Communiqué du MPCT : Iran, en finir avec l’impunité d’un régime assassin !


Mahsa Amini avait 22 ans.

Venue à Téhéran en famille, elle a été arrêtée, avec d’autres “mal voilées” et violentée à mort par la “police des moeurs”, véritable police de mort du régime islamique.

La mort de Mahsa a suscité une intense émotion et une mobilisation à la hauteur du crime commis.

A ses funérailles dans sa ville de Saqqez, les femmes retirent leur voile et crient “mort au dictateur”.

Depuis, des femmes, et des hommes aussi, manifestent sans relâche dans la rue, bravant la répression.

D’autres prennent le risque immense de publier des vidéos dans lesquelles elles brûlent leur hidjab et se coupent les cheveux.

A présent hommes et femmes brûlent le hidjab, symbole de l’oppression islamiste, dans les rues de Téhéran !

Un tel courage appelle une solidarité authentique, totale et urgente.

L’Histoire se joue aujourd’hui en Iran. Le régime est honni par son peuple.

Alors ne tolérons pas une complaisance qui vaut complicité.

N’acceptons pas que l’Iran, assassin de ses propres citoyennes, continue à siéger à la commission de la condition de la femme de l’ONU !

Ne laissons pas dire qu’il serait plus moral d’acheter du pétrole à l’Iran qu’à la Russie.

Alors que s’ouvre l’Assemblée Générale de l’ONU, la République Islamique d’Iran doit être condamnée et mise au ban de la communauté internationale.

Exigeons la rupture des relations diplomatiques avec ce régime !

L’empreinte du 11 septembre


C’était il y a 21 ans, à l’aube du siècle nouveau.
Comment oublier l’inoubliable ?

Comment oublier ces hommes et ces femmes qui agitaient des serviettes aux fenêtres du World Trade Center dans le vain espoir d’être secourus ? Certains se jetaient dans le vide. Comment oublier les pompiers qui montaient vers la mort en pensant accomplir leur mission, sauver des vies ? Comment oublier les héros du Vol 93 qui se révoltèrent contre leurs bourreaux ?


Et puis il faut se souvenir des renoncements, des accommodements, des lâchetés et des iniquités qui s’exprimèrent très vite.

Un journaliste de renom dit à propos des Etats-Unis qu’ils avaient jusque là eu un sentiment d’impunité. “Impunité”, pas invulnérabilité. Lapsus ou désignation d’une culpabilité et ébauche d’une justification ?
Un philosophe fit part de sa jouissance esthétique devant le spectacle de la destruction des tours jumelles.

Sur le terrain, comme on dit, ce fut pire encore, plus douloureux parce que cela venait de proches, de collègues et camarades.
Oui bien sûr c’était regrettable mais les Américains l’avaient quand même bien cherché. Il y eut des refus de la minute de silence car il aurait fallu faire une minute de silence pour les enfants palestiniens et irakiens.

Et très vite monta le déni, la théorie d’un complot ourdi par les vrais méchants, CIA ou Mossad, si séduisante, si rassurante aussi : le terrorisme islamiste n’existait pas.

Déni et justification sont bien les deux faces d’un même soutien au terrorisme.

Sans le 11 septembre et déjà auparavant la justification des attentats dits “suicides” qui frappaient les civils d’Israël, notre petite association n’aurait pas vu le jour.

Le désarroi qui nous saisit, poignée de militants des droits humains, de militantes surtout, de “profs”, fut immense.

Nous, nous avions compris qu’on était devant une fracture historique et que la réprobation de la conscience universelle était cruciale.
La défaillance des associations qui se réclamaient des droits de l’homme et de la paix fut une faute majeure, à laquelle il nous fallait tenter de répondre.

Depuis il y a eu bien des 11 septembre.

Israël a continué à faire face à un terrorisme meurtrier mais Madrid a eu son 11 mars, Londres son 7 juillet, Bombay son 11 juillet …

Pakistan, Afghanistan, la liste des attentats islamistes dans le monde est interminable et leurs victimes majoritairement musulmanes.

Après l’Algérie, c’est toute l’Afrique qui est rongée par le djihadisme, que les criminels contre l’humanité se nomment AQMI, Boko Haram, Shebab ou autrement, les Chrétiens étant clairement ciblés.

Au nom du “pas d’amalgame”, on nous a beaucoup reproché (et d’aucuns continuent à le faire) de parler de terrorisme “islamiste” et non de terrorisme tout court.

Mais nous nous voulions enfants de Camus : nommer, désigner – en l’occurrence le terrorisme de loin le plus meurtrier même s’il n’est pas le seul – c’est la condition pour résister.

Le 13 novembre 2015, la France, notre pays laïque et attaché aux libertés interdites par la sharia, connut son 11 septembre.

Auparavant on avait eu les attentats de janvier 2015 et le sursaut magnifique du 11 janvier.

Quel retard cependant ! Car la vraie bascule pour notre pays avait eu lieu le 19 mars 2012, lorsqu’un jeune terroriste gonflé de propagande criminelle avait massacré de petits enfants juifs “pour venger les enfants de Gaza”.
La France ne s’était pas dressée devant l’ignominie.
Tout alors devenait possible.

Depuis 2015, les attaques meurtrières n’ont pas cessé, massives comme le 14 juillet à Nice ou à petite échelle, mues par la même idéologie.

Il y a deux ans nous avons eu notre Daniel Pearl. Il s’appelait Samuel Paty.

Maître exemplaire, il enseignait dans une Education Nationale où atteintes à la laïcité, intimidations, violences, refus très signifiant des minutes de silence car on-n’est-pas-Charlie, étaient largement occultées au nom du “pas de vagues.”

Honorer sa mémoire dans les lieux qui lui sont dédiés est essentiel.

Ne l’oublions surtout pas.

Huguette Chomski Magnis

Photo : Jérôme Mesnager devant la fresque qu’il réalisa en direct au Jardin du Luxembourg pour la Journée Internationale Contre le Terrorisme organisée par le MPCT le 11 septembre 2011.

Communiqué du MPCT : Salman Rushdie, le refus de la soumission

Le MPCT exprime toute sa solidarité à l’écrivain britannique d’origine indienne Salman Rushdie, victime d’une attaque au couteau à New York alors qu’il s’apprêtait à tenir une conférence. A l’heure où nous écrivons ces lignes, Salman Rushdie semble se rétablir, mais il reste néanmoins en soins intensifs et des séquelles sont à craindre.

Son agresseur a été arrêté et l’enquête est actuellement en cours, mais il semble quasiment acquis que ce dernier a agi conformément à la « fatwa » émise contre l’écrivain par le régime iranien en 1989, suite à la parution de son ouvrage « Les versets sataniques ».
Il s’agit de Hadi Matar, 24 ans, d’origine libanaise et ayant des accointances avec l’extrémisme chiite selon des sources policières. Les premiers éléments d’enquête révèlent notamment un soutien aux Gardiens de la révolution islamique d’Iran.

In fine c’est bien l’intégrisme islamique qui a tenté d’assassiner Salman Rushdie, cible de l’intolérance du régime des mollahs depuis 33 ans. Avec le recul, Salman Rushdie apparait comme un des premiers lanceurs d’alerte sur la montée de ce fondamentalisme qui s’est exporté en Europe et ailleurs, préfigurant les calvaires de Robert Redecker, Charlie Hebdo, Mila et tant d’autres.

Les défenseurs des droits humains, universels et inconditionnels, se doivent d’être aux côtés de Salman Rushdie.

On peut très bien exprimer des désaccords sur ses écrits comme on peut très bien critiquer une tribune ou une caricature de Charlie Hebdo : on ne peut accepter que les débats d’idées contradictoires, indispensables dans une société démocratique, soient pris en otage par des esprits qui ne connaissent d’autre langage que les insultes et les menaces de mort, qui justifient les attaques physiques voire les tentatives du meurtre au nom du respect du « sacré » (le leur bien entendu) et qui cherchent, toujours au nom de ce « respect » dévoyé, à nous imposer leurs diktats intégristes.

A ce sujet, il y aurait beaucoup à redire sur les égarements d’une partie importante du monde intellectuel, associatif et politique qui a renié ses engagements universalistes au profit d’un relativisme compassionnel où les auteurs d’attaques islamistes sont forcément des “victimes”, tandis que leurs victimes sont ignorées ou jugées quasi-responsables de leur situation sur l’air de « ils l’ont bien cherché ».

Au MPCT, toujours Charlie et Salman Rushdie !

Paris, le 13 août 2022

Afghanistan, un an de honte absolue

Le 15 août 2021, les talibans prenaient le pouvoir à Kaboul, plongeant les Afghanes dans l’horreur islamiste la plus obscurantiste, contraignant à l’exil artistes, journalistes et sportives.

On chercherait en vain trace de cette date terrible dans les archives de l’Assemblée Générale de l’ONU.
Et pour cause : cette assemblée, avec ses commissions et comités, se trouve, comme la plupart des organes onusiens, sous la coupe d’une majorité de dictatures, parfois suivies par des démocraties apeurées. Les 115 pays du groupe des “non-alignés” s’alignent en fait sur les 57 pays de l’organisation de la coopération islamique dont la plupart sont aussi membres du premier. Le résultat est une majorité automatique de 125 états sur 193.
Le Pakistan, parrain des talibans, y est en terrain ami.

Quant au Conseil de sécurité (5 membres permanents ayant droit de véto et 10 membres non permanents) il fit preuve d’une extrême prudence dans sa résolution du 30 août (adoptée, avec abstention de la Russie et de la Chine, après les attentats meurtriers de l’aéroport de Kaboul), se gardant de condamner le coup de force taliban mais exigeant que l’Afghanistan ne soit pas utilisé pour entraîner des terroristes.

Au fil des mois, les atteintes aux droits humains n’ont fait que s’intensifier :

interdiction d’étudier faite aux jeunes filles, imposition du port du voile islamique, effacement des femmes de l’espace public. Elles sont accompagnées d’arrestations, d’enlèvements, d’assassinats, avec persécution des minorités, en particulier les Hazaras. L’ampleur de la crise humanitaire a conduit des familles à vendre leurs petites filles et à les marier à des hommes en âge d’être leurs pères.

Le 23 juin 2022, le Conseil de sécurité a consacré une séance à la situation en Afghanistan.

Si des membres du Conseil, dont la France, ont tenu à défendre des droits humains, et ceux des femmes en particulier, c’est la promotion de la stabilité et des accommodements avec les “autorités de facto” qui a prévalu.

Deux représentantes afghanes de la société civile ont témoigné avec force pour dénoncer les crimes commis: la journaliste Yalda Hakim et la militante des droits des femmes Yalda Royan.

Celle-ci n’a pas caché son amertume :

« Vous nous avez ignorées, et aujourd’hui nous devons payer le prix fort des négligences de la communauté internationale, y compris celles des personnes assises à cette table. »

C’est bien de cette société civile que vient le plus d’espoir !

A l’instar des Iraniennes qui résistent au régime des mollahs, en dépit d’une répression féroce, depuis plus de 40 ans, les Afghanes font preuve d’un immense courage et d’une formidable ingéniosité.

C’est un foisonnement extraordinaire.

Elles résistent dans la rue en manifestant sans hijab ou en taguant les murs, à la maison en organisant des écoles clandestines pour filles et aussi sur les réseaux sociaux.

Elles postent des vidéos à visage découvert pour porter la voix des Afghanes.

Le hashtag #BanTaliban a été partagé plus de 70 000 fois.

Les exilées relaient le combat.

De nombreuses manifestations artistiques et citoyennes auront lieu autour du 15 août.

Elles se poursuivront tout le mois d’août et en septembre.

Avec ses partenaires, le MPCT est totalement solidaire de cette mobilisation

Par l’appel de la coordination européenne de soutien aux femmes afghanes publié dans La Libre Belgique :

https://www.lalibre.be/debats/opinions/2022/08/15/la-situation-des-femmes-afghanes-est-gravissime-et-leurs-voix-sont-ignorees-CQ6FTZPYVJBW5H5JH62RMESLKM/


Par la pétition

https://www.change.org/p/non-a-la-burqa-no-to-the-burqa-nein-zur-burka

Par l’exposition des oeuvres de cinq artistes talentueuses et engagées
“Ce que les Afghanes ont à nous dire” qui va à nouveau sillonner la France.



Oublier les Afghanes serait se soumettre et se perdre.

Pas question !

HCM

26 juillet 2016 : l’assassinat du Père Hamel

Le 26 juillet 2016, ce qui a cours dans bien des pays musulmans où les Chrétiens sont persécutés et ciblés par le djihad – églises attaquées, fidèles et prêtres massacrés- se produisit dans la paisible ville de St Etienne du Rouvray, en France profonde.

L’attentat atroce fut revendiqué par l’Etat Islamique, fier de cette lâcheté.

Les deux assassins de Jacques Hamel furent abattus par la police.

Le procès de leurs complices a eu lieu cette année devant la Cour d’Assises spéciale antiterroriste.

Maître Szpiner, avocat de la famille Hamel y a pointé les failles du renseignement puisqu’ Adel Kermiche, un des assassins, en liberté conditionnelle avait annoncé sur la chaîne Telegram son intention de couper des têtes dans une église.

Em mars dernier trois des complices ont été condamnés à des peines de prison allant de 8 à 13 ans pour association de malfaiteurs terroristes.

Le quatrième, Rachid Kassim, commanditaire présumé de l’attentat a été condamné à la prison à perpétuité, en son absence : il serait mort en Irak.

Désigner le terrorisme islamiste en rappelant le souvenir du Père Hamel, ce n’est pas stigmatiser c’est RÉSISTER en refusant de taire la vérité, c’est rejeter une auto-censure indigne et inefficace.

Depuis, égorgements et attaques au couteau se sont poursuivies en France à un rythme alarmant. Délinquance ? Djihad ? Un entre-deux troublant.

Victoria Wilson

Crédit photo : Conférence des Evêques de France

Communiqué du MPCT : Attentat de la rue des Rosiers, en finir avec une impunité de 40 ans !


Le 9 août 1982 un attentat perpétré contre le restaurant Goldenberg de la rue des Rosiers, au coeur du quartier juif du Marais, imputé au groupe palestinien d’Abou Nidal (1), faisait 6 morts :

Mohamed Bennemou, André Hezkia Niego, Grace Cuter, Anne Van Zanten, Denise Guerche Rossignol, et Georges Demeter.


22 personnes furent blessées dont certaines très grièvement.


Ce crime est resté impuni.

L’enquête fut enterrée, en vertu d’un pacte, longtemps resté secret, entre les services de renseignement français et les terroristes : la garantie de l’impunité contre l’engagement de ne plus commettre leurs attentats sur le territoire national.

Relancée en 2011 grâce au Juge antiterroriste Trévidic et au travail de policiers, elle permit d’identifier quatre suspects, auteurs présumés de l’attentat.

Walid Abdulrahman Abou Zayed, alias « Souhail Othman », Palestinien devenu citoyen norvégien, a enfin été extradé par la Norvège en décembre 2020. Mis en examen, il est en détention provisoire plus d’un an dans l’attente d’un procès.

En revanche la Jordanie et l’Autorité Palestinienne refusent toujours d’extrader les trois autres suspects :

Souhair Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta », présenté comme le cerveau de l’attentat et Nizar Tawfiq Mussa Hamada, membre présumé du commando, deux ressortissants jordaniens.

Mahmoud Khader Abed Adra, alias « Hicham Harb »,Palestinien de Cisjordanie.

A la veille de la réception à l’Elysée de Mahmoud Abbas, dirigeant de l’Autorité Palestinienne, le CRIF et l’Association française des Victimes du Terrorisme se sont adressés ensemble au Président Macron pour le lui rappeler.

Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme soutient pleinement leur démarche.

Ni l’Autorité Palestinienne ni la Jordanie ne peuvent se soustraire à leur devoir d’extrader les suspects de l’attentat de la rue des Rosiers.

Le Président Macron a-t-il mis Mahmoud Abbas devant ses responsabilités ?

Voilà 40 ans que les proches des victimes attendent que justice leur soit rendue !

(1) “Fatah-Conseil révolutionnaire”, groupe dissident de l’Organisation de libération de la Palestine.

Paris, le 22 juillet 2022


Crédit image
: CRIF, Conseil Représentatif des Institutions juives de France

Les victimes de l’AMIA dans nos consciences.


C’était le 18 juillet 1994 au matin : l’attentat à la voiture piégée contre l’immeuble de la communauté juive de Buenos Aires faisait 85 morts et 240 blessés.

Deux ans plus tôt c’est l’Ambassade d’Israël en Argentine qui avait été la cible d’un attentat : 29 personnes tuées.

A ce jour justice n’a pas été rendue aux victimes.

En 2006 le Procureur Alberto Nisman reprenait l’enquête et accusait la République Islamique d’Iran d’avoir commandité l’attentat dont le Hezbollah Libanais assura l’exécution.
Il mettait en évidence les entraves à la justice des autorités argentines et Christina Kichner, alors Présidente qui avait opté pour un arrangement avec l’Iran.
Juste avant de remettre ses conclusions, Alberto Nisman mourut dans des conditions mystérieuses !

Aucun des suspects, parmi lesquels l’ancien dirigeant Rafsandjani et le chef des très terroristes Gardiens de la Révolution, Mohsen Rezdi, n’a été extradé. Ils sont pourtant recherchés par Interpol.
Mohsen Rezdi s’est même permis de se rendre au Nicaragua en janvier dernier, en toute impunité, provoquant la colère des autorités argentines.

Pour les familles des victimes, 28 ans après c’est toujours la souffrance et la colère.
Leur exigence : vérité et justice.


Nous la partageons !

La complaisance avec le régime islamique de Téhéran, qui a pour horizon la répression effroyable à l’intérieur et le terrorisme à l’extérieur, n’a que trop duré.

Huguette Chomski Magnis

Secrétaire générale du MPCT

Une pétition internationale en solidarité avec les Afghanes : Non à la burqa !

Non à la burqa ! No to the burqa ! Nein zur Buka !

La pétition trilingue est en ligne sur change.org

https://chng.it/j9BG8FR64B

Assurer son succès en signant et partageant, c’est refuser d’abandonner les Afghanes.

Parmi les commentaires de soutien à la pétition, celui-ci, plus long que les autres :

“Je signe parce que la burqa emmure les femmes vivantes, les réifie en leur déniant le droit d’exister en tant que personnes humaines autonomes, jouissant des libertés fondamentales auxquelles tout être humain a droit. le Le port de la burqa ne peut avoir été inventé et imposé que par des hommes désireux d’avoir des femmes esclaves ! Et celles qui s’imaginent la porter librement se cachent leur peur des conséquences dramatiques que le refus de la porter entraînerait pour elles, ce qui, dans tous les cas est le signe de leur soumission au pouvoir exorbitant que des hommes s’arrogent sur elles! N’oublions jamais que le degré de liberté dont jouissent les femmes (liberté d’étudier, d’aller et venir, liberté d’exercer la profession de son choix, liberté de conscience) est le thermomètre du niveau de démocratie dans une société. Partout où les femmes leur sont jetées en pâture, les hommes devraient s’inquiéter du sort que leurs gouvernants leur réservent à eux-mêmes!!!” (Edith T.)

Communiqué du MPCT : Hommage à Françoise Rudetzki

Nous sommes sous le choc à l’annonce de la disparition de Françoise Rudetzki et adressons toute notre sympathie à sa famille.

Fondatrice de SOS Attentats, cette grande dame aura été la pionnière mondiale de la défense des victimes du terrorisme.
C’est elle qui a obtenu pour les victimes du terrorisme le statut de victimes civiles de guerre.
Elle avait aussi obtenu le droit pour les associations de victimes de se constituer partie civile.

D’un courage admirable face aux cruelles séquelles de l’attentat qu’elle avait subi et face à tous les obstacles, elle aura été active jusqu’à ses derniers jours.

Elle avait aussi été d’une extrême clairvoyance, sachant prédire très vite qu’en matière de terrorisme, nous n’avions encore rien vu, interpellant les politiques dont le pronostic était, hélas bien à tort, “la France en a fini avec le terrorisme.”

Pour Françoise Rudetzki qui avait témoigné inlassablement et nous avait fait l’honneur de répondre à nos invitations à de multiples reprises, le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme gardera à jamais un immense respect et une profonde gratitude.

Elle continuera à inspirer notre engagement.

Photo MPCT : Françoise Rudetzki au premier Salon du Livre du MPCT le 11 septembre 2021