné d’incitation à la violence et au terrorisme. Le 16 mai 2012 trois jeunes adolescents ont été arrêtés en France. Ils étaient prêts à se lancer dans une tournée au Pakistan et en Afghanistan pour s’entraîner pour le Jihad. C’ est vraiment alarmant.Cela aurait dû être un révélateur pour les autorités françaises. Le public et les gouvernements semblent avoir oublié cet acte terroriste. La négligence peut coûter plus cher et peut entraîner d’autres attaques terroristes sur nos enfants car les enfants semblent être une cible facile. Nous ne savons pas combien de cellules terroristes dormantes ou de loups solitaires sont là en Europe, qui peuvent attaquer à n’importe quel moment et à n’importe quel endroit, au moment de leur choix. Je pense que les leçons n’ont pas été tirées, même maintenant.{{-Enfants interdites d’éducation par la terreur}} L’éducation des filles est d’une importance primordiale pour toute société. Selon un proverbe africain « si vous éduquez un garçon, vous éduquez une personne, mais éduquer une fille c’est éduquer une famille entière ». Nous pouvons énumérer les avantages énormes associés à l’éducation des filles qui bénéficie à tous, garçons et filles. Les filles instruites sont supposées être financièrement et politiquement indépendantes et elles seront plus enclines à élever et éduquer leurs enfants dans un environnement paisible, loin du terrorisme et de l’extrémisme. Ces filles vont devenir de meilleures citoyennes, et de meilleures mères pour leurs propres enfants.Bien conscients de cela, les terroristes utilisent toutes leurs énergies et leurs tactiques pour priver les filles d’éducation au Pakistan et en Afghanistan. Les talibans par le biais des décrets religieux ont interdit l’éducation des filles. Ils utilisent toutes les tactiques et les moyens pour empêcher les filles d’aller à l’école. Ces terroristes menacent, enlèvent, torturent, empoisonnent et tuent les filles qui osent aller à l’école et même leurs enseignantes.Un rapport nommé “connaissances sur le feu” publié en Septembre 2009 par CARE International dit qu’au cours de la seule année 2008, 670 attaques sur le système éducatif afghan ont été effectuées, y compris l’incendie criminel et l’assassinat des enseignantes et des élèves. Entre janvier 2006 et décembre 2008, 1153 attaques de différentes natures ont été signalées : des grenades, des “lettres de nuit”(1), des menaces verbales aux enseignants, des assassinats d’élèves et de personnels de l’éducation.Selon le ministère de l’Education, 230 personnes sont mortes à la suite d’attaques contre des écoles, des étudiants et de personnel entre 2006 et 2007.Plus de 2000 écoles ont été bombardées et détruites par les talibans et Al-Qaïda dans la seule province nommée Khyber Pakhtunkhwa dans le nord-ouest du Pakistan ainsi que dans la région tribale (FATA) adjacente, à la frontière pakistano-afghane. Le 17 Avril 2012, Reuters a rapporté l’empoisonnement de 150 jeunes filles après qu’elles aient avoir bu de l’eau contaminée dans une école secondaire dans la province Uruzgun en Afghanistan. Dans une dernière attaque, le 24 mai 2012, plus de 120 filles et leurs trois enseignantes ont été empoisonnées par une poudre toxique, pulvérisée dans les salles de classe par des talibans dans les province de Takhar, en Afghanistan.Les extrémistes ne font pas que détruire les écoles, ils détruisent notre avenir. Dans les FATA, le Pakistan, le taux d’alphabétisation des garçons est de 16%, tandis que pour les filles il est inférieur à 1%. Et encore les terroristes sont résolus à empêcher ce petit pourcentage de filles d’aller à l’école. Il y a problème mais il y a aussi des motifs d’espoir. Beaucoup de filles se sont levées contre les talibans pour poursuivre leur éducation. Une fille comme Malala Yousafzai, qui s’est dressée contre la terreur et a continué à s’instruire et à instruire d’autres filles clandestinement dans la ville de Swat, au Pakistan, est une lumière dans l’obscurité.{{-Enfants transformés en bombes}} Al-Qaïda continue de répandre son message de terreur et l’idéologie du djihad en dépit de la mort de son chef Oussama ben Laden, par les forces spéciales américaines à Abbotabad, au Pakistan. Les talibans (étudiants en religion) sont endoctrinés et ont fait fortement pression dans plus de 20. 000 madrassa (écoles religieuses) au Pakistan, pour s’engager dans une guerre sainte contre les infidèles et des étrangers au Pakistan et en Afghanistan. Al-Qaïda et les talibans se concentrent sur les enfants pour les utiliser comme un outil du terrorisme, ce qui indique une tendance très dangereuse pour le monde civilisé.Le 15 Février 2012, la police afghane a sauvé 41 enfants destinés à devenir des « kamikazes » et qui étaient sur le point d’être introduits clandestinement dans les montagnes au Pakistan. Selon Sediq Sediqqi, un porte-parole du ministère de l’Intérieur, les enfants âgés de 6 à 11 ans ont été libérés de terroristes dans l’est de la province de Kunar. Les enfants étaient enchaînés pour qu’ils ne puissent pas s’échapper..Le 12 Février 2012, deux garçons âgés de 12 ans, nommés Nasibullah et Azizullah équipés de gilets explosifs et formés comme des kamikazes dans des madrassas pakistanaises, ont été arrêtés dans la province de Kandahar. L’un d’eux avait été gracié par le président Hamid Karzaï moins d’un an auparavant pour le même crime. « Le professeur m’a dit, “vous ne serez pas blessé, allez juste perpétrer un attentat suicide” », a déclaré Azizullah.Mandy Clark, une journaliste de CBS News basée en Afghanistan, écrit dans un article publié le 15 octobre que neuf jeunes garçons ont été manipulés par les talibans pour livrer une bombe cachée dans une corbeille de fruits à l’intention d’un commandant local qui travaillait avec les forces américaines. Ils ne savaient pas qu’une bombe était cachée dans le panier. Elle a explosé le 11 Septembre 2009 causant de graves blessures à des garçons. Eidullah,11ans et Mohamed, 9 ans ont perdu leurs jambes, un garçon est devenu aveugle. Toute leur vie a changé en un éclair. .Dans un autre cas, le 1er Juillet, 2011, Kainat, une petite fille de 9 ans a été enlevée à Peshawar, au Pakistan et dirigée par les terroristes pour attaquer une cible avec un gilet explosif. Elle a été sauvée quand elle crié à l’aide en s’approchant d’un barrage de police. Mais, le même jour une autre fille a été tuée dans la province d’Uruzgan en Afghanistan quand les terroristes ont fait exploser son gilet alors qu’elle s’approchait d’un véhicule de police.Le 3 avril 2011, Umar Fidai, un jeune garçon de 14 ans endoctriné par des terroristes à attaqué un sanctuaire religieux soufi dans Derra Ghazi Khan, la province du Pendjab, avec son ami Ismail du même âge. Ismail a fait exploser la première bombe qui a tué 36 personnes et a blessé plus de 100 pèlerins.Umar Fidai a couru vers la scène sanglante et a fait exploser son gilet comme prévu pour provoquer le dommage maximal, mais le gilet n’a pas explosé. Il a été surpris de se retrouver à l’hôpital avec un bras amputé plutôt que dans le confort du paradis promis par les terroristes.Nous ne pouvons pas laisser nos enfants à la merci des terroristes. A l’ère moderne de l’Internet et des réseaux sociaux, les enfants en Europe ne sont qu’à un clic des terroristes. Certains écrivains et des analystes, qui nient la présence du terrorisme en Europe se cachent la tête dans le sable comme des autruches. La menace est réelle. La raison pour laquelle l’Europe est relativement sûre n’est pas parce que les terroristes ne sont pas intéressés par l’Europe, mais en raison du fait que des gens courageux dans la justice, les forces de l’ordre et les services de sécurité, travaillent jour et nuit pour protéger le public et les enfants contre les terroristes. Les agences de sécurité nationales et les médias ont la responsabilité de sensibiliser et d’informer les organisations de la société civile des menaces posées par les terroristes vers l’Europe et le monde entier. La sensibilisation est très importante. Si nous laissons la situation non résolue dans la région Af-Pak, le terrorisme va nous hanter ici dans un proche avenir. Conclusion : le terrorisme n’a pas de frontières.Les talibans et Al-Qaïda utilisent largement les médias et les réseaux sociaux dans leur propagande pour attirer les enfants vers le message de haine, le meurtre et le djihad contre les infidèles. Dans les vidéos publiées récemment par les talibans, des enfants âgés d’à peine 5 ans s’entraînent pour le Jihad (guerre sainte). La méthode utilisée et les sentiments suscités semblent être leS mêmeS que ceux utilisés par le Hamas et d’autres organisations djihadistes au Moyen-Orient. Cela signifie que les terroristes utilisent les réseaux modernes de médias pour communiquer les uns avec les autres, apprendre de leurs expériences et cibler les enfants immatures au Pakistan et en Afghanistan.Le pire de tout est que le CICR, Comité international de la Croix-Rouge a cessé ses activités au Pakistan après l’assassinat de son travailleur Kahlil Dale Rasjed, un gestionnaire de programme de santé à Quetta, au Baloutchistan. Une autre tragédie guette nos enfants dans la Khyber Agency dans la région tribale adjacente à la frontière afghane : plus de 600.000 civils innocents (plus de 50 % d’enfants) ont été déplacés en raison de soi-disant opérations militaires contre les talibans. Cela pose un réel danger pour l’éducation, la santé et la vie de ces enfants. Ces enfants sont une proie facile pour les terroristes qui cherchent à les enlever et à les endoctriner pour être utilisés comme « kamikazes » à l’avenir. L’organisation humanitaire internationale Save the Children qui travaillait pour aider et protéger des enfants a été empêchée par les autorités de travailler au Pakistan. {{Dans le contexte de l’arrêt des organisations internationales humanitaires travaillant pour la sécurité, la santé, l’éducation et la protection des enfants, l’avenir semble être sombre pour nos enfants. Une action urgente est nécessaire de la part de l’ONU, l’UNICEF et toutes les organisations internationales humanitaires pour faire pression sur les gouvernements de l’Afghanistan et du Pakistan afin d’assurer la protection des enfants dans leurs pays respectifs.}}IRESK n’exige pas les milliards de dollars qui ont été « pompés » pour nourrir le gouvernement corrompu Karzaï et les militaires traîtres du Pakistan. Nous voulons juste une stratégie alternative. Elle est très simple : juste nous aider à protéger nos générations futures. Donner l’éducation à nos enfants plutôt que des fusils et des gilets explosifs. Investir dans nos enfants plutôt que dans les guerres qui se traduisent par une nouvelle radicalisation. Les djihadistes et les islamistes utilisent les guerres comme une excuse pour continuer à obtenir une légitimité auprès du public non-instruit et mal informé. Pourquoi dépenser des milliards de dollars alors que le problème peut être résolu avec quelques millions en investissant dans notre avenir – et notre avenir est à nos enfants ? C’ est de cette manière que nous pouvons gagner les cœurs et les esprits.L’Union européenne et les États-Unis ne doivent pas cacher le fait que le Pakistan a été impliqué dans presque tous les actes terroristes, ces derniers temps dans la région. Ils devraient se concentrer sur le Pakistan, qui sert de laboratoire pour le terrorisme. Le Pakistan est un Etat parrain du terrorisme déterminé à atteindre une profondeur stratégique en Afghanistan et à créer l’instabilité en Inde à travers la guerre « asymétrique » (terrorisme). Le Pakistan doit être averti qu’il devra faire face aux conséquences s’il n’arrête pas de financer le terrorisme par le biais de ses services secrets militaires ISI.C’est dans les camps terroristes Al-Qaïda, ISI-talibans, dans les régions frontalières avec l’Afghanistan, que les enfants subissent un lavage de cerveau, sont formés et envoyés se faire exploser au Pakistan et en Afghanistan. Une campagne mondiale est nécessaire. Une approche holistique, couvrant tous les aspects du terrorisme, de la racine de celui-ci à la protection de nos enfants, est nécessaire.{{Nous devrions avoir le courage de tenir ferme contre les terroristes et de dire «non au terrorisme”.}} (1) « Night letter » : un message de menace de mort est déposé pendant la nuit, avertissant l’enseignante qu’elle doit cesser immédiatement son activité. (NDLR)

Débat de la campagne des législatives : faut-il parler du terrorisme ?

Si dans le cadre de l’élection présidentielle, il était évident pour le MPCT et les partenaires du Collectif Contre le Terrorisme de questionner les candidats à la magistrature suprême, on a pu s’interroger sur la pertinence de le faire dans la campagne des législatives. En effet le ou la député-e doit défendre les intérêts des électeurs/électrices de sa circonscription. La liste des problèmes économiques et sociaux qui les assaillent est telle que le terrorisme peut ne pas sembler un sujet prioritaire.Cependant :-Le gouvernement de la France sera l’émanation de la majorité législative-Avec 11 victimes françaises du terrorisme en 2011 et le retour pour la 1° fois depuis 16 ans d’un terrorisme islamiste meurtrier sur notre sol en 2012, la France est hélas bel et bien concernée par le sujet.-Comme l’a très bien écrit l’écrivain Yann Moix, le terrorisme est une “hydre à deux têtes” qui “tue par le mal concret qu’il fait” aux victimes “et par le mal abstrait qu’il laisse supposer qu’il fera à des victimes en attente (vous, moi, tout le monde, n’importe qui)” (1) Aussi doit-il absolument être désigné comme fléau à combattre par les élu-es de la nation{{Pour toutes ces raisons, le MPCT et le Collectif Contre le Terrorisme ont encouragé l’intervention en direction des candidats pour leur poser les questions suivantes :1 Êtes – vous d’accord avec nous pour définir le terrorisme comme une attaque ciblée de personnes en situation de civils, commise dans un but politique ou idéologique ?2 Condamnez-vous d’une façon inconditionnelle et universelle le terrorisme?3 Refusez-vous toute assimilation des attentats qui visent des civils à des actes de résistance ?4 Condamnez-vous les attentats dits “suicides” qui font de la mort d’un être l’arme du massacre d’autres êtres ?5 Refusez-vous toute légitimité à des organisations ayant commandité et revendiqué des attentats contre des civils ?6 Refusez-vous l’impunité des terroristes ? 7 Soutenez-vous les actions engagées par les victimes ou leurs ayant-droits pour obtenir justice ?8 Condamnez-vous l’obstruction pratiquée à l’ONU par plusieurs états, principalement membres de l’Organisation de la Coopération Islamique, pour empêcher l’adoption d’une définition universelle du terrorisme ?}} {{Les premiers candidats à avoir répondu oui à nos 8 questions sont :}} -Brigitte Kuster, candidate dans la 4° circonscription de Paris, Maire du 17 ° arrondissement, qui assure Lise Haddad, Présidente du MPCT, de son soutien.-David Dornbusch, candidat socialiste dans la 6° circonscription du Val de Marne qui a consigné sur son blog son engagement contre le terrorisme en titrant {Je signe la charte contre le terrorisme} (2)-Patrick Baudouin, Député sortant de cette même circonscription, qui s’est associé à la Journée Internationale Contre le Terrorisme le 11 septembre.-Stéphane Cossé, candidat dans la 12° circonscription de Paris, Président du Modem de Paris soutenu par les Verts.-François Potie-Lussigny, candidat du Parti Chrétien-Démocrate dans la même circonscription. Le débat se mène, des rencontres on lieu et on ne peut que se féliciter des convergences qui peuvent apparaître en dépit de désaccords. Une candidate EELV affirme ainsi apporter son “{total soutien aux victimes ou ayant droits de victimes françaises d’attentats commis en France ou à l’étranger dans leur combat pour obtenir justice, contre l’impunité des} {terroristes}” et accuse la définition relativiste du terrorisme qui {“légitime de véritables mouvements terroristes tel que le Hezbollah.”} {{Un dialogue est amorcé sur cet enjeu fondamental entre citoyens et candidats, qui devra se poursuivre entre les deux tours et au-delà des élections.}} Huguette Chomski Magnis Secrétaire générale du MPCTCoordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme(1) “Stagiaires djihadistes : une loi pour punir” par Yann Moix, Le Figaro du 23 mars 2012(2) [http://dornbusch2012.blogspot.fr/->http://dornbusch2012.blogspot.fr/]

Terrorisme : des nouvelles des victimes blessées par Mohamed Merah

Près de trois mois après les crimes perpétrés par Mohamed Merah, la presse donne quelques nouvelles des rescapés, tous deux grièvement blessés, Loïc Riber, 25 ans et Aaron Bijaoui, 15 ans et demi . {{Loïc Riber est un jeune militaire antillais, seul survivant des trois parachutistes agressés par Mohamed Merah le 15 mars à Montauban.}} Grièvement blessé il a souffert d’amnésie post-traumatique. Tétraplégique, il a été transféré dans un centre spécialisé où il a entrepris sa rééducation. Il se bat contre la paralysie, encouragé par la présence attentive de sa mère et une vraie chaîne de solidarité, les camarades de son régiment se relayant auprès de lui. Un miracle : la moelle épinière n’a pas été sectionnée.Il fait des progrès et parvient désormais à parler. {{Aaron Bijaoui est l’adolescent juif gravement blessé dans le carnage du collège-lycée Ozar Hatorah de Toulouse.}}Son état s’est heureusement amélioré. Après avoir été plusieurs fois opéré d’un poumon puis de l’estomac, il a pu être transporté dès le 12 avril en avion médicalisé à Nice où résident ses parents. Son avocat vient d’être reçu par les magistrats de Toulouse avec les familles et les avocats des victimes d’Ozar Hatorah. Il déclare : {{“Mon client a encore quelques séquelles, il se porte plutôt pas mal par rapport à la gravité des blessures qu’il a subies mais c’est encore frais, on est à moins de trois mois et c’est difficile”.}}Nos voeux accompagnent les deux rescapés et nos pensées les familles des victimes.Huguette Chomski MagnisSecrétaire générale du MPCT

A propos de la piraterie maritime : un article du Professeur David Ruzié

{{De pauvres gens ! Par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international}} Le procès des pirates présumés de l’équipage du voilier français Le Ponant, en 2008, qui vient de s’ouvrir devant une cour d’assises de Paris, nous amène à revenir sur la question de la piraterie maritime que nous avions déjà examinée, par ailleurs ([http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=21582->http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=21582]) et qui avait été relevée ici-même. (1)Dans cet article, nous déplorions la lenteur tant de la part de la société internationale que de celle des Etats pour réprimer ce fléau, fort ancien, mais qui a tendance à se développer depuis quelques années.Or, dès l’origine, une règle coutumière (c’est à dire une pratique considérée comme ayant un caractère obligatoire) s’était progressivement dégagée, aux termes de la quelle n’importe quel Etat, constatant, par un de ses navires publics, un acte de piraterie était fondé à y mettre fin et était autorisé à « pendre haut et court » les pirates, pris « sur le vif » de navigation sans pavillon autorisé.De telle sorte qu’il nous apparaissait que ce que l’on appellerait, aujourd’hui, une compétence universelle, c’est à dire le droit pour n’importe quel Etat d’arrêter et de juger les pirates (car entre-temps la règle coutumière s’était en quelque sorte « civilisée ») ne devait poser aucune difficulté.Il n’en était rien, car en réalité, ne serait-ce qu’à considérer l’attitude de la France, cette compétence universelle, pourtant reconnue par la Convention des Nations Unies, dite de Montego Bay, de 1982 (article 105) n’apparaissait que comme facultative et nécessitait une mesure nationale pour sa mise en oeuvre.La France, ayant abrogé, en 2007, la loi de 1825, a vécu, quelques années, dans le « vide juridique » sur ce point jusqu’à ce qu’enfin une loi du 5 janvier 2011 rétablisse la compétence des juridictions françaises pour connaître d’actes de piraterie maritime quelle que soit la nationalité des pirates et/ou de leurs victimes. En l’occurrence, la territorialité de la commission de tels crimes n’est pas en cause puisque, généralement, commis en haute mer, espace échappant, par définition, à toute souveraineté nationale, ils ne relèvent d’aucune juridiction nationale territorialement compétente.C’est sur la base de cette nouvelle loi que fin 2011, cinq hommes avaient été condamnés à des peines de prison, comprises entre quatre et huit ans, pour la prise d’otage du Carré d’As, en septembre 2008, un sixième étant acquitté. Le parquet ayant fait appel, l’affaire est toujours en instance devant la justice française.Dans le nouveau procès, un seul des six accusés reconnaît sa participation à l’action incriminée. D’ailleurs, quatre ans après les faits, le capitaine du voilier aurait du mal à les identifier.Curieux quand même que quatre « pêcheurs », un « chauffeur de taxi » et un « comptable dans une société de pêche » aient pu être trouvés, à bord d’un 4×4, en possession de 181 000 dollars (la rançon versée par l’armateur pour obtenir la libération des otages avait été de 2,15 millions de dollars…), sans être en rapport avec la prise d’otages.Certes deux d’entre eux reconnaissent être montés à bord du voilier, mais affirment qu’ils ne faisaient qu’approvisionner les pirates en chèvres, cigarettes ou khat.Il faut dire que sur le plan international, la répression de la piraterie ne progresse guère davantage par rapport à ce que nous écrivions, fin 2010.Certes, le Conseil de sécurité des Nations Unies vote régulièrement des résolutions, sur la base de rapports du Secrétaire général de l’ONU, lui-même « éclairé » par Jack Lang, qui, en attendant de se reconvertir sur le plan politique interne français, avait accepté une mission de « conseiller spécial des Nations unies sur les questions juridiques liées à la piraterie au large de la Somalie. ».L’organe principal des Nations Unies, chargé principalement de veiller au respect de la paix et la sécurité internationales, renouvelle ses appels à la coopération internationale, que nous évoquions déjà dans notre précédente étude, mais sans grands résultats pratiques.Le Conseil a même dû étendre son intérêt à la situation dans le Golfe de Guinée….Près de 300 otages et une dizaine de navires marchands sont actuellement aux mains de pirates, capables de sévir à des centaines de kilomètres au large du littoral de la Somalie, pays aux proies de l’anarchie et de l’insécurité depuis une vingtaine d’années.En France, en dehors de l’actuel procès, une vingtaine de Somaliens sont détenus pour plusieurs prises d’otages, dont deux ont été marquées par la mort d’un ressortissant français.Certes, l’Union européenne, l’OTAN et les Etats-Unis tentent de lutter contre ce fléau, dont la répression devrait, aussi, normalement, par l’exemplarité des peines infligées contribuer à ralentir le phénomène.Mais ce que nous voudrions, aujourd’hui, déplorer c’est en quelque sorte l’espèce de mansuétude, dont fait preuve l’opinion publique, encouragée par le « voyeurisme » d’une partie de la presse, à l’égard des auteurs de ces actes de piraterie, au motif que ceux-ci n’auraient pas d’autres moyens de subsistance…..Rappelons nous qu’avant que même Cuba décide de réprimer les actes de détournements d’avions, les pirates de l’air n’hésitaient pas à assortir leurs pseudo-revendications politiques de demandes de rançon.Après tout il faut bien que ces « braves gens » aient les moyens de vivre.En l’absence d’un mécanisme de SMIC à l’échelle internationale ou de « Pôle-Emploi » international leur permettant de trouver des occupations lucratives « normales », il faudrait « comprendre » les motivations de ces fauteurs de troubles.La presse française envisage même, à propos de l’actuel procès, en l’absence de preuve certaine de l’implication dans la prise d’otages, un droit à réclamer le statut de réfugiés politiques, voire de présenter des demandes d’indemnités pour détention abusive.Voyons, donc, les « pauvres gens » sont même des « braves gens »…… (1) [http://www.mpctasso.org/spip.php?article761->http://www.mpctasso.org/spip.php?article761]13 novembre 2010

Appel international : Agissons pour soutenir les démocrates en Tunisie !

{{A Call to Support Democrats in Tunisia !}}A l’initiative notamment de Djemila Benhabib, Taslima Nasreeen, Boualem Sansal et Soad Baba-Aissa (présidente de l’Association pour la mixité, l’égalité et la laïcité), cet appel, véritablement international, apporte son soutien à la communauté universitaire de Tunisie. Et en particulier à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba et à son Doyen Habib Kazdaghli qui résistent depuis 6 mois à une offensive salafiste d’une grande violence : intimidations, agressions et menaces de mort. Le groupe salafiste est mené par un ex-membre d’un groupe armé jihadiste impliqué dans des attaques terroristes commises en Tunisie en 2007.L’appel dénonce la responsabilité du gouvernement tunisien :{“Au lieu d’assurer la sécurité au sein de l’établissement académique, les autorités tunisiennes font mine de ne rien voir et de ne rien entendre, laissant ainsi perdurer un climat délétère où prospèrent l’arbitraire et la tyrannie de la pensée totalitaire. Pire encore, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, dirigé par Moncef Ben Salem, un député du parti islamiste Ennahda, a tiré à boulets rouges sur le doyen en affirmant que ce dernier « n’a pas fait ce qu’il fallait faire pour résoudre le problème pacifiquement et qu’il a des arrière-pensées politiques »”.}Et conclut :{“Nous ne pouvons rester silencieux face à cette insoutenable situation. C’est pourquoi, nous, démocrates qui œuvrons dans différentes sphères professionnelles et paraprofessionnelles, rendons hommage à la résistance héroïque des enseignant(e)s, des étudiant(e)s et des employé(e)s des institutions académiques de Tunisie, particulièrement à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba et à son doyen Habib Kazdaghli et appelons à exprimer notre solidarité concrète et agissante au Comité Tunisien de Défense des Valeurs Universitaires”.} {{Pour rejoindre les signataires de cet appel :}} [http://www.petitionduweb.com/Petition_agissons_pour_soutenir_les_democrates_en_tunisie-11698.html->http://www.petitionduweb.com/Petition_agissons_pour_soutenir_les_democrates_en_tunisie-11698.html](Pétition en français et en anglais).