Une déclaration de résistance : le rapport moral de Béatrice Szwec, Présidente du MPCT

Le rapport moral présenté à notre Assemblée Générale réunie à Paris le 4 février par Beatrice Szwec, Présidente du MPCT
résume parfaitement notre engagement.
Nous le reproduisons intégralement.

Chères amies, chers amis, chers membres du MPCT,

L’année 2025 n’a pas été une année ordinaire. Elle a été une année de vérités et de douloureuses prises de conscience
– Vérités sur la nature du terrorisme qui nous frappe encore.
Vérités sur la fausseté, la lâcheté de nombre de positionnements et de discours politiques
Vérités sur l’isolement croissant de celles et ceux qui refusent de se taire.

Dans ce contexte et malgré le vieillissement inévitable de ses ressources humaines,le MPCT a tenu bon
Oui, nous avons organisé moins d’événements que par le passé et nous l’assumons pleinement.

Au MPCT nous avons nous fait un choix moral et politique clair : mettre nos faibles moyens là où ils comptent vraiment, auprès des victimes du terrorisme. Près du tiers de nos dépenses de l’année y a été consacré.

À l’heure où beaucoup prétendent parler au nom des victimes, nous avons choisi d’agir pour elles, de concentrer nos forces sur l’essentiel :
– la résistance à l’islamisme
– la solidarité inconditionnelle avec les victimes du 7 octobre.

Dans un climat d’inversion morale, où les victimes deviennent les coupables, où l’on tente d’exclure de boycotter tout ce qui est israélien, où l’on banalise, relativise, justifie parfois les pires horreurs, le MPCT a tenu bon.

La soirée de soutien au kibboutz Nir Oz a été un acte politique fort pour dire que :
– la compassion ne saurait être à géométrie variable.
– le terrorisme n’est jamais une résistance.
– l’antisémitisme contemporain, déguisé en antisionisme, doit être combattu où qu’il se trouve.

Tout au long de l’année, nous avons aussi été présents là où beaucoup ne l’étaient pas ou ne l’étaient plus.
Présents pour les otages du Hamas, quand leur sort s’est effacé des écrans.
Présents dans les manifestations de soutien à la révolution iranienne, dont l’issue concerne le monde entier.
Présents aux côtés de Boualem Sansal, de Cécile Kohler, de Jacques Paris, abandonnés par des diplomaties trop prudentes ou trop cyniques.

Comme tous les ans, nous avons été fidèles aux commémorations des attentats. Pas par ritualisme,mais parce que la mémoire est un combat politique contre l’oubli, contre le révisionnisme et contre la banalisation de la barbarie.

Notre travail de plaidoyer, de veille médiatique, de contre-désinformation a été constant, La guerre est aussi culturelle, et laisser mentir, c’est déjà céder.

Nous l’affirmons clairement : l’art, la culture, l’école et les associations ne sauraient rester neutres. Elles ont le choix entre le camp de la liberté ou celui de la soumission.

Aussi , l’arrivée de nouveaux membres , des personnes engagées, parfois frappées directement par le terrorisme, qui ont choisi de nous rejoindre, nous oblige et nous renforce.

Après presque 23 ans d’existence, le MPCT reste fidèle à sa ligne :
– nommer l’ennemi,
-soutenir les victimes sans hiérarchie,
– refuser le silence,
– refuser la compromission.

Ce rapport moral n’est pas seulement un bilan.
C’est une déclaration de résistance.

Tribune : Né entre les camps, je refuse les murs de haine

Publié le 31 janvier 2026 sur son blog par Faraj Alexandre Rifai

Nous remercions l’auteur de nous autoriser à reproduire ce beau texte, celui d’un honnête homme de notre temps, humaniste et courageux.

https://1001histoires.fr/ne-entre-les-camps-je-refuse-les-murs-de-la-haine/

Je ne suis pas Juif.
Et pourtant, je défends les Juifs.
Et je défends Israël, sans détour.

Je ne suis pas Druze.
Je ne suis pas Kurde.
Je ne suis pas Yézidi.
Je ne suis pas Chrétien.
Et pourtant, leur combat est aussi le mien.

Je suis né en Syrie, d’un père arabe et sunnite.
De ladite « majorité » musulmane et sunnite.
D’une mère alaouite.
Dans un univers communiste, traversé de certitudes, de silences et de tabous.
Au milieu d’un islamisme grandissant.

Je n’ai jamais vraiment épousé les croyances ni les idéologies de mes familles.
Très tôt, j’ai senti qu’elles ne répondaient pas à mes questions et à mes doutes.
Qu’elles n’expliquaient pas la violence qu’elles semblaient justifier, expliquer voire parfois encourager.
Qu’elles l’excusaient.

J’ai grandi dans un pays où la religion devenait un instrument.
Pour haïr et détruire.
Pas pour élever, apaiser ou rassembler.
Pour haïr et détruire.
Pas pour éclairer les consciences ni protéger les âmes.
Un outil pour classer les êtres.
Pour hiérarchiser les vies.
Pour décider qui mérite le respect, et qui peut être méprisé.

Enfant, adolescent, on me voyait comme sunnite à cause de mon nom.
Personne ne savait que j’étais aussi alaouite.
Personne ne savait que, déjà, j’écoutais en silence.

J’ai entendu la haine contre les alaouites.
Contre les Druzes.
Contre les Kurdes.
Contre les Chrétiens.
Contre les Juifs.

Dans ce monde-là, celui qui n’était pas musulman sunnite, version islamisée, était
Hérétique.
Déviant.
Mécréant.
Impur.

On l’appelait kafer (Kouffar)
On le plaçait en dehors de noter humanité.
Il représentait le diable.
Il blasphémait notre prophète et notre dieu.

Alors,
On justifiait son exclusion.
Parfois sa disparition.
Toujours son humiliation.

Ils étaient “sales”, “maudits”, “impurs”, par défaut.
Parce qu’ils n’étaient pas sunnites.
Coupables d’exister autrement.
Parce qu’ils n’étaient pas “dans la ligne”.

Cette injustice-là m’a façonné.
Elle m’a révolté.
Elle m’a éveillé.
Pour au final, m’a sauvé de cette haine.

Ce sont ces blessures silencieuses, les miennes et surtout celles des autres, qui ont nourri mon cheminement.
Celles qui m’ont poussé à écrire, à témoigner, à raconter.
Dans Un Syrien en Israël.
Dans Grandir ailleurs.
Et ailleurs encore.

C’est pour elles que, aujourd’hui, je défends
les Alaouites,
les Druzes,
les Kurdes,
les Chrétiens,
les Yézidis,
les Juifs.
Et les autres.

Tous les Syriens.

Par fidélité.
Fidélité à l’enfant que j’étais.
À celui qui voyait l’injustice sans savoir encore la nommer.
Au doute qui grandissait en moi.

Oui, ça aurait été tellement plus simple.
Plus simple de rester dans le confort de la majorité.
De reprendre le discours dominant.
De cautionner aujourd’hui un régime islamiste soutenu par une partie de la “communauté internationale”.
D’être anti-israélien par réflexe.
De justifier les violences contre les minorités au nom de “l’unité” et du “patriotisme”.
De relayer la version officielle, applaudie par les arabisants de salon.

J’aurais pu.

Beaucoup l’ont fait.

Moi, non.

J’ai choisi de regarder la haine dans les yeux.
Même quand elle venait des miens.
Même quand elle venait de mon camp.
Même si elle semble avoir la reconnaissance du monde entier.

J’ai choisi de la dire.
De l’exposer.
De la combattre.

Ce choix a un prix.

On m’a traité de traître.
On m’a marginalisé.
On m’a caricaturé.
On a moqué mon handicap.

On m’a accusé de jouer un rôle.
D’être un “comédien”.

Ceux-là mêmes qui parlent d’un pays qu’ils ne connaissent pas.
D’un peuple qu’ils n’ont jamais écouté.
D’une haine qu’ils sont incapables de déchiffrer.
Tellement ils sont déconnectés, aveuglés par une vision fantasmée d’un Orient lointain.
De conflits qu’ils observent à distance.

Je parle de ces Arabisants de salon.
Je parle de ces groupies qui ne supportent la critique d’une décision politique d’un Président.
Je parle de ces soutiens aux islamistes qui maltraitent tout ce qui n’est pas dans leurs dogmes.
Je parle de ces soutiens aux islamistes qui justifient la mort et la haine, au nom de de l’humanisme.

Moi, je n’ai jamais voulu être du bon côté des applaudissements.
J’ai toujours voulu être du côté de la vérité.
Même quand elle dérange.
Même quand elle isole.

Moi, je n’ai cherché l’approbation de personne.
J’ai cherché à rester du côté de ceux qu’on voulait faire taire.
De ceux qu’on voulait effacer.
De ceux qu’on voulait salir.

Parce que se taire face à l’injustice.
Ce n’est pas de la neutralité.
C’est déjà une forme de complicité.

Et je n’ai jamais su renoncer.

Communiqué commun : Scandale à Neauphle-le-Chaâteau !

LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES
Association créée par Simone de Beauvoir
COMITE LAICITE REPUBLIQUE
LES CITADELLES
LIBRES MARIANNES
MOUVEMENT POUR LA PAIX ET CONTRE LE TERRORISME
NOROUZ
REGARDS DE FEMMES
TRIBUNE AZAD IRAN LIBRE POUR LA DEMOCRATIE

Paris, le 6 février 2026


Via les réseaux sociaux, nous apprenons que des cérémonies en hommage à la Révolution islamique d’Iran, ont eu lieu à Neauphle-le-Château, sur le terrain qu’avait occupé la maison de Khomeiny alors qu’il séjournait en France, cérémonies qui vont atteindre leur paroxysme le 11 février marquant l’anniversaire du retour de Khomeiny à Téhéran.

Nous avons cru à une fausse nouvelle !

Qui en France, alors que le caractère criminel d’un régime fondé sur l’apartheid sexuel, un régime qui n’hésite pas, pour se survivre, à tirer sur son propre peuple, pourrait avoir l’idée de commémorer le souvenir de ce désastre national et géopolitique ?

Nous avons été d’autant plus surprises, qu’en février 2021, nos associations, alertées par un reportage de la télévision sur l’existence de ce type de cérémonies, avaient mobilisé un collectif de personnalités et d’associations féministes et laïques, pour exiger l’arrêt de ces commémorations.

Ce que nous avions obtenu.

La maire de Neauphle-le-Château, jointe ce matin par téléphone, nous a indiqué n’avoir donné aucune autorisation, et même avoir fait connaitre son opposition au renouvellement de telles cérémonies et sa solidarité avec le peuple iranien.

Nous en appelons au ministre de l’Intérieur, au président de l’association des maires de France, à la présidente de région, aux réseaux de solidarité avec les Iraniennes et les Iraniens, pour que ce nouveau scandale cesse.

Les otages du 7 octobre sont enfin tous rentrés


Promesse tenue, mission accomplie, tous sont rentrés, après la plus cruelle des attentes. Les vivants et les morts, les enfants et les vieillards, les femmes et les hommes, les Israéliens et les étrangers.

L’héroïque Ran Gvili aura été le dernier.

Il a fallu la pugnacité et le courage des soldats israéliens pour retrouver enfin son corps à Gaza.

Bravo à sa famille, à son pays et à son armée qui ne l’ont pas abandonné !

Tout un pays, tout un peuple a rendu un hommage solennel à Ran Gvili qui repose désormais en paix en Israël, à défaut d’avoir pu y vivre en paix.

La prise d’otages est un crime contre l’humanité, le plus ignoble des chantages.

Le 7 octobre aurait dû entraîner la saisine immédiate de la Cour Pénale Internationale.
Il n’en a rien été, faillite morale du monde et des institutions internationales.

Alors que des Chrétiens nigérians sont kidnappés massivement, mobilisons-nous contre ceux qui justifient ces crimes.

Pour que plus jamais, nulle part, des civils, des enfants, ne soient impunément pris en otages.


NOUS PUBLIONS CI-DESSOUS LE BEAU POÈME QUE NOTRE AMI JACQUES FIORENTINO A DÉDIÉ AUX OTAGES

PRIÈRE

Au fond de sa caverne, le silence l’écrasait
Le temps n’avait plus cours, la lumière était morte
Il était en enfer mais se savait en vie.
Et pourtant chaque jour, il attendait la fin.
Quelques bruits parasites devenaient un tumulte.
Les quelques aliments qui étaient octroyés
Tuaient avec violence toute son humanité
Son corps l’abandonnait prenant un teint diaphane.
Dans cette fragilité qui était son avenir
Pas une étoile d’espoir n’illuminait son âme.
Quand survint ce frisson, il en fut effrayé
Il se vit secoué par un ébranlement
Qui traversa son corps, ouvrant une large faille.
Un sombre précipice l’appelait magnétique.
Il suffisait d’un pas, tout serait achevé.
Enfin il atteindrait l’apaisement suprême.
Soudain une musique traversa le silence
Le volume s’amplifiait comme par enchantement.
Il reconnut cet air, des paroles s’échappèrent
De sa bouche asséchée par la désolation.
Ses membres se dressèrent, retrouvant leur courage
Cette force insufflée balaya peu à peu
L’horreur mortifère qui était sa prison
Lui redonnant l’ardeur qu’il pensait immolée.
Les notes se faisaient hymne d’un monde reconquis,
Les murs de son cachot se muèrent en écran.
Il se revit enfant, courant vers ses parents
Qui lui tendaient les bras tout emplis de passion,
Redonnant une ferveur qu’il croyait disparue.
Du combat pour la vie, il sortirait vainqueur.
Il se tiendrait debout, affrontant ses bourreaux.
Sa prière s’éleva allant à la rencontre
De tous ceux qui, sans faille, s’étaient battu pour lui.
Elle foudroya ses chaines par un fervent éclair
Et devint symphonie en célébrant l’amour.

Jacques Fiorentino

Soutien inconditionnel au peuple d’Iran pour la fin de la République Islamique : manifestation, pétition


En finir avec le régime, telle est bien la volonté du peuple iranien dont la belle jeunesse est en train d’être massacrée.

En quelques jours les victimes se comptent par milliers, peut-être par dizaines de milliers.
C’est un carnage.
Des images et des récits atroces parviennent : corps entassés, morgues saturées, blessés enlevés dans les hôpitaux et achevés, parents qui doivent payer pour récupérer les corps de leurs enfants et rembourser les balles qui les ont tués !

Une telle situation, tolérée par l’ONU au mépris de sa responsabilité de protéger, doit au contraire susciter la réprobation universelle et une mobilisation massive.

Ce samedi des manifestations ont eu lieu à Paris, Nantes et d’autres villes de France.
Contrairement aux marches qui se succèdent depuis des mois pour la chute du régime, celles-ci ont été largement couvertes par les médias. Même si la participation d’organisations complaisantes envers l’islamisme brouillait le message et freinait l’expression de la solidarité, des gens de bonne volonté étaient bien présents avec des messages sincères et forts.

Ce dimanche 18, nous appelons, une fois de plus, à manifester à Paris en participant à la marche de la Place Victor Hugo au Trocadéro, à l’initiative d’Homa.

Le MPCT reprend à son compte l’appel de la députée belge d’origine iranienne Darya Safai

« Aujourd’hui, les Iraniens sont en train d’écrire l’Histoire. La réussite de leur lutte courageuse n’apportera pas seulement la liberté à leur peuple, mais aussi davantage de sécurité à toute la région et au monde entier. Un Iran démocratique et laïque contribuera à bâtir un monde meilleur. C’est pour cette raison que nous avons organisé une manifestation : pour être la voix de ces innocents qui, malgré une coupure totale d’internet, continuent de résister et de réécrire l’Histoire au prix de leur vie. Rejoignez-nous dimanche 18 janvier à 14h à Paris. Tous ensemble pour un Iran libre. »

Ensuite ? L’Histoire n’attend pas.

Après ce dimanche, il faudra continuer à manifester, grossir les cortèges, choisir d’autres itinéraires, diriger nos pas vers l’Ambassade de la République Islamique d’Iran pour exiger sa fermeture.

Plusieurs pétitions ont été lancées.

Le MPCT appelle en particulier à signer celle-ci
« Massacre à huis clos en Iran. De la responsabilité d’agir. »

https://c.org/nnnGCjqPbZ

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Nous saluons le communiqué publié à la Réunion par l’ARCAD, association amie.


Communiqué de presse

Saint-Denis, le 15 Janvier 2025

L’ARCAD APPORTE SON SOUTIEN AU PEUPLE IRANIEN

L’Association Réunionnaise Contre l’Antisémitisme et la Désinformation (ARCAD) apporte son soutien au peuple iranien qui depuis maintenant des semaines, lutte pour se libérer du joug d’une tyrannie islamique.

En tant qu’association dédiée à la vigilance contre l’antisémitisme et la désinformation, l’ARCAD tient à rappeler que la liberté d’écrire, de questionner, de critiquer les pouvoirs – surtout lorsqu’ils sont illégitimes ou tyranniques – est indispensable dans une société démocratique digne de ce nom.

Nous saluons le courage et la force de ces centaines de milliers – peut-être de millions – d’iraniens descendant dans les rues de nombreuses villes, jours et nuits, pour réclamer la fin du régime des Mollahs.

Celui qui depuis 47 ans joue un rôle néfaste partout où il passe : sa haine d’Israël et des juifs du monde entier, son soutien aux organisations terroristes et aux narcotraficants, ses campagnes de désinformation auprès des « intellectuels occidentaux » qui contribuent à la montée de l’antisémitisme dans le monde.
Celui qui depuis 47 ans tue, martyrise, opprime tout un peuple, le privant des droits humains les plus élémentaires.
Celui qui a semé la mort sur la planète, 150 000 Iraniens ont été exécutés après condamnations à mort par pendaisons.

Or, depuis quelques jours maintenant des chiffres apparaissent sur le nombre de morts, et les estimations les plus pessimistes (CBS) font déjà part de près de 20 000 manifestants tués.
Alors oui, nous saluons le courage de ce peuple clairvoyant qui lutte pour faire chuter ce régime !

Quid de nos politiques Français ?

Face à cette révolution pour la liberté qui est en cours en Iran, ARCAD s’interroge sur la faiblesse des réactions gouvernementales, dont au plus haut sommet de l’Etat pourtant si prompte à s’indigner par ailleurs, ainsi que des députés et sénateurs, aussi bien en France hexagonale qu’à la Réunion.
Pourquoi cette aphonie ?
Par peur ? Pour toutes autres raisons difficilement avouables ?

«A l’heure où tout un peuple se soulève pour réclamer le premier des droits, celui de vivre en liberté, le soutien exprimé de la communauté internationale au peuple iranien doit se faire sans conditions ni positions politiciennes. Vive l’Iran libre !» ARCAD

ARCAD – Association Réunionnaise Contre l’Antisémitisme et la Désinformation

ARCAD a été fondée le 31 mars 2024 par de simples citoyens vivants à la Réunion, de toutes confessions, origines ou obédiences, croyants ou non, défenseurs des valeurs de la République.
Mais c’est le 19 novembre 2023 sur le parvis de la place des Droits de l’Homme à Saint Denis lors d’un rassemblement pour marquer notre refus de l’antisémitisme et assurer nos compatriotes Français juifs de notre indéfectible soutien qu’est née l’idée de créer l’association.

C’est autour de ces 3 principes fondateurs : Rassembler – Eduquer – Veiller, qu’ARCAD a pour objectifs de lutter contre la désinformation, de marquer son refus de l’antisémitisme et d’assurer nos compatriotes juifs de son indéfectible soutien.

ARCAD assure d’une part une veille continue pour recenser les actes antisémites à la Réunion, et mène d’autre part un travail d’information afin de faire reculer les préjugés qui alimentent la peur, la haine et la désinformation.

Contacts :
🖳 : https://asso-arcad.re/
@ : assoarcad974@gmail.com

Il y a 11 ans, trois jours qui ébranlèrent la France


Au matin du mercredi 7 janvier 2015, alors que nous étions encore dans les festivités de début d’année, les Français sidérés apprenaient le massacre de Charlie Hebdo.

Les assassins appliquaient l’agenda islamiste qui entend soumettre notre monde, coupable de blasphème envers Mahomet.

Le lendemain la jeune policière municipale Clarissa Jean-Philippe était assassinée à Montrouge.


Le vendredi, à quelques heures du traditionnel repas juif du Shabat, la sanglante prise d’otages de la Porte de Vincennes terrorisait, blessait, tuait clients et employés de l’Hypercacher.

Alors que cette prise d’otages était en cours, que des gens étaient assassinés parce que juifs, une dame interviewée dans la rue par un reporter de Radio France soupirait « ça va encore faire de l’islamophobie. »

Toute l’inversion victimaire qui devait faire florès, était déjà contenue dans cette réaction.

Il y eut bien un sursaut de la société civile : le rassemblement spontané le 7 à la République puis l’immense manifestation du 11 janvier.

Paris semblait être devenu le centre mondial de la résistance au terrorisme islamiste.
Espoir vite déçu.
L’année ainsi commencée devait se terminer par le carnage du 13 novembre, d’une ampleur inédite en France. Lui ne suscita pas de mobilisation de masse.

Des cérémonies officielles sont organisées par la Mairie de Paris ce 7 janvier devant les plaques commémoratives – desquelles le mot « islamiste » est absent.


Que les noms des 17 victimes de ces trois jours terribles restent à jamais dans nos consciences !
Rappelons-les, répétons-les pour qu’ils ne sombrent pas dans l’oubli :


Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Jean Cabut, dit Cabu, Elsa Cayat, Stéphane Charbonnier, dit Charb , Philippe Honoré, dit Honoré, Bernard Maris, Ahmed Merabet , Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Bernard Verhlac, dit Tignous , Georges Wolinski, dit Wolinski,Clarissa Jean-Philippe, Philippe Braham,Yohan Cohen,Yohav Hattab, François-Michel Saada.

Le MPCT participe aux diverses commémorations organisées les 8 et 9 janvier 2026 :

Jeudi 8 janvier à Montrouge

Hommage à Clarissa Jean-Philippe organisé par la Mairie.

jeudi 8 janvier à Saint Mandé
Hommage aux victimes de l’Hypercacher(tout proche) et à toutes les victimes des attentats islamistes de janvier 2015 organisé parla ville de Saint Mandé

vendredi 9 janvier à 8 h 30 à Fontenay-sous-Bois
Hommage à François Michel Saada, qui était fontenaysien et aux trois autres victimes de l’Hypercacher organisé par les communautés juives de la ville.

vendredi 9 janvier à 13 h 30 à Paris

Cérémonie d’hommage organisée par le CRIF, devant l’Hypercacher 25 av de la Porte de Vincennes 75020

dimanche 11 janvier à 11 h 30 à Paris
Rassemblement dans le 11ème organisé devant les anciens locaux de Charlie Hebdo ( 10, rue Nicolas Appert) par le Printemps Républicain, le Comité Laïcité République, la LICRA, Les Citadelles et Vigilance Collèges Lycées.

Tant de voeux pour 2026 !

Aux amis et amies du MPCT nous souhaitons santé, force et joie.

Cette année, c’est la belle Sainte Métisse créée par Diagne Chanel qui porte nos voeux.

Et pour un monde un peu meilleur, il nous faut demander beaucoup :

l’arrêt de la chasse aux Israéliens et aux Juifs, de l’inversion victimaire et des accusations mensongères

la victoire de la révolution iranienne, la chute des talibans afghans, la fin de l’apartheid sexuel imposé aux femmes

la fin de la persécution des Chrétiens, du Nigeria au Pakistan

le droit égal des filles et des garçons à une éducation émancipatrice qui bannisse l’embrigadement

l’arrêt des attaques au couteau, des attentats terroristes et des kidnappings

la libération de tous les otages

le rejet de l’argent toxique du Qatar qui sous-tend l’offensive islamiste

le désarmement et la fin de l’impunité des organisations terroristes.

TOUS ces voeux seront-ils exaucés en 2026 ? Rien n’est moins sûr.

Mais certains pourront l’être, “with a little help from my friends …”

Cette aide, apportons la ensemble. 

Oser exprimer tous nos souhaits, intervenir, argumenter, avancera leur réalisation.

Alors oui, bonne année 2026 à toutes et à tous !

 

Tribune : un dimanche à Sydney

C’était hier, un dimanche à Sydney…comme il fut un lundi…à Toulouse !

Un dimanche précédé d’autres jours tout aussi funestes là où l’on a laissé croître
la haine antisémite mettant dès lors une cible dans le dos de toute personne
juive ou assimilée comme telle par les semeurs de mort.

Hier ce fut en Australie.

A Sydney dont nous avions gardé en tête les images de paix et de fraternité des
Jeux Olympiques de 2000.
C’était il y a « un siècle » !

Depuis, les cadavres d’innocents s’amoncellent, parsèment la planète.

Sydney ce dimanche 14 décembre 2025 résonne très douloureusement comme
Toulouse le lundi 19 mars 2012 quand l’assassin, le terroriste islamiste djihadiste
Mohamed Merah massacra en filmant ses actes odieux 4 personnes au collège
juif Ozar Hatorah, dont 3 très jeunes enfants de 3, 5 et 9 ans.
Pour « venger » les enfants palestiniens, qu’il osa alors affirmer pour justifier son
ignominie !

Un faux nez abject ne cachant rien d’un antisémitisme féroce entretenu par les
fabriques haineuses poussant aux meurtres…les mêmes qui en nos rues de
France et sur les réseaux sociaux appellent à l’Intifada dans nos villes, dont
l’incitation mise en actes sanglants est bien reçue « 5 sur 5 » par tous les
barbares patentés biberonnés aux slogans anti juifs, et plus largement encore
anti mécréants.

Comme au Bataclan, à Paris, le vendredi 13 novembre 2015…
Comme contre les Chrétiens dans une église au Nigeria le mercredi 19 novembre
2025 …
Comme …

…« Après le samedi, le dimanche » qui fait bien écho à distance, car de la même
mauvaise veine, au funeste slogan « la valise ou le cercueil » porté en actes de
sang versé contre les Français d’Algérie par le terrorisme du FLN durant la guerre
d’Algérie dont nous savons l’issue tragique par sa mise en actions toutes aussi
sanglantes le mardi 7 octobre 2023 en Israël ou ce dimanche 14 décembre 2025
en Australie.

Les barbares font des « petits » de générations en générations !

Les mêmes mots/maux de cette haine antijuive ont poussé hier 2 salopards
(pour « venger les enfants de Gaza » ?) – portés par les vents mauvais du
matraquage idéologique nauséabond vociférant qu’être « contre Israël » c’est par
conséquent attiser le feu contre des Juifs n’importe où dans le monde par
« assimilation » – à tuer aux fusils d’assaut 15 civils innocents (et 40 blessés)
sans défense, dont des enfants la plus jeune âgée de 10 ans à peine,
Matilda Polvavchenko venue célébrer la fête de Hanoukka sur cette plage où s’était réunie la communauté juive de Sydney visée par ces terroristes islamistes en tant que telle.

Dont notre compatriote, Français  juif de 27 ans Dan Elkayam, jeune ingénieur en
Australie depuis 2024, qui est allé là-bas à la rencontre de son tragique destin en
protégeant héroïquement de son corps une fillette gravement blessée qui a
finalement succombé. Son beau sourire nous illuminera toujours, figé, comme
sa jeunesse fauchée, dans le temps.

Rappelons-nous  ce dimanche 14 décembre 2025 comme nous devons nous
souvenir du lundi 19 mars 2012 à Toulouse et de tant d’autres dates macabres
durant lesquelles le terrorisme islamique, porté par la haine, a assassiné à tout-
va.

Souvenons-nous de toutes ces vies fauchées, de toutes ces familles brisées.
Assurons les de notre solidarité, de notre compassion.

D’innocentes victimes il y eut et il y aura encore tant que cette peste verte, ce
cancer planétaire, ne sera pas tel le nazisme en 1945 totalement éradiqué.

Ce qui ne se fera pas en un claquement de doigt.
L’éducation est indispensable pour y parvenir.
La résistance aussi car nous saurons nous lever collectivement contre la barbarie
qui ne nous divisera pas !

Et puis dans ces sombres ténèbres il y eut un éclair de lumière…l’héroïsme d’un
autre homme, Ahmed al Ahmed, qui au péril de sa vie, désarma un des
assaillants.

Qu’il en soit remercié pour son courage, pour toutes les vies qu’il participa à
sauver par ce noble geste et parce qu’il nous donne encore à croire, à espérer en
l’humanité.

Néanmoins, aujourd’hui, très tristement, « je suis Matilda, je suis Dan… ».

Eric Wagner
Le 14 décembre 2025.

Les photos de la petite Matilda et de Dan Alkayam ont été communiquées par leurs familles respectives auxquelles nous exprimons nos pensées solidaires, notre compassion et tout notre respect.

Christophe Gleizes innocent, libération maintenant !

Le journaliste sportif Christophe Gleizes condamné en appel par la “justice” algérienne à 7 ans de détention pour “apologie du terrorisme” !

C’est Fadila Tatah qui résume le mieux ce scandale algérien.

 

“L’Algérie ne finira pas de nous surprendre. En même temps — histoire de rebondir sur la vague du « en même temps » — je ne suis pas surprise.

 

Donc, le journaliste français Christophe Gleizes a été condamné à sept ans de prison en Algérie. Ce journaliste sportif indépendant, arrêté en mai 2024, pour — ce n’est pas une blague — « apologie du terrorisme » et « possession de publications dans un but de propagande nuisant à l’intérêt national ».

 

Mais qu’est-ce que ce journaliste sportif peut-il faire qui mette à ce point en danger l’intérêt national ? Franchement, s’il fallait enfermer toutes les personnes qui ont parlé avec un membre du MAK (Mouvement de l’autodétermination de la Kabylie) — ce qui lui est reproché — ou qui ont critiqué le gouvernement algérien… on serait tous en prison.

J’aime bien Ferhat, le président du MAK, et ?

J’écoute ses chansons depuis mon adolescence… et ?

Chacun fait ce qu’il veut et aime qui il veut. Alors, si on est pote avec quelqu’un du MAK — mouvement qui a été déclaré par les « autorités » algériennes comme étant un mouvement terroriste — on va lui dire : « je ne te parle plus car tu menaces l’intégrité du territoire algérien et tu es un terroriste » ? Franchement, le gouvernement algérien se montre bien fébrile et surtout très fragile. Car si un petit journaliste couvrant les rubriques sportives — un journaliste même pas algérien, qui fait un reportage sur un club de foot — les fait trembler, alors l’Algérie est dans une situation pire que dramatique : elle a perdu son fil et sa dignité. Triste constat. Les Algériens méritent mieux que ça. “

[Texte reproduit, ainsi que son portrait de Christophe Gleizes, avec l’aimable autorisation de Fadila Tatah.]

Les mots ont un sens !  Doit être qualifiée de terroriste une organisation qui commet et revendique des attentats visant des civils.

Etre indépendantiste comme l’est le Mouvement Pour l’Autonomie de la Kabylie n’en fait pas une organisation terroriste !

Coller une accusation d’apologie du terrorisme à un journaliste sportif pour avoir interviewé un dirigeant de club de football en Kabylie est aussi absurde qu’inique.

C’est plutôt le rapport du régime algérien au terrorisme qui mériterait  d’être interrogé.

MPCT

 

Une si belle soirée en soutien aux survivants du kibboutz Nir Oz

Merci à l’association Les Amis de Nir Oz venue présenter, films à l’appui, l’histoire du kibboutz Nir Oz et son formidable travail d’accompagnement des survivants de cette communauté du sud d’Israël martyrisée le 7 octobre.
Tous les otages de Nir Oz sont à présent rentrés, les vivants et les morts.
Nir Oz va se reconstruire et ses membres vont pouvoir passer de survivants à vivants.

Franck Benhamou, Président des Amis de Nor Oz

Merci au député Guillaume Gouffier Valente et aux conseillers municipaux, Samuel Muller, qui a témoigné de son engagement sans faille dans le soutien à Nir Oz, et Chantal Cazals.


Au premier rang Guilaume Gouffier Valente et Chantal Cazals.

L’intervention de Samuel Muller.

Et merci à tous les participants, à toutes les participantes, aux artistes talentueuses et engagées qui ont prêté leur concours.

Anna Avrane nous a bouleversés par sa lecture des mots écrits par Yarden Bibas à son retour au kibboutz, dans ce qui fut la maison du bonheur, mots pleins d’amour et de douleur.

Fadila Tatah a projeté un montage des vidéos qu’elle a réalisées depuis le 7 octobre sur le martyre des otages, redonnant vie aux fantômes du Festival Nova, les faisant danser avec la même grâce que les jeunes Iraniennes qui bravent le régime des mollahs.

Marlène Samoun, accompagnée de son guitariste Gilles Hayoun, nous a fait vibrer d’émotion, chantant la nostalgie mais aussi l’espoir et la liberté.

https://www.facebook.com/reel/1790125378307075

Bravo à la Madame Loyale de la rencontre, Edith Pollatsek, Présidente du MPCT Val de Marne et à Dominique Zeliszewski, Présidente de la LICRA Val de Marne !


Edith Pollatsek au micro.  Au premier rang, Dominique Zeliszewski, Samuel Muller, le député Guillaume Gouffier Valente et Chantal Cazals.

Merci pour leur concours aux associations partenaires, le Centre Simon Wiesenthal et Tous 7 octobre.

Henryk Paszt, du Centre Simon Wiesenthal, témoigne sur son expérience de Nir Oz et raconte son retour après le 7 octobre.

Dans le climat d’exclusion, de boycott, de discrimination, de chasse à tout ce qui est israélien, l’organisation de cette soirée, dans le cadre de la Quinzaine de la Solidarité Internationale de Fontenay-sous-Bois, était indispensable.

Nous l’avions dédiée à Shiri, Ariel et Kfir Bibas, à jamais dans nos consciences.

Une certitude : tout le monde est reparti avec Nir Oz au coeur, pour la vie.