Prix Nobel pour Malala alors que de plus en plus de filles sont interdites d’éducation par l’avancée des islamistes

Dès que la nouvelle a été connue, beaucoup de nos ami-es nous ont fait part de leur joie à l’attribution du Prix Nobel de la Paix à Malala Yousafzai, aujourd’hui âgée de 17 ans. Malala, rescapée d’une tentative d’assassinat par les talibans pakistanais, est une figure emblématique du combat pour le droit universel à l’éducation.Malala qui étudie aujourd’hui en Angleterre, continue son combat. Elle s’est mobilisée pour exiger la libération des lycéennes nigérianes, otages de Boko Haram depuis presque 6 mois. Puisse ce geste du Jury du Prix Nobel remettre en lumière le sort de ces lycéennes oubliées et celui de toutes les Malala anonymes pour lesquelles nous nous mobilisons. Avec l’avancée continue de l’Etat Islamique et de ses comparses, leur nombre grossit tous les jours dramatiquement, sur fond de persécutions et de massacres, aujourd’hui au Kurdistan syrien. HCM.

Etat Islamique : l’horreur continue

Humanitaire ou journaliste : peu importe à l’EI l’identité de leur victime, à qui ils dénient d’avance toute humanité. Dès lors qu’il s’agit du citoyen d’un des pays qui le combattent militairement, c’est un otage tout désigné pour exercer le chantage à l’arrêt de l’intervention militaire.Le scénario macabre est invariable : après les vaines supplications de ses proches, une vidéo met en scène l’égorgement et la décapitation de la victime, parfois par un djihadiste venu d’occident, et se termine par un monstrueux “Au suivant”, en menaçant d’assassiner un nouvel otage. Le malheureux chauffeur de taxi et bénévole humanitaire britannique Alan Henning, kidnappé en décembre 2013 est le dernier sacrifié. Le jeune humanitaire américain Peter Kassig est le nouvel otage menacé d’assassinat. A la grande satisfaction des assassins, des proches des victimes retournent assez souvent leur colère contre les autorités de leurs pays (qui pourtant, sauf à capituler, n’en peuvent mais) accusées de les avoir abandonnées. Quant à la vague de départs pour la djihad de jeunes depuis l’Europe et les Etats-Unis, elle est le symptôme de la progression d’une idéologie totalitaire et conquérante. On entend évoquer le romantisme de jeunes séduits par la seule “cause” disponible sur le marché. Mais l’objet de leur choix s’apparente plus à la Division Charlemagne qu’aux Brigades Internationales.HCM

Samira Saleh al-Naimi : enlevée, torturée, abattue en place publique par l’État Islamique

Son nom nous était inconnu avant que son assassinat ne soit révélé et condamné par l’ONU.Depuis une photo d’elle circule : un beau visage sévèrement encadré d’un voile islamique. Comme quoi, si ne pas porter le voile peut valoir la mort, son port ne protège pas. Accusée d’apostasie, cette avocate engagée dans la défense des droits humains a été torturée pendant 5 jours avant d’être condamnée à mort et abattue en public le 22 septembre à Mossoul. Victoria Wilson

Est ce le début de la fin de la sympathie au terrorisme islamiste ?

{{ Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme s’associe à ce communiqué de l’association “Djazairouna” des Familles Victimes du Terrorisme Islamiste, notre partenaire algérienne au sein du réseau de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme}} -L’odieux assassinat dont est victime Herve Gourdel en Algérie, a suscité une réaction unanime de la part de la communauté nationale et internationale, de toutes catégories sociales. Des hommes politiques de tous bords, aux intellectuels de tous bords. Des imams aux simples fidèles, des croyants aux athées, de militants aux simples citoyens.-C’est la première fois qu’un acte terroriste perpétré en Algérie suscite pareille réaction. Depuis les années 90, lorsque le FIS a décidé de décimer une partie du peuple algérien, celle qui ne lui est pas acquise idéologiquement, ou par opportunisme ou par peur, que l’acte terroriste islamiste soit perpétré contre des citoyens algériens ou des étrangers. -C’est l’indifférence dans le meilleur des cas, si ce n’est le dénigrement, ou l’accusation de la victime d’être à la solde des généraux, au lieu de soutenir les bourreaux islamistes sanguinaires.-Et ce n’était pas les représentants des ONG internationales des droits de l’homme qui se gênaient pour poser des questions soupçonneuses aux victimes, transformant par là la victime en accusée jusqu’à ce qu’elle prouve son innocence. -Il était clair que tant que la communauté internationale ne dénoncerait pas les crimes des islamistes, d’une manière claire et sans ambiguïté aucune, les actes barbares se poursuivraient. Pas seulement en Algérie mais également ailleurs, dans les pays mêmes qui soutiennent les islamistes algériens, se trouvant sur le territoire de ces mêmes pays, sous prétexte que la démocratie et l’opinion de la majorité des Algériens, ont été bafouées. -Quitte à ce que les femmes subissent le pire sous le diktat des islamistes, qui ne reconnaissent à la femme que le choix de la couleur de son djelbab.Hervé Gourdel, que les tiens puissent trouver le courage de te survivre après cet acte barbare.Cherifa KHEDDARPrésidente de l’association ” Djazairouna”des Familles Victimes du Terrorisme Islamiste Pour le Devoir de MémoirePour le Devoir de Vérité Pour le Devoir de JusticeE.mail: DJAZAIROUNA@GMAIL.COM

Hommage : Il s’appelait Hervé Gourdel

Cet humaniste reconnu pour tel arpentait les chemins du monde pour, en montagnard, aller à la rencontre de lui-même, des plus beaux sites au monde, pour aller à la rencontre de ses frères en humanité.Son chemin l’a conduit en Algérie, terre de rencontres et de passions, pour aller au devant de son destin et de ses bourreaux.Je m’incline devant sa mémoire, devant la souffrance de sa famille et de ses proches que j’assure de mon absolue compassion.Il a été lâchement assassiné de la plus horrible des façons qui soitParce que libre Parce qu’occidental Parce que FrançaisAussi parce que, « tare suprême » aux yeux de ces barbares, « infidèle », « mécréant », « gaouri »….Si ceux-là, au moment de leur terrible forfait avaient le visage couvert, pour autant ils n’avançaient pas masqués par rapport à ce qu’ils entendent être « leur mission », c’est-à-dire soumettre la terre entière à leur tyrannie. Mais ces « hommes », camouflés ou pas – il faut bien les appeler ainsi car étant de l’espèce humaine, même si du point de vue de la grandeur morale ils s’en sont détachés et exclus – sauront trouver en France face à eux un peuple digne, uni, qui n’entend pas s’en laisser compter et perdre sa liberté d’être ce qu’il entend demeurer être, aux côtés de l’Etat dont la sécurité de la Nation est l’une des plus nobles prérogatives. Et comme il en est de même partout, au final, quel que soit le temps que cela demandera, la Lumière l’emportera sur les ténèbres de l’obscurantisme. N’ayons aucun doute !Eric Wagner, Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme (MPCT)

Des liens entre Turquie et Etat Islamique, ou comment les islamistes “modérés” ne le sont pas

{{Accusée de soutien direct aux terroristes de l’Etat Islamique (qu’il ne sert à rien d’appeler “DAESH” ), la Turquie a aussi voulu refuser l’assistance humanitaire aux réfugiés kurdes syriens fuyant l’avancée des djihadistes }}Extraits d’une dépêche RFI du 20 septembre 2014 ( avec Jérôme Bastion, correspondant RFI à Istanbul) :{{ “On n’est pas passé loin d’une catastrophe, ce vendredi, sur la frontière entre la Turquie et le canton kurde de Kobane, en Syrie. Depuis deux jours, des centaines, puis des milliers de Kurdes syriens, femmes, enfants et vieillards surtout, attendaient devant les militaires turcs, le long des barbelés, au soleil, terrorisés par les échos des combats tout proches. Quand les élus kurdes de Turquie sont venus leur apporter leur soutien, dans la matinée, la police et la gendarmerie ont chargé, à coups de canons à eau et de gaz lacrymogène” … Les consignes du Premier ministre Ahmet Davutoglu étant de créer une zone tampon pour bloquer tout risque d’immigration, ordre fut donné de les renvoyer vers leur ville et leurs villages bombardés. Mais là, ce fut la rébellion : les Kurdes syriens ont forcé le passage, écarté les barbelés et gagné le droit d’être accueillis dignement en Turquie, et de rester, après formalités d’enregistrement, chez leurs familles de ce côté de la frontière. Mais côté syrien, les combats continuent, les massacres dont les témoignages se multiplient aussi sans doute, et le calvaire des Kurdes est sans doute loin d’être fini”. }}La Fédération des Associations Kurdes de France appelle à manifester à Paris ce samedi 20 septembre (16h, devant la Fontaine des Innocents)Elle demande l’adoption de sanctions contre la Turquie, le soutien aux forces kurdes qui résistent aux djihadistes de l’EI, la protection de la population de Kobane et l’ouverture de la frontière turque aux réfugiés kurdes.{{Pour rappel : la Turquie co-préside avec les Etats-Unis le Global Counter Terrorism Forum, (Forum international antiterroriste) }}Une “erreur de casting” à analyser attentivement. Huguette Chomski Magnis

Hommage national aux victimes du terrorisme vendredi 19 septembre 2014

Comme chaque année, le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme s’associe à l’Hommage national aux victimes du terrorismeet sera représenté à la cérémonie qui sera présidée par le Ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, représentant le Président de la République {{VENDREDI 19 SEPTEMBRE à 17 h 30Hôtel National des Invalides}}Jardin de l’Intendant (entrée Place Vauban)Devant la statue-fontaine « Parole-portée »,Cette commémoration officielle est organisée chaque année depuis 1998 à la date anniversaire de l’attentat du DC 10 d’UTA.Invitation exigée à l’entrée.Plus de renseignements sur le site de l’Association française des Victimes du Terrorisme:[http://www.afvt.org/cp-hommage-national-aux-victimes-du-terrorisme-vendredi-19-septembre-2014-a-17h30/->http://www.afvt.org/cp-hommage-national-aux-victimes-du-terrorisme-vendredi-19-septembre-2014-a-17h30/]

A propos du projet de loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme

A la veille de l’examen à l’Assemblée Nationale du projet de loi renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, on ne peut que souscrire à cette déclaration du Député Sébastien Pietrasanta, rapporteur de la commission des lois : {{ { ” Non, faire l’apologie du terrorisme ou provoquer à commettre des actes de terrorisme ne relève pas de la liberté d’expression”. } }} Contactés par le Conseil National du Numérique au sujet de la saisine par le Ministère de l’Intérieur concernant l’article 6 du projet , nous avons exprimé notre approbation du blocage de l’accès aux sites prônant la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie, à l’instar de l’accès aux sites pédopornographiques. Combattre le soutien moral au terrorisme, qu’il se manifeste par son déni ou par sa justification, est le principal objet de notre action de plaidoyer. Défenseurs des droits humains universels, nous ne nous retrouvons pas dans le communiqué publié le 24 juillet dernier par l’Observatoire des libertés et du numérique. Si nous avons conscience des risques que font peser les contraintes de la lutte anti terroriste sur nos précieuses libertés démocratiques, nous ne pouvons adhérer à une position qui dénonce l’esprit même du projet de loi. Parler du {“prétexte de la menace terroriste”} est une grave erreur : plus que d’une menace, il s’agit d’une réalité qui fait des ravages dans le monde et ne peut être évaluée à l’échelle de notre seul pays. Le terrorisme est une violation majeure des droits humains universels. Les attentats qui visent les civils, en particulier les attentats dits « suicides », sont des crimes contre l’humanité et leur apologie s’apparente à de la complicité de crime contre l’humanité. Aussi, ardents défenseurs de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, nous sommes favorables à l’exclusion des délits d’incitation au terrorisme et d’apologie de celui-ci, du champ d’application de la loi sur la presse de 1881. Nous suivrons avec attention la discussion en séance publique qui s’ouvre à l’Assemblée Nationale, en plein milieu de ce mois de septembre, jalonné de dates d’anniversaires d’attentats meurtriers et éclaboussé par l’actualité sanglante du terrorisme. Huguette Chomski Magnis Secrétaire générale du MPCT Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme

11 septembre 2001: souvenir des victimes, science et pseudo-science

Il y a 13 ans se produisaient les attentats dont, assurément, la puissance politique américaine ne s’est jamais remise. Ils allaient apposer un sceau sanglant sur la nouvelle période qu’ils ouvraient, celle du terrorisme islamiste de masse et de sa mise en scène. Le souvenir des près de 3000 victimes, passagers et membres d’équipage des avions détournés, pompiers et prisonniers des tours reste dans nos mémoires, à jamais, Pourtant le soutien à ce véritable crime contre l’humanité se manifesta très vite, sous deux formes complémentaires : d’abord la justification, au nom de l’humiliation de la multitude face à la domination arrogante de l’empire, ensuite le déni pur et simple. Le conspirationisme le plus débridé s’est alors déchaîné, à grands renforts de démonstrations pseudo-scientifiques, convaincantes pour le non-initié.Celles et ceux que ses adeptes ont rendu sceptiques pourront se reporter utilement à un article publié en avril dernier par Jérôme Quirant et mis en ligne ce mois-ci sur le site de l’Association française pour l’information scientifique (AFIS) ” La rocambolesque aventure de la « chip » mystérieuse”http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2309Victoria Wilson