Communiqué du Collectif Contre le Terrorisme : non à l’abandon de Mila !

Lorsque Mila constate : ‘” Je suis abandonnée par une nation fragile et lâche”, ce sont des paroles terribles mais hélas justes.

Il faut que cela change ! Société civile et institutions doivent prendre leur responsabilités :

soit on est pour la défense inconditionnelle de Mila soit on est pour son abandon honteux. Il n’y a pas de place pour le “oui mais” !

Il  s’agit  de défendre la liberté d’expression pleine et entière de Mila , en rompant l’insupportable isolement de cette jeune fille courageuse et lucide.

Il s’agit de défendre  la liberté d’expression en France et dans le monde, liberté qui ne saurait s’arrêter aux portes de l’Islam.

La violence de la menace terroriste islamiste ne doit plus paralyser mais au contraire mobiliser et entraîner un sursaut démocratique.

Mila, devenue un symbole avant même d’atteindre la majorité, incarne aujourd’hui la République.

Nous qui la soutenons depuis le début appelons à un vaste mouvement de solidarité dont la clameur couvrira les messages haineux et les lâches menaces de mort qui poursuivent Mila depuis janvier 2020.

Pour qu’elle ne soit plus seule !  

                                                                                              Paris le 15 juin 2021

Premières associations signataires

Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme – Ligue du Droit International des Femmes – Comité Soudan – Alliance Internationale des Femmes – Association des Femmes de l’Europe Méridionale (France) – Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber – Association pour l’information et la vérité – Forum Femmes Méditerranée – Parti Républicain Solidariste – Comité Laïcité République – Réseau féministe “Ruptures”- Observatoire de la Laïcité de Saint  Denis – EGALE – Tribune Azad pour Iran Laïque – Vigilance Collèges Lycées – Commission de lutte contre les extrémismes religieux

 

 

Premières personnalités et responsables associatives signataires

Boualem Sansal – Djemila Benhabib – Sophie Chauveau – Diagne Chanel – Maya Nahum – Fatiha BoudjahlatLiliane Messika – Ana Pak –  Béatrice Szwec, présidente du MPCT – Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes – Monique Dental, présidente fondatrice du Réseau féministe “Ruptures”

 

[Illustration : couverture du livre de Mila, publié chez Grasset, en librairie depuis le 16 juin. L’acheter c’est une façon de  manifester son soutien à Mila.]

Mila “Je suis abandonnée par une nation fragile et lâche”

Paroles terribles mais hélas justes de Mila, plus courageuse et lucide à 18 ans que la plupart des politiques.

Elle a raison quand elle évoque la peur paralysante. Bien sûr que les gens ont peur des attentats islamistes.

Aujourd’hui  il faut savoir prendre parti : on est pour la défense inconditionnelle de Mila ou on est pour son abandon honteux.

Il n’y a pas de place pour les “oui mais”, il n’y a pas de “mais” à formuler car le problème n’est pas d’adhérer à tous ses propos mais de défendre sa liberté d’expression pleine et entière.

Et avec elle la liberté d’expression en France et dans le monde, liberté qui ne saurait s’arrêter aux portes de l’Islam.

https://www.lci.fr/justice-faits-divers/harcelement-en-ligne-je-ne-m-arreterais-jamais-de-parler-les-confidences-de-mila-dans-sept-a-huit-2188599.html

Pour être aux côtés de Mila, nous ne devons pas faillir, il nous faut résister. Non, elle ne doit pas être le prix de notre liberté.

Mila est notre avenir. Elle qui est devenue un symbole avant même d’atteindre la majorité incarne aujourd’hui la République.

Il s’agit pour la société civile d’être capable de ce sursaut démocratique ou alors de se résigner à une liberté surveillée,  qui serait l’amorce de soumission et un pas vers une perte totale de liberté !

Nous qui sommes de coeur avec Mila, qui sommes derrière Mila, nous devons à présent passer devant pour la protéger.

Et cela passe par des actions modestes que chaque association, chaque citoyenne, chaque citoyen peut accomplir.  

 

Pour les livres et pour la liberté d’expression, le MPCT au Quartier du Livre

 

A l’initiative de notre responsable du 5ème arrondissement, le MPCT a participé cette année à ce beau festival.

Deux livres ont pu être présentés dans le cadre splendide de la Librairie Pedone, que nous remercions pour son accueil : 

“Girl” d’Edna O’Brien et “# Je suis Mila # Je suis Charlie # Nous sommes la République” ouvrage collectif que l’on doit à Zohra Bitan.

 

Entre Maryam, personnage de roman inspiré par la terrible réalité des lycéennes de Chibok enlevées par Boko Haram  et notre vraie Mila, il y a une parenté évidente. Ce sont deux battantes qui refusent de plier face au terrorisme islamiste. Toutes deux résistent et toutes deux écrivent.

Au programme, projection, lectures d’extraits par Laurence Duvigneaud et Edith Taieb, participation de deux des contributeurs à “# Je suis Mila… ” , l’auteure et animatrice radio Maya Nahum et l’historien des religions Stéphane Encel.

 

Quand nous avions prévu de présenter “# Je Suis Mila …”, paru l’an dernier aussitôt après le début de l’affaire Mila, grâce à la formidable Zohra Bitan, nous ne savions pas que le procès de 13 des harceleurs de Mila se tiendrait presque en même temps  ni que Mila publierait son propre livre juste après.

Mais nous étions et nous sommes, plus que jamais, dans le soutien plein et entier à cette jeune fille, formidable figure de résistance et de liberté. 

 

 

Communiqué du MPCT “Terrorisme islamiste : le Député Mélenchon doit s’expliquer !”

Le soutien au terrorisme est intolérable, qu’il prenne la forme de la justification ou du déni !

Le député et chef de parti politique Jean-Luc Mélenchon vient de faire étalage de ce déni en des termes qui offensent les victimes du terrorisme et la démocratie.

“Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre “

a-t-il annoncé ce dimanche 6 juin sur les ondes de France Info.

Et d’ajouter

“Ça a été Merah en 2012, ça a été l’attentat la dernière semaine sur les Champs Élysées, avant on avait eu Papy Voise, dont plus personne n’a jamais entendu parler après. Tout ça, c’est écrit.”

Les journalistes qui l’interviewaient n’ont pas réagi face à de tels propos !

 Ils ne lui ont pas même demandé une explication.

Devant ce silence complaisant, comment accorder du crédit aux engagements médiatiques à contrer le conspirationnisme et à traquer les “fake news” ?

Pour Mélenchon, l’assassin islamiste Merah aurait donc été manipulé.

Par qui ? Par Sarkozy qui voulait rester au pouvoir ou par Hollande qui a été élu ?

Ces deux hommes politiques sont en droit de poursuivre Mélenchon pour ses allusions  ignobles.

 Les familles qui pleurent encore les sept victimes de Mérah aussi !

Le 19 mars 2012, au soir du massacre des enfants juifs de Toulouse,  Mélenchon avait pourtant eu le très mauvais goût de s’imposer en tête de la manifestation parisienne.

C’était avant qu’il ait sa “révélation” :  tous ces crimes auraient pour seul objectif de

“permettre de montrer du doigt les musulmans et d’inventer une guerre civile.”

Selon Mélenchon, attentats et agressions ne se produiraient donc qu’en période électorale, coups montés destinés à faire triompher la droite et l’extrême droite !

A-t-il oublié les attentats les plus meurtriers pour la France  perpétrés en janvier et novembre 2015,  hors période électorale ? Ou bien  s’agissait-il d’erreur de programmation ? Comme la décapitation de Samuel Paty ?

Les attentats islamistes qui sèment la mort à l’échelle planétaire, Mélenchon n’en a cure.

 Peu lui importe le sort des femmes afghanes et des lycéennes nigérianes, peu lui importe l’Afrique accablée par la terreur djihadiste.

Jamais sous la Vème République, l’inversion victimaire n’avait été exprimée en des termes aussi vils par un homme politique. 

Pour ses propos, Monsieur Mélenchon doit rendre des comptes à la société civile, aux familles et associations de victimes du terrorisme, aux citoyennes et citoyens français, aux institutions démocratiques françaises.

Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, le 7 juin 2021

Plein soutien à Mila !

Mila la brave, adolescente plus courageuse que bien des adultes, est venue faire face à quelques uns de ses harceleurs dont le procès s’ouvrait le 3 juin.

 

“Harceleurs”, le mot est faible quand on sait les abominables menaces de mort qu’elle a reçues, avec référence à Samuel Paty !

 

Maître Malka a rappelé la violence des faits dont il “ne se remet pas”. Nous non plus !

 

Offenser des croyants relève de la liberté d’expression. Menacer de mort et de viol relève du délit et même du crime car le verbe terroriste est performatif : dire c’est se préparer ou préparer d’autres à faire.

 

Le procès a été renvoyé au 21 juin à la demande d’avocats des prévenus. Deux de ces avocats ont tenu des propos affligeants de déresponsabilisation et de banalisation.

Mila a superbement assuré, elle se bat avec panache pour que ” la peur change de camp”.

Elle a ajouté

“Nous on ne s’enfuit pas face à la menace…Plus nombreux on sera à l’ouvrir, plus on sera forts, puissants face à la menace et au harcèlement qui ne fera qu’empirer si on reste sans rien faire, si on continue à se soumettre.”

Chapeau bas, très bas. Tenez bon Mila !

C’est le moment de réaffirmer notre soutien à Mila, à la liberté de conscience et d’expression.

 Le 9 juin en clôture du Festival Quartier du Livre, en attendant la parution prochaine du livre de Mila “Je suis le Prix de votre liberté” , nous présenterons le livre de soutien initié l’an dernier par Zohra Bitan, une autre brave, qui avait su réagir immédiatement à l’affaire Mila.  

9 juin à partir de 17 h

avec la participation de l’auteure et animatrice de radio Maya Nahum
#Je suis Mila

# Je suis Charlie

# Nous sommes la République

 

(Réservations : mpctasso@aol.com)

La veille, nous présenterons “Girl” d’Edna O’Brien qui donne une voix aux lycéennes otages de Boko Haram.

 

Iran : laissé libre de poursuivre sa répression le régime islamique se déchaîne !

Un mois après la nouvelle condamnation de l’Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, qui lui sert d’otage, c’est la journaliste et militante des droits humains Narges Mohammadi qui a de nouveau été condamnée : 80 coups de fouet et 30 mois de détention .

[Crédit photo   : Marianne]

Pour avoir une idée du courage de l’engagement de Narges on peut se reporter à cet article publié dans Marianne en décembre 2019 :

https://www.marianne.net/monde/iran-la-lettre-glacante-d-une-militante-des-droits-humains-dans-une-prison-ou-sont-emprisonnes

Narges avait été libérée en octobre.

Le MPCT s’associe au communiqué d’Ensemble Contre la Peine de Mort:

https://www.ecpm.org/ecpm-denonce-la-nouvelle-condamnation-de-narges-mohammadi-communique/

Etre détenu(e) dans une prison iranienne expose au danger permanent, à la torture et à la mort.

Quant aux autres Iraniennes emprisonnées sans voir commis le moindre crime ou délit, leur liste est presque interminable.

Pour l’ONU, “R2P” la responsabilité de protéger, c’est oublié.

Ayatollah est maître chez lui.

L’Iran n’a-t-il pas été élu le mois dernier à la Commission du Statu des Femmes ? Pour la “communauté internationale” tout va bien à Téhéran.

Et bien non !

Liberté pour Nazanin, Narges, Nasrin, Saba, Yasaman et toutes les autres !

 

[Crédit photos   : groupes de soutien à ces prisonnières]

 

Proche-Orient : halte aux mots lance-roquettes !

Parce que note condamnation du terrorisme est universelle, les membres du MPCT interviennent au quotidien auprès des médias et dans les réseaux sociaux pour contester les informations partielles et partiales ( souvent simple recyclage de la propagande de l’organisation terroriste islamiste Hamas) sur la déflagration présente, dernier avatar du conflit dit “israélo-palestinien” mais dont les causes sont à chercher bien au-delà, de Téhéran à Ankara en passant par Doha.

La mal information alimente la haine antijuive qui s’est honteusement exprimée au cours de plusieurs manifestations dites “de soutien à la Palestine.”

Nous saluons celles, ceux qui ont le courage d’aller à contre-courant de la doxa, en particulier le journaliste Brice Couturier mais aussi des personnalités aussi diverses que Nathalie Bianco ou Fadila Maaroufi, de l’Observatoire des Fondamentalismes à Bruxelles, s’exposant ainsi à des torrents d’insultes et de menaces.

Nous soutenons le militant palestinien des droits humains Bassem Eid qui dénonce les manipulations dont la population palestinienne fait l’objet.

Nous félicitons et remercions Céline Pina, Barbara Lefebvre, Pierre-André Taguieff, Jacques Tarnero Philippe Val et autres personnalités à l’initiative de la la tribune parue dans Le Figaro :

“Ceux qui menacent Israël nous menacent aussi”

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/ceux-qui-menacent-israel-nous-menacent-aussi-20210518

Bernice Dubois, Présidente d’honneur du MPCT, en est signataire et nous pensons que la tribune devrait être le support d’une pétition citoyenne.

Huguette Chomski Magnis

Secrétaire générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

Nous partageons aussi le texte que nous a adressé Gérard Darmon,artiste et citoyen :

Kefieh blanc et blanc kéfieh !

Qu’on ne s’y trompe pas, les émeutiers qui en Israël fomentent des pogroms (violence sur les Juifs, incendies de synagogues, … ), qui haïssent et veulent détruire le pays dont ils font partie, sont les mêmes, inspirés des mouvements terroristes, qui rongent peu à peu les sociétés occidentales. Les mêmes casseurs qui brisent les vitrines des magasins, pillent, incendient des voitures, qui confisquent des territoires de la République et créent des zones de non droit où la police est accueillie à coups de mortier, des hordes qui veulent soumettre les populations à leur barbarie pour que le pays qu’ils convoitent sombre dans le chaos. Les mêmes qui au cours de manifs lancent les cris ‘’Mort aux juifs ! ‘’, attaquent des synagogues…

Qu’on ne s’y trompe pas, toutes les démocraties, particulièrement européennes, sont menacées. Face à des coups de boutoir répétés ces sociétés faiblissent, renoncent à leur autorité. Mais il est du devoir de toutes de relever le défi mortel qui leur est lancé, toutes se doivent de réagir, par des actes fermes, toutes doivent afficher leur détermination à ne pas se laisser intimider par la violence des islamistes qui ont décidé de mettre à bas les sociétés construites de haute lutte sur des valeurs de liberté, de justice, d’égalité. L’intérêt de ces pays est de soutenir une démocratie quand elle est attaquée par des milliers de missiles de longue portée.

Et pour cela elles se doivent de prendre fermement exemple sur l’Allemagne, l’Autriche, le Japon et d’autres pays qui ont hissé le drapeau israélien officiellement en signe de solidarité avec Israël. Ce geste symbolique serait perçu par les islamistes et leur soutien comme un front commun face à leur travail de sape de nos sociétés. Il marquerait le signal de l’entrée en résistance de ces pays contre le Jihad, sans cesse grandissant, qui fourbit ses armes pour mieux frapper et détruire nos sociétés.

Il ne sert à rien de faire des discours compassionnels après chacun des actes de cette barbarie s’ils ne sont pas suivis des faits.

Israël leur donne l’occasion, à peu de frais, d’afficher ce symbole fort, hisser des drapeaux israéliens sur leurs bâtiments, ce qui opposerait un front commun des démocraties, face à la menace du terrorisme islamique, tout en leur épargnant de récolter à coup sûr, selon les mots de Churchill, ‘’le déshonneur et la guerre’’.

L’Iran et le Pakistan à la Commission du Statut des Femmes : pour nous c’est non !

Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber L’élection le 20 avril dernier des Républiques islamiques d’Iran et du Pakistan  à la CSW, Commission du statut des Femmes de l’ONU, nous indigne !

 La présence de ces pays de violence extrême faite aux femmes et aux fillettes, dans la commission qui doit veiller ” à l’établissement des normes mondiales relatives à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes”  est une insulte à toutes les femmes.

C’est une vraie gifle pour les prisonnières iraniennes arbitrairement détenues, torturées, condamnées à de lourdes peines pour avoir  voulu exercer leurs droits les plus élémentaires et refusé l’imposition du voile islamique :

 l’avocate Nasrin Sotoudeh, condamnée à 38 ans de prison et 148 coups de fouet !

 la jeune Saba Kord Afshari 
(en grève de la faim)

7 ans de prison pour avoir enlevé le voile en public, sa mère  Raheleh Ahmadi pour avoir demandé sa libération,

Monireh Arabshahi, Yasaman Aryani et Mojgan Keshavarz, 39 ans de prison à elles trois pour avoir distribué sans voile des roses et des gâteaux aux femmes dans le  métro,

 Nahid Shaghaghi, Akram Nasirian, Maryam Mohammadi et Asrin Darkaleh, membres de l’association “Le Cri des femmes iraniennes”

et tant d’autres encore …

 Nous savons que 4 démocraties occidentales ont scandaleusement permis l’élection de l’Iran par le vote de leur représentant.

Lesquelles ? La France s’est-elle opposée à cette élection ?

Nous sommes en droit de le savoir !

 Trop, c’est trop ! Nous ne pouvons accepter sans réagir cette nouvelle dérive onusienne.

 Tant que le régime iranien et le régime pakistanais n’auront pas été exclus de la Commission du Statut des   Femmes, nous demandons à la  France et à l’Union Européenne de cesser tout financement à l’ONU et à la CSW .

Paris, le 10 mai 2021

Premières associations signataires

Ligue du Droit International des Femmes

Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

Tribune Iran Laïque

Alliance Internationale des Femmes

Association des Femmes de l’Europe Méridionale

Libres MarianneS

Réseau Féministe « Ruptures »

EGALE

Association pour l’Information  et la vérité

Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber

Crédit Photo : azadiranlibre

Quelles sont les démocraties occidentales qui ont mis le régime misogyne d’Iran à la tête de la « Commission femme » de l’ONU ?

L’enseignement face à l’offensive islamo-gauchiste : Fatiha Agag Boudjahlat

La visioconférence que le MPCT a consacrée le 8 avril  à l’enseignement dans la tourmente été passionnante.

L’exposé de Fatiha Agag Boudjahlat, notre première invitée, a enthousiasmé les 64 participants.  

Le débat qui a suivi a été très riche en échanges, avec notamment l’intervention de Delphine Girard, représentant le Collectif Vigilance Collèges Lycées.

Voici, intégralement posté sur notre toute  nouvelle chaîne you tube, l’exposé de Fatiha Agag Boudjahlat, présentée par Nicole Raffin :

 

Communiqué du Collectif Contre le Terrorisme : La force des symboles, la gravité des enjeux

Un terroriste a tenté de tuer deux personnes devant les anciens locaux  de Charlie Hebdo. Nouvelle offense aux morts, l’attaque  a eu lieu symboliquement devant la fresque créée en  hommage aux  victimes du massacre du 7 janvier 2015.

Nous nous félicitons  de l’amélioration de l’état de santé des deux personnes blessées et de l’arrestation rapide de leur agresseur.

Mais quel traumatisme pour cette femme et cet homme, à qui nous adressons tous nos vœux de bon rétablissement !

Pour leurs familles, pour leurs collègues, pour les milliers  d’élèves confinés, de la maternelle au lycée, pour les habitants de ce 11ème arrondissement où ont eu lieu après l’attentat contre Charlie, le carnage du 13 novembre puis l’assassinat de Sarah Halimi, victime ignorée.

En plein procès des attentats de janvier 2015, l’attentat islamiste de vendredi 25 septembre est  tout sauf  une surprise.

Le terroriste arrêté est pakistanais.

Il aurait aussi bien pu être français : les  menaces  de mort  pullulent en France contre l’équipe de Charlie,  contre Riss, contre Marika  Bret, mais aussi contre Zineb el Rhazoui, le député  Francis Chouat qui a eu le courage de publier la une de Charlie Hebdo, la lycéenne Mila, Zohra Bitan et bien d’autres encore.

Nous savons aussi que les manifestations contre Charlie Hebdo et contre la France ont été particulièrement  violentes et massives en République Islamique du Pakistan, où le “blasphème” est passible de mort, où les Chrétiens et  toutes les minorités sont persécutés.

En République Islamique  d’Iran les autorités emprisonnent pour “inimitié envers Dieu”, torturent, assassinent  les démocrates,  les femmes libres et courageuses qui défendent le droit de ne pas porter le voile islamique. 

Ici des femmes libres et courageuses sont menacées de mort par des terroristes qu’anime la même idéologie.

Ici aussi les terroristes trouvent des défenseurs et Charlie Hebdo est accusé de verser de l’huile sur le feu.

Certes, l’Assemblée Nationale s’est levée pour assurer Marika Bret de sa solidarité.

Certes, la presse nationale et régionale (sans l’AFP!) a fini par affirmer dans une tribune sa solidarité avec Charlie Hebdo. 

Certes, Gérald Darmanin a assuré Zineb El Rhazoui de son soutien et garanti sa protection.

Mais le mal est très profond : 21 % des 15-17 ans refusent de condamner les assassins de Charlie Hebdo. 37 % des enseignants du secondaire disent s’être déjà auto-censurés pour éviter les incidents.

Les  islamistes veulent vraiment nous soumettre, nous bâillonner !

La France est à la croisée des chemins.

Ensemble nous voulons réagir, rappeler que la France, terre d’accueil n’est pas terre de charia.

Que c’est une république laïque où la critique des religions est permise, où on est libre de caricaturer Mahomet car les interdits religieux des uns ne peuvent s’imposer à toute la société.

Où l’antisémitisme est un délit.

Où les femmes, égales des hommes, sont libres de s’habiller court sans être agressées.

Pour nos libertés, en solidarité avec les innombrables victimes qu’il a déjà faites sur notre sol et dans le monde nous disons ensemble : résistance au terrorisme islamiste !

Paris, le 27 septembre 2020

Première organisations signataires

MPCT, Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme

Ligue du Droit International des Femmes

Regards de Femmes

Comité Soudan

EGALE

Parti Républicain Solidariste

Tribune Azad Iran Laïque

PEREC, Pour une école républicaine et citoyenne

AMLZ, Solidarité avec les Victimes du Terrorisme palestinien à la mémoire de Marianne Myriam Lehmann

Sassoun

Alliance Internationale des Femmes

AFEM, Association des Femmes de l’Europe Méridionale

IRESK, Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber

AFEM, Association des Femmes de l’Europe Méridionale

IRESK, Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber

Viv(r)e la République

Commission de lutte contre les Extrémismes religieux

Libres MarianneS

APIV, Association pour l’information et la vérité

Dhimmi Watch


[ Photo :La veille du procès — ALLILI MOURAD/SIPA]