{{RÉSISTER AU TERRORISME la leçon d’Albert Camus}}{{Conférence organisée par le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme }}{{Paris 23 octobre 2013 9 h 45 – 18 h }} Mairie du 3°2, rue Eugène Spuller75003 Paris {“Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente …” } Albert Camus {{ Avec le concours artistique de}} {{Diagne Chanel}} { Étudier fait grandir} {{Nicole Guiraud }} {Survivre}{{Programme}} {{MATIN 9 h – 12 h 30}}Accueil du public et petit déjeuner à partir de 9 h{{Ouverture de la conférence : 9 h 45}}Allocution de bienvenue : Lise Haddad, Présidente du MPCTCamus, une détermination libertaire : Rosy Brakha-{{I Terrorisme et résistance : avec Camus, savoir refuser la confusion}}{{Gérard Rabinovitch,}} philosophe, chercheur au CNRS {{Jean Monneret}}, historien, auteur de {Camus et le terrorisme} -{{II Derrière le terrorisme islamiste, l’islamisme}}{{Claire Brière Blanchet,}} écrivain et journaliste{{Michaël Prazan}}, auteur, réalisateur {d’Une histoire du terrorisme }et{ La confrérie, enquête sur les frères musulmans }Débat{{APRÈS-MIDI 14 h – 18 h}} -{{III Relever les défis du terrorisme aujourd’hui}} Sauver les enfants du terrorisme{{Fazal Ur Rehman Afridi}}, journaliste pakistanais, Président de l’Institut de Recherches et d’Etudes Stratégiques de Khyber Le djihad à la conquête de l’Afrique{{Fodé Sylla}}, ex-Président de SOS Racisme, Parrain du Collectif Contre le TerrorismeDes organisations terroristes tolérées : le cas du Hezbollah{{Mariam Abdo}}, féministe libanaise -{{IV Victimes du terrorisme et société civile : ensemble pour résister au terrorisme}}{{Guillaume Denoix de Saint Marc}}Directeur général de l’Association française des Victimes du Terrorisme{{Témoignages de}} {{Nicole Guiraud,}} plasticienne, victime de l’attentat du Milk Bar d’Alger {{Cherifa Kheddar}}, Présidente de Djazairouna, association des familles victimes du terrorisme islamiste {{Arnold Roth}}, Président de Keren Malki, partenaire israélien de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme{{ May Chidiac}}, présentatrice de la télévision libanaise victime du Hezbollah {{Avec les partenaires du Collectif Contre le Terrorisme }} {{Annie Sugier}}, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes{{Josiane Sberro}}, représentante de Primo Info {{Sobhy Gress}}, Secrétaire général de l’Association Internationale Solidarité Copte {{Conclusion : 17 h 45}}{{Réservation par mail [mpctasso@aol.com->mpctasso@aol.com]ou au 07 61 58 47 43 }}
Auteur/autrice : MPCT
A lire : “Aristote, la bête noire de la justice turque”
Quatre mois après l’appel en soutien aux intellectuels de Turquie – dont le MPCT est signataire – Séta Papazian, Présidente du Collectif VAN (Vigilance arménienne contre le négationnisme), fait le point dans un article publié par le Huffington Post sur une situation critique dont personne ne semble beaucoup s’émouvoir. Un procès fleuve se déroule en ce moment qui a toutes les caractéristiques de la chasse aux sorcières trop libres et trop bavardes. Le sait-on ? Sous le règne de l’islamiste “modéré” Erdogan, la Turquie est toujours “la plus grande prison du monde pour les journalistes devant l’Iran, l’Erythrée et la Chine.” Le plus insupportable est de voir ce régime, si tendre envers les vrais terroristes déguisés en humanitaires, harceler au {nom de la lutte contre le terrorisme }les opposants, les déviants qui osent parler du génocide arménien, de la persécution des Kurdes … ou même d’Aristote, comme Deniz Zarokolu, en détention préventive depuis 2 ans pour avoir tenu une conférence sur ce sujet sulfureux. [http://www.huffingtonpost.fr/seta-papazian/aristote-la-bete-noire-de-justice-turque_b_4058289.html->http://www.huffingtonpost.fr/seta-papazian/aristote-la-bete-noire-de-justice-turque_b_4058289.html] Victoria Wilson
Un an après , le terrorisme islamiste continue à viser les enfants mais Malala témoigne avec détermination
{{Elle est marquée mais toujours aussi forte. A l’occasion de l’anniversaire de l’attentat qui n’a pas réussi à la faire taire, Malala Yousafzai publie un livre-témoignage.}}[http://calmann-levy.fr/livres/moi-malala-je-lutte-pour-leducation-et-je-resiste-aux-talibans/->http://calmann-levy.fr/livres/moi-malala-je-lutte-pour-leducation-et-je-resiste-aux-talibans/]Le Figaro cite les menaces réitérées par le porte-parole des talibans pakistanais (TTP) : “{Si nous en avons l’opportunité, nous essaierons de la tuer… L’islam interdit de tuer des femmes, mais pas celles qui aident les infidèles dans leur guerre contre notre religion.” }(1){{Elle sera mercredi 9 octobre l’invitée du 7/9 de France Inter et dialoguera avec des lycéens. }}Ce dialogue est essentiel : le poison de la justification dut terrorisme doit être combattu d’abord dans la jeunesse. C’est notre engagement au sein de société civile, en liaison avec le combat de Malala et de son père mais aussi de Latifa Ibn Ziaten et de la famille Sandler. {{A l’heure où les écoliers sont la cible d’attentats islamistes un peu partout dans le monde, ce combat est plus actuel que jamais. }}Ce dimanche un homme s’est fait exploser dans une école du Nord de l’Irak tuant 14 enfants et leur enseignant. Ce samedi une petite Israélienne a été grièvement blessée près de Jérusalem. Il y a quelques jours, plus de 50 élèves d’un lycée agricole ont été assassinés par les terroristes de Boko Haram dans le Nord du Nigeria.{{Derrière les honneurs qui pleuvent sur Malala, reconnue comme symbole de ce combat, nous voulons être solidaires de tous les enfants victimes du terrorisme, de toutes les Malalas anonymes. }}Avec nos partenaires du Collectif Contre le Terrorisme, nous voulons lancer un Prix de l’Éducation et de la liberté d’expression. Son parrain : le Professeur Claude Cohen Tanoudji. Un jury d’universitaires et de journalistes s’est constitué. {{La }}{{plasticienne Diagne Chanel a créé pour nous une statuette qui est un magnifique symbole, “Etudier fait grandir” . }}{{Elle sera présentée au public le 23 octobre lors de la conférence « Résister au terrorisme, la leçon d’Albert Camus » dans laquelle notre partenaire pakistanais, Fazal Ur Rehman Afridi appellera à sauver les enfants du terrorisme. }}Programme : [http://www.mpctasso.org/spip.php?article1229->http://www.mpctasso.org/spip.php?article1229]HCM(1) [http://www.lefigaro.fr/international/2013/10/07/01003-20131007ARTFIG00291-les-talibans-menacent-a-nouveau-la-jeune-malala.php->http://www.lefigaro.fr/international/2013/10/07/01003-20131007ARTFIG00291-les-talibans-menacent-a-nouveau-la-jeune-malala.php]
33 ans après l’attentat de la synagogue Copernic, la détermination des victimes à obtenir justice
La conférence de presse organisée par l’Association française des Victimes du Terrorisme et l’Union Libérale Israélite le jour du 33° anniversaire de l’attentat contre la synagogue Copernic, qui a si profondément meurtri la France, a heureusement été largement relayée par les médias. La France entière reçut le choc de ce premier attentat antisémite commis en France depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Elle reçut aussi de plein fouet la phrase (ensuite présentée comme un malheureux lapsus) du Premier Ministre Raymond Barre sur les l’innocence des victimes, des “Français innocents”, des passants et non les fidèles juifs visés par l’attentat.-{{Les victimes}}L’attentat tua quatre personnes : Jean-Michel Barbé, Philippe Bouissou, Hilario Lopes-Fernandes et Aliza Shagrir. D’autres personnes furent blessées, dont des enfants présents dans la synagogue pour une cérémonie et tous furent traumatisésHassan Diab, Canadien d’origine libanaise est soupçonné d’avoir commis l’attentat, pour le compte d’une organisation terroriste palestinienne.Après une attente d’une durée inhumaine, les victimes et les familles des victimes, qui n’ont pas été entendues par la justice canadienne, veulent croire qu’Hassan Diab sera enfin extradé du Canada. Son appel doit être examiné le 4 novembre par la Cour d’Appel de l’Ontario. Les victimes présentes mercredi à la conférence de presse ont témoigné avec une extrême dignité et une détermination remarquable : l’épouse et la fille de Jean-Michel Barbé, l’époux d’Aliza Shagrir, venu d’Israël et Corinne Adler qui avait alors 13 ans et célébrait avec d’autres enfants sa “bat mitzvah” lorsque l’explosion fit s’écrouler sur eux la verrière de la synagogue. Aujourd’hui comme hier, les victimes ne demandent pas vengeance mais justice. Maître Bernard Cahen a exposé la situation juridique avec rigueur et clarté, rappelant le faisceau de présomptions qui justifie pleinement qu’Hassan Diab puisse être entendu par le Juge antiterroriste Marc Trévidic. Pourtant rien n’est simple.-{{Quels obstaclees ?}}Hassan Diab, qui nie toute implication dans l’attentat, bénéficie d’un important soutien au Canada. Son très actif comité de soutien a réussi à entraîner la section canadienne d’Amnesty International et deux autres organisations de défense des libertés à appuyer l’appel de Diab. {{Nous estimons essentiel qu’Amnesty International reconsidère sa position. }} Il est en effet question ici d’un attentat visant des civils, un de ces actes qu’Amnesty Internationale a, à juste titre qualifié de { crimes contre l’humanité }dans un rapport de juillet 2002. Aussi nous sommes-nous adressés à Amnesty International. {{Stephan Oberreit, Directeur général de la section française nous répond en évoquant un malentendu.}} Il précise : {” Amnesty International ne soutient ou ne défend pas Hassan Diab. Amnesty International Canada a eu le statut “d’intervenant désintéressé” par la Cour d’appel de l’Ontario dans le cas du Ministère de la Justice du Canada c Hassan Naim Diab. Cette intervention se limite strictement à la question des critères juridiques – basés sur le droit international relatif aux droits de l’homme – qui devraient être appliqués dans le contexte d’une décision d’extradition. Le 4 et 5 novembre 2013, notre avocat Lorne Waldman présentera aux juges de la Cour d’appel la position d’Amnesty International Canada. Cette position peut être résumée de la façon suivante : quand il y a un risque réel que des éléments de preuve qui ont été obtenus sous la torture soient utilisés dans un procès suivant une extradition, cette demande d’extradition devrait être refusée. Nous ne prenons aucune position sur la culpabilité ou l’innocence de M. Diab. Nous ne prenons pas non plus position au sujet de la décision d’extradition, ni sur la probabilité que des éléments de preuve ont été obtenus sous la torture. Nous sommes bien sur très attachés à ce que justice soit rendue suite au drame épouvantable de l’attaque contre la synagogue de la rue Copernic il y a 33 ans. Notre préoccupation est que le système judiciaire ne commette pas d’erreur et que les normes de droit soient en tout point respectées”. } On comprend l’embarras d’Amnesty mais, dans la délicate tension entre respect des droits de la défense et respect des droits des victimes, un{ risque}, un {doute} ne devrait pas prévaloir sur une {certitude}. Le {doute} invoqué par Amnesty International Canada sur une preuve retenue contre Hassan Diab, qui pourrait avoir été obtenue sous la torture, concerne seulement le témoignage incriminant d’un ancien terroriste. Or c’est tout un faisceau de présomptions que l’enquête menée à Paris -sans recours aucun à la torture, on en conviendra ! – a permis d’établir. En revanche si l’appel est rejeté, les victimes et familles de victimes n’auront pas droit au procès qu’elles attendent depuis 33 ans, c’est une {certitude}. La chape de de plomb de l’injustice ne doit pas retomber sur les victimes de l’attentat de la synagogue Copernic comme elle est retombée sur tant de victimes du terrorisme, en particulier sur la famille du jeune Français de 15 ans, David Kohane, tué dans l’attentat antisémite d’Anvers, sans doute organisé par les mêmes commanditaires et classé par la justice belge pour prescription. Amnesty International qui réaffirme son attachement à ce que justice soit rendue doit AGIR en ce sens et se garder d’influencer par son action la Cour d’Appel dans le sens du refus de cette extradition. Elle doit se conformer à son engagement affirmé à « protéger les droits des victimes du terrorisme » Et dans ce cas particulier entendre la voix des victimes de l’attentat de Copernic. Huguette Chomski Magnis. Secrétaire générale du MPCT
COMMUNIQUÉ COMMUN DU 27 SEPTEMBRE 2013 : attentat antichrétien de Peshawar
{{Adressé à l’Ambassade du Pakistan par les huit organisations signataires partenaires du Collectif Contre le Terrorisme }}Depuis, comme si la catastrophe naturelle qui a frappé le Pakistan entre temps ne suffisait pas, les talibans ont commis deux autres attentats meurtriers à Peshawar, visant des fonctionnaires et un marché. Dans tous les cas, il s’agit pour eux, comme tous les terroristes islamistes de frapper délibérément des civils, c’est-à-dire, où qu’ils se produisent, de véritables crimes contre l’humanité. {{Les associations signataires partenaires du Collectif Contre le Terrorisme (CCT) condamnent avec force l’attaque terroriste meurtrière contre une église de Peshawar dimanche 22 septembre 2013, attaque qui a fait 83 morts et 150 blessés, hommes femmes et enfants, innocents visés parce que chrétiens.En adressant toute notre sympathie à la communauté chrétienne en ce moment de deuil et de douleur, nous demandons au gouvernement pakistanais une enquête sérieuse pour que justice soit rendue aux victimes de cet horrible crime.Nous sommes alarmés par la montée des attaques contre les minorités religieuses, incluant les Chiites :- attaque du quartier chrétien de Lahore ( 2 églises et plus de 100 maisons brûlées) – assassinat de 7 Chrétiens et destruction par le feu de 77 maisons à Gojra (Penjab) en 2009. – accusations de blasphème en vertu de la Loi anti-blasphème. Le cas d’Asia Bibi, qui languit en prison depuis 4 ans en dépit de protestations internationales, l’illustre tragiquement.Nous nous inquiétons de cette dangereuse tendance aux attaques systématiques contre les Chrétiens. Les appels des talibans à attaquer les non-Musulmans et la réinsertion de littérature djihadiste dans les manuels scolaires risquent de déchaîner encore plus de violences, interdisant aux minorités de vivre en paix et dans la dignité.Nous demandons au gouvernement de la République Islamique du Pakistan- une enquête sur l’attentat contre l’église de Peshawar- le jugement des coupables- la protection des citoyennes et citoyens, de leur liberté de conscience et de culte, le respect des minorités, une loi qui les protège et sanctionne leurs agresseurs- la libération et la protection d’Asia Bibi.- des mesures fortes pour combattre la menace terroriste. Association Internationale Solidarité Copte (AISC)Association pour l’information et la vérité (APIV)Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber (IRESK)Ligue du Droit International des Femmes (LDIF)Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme (MPCT)Pour une école républicaine citoyenne (PEREC) Primo InfoRassemblement Pour la Démocratie au Liban (RDL) Contact : Huguette Chomski Magnis, Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme }} 33 6 66 26 42 23 [mpctasso@aol.com->mpctasso@aol.com]
Médias : parler du terrorisme à des enfants, un exercice périlleux
{{A propos d’une émission de radio}}Doit-on parler du terrorisme à des enfants ?Peut-on le faire sans les traumatiser, en abordant des actes qui sont des crimes contre l’humanité ? ( Non seulement les attentats tuent des enfants mais il les VISENT.) On a envie de dire non, pas avant l’adolescence. En même temps, les enfants sont exposés, surexposés au flot d’images d’actes terroristes, images dont la diffusion fait partie des objectifs de ces crimes. {{Plusieurs auditeurs, choqués, ont attiré notre attention sur l’émission de France Info Junior qui s’est lancée mercredi dernier dans ce périlleux exercice en commentant l’attentat de Nairobi. }}[http://www.franceinfo.fr/monde/france-info-junior/qui-sont-les-terroristes-responsables-de-la-tuerie-au-kenya-1153661-2013-09-25#comment-330523 ->http://www.franceinfo.fr/monde/france-info-junior/qui-sont-les-terroristes-responsables-de-la-tuerie-au-kenya-1153661-2013-09-25#comment-330523 ] {{Titre : “La prise d’otages a duré près de quatre jours dans un centre commercial au Kenya. Plus de 60 personnes ont été tuées. Les terroristes, les shebab, affirment eux que 137 otages sont morts. Qui sont les shebab ? Quelle est leur lutte ?”}}Cinq enfants abonnés à “Mon Quotidien, le quotidien des 10 -14 ans” y participent. Ils ont 10 et 11 ans. 10 ans, c’est très jeune. 10 ans, c’est aussi l’âge qu’avait la petite Camille Dewailly lorsque, attablée avec sa famille dans un café, elle fut tuée dans l’attentat de Marrakech. Comme d’innombrables petites victimes du terrorisme. {{Après avoir attribué un 20/20 à Malala, ce qu’on ne peut qu’approuver, les cinq journalistes en herbe mènent avec sérieux l’interview de Marc Lavergne, chercheur au CNRS et spécialiste de la Corne de l’Afrique.}}Il y a beaucoup à dire sur les réponses apportées à leurs questions et sur la vocabulaire employé. Ainsi quand une petite fille d’origine algérienne évoque le terrorisme islamiste, il répond en substance que lorsque les militaires ont empêché les gens qui avaient remporté les élections (ie les islamistes) d’accéder au pouvoir, ceux-ci sont “devenus très violents”. “Devenus” ? Ils se sont “fâchés” et sont allés dans les montagnes.” Fâchés” ! Quel terme inadéquat , indécent de banalité, au regard des actes barbares qui furent commis, des femmes et des filles égorgées pour ne pas avoir voulu se voiler ! Le plus grave se produit à la fin.Aux enfants qui demandent en quelque sorte une échelle de dangerosité des terroristes, le chercheur répond d’un air enjoué que c’est Al Qaida, des terroristes “qui ont réussi à détruire les plus grandes tours du monde”, ce sont ” des champions.” Le journaliste a le bon réflexe de répliquer “drôles de champions” mais l’émission se termine sur ce mot. Champions ! Second degré ? Volonté de dédramatiser par un ton badin un sujet si difficile ? Refus de faire affronter une indicible horreur à des enfants ? Voire. Mieux vaudrait alors le silence. L’emploi d’un terme positif comme “réussir” et d’un terme superlatif comme “champion” est ici plus qu’une erreur, une faute qui sème la confusion et fait obstacle à la condamnation du terrorisme.Oui, nous aurions préféré le silence de Marc Lavergne. Nous aurions préféré un hommage aux victimes de Nairobi, dont deux sont françaises, plutôt qu’un gros plan sur les terroristes shebab.Quant au 11 septembre, une évocation des près de 3000 vies détruites en même temps que ces hautes tours aurait été plus digne, quitte à ternir le “record” des “champions.” Huguette Chomski Magnis
Paris 23 octobre 2013 : Conférence ” Résister au terrorisme, la leçon d’Albert Camus”
{{Conférence organisée par leMouvement Pour la Paix et Contre le Terrorismemembre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme”Résister au terrorisme, la leçon d’Albert Camus”Paris 23 octobre 2013 9 h 45 – 18 hMairie du 3°2, rue Eugène Spuller 75003 ParisRéservation obligatoire :mpctasso@aol.comou 07 61 58 47 43 {{}}}}{“Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente “.. } Albert Camus{{Avec le concours artistique deDiagne Chanel}}{Etudier fait grandir}{{Nicole Guiraud}}{Survivre}Accueil à partir de 9 heures{{PROGRAMME}}{{MATIN}}- {{I Terrorisme et résistance : avec Camus, savoir refuser la confusion}}{{{{Gérard Rabinovitch}}, philosophe, chercheur au CNRSJean Monneret}}, historien, auteur de Camus et le terrorisme- {{II Derrière le terrorisme islamiste, l’islamisme}}{{Claire Brière Blanchet}}, écrivain et journaliste{{Michaël Prazan}}, auteur, réalisateur d’Une histoire du terrorisme et La confrérie, enquête sur les frères musulmans {{APRES-MIDI}}- {{III {{}}Relever les défis du terrorisme aujourd’hui}}{{Sauver les enfants du terrorisme}}{{Fazal Ur Rehman Afridi,}} journaliste pakistanais, Président de l’Institut de Recherches et d’Etudes Stratégiques de Khyber{{Le djihad à la conquête de l’Afrique}}{{Fodé Sylla}}, ex-Président de SOS Racisme, Parrain du Collectif Contre le Terrorisme{{Des organisations terroristes tolérées : le cas du Hezbollah}}{{Mariam Abdo}}, féministe libanaise- {{IV Victimes du terrorisme et société civile : ensemble pour résister au terrorisme}}{{Nicole Guiraud}}, plasticienne, victime de l’attentat du Milk Bar d’Alger, {{Cherifa Kheddar}}, Présidente de Djazairouna, association des familles victimes du terrorisme islamiste (à confirmer), {{Guillaume Denoix de Saint Marc}}, Directeur général de l’Association française des Victimes du Terrorisme …Témoignages vidéo {{d’Arnold Roth}}, Président de Keren Malki, partenaire israélien de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme et {{May Chidiac}}, présentatrice de la télévision libanaise victime du Hezbollah{{Avec les partenaires du Collectif Contre le Terrorisme}} {{Annie Sugier}}, Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, {{Josiane Sberro}}, représentante de Primo Info, {{Sobhy Gress}}, Secrétaire général de l’Association Internationale Solidarité Copte …
Après l’attentat anti-chrétien de Peshawar
{{Quatre-vingts morts à la sortie d’une église au Pakistan. }}Un chiffre asséné qui vient entrer dans une sorte de bilan numérique comparé du nombre de victimes d’attentats. Quatre vingt personnes tuées, des centaines d’histoires interrompues, des milliers de projets inaboutis, de créations manquées.{{ Pourquoi ?}}{ “Ces gens n’étaient pas musulmans” }répond une terroriste pakistanaise. Ces gens n’étaient pas musulmans, ils étaient peut-être chrétiens ou pas, et de toutes façons, ils n’étaient pas que cela. Ils étaient les enfants de leurs parents, les parents de leurs enfants, les amis de leurs amis, les amours de leurs amours, les responsables de leurs choix, les auteurs de leur travail, des frères et sœurs d’humanité, tout comme cette femme aurait pu le rester si elle n’avait pas cautionné cet acte ignoble.{{Quatre-vingts morts de plus, une liste écœurante et déchirante de noms qui s’ajoutent inutilement à d’autres noms sans que tous se lèvent et hurlent leur refus de cette barbarie, de cette cruauté, de cette fatale imbécillité !}}Ne nous habituons pas à ces chiffres, ne cherchons pas les raisons de ces actes, refusons ensemble que l’inhumanité devienne un moyen d’entrer dans le débat politique. Et gardons en nous les mémoires de ces quatre-vingts personnes et de ces centaines de milliers d’autres assassinées par des inconnus qui les assimilaient au visage qu’ils avaient inventé à l’Ennemi: celui de l’Autre.Lise Haddad, Présidente du MPCT
Communiqué du MPCT : Horreur à Nairobi
{{Ce dimanche matin, après le massacre d’au moins 39 personnes, Kenyans et expatriés, la prise d’otages des malheureux clients du centre commercial de Nairobi se poursuit. }}On sait déjà que deux Françaises sont parmi les victimes. A leurs familles et à celles de toutes les victimes doit aller notre compassion et notre solidarité. Il se dit que les terroristes auraient procédé au tri entre Musulmans, épargnés et non-Musulmans, condamnés. Nous rejetons avec horreur un tel tri, comme l’avaient fait, au péril de leurs vies, les employés algériens de la base d’In Amenas lors de la prise d’otages meurtrière de janvier dernier. {{Le Président de la République a condamné un lâche attentat et un crime ignoble.}} On sait pourtant que d’aucuns voudront voir dans l’action de l’armée kenyane en Somalie contre les Shebabs la cause sinon la justification de cette ignominie. C’est justement le soutien moral au terrorisme qu’il faut combattre car il laisse la société sans défense. On peut douter que la seule action militaire puisse venir à bout du terrorisme islamiste mu par une idéologie totalitaire, suprématiste et impérialiste. {{Ce qui fait défaut, c’est la mobilisation massive, populaire, dans le monde entier et en France en particulier, pour rejeter les attentats qui visent des civils, où que ce soit. }}Ne l’oublions pas : ces attentats sont quotidiens et meurtriers en Irak !Ils sont fréquents dans bien d’autres pays. Ils ont été quotidiens en Israël avant que des mesures drastiques ne les contiennent. Ils ont frappé les plus grandes villes en Europe et en Amérique avant que l’intensification des mesures de sécurité n’entravent les actes des terroristes. {{Nous combattons la justification morale de tout attentat qui, où que ce soit dans le monde, vise des civils, dans un hôtel ou une discothèque, dans le plus luxueux des centres commerciaux ou sur le plus pauvre des marchés populaires, dans un hôpital ou une pizzeria, dans un autobus ou un avion, dans un lieu de culte ou à des funérailles. Notre message est simple : nous voulons que ce combat devienne celui de toute la société civile. }} Paris, le 22 septembre 2013 Lise Haddad, Présidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le TerrorismeFodé Sylla, Parrain du Collecitf Contre le Terrorisme, ancien Président de SOS Racisme Malka Marcovich, Historienne, consultante internationale en droits humains Huguette Chomski Magnis, Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme {{Mouvement Pour la Paix et Contre le TerrorismeMembre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme+ 33- 6- 6626-42 23}} {{Avec le soutien des associations partenaires du Collectif Contre le Terrorisme : }}{{Alliance Internationale des FemmesAssociation des Femmes de l’Europe MéridionaleAssociation Internationale Solidarité Copte (AISC)Association pour l’information et la vérité (APIV)Comité SoudanHevelInstitut de recherche et d’études stratégiques de Khyber (IRESK).Ligue du Droit International des FemmesPEREC (Pour une école républicaine et citoyenne)Primo InfoRassemblement Pour la Démocratie au Liban Regards de Femmes Sassoun}}…
Tunisie : face au pouvoir islamiste, mobilisation de solidarité avec les journalistes
{{L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires publie un manifeste de soutien à Zied El Héni, Tahar Ben Hassine, Zouheir El Jiss, journalistes poursuivis par la justice.}}Voici dans son intégralité le texte de ce manifeste dont le MPCT est totalement solidaire, pour la défense de la liberté d’expression, de la liberté de la presse et de l’indépendance de la justice : {« Depuis près de deux ans, les journalistes, les artistes, les universitaires et les intellectuels sont soumis à des campagnes de dénigrement que mènent parfois des ministres et des constituants appartenant au parti dominant. Les exactions vont crescendo et la liste des journalistes victimes de violences et traînés devant les tribunaux s’allonge de jour en jour.{{Le vendredi 13 septembre 2013, la violence a atteint son paroxysme et elle s’est exercée au sein de l’enceinte où les citoyens et les justiciables sont censées être protégées contre les agressions, le palais de justice ! }}Trois journalistes, Tahar Ben Hassine, Zouheir El Jiss et Zied El Héni ont comparu, dans la même matinée, devant le juge d’instruction au tribunal de première instance de Tunis. {{Alors que les deux premiers ont vu leur audition reportée, Zied El Héni a été arrêté sans avoir été entendu}}. Il a été déféré conformément à l’article 128 du code pénal, abrogé depuis 1975 par le Code de la presse, lui-même aboli et remplacé par le décret-loi 115 du 2 novembre 2011. Si la traduction de ces trois journalistes devant le juge est en soi un scandale, en raison du caractère infondé des faits qui leur sont reprochés, le mandat de dépôt émis contre Zied El Héni entaché de plusieurs vices de forme avérés et la violence avec laquelle il a été arrêté sont un outrage à la liberté d’expression, aux droits humains et à l’indépendance de la justice.Face aux exactions qui mettent en difficulté les journalistes, entravent la bonne marche de leur travail et menacent leur intégrité morale et physique, Face aux procès iniques et à la mainmise de l’exécutif sur la justice, – L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires appelle les autorités à respecter la liberté d’expression, condition sans laquelle aucun média n’est à même de fournir des informations authentiques et des analyses de qualité.- Condamne toute intervention de l’exécutif dans les décisions des juges et réclame une justice indépendante.- Apporte son soutien plein et entier aux journalistes, à Zied El Héni, en particulier, et au syndicat des journalistes, salue leur engagement en faveur des libertés et appuie les différentes actions qu’ils mènent pour la défense de la liberté de la presse. » }

