Communiqué du MPCT : attentat de Trappes et La Verrière


Un ignoble attentat a été commis hier à Trappes et La Verrière par un individu qui a visé des gens pour leur couleur de peau, leur origine ou leur religion musulmane supposée.

Cet homme rempli de haine a tiré sur des gens sans défense, il a tiré pour tuer, criblant de balles une fillette de 12 ans qui reste dans un état très grave et que nous assurons de notre émotion et de notre solidarité.

Sans l’intervention des forces de l’ordre, le tireur aurait fait encore plus de victimes.

Misérable mimétisme raciste des attentats islamistes, cet acte terroriste a tué un jeune homme, Pongo Bossio Wangi, parce qu’il était noir.

Le Président de la République a eu raison de se rendre sur les lieux pour exprimer la solidarité de la nation avec les victimes.

En revanche, comment a-t-il pu déclarer que c’était «la première fois qu’un acte terroriste tue nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu’on leur donne » ?
Oubliés les enfants juifs de Toulouse et le Père Hamel, oubliées les victimes de l’Hypercacher et de la Basilique de Nice !

Même s’il les a ensuite corrigés, ses propos ont profondément choqué.

Il ne saurait y avoir de concurrence victimaire, le terrorisme doit être unanimement et universellement condamné.

Avant le 17, le 16 octobre – suite

Après avoir salué et soutenu aujourd’hui l’appel de l’Association des Maires de France à un sursaut citoyen et républicain, en solidarité avec la Mairie de Limoges et celle de Marseille, nous continuons à rendre compte de l’hommage que nous avons organisé le vendredi 16 octobre au Square Samuel Paty.

La participation de nos partenaires féministes universalistes est déterminante.

MICHELE VIANES, PRÉSIDENTE DE REGARDS DE FEMMES

Chaque année, le 16 octobre est un jour de mémoire et de recueillement. Et nous nous rassemblons au square Samuel Paty, lors de la commémoration organisée par le Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme.

Nous y sommes pour ne pas oublier Samuel Paty, assassiné par un terroriste islamiste le 16 octobre 2020 pour avoir appris à ses élèves à penser librement et à exercer leur esprit critique. Et pour ne pas oublier Dominique Bernard, tué trois ans plus tard, le 13 octobre 2023, par un autre terroriste islamiste, parce qu’il incarnait, lui aussi, l’école de la République.

Aujourd’hui, nous voyons à quel point notre espace public est traversé par des tensions vives, de la violence, parfois des dégradations dans nos universités et nos lycées. Dans ce contexte troublé, rendre hommage à nos enseignants n’est pas un exercice formel : c’est un rappel d’urgence républicaine.

Mais de quelle liberté parlons-nous ? La liberté n’est pas le droit de faire tout ce que l’on veut, ni d’imposer son dogme aux autres. Définir la liberté, c’est rappeler qu’en République, la liberté fondamentale, c’est la liberté de conscience : la liberté de croire, de ne pas croire, ou de changer de religion. Et son corollaire indissociable, c’est la liberté d’expression, garantie et encadrée par la loi commune, et non par la règle religieuse.

Ces assassinats ne sont pas des faits divers isolés, mais des attaques ciblées contre ces libertés. Or, l’école n’a pas à s’adapter aux dogmes ni à céder devant les intimidations. Elle est là pour former des citoyennes et des citoyens libres, pas pour ménager des croyances.

Depuis trop longtemps, les idéologies obscurantistes cherchent à isoler et à assigner les individus, et tout particulièrement les jeunes filles, pour les soumettre et les séparer du commun républicain. On cherche à leur faire peur pour qu’elles renoncent à leur autonomie. Or, la République n’exclut pas : elle libère. C’est précisément cette autonomie de pensée que l’école laïque transmet chaque jour.

C’est cette solitude de l’enseignant et cet engrenage dévastateur que retrace le film L’Abandon de Vincent Garenq.

Son titre est une alerte. Le film montre la mécanique terrible des réseaux sociaux, des pressions, mais aussi la solitude d’un professeur face aux accommodements déraisonnables et à la peur d’aborder les sujets qui fâchent.

L’Abandon nous rappelle que dès que la société renonce à définir et à défendre fermement la laïcité, c’est l’autorité de l’école tout entière qu’on laisse s’effondrer.

Alors, que signifie être fidèle à Samuel Paty et à Dominique Bernard ? C’est refuser l’autocensure et la peur. C’est affirmer haut et fort que le droit au blasphème, c’est-à-dire le droit de critiquer, de caricaturer ou de moquer toutes les idées et toutes les religions, est consubstantiel à la démocratie. Une religion est une opinion, elle n’est pas sacrée : ce qui est sacré, c’est la liberté de conscience de chaque individu.

Aujourd’hui, il est temps de choisir entre l’émancipation et le repli, entre la République et la soumission.

Transmettre cette liberté éclairée à tous les élèves -et surtout à toutes les filles – c’est refuser de se taire.

Pour Samuel Paty, pour Dominique Bernard : ni oubli, ni pardon.


ANNIE SUGIER, PRÉSIDENTE DE LA LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES

Nous sommes de nouveau réunies ici pour rendre hommage à la mémoire de Samuel Paty.

Posons-nous la question : sommes-nous fidèles à ce qu’était Samuel Paty et qui l’a conduit à une mort atroce ?

Lorsque l’on perd un être cher on éprouve le besoin de se réunir, de se conforter ensemble et de penser à la personne disparue.

Mais lui, Samuel Paty, est mort assassiné par un homme porté par une idéologie qui à travers le monde répand une certaine vision de la société.

Combattre cette vision, c’est sans doute le meilleur hommage que nous puissions rendre à Samuel Paty.
Nommons-la cette idéologie !
Il s’agit de l’islamisme.

Au cœur de l’islamisme il y a l’apartheid entre les femmes et les hommes, comme l’imposent les théocraties en Iran et en Afghanistan.

Quoi de plus beau que le slogan Femmes Vie Liberté ?
La Ligue du Droit International des Femmes est fidèle à la mémoire de Samuel Paty, mais aussi à celles de Dominique Bernard et de Mahsa Jina Amini en faisant du combat contre cette idéologie sa priorité.
Nous voulons que l’apartheid fondé sur le sexe soit reconnu comme un crime contre l’humanité dans les conventions internationales des Nations Unies.

On écouta ensuite Floriane Gouget

référente étudiants pour l’antenne IDF du Printemps Républicain, toujours en première ligne pour défendre la liberté d’expression et la laïcité.

Carol Mann, Présidente de l’association FemAid,

souligna que les premières des résistantes à l’islamisme sont les jeunes Afghanes qui persistent à vouloir accéder à l’enseignement que les talibans leur interdisent.

Soutenir les classes clandestines de ces jeunes filles est pour nous un devoir.

Annick Henriot pour EGALE

et Arlette Zilberg pour Les Citadelles

ont clôturé les interventions des associations féministes.

Le Lycée Lucas de Nehou dont les élèves avaient réalisé l’an denier de si belles créations en soutien à la laïcité, était représenté par un professeur, Rémi Panchuquet, accompagné de deux étudiantes.

Après la prise de parole pleine de fougue de Stéphane Encel, enseignant et président de la Commission Histoire, Mémoire et Droits
de l’Homme de la LICRA

Samuel Mayol fit pour le Comité Laïcité République une intervention sans concession.

GUYLAIN CHEVRIER POUR VIGILANCE TRAVAIL SOCIAL

(Intervention faite au square Samuel Paty dans le cadre de l’hommage qui lui a été rendu, ce 16 octobre 2026, organisé par le Mouvement pour la Paix et Contre le terrorisme (MPCT), avec le soutien du Conseil des sages de la laïcité, auquel nous nous sommes associés.)

« C’est toujours un moment d’émotion de se retrouver pour l’hommage rendu à Samuel Paty et Dominique Bernard, ce 16 octobre, en votre présence. Comment serait-il possible d’oublier ?

L’effroyable assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, par un terroriste islamiste le 16 octobre 2020, parce qu’il avait eu l’idée d’utiliser des Unes du journal satirique Charlie Hebdo consacrées aux caricatures de Mahomet, pour ouvrir à la liberté d’esprit ses élèves, au libre-arbitre, à la liberté de pensée et de conscience, à la liberté tout court.

Dominique Bernard, professeur de français, assassiné trois ans plus tard par un terroriste islamiste en tentant de protéger ses élèves, est aussi indissociable de cet hommage dans nos mémoires. Le terroriste cherchait un professeur d’histoire, parce que cette matière est la fabrique du citoyen, qui lui permet, en connaissant le passé, de choisir en liberté avec les autres son destin, contrairement à l’idée radicale d’une volonté divine extérieure à l’homme qui contrôlerait tout, absolutiste, justifiant la mort de tous ceux qui ne s’y soumettent pas.

Loin d’être un événement du passé, il demeure à la fois fondamental et malheureusement de pleine actualité.

Encore ces dernières semaines, a-t-on assisté une fois de plus à une enseignante menacée de décapitation par le père de l’un de ses élèves. Il a été condamné à six mois de prison ferme, comme une prise de conscience de ce qu’il faut stopper dès la première menace pour parer au risque d’un passage à l’acte.

Au coeur des manifestations des lycéens, un groupe d’une vingtaine d’entre eux reprend, surexcité, une chanson du rappeur Boro 700 qui glorifie Mohamed Merah, Sala Abdeslam, en se référant au Bataclan, avec autour d’autres qui s’en amusent. Mohamed Merah, cet islamiste qui, lors de son périple criminel terroriste, a assassiné d’une balle dans la tête à bout touchant des enfants juifs. Devant un lycée de Caen, ce sont trois individus qui se font prendre en photo de dos, portant chacun un t-shirt où est inscrit l’un, Hitler, un autre, Mohamed Merah, un autre, Ben Laden, diffusé sur Snapchat.

Nous voyons à quel point rien n’est réglé. Et comment on met une cible dans le dos de l’école de la République, et de ses enseignants. Notre combat, encore et toujours, c’est celui de la liberté face à la barbarie. »

Henryk Paszt

pour les Amis de Simon Wiesenthal

et Jean-Charles Goldberg pour Dhimmi Watch

ont été les derniers intervenants à cet hommage.

On pourra retrouver bientôt l’ensemble de ces interventions, toutes importantes, sur la chaîne you tube du MPCT.

Nous remercions chaleureusement toutes les personnes et toutes les associations présentes.

D’évidence, il nous faut encore renforcer nos liens, nous rassembler sur ce qui nous unit.

CONCLUSION DE LISE HADDAD, PHILOSOPHE ET RESPONSABLE CULTURE DU MPCT

( absente pour raison de santé) lue par Françoise Morvan

Samuel Paty Dominique Bernard

Qu’est-ce qu’un enseignement réussi ?

Un enseignement réussi consiste à émanciper les élèves, à ouvrir leur regard, à leur enseigner, en s’appuyant sur l’histoire des idées, en s’appuyant sur des références précises : textes, monuments, objets, dessins, caricatures, comment déchiffrer la réalité.

Il s’agit d’expliquer comment, progressivement,les individus ont appris à interpréter le monde, faire la différence entre la connaissance et la croyance, à traiter de façon différente les sciences de la nature, les sciences de la culture ou sciences humaines, et toutes les considérations métaphysiques.

Samuel Paty a incarné par son enseignement cette volonté de former ses élèves à une lecture critique du monde et à une forme d’émancipation.

Samuel Paty en histoire et en instruction civique, Dominique Bernard en littérature et en français ont essayé de donner à leurs élèves les instruments pour comprendre le monde et pour pouvoir prendre ensuite leurs décisions d’adulte, en conscience.

Tout est mis en perspective tout est resitué dans des contextes culturels et c’est l’objet de l’apprentissage des sciences humaines.

Le contraire de ce travail d’émancipation, c’est le terrorisme islamiste qui a assassiné ces deux professeurs.

Ce terrorisme aveugle tue au nom de vérités dites incontestables, indiscutables, imposées par la violence et par le meurtre. C’est ce dont il faut savoir protéger notre enseignement, nos professeurs et nos élèves.

Pour cela il faut non seulement les protéger physiquement mais renforcer la vigilance des institutions, ne pas confondre la liberté d’expression avec l’offense aux personnes quand il s’agit de critiques de théories ou de religions

L’attribution récente du prix Nobel de la paix, à Navi Pillay , par exemple qui considérait les caricatures comme des « provocations et des actes de malveillance » ne constitue pas un bon signal.

L’autocensure de certains professeurs quand il s’agit de parler de la liberté d’expression ou de certaines périodes d’historiques, telles que l’affaire Dreyfus ou la Shoah témoigne de la situation de fragilité dans laquelle se trouvent à présent les professeurs.

AVANT LE 17, LE 16 OCTOBRE

Vendredi 16 octobre, Paris et la France n’avaient pas encore subi les assauts contre la République et ses symboles, contre la démocratie, contre sa population, ses commerces qui devaient être lancés le lendemain, confisquant l’expression de revendications légitimes.

Six ans après l’assassinat de Samuel Paty, nous nous rassemblions pour lui rendre hommage, ainsi qu’à Dominique Bernard, au Square Samuel Paty, un rendez-vous de la mémoire et de l’engagement.


Rien de ce qui s’y est dit n’a perdu de son sens le lendemain face au déchaînement de violence, bien au contraire !

Françoise Morvan, Maîtresse de cérémonie,

donna successivement la parole aux associations partenaires et à des personnalités, au cours d’un événement ponctué par des extraits de textes de Mickaëlle Paty et d’Albert Camus, lus par Anna Avrane.

Le dépôt des gerbes était accompagné par l’émouvante musique de « Por Ellos », hymne international aux victimes du terrorisme.

Représentantes du MPCT, du Printemps Républicain et de la Ligue du Droit International des Femmes

L’universitaire Iris Farkhondeh nous a fait pleurer par son adresse à Samuel Paty,

la Proviseure Mahi Traore nous a fait vibrer par sa défense passionnée de l’école de la République

et plusieurs interventions ont été impressionnantes de force et de lucidité.

Nous remercions les enseignants, cheffes d’établissement et étudiantes qui par leur présence donnaient tout son sens à cet hommage.

Nous commençons à publier des interventions, en remerciant celles, ceux qui les ont déjà communiqués.


INTRODUCTION PAR BÉATRICE SZWEC, PRÉSIDENTE DU MPCT

Samuel Paty et Dominique Bernard ne sont pas seulement victimes d’un crime. Ils sont morts parce qu’ils étaient professeurs. Et aussi parce que l’École représente précisément ce que l’islamisme cherche à combattre : la liberté de penser, la formation de l’esprit critique et l’émancipation. Notre mouvement le MPCT que j’ai l’honneur de présider lutte pour la défense des droits humains universels et reste pionnier dans la résistance au terrorisme et l’entrisme islamiste dans notre société.

Ce combat est difficile, il se heurte à bien des obstacles.
Le fait que le Prix Nobel de la PAIX vienne d’être attribué à Navi Pillay en est une illustration.
Elle avait, entre autres, condamné la publication des caricatures de Mahomet comme des provocations inacceptables et ceci APRÈS le premier attentat contre Charlie hebdo.
Ce Prix Nobel est un symbole terrible pour la défense de la liberté d’expression et pour les profs qui veulent continuer à l’enseigner.
Notre engagement commun n’en est que plus nécessaire.

TEXTE D’ALAIN SEKSIG, LU PAR IANNIS RODER, RESPECTIVEMENT SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ET SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT DU CONSEIL DES SAGES DE LA LAÏCITÉ

Six ans déjà, que cela passe vite six ans ! Il est des dates qu’on ne peut oublier et chacun ici se souvient de l’état de sidération dans lequel l’a plongé la nouvelle foudroyante du 16 octobre 2020, l’assassinat, par décapitation, d’un professeur dont on ne prononçait pas encore le nom, tout près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine.

« Il est des événements qui marquent une vie au fer rouge » écrira plus tard Mickaëlle Paty, la sœur de Samuel. C’est la première phrase du livre qu’elle a écrit avec Emilie Frêche : « Le cours de Monsieur Paty ».

Avec l’assassinat de Samuel Paty, puis, trois ans plus tard, celui de Dominique Bernard, c’est la République elle-même et son école qui ont été cruellement frappées au cœur. C’est que toutes deux sont de longue date des cibles privilégiées de l’islamisme. C’est ce qu’expliquait le 13 octobre 2020 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, le professeur des universités Bernard Rougier, l’un de nos plus fins analystes du danger islamiste, devant les représentants de toutes les académies.
En appui de son propos, il citait des extraits du magazine en langue française de Daech : Dar al islam (n° 7, décembre 2015). En voici quelques lignes :
« Le musulman doit savoir que le système éducatif français s’est construit contre la religion en général et que l’Islam en tant que seule religion de vérité ne peut cohabiter avec cette laïcité fanatique. »
L’opposition est totale parce que :
– La laïcité est la séparation de la religion et des affaires de l’Etat. Le musulman, lui, sait qu’Allah est le seul législateur ;

– Les mécréants et les musulmans ne sont pas égaux ;

– Les hommes et les femmes ne sont pas égaux ;

– Le prosélytisme est une obligation pour chaque musulman. »
Et cela continue ainsi sur plusieurs pages.

Tous ceux qui étaient présents à cette réunion du 13 octobre 2020 en Sorbonne ne sont pas près d’oublier les propos que leur avait tenus le professeur Rougier. La terrible preuve de leur incontestable pertinence devait rapidement éclater sous leurs yeux, à peine trois jours plus tard, le 16 octobre 2020, voici six ans déjà.

Le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Samuel Paty et Dominique Bernard, sauvagement assassinés parce qu’ils enseignaient, est précisément de faire rempart au découragement, à la peur et au renoncement, qui ne doivent pas gagner nos salles de classe. C’est de résister aux tentatives d’intimidation et de nous montrer collectivement plus forts que la volonté d’imposer la peur.

A fortiori, à l’heure ou un antisémitisme d’atmosphère qu’on pensait depuis longtemps réservé aux seuls livres et documentaires historiques, sévit à nouveau aujourd’hui, de manière sans doute minoritaire mais décomplexée, dans nos établissements scolaires mêmes.

A l’heure aussi ou des professeurs même, appuyés par des mouvements d’extrême-gauche et s’affranchissant de tout devoir de réserve, remettent en cause l’interdiction de l’abaya et la loi du 15 mars 2004 d’interdiction « des signes et tenues par lesquels les élèves manifestent de façon ostensiblement une appartenance religieuse ».

Entre phénomène d’autocensure des enseignants, fracture générationnelle et réponses institutionnelles variant au rythme des changements de ministre, nous voyons bien que nous devons amplifier nos efforts collectifs, notamment pour la formation des agents publics de l’éducation nationale.

A l’expérience, six ans après l’assassinat de Samuel Paty, trois ans après celui de Dominique Bernard, nous avons certes fait beaucoup pour sortir du déni, regarder les problèmes en face et les traiter, ne plus mettre la poussière sous le tapis comme disait Jean-Michel Blanquer. Mais il reste encore beaucoup à faire, notamment pour la formation des professeurs et de l’ensemble des personnels de l’Education Nationale.

C’est en confiance, en cohérence et en cohésion que l’action de l’école doit s’exercer, celle, individuelle et collective des professeurs et de l’ensemble des personnels.

Confiance, cohérence et cohésion, à la condition, il est vrai, qu’au plus haut niveau de l’institution et de l’Etat, la même impulsion soit donnée. Il faut, pour redonner courage aux enseignants et confiance dans les valeurs qu’ils incarnent, faire montre d’une ambition politique sans précédent sur le sujet. Les professeurs et l’ensemble des personnels de l’Education Nationale doivent pouvoir s’adosser à l’Ecole de la République, sentir cette confiance pour l’insuffler à leur tour. Le ministre Edouard Geffray avec lequel nous en avons souvent parlé en est conscient.

C’est à la nation tout entière de se tenir derrière ses professeurs, qui sont en première ligne, qui forment nos futurs concitoyens et sur qui reposent tous les espoirs pour notre jeunesse.
Faisons donc de la laïcité à l’école une Grande Cause nationale de la République, comme l’appelle notamment de ses vœux notre amie Delphine Girard.
La tâche est loin d’être achevée, poursuivons-la, chacun, à notre place.

L’HOMMAGE À SAMUEL PATY ET DOMINIQUE BERNARD DE MARIE-MYRIAM BOUTILLIER AU NOM DU COLLECTIF VIGILANCE COLLÈGES LYCÉES


Mesdames, Messieurs,
Je prends aujourd’hui la parole au nom du Collectif Vigilance Collèges Lycées.
Nous sommes ici pour Samuel Paty et Dominique Bernard.
Deux professeurs. Deux hommes assassinés à trois ans d’intervalle parce que l’École, ses professeurs et ce qu’ils représentent ont été désignés comme des cibles.

Et si notre collectif tient particulièrement à leur rendre hommage aujourd’hui, c’est parce que leurs noms disent désormais quelque chose de très profond à tous ceux qui enseignent.
Samuel Paty et Dominique Bernard étaient des nôtres.
Des professeurs qui entraient dans leur établissement pour trans-mettre, expliquer, faire réfléchir, ouvrir leurs élèves à la connaissance et au monde.
Et c’est précisément cela qui nous bouleverse encore aujourd’hui.

Depuis Samuel Paty, depuis Dominique Bernard, nous savons que défendre la liberté d’enseigner, la laïcité et l’esprit critique ne va plus nécessairement de soi.
Nous savons aussi que l’École peut être contestée précisément par-ce qu’elle émancipe : parce qu’elle apprend à un élève qu’il est libre de penser par lui-même, qu’aucune appartenance ne peut lui interdire un savoir, une œuvre, une idée.
C’est là que commence l’engagement de notre collectif.

Vigilance Collège Lycée est né d’un refus : celui de considérer comme normales des situations qui ne doivent jamais le devenir.
Nous refusons de nous habituer lorsqu’un professeur hésite à aborder un sujet pourtant inscrit au programme.
Nous refusons de nous habituer lorsqu’un enseignant est sommé de justifier un cours parce qu’il heurte une conviction religieuse.
Nous refusons de nous habituer à cette petite phrase que l’on en-tend parfois dans les salles des professeurs :« Je préfère éviter les problèmes. »
Parce que chaque fois qu’un professeur renonce à enseigner quel-que chose qu’il a pourtant le droit et le devoir d’enseigner, l’École recule un peu.
Et les noms de Samuel Paty et de Dominique Bernard nous interdisent précisément de trouver ce recul banal.

Notre collectif existe pour observer, alerter, témoigner, soutenir. Pour nommer les atteintes à la laïcité lorsqu’elles existent. Pour dé-fendre la liberté pédagogique et la transmission des savoirs. Et sur-tout pour que les enseignants confrontés aux pressions, aux intimi-dations ou aux menaces sachent qu’ils ne sont pas seuls.

Nous ne voulons pas faire de Samuel Paty et Dominique Bernard deux figures lointaines, figées dans les hommages et les cérémonies.
Nous voulons garder vivant ce qu’ils représentaient comme pro-fesseurs.
Le droit d’enseigner.
Le droit d’expliquer.
Le droit de transmettre.
Le droit de faire réfléchir.
Sans avoir peur.

C’est pourquoi notre vigilance n’est ni une posture ni un slogan.
Elle est, pour nous, une fidélité.
Une fidélité à notre métier.
Une fidélité à l’École laïque.
Et aujourd’hui, tout particulièrement, une fidélité à Samuel Paty et Dominique Bernard.

Communiqué commun : NON AUX TALIBANS A PARIS !


Communiqué commun du 15 octobre 2026

Ligue du Droit International des Femmes
Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme
Regards de Femmes
Comité Laïcité République
Vigilance Travail Social
EGALE
Libres MarianneS

…

NON AUX TALIBANS A PARIS !

Nous l’avons appris avec indignation : après la Commission Européenne à Bruxelles en juin dernier, c’est le gouvernement français qui invite à Paris les représentants du régime taliban bourreau des femmes afghanes !

Qu’on ne nous parle pas de rencontre purement technique : il s’agit de fait d’un pas de plus vers la légitimation d’un régime islamiste terroriste qui a instauré depuis 2021 un véritable apartheid sexuel, crime contre l’humanité, avec des mesures de plus en plus ignobles à l’encontre des femmes, des filles et des droits humains les plus élémentaires.

Ils ont même rétabli l’esclavage.

Nous apportons tout notre soutien à l’appel à manifester lancé par plusieurs associations afghanes et de solidarité avec les Afghanes, en particulier NEGAR et FEMAID.

MANIFESTONS JEUDI 15 OCTOBRE 2026

16h30 -19h

Angle rue de Constantine/ rue de l’Université (Paris 6è)

M° Invalides

[Crédit image Femaid : “#Let Afghan grils learn” ( Laissez les filles afghanes étudier) message bouleversant d’une jeune élève en classe clandestine.]

Hommage à Dominique Bernard et Samuel Paty : notre rendez-vous du 16 octobre

Le 13 octobre 2023 à Arras, Domnique Bernard, professeur de français âgé de 57 ans, était assassiné dans la cité scolaire Gambetta Carnot par un jeune terroriste islamiste qui blessa grièvement un autre enseignant et un agent qui tentaient de le maîtriser, plus légèrement un autre agent.

Au-delà des victimes directes, le terrorisme meurtrit sur la durée, le traumatisme est profond et il peut faire souffrir très longtemps..
Une élève qui fut témoin de l’attentat, Zéli Bleuze, s’est efforcée de l’exprimer dans son petit recueil de poèmes « Les cicatrices de l’âme. »

Mohammad Mogouchkov avait à l’avance revendiqué son crime au nom de l’Etat Islamique.
Ancien élève de Dominique Bernard, il expliqua l’avoir ciblé précisément parce qu’il lui avait enseigné le français, matière qui transmettait les valeurs de la République française, la liberté, l’égalité et la fraternité.

Le procès requis par le Parquet National Antiterroriste contre le terroriste ainsi que contre son frère et son cousin, mineurs au moment des faits, n’aura pas lieu avant fin 2027.
Maître Richard Malka est l’avocat de la famille de Dominique Bernard.

Aujourd’hui, Arras lui a rendu hommage.
Une minute de silence a été observée à sa mémoire et à celle de Samuel Paty, les sirènes de la ville ont retenti et une cérémonie se tient à 17 h , organisée par Isabelle Bernard qui a déjà créé le Prix littéraire Dominique Bernard Lire écrire penser.

Vendredi après-midi à Paris, 6 ans après l’assassinat et la décapitation de Samuel Paty, nous rendrons hommage à ces deux professeurs exemplaires, face à la Sorbonne, dans le square Samuel Paty.

Il ne faut pas le cacher : depuis des années, les menaces se sont multipliées, conduisant nombre de professeurs à s’autocensurer, amputant des programmes et entravant la transmission des savoirs.
Une insupportable violence contre le corps enseignant perdure. Il est inacceptable que tant de personnels de l’éducation nationale aient été blessés en marge du mouvement lycéen.

Le 16 octobre, refusons l’Abandon, si bien décrit dans le film du même nom, consacré aux derniers jours de Samuel Paty.

Soyons au rendez-vous de la mémoire et de l’engagement.

Communiqué du MPCT : hommage à Dafroza Gauthier

Nous avons appris avec émotion la mort de Dafroza Gauthier, militante franco-rwandaise, qui s’était consacrée à la lutte contre l’impunité des responsables du génocide des Tutsis au Rwanda.

Avec son mari Alain Gauthier elle avait créé le Collectif des parties civiles pour le Rwanda qui avait permis la tenue de nombreux procès de génocidaires réfugiés en France.

Elle soulignait qu’elle-même n’était pas une rescapée du génocide puisqu’elle avait quitté le Rwanda lorsqu’il se produisit en 1994 mais presque toute sa famille maternelle en avait été victime.

Les mots ont un sens : il s’est bien agi d’un génocide, de massacres planifiés de civils qui firent 800 000 morts en 3 mois.

Dafroza et Alain Gauthier nous avaient fait l’honneur de participer à la conférence du MPCT « Génocides en terre d’Afrique ».

Nous gardons le souvenir de Dafroza, digne, forte, déterminée, profondément humaine, lumineuse même.
A son mari Alain et à sa famille nous adressons toute notre sympathie

Marquer le 7 octobre : pour la mémoire, pour la vérité, pour la justice


Dès le 8 octobre 2023, sous le choc, le MPCT exprimait sa solidarité avec le peuple d’Israël en condamnant explicitement les crimes contre l’humanité à visée génocidaire commis la veille sous les yeux du monde entier.

Mais au lieu d’être unanimement condamnée, l’invasion par le Hamas, le Djihad Islamique, et autres factions terroristes, accompagnés de civils de Gaza, fut soutenue par certains et vite oubliée par beaucoup.

Le soutien s’exprima à la fois par le déni – au mépris de l’évidence des preuves fournies par les auteurs eux-mêmes – et par la justification des assassinats, viols, tortures, enlèvements de civils, hommes, femmes et enfants, assimilés à des actes de résistance.

POUR MIEUX ABANDONNER LES VICTIMES, L’INVERSION ACCUSATOIRE A ETE L’ARME PRINCIPALE :
l’accusation de « génocide » fut portée d’emblée contre Israël.

Répétée à l’envi, au mépris des faits, contre toute logique, contre le droit international, elle est la clé de voûte de la campagne de déshumanisation d’Israël.

Elle justifie la chasse à tout ce qui est israélien et à quiconque refuse cette doxa, faisant aux Juifs injonction de s’y associer s’ils veulent échapper à l’antisémitisme.
Elle porte en germes la justification d’un nouveau génocide des Juifs rebaptisés « génocidaires ».

Condensé de déshumanisation et d’inversion victimaire, le traitement infligé à Sabine Taasa lors de la projection du “documentaire” britannique NAZA, très contesté pour sa partialité et son opacité, à Delft illustre la gravité et l’ignominie de la situation.
Mère et épouse endeuillée le 7 octobre, elle voulait témoigner, raconter son histoire mais on a absolument refusé de l’entendre. Elle n’a eu droit qu’aux insultes et aux ricanements avant d’être expulsée : pour la défense de la cause fantasmée du palestinisme, le 7 octobre doit être effacé et les gêneurs, i.e. les victimes, impitoyablement écartés.

Combattant au quotidien la calomnie du « génocide de Gaza », le MPCT a rejoint la coalition internationale GENO-LIE ((LIE = mensonge en anglais)

https://gazagenolie.com/fr/une-guerre-contre-le-hamas-et-non-contre-les-palestiniens/

DE MULTIPLES EVENEMENTS MEMORIELS SONT ORGANISES AUTOUR DU 7 OCTOBRE, EN ISRAEL ET UN PEU PARTOUT DANS LE MONDE, EN FRANCE EN PARTICULIER.
Nous participerons à plusieurs d’entre eux.

Le MPCT soutient les nombreuses projections-débats du film de Jessica Vaturi-Dembo, « Heartbreak » notamment à Paris, Fontainebleau, Lyon et Strasbourg.

A la fois œuvre d’art sensible et témoignage de survivants et d’endeuillés du 7 octobre, le film mérite d’être vu très largement.
Aussi, nous soutenons la campagne Heartbreak Memoria contre l’antisémitisme et les préjugés, portée par Isabel Sitbon et l’agence 6-12, pour une diffusion large du film en particulier en direction de la jeunesse.

Le MPCT soutient aussi la conférence de Georges Bensoussan organisée à Paris le 6 octobre par l’Alliance France-Israël :
« Du peuple en trop à l’état en trop ».

Avoir entendu le Président de la République défendre expressément à la tribune de l’ONU la souveraineté du Liban, celle de la Syrie, la souveraineté palestinienne mais pas la souveraineté israélienne dit bien l’acuité du problème.

Nous visiterons bien sûr le pavillon mémoriel installé par le CRIF Place des Vosges et les lieux enfin dédiés à la mémoire d’Ariel, Kfir et Shiri Bibas, figures emblématiques du massacre des civils israéliens.

Nous devons à Fadila Tatah, artiste, humaniste, talentueuse et courageuse, le portrait de la famille Bibas que nous reproduisons.

Huguette Chomski Magnis

Secrétaire générale du MPCT

Image en tête d’article : copyright Fadila Tatah

11 septembre, 7 octobre, les mots qui dérangent, les mots qui plaisent


Le 11 septembre 2011, Jérôme Mesnager réalisait cette fresque dans le cadre de la Journée Internationale Contre le Terrorisme organisée par le MPCT. Mieux que des mots, elle exprime l’accablement de l’humanité face au terrorisme islamiste.

Signe des temps, 15 ans plus tard, à l’approche du 11 septembre, une note interne de la chaîne canadienne CBC indiquait aux journalistes le ton sur lequel il convenait d’évoquer le 25 ème anniversaire de l’événement qui fit près de 3000 morts :

« Ne pas qualifier les attentats du 11 Septembre d’attentats terroristes. »

Si les remous qu’elle provoqua conduisirent le bureau des normes journalistiques à rétropédaler, l’affaire n’en est pas moins révélatrice.

Ce n’est donc plus seulement l’islamisme que l’on refuse de nommer et de condamner mais carrément le terrorisme !

Ce n’est pas vraiment nouveau.

Dès que ces attentats fracassèrent l’Amérique, ouvrant l’ère du terrorisme islamiste de masse, ils furent escortés par déni et justification, deux facettes d’un même soutien.

Un philosophe français évoqua la « jouissance esthétique » procurée par le spectacle des tours en feu – et donc des pauvres gens qui brûlaient avec – et un compositeur allemand d’avant-garde y vit « la plus grande œuvre d’art qui ait jamais existé. »

Inattendu par son ampleur, le 11 septembre était en germe dans les attentats meurtriers qui frappaient les civils israéliens depuis des années, à une cadence de plus en plus infernale.

Il s’annonçait aussi dans la conférence de Durban qui le précéda de quelques jours, orgie onusienne d’antisémitisme et de célébration du terrorisme.

Mais depuis le 7 octobre ce soutien a atteint son apogée avec le “palestinisme”, une idéologie de justification du terrorisme et des crimes contre l’humanité perpétrés ce jour-là devant le monde entier.

Le 11 septembre, pour justifier l’injustifiable, on invoquait les crimes de l’impérialisme américain.

Le 7 octobre, il fallait par un tour de passe-passe faire de la victime israélienne le pire des criminels, déclaré coupable de génocide. Sans état d’âme, sans fondement juridique, au mépris des faits.

New York, ville-phare meurtrie à jamais par le terrorisme islamiste a 25 ans plus tard un Maire qui prend régulièrement pour cible Israël, pays meurtri par ce même terrorisme.

Aussi habile et charismatique que soit ce maire, étiqueté « progressiste », le symbole est assez terrible.

Huguette Chomski Magnis

AFGHANISTAN : 5 ANS D’APARTHEID SEXUEL


Le MPCT soutient pleinement le communiqué publié le 15 août par La Ligue du Droit International des Femmes,Regards de Femmes et Libres MarianneS.
Ces associations authentiquement féministes, universalistes et laïques, partenaires du Collectif Contre le Terrorisme ont marqué en ces termes ce terrible 5ème anniversaire :

5 ans d’apartheid sexuel en Afghanistan

“Depuis 2021, les talibans ont fait de l’Afghanistan une immense prison pour la moitié de sa population, sous les yeux du monde entier . Après avoir interdit aux filles d’aller à l’école, aux femmes de travailler et de se déplacer sans chaperon masculin, après avoir rétabli le sinistre ministère de la vertu et de la répression du vice, les talibans ont inscrit dans la loi l’interdiction pour les femmes de laisser entendre le son de leur voix, en public comme en privé.

Invisibles et muettes, emmurées vivantes, les femmes afghanes sont privées de tous les droits humains, y compris ceux protégés par des traités que l’Afghanistan a signés.

Les efforts de pays visant à normaliser les Talibans, pour les associer à la gestion des flux migratoires, sont d’autant plus inquiétants.

Il ne s’agit pas d’une simple série de discriminations. C’est un système de gouvernance institutionnalisé d’oppression et de domination systématique d’un groupe sur un autre, que des rapporteurs spéciaux de l’ONU, des juristes internationaux, des organisations de défense des droits humains, définissent aujourd’hui comme un « exemple archétypal » d’apartheid fondé sur le sexe.

Face à cette réalité, et convaincues de la nécessité de codifier l’apartheid sexuel dans la convention de prévention et de répression de crimes contre l’humanité, en projet à l’ONU, nous saluons et soutenons la Déclaration internationale sur l’apartheid sexuel et ses conséquences destructrices * qui, à l’initiative d’experts internationaux, plaide pour que L’interdiction de l’apartheid de genre soit codifiée, sans délai et de manière explicite, dans le droit international, notamment dans la Convention pour la prévention et la répression des crimes contre l’humanité, ainsi que dans le droit national des États du monde entier.”

Le 15 août 2026

* Déclaration internationale sur l’apartheid de genre et ses conséquences destructrices | Declaration on Gender Apartheid

La terrible réalité de cet apartheid, dans les mots de Sana, jeune Afghane de 16 ans:

“Ils nous traitent comme bon leur semble.
Nous sommes en train de mourir, et ils nous observent avec délectation.

Ils nous ont enlevé notre souffle, réduit nos voix au silence et anéanti notre esprit.
Ils ont tenu des propos et commis des actes qui nous ont si profondément blessées que nous avons l’impression de ne plus jamais pouvoir vivre librement.

Ils ne se sont pas contentés de nous priver de notre éducation, de notre liberté et de nos rêves. Ils nous ont arraché des pans entiers de notre être.”

L’intégralité de sa lettre publiée par Carol Mann, Présidente de l’Association Femaid, dont le MPCT soutient le formidable travail
d’enseignement clandestin, est à retrouver sur son blog :

https://blogs.mediapart.fr/carol-mann/blog/150826/5-ans-de-talibans-vus-par-une-adolescente-en-afghanistan

Crédit image Femaid : “#Let Afghan grils learn” ( Laissez les filles afghanes étudier) message bouleversant d’une jeune élève en classe clandestine. Tout est dit par ses cheveux au vent, ses larmes aux yeux et ses cahiers serrés sur le coeur.

Iran : Stop aux exécutions, il faut arrêter ce régime serial killer

SOUTIEN A LA MARCHE DES IRANIENS DIMANCHE 2 AOUT A PARIS

Départ 16 h place Victor Hugo

Arrivée 17 h 30 Trocadéro

Les prisonniers iraniens font preuve d’une détermination et d’un courage extraordinaires.

Leur protestation contre les exécutions se poursuit depuis plus de 15 jours, avec sit in et grève de la faim.

A Ispahan, une foule s’est rassemblée pour empêcher l’exécution d’Abolfazl Sepahi et Amirhossein Safari le 28 juillet.


En vain, ils ont été pendus à des grues, de nouvelles arrestations ont été opérées.

Nos protestations ont-elles porté ?
France Info a évoqué leur pendaison.

Continuons : les médias doivent parler de tous ces innocents condamnés à mort pour avoir manifesté pacifiquement.
Des mineurs parmi eux, comme Shervin Bagheri ( photo en tête d’article), 17 ans, des jeunes femmes aussi, qui risquent une pendaison imminente !

Alireza Sepahi a eu une crise cardiaque alors qu’il devait être pendu avec son frère.

Il a été hospitalisé, non pour le gracier mais pour pouvoir le conduire à la potence.

Médias, parler des condamnés à mort AVANT c’est mieux qu’après !

L’absence d’informations sur ces condamnations à mort qui prolongent les massacres de manifestants en janvier fait obstacle à la mobilisation de l’opinion publique.

Président Macron, c’est le moment de faire entendre la voix de la France !