L’enseignement face à l’offensive islamo-gauchiste : Fatiha Agag Boudjahlat

La visioconférence que le MPCT a consacrée le 8 avril  à l’enseignement dans la tourmente été passionnante.

L’exposé de Fatiha Agag Boudjahlat, notre première invitée, a enthousiasmé les 64 participants.  

Le débat qui a suivi a été très riche en échanges, avec notamment l’intervention de Delphine Girard, représentant le Collectif Vigilance Collèges Lycées.

Voici, intégralement posté sur notre toute  nouvelle chaîne you tube, l’exposé de Fatiha Agag Boudjahlat, présentée par Nicole Raffin :

 

Communiqué du MPCT:  14 avril 2021 Journée de la honte

La  Cour de Cassation vient de rejeter le pourvoi dans l’affaire Sarah Halimi et de confirmer l’irresponsabilité pénale de l’assassin de cette sexagénaire juive, tirée de son lit en pleine nuit,  torturée aux cris d’Allah Akbar et jetée par la fenêtre. 

Quatre ans après les faits, cette décision est dévastatrice pour la cohésion nationale, pour la confiance des citoyens en la justice de leur pays, pour la lutte contre l’antisémitisme  et la lutte contre la délinquance  et le terrorisme : la consommation de stupéfiants assure d’impunité les criminels les plus odieux.

Notre sentiment de révolte est largement partagé dans le monde associatif. 

Le MPCT souhaite l’expression d’une réaction unitaire et forte face à ce qui apparait comme un effroyable déni de justice.

[Crédit photo : la famille de Sarah Halimi]

Soutenons la pétition adressée à la Maire de Paris par la LICRA.

La justice est déniée à Sarah Halimi. Que la rue où elle vécut et mourut dans d’atroces conditions porte désormais son nom est la moindre des choses.

 

Pétition : En mémoire de Sarah Halimi

 

JARDIN ARNAUD BELTRAME

 

Enfin !

 

Juste hommage à un héros français, qui nomme le terrorisme islamiste et efface le souvenir détestable de la plaque initialement apposée ( “victime de son héroïsme” !) qui avait tant choqué.

La pugnacité a payé. 

 

 

Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame, à jamais dans nos consciences !

[Crédit photos : comptes twitter.]

23 mars 2018,  encore une date terrible

Il n’y a presque plus de date du calendrier qui ne soit éclaboussée par le sang de victimes du terrorisme, en France ou ailleurs.

Il y a même des dates où la mémoire des victimes se conjugue comme celle d’aujourd’hui 23 mars :

– le 23 mars 2018  au soir, Mireille Knoll , vieille dame juive au doux sourire, était massacrée chez elle à Paris, parce qu’elle était une veille dame juive

– le matin- même un terroriste avait assassiné quatre personnes au nom de l’Etat Islamique à Carcassone et Trèbes :

le Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame, Christian Medvès, Hervé Sosna et Jean Mazières.

Il faisait aussi 15 blessés.

 

Le Lieutenant-Colonel de Gendarmerie Arnaud Beltrame qui mourut héroïquement pour sauver la vie d’une otage est un de ces hommes qui incitent à la résistance.

Son courage et sa noblesse d’âme doivent rester gravés dans la mémoire de la France.

Et même du monde, pour que la lutte internationale contre le terrorisme ne soit pas une formule creuse.

[Crédit photos : Famille Knoll, Gendarmerie Nationale.]

Iran 2021: Exposé de Mahnaz Shirali  à la visiorencontre du MPCT du 3 mars 2021

 Notre amie Mahnaz Shirali, sociologue et politiste, enseignante à Sciences Po est une universitaire de renom spécialiste de l’Iran.

Elle a publié  “La jeunesse iranienne : une génération en crise” et “La malédiction du religieux, la défaite de la pensée démocratique en Iran”.

Son nouvel ouvrage “Fenêtre sur l’Iran- Le cri d’un peuple bâillonné” sort en avril.

Introduction

Proche de Bernice Dubois et de son réseau féministe et laïque depuis 2008, Mahnaz remercie le MPCT dont elle apprécie l’engagement et la réactivité pour défendre les droits humains bafoués par la République Islamique d’Iran.

Contrairement à ses habitudes, Mahnaz ne souhaite pas présenter ses analyses mais ses OBSERVATIONS de la société iranienne à travers les réseaux sociaux, en nous exposant des faits, à partir desquels nous pourrons appréhender l’état de cette société et faire nos propres analyses.

Ces observations sont la matière de son nouveau livre  “Fenêtre sur l’Iran” sous-titré “Le cri d’un peuple bâillonné.”

A partir des réseaux sociaux elle a pu tisser des liens avec des réseaux citoyens qui lui envoient régulièrement des informations.

EDUCATION

Pour illustrer son propos, Mahnaz décrit la coute vidéo qu’elle vient de recevoir.

 Il s’agit d’un dessin animé destiné aux enfants de 5 à 10 ans.

Le personnage principal est un bourreau. Il explique, sous les applaudissements des habitants, que demain il va exécuter un homme “parce qu’il est  méchant.”

Les habitants se réunissent pour la fête de l’exécution. A la fin du dessin animé le glaive se lève,  coupe la tête du méchant et les gens sont contents.

Ainsi, tout  petits, les enfants sont  préparés à voir ce genre de violence et à l’exercer.

Dans les livres pour enfants publiés récemment, illustrés avec grand talent, on voit des chats  qui pendent des souris ou des lions pendus, parce qu’ils avaient fait du mal aux autres animaux.  

Pendaison et décapitation sont des thèmes quotidiens dans les livres, les bandes dessinées et les dessins animés destinés aux enfants que la société régie par le pouvoir islamiste est en train de conditionner pour leur apprendre à tuer.

Mariages d’enfants

La télévision, les médias de la République Islamique font l’apologie du mariage des enfants.

Selon la loi islamique, la charia, les filles peuvent se marier à partir de 13 ans.

Mais une enfant de 8 ans peut être mariée par dérogation si son père l’autorise ! La mère, elle, n’a aucune voix au chapitre, la charia ne lui reconnaissant aucune autorité.  Elle est réduite au rôle de nourricière. En l’absence de père c’est au  premier parent masculin que revient l’autorité. A défaut c’est au religieux de la localité qu’elle échoit.

Violence domestique

Plus la situation économique de la société s’aggrave, plus ses membres les plus fragiles souffrent.

Les meurtres de femmes et d’enfants n’ont jamais été aussi importants qu’aujourd’hui. 

Infanticides : c’est surtout les filles qui sot sacrifiées.

En mai dernier l’assassinat de Romina, 13 ans, décapitée par son père parce qu’elle voulait épouser un homme plus âgé a provoqué une grande indignation sur les réseaux sociaux.

En revanche lorsqu’une femme est assassinée par son mari, il n’y a pas d’indignation car “elle avait peut-être fait quelque chose de mal.” Absence de solidarité, même entre femmes.

Violence dans l’espace public

Illustrée par d’innombrables vidéos : filmer et poster est devenu un sport national

Ce sont les femmes qui en sont la cible à 80 %.

Sur les images on voit des foules d’hommes  qui en sont témoins et ne disent rien.

Comparaison avec la situation des femmes dans d’autres pays

Lorsqu’on observe qu’en Europe aussi les femmes sont victimes de violences, Mahnaz souligne une différence fondamentale : en Iran et dans les pays islamiques, la LOI est contre les femmes, la violence contre les femmes est institutionnalisée. La vie d’une femme vaut une demie vie d’homme.

En Europe, même si la situation est très imparfaite, la loi interdit cette violence.

Débat

Parmi les questions et remarques très riches auxquelles Mahnaz a répondu avant de devoir quitter la réunion :

 1) Quel es t l’état de la Résistance iranienne ?

Mahnaz est beaucoup moins optimiste qu’en novembre 2018 quand elle avait animé une conférence du MPCT, “L’inlassable résistance des femmes iraniennes”.

Depuis, une répression féroce s’est abattue sur la population. En novembre 2019, 1500 personnes ont été tuées en 3 jours 

La petite opposition n’est pas de taille face à un régime sanguinaire !

2) Comment est perçue la volonté de Biden de retourner à l’accord nucléaire ?

 Les Iraniens sont très inquiets :

 “Il va faire les mêmes bêtises qu’Obama. “

Les sanctions de Trump avaient complètement asséché le régime. Si elles ont indéniablement fait souffrir la population, c’est surtout les mercenaires du régime à l’extérieur, fauteurs de guerre et de terrorisme qui en avaient pâti et cela était le principal. Donc les Iraniens espéraient la réélection de Trump. Mahnaz pense néanmoins que Biden ne pourra pas se comporter comme Obama.

3) La question de la  solidarité entre femmes

Il est vrai que les femmes sont un peu les complices  inconscientes  de la violence qui s’exerce contre elles mais elles sont  victimes de la loi, de la culture et de leurs proches.

La force du pouvoir politique est extrême quand il destine dès l’enfance la fille à procréer et le garçon à devenir un tueur.

 MAHNAZ  SHIRALI  INVITE  A SIGNER  SUR  GOOGLE  FORMS  CETTE LETTRE  OUVERTE  AU  PRESIDENT  DE  LA  REPUBLIQUE :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScqtVzbpY2ZpUHSgWAjQu6yLIbGeCRdiXrPrb5YE1bh5Ly3hg/viewform?vc=0&c=0&w=1&flr=0&usp=mail_form_link

[Crédit Photo : Les expertes ]

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19 mars 2012 : des enfants à jamais dans nos consciences

Une modeste cérémonie l’a commémoré à Toulouse ce vendredi.

 L’attentat du 19 mars 2012  fracassa pourtant  la France mais sans que la France le comprenne. 

 Des enfants juifs furent massacrés parce que juifs.

Ils s’appelaient Gabriel et Arieh les petits garçons que leur père Jonathan tenta en vain de protéger.

Elle s’appelait Myriam la petite fille que l’assassin saisit par les cheveux pour la tuer à bout portant. Il déclara qu’il avait voulu venger  les enfants de Gaza !

L’impensable s’était produit et tout pouvait désormais arriver dans notre pays, le terrorisme islamiste s’y était installé.

Le projet de loi renforçant les principes républicains analysé par Annie Sugier

La première rencontre en vidéo conférence organisée le 3 mars par le MPCT a été passionnante.

Nous présentons ici l’exposé d’Annie Sugier, première invitée de la soirée.

Retrouvez son intervention sur you tube :

https://www.youtube.com/channel/UCf8zCJztfB_L8hGZWWVzTJw/featured

Notre amie Annie Sugier, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, est une militante féministe chevronnée, personnalité reconnue et respectée pour ses engagements. Auditionnée à l’Assemblée Nationale et au Sénat, elle combat la discrimination contre les femmes dans le sport et anime la campagne Paris 2024 pour défendre la neutralité et le respect de la charte Olympique.

Son exposé examine successivement le contexte du projet de loi, la structure de cette loi et le message que nous avons adressé aux députés.

I Contexte

Avant même l’assassinat de Samuel Paty, le Président de la République a eu des mots très forts dans son discours des Mureaux, parlant de séparatisme islamiste, de projet politique et religieux visant à édifier une contre-société, d’une idéologie dont les tenants considèrent les lois supérieures à celles de la République. Le discours des Mureaux a été suivi d’une levée de boucliers d’associations se réclamant des droits de l’homme et de l’antiracisme qui y ont vu stigmatisation, discrimination «islamophobe”.

La stratégie présentée par le président de la République impactant des lois fondamentales sur la liberté d’instruction de 1882 (à domicile, dans l’instruction publique, et privé sous contrat), la liberté d’associations de 1901, et la séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, il était nécessaire de passer par une nouvelle loi.

Lorsqu’il s’est agi de rédiger le projet de loi correspondant visant à « lutter contre le séparatisme islamiste », puis rebaptisé « confortant les principes républicains », les ambitions gouvernementales ont été revues à la baisse.

II Structure

Deux titres : le Ier a pour objet de I « garantir le respect des principes républicains », le Titre II de :« garantir le libre exercice du culte »

Le TITRE Ier comporte cinq chapitres énonçant des dispositions relatives aux services publics, aux associations, à la dignité humaine, à la lutte contre les discours de haine, enfin, à l’éducation et au sport.

Aspects positifs :

  • Extension de l’obligation de neutralité aux agents de droit privé exerçant des missions de services publics (ex-chauffeurs de transports publics) et garantie du soutien de la hiérarchie aux agents faisant l’objet de menaces.
  • Conditionner l’attribution de subventions aux associations au respect des valeurs de la république (signature d’un contrat d’engagement républicain : Liberté, égalité, fraternité … mais pas “laïcité ! Contrairement à la région Ile de France qui a imposé un e charte de la laïcité certes imparfaite, mais plus ambitieuse)
  • Renforcer l’efficacité des mesures visant à interdire des pratiques contraires à la dignité des femmes (polygamie, ’inégalité dans l’héritage, mariages forcés, certificats de virginité (Problème à propos de la polygamie un amendement adopté ajoute qu’il faut :« prendre en compte le caractère non consenti de la situation » !)
  • Création d’un délit de mise en danger de la vie d’autrui par divulgation d’informations personnelles. (Anticipe les nouvelles directives européennes)
  • Consacre la mise en œuvre d’un régime d’autorisation pour l’instruction en famille. Meilleur encadrement des écoles privées hors contrat. S’agissant du sport, on passe d’un régime de tutelle sur l’ensemble des fédérations sportives reconnues par l’État à un régime de contrôle (contrat d’engagement républicain).

Aspects négatifs :

le silence du projet de loi sur les accompagnatrices scolaires voilées, la violence à enfant constituée par le port du voile imposé aux petites filles. En ce qui concerne le sport, l’absence de référence à la règle 50

Annie Sugier souligne en particulier le refus du gouvernement d’aborder la question du voile. Elle note le rejet choquant de l’amendement déposé par Aurore Bergé et Jean-Baptiste Moreau (volonté affirmée de ne pas “hystériser” le débat : en fait peur de l’accusation de stigmatisation des Musulmans. Il ne s’agit pourtant que bannir des pratiques extrémistes.

Le Titre II portant sur le libre exercice des cultes : l’objectif affirmé est de revenir aux principes de la loi de 1905 sur l’organisation des cultes. Pour cela :

  • Inciter les associations gérant les lieux de culte à s’inscrire au régime de 1905
  • Fixer de nouvelles obligations de transparence (notamment s’agissant des financements venant de l’étranger).

A noter la critique des associations laïques concernant la possibilité accordée aux associations cultuelles d’administrer des immeubles.

En conclusion : Annie Sugier rappelle l’adresse aux parlementaires des associations féministes et laïques, reprenant ces différents points. Adresse envoyée aux parlementaires lors du débat en Commission.

Débat

L’école au centre des préoccupations : Liberté pédagogique , d’expression et laïcité attaquées, violence croissante.

Le sondage IFOP pour la LICRA confirme à quel point la laïcité est menacée, de plus en plus largement contestée par des élèves. 

Séparatisme islamiste ? En fait il s’agit d’entrisme !

Le “pas de vagues” tend à dominer les syndicats, bousculant les repères associatifs.  La solidarité a fait défaut à Mila, à Samuel Paty et à bien d’autres. Des professeurs brillants conduits à quitter l’enseignement. Nadia Geerts.

Essentiel de fédérer les résistances. Vigilance Université et Vigilance Collège Lycées à soutenir.

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[Crédit photo : Ministère de l’Intérieur]

Sélectionnée par Marlène Schiappa pour figurer dans l’exposition 109 Mariannes, Annie Sugier a choisi d’y soutenir clairement la résistance des Iraniennes à l’imposition du port du voile islamique.

 

Ne célébrez pas Khomeiny !  30 associations interpellent la Maire de Neauphle-le Château

Un reportage assez complaisant de France 24 (1)nous avait appris ce scandale :

 depuis 42 ans, une cérémonie est organisée par l’ambassade d’Iran organise chaque mois de février à Neauphle-le-Château où séjourna Khomeiny avant son retour triomphal à Téhéran où il instaura une dictature islamique.

Le régime iranien a même le projet d’y faire construire un musée !   

Nous en avions parlé avec indignation à la visiorencontre organisée par le MPCT le 3 mars et décidé qu’il était temps d’agir !

Extraits de la lettre (2) adressée à la Maire par Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes et co-signée par 30 associations :

“Nous avons été choquées de vous voir apparaître sur la photo souvenir2 de cette cérémonie aux côtés de l’’ambassadeur d’Iran en France, Bahram Ghassemi, devant un panneau qui commémore honteusement le séjour de Khomeiny à Neauphle-le-Château.

On ne peut aujourd’hui ignorer l’immensité des crimes commis par le régime sanglant que Khomeiny a installé, visant son propre peuple – et notamment les femmes.

Des personnes innocentes continuent à être enlevées, arrêtées, condamnées à de lourdes peines lors de procès truqués, détenues dans des conditions indignes et massivement exécutées.

Personne ne peut ignorer le terrorisme pratiqué par les maîtres de l’Iran et les organisations qu’il finance, visant des pays ou des individus, ayant le malheur de leur déplaire.

N’oublions pas que c’est l’ayatollah Khomeiny qui, en 1989, lança la fatwa contre Salman Rushdie, inaugurant ainsi – officiellement- l’offensive islamiste contre la liberté d’expression, qui allait conduire dans notre pays, entre autres atrocités, à l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo et à la décapitation de Samuel Paty. “

Nos demandes à la Maire de Neauphle-le Château :

 – mettre un terme à la cérémonie du mois de février célébrant le souvenir de Khomeiny

– faire déposer le panneau qui rappelle son séjour dans la commune

– a fortiori s’opposer au projet de musée

 Conclusion de la lettre, co-signée , outre la Ligue du Droit International des Femmes, le MPCT, Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, Tribune Azad Iran Laïque et nos partenaires du Collectif Contre le Terrorisme, par de très nombreuses associations dont la LICRA et Femmes Solidaires :

 “Nous formulons ces demandes, notamment :

  • en mémoire du champion de lutte Navid Afkari exécuté en septembre dernier, du journaliste Rouhollah Zam, qui avait le statut de réfugié politique en France, enlevé et exécuté en décembre
  • en solidarité avec Nasrin Sotoudedh, Saba Kordafshari, Yasaman Aryani, femmes admirables condamnées à de lourdes peines pour avoir simplement refusé l’imposition du port du voile islamique
  • en soutien aux femmes et aux hommes d’Iran exilés en France.”

(1)   https://www.france24.com/fr/20200211-iran-%C3%A0-neauphle-le-ch%C3%A2teau-le-souvenir-de-l-ayatollah-khomenei-reste-tr%C3%A8s-pr%C3%A9sent

(2)  Texte intégral et liste des organisations signataires :

https://www.ldif.asso.fr/index.php?theme=international&n=1025

Photo : Navid Afkari [Crédit : #SaveNavidAfkari]]

Au Nigeria l’histoire sans fin des kidnappings d’élèves

317 lycéennes viennent d’être enlevées en pleine nuit dans leur internat à Jangebe dans l’état de Zamfara. Encore !

Voilà donc comment se prépare le 7ème anniversaire de l’enlèvement des lycéennes de Chibok, une attaque de nuit elle aussi.

Chibok  n’était pas le premier gros enlèvement perpétré par les terroristes  islamistes mais le plus massif  et surtout celui qui donna lieu à une  médiatisation inédite.

#Bring Back Our Girls fut soutenu par moult célébrités.

 Le temps a  passé et la mode avec.

Pour nous qui avons créé la coordination Je suis  Chibok France, l’engagement n’est pas affaire de mode et nous n’oublions pas les jeunes otages.

Plusieurs ont été libérées par vagues successives mais 112 des ex-lycéennes arrachées à leurs familles et à leurs études sont toujours portées disparues.

Un livre vient d’être publié, largement basé sur le journal tenu en secret par Naomi Adamu, l’une des otages libérées, vraie dirigeante d’une extraordinaire résistance  aux bourreaux.

 

Le tragique : il annonce que 40 des jeunes filles de Chibok seraient mortes. Pour les parents des jeunes filles qui manquent toujours à l’appel, l’angoisse est insoutenable.

Depuis, les enlèvements  d’élèves, filles et garçons,  se sont multipliés et leur fréquence a augmenté.

#JangebeGirls vient après #DapchiGirls, #KankaraBoys, #KagaraStudents et bien d’autres.

Sur la centaine de filles enlevées à Dapchi en février 2018, Léah Sharibu est la seule  à ne pas avoir été libérée par Boko Haram car, chrétienne, elle a refusé de se convertir à l’islam.

Elle aura 18 ans en mai prochain.

( Photo de famille)

Boko Haram a annoncé qu’elle serait donc leur esclave à vie, comme une  autre Chrétienne, l’infirmière  Alice Ngaddah, employée de l’UNICEF

(Crédit photo : Everyday Nigeria)

Le pensionnat de Kagara, dans l’état du Niger a aussi été attaqué de nuit le 17 février dernier.

Un élève a été tué par les assaillants, 27 enlevés avec 3 membres du personnel et 12 proches .

Ces 42 personnes viennent d’être libérées, au grand soulagement des familles.

Quelle rançon a été versée, quels criminels ont été libérés en échange de ces innocents ? : autant de questions sans réponse.

Buhari avait été élu en 2005 sur la promesse de tout faire pour ramener les filles de Chibok enlevées par Boko Haram sous la présidence de Goodluck Jonathan.

Lorsque  nous avions été reçues en délégation à l’Ambassade du Nigeria, l’Ambassadeur nous avait assuré que le nouveau gouvernement faisait le maximum et qu’il fallait leur faire confiance.

Force est aujourd’hui de constater que Buhari abandonne les otages enlevées, ne protège pas les écoles, cibles privilégiées de Boko Haram/ ISWAP (Etat Islamique en Afrique de l’Ouest) et des groupes armés crapuleux qui lui sont liés.

Par son inaction Buhari est complice des islamistes et de l’insécurité croissante.

L’état de Zamfara  a été le premier État du Nigeria à décréter la charia en 1999.

Le début d’une descente aux enfers pour la République Fédérale du Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique !

Huguette Chomski Magnis

Coordinatrice du Collectif  Contre le Terrorisme

(Crédit photo logo : Mouvement Bring Back Our Girls)