Algérie : Un appel pour la mémoire

Un appel pour la mémoire lancé par Djamel Rouani a reçu le soutien de notre amie Cherifa Kheddar, Présidente de Djazairouna, (Association des Familles Victimes du Terrorisme Islamiste). L’appel demande que la mémoire des douze enseignantes assassinées par des islamistes le 27 septembre 1997 a Sidi Bel Abbes, soit honorée par le dépôt de fleurs, dans l’enceinte des écoles, collèges et lycées de tout le pays.HCM

Journée Internationale Contre le Terrorisme : un rassemblement à la Réunion

{{Notre correspondant Eric Wagner, représentant du MPCT à la Réunion, nous communique :}} “Ce vendredi 11/09/09, accueilli par le Député-Maire du Tampon, Didier Robert, à l’île de la Réunion la bien nommée, la 2ème Journée Internationale contre le Terrorisme sera commémorée, comme autant de gestes de solidarité envers les victimes de ce fléau mondial, dans l’Outre-Mer français qui, bien qu’éloigné géographiquement de l’hexagone, en plein Océan Indien entre l’Afrique et l’Asie, sait se souvenir et se montrer généreuse.Les Réunionnaises et les Réunionnais, pour cette première ici, en appelant d’autres, seront au rendez-vous de la fraternité universelle. Pour ma part, je saurai porter haut la parole du MPCT.”

Disparition : Louis Coen

Une triste nouvelle : notre ami “Lou” Coen vient de mourir. Il était une référence pour notre mouvement, lui qui, ancien de l’armée de Patton, avait contribué, à 20 ans à libérer la France du joug nazi. Tombé amoureux de la France et d’une Française, il s’était installé en région parisienne.Le soutien qu’il apportait à notre combat pacifique contre le terrorisme était un honneur pour nous. Nous reste le souvenir de son amitié, de son humour, de sa force tranquille et de sa gentillesse. Huguette Chomski Magnis

JUSTICE : Sale temps pour les victimes du terrorisme

{Le journal Libération publie dans ses pages Rebonds du vendredi 28 août 2009 (1) de larges extraits de l’article JUSTICE : Sale temps pour les victimes du terrorisme, rédigé par notre présidente le 23 août. Nous publions l’intégralité de l’article (2), jugé trop long par Libération. Il nous semble intéressant de relier, du point de vue du droit à la justice pour les victimes du terrorisme, les affaires des attentats de Lockerbie et de l’AMIA. } (1)[http://www.liberation.fr/monde/0101587263-sale-temps-pour-les-victimes-du-terrorisme-> http://www.liberation.fr/monde/0101587263-sale-temps-pour-les-victimes-du-terrorisme undefined](2) article du 23 août 2009, réactualisé le 27 **************************************************L’actualité illustre combien le droit des victimes du terrorisme à obtenir justice est battu en brèche.- {{La libération du Libyen Al-Megrahi}}Elle a fait grand bruit. Il faut dire d’emblée que la libération, pour des raisons humanitaires liées à son état de santé, d’un criminel, fut-il terroriste et condamné à la réclusion à perpétuité, n’est pas choquante en soi. Mais dans l’épilogue de l’affaire de l’attentat de Lockerbie, tout donne la nausée : Véritable gifle pour les familles des 270 victimes, en grande majorité américaines mais aussi britanniques, en particulier 11 habitants du village écossais de Lockerbie, un accueil triomphal a été organisé par le régime libyen à Abdel Basset al-Megrahi, reçu par Kadhafi lui-même. La décence élémentaire eut exigé un transfert discret du malade. Le battage médiatique était au rendez-vous, orchestré par l’incontournable Seïf al-Islam (le sabre de l’Islam) Kadhafi, Président de la fondation Kadhafi et patron de la toute nouvelle chaîne de télévision Al-Motawassit (“La Méditerranée”) qui avait l’exclusivité (sic) pour filmer l’arrivée d’Abdelbasset al-Megrahi à Tripoli. Les photos du « héros » s’étalaient en “une” de journaux proches de Seif Al-Islam, Oéa et Korina. Le journal Al-Shams saluait, lui, le “retour victorieux du héros” après des années de souffrances en écrivant : “L’otage libéré est retourné à sa patrie et à sa famille … »On est bien loin de l’urgence humanitaire officielle, bien loin aussi de la prétendue reconnaissance libyenne de sa responsabilité et de la soi-disant rupture de Kadhafi avec les errements d’un passé terroriste. Voilà pour l’événement. Mais les choses étaient en préparation depuis longtemps.Les autorités britannique sont bien embarrassées par les affirmations adroites de Seïf al-Islam sur les tractations commerciales autour du cas Al Megrahi et ses remerciements tous azimuts. La British Petroleum a bel et bien signé en 2007 un contrat de 900 millions de dollars pour la prospection de gaz et de pétrole sur le continent et en off shore. Les affaires sont les affaires, peu regardantes sur la justice, les droits humains et le droit des victimes en particulier.Surtout, l’élargissement d’ Al Megrahi faisait sans doute partie du « deal » passé avec Kadhafi pour obtenir la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien torturés dans les geôles libyennes. Comment expliquer autrement que la justice écossaise ait accordé au condamné le droit tout à fait exceptionnel de présenter un deuxième appel après le rejet du premier en 2002 ?{{Un homme de l’ombre}}Il faut souligner le rôle actif joué dans l’affaire Lockerbie par le Professeur Hans Köchler, nommé par Kofi Annan, alors Secrétaire Général de l’ONU, observateur au procès Lockerbie.Köchler n’a eu de cesse de dénoncer un procès truqué. Bien entendu, rien ne peut être écarté à priori : un expert indépendant peut bien mettre à jour des dysfonctionnements et la demande d’une nouvelle enquête peut être justifiée.Après tout, le FPLP et l’Iran menaçaient aussi les avions des compagnies américaines.Mais il est intéressant de se pencher sur le parcours de Hans Köchler. Köchler est président et fondateur d’une ONG au nom sympathique, International Progress Organization, pionnière du fameux dialogue des civilisations et attentive à la promotion des relations Occident-Islam. Un examen rapide des documents de cette ONG témoigne d’une approche relativiste du terrorisme qui exempte de condamnation les actes terroristes commis dans le cadre d’une résistance nationale au nom de la légitimité de cette dernière. Il a aussi déclaré en 2008 que le 11 septembre a pu être un « inside job ».Plus précisément, sur l’attentat de Lockerbie, l’International Progress Organization défendait dès 1992 la Libye et contestait à la justice écossaise le droit de juger les suspects d’un attentat portant commis sur son territoire.Dans son argumentaire le Professeur mit sur le même plan la détention d’Al Megrahi et celle des infirmières et du médecin palestinien ! (Peut-être le témoignage de ce dernier a-t-il pu lui faire saisir depuis la nuance entre une détention en Ecosse et en Libye.)On peut donc s’interroger sur l’impartialité d’un tel expert, présumé indépendant, et se demander s’il avait les qualités requises pour la tâche que l’ONU lui confia.Monsieur Köchler ne s’est pas – ou pas encore – intéressé au procès de 1999 à l’issue duquel la Cour d’Assises de Paris prononça par contumace la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité de 6 ressortissants libyens haut placés – dont le beau-frère du Colonel Kadhafi, responsable des services secrets libyens, pour l’attentat du DC 10 d’UTA. Il fit 170 morts, de 18 nationalités, au-dessus du désert du Ténéré le 19 septembre 1989. Les peines n’ont bien sûr jamais été exécutées. {{Et maintenant ?}}Si d’aventure un expert devait contester ce jugement, cela tomberait plutôt bien, la demande d’extradition des condamnés, toujours valide juridiquement, semblant enterrée en haut lieu au nom de choix politiques qui passent par la réhabilitation de Kadhafi.Pourtant les indemnités financières versées par la Libye aux victimes des attentats qui lui ont été imputés n’exemptent pas ses citoyens et ses dirigeants de leur responsabilité pénale. Moralement, politiquement, juridiquement le régime de Kadhafi est loin d’avoir soldé ses comptes !- {{Une affaire qui ne fait pas la une, celle de l’attentat de la mutuelle juive argentine AMIA}} Perpétré en juillet 1994, ce fut l’attentat le plus meurtrier de l’histoire douloureuse de l’Argentine puisqu’il fit 85 morts et plus de 200 blessés. La décision du Président Ahmadinejad de confier le Ministère de la Défense e au général Ahmad Vahidi indigne les victimes de l’AMIA et leurs familles. Et pour cause : comme l’a rappelé le procureur argentin en charge du dossier, Alberto Nisman, Ahmad Vahidi est, comme quatre autres citoyens iraniens et un Libanais, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice argentine et également recherché par Interpol pour implication présumée dans l’attentat de l’AMIA !Depuis un vote à la majorité de ses membres, intervenu en assemblée générale réunie au Maroc en novembre 2007, la recherche de ces accusés fait même l’objet d’une « priorité maximale » pour Interpol.La désignation de Vahidi par Ahmadinejad, président élu (sic) a été « démocratiquement » soumise au Parlement iranien. Affaire à suivre donc.Pour l’heure le Chargé d’affaires argentin à Téhéran a été convoqué au Ministère des Affaires Etrangères en protestation contre « une réelle intrusion dans les affaires internes iraniennes » ! La tension monte.Le régime des mollahs et son président n’en sont pas à une provocation près.Si bien qu’on peut même s’étonner qu’il ne confie pas à Vahidi le Ministère de la Justice !Il serait alors en première ligne pour rendre sa liberté à notre compatriote arbitrairement assignée à résidence et pour répondre aux accusations d’assassinats, viols et tortures perpétrés dans les prisons iraniennes. Quant aux victimes de l’AMIA et à leurs familles qui, année après année, écrivent les noms des morts et brandissent leurs portraits dans des cérémonies du souvenir, la torture morale de voir indéfiniment bafoué leur droit à obtenir justice, devient insupportable.{{Exiger l’extradition de chacun des accusés, tout ministre qu’il puisse devenir, afin qu’il soit jugé au cours d’un procès équitable, est un impératif moral et démocratique de la défense des droits humains universels.}} Huguette Chomski Magnis Présidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme Membre de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme

Actualité : Bagdad ville insupportablement martyre !

Les terroristes islamistes ont sans doute un goût morbide des commémorations.C’est le 19 août 2003 que l’attentat contre l’Hôtel Canal à Bagdad avait tué 22 membres du personnel de l’ONU dont Sergio Vieira de Mello, chef de la mission de l’ONU en Irak.Le 19 août 2009, les terroristes ont fêté cet anniversaire à leur manière : presque 100 morts et 600 blessés au cœur de Bagdad dans le dernier en date de la longue série de carnages œuvres des « insurgés » et prétendus « résistants » ! Scènes d’horreur, voitures précipitées dans le vide, passagers carbonisés… Une violence indicible, inhumaine, perpétrée au moyen de ces opérations « suicides » (Shahada) que d’aucuns glorifient. Puis, en cette improbable « Journée internationale de l’aide humanitaire », ce furent les condamnations rituelles et impuissantes par le Conseil de Sécurité de l’ONU de ces attaques, « brutales » selon l’Union Européenne, « absurdes » selon les Etats-Unis. Attaques terroristes fortes surtout de l’absence de mobilisation citoyenne mondiale pour rejeter cette sale guerre faite aux civils. Fortes surtout de la complaisance envers des organisations terroristes et des états qui les soutiennent ouvertement mais font de plus en plus la loi à l’ONU, du Conseil des Droits de l’Homme à l’Assemblée Générale et à ses Comités spéciaux.Fortes surtout des analyses qui privilégient « la recherche des causes » à la condamnation des actes.En 2003, c’était nous disait-on « à cause » de l’intervention américaine.En 2009, difficile de nous faire avaler que ce serait « à cause » du retrait des troupes américaines.Qu’importe, en cherchant bien on trouve : tous les chemins mènent non à Rome mais à Jerusalem. Se concentrer sur la recherche des « causes » au lieu de réagir aux attentats, c’est au bout du compte encourager le terrorisme dont l’objectif est de terroriser et soumettre les populations, d’empêcher la vie normale, le débat, la rencontre, le partage, la démocratie, les élections. En Irak et en Afghanistan. Mais pas seulement puisque le monde entier vit sous la menace. Et la France en particulier, dont l’Ambassade en Mauritanie a été visée le 8 août par un attentat revendiqué par Al Quaida au Maghreb Une Journée Internationale Contre le Terrorisme qui permette aux citoyens du monde entier de se rassembler pour dire tout simplement NON AU TERRORISME, aux attentats, aux prises d’otages, est plus urgent que toutes les louables journées internationales de ceci et de cela réunies !Une date incontournable pour une telle Journée : le 11 septembre ! On a commencé en 2008. On continue en 2009. Ce n’est qu’un début …Huguette Chomski Magnis

Actualité : ETA, 50 ans dans le sang

On la disait moribonde, elle semble toujours mortifère : deux attentats attribués à l’ETA viennent de frapper durement Burgos puis Majorque. Deux Gardes Civils y ont été tués.L’attentat de Burgos a délibérément blessé en pleine nuit les familles des Gardes Civils, enfants compris. Il aurait pu tuer ces enfants. La frontière entre attentats visant les civils et attentats visant les militaires est décidément parfois bien difficile à établir. Quelles que soient les revendications nationales basques, qui restent légitimes même dans une Espagne démocratique, le recours au terrorisme, rejeté avec horreur par l’immense majorité des Basques, est un crime qu’il faut condamner avec force, ici comme ailleurs. Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme a assuré l’Association des Victimes du Terrorisme espagnole et le Comité basque COVITE de sa totale solidarité avec les victimes et leurs familles.Victoria Wilson.

Actualités : Clotilde Reiss , jeune Française emprisonnée en Iran depuis un mois

Selon le Quai d’Orsay, elle a bon moral et se dit bien traitée mais “reste inquiète”. On la comprend, les prisons iraniennes sont redoutablement dangereuses . Incarcérée depuis le 1° juillet, elle n’a pu voir l’Ambassadeur de France qu’une fois, le 9 juillet. Universitaire de 23 ans, elle est accusée d’espionnage ! Son crime : avoir pris avec son portable des photos de manifestations à Ispahan, et les avoir envoyées à un ami français à Téhéran.Ses amis se mobilisent ce 31 juillet, jour de ses 24 ans.« 24 heures pour Clotilde Reiss » annonce la Voix du Nord. Pour signer la pétition initiée par le Comité de soutien à Clotilde Reiss et soutenue par la communauté des chercheurs :[http://clotildereiss.org->http://clotildereiss.org]H. Chomski Magnis

Communiqué : Pour Aung San Suu Kyi

{{Dernière minute :}} Du fait du report au 11 août du “verdict” de ce simulacre de procès. Info Birmanie nous informe du report de la manifestation prévue ce 31 juillet. Report au 11 août, voire au-delà, la junte militaire voulant sans doute faire traîner la situation jusqu’aux élections de 2010 pour y interdire toute expression démocratique.{{Notre Communiqué du 30 juillet 2009}}Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme apporte tout son soutien au {{ Rassemblement pour Aung San Suu Kyi}} organisé ce vendredi 31 juillet à 18 heuresplace du Général Brocard, Paris 8° par l’Alliance des Femmes pour la Démocratie, Info Birmanie, la Communauté birmane de France et le collectif d’artistes “SOS Aung San Suu Kyi”. Le verdict attendu au terme d’un procès inique fait redouter une nouvelle condamnation visant à priver le peuple birman opprimé par la junte de la voix d’une combattante démocrate. Tous les démocrates se doivent d’être activement solidaires d’Aung San Suu Kyi Elle et tous les prisonniers politiques birmans, détenus pour seuls délit d’opinion et combat pour les libertés démocratiques, doivent être libérés !

Tribune libre : Depuis le 12 juin, l’Iran tremble

{{Ann Assieh PAK}} {{Islamisme et terreur}}Au diktat de l’islamisme, de la terreur, de la misogynie due à la charia se rajoute le diktat des militaires, des miliciens, des « gardiens de la révolution », des basijis déchaînés comme des chiens sur des femmes et des hommes qui, au prix de tous les dangers, ne veulent plus, ne peuvent plus supporter d’être des citoyens de second degré. La crise a commencé avec une massive participation des femmes et des hommes pour empêcher la réélection d’Ahmadinejad. C’est justement ce que le régime islamiste refuse. Il se veut la « volonté divine » exercée par le « guide suprême ». Pour lui, le peuple ne compte pas, le peuple lui doit obéissance. Mais, ce que ces putschistes ne veulent pas comprendre c’est que les Iraniennes et les Iraniens ont subi 30 ans de mépris, 30 ans de répression, 30 ans d’oppression. A présent elles et ils veulent être considérés comme des êtres humains à part entière, avec des droits humains, droit à la liberté, droit à la dignité. Cela s’entend dans les slogans de la semaine dernière « le peuple iranien accepte la mort, pas le mépris » car le régime dictatorial n’a pas seulement menti, il a surtout méprisé le peuple.Les femmes, dans la période préélectorale, par des protestations individuelles et collectives, avaient montré leur ras-le-bol de la répression dont elles sont victimes par le hijab de façon tellement forte que les débats télévisés des candidats étaient dominés par des promesses d’assouplissement des réglementations du hijab. Même Ahmadinejad avait promis la révision des lois de « sécurité », en oubliant que c’est lui qui avait signé ces lois. Il ne faut pas oublier qu’en Iran la politique sécuritaire désigne les femmes comme fautives du désordre social. À chacun sa sécurité ou sa politique sécuritaire !!.C’est une grande erreur de croire que ce qui se passe en Iran est une bataille entre deux adversaires électoraux ou leurs supporters. Ce sont des femmes et des hommes de la rue qui appellent Moussavi, qui lui donnent rendez-vous ainsi qu’à son comité de soutien et qui lui demandent de soutenir leur lutte et leur protestation. Dans cette grande protestation générale, les Iraniennes participent en première ligne en dépassant le rôle traditionnel imparti aux femmes. Elles brisent tous les clichés et les stéréotypes concernant les femmes, au mépris de leur mort.Protestataires, elles le sont entièrement.Les femmes, premières cibles et victimes du régime islamiste, payent davantage leur engagement dans ces protestations. Elles sont insultées, arrêtées, torturées, tuées. Dans certains cas, le régime inflige aux jeunes femmes des violences, des viols, des sévices et une barbarie inimaginable. Pourtant elles se mobilisent. Rien ne les arrête. Elles sont en tête et motrices des manifestations. Elles mettent en échec certaines arrestations. Elles jettent des pierres quand les manifestants sont attaqués. Elles construisent des barricades. Elles se jettent devant les basijis lorsque ceux-ci frappent et arrêtent des jeunes. Parfois même, elles font tomber des « miliciens en habit civil » qui attaquent en moto des rangs de manifestants. Le cri « mort à la dictature », le jour comme la nuit, a une teinte féminine. Le vendredi 17 juillet, lorsque le peuple, pour empêcher d’autres massacres, invita Moussavi, Rafsandjani, et Karoubie, les « modérés » du régime islamiste, dans les rues et à la prière du vendredi, ce sont elles qui brisèrent la ligne jaune : plus de séparation sexiste ni dans les rues, ni lors des prières alors que toute manifestation mixte a été interdite depuis 30 ans. Bien entendu, le lendemain, des journaux du régime hurlèrent au scandale : « Désastre ! L’Islam s’effondre dans ce pays ! Des millions de femmes maquillées, à côté d’hommes, dans la prière du vendredi ont sifflé, ont applaudi, ont crié {« libérez les prisonniers politiques ».} Ce n’est plus une prière, c’est la fin de l’islamisme dans notre pays ! ». En imposant la mixité dans les manifestations, en détournant le hijab obligatoire (sous peine d’amende, de coups de fouet, de prison), les femmes ébranlent le fondement de ce régime. Parmi des milliers d’arrestations de la semaine dernière, Shadi Sadre avocate, journaliste et féministe fut kidnappée et violentée dans les rues de Téhéran puis emprisonnée le 17 juillet, juste avant de pouvoir prendre part à la manifestation….Depuis, elle est toujours emprisonnée.Le peuple iranien, pour se libérer de ce dictat croisé islamo-terroriste, a besoin du soutien des femmes et des hommes libres. {{Nous pouvons les soutenir et exiger la visite d’Amnesty international et de la Croix Rouge dans les prisons, la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers, l’interdiction de la torture, l’abolition de la peine de mort.}}Ann Assieh PAK Juillet 2009

Compte-rendu du procès de Nicole Guiraud contre France Télévision, le 8 juillet 09, au TGI de Paris.

Analyse personnelle de MC San Juan (présente le 8 au procès).Nicole Guiraud a intenté un procès à FR3 (France Télévision) et à la production du film « Les Porteuses de feu ». Il a eu lieu le 8 juillet. Le film, programmé en 2008, glorifiait les actions des poseuses de bombes du FLN, et notamment de celle qui mit la bombe au Milk Bar, à Alger, attentat dans lequel Nicole, alors enfant, fut gravement touchée, traumatisme qui perdure, par ses conséquences irréversibles, physiques et psychologiques. Voir ce film a été un traumatisme supplémentaire, ravivant l’horreur. Un avocat de la défense a dit qu’elle n’y était pas obligée… Bien sûr qu’elle l’était : c’est son histoire. Comment aurait-elle pu accepter d’ignorer la manière dont son histoire était traitée ? Dire et croire cela c’est bien mal comprendre comment on reconstitue son identité en combattant pour la justice, la vérité des faits, et dans le refus des idées qui ont justifié horreur et terreur. Ce qui blesse là, c’est que le film soit présenté en niant l’atteinte, puisque celle-ci n’est pas dite. Là aussi, un avocat, répondant à la plaidoirie de maître Courbis, a considéré que mettre l’accent sur la négation des victimes c’était demander de les montrer, de jouer sur les émotions, le sensationnel. Ce n’était certainement pas ce qui était suggéré dans cette plaidoirie qui ne s’appuyait pas non plus sur la question de l’apologie du terrorisme (plainte qui de toute façon n’aurait pas été du ressort d’une victime), contrairement à l’interprétation qui en fut faite par la défense à certains moments. Au contraire, Pierre Courbis a mis l’accent sur la souffrance de la victime, atteinte au plus profond de son identité, de son intégrité, et blessée encore et encore par ce qui la nie, parce que sa réalité, dans un tel film, est rendue abstraite. On peut faire exister et reconnaître les êtres sans rentrer d’aucune manière dans le sensationnel. Mais les faire exister, quand ils ont été dévastés, ce serait rendre nécessaires des questionnements qui mettraient en question la nature même du film, contenu et forme. Nécessaire, aussi, sur la chaîne, FR3, une armature de commentaires extérieurs, dont l’absence révèle un échec, une faillite. Pierre Courbis a montré ce qu’était la réalité de la personne, justement : profondément, humainement. De celle qui ne veut surtout pas d’une quelconque compassion (terme qui fut employé par la défense) : juste du respect. Il faut ajouter autre chose encore. Dans sa démarche Nicole Guiraud s’est engagée en tant que personne, mais elle représentait symboliquement les autres victimes de telles atteintes, qu’elles soient victimes des uns ou des autres : il ne s’agissait pas pour elle de revanche partisane. Preuve en est le fait qu’elle ait évoqué, en artiste (plasticienne), dans un film de mémoire et de création, Delphine Renard, elle qui fut la jeune victime d’une autre forme de terrorisme (OAS), et qui représente elle aussi d’autres victimes plus anonymes, sur les deux rives. La plaidoirie sera-t-elle entendue ? Ce serait une avancée considérable de la pensée. Délibéré le 30 septembre. MC San Juan, Paris, 18 juillet