Le temps du deuil et de l’hommage

Aujourd’hui, après des jours d’hommages silencieux et anonymes sur les lieux des attentats du 13 novembre, c’est la France qui rend un hommage national officiel aux victimes du carnage de Paris. Toutes nos pensées sont pour les familles qui pleurent leurs morts.Elles sont aussi pour celles qui sont au chevet de leurs proches blessés et traumatisés, certains très grièvement atteints, qui luttent et devront lutter encore pour survivre. Pour les soignants, les sauveteurs, les policiers confrontés au choc de la violence extrême. Pour les associations de victimes du terrorisme submergées par une aussi vaste souffrance. Lorsque le terrorisme atteint une telle échelle, il devient difficile de ne pas être éclaboussés par ses crimes. Tout le monde ou presque connaît plus ou moins directement des familles atteintes.Des ami-es de notre propre mouvement et d’associations partenaires du Collectif Contre le Terrorisme ont été touché-es dans leurs propres familles, perdant des êtres chers. La peine est immense. Face à un fléau planétaire, l’engagement du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme est international, universel. Du Nigeria, d’Israël, de Tunisie et d’un peu partout ont afflué depuis le 14 novembre les messages de solidarité. Un seul extrait : {“Profondément choqué par les actes terroristes et les crimes ignobles, horribles et innommables commis au cœur de la capitale parisienne dans la soirée du 13 novembre 2015 et revendiqués par l’Etat islamique Daech, je pleure avec vous les victimes innocentes de ces attentats barbares et je vous assure de toute ma solidarité.”}Habib Mellakh, universitaire tunisien de la Manouba. Nous n’oublierons pas. Le Bureau du MPCT[ http://atelier.leparisien.fr/sites/longsformats/hommage/-> http://atelier.leparisien.fr/sites/longsformats/hommage/]

10 ans de perdus : l’appel non entendu lancé en 2005 par trois intellectuels arabes

{{[Il nous semble opportun de rappeler l’appel lancé il y a 10 ans par trois éminents intellectuels arabes, Lafif Lakhdar, Jawad Hashim et Chaker Naboulsi. }} Lafif Lakhdar, intellectuel tunisien, nous avait ensuite honoré de son soutien.Il travaillait sans relâche tout en luttant contre la maladie qui allait l’emporter. Sans langue de bois, exemples précis à l’appui, l’appel pointait les vrais problèmes.Il plaçait au centre la question de la justice, c’est-à-dire le devoir de mettre un terme à l’impunité des commanditaires de tous les attentats dits “suicides”, y compris les auteurs de “fatwas” incitant au terrorisme.Pourquoi cet appel ne fut il pas relayé ?A ceux qui ne voulurent pas entendre les voix de Lafif Lakhdar, Jawad Hashim et Chaker Naboulsi de répondre et de réfléchir à leur part de responsabilité.Le terrorisme islamiste a poursuivi son offensive sans encombres.Que de temps perdu ! Combien de vies perdues !Il est bien tard aujourd’hui mais pas encore trop tard.Nous sommes fiers de nous réclamer de l’appel reproduit ci-dessous.]{{POUR LA CRÉATION D’UN TRIBUNAL INTERNATIONAL DU TERRORISME}}{{Appel des libéraux arabes au Conseil de sécurité et au secrétaire général des Nations unies}}{Monsieur le Président, Messieurs les membres du Conseil de sécurité des Nations unies, Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,Nous avons l’honneur de porter à votre connaissance ce qui suit.En octobre 2004, le Conseil de sécurité a adopté, à l’unanimité, la résolution 1566, relative aux risques que constitue le terrorisme pour la paix et la sécurité internationales. Cette résolution affirme la nécessité de faire face au terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, et ce par tous les moyens conformément à la charte des Nations unies et aux principes du droit international. Dans son préambule, elle exprime son inquiétude face à l’accroissement du nombre des victimes des actes terroristes, y compris parmi les enfants, victimes du fanatisme et de l’extrémisme dans les diverses régions du monde. L’article 9 de cette résolution stipule la création d’une équipe de travail composée de tous les membres du Conseil de sécurité afin de définir des recommandations à soumettre au Conseil. Recommandations relatives aux mesures à imposer aux personnes, aux groupes et aux organismes impliqués dans des activités terroristes ou qui y sont liés, y compris des mesures efficaces pour les traduire en justice, que ce soit en les jugeant ou en les extradant, pour geler leurs avoirs, pour l’interdiction de leurs déplacements dans les pays membres et pour leur interdire toute vente d’armes ou d’équipements.La résolution 1566 est venue compléter une série de résolutions précédemment adoptées par le Conseil de sécurité depuis 1999, et notamment la résolution 1267 du 15 octobre 1999, la résolution 1373 du 28 septembre 2001 et la résolution 1540 du 28 avril 2004.Nous, intellectuels arabes, musulmans, démocrates et pacifistes libéraux, signataires de la présente pétition, souhaiterions attirer votre attention, à l’heure où vous mettez au point les recommandations nécessaires pour l’exécution et la mise en application de la résolution 1566, sur une source gravissime du terrorisme : les fatwas incitant aux crimes terroristes qui continuent à émaner de certains religieux fanatiques.Il ne suffit pas d’adopter des résolutions condamnant le terrorisme ; il serait de bon aloi que les Nations unies instituent un tribunal international pour juger les terroristes et les prédicateurs du terrorisme qui leur fournissent des fatwas religieuses les incitant dans leurs actes.Ces fatwas jouent un rôle essentiel dans le fait de dégager le sadisme terroriste et l’instinct de mort de toute retenue éthique, et dans le tarissement de la conscience morale et du sain sentiment de culpabilité. Par l’effet de telles fatwas, les terroristes sont tous morts ou mourront la conscience tranquille, sans vacillement de leurs convictions, parce que, le jour même de leur mort, ils iront au paradis comme le leur enseignent ces fatwas. Bien entendu, il n’est pas question de réduire le terrorisme à ces fatwas qui le justifient. Ce phénomène a diverses causes, comme l’explosion démographique et ses conséquences : l’analphabétisme, la misère, le chômage, le despotisme politique, le sous-développement des programmes scolaires, l’obscurantisme de l’enseignement religieux, etc. Mais certaines fatwas jouent un rôle direct et essentiel dans l’incitation au terrorisme, lui confèrant au terrorisme une légitimité religieuse qui fait d’un crime l’application d’une recommandation ou précepte religieux.En illustration de ces fatwas encourageant le terrorisme, nous vous soumettons les exemples suivants.Lorsque le juge égyptien cheikh Mohamed Ghazali, président de tribunal, a demandé à un dirigeant du groupe des Frères musulmans ce qu’il pensait de l’assassin de l’intellectuel laïque égyptien Mohamed Foda, en 1992, il se fit répondre : « Il a appliqué la sentence qui convient aux renégats. Sentence que l’imam [l’Etat] a rechigné à exécuter. » Le terroriste assassin s’est alors écrié : « Maintenant, je peux mourir la conscience tranquille. »Le cheikh saoudien Safar ibn Abderrahman Haouali a considéré le drame du 11 septembre 2001 comme un simple « acte de réciprocité », c’est-à-dire la réponse à l’attaque de missiles de Clinton sur Al-Qaeda le lendemain de l’explosion à l’ambassade américaine de Nairobi. Il a émis une fatwa sur la légitimité des attentats contre le Pentagone et le World Trade Center. Il a déclaré que le Pentagone était le « nid du diable », « le repaire de l’espionnage » et le « nid de la mafia », et que le World Trade Center était le « centre de l’usure et du blanchiment de l’argent » (journal Al-Hayat du 13 février 2002).Dans la fatwa émise par le cheikh saoudien Ali ibn Khodair al-Khadir innocentant les opérations d’Al-Qaeda à New-York et à Washington, il est dit : « Se lamenter ou être triste pour leurs victimes [les Américains] prétendument innocentes est chose étonnante. Il ne peut s’agir que d’un des trois cas suivants : ce sont des Américains hérétiques dont il n’y a pas lieu de regretter la mort, car l’Américain hérétique est, de par sa relation avec son gouvernement, un combattant ou un appui par l’argent ou l’opinion ou le conseil comme le spécifient leur réalité et la nature de leur régime politique. Dieu fasse qu’ils disparaissent ! Il est permis de tuer ceux qui combattent parmi eux ainsi que ceux qui ne combattent pas comme les vieux, les aveugles et les non musulmans, avec l‚unanimité des ulémas. » (journal Al-Hayat du 13 février 2002)La fatwa émise par cheikh Youssef Qaradhawi autorise de tuer les embryons juifs dans le ventre de leurs mères parce qu’une fois nés et devenus grands, ils deviendront des soldats de l’armée israélienne ; une autre fatwa, qu’il a déclarée au syndicat des journalistes Egyptiens, autorise le meurtre de tous les Américains en Irak, qu’ils soient des militaires ou des civils. Dans le journal Al-Ahram Al-Arabi du 3 juillet 2004, il a émis une fatwa légitimant le meurtre des intellectuels musulmans libres penseurs (les « renégats »), prétendant que « les juristes musulmans sont unanimes sur l’obligation de châtier le renégat, même s’ils ne sont pas d’accord sur la nature de cette punition. La majorité des juristes préconisent la peine de mort. C’est l’opinion des quatre et même des huit écoles juridiques ».La fatwa émise par le fondamentaliste tunisien Rachid Ghanouchi légitimant le meurtre de civils israéliens parce que, selon lui, « il n’y a pas de civils israéliens. Tous les habitants [d’Israël], hommes, femmes et enfants, sont des soldats de réserve, des combattants, qu’il est permis de tuer », ajoutant que « les juristes sunnites interdisaient jadis le meurtre des souverains musulmans parce qu’à l’époque ils étaient des nôtres. Or, aujourd’hui, ceux qui nous gouvernent sont des pions du colonialisme et ne sont en rien des nôtres, d’où l’obligation de les tuer tous ». Ghanouchi a émis, dans son livre les Libertés publiques dans l’Etat islamiste (Beyrouth, 1993), une fatwa autorisant le meurtre de tous les souverains arabes, sans exception. Il présente à ce propos un exemple concret : l’assassinat de l’ex-président egyptien, Anouar Sadate, faisant ainsi d’un tel crime terroriste un précédent juridique faisant jurisprudence.Etant donné la difficulté, voire l’impossibilité, de juger les juristes du terrorisme et leurs acolytes dans le monde arabe et dans le monde musulman, qui publient des fatwas dans les journaux, les télévisions et les sites Internet, comme s’il s’agissait d’un acte de piété, Etant donné que les fatwas de certains religieux fanatiques contribuent, de par leur fanatisme et leur extrémisme religieux, à l’acte terroriste, Etant donné l’urgence de la lutte contre les actes terroristes,Nous, signataires de la présente lettre, demandons au Conseil de sécurité et à la commission mise en place en vertu de l’article 9 de la résolution du Conseil de sécurité, la constitution rapide d’un Tribunal international spécialisé dans le jugement des terroristes, qu’il s’agisse d’individus, de groupes, d’organisations ou de personnes encourageant le terrorisme en promulguant des fatwas qui, au nom de la religion, y incitent.}(1) Il a été publié notamment par le Manifeste des Libertés en mars 2005.[http://www.manifeste.org/article.ph…->http://www.manifeste.org/article.ph…]

Protestation : la colère d’un citoyen, grand-père meurtri

Le Professeur émérite de Droit International David Ruzié a eu la douleur de perdre sa petite-fille dans le carnage du 13 novembre. A l’un des députés qui ont refusé de voter le renforcement de la loi sur l’état d’urgence, il a adressé la protestation suivante : {« Monsieur le Député, Je ne peux m’empêcher d’avoir honte du vote hostile au renforcement de la loi sur l’état d’urgence que vous avez émis hier à l’Assemblé Nationale. Heureusement que vous n’étiez que 6 à avoir une telle attitude, 551 de vos collègues, toutes tendances politiques confondues, ont eu une attitude autrement plus digne que la vôtre. Aussi je tiens à vous exprimer mon plus profond mépris.» David Ruzié Grand-père de Justine Moulin, 23 ans, victime le 13 novembre 2015 de ceux que vous entendiez, consciemment ou non, protéger. » } Dans la terrible épreuve que le terrorisme islamiste fait subir à la famille d’un homme ayant consacré sa vie à la défense rigoureuse du droit et de la justice, nous assurons le Professeur Ruzié de tout notre soutien, de notre amitié et de notre profond respect. Au nom du Bureau du MPCT, la Présidente Lise Haddad et la Secrétaire Générale Huguette Chomski Magnis

Marseille : un enseignant juif et une femme musulmane agressés

Mercredi soir, un enseignant juif a été agressé au couteau et légèrement blessé par des individus qui ont exhibé un tee-shirt estampillé “Daech” et proféré des insultes antisémites.Quelques heures auparavant, une jeune femme voilée avait été agressée en plein centre-ville par un homme l’accusant d’être une terroriste.(Source: RFI “les voix du monde”) Le Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme condamne sans réserve ces attaques ciblés après les attentats ignobles du 13 novembre 2015.Il demande que leurs auteurs soient appréhendés, traduits devant la justice et condamnés fermement. Edith Pollatsek Vice-présidente

Poème : Une lumière dans la nuit

Le 13nombre premier comme le 11ou le 7, ou le 17, ou le 19, ou le 23, ou le 29, ou le 31Les nombres premiersIls aiment cela”Ils “”Eux” en vieille folie de barbarieet les premiers du cybermonde à programmer ce soir dans la nuit de novembredes horreurs simultanées en plusieurs lieux de Parisou demain de la France entièreou du monde entierLes sirènes d’ambulances qui se succèdent à l’hôpital tout proche celui de la Pitié -redisent toutes le même message{{« no passaran »}}lançons-le ensemble en français désormais{{“Ils ne passeront pas”}}Ce cri sera notre seule lumièredans la nuit de l’horreurEveline Caduc [http://evelinecaduc.fr/une-lumiere-dans-la-nuit-14->http://evelinecaduc.fr/une-lumiere-dans-la-nuit-14]

L’innocence touchée au coeur même.

Le terrorisme se conjugue avec une lâcheté innommable.C’est la consternation, l’effroi, la sidération.Des attaques contre la liberté de vivre, une atteinte à la vie même, dans ses expressions quotidiennes, de joies, de rencontres.Une atteinte à la liberté républicaine.Le processus de la terreur est enclenché, l’absurde en son apogée pour brider les esprits, pour empêcher la vie humaine, la vie collective, la vie démocratique.Rosy Brakha, Vice-présidente du MPCT.

Communiqué du MPCT : PARIS

Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme exprime toute sa sympathie aux familles si atrocement frappées dans les attentats de Paris. Notre solidarité avec les victimes et les associations de victimes est entière.Nous pensons aux blessés. Des secouristes, des médecins luttent et vont lutter encore pour sauver des vies. {{Notre douleur est extrême mais nous ne sommes pas surpris.}} Le programme était annoncé, comme avec “Mein Kampf.”Les attentats ont été revendiqués par l’Etat Islamique. C’est bien la guerre, la plus sale des guerres, celle qui vise les civils.Pour la première fois des terroristes se sont fait exploser en France.Paris Madrid, Paris New York, Paris Bombay, Paris Nairobi, Paris Jérusalem Ailleurs est ici. {{Résistance !}} Cela implique le courage de nommer le mal, la terreur au nom de l’islam politique, au lieu de nager dans les eaux troubles du bien-pensant « pasdamalgame ». Nos efforts pour défendre l’universalité des droits humains et obtenir la condamnation absolue du terrorisme peuvent sembler vains. Ils ne le sont pas. Le Collectif Contre le Terrorisme, ignoré des médias et des grandes organisations, a vocation à cristalliser la résistance de la société civile. Les initiatives communes devront être pensées en fonction de l’état d’urgence, hélas pleinement justifié. Dessin : Catherine Deudon

Pourquoi Hassan Rohani ne devrait pas être reçu en France

{{ Tribune publiée sur LE PLUS, site participatif du Nouvel Observateur}}[ http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1447647-hassan-rohani-a-l-elysee-il-n-est-pas-le-bienvenu-en-france-pour-au-moins-6-raisons.html->http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1447647-hassan-rohani-a-l-elysee-il-n-est-pas-le-bienvenu-en-france-pour-au-moins-6-raisons.html]Photo : Sadaf Taherian sur InstagramHassan Rohani , Président de la République Islamique d’Iran vient en visite officielle en France.Ainsi en ont décidé nos dirigeants, emboîtant le pas à ceux d’autres pays démocratiques, au nom d’une «real politik economik » que la société civile se doit de récuser. La réception par la France de représentants de régimes infréquentable n’est certes pas une première mais, dans un contexte lourd de menaces, celle-ci ajoute à la confusion politique. Elle affaiblit la résistance des démocrates d’Iran et désarme encore un peu plus le monde face au terrorisme, tant il est vrai que le régime des mollahs se résume à répression à l’intérieur et terrorisme à l’extérieur. {{Hassan Rohani n’est pas le bienvenu et aucun dirigeant iranien ne le sera}}- {{tant qu’on exécutera à tour de bras en Iran }}La bien commode accusation de « Moharebeh » (inimitié envers Dieu) est passible de peine de mort. Dans les prisons des mollahs les conditions de détention sont scandaleuses, , torture et confessions forcées sont courantes.Depuis l’accession au pouvoir de Rohani, 2000 exécutions ont eu lieu, après des simulacres de procès. Avec 700 pendaisons en 6 mois, la hausse pour 2015 est effarante. Des potences attendent des milliers d’autres condamnés à mort qui croupissent en prison. – {{tant que l’Iran n’aura pas rompu avec le terrorisme }}Le procureur argentin Nisman avait en vain demandé l’extradition des dirigeants iraniens soupçonnés d’être les commanditaires des attentats contre l’Ambassade d’Israël en 1992 et l’AMIA en 1994. La mort de Nisman ne doit pas garantir l’impunité des auteurs d’attaques qui firent 114 morts et 500 blessés. Le régime doit extrader les dirigeants accusés, afin qu’ils soient jugés.Quant aux organisations armées par le régime de Téhéran , Hezbollah et Hamas, elles ont perpétré et revendiqué d’innombrables attentats. Elles ont introduit au Proche-Orient l’attaque dite « suicide ». Elles ont commis crimes de guerre et crimes contre l’humanité dont elles doivent répondre devant la justice internationale, avec leur parrain, l’Iran. -{{tant que les femmes d’Iran ne seront pas libres et que la répression leur imposera le port du voile. }}Pour une photo sans hijab l’actrice Sadaf Taherian a récemment dû s’exiler devant les menaces. La poétesse Fatemeh Ekhtesari vient d’être condamnée à 9 ans et demi de prison pour « insulte au sacré » et … à 99 coups de fouet pour avoir donné la main à des hommes lors d’un séjour en Suède. Même assister aux compétitions sportives est interdit aux femmes.. -{{tant que la lapidation n’aura pas été abolie}}L’abolition de cette mise à mort barbare devrait être exigée sans relâche par l’ONU et par les pays démocratiques.-{{tant que les minorités ethniques et religieuses seront persécutées en Iran}}Kurdes, Balouches, Bahai’s et réfugiés afghans voient leurs droits élémentaires bafoués. Ils subissent d’intolérables discriminations, des brimades et des violences.-{{tant que l’Iran menacera de destruction un autre état, Israël}}Le discours inquiétant, belliqueux et raciste du régime, qui jette la suspicion sur la finalité de son accession au nucléaire, ne devrait pas être toléré par les dirigeants des pays démocratiques. {{Non, Hassan Rohani n’est décidément pas le bienvenu et aucun dirigeant iranien ne le sera tant que seront bafoués droits et libertés. }}A l’occasion de cette regrettable visite, une clameur doit monter pour porter notre message en solidarité avec les démocrates d’Iran, avec les femmes iraniennes, avec les minorités opprimées et avec les victimes du terrorisme ! Si les organisations démocratiques de la société civile le veulent, cela, au moins, est possible. Huguette Chomski Magnis, Secrétaire générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme

Lapidée !

On vient de l’apprendre mais le crime aurait eu lieu il y a une semaine dans la province de Ghor, zone montagneuse du centre de l’Afghanistan, aux mains des talibans. {{Elle s’appelait Rokhsahana, avait entre 19 et 21 ans et son calvaire a été filmé. }} Son “crime” : s’être enfuie avec un jeune homme après avoir été mariée de force. La lapidation, châtiment prévu dans la charia pour les hommes ou femmes mariés reconnus coupables d’avoir eu un rapport sexuel hors mariage, a eu cours en Afghanistan de 1996 à 2001, quand les talibans dirigeaient le pays. La communauté internationale le sait bien :{{aucun compromis n’est possible avec les talibans sans sacrifier tous les droits des femmes et toutes les libertés élémentaires. }} Que ne le dit-elle ! V.W. En savoir plus : [http://www.lemonde.fr/international/article/2015/11/03/une-jeune-femme-lapidee-dans-le-centre-de-l-afghanistan_4801911_3210.html->http://www.lemonde.fr/international/article/2015/11/03/une-jeune-femme-lapidee-dans-le-centre-de-l-afghanistan_4801911_3210.html]