L’empreinte du 11 septembre


C’était il y a 21 ans, à l’aube du siècle nouveau.
Comment oublier l’inoubliable ?

Comment oublier ces hommes et ces femmes qui agitaient des serviettes aux fenêtres du World Trade Center dans le vain espoir d’être secourus ? Certains se jetaient dans le vide. Comment oublier les pompiers qui montaient vers la mort en pensant accomplir leur mission, sauver des vies ? Comment oublier les héros du Vol 93 qui se révoltèrent contre leurs bourreaux ?


Et puis il faut se souvenir des renoncements, des accommodements, des lâchetés et des iniquités qui s’exprimèrent très vite.

Un journaliste de renom dit à propos des Etats-Unis qu’ils avaient jusque là eu un sentiment d’impunité. “Impunité”, pas invulnérabilité. Lapsus ou désignation d’une culpabilité et ébauche d’une justification ?
Un philosophe fit part de sa jouissance esthétique devant le spectacle de la destruction des tours jumelles.

Sur le terrain, comme on dit, ce fut pire encore, plus douloureux parce que cela venait de proches, de collègues et camarades.
Oui bien sûr c’était regrettable mais les Américains l’avaient quand même bien cherché. Il y eut des refus de la minute de silence car il aurait fallu faire une minute de silence pour les enfants palestiniens et irakiens.

Et très vite monta le déni, la théorie d’un complot ourdi par les vrais méchants, CIA ou Mossad, si séduisante, si rassurante aussi : le terrorisme islamiste n’existait pas.

Déni et justification sont bien les deux faces d’un même soutien au terrorisme.

Sans le 11 septembre et déjà auparavant la justification des attentats dits “suicides” qui frappaient les civils d’Israël, notre petite association n’aurait pas vu le jour.

Le désarroi qui nous saisit, poignée de militants des droits humains, de militantes surtout, de “profs”, fut immense.

Nous, nous avions compris qu’on était devant une fracture historique et que la réprobation de la conscience universelle était cruciale.
La défaillance des associations qui se réclamaient des droits de l’homme et de la paix fut une faute majeure, à laquelle il nous fallait tenter de répondre.

Depuis il y a eu bien des 11 septembre.

Israël a continué à faire face à un terrorisme meurtrier mais Madrid a eu son 11 mars, Londres son 7 juillet, Bombay son 11 juillet …

Pakistan, Afghanistan, la liste des attentats islamistes dans le monde est interminable et leurs victimes majoritairement musulmanes.

Après l’Algérie, c’est toute l’Afrique qui est rongée par le djihadisme, que les criminels contre l’humanité se nomment AQMI, Boko Haram, Shebab ou autrement, les Chrétiens étant clairement ciblés.

Au nom du “pas d’amalgame”, on nous a beaucoup reproché (et d’aucuns continuent à le faire) de parler de terrorisme “islamiste” et non de terrorisme tout court.

Mais nous nous voulions enfants de Camus : nommer, désigner – en l’occurrence le terrorisme de loin le plus meurtrier même s’il n’est pas le seul – c’est la condition pour résister.

Le 13 novembre 2015, la France, notre pays laïque et attaché aux libertés interdites par la sharia, connut son 11 septembre.

Auparavant on avait eu les attentats de janvier 2015 et le sursaut magnifique du 11 janvier.

Quel retard cependant ! Car la vraie bascule pour notre pays avait eu lieu le 19 mars 2012, lorsqu’un jeune terroriste gonflé de propagande criminelle avait massacré de petits enfants juifs “pour venger les enfants de Gaza”.
La France ne s’était pas dressée devant l’ignominie.
Tout alors devenait possible.

Depuis 2015, les attaques meurtrières n’ont pas cessé, massives comme le 14 juillet à Nice ou à petite échelle, mues par la même idéologie.

Il y a deux ans nous avons eu notre Daniel Pearl. Il s’appelait Samuel Paty.

Maître exemplaire, il enseignait dans une Education Nationale où atteintes à la laïcité, intimidations, violences, refus très signifiant des minutes de silence car on-n’est-pas-Charlie, étaient largement occultées au nom du “pas de vagues.”

Honorer sa mémoire dans les lieux qui lui sont dédiés est essentiel.

Ne l’oublions surtout pas.

Huguette Chomski Magnis

Photo : Jérôme Mesnager devant la fresque qu’il réalisa en direct au Jardin du Luxembourg pour la Journée Internationale Contre le Terrorisme organisée par le MPCT le 11 septembre 2011.

Afghanistan, un an de honte absolue

Le 15 août 2021, les talibans prenaient le pouvoir à Kaboul, plongeant les Afghanes dans l’horreur islamiste la plus obscurantiste, contraignant à l’exil artistes, journalistes et sportives.

On chercherait en vain trace de cette date terrible dans les archives de l’Assemblée Générale de l’ONU.
Et pour cause : cette assemblée, avec ses commissions et comités, se trouve, comme la plupart des organes onusiens, sous la coupe d’une majorité de dictatures, parfois suivies par des démocraties apeurées. Les 115 pays du groupe des “non-alignés” s’alignent en fait sur les 57 pays de l’organisation de la coopération islamique dont la plupart sont aussi membres du premier. Le résultat est une majorité automatique de 125 états sur 193.
Le Pakistan, parrain des talibans, y est en terrain ami.

Quant au Conseil de sécurité (5 membres permanents ayant droit de véto et 10 membres non permanents) il fit preuve d’une extrême prudence dans sa résolution du 30 août (adoptée, avec abstention de la Russie et de la Chine, après les attentats meurtriers de l’aéroport de Kaboul), se gardant de condamner le coup de force taliban mais exigeant que l’Afghanistan ne soit pas utilisé pour entraîner des terroristes.

Au fil des mois, les atteintes aux droits humains n’ont fait que s’intensifier :

interdiction d’étudier faite aux jeunes filles, imposition du port du voile islamique, effacement des femmes de l’espace public. Elles sont accompagnées d’arrestations, d’enlèvements, d’assassinats, avec persécution des minorités, en particulier les Hazaras. L’ampleur de la crise humanitaire a conduit des familles à vendre leurs petites filles et à les marier à des hommes en âge d’être leurs pères.

Le 23 juin 2022, le Conseil de sécurité a consacré une séance à la situation en Afghanistan.

Si des membres du Conseil, dont la France, ont tenu à défendre des droits humains, et ceux des femmes en particulier, c’est la promotion de la stabilité et des accommodements avec les “autorités de facto” qui a prévalu.

Deux représentantes afghanes de la société civile ont témoigné avec force pour dénoncer les crimes commis: la journaliste Yalda Hakim et la militante des droits des femmes Yalda Royan.

Celle-ci n’a pas caché son amertume :

« Vous nous avez ignorées, et aujourd’hui nous devons payer le prix fort des négligences de la communauté internationale, y compris celles des personnes assises à cette table. »

C’est bien de cette société civile que vient le plus d’espoir !

A l’instar des Iraniennes qui résistent au régime des mollahs, en dépit d’une répression féroce, depuis plus de 40 ans, les Afghanes font preuve d’un immense courage et d’une formidable ingéniosité.

C’est un foisonnement extraordinaire.

Elles résistent dans la rue en manifestant sans hijab ou en taguant les murs, à la maison en organisant des écoles clandestines pour filles et aussi sur les réseaux sociaux.

Elles postent des vidéos à visage découvert pour porter la voix des Afghanes.

Le hashtag #BanTaliban a été partagé plus de 70 000 fois.

Les exilées relaient le combat.

De nombreuses manifestations artistiques et citoyennes auront lieu autour du 15 août.

Elles se poursuivront tout le mois d’août et en septembre.

Avec ses partenaires, le MPCT est totalement solidaire de cette mobilisation

Par l’appel de la coordination européenne de soutien aux femmes afghanes publié dans La Libre Belgique :

https://www.lalibre.be/debats/opinions/2022/08/15/la-situation-des-femmes-afghanes-est-gravissime-et-leurs-voix-sont-ignorees-CQ6FTZPYVJBW5H5JH62RMESLKM/


Par la pétition

https://www.change.org/p/non-a-la-burqa-no-to-the-burqa-nein-zur-burka

Par l’exposition des oeuvres de cinq artistes talentueuses et engagées
“Ce que les Afghanes ont à nous dire” qui va à nouveau sillonner la France.



Oublier les Afghanes serait se soumettre et se perdre.

Pas question !

HCM

26 juillet 2016 : l’assassinat du Père Hamel

Le 26 juillet 2016, ce qui a cours dans bien des pays musulmans où les Chrétiens sont persécutés et ciblés par le djihad – églises attaquées, fidèles et prêtres massacrés- se produisit dans la paisible ville de St Etienne du Rouvray, en France profonde.

L’attentat atroce fut revendiqué par l’Etat Islamique, fier de cette lâcheté.

Les deux assassins de Jacques Hamel furent abattus par la police.

Le procès de leurs complices a eu lieu cette année devant la Cour d’Assises spéciale antiterroriste.

Maître Szpiner, avocat de la famille Hamel y a pointé les failles du renseignement puisqu’ Adel Kermiche, un des assassins, en liberté conditionnelle avait annoncé sur la chaîne Telegram son intention de couper des têtes dans une église.

Em mars dernier trois des complices ont été condamnés à des peines de prison allant de 8 à 13 ans pour association de malfaiteurs terroristes.

Le quatrième, Rachid Kassim, commanditaire présumé de l’attentat a été condamné à la prison à perpétuité, en son absence : il serait mort en Irak.

Désigner le terrorisme islamiste en rappelant le souvenir du Père Hamel, ce n’est pas stigmatiser c’est RÉSISTER en refusant de taire la vérité, c’est rejeter une auto-censure indigne et inefficace.

Depuis, égorgements et attaques au couteau se sont poursuivies en France à un rythme alarmant. Délinquance ? Djihad ? Un entre-deux troublant.

Victoria Wilson

Crédit photo : Conférence des Evêques de France

Education : dans l’oeil du cyclone anti-démocratique !

Voici 8 ans 276 lycéennes nigérianes de Chibok étaient kidnappées par les islamistes de Boko Haramn émules de l’Etat Islamique.

“Bring back our girls ! “
s’écrièrent leurs familles, mères en tête et elles parvinrent à donner un retentissement exceptionnel à cet enlèvement de masse – ni le premier ni le dernier d’une longue série.
“Bring back our girls ! “ répétèrent en choeur stars et politiques, très fort la première année puis de moins en moins fort jusqu’au silence total de l’oubli.
Au fil des années, par la fuite ou au terme de tractations opaques, plus rarement grâce à des opérations militaires, beaucoup ont recouvré une liberté qui reste le plus souvent amère
Mais 109 de ces jeunes femmes arrachées en avril 2014 à leurs études et à leurs familles sont toujours portées disparues, comme d’autres otages de Boko Haram.


Abandonnées du monde et de leur propre Président, Buhari !

En ce 8 ème et terrible anniversaire, la faiblesse des rassemblements BBOG est pathétique.
L’intervention de Grace Dauda, une des otages de Chibok libérées, mérite toute notre solidarité:
“Je supplie le gouvernement de ne pas abandonner mes soeurs enlevées avec moi.”



L’éducation et singulièrement celle des filles est “Haram” donc bannie, tout comme la musique, le sport, la liberté.

C’est là le programme des talibans qui, après avoir visé pendant des années lycéennes et enseignantes par des attentats meurtriers, ont depuis leur coup de force tout bonnement interdit l’enseignement secondaire aux jeunes afghanes !
Etre solidaire de leur résistance, c’est aussi nous mobiliser pour défendre en France l’enseignement et sa si précieuse laïcité, digue bien menacée par l’offensive islamiste.
Au pays de Samuel Paty, les libertés académiques ne doivent plus rien céder !

Mila, exclue de fait de son lycée au nom du “pas de vagues”, interdite de scolarisation pour avoir offensé l’Islam, continue à être harcelée et menacée de mort.

Belle figure de Marianne, elle continue à refuser de se soumettre. En défendant sa liberté d’expression, y compris sur le terrain judiciaire, elle défend la liberté, nos libertés.

Elle est de la même trempe que les jeunes Afghanes qui manifestent pour avoir le droit d’étudier.

DEPUIS LE DANEMARK,LE PROFESSEUR GERARD LEHMANN A ADRESSE DEBUT AVRIL UNE LETTRE OUVERTE A LA PROVISEURE DE L’ANCIEN ETABLISSEMENT DE MILA, LE LYCEE LEONARD DE VINCI A VILLEFONTAINE.

A lire ci-dessous et à faire lire.

Victoria Wilson



Les insultes et menaces ne m´atteignent pas vraiment.
Elles me font juste voir le monde autrement.

Mila, extrait de sa chanson Je ne veux pas mourir

Madame la Proviseure,

Nous voilà à quelques jours de la comparution au Tribunal judiciaire de Paris de quelques personnes inculpées pour avoir injurié Mila, votre ancienne élève, pour l´avoir menacée de mort et lui avoir promis les traitements les plus ignobles. Au nom d´Allah.
Je prépare pour la fin avril des conférences au Danemark sur la situation de la France et sur les sujets abordés pendant la campagne présidentielle.
La prégnance d’un totalitarisme religieux, les atteintes à la sûreté, aux droits imprescriptibles de notre nation, dont les libertés de conscience et d´expression, la violence, sont au centre des préoccupations des Français.
L´égorgement du professeur Samuel Paty, les harcèlements dont nos collègues font l´objet, dans le secondaire mais aussi dans le supérieur, trahissent la démission de l´État et, dans le cas de l´école, des services académiques. À ceux qui en doutent je conseille la lecture de l´ouvrage du professeur de philosophie Didier Lemaire : Lettre d´un Hussard de la République. Mais de tout cela vous êtes parfaitement au courant.
Vous
Vous êtes également parfaitement au courant des trois articles du règlement intérieur de votre établissement. Vous êtes responsable de leur application.
Ce qui pour Mila est un drame personnel est devenu une affaire d´État qui dépasse de loin le niveau politique. Il est de l´ordre métapolitique, civilisationnel, humain.
Il s´agit du blasphème, du droit au blasphème. Et vous n´ignorez pas que l´OCI (Organisation de la Coopération Islamique) milite au sein de l´ONU pour faire reconnaître toute critique de l´islam comme un blasphème.
Savez-vous que la CEDH (la Cour Européenne des droits de l´homme), quand elle entérine le 18 mars 2019 la condamnation par la justice autrichienne d´une femme qui avait assimilé le mariage de Mahomet (56 ans) avec Aïcha (9ans) à un acte de pédophilie, établit de fait le blasphème comme un délit ?
Vous avez déclaré, lors d´une audition judiciaire, vous sentir gênée que Mila donne de votre établissement une image défavorable.
Le lycée Léonard de Vinci de Villefontaine est lauréat des trophées de la laïcité dans le concours « Non au harcèlement ». Cela vous suffit-il quand un certain nombre de vos élèves ont harcelé Mila au nom de l´islam, et que vous auriez été informée de leur identité ?
Vous n’auriez pas saisi le Conseil de discipline de votre établissement.
Mais, me direz-vous, on ne peut aller contre l´air du temps : suivant un sondage commandé à l´IFOP pour Charlie Hebdo (début février 2020), les Français sont divisés (50%-50%) sur le droit au blasphème. Et la position des services académiques est claire : pas de vagues !
Albert Camus
Albert Camus, en son temps, évoquait dans ses Carnets les ténébrions dans le sens figuré, les amoureux des ténèbres intellectuelles, les tenants du terrorisme intellectuel germanopratin, que la parution de L´homme révolté, en 1951, rendit furieux.
Mila est sa fille spirituelle. Ajoutons soixante-dix ans. Que nous dit Camus ?
Qu´est-ce qu´un homme révolté ? Un homme qui dit non. Mais s´il refuse, il ne renonce pas : c´est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement.
Il dit oui à ce qui justifie sa révolte, dont il a le sentiment, au moins, qu´elle lui est commune avec tous les hommes, qu´elle participe donc d´une nature humaine.
Une photo de famille
Un incorrigible Michel Onfray évoque une photo de famille à propos de ceux qui condamnent Mila – Les Abdallah Zekri (du CFCM, Conseil Français du Culte musulman), Belloubet, Bellatar, Hanouna, Royal (Ségolène), Caroline de Has, Martine Aubry, Ibrahim Maalouf (le trompettiste de talent), Marie Kirschen, la rédactrice en chef des Inrockuptibles et militante des LGBT, l´association Osez le féminisme etc…). La liste des bien-pensants est bien plus longue, et bien plus nombreuse la famille qui rassemble les adeptes du Bien et de la Pensée unique : les ténébrions de notre temps.
Elle et nous
Vous craigniez que Mila donne de votre établissement une image défavorable.
Rassurez-vous. Dans ce monde de ténébrions, Mila est lumineuse.
Elle est courageuse, tenace, lucide. Elle est un révélateur et un symbole.
Le titre de son livre est Je suis le prix de votre liberté.
Elle est le prix de ma liberté, elle est le prix de la vôtre également. Ne le dédaignez pas.
Toi MILA
Et quand une jeune-fille paye si cher le prix de notre liberté, quand elle écrit :
Malgré moi, je porte sur mes épaules le combat qu´un pays entier devrait mener, disons-lui : Mila, tu n´es pas toute seule, je suis avec toi, dans ton combat, et j´ai le courage de le dire publiquement. J´en prends le risque, avec beaucoup d´autres. Et je serai en pensée avec toi, en ces jours d´avril ou le tribunal des hommes prendra la mesure de la médiocrité humaine sous la forme du fanatisme islamique.
C´est ce que je fais avec ces lignes. Peut-être pourriez-vous, madame la Proviseure, trouver à son intention quelques mots de regret ou d´excuse ou même, pourquoi pas, d´empathie. Ils vous honoreraient comme ils honoreraient votre établissement.
Et ces mots, je serais heureux de les citer au moment d´évoquer le courage de Mila devant un public danois.
Car c´est avec une Mila qu´un pays entier peut retrouver la fierté d´être et la volonté de durer. Avec elle, avec toutes celles et tous ceux qu´elle inspire.

Gérard Lehmann

Tribune : 14 questions sans réponses

Nous avions communiqué le questionnaire
https://mpctasso.fr/2022/02/12/les-questions-que-le-mpct-pose-aux-candidats-et-candidates-a-lelection-presidentielle/
adressé par le MPCT aux candidats et candidates à la présidentielle.

Il posait les questions prioritaires à nos yeux dans le contexte national et international.
L’irruption de la guerre en Europe survenue entre-temps, en se surajoutant à une situation déjà lourde de dangers, n’a fait qu’aggraver les choses,

Nous avions promis de publier les réponses qui nous parviendraient.
Hélas, comme dans la chanson, nous avons attendu, attendu et elles ne sont jamais venues.

Mauvaise appréciation du fléau du terrorisme islamiste ?

Car enfin, les commémorations d’attentats jalonnent le calendrier depuis le début de l’année, d’autres attentats frappent ailleurs, en Afrique, en Israël, le procès de ceux du 13 novembre se poursuit et les terroristes islamistes au pouvoir en Afghanistan tentent de faire reconnaître leur régime criminel !

Assurément défaut d’écoute, carence de débat démocratique qui contribue à la défiance désabusée de beaucoup de citoyens abstentionnistes.

Et bien sûr, preuve que notre visibilité n’a pas augmenté en 5 ans, au contraire (1), dans un monde où la communication a changé.

Certaines des questions que nous soulevons ont certes été abordées dans des entretiens avec des candidats et on peut s’y référer.

Par contre l’ensemble, qui fait notre singularité, n’a pas été traité globalement.

A nous de grandir et de nous moderniser, d’avoir plus d’adhérents, plus de “suiveurs” et de ” likeurs” sur les réseaux sociaux.

Demain, chacune, chacun votera en son âme et conscience – voire ne votera pas.

Après-demain viendra.

De belles figures de résistance citoyenne balisent notre chemin, comme Mila et “Sonia.”

La première continue à refuser de se taire et de plier face aux menaces de mort.
Un nouveau procès se tient les 11 et 12 avril. Elle a tout notre soutien !

Le seconde vient de témoigner, à distance, au procès des attentats du 13 novembre.
Son courage et son civisme ont évité un nouvel attentat. Ils l’ont aussi condamnée à la clandestinité mais elle ne le regrette pas.

Respect, Mesdames.

Huguette Chomski Magnis

(1) en 2017 François Fillon et Nathalie Arthaud avaient eu la correction de nous répondre.

8 mars : n’oublions surtout pas les Afghanes !

Alors que la guerre touche l’Europe, que l’invasion et les bombardements en Ukraine nous bouleversent, nous  n’oublions pas la résistance des femmes afghanes aux talibans.

Leur slogan est Pain, travail et liberté ! En dépit des arrestations, des enlèvements, elles continuent à manifester. 

Soutien aux femmes afghanes, soutien aux artistes afghanes en exil !

Notre exposition itinérante commence ce 8 mars à Paris.

Communiqué du MPCT : Ukraine, la guerre en Europe !

L’Ukraine est aujourd’hui une nation souveraine.

Rien ne justifie l’agression russe ni son exigence de démilitarisation.

L’Ukraine ne bombardait pas la Russie et n’y commanditait pas d’attentats.

L’arrêt de l’invasion et des bombardements russes est le préalable absolu aux négociations de paix qui doivent s’ouvrir.

Le MPCT  s’associe aux manifestations contre l’agression russe, en région et à Paris. Samedi 5 mars Place de la République à 15 h.

 

 

Pour Cécile Vannier le 22 février

Comme chaque 22 février depuis l’attentat du Caire,  le MPCT sera présent mardi à Levallois en soutien à l’inlassable combat des parents de Cécile Vannier pour la justice et la vérité.

 

Il y a 13 ans, le terrorisme islamiste avait déjà massivement frappé dans le monde mais la France n’était pas encore redevenue une de ses cibles privilégiées.

L’attentat du Caire, qui visait une groupe de lycéens  français, annonçait ce qui allait suivre.

 

La famille de Cécile et l’AfVT donnent  rendez-vous sur le parvis de la Mairie de Levallois

mardi 22 février à 17 h

“pour une chaîne humaine de solidarité de l’esplanade de la Mairie de Levallois jusqu’au buste de  Cécile”

( Parc de  la Planchette.)

 

Retrouvez le témoignage de la mère de Cécile Vannier sur la chaîne you tube MPCT Infos

https://www.youtube.com/watch?v=iUm5HzylqnI&t=12s

Talibans, la faute de la Norvège, rassemblement parisien samedi 29 janvier

Solidaire des femmes afghanes, le MPCT soutient cette manifestation des associations afghanes en France et appelle à y participer.

Rassemblement devant l’ambassade de Norvège samedi 29 janvier à 15h pour condamner la faute des échanges d’Oslo avec les talibans, premier pas d’une reconnaissance de ces milices terroristes islamistes.

Présence du MPCT et de la LDIF en soutien aux associations afghanes.

Le communiqué commun signé par 18 associations sera transmis à  l’Ambassadrice de Norvège.

Ici et là-bas – 2021  Annus Horribilis (suite) : Rapport moral 2021 de la Présidente du MPCT, Béatrice Szwec

Au rythme soutenu de l’apparition  des coronavirus et de leurs variants, l’entrée dans la nouvelle année ressemble étrangement à la précédente. Avec les campagnes vaccinales, leurs succès relatifs et leur contestation.

Pour la deuxième année consécutive les votes de l’Assemblée générale du MPCT devront   se faire   par correspondance,  avec une réunion en présentiel  limitée et un débat en Zoom.

Force est de constater que, dans ce contexte, les maux de 2020 ne se sont guère résorbés, lorsqu’ils ne se sont pas aggravés, et ce à l’échelle mondiale.  Comme la pandémie et ses conséquences ravageuses…

En même temps, les menaces terroristes croissent sans vergogne. La  menace iranienne profite de la  « relance des pourparlers » pour continuer à renforcer son arsenal nucléaire. Elle use de toutes les ruses et de tous les stratagèmes pour étendre son emprise au Moyen-Orient où un pont aérien permanent a fait de la Syrie une base de terrorisme surarmée.

En Afghanistan, le retrait dramatique des forces américaines en août 2021 dans ce qui ressemblait fort  à une fuite désordonnée a laissé aux Talibans un  trésor de guerre  de plusieurs milliards d’équipements.

Déception de ses alliés, satisfaction de ses ennemis, sous Biden le « gendarme du monde» obnubilé par la Chine, a l’air de s’offrir une retraite anticipée

Comme dans tous les conflits qui se déroulent en terres islamiques, les premières victimes sont les femmes et les filles. Malgré les promesses des talibans en direction de l’Occident, celles-ci sont à nouveau recluses, condamnées à la privation de tous droits : droit d’étudier, droit de travailler, droit de s’exprimer, droit à une visibilité minimale dans l’espace public.
La burka grillagée est de retour. Les acquis de vingt ans de présence américaine ont été effacés en quelques semaines.
D’un courage exemplaire, malgré le danger, les Afghanes sont quasiment seules à continuer à manifester leur refus des Talibans et de leurs lois.

En soutien aux actions féministes entreprises en Europe pour réveiller les consciences et alerter sur ce nouveau désastre humain, le  MPCT apporte sa pierre  aux différentes manifestations et conférences organisées par les associations européennes en train de se constituer en collectif .

La section de Fontenay du MPCT ayant  amorcé une modeste exposition  d’artistes afghanes, celle-ci a rencontré un tel succès que son enrichissement et sa mise en circulation itinérante, à partir d’un  grand évènement prévu à Bruxelles, pour le 4 mars sont prévues.
Lors la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, l’expo sera à Paris avant d’être accueillie, probablement à Lyon et dans d’autres villes.

A noter que l’emprise de l’Iran sur le terrorisme régional et international, via son bras armé – le Hezbollah – met des pays et des populations entières dans des situations de plus en plus invivables,  privés d’électricité, d’internet, d’essence et de sécurité. Jusqu’au  pain qui est devenu un luxe…

L’Iran, toujours lui, s’empresse de vouloir fournir du pétrole avec l’objectif d’étendre son bras armé sur tout le Liban, jusque dans la plaine de la Bekaa. Le Hezbollah, à qui est imputé l’explosion du port de Beyrouth, a infiltré tous les secteurs de la vie du pays. La gangrène terroriste se nourrit de peur et d’épuisement.
Que se passera-t-il en Turquie, où  la monnaie perd chaque jour de sa valeur. Que va devenir le chantage aux migrants dans une économie en voie d’écroulement entre les mains d’un stratège Frère musulman expansionniste et sans scrupule.
La pandémie et les crises qui l’accompagnent mobilisant les gouvernements, devient un allié involontaire des régimes basés sur la terreur.

En Europe et en France, des attentats ont été déjoués permettant la diminution relative des attaques directes.

Il est urgent de s’inquiéter de l’âge de plus en plus jeune du terrorisme endogène: autour de 18 ans !

La place prise par les réseaux sociaux, qui favorisent les comportements de meutes, apparait de plus en plus comme une menace pour la démocratie. Le MPCT intervient régulièrement pour dénoncer des “fake news” ou des appels au meurtre comme ce que subit Mila, privée jusqu’à aujourd’hui du droit le plus élémentaire : celui de circuler librement

2021 : l’année où la justice passe
Avec l’ouverture le 8 septembre du “procès du Siècle” des attentats du 13 novembre, avec plus de mille parties civiles, dont tout récemment le MPCT, les Français ont plongé au cœur de l’horreur, avec le témoignage des victimes survivantes et des familles . Les accusés ont, pour beaucoup, revendiqué leurs actes au nom de l’Etat islamique ou se sont murés dans le silence.

La manifestation du 25 avril 2021, quoi que tardive, a permis la mobilisation attendue dans l’affaire Sarah Halimi . Celle ci a débouché sur une loi modifiant l’irresponsabilité pénale en cas de  consommation volontaire de produits psychoactifs.
Si la probabilité d’un procès de l’assassin de Sarah Halimi reste faible, il faut se féliciter de la constitution d’une Commission d’enquête parlementaire présidée par le député Meyer Habib.. Celle-ci permet de mettre à jour et surtout d’approfondir les failles  dans le déroulement, tant de l’intervention de la police, que du fonctionnement de la justice, Le rapport doit être rendu courant janvier.

En amont de la loi sur le séparatisme, des associations prétendant  lutter contre “l’islamophobie” ont été dissoutes.  En parallèle, le “wokisme”  où convergent décolonialisme, néo féminisme, islamo-gauchisme et autres mouvements qui souhaitent la «  déconstruction «  de nos sociétés jugées trop blanches, trop patriarcales, trop capitalistes, trop dominantes et souvent trop sionistes. Ce mouvement, venu des Etats-Unis, se développe et s’incruste  au cœur des Universités françaises
Le cas de l’IEP Grenoble où un professeur  qui questionnait la notion d’islamophobie a fait l’objet d’une campagne de harcèlement et de menaces qui se solde par sa suspension et l’impunité des étudiants harceleurs.

Manifestement le wokisme et sa radicalité vont tenter de gagner de nouveaux terrains en 2022.

2022 : espérons !

Lors de son 1er Salon du Livre, le MPCT a, une fois de plus, montré sa capacité à porter la parole des victimes dans une recherche incessante de justice et de vérité.

Le MPCT n’est pas isolé. Les liens tissés avec un réseau d’associations actives et impliquées nous permettent d’espérer que nos voix fortes et unies feront entendre nos appels à la paix, la tolérance, la laïcité, au respect du droit et de la dignité humaine .

Paris, le 30 décembre 2021

La Présidente du MPCT , Béatrice Szwec

 

Rapport présenté à l’Assemblée Générale annuelle du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme,  organisée par correspondance   du 1er au 25 janvier.

Rencontre de conclusion en présentiel et visioconférence le 26 janvier  2022 avec la participation de Céline Pina