Hommage : mort du cinéaste Omar Amiralay

Le cinéaste et opposant syrien Omar Amiralay, dont la plupart des films étaient interdits en Syrie, est mort à Damas samedi 5 février 2011. Officiellement il est mort à son domicile d’une crise cardiaque. Des rumeurs attribuent cependant la mort de ce critique implacable de la dictature bassiste à un emprisonnement voire à la torture. Le 30 janvier, il avait signé avec d’autres opposants un communiqué saluant les mouvements de contestation en Tunisie et en Egypte. Il avait 67 ans. Omar Amiralay avait consacré un documentaire aux attentats parisiens de 1985.En 1996, il avait aussi réalisé un documentaire marquant, “Par un jour de violence ordinaire, mon ami Michel Seurat… “, documentaire dédié à la mémoire de l’otage français enlevé au Liban en mai 1985 par le Djihad Islamique.. Les ravisseurs avaient annoncé en mars 1986, dans le style caractéristique des mises en scène terroristes, ” l’exécution du chercheur espion spécialisé Michel Seurat “. Michel Seurat avait en fait succombé longtemps auparavant à la maltraitance et au manque de soins. Le Hezbollah ne révéla qu’en 2006 le lieu où il avait été enterré. Marlène Jason

AZF : la piste terroriste relancée ?

Dans un rapport de près de 30 pages commandé par Total (1) l’ancien juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière s’efforce de démonter la thèse de l’accident industriel dans l’explosion de l’usine AZF à Toulouse, qui fit 31 morts et des milliers de blessés quelques jours après le 11 septembre.La démarche est vigoureusement dénoncée par l’Association des familles endeuillées qui y voit une manoeuvre du groupe Total pour esquiver ses responsabilités en faisant classer la terrible explosion en acte terroriste.V.W.(1) Ce rapport qui date de juin 2010 vient d’être révélé par le site Mediapart

A lire : Bernard Zaoui, le combat d’un fils contre le Hamas

Le site Guysen International News publie un interview de Bernard Zaoui, dont la mère, Marianne Lehman Zaoui, a été parmi les 29 victimes de l’attentat du Park Hotel perpétré le 27 mars 2002 à Netanya, Israël.http://www.guysen.com/article_Bernard-Zaoui-le-combat-d-un-fils-contre-le-Hamas_14997.html Bernard Zaoui revient sur le combat qu’il mène avec son avocat, Maître Buchinger.” Il souhaite l’extradition des responsables de l’organisation terroriste du Hamas, et particulièrement celle de Khaled Mechal, le chef du bureau politique du Hamas” hébergé et protégé à Damas par les autorités syriennes. Il dit aussi son indignation à l’idée que certains des responsables de l’attentat emprisonnés en Israël puissent être libérés dans le cadre d’un “échange” pour sauver Guilad Shalit :”On ne négocie pas avec des terroristes. Ils doivent être jugés et ensuite ils doivent purger leurs peines. Ils ont commis un crime, un crime contre des civils donc un crime contre l’Humanité ils ne doivent pas rester impunis, ou punis à moitié”. Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme assure Bernard Zaoui, partenaire du Collectif Contre le Terrorisme, de son total soutien dans ce combat. HCMLire l’article : [ http://www.guysen.com/article_Bernard-Zaoui-le-combat-d-un-fils-contre-le-Hamas_14997.html ->http://www.guysen.com/article_Bernard-Zaoui-le-combat-d-un-fils-contre-le-Hamas_14997.html ]

Pétition Iran : Défendre les prisonniers politiques ; protester contre les exécutions

{{Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme relaie cette pétition communiquée par le comité international contre la lapidation et invite ses ami-es à la signer.}} Pour soumettre le peuple en colère d’Iran, qui est au bord de la révolte, le régime islamique d’Iran a intensifié l’exécution des prisonniers politiques et annonce jour après jour une liste d’exécutions.La récente protestation couronnée de succès dans la ville de Sanandaj, soutenue par l’indignation et les campagnes internationales, ont forcé le régime islamique de repousser l’exécution de Habibollah Latifi. pourtant, le régime a immédiatement exécuté deux autres prisonniers, Ali Saremi et Ali Akbar Siyadat.Des millions de personnes sont à juste titre indignées par ces atrocités ; il est important que la campagne internationale soit coordonnée et unifiée. Nous, signataires, nous rejoignons pour cela cette protestation internationale et :1. Soutenons la campagne internationale de soutien au peuple d’Iran pour mettre fin aux exécutions et pour la libération immédiate des prisonniers politiques. La peine de mort est inhumaine et doit être abolie.2. Demandons la révocation de tous les ordres d’exécution.3. Demandons que tous les prisonniers politiques, dont les étudiant[e]s, militant[e]s ouvriers, militant[e]s des droits des femmes ou quiconque est emprisonné pour ses opinions religieuses ou non-religieuses ou pour sa sexualité soit immédiatement libéré. La liberté d’expression est un droit humain fondamental.4. Nous condamnons toute complaisance avec ce régime et demandons que tous les gouvernements condamnent ces atrocités et cessent toute relation diplomatique et politique avec le régime d’Iran.{{ Pour signer :}} {{[ http://stopstonningnow.com/united/listunite600.php?nr=22774802&lang=fr->http://stopstonningnow.com/united/listunite600.php?nr=22774802&lang=fr]}}

Actualité : à Téhéran, on exécute à tour de bras !

{{Alors que les yeux sont tournés vers l’Egypte, la pendaison, annoncée le 29 janvier, de Zahra Bahrami à Téhéran, est passée presque inaperçue.}}[http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-12314886->http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-12314886]Certes le chef de la diplomatie néerlandaise a dénoncé un “acte commis par un régime barbare” et les Pays-Bas ont gelé leurs contacts avec l’Iran mais l’exécution de cette néerlando-iranienne âgée de 46 ans n’a guère mobilisé. Arrêtée lors des manifestations de 2009 contre la “réélection” d’Ahmadinedjad, elle avait depuis été commodément accusée de trafic de drogue. Le régime de la République Islamique d’Iran est coutumier des fausses accusations, trafic de drogue, viol ou … terrorisme ! Car ce régime, poursuivi dans l’enquête sur l’attentat de l’AMIA en Argentine, mentor des très terroristes Hezbollah et du Hamas sait aussi y aller de son couplet “antiterroriste”, taxer de terrorisme ses opposants politiques et même diligenter la création d’une vertueuse “association iranienne de victimes du terrorisme” ! Selon Human Rights Watch 74 prisonniers ont été exécutés par le régime des mollahs depuis le 1° janvier et, si on la laissait poursuivre à ce rythme, la RII exécuterait plus de 1000 prisonniers en 2011 !Et comme le Hezbollah vient de “proclamer” son milliardaire d’homme lige Premier Ministre du Liban (encore une nouvelle passée presque inaperçue) on doit aussi s’inquiéter pour l’avenir d’un Liban qui serait placé sous la coupe de la République Islamique d’Iran …Victoria Wilson

Communiqué du Rassemblement pour un Liban Démocratique

{{ Liban}} {{ Hold-up « démocratique » sous la menace des armes}}Lundi 24 janvier 2011, un premier ministre libanais a été désigné ou plutôt « proclamé » par le Hezbollah. Cette proclamation n’est, en fait, qu’un hold-up soigneusement préparé dans de sinistres bas-fonds protégés par un immense arsenal militaire.Hold-up des institutions démocratiques, la proclamation précédant les consultations parlementaires.Hold-up de la chambre des députés dont les clés sont détenues par son président, le plus fidèle allié de la Syrie.Hold-up de la majorité populaire et sa volonté de justice et de sécurité.Hold-up des revendications des libertés individuelles respectant l’égalité des citoyennes et des citoyens.Hold-up de l’indépendance et de la souveraineté du pays.Hold-up sous couvert de respect du jeu institutionnel et de la démocratie, une démocratie dénaturée et sciemment liquidée par l’axe irano-syrien et son bras armé, le parti chiite intégriste et ses blousons noirs pseudo résistants.Le but ultime étant d’enterrer le tribunal international spécial pour le Liban, seul rempart contre l’impunité séculaire des crimes et des exécutions terroristes qui ont sévi pendant plusieurs années et qui menacent de plus en plus ouvertement.Les Libanais protestent, organisent des marches, des rassemblements et ccupent des places. Ils font entendre leur voix.Le Liban est sur une croisée de chemins. S’il bascule dans l’axe régional totalitaire et liberticide, les conséquences balaieront toute la région. Le Rassemblement pour un Liban Démocratique

La France, le monde, la liberté et le terrorisme

Deux éléments de l’actualité récente concernant la France sont d’autant plus graves qu’ils ont été minimisés : les nouvelles menaces proférées contre la France et l’épisode Alliot Marie à Gaza. -{{Les nouvelles menaces contre la France}} Sans savoir s’il sera authentifié ou pas, comment apprécier le message de Ben Laden diffusé vendredi 21 sur Al Jazira ? Certes il n’est pas plus violent que celui du 27 octobre 2010. Pour rappel : {“Si la France est en droit d’interdire aux femmes libres de porter le voile, n’est-il pas de notre droit de pousser au départ vos hommes envahisseurs en leur tranchant la tête ?”.} Mais entre temps deux jeunes otages français aux mains de franchisés Al Qaida ont été tués ! Si ce nouveau message ne revient plus sur l’interdiction de la burka, il lie à nouveau le sort de nos compatriotes otages au retrait des 3750 soldats français d’Afghanistan et confirme une focalisation sur les Français menacés “à l’intérieur et à l’extérieur de la France”. Un chantage que toute la classe politique française doit rejeter en refusant l’irruption, mortifère pour la démocratie, du terrorisme dans le débat. Y est elle prête ? Est-elle plus armée que l’était la classe politique espagnole lorsqu’elle fut confrontée aux attentats de Madrid en mars 2004 ? Au vu des réactions que certains politiques se sont autorisés après la mort des otages du Niger, le front républicain a pour le moins besoin d’être consolidé face au terrorisme : Villepin critique l’emploi systématique de la force pour libérer les otages, Bayrou critique la stratégie française. Quant à l’éditorial de l’Humanité du 10 janvier, il titrait {” Un tabou à lever La politique étrangère de la France est-elle en partie responsable des menaces qui pèsent sur ses intérêts ?”}Or il n’y a pas de bonne réponse au terrorisme et à la prise d’otage en particulier. On doit refuser le piège de la polémique, instrumentalisée de façon indécente de part ou d’autre, sur l’intervention militaire décidée par la France, faute de quoi on laisse les terroristes islamistes marquer des points. -{{L’épisode Alliot Marie à Gaza}} S’il a été minimisé par Madame Aliot Marie elle-même, une Ministre de la République a bel et bien été agressée verbalement et physiquement par des manifestants à Gaza. Le scandale qui avait provoqué l’indignation “spontanée” de ces Gazaouis ? Des propos imputés, à tort, à notre Ministre des Affaires Etrangères qualifiaient, ô blasphème, de “crime de guerre” la longue séquestration de Guilad Shalit ! On chercherait en vain un communiqué de protestation de l’Élysée, de Matignon ou du Ministère des Affaires Etrangères contre l’offense faite à la France. Rien nulle part, c’est un non-événement. Alors pourquoi y attacher de l’importance ? Pour une double raison. D’abord parce que l’on est à nouveau devant la confusion, sciemment entretenue, entre la situation d’un otage et celle d’un prisonnier détenu dans un lieu défini et visitable, accusé qui doit être jugé, innocenté ou condamné puis libéré au terme de sa peine. Ensuite parce que l’absence de réaction dit beaucoup sur le choix politique de préférer la langue de bois au parler vrai et d’accepter l’inacceptable. Le 21 janvier 2011 renvoie irrésistiblement au 26 février 2000. Ce jour-là, Lionel Jospin, Premier Ministre de la France s’était fait caillasser devant l’université palestinienne Bir Zeit, en Cisjordanie, pour avoir eu l’outrecuidance de condamner “les attaques terroristes du Hezbollah”. Loin de protester et de défendre son Premier Ministre, le Président de la République Jacques Chirac avait vertement tancé Lionel Jospin ! Michèle Alliot-Marie se joignit au chœur des protestataires indignés pour fustiger ce “dérapage inconcevable”. Beaucoup de choses se nouèrent sans doute à ce moment-là, de l’ordre de la tolérance face aux organisations terroristes et du renoncement à la liberté de parole. Si 11 ans plus tard, personne ne s’est offusqué de l’incident de Gaza, c’est que la police de la pensée a fait son vilain travail en Europe et dans le monde, creusant le sillon où les terroristes islamistes sèment la mort en toute impunité. On nous a tant asséné qu’il faut comprendre leur “exaspération” et revendiquer sans complexe une indignation sélective que la lâcheté, astucieusement déguisée en courage, peut être applaudie en toute bonne conscience. Oui, mais les peuples réservent des surprises. Le sort des Tunisiens n’avait pas suscité l’indignation de Monsieur Hessel. Cela ne les a pas empêchés de se dresser pour leur liberté en une révolution, magnifique en dépit de son avenir incertain. Voilà qui peut donner de l’espoir aux Tibétains , aux Iraniens, aux Ouïgours, aux Darfouris et à tous les autres peuples oubliés sur le bord de la route de l’indignation chic et choc. Huguette Chomski Magnis 23 janvier 2011

Communiqué : Attentat meurtrier à l’aéroport de Moscou

C’est un acte terroriste barbare et révoltant qui a été perpétré ce 24 janvier à l’aéroport de Moscou-Domodedovo, probablement par une femme terroriste “suicide” et un ou des complices. L’explosion d’une bombe de forte puissance (7 kg de T.N.T.) a eu lieu au milieu d’une salle des arrivées des lignes internationales et proche des taxis afin de tuer le plus grand nombre possible de voyageurs, de civils ,de femmes, d’enfants…Bilan provisoire :35 morts et 130 blessés.Une grande majorité des victimes sont bien sûr russes mais il y a aussi des étrangers parmi les tués, deux Britanniques, un Allemand, un Bulgare, une Ukrainienne, un Ouzbek, un Tadjik et un Kirghiz.Plusieurs étrangers figurent également sur la liste des blessés publiée par le ministère de la santé russe et parmi eux un Français et un Italien.La piste des islamistes du Caucase du Nord est retenue. Trois suspects vus à l’aéroport seraient recherchés et une opération sur une possible base de départ des terroristes est envisagée à 50 km de Moscou.Outre les condamnations des chancelleries, on notera pour y souscrire des commentaires d’internautes anonymes comme ceux-ci : {” Surtout qu’on n’invoque pas le “désespoir” ou la “frustration” de je ne sais qui… Aucune cause ne justifie cela.”} ou {” Quelle honte de lire encore des commentaires de Français qui trouvent des “explications” aux attentats-suicide! … Si tous les damnés de la terre se mettaient à faire des attentats suicide, le monde serait à feu et à sang!”} Comme l’éveil d’une conscience dans l’opinion. C’est à ceux-là que nous proposons de rejoindre notre combat, la résistance au terrorisme.{{Alexandre Sebban Délégué Général du MPCT}}

Intellectuels arabes contre le terrorisme islamiste

L’appel lancé par “Respect Magazine” pour condamner les massacres de Chrétiens commis au nom de l’Islam a été abondamment relayé. Sans doute faut-il s’en féliciter. La présence de l’islamiste Tariq Ramadan parmi les premiers signataires interpellera cependant sur la portée de la démarche. {{Il est particulièrement opportun de rappeler l’appel lancé il y a près de 6 ans par trois éminents intellectuels arabes, Lafif Lakhdar, Jawad Hashim et Chaker Naboulsi}}. (1) Sans langue de bois, exemples précis à l’appui, il pointait les vrais problèmes. Il plaçait au centre la question de la justice, c’est-à-dire le devoir de mettre un terme à l’impunité des commanditaires de tous les attentats dits “suicides”, y compris les auteurs de “fatwas” incitant au terrorisme. Pourquoi cet appel ne fut il pas relayé ? A ceux qui ne voulurent pas entendre les voix de Lafif Lakhdar, Jawad Hashim et Chaker Naboulsi de répondre et de réfléchir à leur part de responsabilité. Le terrorisme islamiste a poursuivi son offensive sans encombres. Que de temps perdu ! Combien de vies perdues ! S’il est bien tard aujourd’hui, il n’est pas encore trop tard. Nous sommes fiers de nous réclamer de l’appel reproduit ci-dessous. Il a balisé notre chemin et inspiré notre pétition internationale {{NON AU TERRORISME.[http://www.petitionnonaut.org->http://www.petitionnonaut.org] }} Huguette Chomski Magnis Présidente du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme{{POUR LA CRÉATION D’UN TRIBUNAL INTERNATIONAL DU TERRORISME}}{{Appel des libéraux arabes au Conseil de sécurité et au secrétaire général des Nations unies}} Monsieur le Président, Messieurs les membres du Conseil de sécurité des Nations unies, Monsieur le Secrétaire général des Nations unies,Nous avons l’honneur de porter à votre connaissance ce qui suit. En octobre 2004, le Conseil de sécurité a adopté, à l’unanimité, la résolution 1566, relative aux risques que constitue le terrorisme pour la paix et la sécurité internationales. Cette résolution affirme la nécessité de faire face au terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, et ce par tous les moyens conformément à la charte des Nations unies et aux principes du droit international. Dans son préambule, elle exprime son inquiétude face à l’accroissement du nombre des victimes des actes terroristes, y compris parmi les enfants, victimes du fanatisme et de l’extrémisme dans les diverses régions du monde. L’article 9 de cette résolution stipule la création d’une équipe de travail composée de tous les membres du Conseil de sécurité afin de définir des recommandations à soumettre au Conseil. Recommandations relatives aux mesures à imposer aux personnes, aux groupes et aux organismes impliqués dans des activités terroristes ou qui y sont liés, y compris des mesures efficaces pour les traduire en justice, que ce soit en les jugeant ou en les extradant, pour geler leurs avoirs, pour l’interdiction de leurs déplacements dans les pays membres et pour leur interdire toute vente d’armes ou d’équipements. La résolution 1566 est venue compléter une série de résolutions précédemment adoptées par le Conseil de sécurité depuis 1999, et notamment la résolution 1267 du 15 octobre 1999, la résolution 1373 du 28 septembre 2001 et la résolution 1540 du 28 avril 2004. Nous, intellectuels arabes, musulmans, démocrates et pacifistes libéraux, signataires de la présente pétition, souhaiterions attirer votre attention, à l’heure où vous mettez au point les recommandations nécessaires pour l’exécution et la mise en application de la résolution 1566, sur une source gravissime du terrorisme : les fatwas incitant aux crimes terroristes qui continuent à émaner de certains religieux fanatiques. {{Il ne suffit pas d’adopter des résolutions condamnant le terrorisme ; il serait de bon aloi que les Nations unies instituent un tribunal international pour juger les terroristes et les prédicateurs du terrorisme qui leur fournissent des fatwas religieuses les incitant dans leurs actes.}} Ces fatwas jouent un rôle essentiel dans le fait de dégager le sadisme terroriste et l’instinct de mort de toute retenue éthique, et dans le tarissement de la conscience morale et du sain sentiment de culpabilité. Par l’effet de telles fatwas, les terroristes sont tous morts ou mourront la conscience tranquille, sans vacillement de leurs convictions, parce que, le jour même de leur mort, ils iront au paradis comme le leur enseignent ces fatwas. Bien entendu, il n’est pas question de réduire le terrorisme à ces fatwas qui le justifient. Ce phénomène a diverses causes, comme l’explosion démographique et ses conséquences : l’analphabétisme, la misère, le chômage, le despotisme politique, le sous-développement des programmes scolaires, l’obscurantisme de l’enseignement religieux, etc. Mais certaines fatwas jouent un rôle direct et essentiel dans l’incitation au terrorisme, lui confèrant au terrorisme une légitimité religieuse qui fait d’un crime l’application d’une recommandation ou précepte religieux. En illustration de ces fatwas encourageant le terrorisme, nous vous soumettons les exemples suivants. Lorsque le juge égyptien cheikh Mohamed Ghazali, président de tribunal, a demandé à un dirigeant du groupe des Frères musulmans ce qu’il pensait de l’assassin de l’intellectuel laïque égyptien Mohamed Foda, en 1992, il se fit répondre : « Il a appliqué la sentence qui convient aux renégats. Sentence que l’imam [l’Etat] a rechigné à exécuter. » Le terroriste assassin s’est alors écrié : « Maintenant, je peux mourir la conscience tranquille. » Le cheikh saoudien Safar ibn Abderrahman Haouali a considéré le drame du 11 septembre 2001 comme un simple « acte de réciprocité », c’est-à-dire la réponse à l’attaque de missiles de Clinton sur Al-Qaeda le lendemain de l’explosion à l’ambassade américaine de Nairobi. Il a émis une fatwa sur la légitimité des attentats contre le Pentagone et le World Trade Center. Il a déclaré que le Pentagone était le « nid du diable », « le repaire de l’espionnage » et le « nid de la mafia », et que le World Trade Center était le « centre de l’usure et du blanchiment de l’argent » (journal Al-Hayat du 13 février 2002). Dans la fatwa émise par le cheikh saoudien Ali ibn Khodair al-Khadir innocentant les opérations d’Al-Qaeda à New-York et à Washington, il est dit : « Se lamenter ou être triste pour leurs victimes [les Américains] prétendument innocentes est chose étonnante. Il ne peut s’agir que d’un des trois cas suivants : ce sont des Américains hérétiques dont il n’y a pas lieu de regretter la mort, car l’Américain hérétique est, de par sa relation avec son gouvernement, un combattant ou un appui par l’argent ou l’opinion ou le conseil comme le spécifient leur réalité et la nature de leur régime politique. Dieu fasse qu’ils disparaissent ! Il est permis de tuer ceux qui combattent parmi eux ainsi que ceux qui ne combattent pas comme les vieux, les aveugles et les non musulmans, avec l‚unanimité des ulémas. » (journal Al-Hayat du 13 février 2002) La fatwa émise par cheikh Youssef Qaradhawi autorise de tuer les embryons juifs dans le ventre de leurs mères parce qu’une fois nés et devenus grands, ils deviendront des soldats de l’armée israélienne ; une autre fatwa, qu’il a déclarée au syndicat des journalistes Egyptiens, autorise le meurtre de tous les Américains en Irak, qu’ils soient des militaires ou des civils. Dans le journal Al-Ahram Al-Arabi du 3 juillet 2004, il a émis une fatwa légitimant le meurtre des intellectuels musulmans libres penseurs (les « renégats »), prétendant que « les juristes musulmans sont unanimes sur l’obligation de châtier le renégat, même s’ils ne sont pas d’accord sur la nature de cette punition. La majorité des juristes préconisent la peine de mort. C’est l’opinion des quatre et même des huit écoles juridiques ». La fatwa émise par le fondamentaliste tunisien Rachid Ghanouchi légitimant le meurtre de civils israéliens parce que, selon lui, « il n’y a pas de civils israéliens. Tous les habitants [d’Israël], hommes, femmes et enfants, sont des soldats de réserve, des combattants, qu’il est permis de tuer », ajoutant que « les juristes sunnites interdisaient jadis le meurtre des souverains musulmans parce qu’à l’époque ils étaient des nôtres. Or, aujourd’hui, ceux qui nous gouvernent sont des pions du colonialisme et ne sont en rien des nôtres, d’où l’obligation de les tuer tous ». Ghanouchi a émis, dans son livre les Libertés publiques dans l’Etat islamiste (Beyrouth, 1993), une fatwa autorisant le meurtre de tous les souverains arabes, sans exception. Il présente à ce propos un exemple concret : l’assassinat de l’ex-président egyptien, Anouar Sadate, faisant ainsi d’un tel crime terroriste un précédent juridique faisant jurisprudence.Etant donné la difficulté, voire l’impossibilité, de juger les juristes du terrorisme et leurs acolytes dans le monde arabe et dans le monde musulman, qui publient des fatwas dans les journaux, les télévisions et les sites Internet, comme s’il s’agissait d’un acte de piété, Etant donné que les fatwas de certains religieux fanatiques contribuent, de par leur fanatisme et leur extrémisme religieux, à l’acte terroriste, Etant donné l’urgence de la lutte contre les actes terroristes, {{Nous, signataires de la présente lettre, demandons au Conseil de sécurité et à la commission mise en place en vertu de l’article 9 de la résolution du Conseil de sécurité, la constitution rapide d’un Tribunal international spécialisé dans le jugement des terroristes, qu’il s’agisse d’individus, de groupes, d’organisations ou de personnes encourageant le terrorisme en promulguant des fatwas qui, au nom de la religion, y incitent.}} (1) Il a été publié notamment par le Manifeste des Libertés en mars 2005. http://www.manifeste.org/article.php3?id_article=193

Terrorisme islamiste : des crimes quotidiens …

{{Quelques-uns des derniers exemples de « l’exaspération » (1) des terroristes :}}-Le 19 janvier, une école de FILLES est la cible d’une explosion à Peshawar, Pakistan. L’instruction des filles exaspère tout naturellement les talibans. Plusieurs fillettes figurent parmi les victimes – 2 morts et 14 blessés.-Le même jour, c’est au volant d’une AMBULANCE remplie d’explosifs qu’un terroriste fonce sur une base de sécurité à Bakouba en Irak. Aucune transgression n’est bannie par l’agenda islamiste. Utiliser le symbole du sauvetage des vies pour semer la mort est une idée ingénieuse qui a déjà été employée. On pourra ensuite s’indigner vertueusement lorsque des contrôles sécuritaires seront subis par des ambulances, avec toutes les conséquences graves que cela entraîne pour les malades et les blessés.-La veille c’est au milieu d’une FILE D’ATTENTE de candidats au recrutement comme policiers q’un autre terroriste s’est fait exploser à Tikrit, faisant 50 morts et 150 blessés. Empêcher à tout prix qu’un autre ordre que l’ordre islamiste puisse s’établir en Irak, voici une autre priorité des terroristes. {{Alors, pour organiser la résistance à cette offensive mortifère, « faisons vite , ça chauffe ! »}} HCM