Le Hezbollah à la Sorbonne, le Hezbollah a tribune à la Sorbonne, le Hezbollah aurait-il la Sorbonne ? Me voilà prévenu alors je veux vérifier. Ce serait une initiative des « Indigènes de la République » sur le thème « Gaza, un an après ». Pourquoi pas ? Que les Palestiniens souffrent, que des hommes soient victimes de l’Histoire, personne ne le nie mais de qui sont-ils les victimes, personne non plus ne se pose la question. Personne ne parle de l’exploitation politique de cette souffrance, ni de la création d’un statut d’éternels réfugiés transmissible légalement de père en fils quelque soit le lieu de naissance, statut d’exception dont la récente mise en danger par certains au Liban proposant enfin à ces réfugiés dans ce pays une nationalité libanaise a provoqué l’ire d’Abou Abbas. Après tout, pourquoi pas un débat à la Sorbonne, c’est le lieu des débats mais pourquoi avec un représentant du bureau politique du Hezbollah et une militante forcenée pour la suppression du Hamas de la liste européenne des organisations terroristes ? Pourquoi mettre à la tribune du lieu de l’étude et de la tolérance les êtres les plus intolérants qui appellent, et justifient sans cesse, au meurtre aveugle de civils partout dans le monde au nom de leur perception du divin et de leurs haines. La Sorbonne a accepté de les recevoir malgré parait-il des mises en garde dont celle du MPCT sur la présence de personnages sulfureux ; ils ne sont pas interdits de territoire français. Je pense au règne sur l’intelligentsia internationale de Martin Heidegger qui adhéra en 1933 au parti nazi et ne s’en repentit jamais… Je suis prévenu donc je veux voir, j’y vais. Mes amis du MPCT le souhaitent. Il faut voir, rencontrer, échanger. Les indigènes ne sont-ils aussi pas mes frères ? C’est un samedi froid à Paris. Personne n’a vraiment envie de m’accompagner. Craintes et préjugés. Craintes sûrement, on ne va pas à une telle rencontre sans craintes, elles seront malheureusement justifiées. Quelques policiers à l’entrée de la fac de droit de la place du Panthéon. Le service d’ordre local à l’intérieur est pléthorique, c’est plutôt rassurant. Néanmoins, il représente près du tiers des participants, ses membres arborent T shirt, veste ou simplement badge au chiffre du Mouvement des « Indigènes ». Ils sont très attentifs. La salle se remplit lentement de foulards serrés sous le menton ou de keffieh en écharpe enroulée autour du cou. L’atmosphère n’est pas très chaleureuse, seuls quelques groupes ont l’air de se connaître. Je ne vois personne de ma connaissance. Qui n’a jamais été dans une telle situation ne sait ce qu’est la solitude ; une solitude au cœur d’une marée en tempête sourde qui semble n’avoir pour seule fin que détruire. Il y a là un mélange des radicalismes religieux et de quelques pseudo prolétariens universitaires qui eux devraient être antireligieux. Que viennent chercher ces auditeurs ? L’expulsion d’un cancer non musulman (c’est ce qui se dit dans les travées), la possibilité d’une soumission qui évite toute réflexion, tout choix et partant toute liberté. Je me sens subitement un corps étranger à la Sorbonne qui avait été le symbole d’une culture de l’ouverture et de la tolérance. Mme Germain, directrice de cabinet du Président Colliard est en haut de l’amphi pour s’assurer du respect de l’ordre, elle a l’air inquiète. L’amphi de 250 places est aux 3/4 plein. A l’entrée de l’amphi un tract avait été distribué : « ma dette palestinienne ». En attendant je lis le tract. Je suis effaré : Sos racisme y est décrit une imposture, les manifestations pro palestiniennes seraient interdites en France, on y parle de la transformation du Mouvement des Indigènes de la République (MIR) en Parti des Indigènes de la République (PIR) pour défendre leurs sœurs et frères de Palestine entre Jourdain et Méditerranée… le pire est en marche, pas de mine d’arrêt, tout est dit. Les allocutions commencent. D’abord le responsable de sécurité explique comment évacuer la salle en cas d’incident… la paranoïa est totale. Les portes du bas sont réservées aux seules intervenant, le membre du bureau politique du Hezbollah, Ali Fayad, le représentant du Parti islamo nationaliste du Liban (sic), et Nadine Rosa Rosso, fervente défenseur de la légitimité du Hamas, un intervenant de l’IHEDN (l’institut des hautes études de défense nationale française) etc… Les autres, nous tous, les auditeurs de la bonne parole, devront sortir par en haut. La cohue organisée. Au cœur de l’assistance une jeune femme se lève, seule, pour dénoncer la présence de représentant de mouvements terroristes à la Sorbonne. C’est Arielle Schwab, la présidente de UEJF (union des étudiants juifs de France), cinq ou six autres membres de son association se lèvent aussi, silencieux, en signe de soutien. Elle prononce des propos calmes et forts sur la Sorbonne lieu d’ouverture, de débat, voire de contestation mais qui doit se prémunir des logiques de haine. Elle dit qu’il lui est intolérable que l’Université accueille des membres ou soutiens d’organisations terroristes tels que le Hamas et le Hezbollah, qui prônent et mettent en œuvre l’assassinat de civils. Tout dégénère très vite. Les nombreux membres du service d’ordre se jettent sur elle et ses amis, les agrippent, les soulèvent et les expulsent manu militari. L’un d’entre eux violemment secoué a sa chemise entièrement déchirée. Juste devant moi, un photographe qui n’avait rien dit se voit intimer l’ordre de sortir ; un autre, un peu plus loin dit « pourquoi tu me sors, tu trouves que j’ai une tête de Juif ? ». Quelques femmes effrayées du débordement sortent apeurées. Je sors aussi pour rencontrer les exclus et m’assurer qu’il n’y a pas de blessé ; réflexe de médecin. Madame Germain avait disparu, elle revient avec un pompier. Je retourne dans la salle pour entendre ce que je voulais écouter. Deux solides gaillards s’assoient à chacun de mes cotés. Je me propose de prendre des notes. La modératrice couvre longuement de fleurs Ali Fayad qui commence par remercier la direction de la Sorbonne pour son invitation. La direction de la Sorbonne est piégée… Il appelle l’incident : répression de la contestation et de la parole (à son égard, pas à celui des exclus) et affirme qu’il est la même chose qu’une action armée, que c’est l’équivalent d’un massacre. Il dit qu’il s’agit ici d’un test de validité de ses propres valeurs et de celles de l’auditoire. Il est applaudi. Il clame que les Palestiniens (dont la population ne cesse de croître fort heureusement) vivent une guerre d’extermination… il n’y aura évidemment pas un mot pour le massacre des Musulmans du Darfour dont Abou Abbas appelle frère l’assassin. Ces contrevérités d’un discours devenu convenu m’invitent à quitter les lieux. Je suis gentiment accompagné jusqu’à la porte et on me demande si j’ai bien pu écrire. Il n’y a plus de dialogue à la Sorbonne. Richard RossinAncien Secrétaire Général de Médecins sans FrontièresMembre du MPCT
Auteur/autrice : MPCT
Actualité : l’UEJF porte plainte contre l’Université de la Sorbonne et le Mouvement des Indigènes de la République.
Après l’agression de 10 étudiants de l’Union des Etudiants Juifs de France au cours d’une conférence du Mouvement des Indigènes de la République que l’Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne accueillait samedi 12 décembre sur le thème ” Gaza, un an après : les nouveaux risques d’agression dans la région”, l’UEJF porte plainte contre l’Université de la Sorbonne et le Mouvement des Indigènes de la République. Pour Arielle Schwab, Présidente de l’UEJF : ” l’Université de la Sorbonne a transgressé les valeurs républicaines et manqué à son devoir de protéger ses étudiants. La Sorbonne doit être un lieu d’ouverture et de débat voire même de contradiction mais elle doit se prémunir de l’importation des logiques de haine et de leurs conséquences dans les amphithéâtres”.
Communiqué du MPCT : Scandaleux ! Le Hezbollah toléré dans une université parisienne ! L’expulsion des étudiants protestataires aussi !
En dépit de l’émotion soulevée par la nouvelle, la participation d’un représentant du Hezbollah et d’une défenseure active du Hamas a été tolérée à Paris 1 Panthéon Sorbonne ! Plus grave encore, des étudiants qui protestaient pacifiquement contre cette situation ont été expulsés manu militari de l’amphithéâtre mis à dispostion des organisateurs, les “Indigènes de la République”, par le service d’ordre violemment répressif de ces derniers. {{Après ces incidents, face au symptôme alarmant et symbolique de la légitimation insidieuse d’organisations terroristes, tous les mouvements démocratiques se doivent d’élever une vigoureuse protestation.}}
Communiqué du MPCT : Oui au débat démocratique Non à la légitimation du terrorisme
Nous avons appris avec stupéfaction la composition du plateau d’orateurs à une conférence organisée le 12 décembre à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne. Le débat d’idées et la tentative de réfléchir ensemble sur les tragédies qui s’abattent sur le monde restent les seules solutions acceptables dans les sociétés démocratiques. Pourtant, il est une raison qui doit s’imposer à tous comme incompatible avec la réception dans une université française d’un représentant du Hezbollah et d’une défenseure du Hamas : Hamas et Hezbollah sont des organisations terroristes qui font effraction dans le débat en massacrant des civils et en le revendiquant. Elles ont commis, commandité, organisé, financé de multiples attentats contre des civils, en particulier des attentats dits “suicides”, prises d’otages et assassinats. Certains de nos concitoyens pleurent encore les leurs, victimes d’actes terroristes commis par ces organisations, jamais sanctionnées pénalement pour cela. Aussi le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme demande instamment que soit déclarée indésirable la participation comme orateurs de Monsieur Ali Fayad, représentant du Hezbollah et de Madame Nadine Rosa Rosso qui milite pour que le Hamas soit rayé de la liste des organisations terroristes. Leur admission dans une enceinte universitaire, lieu sanctuarisé d’étude et de libre débat d’idées, pourrait hélas être perçue comme un mauvais signal par des organisations terroristes, alors que des attentats meurtriers frappent tous les jours dans le monde et que certains de nos compatriotes enlevés sont en danger immédiat.
Médias : Interview des proches de Cécile Vannier samedi 12 décembre sur TF1
TF1 diffusera dans l’émission “52 mn Inside”, l’interview des parents de Cécile Vannier, tuée dans l’attentat du 22 février 2009 au Caire, et de son ami Nicolas. Ecouter leur témoignage est le moins que l’on puisse faire !Cette interview a été tournée dans les locaux de l’Association française des Victimes du Terrorisme. {{ La diffusion est programmée pour samedi 12 décembre 2009 à 18h 50.}}
Médias : à lire absolument “Iran : une innocente contre un assassin ou la récompense du terrorisme”
Ladan Boroumand s’exprime dans Le Monde sur des tractations qui viseraient à échanger la liberté de la jeune Française Clotilde Reiss, contre la libération d’Ali Vakili Rad, condamné à la prison à vie pour l’assassinat en France de Chapour Bakhtiar et de son jeune secrétaire.Ladan Boroumand est directrice de recherche à la Fondation Abdorrahman-Boroumand (du nom de son père, opposant iranien également assasiné) pour les droits humains et la démocratie en Iran.Il faut absolument lire sa mise en garde très ferme. [http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/08/iran-une-innocente-contre-un-assassin-ou-la-recompense-du-terrorisme-par-ladan-boroumand_1277795_3232.html->http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/08/iran-une-innocente-contre-un-assassin-ou-la-recompense-du-terrorisme-par-ladan-boroumand_1277795_3232.html]V.W.
Actualité : décembre, jours de terreur
{{Les nouvelles d’attentats se bousculent, s’entrechoquent, les chiffes enflent, chiffres de mort. Des scores sanglants sans cesse dépassés se succèdent jour après jour, parfois heure après heure.}} Sans doute les gouvernements des états démocratiques condamneront-ils unanimement les attentats simultanés qui ont fait un carnage dans le centre de Bagdad ce mardi 8 décembre, jour où était annoncé la date des prochaines élections. 127 morts et 448 blessées, des chiffres si gros qu’ils donnent droit à une couverture médiatique. Cibles : l’Institut de technologie, le palais de justice, le ministère du travail, une antenne du ministère de l’intérieur et un marché. {{Les gouvernements et l’ONU condamneront, mais encore ?}} La veille, c’est six jeunes enfants de Sadr City, vaste et misérable faubourg chiite de Bagdad, qui mouraient dans un attentat (à moins qu’il ne se soit agi de l’explosion accidentelle d’une cache de munitions.) Au Pakistan, le Palais de Justice de Peshawar était visé lundi 7 par un attentat, pour la seconde fois en quelques semaines, faisant 11 morts. Vendredi 4, une attaque contre une mosquée avait fait 39 morts et 40 blessés. Jeudi 3 en Somalie, c’est une cérémonie de remise de diplômes à des étudiants en médecine qui était frappée par un attentat. Un terroriste déguisé en femme voilée s’est fait exploser pendant la cérémonie. Bilan, 22 morts, des étudiants et trois ministres. Quelle meilleure cible pour les terroristes que de futurs médecins qui devaient sauver des vies ! Depuis, l’organisation terroriste Al Shabaab a nié toute responsabilité dans cet attentat car ils “ne visent pas des innocents ” On se demande s’il faut rire ou pleurer.Enfin Al -Qaida au Maghreb islamique revendique l’enlèvement de notre compatriote Pierre Camatte (kidnappé fin novembre au Mali) et de trois Espagnols en Mauritanie. Au lieu de se laisser accabler par ces nouvelles, osons les questions. Que faisons-nous ? Que fait la société civile ? Que font les organisations qui se réclament de la défense des droits humains ? Va-t-on laisser Monsieur Kadhafi s’ériger en conseiller ès-terrorisme, lui qui n’a pas soldé ses comptes avec les victimes d’attentats sanglants ? {{Le moment nous semble venu de rassembler l’ensemble des organisations démocratiques dans un Collectif d’ONG contre le Terrorisme pour riposter ensemble , pour être ensemble solidaires de toutes les victimes d’attentats et pour refuser ensemble de justifier des actes terroristes, attentats ou prises d’otages, qui visent des civils.}} Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme a lancé cette proposition. Le débat est ouvert ! HCM
Tribune : 7 décembre 2009, en Iran et dans le monde
{{Ce qui se passe en Iran concerne le monde entier}}Le 7 décembre 1953, soit à peine quatre mois après le coup d’État qui avait renversé Mossadegh, Premier Ministre de l’Iran de l’époque et leader de la nationalisation du pétrole, le vice-président américain Richard Nixon se rendit en Iran pour visiter le Chah. Ce fût le jour que les étudiantes et étudiants choisirent pour se soulever contre ce coup d’État mais aussi contre la monarchie et contre l’ingérence étrangère. Ils organisèrent une grande manifestation qui fut violemment réprimée et qui se fit trois morts dans leurs rangs. Ces trois étudiants morts au cours de cette insurrection ont marqué la mémoire du mouvement étudiant iranien et plus largement celle collective de la lutte pour la démocratie et la liberté dans ce pays. Depuis ce jour du 7 décembre 1953, la date du 7 décembre est devenue le symbole de la résistance contre la répression. Mais le régime islamique en place en Iran après 1979, instrumentalisa la journée du 7 décembre dédiée à la mémoire insurrectionnelle dans le but unique de faire oublier ses propres crimes à l’égard des citoyen-nes. Aussi, 56 ans plus tard, les petits-enfants de ces étudiant-es iranien-nes sont toujours dans la contestation. Et depuis le 12 juin de cette année, c’est de façon quotidienne qu’ils protestent et toujours contre un coup d’Etat, mais cette fois contre celui des Ayatollahs fascistes qui se sont révélés plus féroces et sanguinaires que le régime du Chah. Les revendications des étudiants rejoignent celles des autres mouvements sociaux ! « Arrêt de la répression, arrêt des procès illégitimes, arrêt des condamnations à mort. Pour la fin de l’apartheid sexiste dans la société, pour la liberté d’expression, pour la démocratie, pour la laïcité… » Nous n’avons pas beaucoup entendu les médias occidentaux au sujet de ces protestations, ces derniers temps, la plupart des médias se sont évertués à nous bourrer le crâne avec la commémoration de la chute du mur de Berlin et en France on nous a cassé la tête avec les Miss France. Mais s’est-il donc passé quelque chose de particulier ce 7 décembre 2009 en Iran ? Et dans le reste du monde ? Alors que depuis des semaines le viol, l’assassinat, les pendaisons, les exécutions sont les menaces proférées à foison par les médias du régime pour étouffer toute contestation, les femmes et les hommes sont pourtant bien descendus ce 7 décembre 2009 dans les rues partout en Iran pour crier : {{« A bas la dictature ! », «le coup d’état, la torture, l’assassinat sont des instruments du régime des Ayatollahs ! », « A bas le Guide Suprême !»… « Nous voulons la paix, la liberté et la démocratie pour nous et le monde ! »… « Non au régime policier ! ». « Mort à Khamenéi ! ».}} Et ces slogans, ce même jour, ont bien été repris à Paris, sur la place de la Sorbonne, comme dans tous les pays du monde où les Iraniennes et les Iraniens sont en exil, à côté des étudiantes et étudiants iraniens et encore des citoyennes et citoyens des pays d’hôte en solidarité ! Et les médiats ont entendu ces cris ?! Jusqu’à ce 12 juin 2009 où le peuple est descendu dans la rue, ce qu’il continue à faire malgré la répression, certains médias surtout ceux islamo-gauchiste ont osé répandre leur avis que le peuple iranien serait nationaliste et soutiendrait Ahmadinéjad, car il voudrait le nucléaire ! Et encore maintenant. Quelle absurdité ! le régime islamique est isolé de l’extérieur pour la question du nucléaire et est rejeté très fortement à l’intérieur par les Iraniennes et Iraniens. Ni l’islam, ni le nucléaire, ni le nationalisme, ni la peur, rien à présent ne fait taire ce peuple assoiffé de liberté, de paix et de démocratie dont il a été privé depuis 30 ans, et qui réclame la fin de la théocratie en Iran. {{Ce qui se passe en Iran concerne le monde entier. C’est l’espoir de voir dans un grand pays où l’islam politique est né, la mort de ce dernier et l’émergence d’une démocratie reposant sur la séparation de l’Etat et de la religion, ce qui nous prémunira du danger de la confessionalisation de nos sociétés et des guerres contre la démocratie et les libertés qui en découlent.}} {{Anna PAK}} 8 décembre 2009
Rassemblement en solidarité avec les étudiants iraniens
{{Paris 7 décembre 2009Place de la Sorbonne18h – 20h}}Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme y participe, non pour soutenir le “mouvement vert” mais en solidarité avec les étudiants, les manifestants réprimés, les prisonniers torturés et condamnés à mort.
Communiqué de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme
{{L’impunité pour les terroristes ne doit pas devenir la règle de notre monde !}} {{English version below}} L’Alliance Internationale Contre le Terrorisme soutient toutes les victimes du terrorisme, tous les otages et leurs familles, et s’efforce de sensibiliser au terrorisme, violation majeure des droits humains. Face au terrorisme la communauté internationale devrait avoir deux positions de principe: -Tous les otages doivent être libérés, au nom des droits humains universels, car tous sont innocents. -Tous les terroristes jugés et condamnés devraient rester en prison, quelle que soit leur identité, et quelle que soit la cause qu’ils prétendent servir, dès lors qu’ils ont eu droit à un procès équitable et qu’ils ont des conditions de détention humaines.Informés par Arnold Roth, président de Keren Malki, partenaire israélien de notre alliance internationale, de la possible libération d’Ahlam Tamimi, entre autres prisonniers palestiniens, en échange de la libération de Guilad Shalit, otage franco-israélien, détenu au secret par le Hamas, nous souhaitons exprimer à la famille Roth et à toutes les victimes concernées, notre pleine solidarité avec leur combat pour la justice et la vérité. Ahlam Tamimi a été l’organisatrice et la complice active d’un meurtre de masse commis le 9 août 2001, l’attentat de la pizzeria Sbarro à Jérusalem, dont Malki, la fille de M. et Mme Roth, fut l’une des 15 victimes, parmi 8 enfants et bébés. Jugée et condamnée à la prison à perpétuité, Ahlam Tamimi n’a purgé que 5 ans de sa peine.Interviewée et filmée dans sa prison en Israël, elle a affirmé n’avoir aucun regret.A la journaliste Barbara Victor, elle a déclaré: {« Je ne regrette pas la mort de tous ces enfants. Ils auraient du retourner en Pologne, Russie ou aux USA, d’où leurs parents sont venus ».} Notre Alliance ne juge pas les négociations entreprises par des gouvernements qui tentent de libérer leurs citoyens kidnappés. Nous n’avons aucun mandat et aucun désir de prendre parti dans les différents conflits qui déchirent la planète. Ce qui nous horrifie, ce n’est pas que des meurtriers puissent être libérés pour sauver la vie d’un otage mais que le monde se taise. L’injustice, l’iniquité morale d’un tel “échange” sont non seulement tolérées mais niées, la frontière entre l’innocence et la culpabilité est effacée. Nous alertons sur le danger mortel de valeurs perverties, d’un monde dans lequel la condamnation morale ne sanctionne pas la responsabilité individuelle et où le soutien moral est refusé aux victimes civiles ciblées par les terroristes. Nous alertons contre l’encouragement que l’impunité triomphante accordée à ceux qui commettent des attentats et des prises d’otages représente, risquant de susciter l’augmentation des attaques terroristes dans le monde. Nous en appelons à nos concitoyens dans nos différents pays, à la société civile, à toutes les associations de victimes du terrorisme et à toutes les ONG, aux autorités nationales et internationales, pour qu’ils expriment leur indignation et défendent les droits humains des victimes du terrorisme et de leurs familles. 6 décembre 2009 {{Les organisations et réseaux membres de l’Alliance internationale Contre le Terrorisme (AICT) sont :}} Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme (France) ; Omagh Support and self Help group (Irlande du Nord) ; AIVITER, Associazione italiana vittime del Terrorismo (Italie) ; Djazairouna (Algérie) ; AVT Associacion Victimas del Terrorismo (Espagne) ; Keren Malki (Israël) ; United Against Terror (Grande-Bretagne) ; CELTYV, Centro des estudes legales sobre el terrorismo y sus victimas (Argentine) Les représentants de l’AICT sont disponibles pour commentaires à la presse et interviews.Contact : [alliance.against.terrorism@gmail.com->undefined] {{International Alliance Against Terrorism}} Press release {{IMPUNITY FOR TERRORISTS MUST NOT BE THE RULE OF OUR WORLD !}} The International Alliance Against Terrorism supports all terror victims, all hostages and their families and aims at raising awareness to terrorism as a major violation of human rights. The international community should have two guidelines to deal with terrorism : -All hostages must be freed, in the name of universal human rights, because all hostages are innocent. -All terrorists judged and condemned should remain in prison, in the name of international justice, whatever their identity and the cause they claim to serve, provided they have been given fair trials and humane detention conditions.Informed by Arnold Roth, President of Keren Malki, the Israeli partner of our International Alliance, of the possible liberation of Ahlam Tamimi, among many other Palestinian prisoners to be exchanged for the liberation of Guilad Shalit, Franco-Israeli hostage, kept incommunicado by the Hamas, we wish to express to the Roth family and all terror victims affected by the case, our full solidarity with their fight for justice and truth.Ahlam Tamimi was the organizer and active accomplice of the mass murder committed on 9 August 2001 at the Sbarro Pizzeria in Jerusalem, a terror attack in which Mr and Mrs Roth’s daughter, Malki, was one of 15 victims, among 8 children and infants.Judged and condemned to life imprisonment, Ms Tamimi has purged only 5 years of her sentence.Interviewed and filmed in her Israeli prison, she stated she felt no regret.To the journalist, Barbara Victor, she declared: {“I did not regret the death of all those children. They should have returned to Poland, Russia or the United States, from which countries their parents came.”}Our Alliance does not judge the negotiations entered into by governments attempting to free their kidnapped citizens.We have no mandate and no wish to take part in the various conflicts that beset our planet. We are appalled, not on account of the possible liberation of murderers to save the life of a hostage but because of the world silence : the unfairness, the moral iniquity of such an “exchange” is not only tolerated but denied. We are appalled to see the line between innocence and guilt blurred. We warn against the deadly danger of perverted values, of a world in which moral condemnation fails to focus on individual responsibility and moral support fails to be bestowed on civilian victims targeted by terrorist actions. We warn against the incentive effect triumphant impunity granted to those who perpetrated terror attacks and kidnapping may have in our global world to spread the terrorist scourge. We call on our fellow citizens in our different countries, on civil society, on all terror victims organizations and all NGOs, on national and international authorities to voice their indignation and defend the human rights of terror victims and their families. December 6 th 2009{{ Organisations and networks members of International Alliance Against Terrorism :}}Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme (France) ; Omagh Support and self Help group (Irlande du Nord) ; AIVITER, Associazione italiana vittime del Terrorismo (Italie) ; Djazairouna (Algérie) ; AVT Associacion Victimas del Terrorismo (Espagne) ; Keren Malki (Israël) ; United Against Terror (Grande-Bretagne) ; CELTYV, Centro des estudes legales sobre el terrorismo y sus victimas (Argentine)Contact : [alliance.against.terrorism@gmail.com->undefined]

