Dans sa chanson « Sur les bancs de mon école », Johann Joosten, jeune artiste sensible, rend un hommage discret aux enfants de l’école Ozar Hatorah assassinés par Mohamed Merah.[http://johannjoosten.wifeo.com/exclu.php->http://johannjoosten.wifeo.com/exclu.php]Pas de nom, pas de lieu. Seulement beaucoup de tendresse pour l’école et de nostalgie de l’enfance perdue. « Rien ne sera jamais plus comme avant …» Message d’amour, de mémoire et de respect. A écouter. Marlène JasonDans la presse :[http://midi-pyrenees.france3.fr/2013/02/22/une-chanson-en-hommage-aux-victimes-de-merah-l-ecole-ozar-hatorah-204577.html>http://midi-pyrenees.france3.fr/2013/02/22/une-chanson-en-hommage-aux-victimes-de-merah-l-ecole-ozar-hatorah-204577.html]
Auteur/autrice : MPCT
Prix Malala de la Paix, de l’Education et de la Liberté d’expression : le sens de notre combat
-Depuis des mois, Fazal ur Rehman Afridi, journaliste pakistanais, militant des droits humains, Président de l’IRESK (Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber), partenaire de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, alerte inlassablement sur la situation des enfants pakistanais victimes du terrorisme, en particulier les filles interdites d’école par les talibans. -Le 11 septembre 2011, lors du Rassemblement organisé par le MPCT en hommage à toutes les victimes du terrorisme, il révélait le cas des enfants envoyés se faire exploser par les talibans, comme la petite Keinat, 13 ans qui ne dût sa survie qu’au dysfonctionnement de son gilet explosif !Il prévenait que si rien n’était fait pour arrêter ce terrorisme, l’Europe ne serait pas épargnée. -Après le choc de l’assassinat par Mohamed Merah de trois enfants français, ciblés parce que juifs, nous décidions de décupler nos efforts et nous lancions avec l’IRESK et les autres associations partenaires du Collectif Contre le Terrorisme, la campagne « Face au terrorisme, sauver les enfants ».L’IRESK publia des rapports mensuels accablants, dressant le terrible bilan des actes terroristes commis au Pakistan, avec le nombre d’enfants tués et blessés, le nombre d’écoles détruites, en insistant sur les ravages de l’embrigadement d’enfants et de l’enseignement islamiste de la haine auquel ils sont soumis.Sans rencontrer l’écho nécessaire et sans indigner grand monde … -Et puis il y eut l’attentat de trop, par lequel les talibans pakistanais entendaient en finir avec la troublionne Malala, obstinée à défendre haut et fort le droit des filles à l’éducation.Une mobilisation exceptionnelle s’engagea alors au Pakistan et dans le monde, à laquelle nous nous sommes associé-es avec enthousiasme. {{Dès le mois d’octobre, Fazal ur Rehman Afridi suggéra la création d’un « Prix Malala de la Paix et de l’Education », auquel le MPCT proposa d’ajouter « la Liberté d’expression ».}}Le projet, accueilli avec enthousiasme par le père de Malala, est soutenu par les partenaires du Collectif Contre le Terrorisme. Nous espérons que Malala sera assez rétablie pour venir à Paris en personne pour la cérémonie, prévue pour la Rentrée 2013.Un trophée créé par la plasticienne Diagne Chanel, sera attribué à Malala la première année et par la suite il sera décerné chaque année à des journalistes, éducateurs ou éducatrices engagé-es.Un jury est en train de se constituer.Nous voulons promouvoir un jury issu de la société civile, avec des représentant-es d’associations, notamment de défense des droits des femmes, engagé-es pour le droit des filles à l’éducation, pour l’arrêt de la terreur, pour la liberté d’expression et de conscience. -Le magnifique combat de Malala ne doit pas être instrumentalisé et son cas ne doit pas devenir l’arbre qui cacherait la sombre forêt : le terrorisme islamiste continue à frapper les enfants et à s’attaquer à l’éducation, au Pakistan, en Afghanistan et ailleurs. En octobre 2012, il a tué au moins 13 enfants pakistanais et en a blessé 42, dont Malala. Au second semestre 2012, de juillet à décembre, au moins 92 enfants pakistanais furent tués dans des attentats, victimes anonymes et ignorées. 176 au moins furent blessés et 62 écoles furent détruites. Sans surprise, 2013 a bien mal commencé comme l’indique le rapport publié par l’IRESK pour le mois de janvier. (1) Les proclamations en faveur de l’éducation ne suffiront pas, l’incitation financière des familles pauvres pour qu’elles envoient leurs filles à l’école non plus. Avant tout, il faut assurer la sécurité des enfants et de leurs enseignantes face à des terroristes redoutables. {{Notre responsabilité est de soutenir celles qui résistent courageusement en luttant pour le droit à l’éducation et à la liberté d’expression. }} Nous espérons que le Prix Malala, de la Paix, de l’Education et de la Liberté d’expression, servira cet engagement. Huguette Chomski Magnis Secrétaire générale du MPCTCoordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme(1) [ http://khyberinstitute.wordpress.com/2013/02/17/children-living-under-terror-in-pakistan-monthly-report-january-2013/-> http://khyberinstitute.wordpress.com/2013/02/17/children-living-under-terror-in-pakistan-monthly-report-january-2013/]
Tribune : ” Assassinat de Chokri Belaïd, défenseur des libertés académiques”
{{Cet article d’Habib Mellakh est publié dans le numéro de mars 2013 du Magazine Leaders sous le titre “Assassinat de Chokri Belaïd, le tournant”. }}-Chokri Belaïd a consacré sa vie de défenseur des droits de l’homme et de militant politique à décliner à sa manière et selon son tempérament d’hommelibre, à travers des formules incisives, telle la belle et émouvante formule de Farhat Hached: «Je t’aime ô peuple!» et à lutter pour l’avènementde la justice sociale et de la démocratie dans notre pays. Comme le grand leader syndicaliste et politique de l’après-guerre immolé à l’auteldes balles de la Main Rouge, Chokri Belaïd aimait son peuple au point de braver la mort et de consentir l’ultime sacrifice pour concrétiser lerêve démocratique et le rêve de justice sociale si longtemps caressés par ce peuple, qui a vu la Révolution du 14 janvier, dont il a été le principalartisan, ouvrir dans un moment magique, toute large, la voie de la démocratie et de la justice sociale et baliser le chemin de la dignité et dela liberté, que les assassins de notre martyr, en fossoyeurs de la démocratie, veulent barrer aux Tunisiens.-Cet homme, l’une des voix les plus courageuses et les plus libres de la Tunisie, selon la formule de François Hollande, n’a jamais eu peur de dire la vérité, même si elle dérange, et d’utiliser des mots, souvent d’une ironie mordante, et ses talents d’orateur pour dénoncer la dictature naissante et l’injustice sociale. Ce militant qui est toujours allé à la rencontre du peuple, en dépit des menaces et des agressions, a payé de sa vie son courage et son acharnement à défendre ses idéaux.Il a toute sa vie incarné, mieux que quiconque, et il continue à le faire après sa mort, l’espoir des masses laborieuses en des lendemains qui chantent au point que les laissés-pour-compte, la veuve et l’orphelin qu’il a toujours défendus bénévolement en tant qu’avocat et dont il a constamment défendu la cause entant qu’homme politique, qui le percevaient comme le parangon de la générosité et de l’altruisme, sont en train aujourd’hui de le déifier.-Le peuple des démocrates pleure en lui l’homme qui a cristallisé ses aspirations au dépassement de tous les clivages politiques et à l’unité de toutes les forces démocratiques. Ne l’a-t-on pas vu, lors de la manifestation du 14 janvier 2013, intervenir auprès des partisans de son mouvement pour qu’ils ne scandent pas des slogans hostiles à Nidaa Tounes?En l’accompagnant à sa dernière demeure par centaines de milliers de personnes ou en défilant dans des enterrements symboliques à travers tout le pays, les Tunisiens, hommes et femmes, jeunes et vieux, ouvriers et patrons, riches et pauvres lui ont rendu le plus émouvant des hommages, leshonneurs dus à un martyr qui passera à la postérité comme l’icône de la révolution citoyenne et sociale du 14 janvier.Cet homme, que son parcours d’activiste au sein du Mouvement des patriotes démocrates à l’Université, de militant intraitable sur les principes et d’apôtre des revendications sociales, prédestinait à devenir une icône de toutes les libertés, a enfilé la robe pour défendre les syndicalistes du bassin minier en 2008.En démocrate intransigeant sur le respect des libertés publiques et de la liberté d’expression et d’opinion et parce qu’il se situait au-dessus des appartenances partisanes et qu’il considérait la profession d’avocat comme un sacerdoce, en ce sens où il estimait avoir l’obligation morale d’assister, de représenter lesaccusés, de se dévouer pour leur cause indépendamment de leur appartenance idéologique et politique, on l’a vu plaider bénévolement dans les procès intentés à partir de 2003 par Ben Ali aux salafistes, dont certains partisans ont appelé à adieux émouvants du petit peuple à partir des mosquées et sur certaines pages de Facebook, dansune attitude d’ingratitude abjecte, à son assassinat. Il a fait partie comme apôtre de la liberté de presse et de la liberté decréation de la pléiade d’avocats qui ont défendu Nabil Karoui, poursuivi en justice pour avoir diffusé Persepolis. J’ai toujours admiré, comme citoyen, son engagement sans faille, sans calcul ni tricherie auprès de toutes les victimes de la dictature durement réprimées, particulièrement pendant les années de braise, pour leurs opinions, leur action syndicale ou politique.-Mais ce que j’ai aimé par-dessus tout, en tant qu’enseignant et défenseur des valeurs universitaires, c’est le soutien de Chokri Belaïd à la cause des libertés académiques. Il n’a pas hésité un seul instant à se porter volontaire pour défendre le doyen Kazdaghli, objet d’une accusation calomnieuse dans uneaffaire montée de toutes pièces pour punir son acharnement à défendre les libertés universitaires. Lors de l’audience du 5 juillet 2011, en dépit du caractère inique du procès, il avait la mine réjouie, le sourire jovial de ceux qui aiment la vie et leur prochain, et un regard serein révélateur d’une grandeconfiance dans l’avenir. A cette sérénité a succédé, à la fin de l’audience, la grande amertume qu’il ressent au moment où il évoque la misère des pauvres gens et des laissés-pourcompte.C’est le visage atterré qu’il accueille l’annonce de la requalification délictueuse.Je lance timidement:• La référence à l’article 101 signifie-t-elle une aggravation des charges?• Il risque maintenant une peine de cinq ans de prison, me répond-il sur un ton faussement détaché qui dissimule très mal une colère qu’il n’a pas pu contenir à la sortie de l’audience du 22 octobre 2012 lorsqu’il a déclaré devant les caméras de Mosaïque FM dans une vidéo diffusée sur le site de cette radioque le procès intenté au doyen Kazdaghli était un scandale pour le gouvernement actuel et qu’il a dénoncé les atteintes «à l’inviolabilité des libertés académiques», «la violence ouverte» qui n’a épargné ni l’élite, ni les sujets et il a déploré la mise au banc des accusés de la fine fleur de l’intelligentsia tunisienne.Exprimant sa vive indignation dans l’une des envolées lyriques dont il est coutumier, il a estimé que la justice s’était trompée de procès. Il aurait été plus judicieux, de son point de vue, de « juger intellectuellement, politiquement et moralement et de traduire devant les tribunaux les troupeaux salafistes, les miliciens qui opèrent au grand jour, qui terrorisent la Tunisie, ses femmes, seshommes, ses intellectuels, ses académiciens, ses universitaires, plutôt que de poursuivre en justice l’élite du pays qui a défendu ses acquis et le caractère civil de son régime ». Il a ajouté que les forces démocratiques et progressistes et particulièrement le Front populaire protestaient contre ce procès «qu’elles considèrent comme un procès d’opinion, un procès qui vise la démocratie» avant de conclure : {{« Ils ne passeront pas et nous ferons de ce procès unprocès contre la dictature, le totalitarisme et les milices».}}-C’est en hommage non seulement à son rôle en tant qu’apôtre de la non -violence mais aussi au rôle non moins éminent qu’il a joué dans la défense des libertés académiques que le conseil scientifique de l’Université de Carthage a baptisé de son nom la salle de réunions de cette université. C’est aussiparce qu’il est perçu comme un emblème de la défense des valeurs universitaires que la faculté des Sciences juridiques et politiques de Tunis a donné le nom du martyr à l’un de ses amphithéâtres.A la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba, éternellement reconnaissante au martyr pour son soutien aux libertés universitaires et pour avoir assisté son doyen dans le procès inique qui a été intenté contre lui, c’est la place où trône la sculpture baptisée «Michket el Anouar» qui porte désormais le nom de Chokri Belaïd. Le conseil scientifique a ainsi fait le choix idoine, celui qui consiste à associer le nom de l’un des apôtres de la modernité aux Lumières.Il me plaît d’imaginer l’âme de Chokri Belaïd flotter sur cette place comme pour protéger cette «lanterne du savoir» ou «flambeau des lumières», emblème de la Faculté et symbole des valeurs de rationalité et de liberté que l’Université se doit de diffuser, pour empêcher que ce monument ne soit denouveau profané et voilé, comme aux plus forts moments de la crise du niqab, du drapeau noir des salafistes dont la couleur symbolise à elle seule le sombre destin que ces fanatiques promettent aux Lumières.L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires, en Tunisie et l’Université libre de Bruxelles, à l’étranger, solidaires du doyen Kazdaghli lors de son procès, se sont associées à cet hommage en publiant des communiqués qui mettent en exergue le concours bénévole de Chokri Belaïd, membredu collectif d’avocats qui a assuré la défense du doyen de la Manouba. N’en déplaise aux détracteurs aveuglés par la haine, d’autres institutions universitaires suivront l’exemple de la Faculté de la Manouba, de l’Université de Carthage, et de la Faculté des sciences politiques et juridiques de Tunis pourque le nom de Chokri Belaïd reste à jamais et pour l’éternité gravé dans l’histoire de la Tunisie et dans la mémoire des défenseurs des libertés académiques.{{Habib Mellakh}}Professeur de littérature françaiseà la Faculté des lettres , des Arts et des Humanités de la Manouba et Secrétaire général de l’Association Tunisienne de Défense des Valeurs UniversitairesNB La prochaine audience du procès Kazdaghli aura lieu le 28 mars prochain, au moment où se déroulera le Forum social mondial.
Médias : le MPCT s’exprime sur les choix de l’Union Européenne face au Hezbollah
Huguette Chomski-Magnis, Secrétaire générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme répond aux questions de la journaliste Eva Soto sur les ondes de Judaiques FM (94.8). Sujet de l’interview: L’Europe face au Hezbollah après les résultats de l’enquête sur l’attentat anti-israélien de Bourgas. L’émission, diffusée le mercredi 27 février 2013 à 10 h 15, est podcastable :[http://www.judaiquesfm.com/emissions/9/presentation.html#podcasts->http://www.judaiquesfm.com/emissions/9/presentation.html#podcasts]
Tribune “Stéphane Hessel : éloge funèbre politiquement incorrect”
A l’heure où les pleureuses médiatiques nous ressassent les hauts faits d’armes d’un homme qui, à un âge avancé, a voulu faire un coup médiatique (et il l’a parfaitement réussi avec l’aide des petits marquis de l’information qui sévissent notamment sur nos radios publiques), je voudrais apporter un message discordant. Je reprendrai ici quelques extraits d’articles que j’ai écrits en 2011 et 2012. {Indignité, indignation : ce second mot est très à la mode depuis qu’une icône de la « bien pensance » a commis un petit fascicule de banalités,une énumération digne du catalogue de la Redoute, encensé par toute la gauche germano-pratine. Mais votre indignation est à géométrie variable. Je vous ai cherché, mais en vain, lors des rassemblements en soutien aux coptes d’Egypte ou aux chrétiens assassinés en Irak, je vous ai cherché mais en vain, lorsque le pouvoir a été confisqué en Iran par des Ayatollahs qui n’ont aucune légitimité, je vous ai cherché, mais en vain, lors de manifestations de soutien au Darfour. Vous êtes- vous penché sur le sort réservé aux femmes , aux mariages forcés de jeunes filles, aux exécutions d’homosexuels, aux lapidations dans ces pays où règne la Charia ? La liste est longue du malheur des peuples en souffrance, des enfants soldats, des enfants esclaves, des enfants bombes humaines . Vous êtes par contre très présent pour joindre votre voix à ceux qui prônent le boycott, quand ce n’est pas la disparition de l’Etat d’Israël, boycott interdit par la loi. Enfin l’imposture :vous avez laissé croire que vous avez participé à la rédaction de la constitution de 1948 .( le grand âge et la perte de mémoire n’expliquent pas tout !) Votre passé de résistant ne vous exonère pas de la critique que l’on peut avoir à votre égard .Si le Général de Gaulle avait déjà dit que « la vieillesse est un naufrage », je rajouterai, d’une manière beaucoup moins élégante , qu’il est regrettable que l’être humain ne se bonifie pas avec le temps ! Alors, messieurs les journalistes, un peu de retenue ! Aiguisez vos plumes pour défendre des femmes, des hommes qui, sont les vrais héros et victimes de notre temps, celles et ceux qui, au péril de leur vie bravent des monstres qui les ont réduits en leur pouvoir en Iran, en Arabie saoudite, au Darfour, au Mali, en Tunisie, en Egypte… } Mireille Kukawka
Pétition en faveur de Raja Benslama, pour la défense des libertés en Tunisie
{{Le MPCT soutient naturellement cette pétition diffusée par le Manifeste des Libertés}}Les signataires de la présente pétition dénoncent les poursuites pour délit d’opinion, engagées par le pouvoir islamiste en Tunisie contre Raja Benslama, psychanalyste et professeur à l’université de Tunis. Ils s’indignent qu’un mandat d’amener ait été lancé contre elle, le 21 février 2013, pour avoir critiqué un dirigeant du parti Ennahda à l’Assemblée constituante. Ils découvrent avec stupéfaction que le Ministre de la justice a autorisé ces poursuites sur la base d’une loi abrogée, après la révolution. Ils constatent que les agressions et les persécutions contre les intellectuels (artistes, journalistes, universitaires, humoristes, etc.) s’amplifient de jours en jours. Le doyen de la Faculté des lettres de La Manouba est trainé devant les tribunaux, depuis plus d’un an, sous des prétextes fallacieux. Devant ces graves atteintes aux droits et aux libertés, ils exigent des autorités tunisiennes l’abandon de toutes les poursuites. Ils demandent aux dirigeants des États européens d’adopter une position ferme face au parti Ennahda et à son supposé « islamisme modéré ».{{Pour signer la pétition :}} [http://www.petitions24.net/petition_en_faveur_de_raja_benslama_et_pour_les_libertes_en_tunis->http://www.petitions24.net/petition_en_faveur_de_raja_benslama_et_pour_les_libertes_en_tunis]
Terrorisme : le Hezbollah n’existe plus
{{Plus exactement, le Conseil des Affaires étrangères de l’Union Européenne qui a réuni le 18 février les Ministres des Affaires étrangères de ses états membres a fait comme s’il n’existait pas.}}L’Union européenne a fait comme si un de ses pays membres, la Bulgarie n’avait pas pointé, au terme de 6 mois d’enquête, la responsabilité du Hezbollah dans l’attentat commis sur son sol en juillet 2012. L’Union européenne a courageusement opté pour la stratégie d’évitement. Celle-ci présente l’avantage de la dispenser de répondre à une question embarrassante : comment une organisation non terroriste peut-elle commettre un acte terroriste meurtrier sur le sol européen ? {{Et maintenant ?}}La Bulgarie, frappée sur son sol, est en droit d’attendre un minimum de solidarité.Les Pays Bas, seuls de toute l’Union européenne à avoir placé le Hezbollah sur sa liste des organisations terroristes, aussi. {{Paris devra bien rompre le silence.}}La France, aux prises avec des organisations terroristes islamistes en Afrique, devra faire preuve de cohérence. Car pour combattre le terrorisme, la condamnation universelle de celui-ci est bien plus essentielle que l’intervention militaire.Huguette Chomski Magnis
Médias : les avocats d’une famille victime de Mohamed Merah interpellent France Télévisions
Les avocats de Samuel Sandler, dont le fils Jonathan et les petits-enfants Arieh et Gabriel ont été assassinés par Mohamed Merah voici un an, demandent à France 3 de renoncer à leur programmation du 6 mars.En effet la soirée spéciale est consacrée non au souvenir des victimes mais à l’itinéraire du tueur. Et c’est à la mère et à la soeur de Merah qu’elle donnera la parole : empathie garantie ! V.W.
Pakistan : colère après le nouveau massacre anti Hazara
L’attentat de samedi 16 février dans la banlieue de Quetta, capitale du Balouchistan, dans le sud-ouest du Pakistan, a fait 81 morts et 178 blessés.Une bombe contenant près d’une tonne d’explosif contre un marché local à Hazara Town à une heure de grande affluence, comment qualifier cet acte autrement que de crime contre l’humanité ! L’ethnie chiite Hazara est la cible de véritables persécutions. Selon Human Rights Watch, les attentats anti chiites qui avaient fait 400 morts en 2012 en ont déjà fait 200 en 2013 ! Au lendemain de ce nouveau carnage, Azizullah Hazara, dirigeant du Parti démocratique Hazara, a lancé un ultimatum au gouvernement de la province. Il lui donne 48 heures pour s’attaquer aux auteurs de l’attentat, avant d’appeler la population chiite à participer à de grandes manifestations.HCM
A lire : ” L’Islam politique menace l’unité africaine”
Le Collectif Urgence Darfour, dont le MPCT est membre fondateur, publie en tribune libre cet important appel de Yasir Arman, Secrétaire général du SPLM Nord (Sudan Peoples’ Liberation Movement North) et Secrétaire aux relations extérieures du Sudan Revolutionary Front (SRF)Il s’agit, à un moment crucial pour de nombreux pays africains, d’un positionnement politique lucide et sans concession face à l’islamisme.[http://collectifurgencedarfour.com/tribune-libre-de-yasir-arman-lislam-politique-menace-lunite-africaine/->http://collectifurgencedarfour.com/tribune-libre-de-yasir-arman-lislam-politique-menace-lunite-africaine/]On trouvera aussi sur le site du CUD le texte en anglais de l’exposé présenté par Yasir Arman au {Monterey Institute for International Studies}, à l’invitation de l’ONG {Global Majority}, “La question soudanaise : l’échec de la construction d’une nation et l’expérience de l’islam politique”. [http://collectifurgencedarfour.com/yasir-arman-the-sudan-question-failure-nation-building-experience-political-islam/->http://collectifurgencedarfour.com/yasir-arman-the-sudan-question-failure-nation-building-experience-political-islam/]Enfin, ne pas manquer le compte-rendu de la manifestation pour l’arrestation d’Omar el Béchir qui a eu lieu au Caire.[[http://collectifurgencedarfour.com/manifestation-en-faveur-de-larrestation-domar-el-bechir-au-caire/->http://collectifurgencedarfour.com/manifestation-en-faveur-de-larrestation-domar-el-bechir-au-caire/]V.W.

