Une journée tristement banale dans le monde que ce vendredi 17 juillet, qui a vu à la fois l’Indonésie et l’Afghanistan frappés par des attentats. Quelle différence entre les deux cas ? Aucune, sinon qu’en Afghanistan, ces crimes sont presque quotidiens alors qu’en Indonésie, la vague des attentats islamistes spectaculaires visant les touristes semblait endiguée depuis 4 ans. Dans les deux pays, les victimes sont exclusivement civiles. Cinq enfants afghans de 1 à 5 ans ont été tués dans l’attentat de vendredi. La Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan a établi récemment que le terrorisme y tuait davantage de civils que les opérations militaires. La semaine précédente, un attentat avait tué plus de 20 civils, dont des enfants sur le chemin de l’école, lieu de tous les dangers au pays des talibans. Quant aux enlèvements, la Somalie s’est enrichie dans la nuit de vendredi à samedi de trois nouveaux otages, humanitaires au Kenya, kidnappés à la frontière somalienne. Ces otages s’ajoutent aux deux agents français enlevés le 14 juillet. Au sol comme en mer, la prise d’otages fructifie en Somalie sur fond d’avancée de l’islamisme. Y sont toujours otages, assez oubliés, quatre employés européens d’ Action contre la faim et leurs deux pilotes kenyans enlevés en novembre 2008 ainsi qu’Amanda Lindhout, journaliste canadienne et Nigel Geoffrey Brennan, photographe australien, enlevés en août 2008.La seule bonne nouvelle récente en matière de prise d’otages a été la libération d’Eugenio Vagni, collaborateur de la Croix-Rouge, après 6 mois de captivité aux Philippines.Guilad Shalit, soldat israélien, titulaire de la nationalité française, capturé sur le territoire israélien, détient, lui, le triste record d’être à Gaza otage du Hamas depuis plus de trois ans sans que la moindre visite de la Croix-Rouge ou de quiconque ne lui ait jamais été faite. {{La société civile doit exprimer son refus du terrorisme et sa solidarité avec les victimes des attentats et des prises d’otages. Chaque jour qui passe en souligne la nécessité.}} {{Signez, faites signer la pétiton internationale non au terrorisme.}}[http://www.petitionnonaut.org->http://www.petitionnonaut.org]HCM
Auteur/autrice : MPCT
Actualité : deux nouveau otages français en danger
Mardi matin on apprenait l’enlèvement de deux Français, présentés comme des journalistes, dans un hôtel de Mogadiscio, capitale en plein chaos de la Somalie. Rectification rapide de l’information : il s’agissait selon le Quai d’Orsay de deux “conseillers en mission officielle d’assistance auprès du gouvernement somalien” – aussi présentés comme des agents de renseignement.Dans le même temps on eut droit dans les médias à ce commentaire grotesque mais éphémère : “il ne s’agit pas d’un acte politique mais d’un enlèvement crapuleux”.Comme si tout en Somalie ne passait pas par les islamistes !Et de fait, dès mercredi, on apprenait que les otages se trouvaient aux mains du groupe islamiste Hizbul Islam.L’extrême désordre qui règne en Somalie (les ravisseurs appartiendraient aux forces de sécurité gouvernementales dont une faction soutient les insurgés) et la fonction présumée des otages concourent à rendre l’information particulièrement difficile. Des bruits inquiétants faisaient état d’un affrontement entre Hizbul Islam et le groupe islamiste rival, Al-Chabab, lié à Al Qaida, qui, lui, voudrait tuer les otages ! Jeudi, nouvelle et alarmante évolution : on apprenait que les otages avaient été séparés, l’un restant aux mains de Hizbul Islam, l’autre tombant entre celles d’Al Chabab. De façon totalement surréaliste, le gouvernement “islamiste modéré” chancelant annonçait pourtant que “Les deux Français sont actuellement à Mogadiscio et en bonne santé “et que le Premier Ministre avait “pu parler avec l’un des deux otages pour le rassurer” !Vendredi, on apprenait que les otages se trouvaient à nouveau réunis mais aux mains d’Al Chabab On imagine le désarroi de ces deux hommes.On imagine l’angoisse de leurs familles. Une chose est sûre : les deux otages seront en très grand danger tant qu’ils seront aux mains des islamistes. Peu nous importe qu’ils ne soient pas journalistes.Ce sont des otages.Ce sont nos concitoyens. Ils doivent être libérés !Huguette Chomski Magnis
SEPTEMBRE 2009 : mois des victimes du terrorisme
{{Alors que des attentats meurtriers frappent presque quotidiennement en Irak, en Afghanistan ou ailleurs, que d’autres attentats sont déjoués et que les menaces plombent l’été, placer la rentrée sous le signe de la solidarité avec toutes les victimes du terrorisme est au moins une bonne chose !}} {{Hasard tragique du calendrier, le 11 septembre, date anniversaire de l’attaque terroriste la plus massive jamais commise dans le monde, ne précède que de huit jours la date anniversaire de l’attaque terroriste qui fit le plus de victimes françaises : l’attentat du DC 10 d’UTA.}}Rappel Cet attentat fit 170 victimes, de 18 nationalités, quand l’avion s’écrasa le 19 septembre 1989 dans le désert du Ténéré. En 1999 la Cour d’assises de Paris a prononcé par contumace la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de 6 ressortissants libyens haut placés – dont le beau-frère du Colonel KADHAFI, responsable des services secrets libyens. Ces peines n’ont jamais été exécutées.A l’occasion du 20 ° anniversaire de l’attentat, l’Association Française des Victimes du Terrorisme et le Réseau Européen des Victimes du Terrorisme organisent un Congrès européen des victimes du terrorisme les 18 et 19 septembre.{{L’agenda de septembre à Paris }}{{-11 septembre 2009}} Journée Internationale Contre le Terrorisme soutenue par de nombreuses association. à l’initiative du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, Membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme 16 h-18 h Rassemblement organisé par le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorismeavec Fodé Sylla et de nombreuses personnalités(Voir l’article à la une){{-18 septembre 2009}}15h – Conférence européenne «Terrorisme & Société ; Société & Victimes du Terrorisme» organisée par l’Association Française des Victimes du Terrorisme avec le Réseau Européen des Victimes du Terrorisme. (Oratrice du MPCT : Malka Marcovich) {{-19 septembre 2009}}18h – Cérémonie en Mémoire de toutes les victimes du Terrorisme, à l’Hôtel National des Invalides organisée par l’AfVT et NAVT. (Délégation du MPCT conduite par Fodé Sylla)Plus d’informations :Familles de l’Attentat du DC10 d’UTA[http://www.dc10-uta.org->http://www.dc10-uta.org]Association française des Victimes du Terrorisme [www.AfVT.org->http://www.AfVT.org]SOS Attentats (dissous le 20 septembre 2008)[http://www.sos-attentats.org->http://www.sos-attentats.org]{{-30 septembre 2009}}La 17 ° Chambre Civile rendra son jugement dans le procès intenté par Nicole Guiraud (victime, enfant, d’un attentat commis à Alger pendant la guere d’Algérie) à FR3 à propos du film {Les Porteuses de feu.}
Tribune libre : LES MESSAGÈRES DE L´ENFER (II)
A la veille du procès intenté par Nicole Guiraud contre FR 3, nous publions en tribune libre la deuxième et dernière partie de l’article que l’universitaire Gérard Lehmannn consacre aux Porteuses de feu. Nul doute qu’il nourrira la réflexion et le débat. Le terrorisme n’était pas plus respectable manié par le FLN que par l’OAS. Le terrorisme de celle-ci, les exactions commises par l’armée française, ne justifiaient en rien des crimes comme l’attentat du Milk Bar.Eclairés par le travail du cinéaste algérien Jean-Pierre Lledo, il nous faut apprendre à rejeter les tabous de l’histoire officielle et de l’idéologie. L’analyse rigoureuse de Gérard Lehmann nous y aide grandement._________________________________________________________ {{-{ Si ce n´est toi, c´est donc ton frère. Je n´en ai point. – C´est donc quelqu´un des tiens}. La Fontaine, {Le loup et l´agneau} }} Le discours développé dans Les porteuses de feu définit l´ennemi comme constitué par l´armée française et les extrémistes. Or si nous avons vu que le raisonnement d´un Sartre ou d´un Fanon recèle une logique rigoureuse, comment une Zorah Drif glisse-t-elle de la désignation d´un ennemi bien défini, militaires de l´armée française ou extrémistes civils à celle d´une population civile de familles, de femmes et d´enfants attablés à une terrasse de café, rejoignant de fait le raisonnement d´un Sartre ou d´un Fanon? Il s´agit tout simplement pour elle de raisonner au niveau d´une abstraction mentale et d´agir au niveau du corps physique.Il suffit d´écouter Zorah Drif, parlant de représailles, de légitime défense dans Les porteuses de feu: Alger était tellement gai! Eh bien ça suffit. Il fallait que cette guerre soit une réalité pour tout le monde. Fort bien. Mais tout le monde, c´est qui ?Science et Vie consacre (01.10.2004, no. 19) un numéro spécial à la guerre d´Algérie, dans lequel on trouve l´interview de Zohra Drif : J´ai posé des bombes dans les cafés pieds-noirs. Il est intéressant d´en retenir l´extrait suivant car il illustre parfaitement le glissement rhétorique qui aboutit à la justification du meurtre de l´innocent, dans la même perspective que celle développée dans le documentaire: Un jour, nous avons lu qu´il y avait un film sur la résistance française, alors nous avons été dans un cinéma du centre. Quelle imprudence! Au retour, nous avons descendu la rue d´Isly. On n´imagine pas combien Alger était gai à l´époque. C´était l´été, les filles étaient bronzées, les terrasses des cafés bondées, il y avait des bals partout. Mais quand nous sommes arrivées [la narratrice accompagnée de Djamila Bouhired] à l´entrée de la Casbah, c´était un silence de deuil. Peu de temps avant, une bombe avait sauté en pleine nuit rue de Thèbes. Un carnage. Quand nous sommes arrivées dans notre planque, Djamila s´est mise à pleurer de rage en disant: “Les salauds, les pourris, même si c´est la guerre, ils vivent”. C´est sans doute à cause de cette rage, de l´audace de la jeunesse, de ma conviction absolue qu´il fallait le faire que j´ai posé les premières bombes dans les cafés chic de la jeunesse pied-noire. Nous n´avions pas le choix. Pour nous, les véritables adversaires, c´étaient les pieds-noirs pour lesquels on nous bombardait, on nous tuait, on nous torturait. Tout d´abord, la justification de la tueuse bien formulée part de la résistance française, donnée comme modèle. Ensuite elle évoque l´attentat de la rue de Thèbes donnée comme justification des représailles, cet attentat étant donc à interpréter comme la provocation justifiant les représailles et la bombe comme une nécessité: on n´avait pas le choix. Il est évident que l´allusion à la résistance française, encore une fois injurieuse, est un faux alibi: les résistants français n´ont jamais posé de bombes pour tuer délibérément des civils innocents, quelle que fût leur nationalité (contrairement aux bombardements alliés de la Seconde guerre mondiale ou à ceux de l´Allemagne hitlérienne sur l´Angleterre, ou aux crimes commis par l´Armée Rouge en Allemagne). L´évocation de la bombe de la rue de Thèbes fait croire que le terrorisme urbain du FLN est une réponse à un attentat contre-terroriste, ce qui est un mensonge, puisque les attentats terroristes du FLN ont commencé bien avant. Mais incontestablement le plus révélateur, dans cet extrait de l´interview, c´est la logique du raisonnement: la bombe est destinée non pas à l´armée française ou à des extrémistes, non: à des pieds-noirs, à la race pied-noire au fond. La sale race. On a évidemment la tentation de définir ces femmes comme des monstres. Or ne l´oublions jamais, elles ne sont pas des monstres vomis par une catastrophe naturelle ou créées par un savant fou dans son laboratoire, elles sont des êtres humains, horriblement. Albert Camus, évoquant cette tentation de la vengeance, écrivait dans Le premier homme: Un homme, ça s´empêche. Faouzia Fekiri expose ce dévoilement avec complaisance, sans distanciation, sans le moindre regard critique, le conforte, le justifie, l´illustre, en fait un tout cohérent, pédagogique, en un mot acceptable. Oui, avouons-le, les terroristes du FLN, hommes ou femmes, sont en bonne compagnie : les tricoteurs de la dialectique, suivant le mot de Camus, viennent leur apporter une caution. Albert Camus, dans ses Carnets, en parle comme des ténébrions: amis des ténèbres intellectuelles. {{L´oral de repêchage}} Or que découvre-t-on dans la présentation de l´émission du 15 mars? (La télévision doit-elle réveiller les blessures de l´histoire?). Des mots: ce document: “Les Porteuses de feu” donnait la parole à des femmes algériennes qui s´étaient engagées dans la guérilla urbaine menée par le FLN contre la colonisation française: mais rien dans cette phrase n´indique l´objet réel du documentaire, la glorification du terrorisme touchant d´innocents civils sous le terme abstrait de colonisation.S´il faut bien considérer que ce qui est au centre du film est ce terrorisme ciblant prioritairement des civils innocents pour leur appartenance à une communauté ethnique résumée du mot d´Européen ou de pied-noir, ou encore de colon, et que ce terrorisme vise à un nettoyage ethnique dont l´histoire montre qu´il fut parfaitement réalisé, la véritable dimension du terrorisme FLN qui s´est déployé pendant les années de guerre et après juillet 1962 a été occultée. Car, le terrorisme, principe de la violence fondatrice et purificatrice défendue par Sartre ou Fanon, la fameuse violence progressive de Merleau-Ponty, matrice de l´homme nouveau ou de l´homme total de Fanon, inhérent aux idéologies totalitaires du XXe siècle, a fait six fois plus de victimes musulmanes, hommes, femmes et enfants que parmi les pieds-noirs, et nous ne prenons même pas en compte l´après-indépendance et ses massacres. Ce terrorisme-là, complémentaire du premier visait à placer sous sa domination la population musulmane. Je me contenterai de préciser ici, que pour la seule France métropolitaine, le nombre des victimes musulmanes du terrorisme se monte à quatre mille morts et six mille blessés. Chiffres jamais contestés.À Frantz Fanon qui écrit dans sa Sociologie de la révolution : Pour l´Europe, pour nous-mêmes et pour l´humanité, camarades, il faut faire peau neuve, développer une pensée neuve, tenter de mettre sur pied un homme neuf, Hannah Arendt répond dans Le système totalitaire:La terreur comme réalisation de la loi du changement dont la fin ultime n´est ni le bien des hommes, ni l´intérêt d´un homme mais la fabrication de l´homme, élimine l´individu au profit de l´espèce, sacrifie les parties au profit du tout.Que Faouzia Fekiri commette un film de propagande et propage sans le savoir la caricature grotesque d´un héroïsme à l´envers, consacré au triomphe du mal est une chose, que l´on comprend parfaitement, puisque l´entreprise s´inscrit dans une politique gouvernementale. C´est une chose. Mais c´en est une toute autre quand une chaine de la télévision publique française s´associe à cette mauvaise action, lui donne le label du médiatiquement correct et du moralement recommandable. Mais, en agressant une mémoire, la manipulation ici affecte également l´écriture historienne du drame algérien.La présentation par France 3 de l´émission du 15 mars 2008 s´intitule La télévision doit-elle réveiller les blessures de l´histoire ? et évoque comme reproche principal le manque de compassion à l´égard des victimes.France 3 a tout faux. D´abord parce que ce que les victimes réclament, ce n´est même pas de la compassion, ce n´est pas un sentiment, c´est tout simplement la reconnaissance qu´elles existent. Or dans ce documentaire elles n´existent pas ! Et il ne s´agit pas de savoir si la télévision doit ou non réveiller les blessures de l´histoire ! Il s´agit de savoir si la télévision, orientée par des idéologies, a pour but d´entretenir les blessures des victimes, de s´associer à ces sadiques du FLN qui exposent, sans pudeur et dans la jubilation, ce qui dans l´humanité est sa partie la plus méprisable.Et enfin, quand Alain Le Garrec, ce médiateur qui se prétend indépendant, parle, à propos de ce terrorisme, de dégâts collatéraux, il fait de cette émission qui se voulait une émission de rattrappage une émission de dérapage. Je ne lui ferai pas l´injure de parler ici de simple inadvertance. Puisque ces femmes veulent se montrer, alors oui, regardons-les bien, et prenons conscience de ce qu´elle représentent : leur poids de sang et de misère, la déraison et la dérision. Regardons-les comme des exemplaires de ce que jamais nous ne voudrons être, gardons-les bien campées sur la scène de l´horreur faite histoire. Nous ne détournons pas le regard, nous les voyons pour ce qu´elles sont, nous ne leur offrons pas le refuge trop commode de l´inhumanité. Comme Albert Camus le faisait pour le Nazi dans ses Lettres à un ami allemand, nous leur garderons le nom d´être humain, nous ne leur ferons pas l´honneur de les traiter de monstres, nous les déclarons médiocres. Et cette leçon, il faudra bien que quelques uns de ces beaux esprits de France Télévision, de ceux qui décident du politiquement correct et du moralement souhaitable, l´apprennent à leur tour, et, s´ils n´ont pas l´intelligence du coeur, qu´ils l´apprennent d´une manière rude. Garder ici le silence, ne pas demander de comptes aux ténébrions serait nous rendre complices d´une mauvaise action. Et quand nous aurons vu ce qu´il y avait à voir, et quand nous aurons dit ce qu´il y avait à dire, encore faudra-t-il songer au plus important : faire exister l´innocence, rendre leur visage et leur voix aux victimes, les rendre fortes de notre amitié. Être là. Le onzième commandement. Gérard Lehmann Lundeborg, Danemark 15 juin 2009
PARIS 11 SEPTEMBRE 2009 à 16 h : Rassemblement en hommage à toutes les victimes du terrorisme
Dans le cadre de la deuxième{{Journée Internationale Contre le Terrorisme}}{{Sous le parrainage de Fodé Sylla}}Membre du Conseil Économique et Social, Président de la Fédération Internationale SOS Racisme, ancien député européen{{Rassemblementen hommage à toutes les victimes du terrorismeJardin du Luxembourg}}Aux pieds de la Statue de la Libertédevant la plaque apposée à la mémoire des victimes du 11 septembre(Entrée rue Guynemer){{En présence de nombreux artistes et personnalités nous rendrons hommage aux victimes civiles des attentats perpétrés cette année.}}{{avec le concours artistique de la violoniste Mathilde Febrer}}{{Ont déjà annoncé leur participation :}}{{François Zimeray, Ambassadeur des Droits de l’Homme, Gianlorenzo Martini, Représentant de la Région de Vénétie, Malka Marcovich, Bernice Dubois, Jean-Pierre Lledo, Marlène Samoun, Diagne Chanel, Nathalie Roussel, Olivia Cattan, Richard Rossin, Bertrand Lebeau, Dominique Sopo, Jacky Mamou, Bernard-Israël Feldman, Mohamed Sifaoui, Sophie Chauveau, Marc Gallier, Rina Sherman, Anna Macina, Christophe Correia, François Berland …}}{{Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, invite l’ensemble des organisations démocratiques à s’associer à ce rassemblement et/ou à relayer la Journée Internationale en région.}}{{Merci aux associations qui ont déjà apporté leur soutien :}}AfVT Association Française des Victimes du Terrorisme,AMLZ Association Myriam Lehmann Zaoui,Association des Amis d’Algérianie,ARAPREM Association de Rapatriés d’Algérie (Harkis et Pieds Noirs) Pour la Réconciliation des Mémoires,Bureau de vigilance contre l’antisémitisme,Comité Soudan,Djazairouna,Femmes Solidaires,Hevel,Les familles de l’attentat du DC10 d’UTA,Ligue du Droit International des Femmes, MPCT Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme,Paroles de Femmes,PEREC Pour une Ecole Républicaine et Citoyenne,Primo Info,Regards de Femmes,Sassoun,SOS Racisme,UEJF Union des Etudiants Juifs de France,Urgences Afrique,YZHAK Association Israel-France de victimologie de l’enfant et de sa famille{{Nous espérons que les soutiens continueront d’affluer.}}A l’heure des menaces terroristesosons dire ensemble que nous rejetons le terrorisme.A l’heure des attentats meurtriers et des prises d’otagesosons dire notre solidarité avec toutes leurs victimes.A l’heure du déniosons rappeler la réalité du terrorisme.{{Site de la pétition internationale NON AU TERRORISME}}[http://www.petitionnonaut.org->http://www.petitionnonaut.org]{{Associations partenaires de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme}}AIVITER Associazione Italiana Vittime del Terrorismo (Italie)AVT Asociacion Victimas del Terrorismo (Espagne)CELTYV – Centro de Estudios Legales sobre el Terrorismo y sus Víctimas (Argentine)Djazairouna (Algérie)Keren Malki (Israel)Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme (France)Omagh Support and Self Help Group (Irlande du Nord)United Against Terror (Grande-Bretagne)
Terrorisme : Des talibans accusés d’un monstrueux trafic
Dans une lettre adressée à la fois à Navanethem Pillay, Haute Commissaire de l’ONU pour les Droits de l’Homme et à la Directrice de l’UNICEF, le Dr Shimon Samuels, Directeur des Relations Internationales du centre Simon Wiesenthal, reprend une information atroce publiée le 2 juillet par le Washington Times : les Talibans achèteraient des enfants pour des sommes comprises entre 7000 et 14 000 $ afin de les faire exploser contre des cibles pakistanaises, afghanes et américaines !!!Si l’information était confirmée, on serait face à un monstrueux trafic « d’enfants-bombes » qui dépasserait en horreur tous les autres trafics d’enfants ! En 2004 , le Centre Simon Wiesenthal avait lancé une campagne pour que les attentats « suicides » soient qualifiés de crimes contre l’humanité. En 2006 le Centre demanda la désignation d’un Rapporteur spécial sur le terrorisme « suicide ».Ces demandes sont restées lettre morte à l’ONU alors que ce terrorisme spécifique frappe de plus en plus de pays, en particulier le Pakistan. Notre mouvement soutient sur cette nouvelle campagne le Centre Simon Wiesenthal qui demande à l’UNICEF d’enquêter sur ces allégations de trafic et de porter son attention à l’incitation au “martyre” d’enfants par d’autres groupes terroristes tels que Al Qaida, le Hamas, le Hezbollah et le Djihad Islamique. HCM
Simon Blumental : mort d’un honnête homme
Quel vide il laisse ! Un vrai honnête homme de notre temps, que l’on ne pouvait qu’aimer et respecter. Le MPCT lui doit beaucoup car, avec AlgériEnsemble, il avait soutenu notre mouvement presque à ses débuts. C’est par lui que nous avons connu notre amie Cherifa Kheddar. Parcours singulier puisqu’il fut proche des porteurs de valises pendant la guerre d’Algérie.L’islamisme le trouva du bon côté, celui de la condamnation sans faille.Il ne craignait pas de parler de fascisme islamiste.La maladie l’avait frappé alors qu’il travaillait d’arrache pied à l’organisation des Journées Laïques Internationales de Montreuil. Commençait alors pour lui et sa famille un combat d’un nouveau genre pendant lequel il fut tenu éloigné de la vie militante, à son grand regret. Le mot est faible, il piaffait littéralement d’impatience. Aussi ce fut une joie lorsque le 23 novembre 2008, il put participer activement et intervenir, apparemment en pleine forme, à la 2° Conférence Internationale Contre le Terrorisme. Le courage, la lucidité, la détermination et l’humanité de Simon auront marqué celles et ceux qui l’ont connu. On essaiera, les un(e)s et les autres, de poursuivre dans une voie qu’il a beaucoup contribué à baliser. Mohamed Sifaoui lui rend hommage sur son blog.[http://www.mohamed-sifaoui.com/article-33484230-6.html->undefined]Huguette Chomski Magnis
Tribune libre : LES MESSAGÈRES DE L´ENFER (I)
Nous publions en tribune libre l’article de l’universitaire Gérard Lehmann. Il donne au procès intenté par Nicole Guiraud à FR 3 un éclairage précieux. {{ {Aucune cause ne justifie la mort de l´innocent. Si je peux comprendre le combattant d´une libération, je n´ai que dégoût devant le tueur d´enfants.} Albert Camus}} Le 26 janvier 2008, en fin de soirée, France 3 présentait dans le cadre de sa série Passé sous silence un documentaire : Les porteuses de feu de la réalisatrice algérienne Faouzia Fekiri. Le documentaire est constitué principalement par des interviews de femmes terroristes, entrecoupées d´extraits du film de Ponte Corvo La bataille d´Alger et de commentaires de l´ex-sous officier Le Cloarec. Les attentats eurent lieu dans des lieux publics : arrêts d´autobus, cinémas. cafés, stades, et firent de nombreuses victimes, des innocents, dans la population algéroise, sans distinction de religion, d´âge ou de sexe (en quatorze mois selon Maurice Faivre, 314 morts et 917 blessés). De juin à août 1956, seulement, on compte 150 attentats terroristes en Alger. Le but avéré de ces attentats pour le FLN était de créer un climat de terreur, de creuser un fossé de haine entre les communautés, d´attirer l´attention des médias français, de l´opinion internationale, et notamment à l´ONU, d´affirmer la puissance, dans la capitale, du FLN. Il s´agissait d´une stratégie délibérée misant sur le sacrifice de l´innocence.L´émission provoque de nombreuses protestations de personnes privées mais aussi d´associations ; à la suite de quoi le Médiateur de France Télévisions Alain Le Garrec propose dans le cadre de la série La Télé et vous une émission : La télévision doit-elle réveiller les blessures de l´histoire ?Et ce 8 juillet 2009, l´une des victimes de ces attentats, Nicole Guiraud, estimant avoir été atteinte dans sa dignité de victime, assigne France 3, la société de production BCF et la réalisatrice Faouzia Fekiri devant le Tribunal de Grande Instance de Paris.Voilà, résumé en quelques phrases sèches, l´évocation de ce qui constitua un événement important du conflit algérien et fut à l´origine de ce que l´on appelle ordinairement la bataille d´Alger. {{ {Comme si je condamnais le terrorisme !}Sartre}} Que se passe-t-il dans le film de Faouzia Fekiri ? La caméra s´attarde aux gros plans, à des visages, à des paroles, à des personnalités, à des familles: focalisation de la caméra sur le sujet, sur l´auteur, sur l´héroïne, sur le détail de l´exploit, sur la motivation. C´est humain, c´est vivant. C´est merveilleusement intime. Le but, la cible sont l´objet d´un plan large, mots des titres des journaux, images d´une fiction, celle de Pontecorvo, coproduit avec l´assassin en chef Yacef Saadi, en noir et blanc : le rouge ferait désordre et la couleur un peu trop vrai. Des victimes il n´est question que globalement, discrètement. Car en réalité, contre qui, contre quoi se battent ces jeunes-filles? Il s´agit d´affronter par les armes l´armée française, car l´adversaire est constitué par l´armée et par une partie de la population française, les extrémistes (Z. Drif). L´objet s´éloigne, se perd dans le flou d´une généralité: il ne s´agit pas d´enfants, de femmes, de familles, de civils, il ne s´agit pas de paroles, de gros-plans sur des visages ou des corps. Plus tard dans l´interview, Z. Drif parle de sauver des vies ! Quelle impudence de la part de cette porteuse de mort, de ce bourreau (dommage que bourreau ne puisse se mettre au féminin), de civils innocents ! Mais qu´importe, ce sont bien là des paroles de vérité, la vérité d´une criminelle, et il est bon qu´on la présente telle qu´elle se donne, et même avec le sourire et la satisfaction du travail bien fait, décrit dans les plus humbles détails. Mais il incombait alors de dire, et là je pense à la réalisatrice et je pense à la rédaction de FR3, que cette vérité-là avait un pendant, qu´il y avait un autre son de cloche, que l´on devait à la victime une parole, un visage, un sentiment, le droit d´expression, et tout simplement, le droit à l´existence, le simple droit de paraître comme victime, de déchirer le voile de l´abstraction et de la généralisation, le droit de questionner: j´étais là. Pourquoi moi?Je n´aurais pas demandé à ces terroristes d´exprimer des regrets, puisqu´elle ne regrettaient rien et qu´elles se glorifiaient du crime. Je n´aurais pas eu la prétention de les mettre face à leurs victimes. Elles l´auraient refusé, avec leur souci de garder la vedette. J´aurais laissé les choses en l´état, dans leur lumière crue.Je n´aurais pas demandé à Faouzia Fekiri de s´adresser à Nicole Guiraud pour lui donner un visage et une voix, puisque ce visage et cette voix lui auraient été insupportables comme le sont le visage et la voix de l´innocence face au bourreau, face aux complices du bourreau que sont leurs thuriféraires.J´aurais espéré en revanche, de la part de la rédaction de France 3, une réflexion sur l´orientation idéologique du documentaire, sur une évaluation de sa portée affective, et sur l´opportunité qu´il y aurait, tout en respectant la liberté de la réalisatrice, de recadrer ce documentaire. Il suffisait d´organiser un débat, de donner une voix et un visage aux victimes. La liberté d´expression aurait été respectée. France 3 a choisi de ne pas le faire. Ce choix a une signification qui n´est pas innocente .Si cette négation est avant tout celle d´une réalité, celle du sang versé, des vies supprimées ou détruites, elle développe une argumentation, elle rationalise et elle banalise le mal, bien évidemment. Au bout de cette justification du crime commis contre des victimes, se détache en filigrane la question de savoir si, au bout du compte, il n´y aurait pas la responsabilité collective d´une communauté, enfants compris, et cela est grave. La négation, écrit Yves Ternon dans Au siècle du génocide, révèle une pratique dont le premier principe est la mise en question de l´innocence des victimes. Or mettre en question l´innocence des victimes est en relation directe avec l´idée d´une culpabilité collective.J´ai plusieurs fois souhaité et l´ai exprimé par écrit, dans les semaines ayant suivi la diffusion du film, que les différents responsables de Fr 3, que Faouzia Fekiri expriment simplement qu´aucune raison au monde ne peut justifier le sacrifice délibéré de civils innocents, en aucun temps, en aucun lieu. Je n´ai pas eu l´honneur d´une réponse jusqu´à présent.La technique utilisée par Faouzia Fekiri est simple et efficace: le crime est présenté comme exploit, la criminelle comme héroïne, et la victime n´est plus qu´un objet symbolique chargé de tous les péchés du monde. La dialectique du mal est ainsi inversée. Le caractère héroïque du terrorisme exige dans ce cas précis l´occultation de la victime.On pourra certes nous rétorquer, et non sans raison, qu´il faut replacer le terrorisme dans le contexte de l´époque, dans le contexte intellectuel français, et qu´après tout, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Maurice Merleau-Ponty, Frantz Fanon justifiaient le terrorisme comme la seule alternative à l´oppression coloniale, et qu´ils trouvaient dans le monde intellectuel de l´époque de nombreux soutiens et que ce soutien allait jusqu´à une aide directe, celle des porteurs de valises, et qu´en Algérie même un Timsit fabriquait les bombes du terrorisme algérois. Force est bien de reconnaître que l´argument est de poids, je le reconnais. J´en donnerai deux exemples, parmi d´autres. Souvenons-nous, nous sommes en pleine période mondiale de décolonisation, de tiers-mondisme, de panarabisme, de panislamisme et de guerre froide. Nasser règne au Caire.Écoutons Simone de Beauvoir dans La force des choses, à propos de l´affaire Ben Saddok. Ben Saddok, tueur du FLN, assassine en plein Paris Ali Chekkal, ancien vice-président de l´Assemblée Algérienne. Cour d´Assises: Me. Stibbe, avocat de Ben Saddok, cite à la barre des témoins Germaine Tillon, Sartre et Camus en faveur d´un homme à propos de qui Simone de Beauvoir écrivait: il avait accompli un acte analogue à ce que, pendant la résistance on appelait héroïques. Simone de Beauvoir traite la victime de plus important des collabos algériens, et Sartre transforme Chekkal en Chacal. La conclusion du récit est intéressante: Pour se consoler de la tension à laquelle toute la journée il avait été soumis, Sartre but du whisky. […] Bientôt il tomba dans une morosité furieuse: ”dire que j´ai fait l´éloge de Chekkal! Et j´ai parlé contre le terrorisme: comme si je condamnais le terrorisme! Tout ça pour plaire aux poujadistes du jury ! Vous vous rendez compte ?”Le dépit, la rage lui mettaient les larmes aux yeux.La phrase sans doute la plus célèbre de Sartre pendant la guerre d´Algérie, se trouve dans sa préface à l´ouvrage de Frantz Fanon Les damnés de la terre :{“En le premier temps de la révolte, il faut tirer. Abattre un Européen, c´est faire d´une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé: restent un homme mort et un homme libre”.}Cette phrase souvent citée retient l´attention par son caractère violent d´incitation au meurtre, mais l´on passe un peu vite sur le mot d´Européen. Or il faut bien saisir la véritable portée du terme et de l´injonction: l´Européen anonyme, parce qu’il est solidairement responsable, renvoie à la notion de collectivité, de collectivité coupable et conséquemment digne d´être dûment sanctionnée. Sartre diabolise une collectivité, la désigne au sacrifice expiatoire de caractère thérapeutique. Nous voilà plongés dans la symbolique du bouc émissaire. Voilà une logique de la psychose, telle qu’Ionesco l´exprime en un raccourci saisissant, dans La leçon, au moment où le professeur vient d´assassiner son élève: {C´est bien fait. Ça fait du bien.} Gérard Lehmann
A propos des Porteuses de feu : un procès à suivre
Enfant, Nicole Guiraud fut grièvement blessée pendant la guerre d’Algérie dans l’attentat du Milk Bar à Alger. Est-ce un hasard si une quarantaine d’années plus tard ce même Milk Bar fut visé par un attentat islamiste ? Les cibles dans les deux cas : des enfants, des familles attablées. Nicole Guiraud n’a pas admis que la chaîne publique diffuse “LES PORTEUSES DE FEU”, film sur les poseuses de bombes du FLN, sans recul, sans analyse critique et surtout sans que la parole soit donnée aux victimes.Le procès que Nicole Guiraud a intenté à FR 3 pose la question du rôle des médias face au terrorisme, passé comme présent. A ce titre, nous le suivrons avec attention, en saluant le courage de Nicole Guiraud. Sans discuter la justesse de la cause de l’indépendance algérienne, la question des moyens terroristes mis en oeuvre alors contre des civils doit être posée sans tabou. Notre soutien va toujours aux victimes oubliées du terrorisme. {{Procès mercredi 8 juillet 2009 à 14 h}} 4 bd du Palais 75001 Paris 17° chambre civile dite de la presse.HCM
Burqa : Al Qaida menace la France
{{“La France, source de tout mal”}}Tel est le titre du communiqué posté sur plusieurs sites islamistes par le chef d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI, ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat), Abou Moussab Abdoul Wadoud. Il s’exprime en ces termes :”Nous nous vengerons de la France et de ses intérêts par tous les moyens à notre disposition, pour l’honneur de nos filles et de nos sœurs.” “Les intérêts de la France”, faut-il le rappeler, cela inclut la vie de ses citoyens, hommes, femmes et enfants ! Paroles en l’air ? On voudrait le croire mais rien n’est moins sûr.Comme pour le faire comprendre, AQMI a revendiqué juste en même temps l’assassinat d’un Américain en Mauritanie.Un front uni républicain doit se dresser contre ces menaces terroristes, pour l’indépendance nationale de la France, pour défendre la laïcité et l’égalité hommes /femmes. Gageons qu’il faudra balayer bien des obstacles pour cela et qu’il se trouvera des gens pour décréter inopportunes, imprudentes, dangereuses l’initiative des parlementaires anti-burqa et les déclarations du Président de la République à ce sujet.Pour eux, face au terrorisme, une seule solution … la soumission.V. W.

