Près de 100 000 citoyens de tous pays ont signé la pétition lancée par Ankie Spitzer, la veuve d’Andrei, une des victimes des JO de 1972. Des dizaines d’initiatives ont été prises de par le monde. Des gouvernements, des assemblées unanimes, de nombreuses personnalités politiques, ont demandé au CIO que soit observée une minute de silence à la cérémonie d’ouverture, en hommage aux 11 de Munich, les athlètes israéliens assassinés par Septembre Noir aux JO de Munich. L’Alliance Internationale Contre le Terrorisme a interpellé le Comité International Olympique en soutien à la pétition Minute de silence.[http://www.change.org/oneminute->http://www.change.org/oneminute]La réponse qu’il nous a apportée ne nous satisfait pas. Sebastian Coe, Président du Comité d’organisation des JO de Londres nous informe de la tenue d’une cérémonie à Londres pendant les JO, organisée par le Comité Olympique israélien et soutenue par le CIO et le groupe interconfessionnel qu’il a mis en place. Il ne refuse pas explicitement la minute de silence, il ne l’évoque pas. Nous l’avons interpellé à nouveau pour que ce soit au grand jour, lors de la cérémonie d’ouverture, laïque, qui sera suivie dans le monde entier, que l’hommage du silence soit rendu aux athlètes assassinés pour honorer leur mémoire. Il en va de la préservation des valeurs de l’Olympisme, si mises à mal. Il en va aussi de la viabilité de la condamnation du terrorisme, incompatible avec la discrimination. Si véritablement Jacques Rogge, le Président du CIO, a, comme il l’a dit à Ankie Spitzer, « les mains liées » (allusion implicite au veto des délégations de pays de la Ligue Arabe qui n’accepteraient pas qu’un hommage soit rendu à des Israéliens, fussent-ils athlètes olympiques et victimes du terrorisme) , il y a lieu d’être pessimiste sur l’avenir de l’Olympisme comme sur la résistance au terrorisme. Ankie Spitzer a répondu à Jacques Rogge : « non, vos mains ne sont pas liées, ce sont les mains d’Andrei qui étaient liées ». Huguette Chomski MgnisPorte-parole de L’Alliance Internationale Contre le Terrorisme
Auteur/autrice : MPCT
Victimes du terrorisme : le témoignage de Mélanie
Dans une vidéo produite et diffusée par le Global Survivals Network, réseau international de solidarité entre victimes du terrorisme, Mélanie, rescapée de l’attentat du Caire, s’exprime avec sensibilité et profondeur. A voir et à entendre ! Les ami-es du MPCT se souviennent du témoignage poignant de Mélanie à la manifestation que nous avions organisée le 11 septembre 2009 au Jardin du Luxembourg dans le cadre de la Journée Internationale Contre le Terrorisme. Blessée dans l’attentat du 22 février 2009 qui a visé leur groupe de lycéens, elle y avait perdu sa meilleure amie, Cécile. L’engagement de Mélanie contre le terrorisme n’a jamais fléchi depuis.[http://www.globalsurvivors.org/Content.aspx?&menu=sub&pageid=85->http://www.globalsurvivors.org/Content.aspx?&menu=sub&pageid=85]HCM
Tribune : Najiba et quelques autres
{{Un texte publié sur le site participatif du Nouvel Observateur Le Plus}}[http://leplus.nouvelobs.com/contribution/594280-video-d-une-afghane-tuee-en-public-le-danger-de-la-resignation-face-aux-talibans.html->http://leplus.nouvelobs.com/contribution/594280-video-d-une-afghane-tuee-en-public-le-danger-de-la-resignation-face-aux-talibans.html]-Najiba. On ne connaîtra sans doute jamais son visage mais on connaît son prénom, depuis qu’elle est morte, assassinée par son mari, à une centaine de kilomètres de Kaboul. Un assassinat sanctifié au nom de la charia, exécution sommaire sans procès ni condamnation. {« Elle n’a pas été vue dans le village pendant environ un mois …mais heureusement, les moudjahidines l’ont attrapée. Nous ne pouvons lui pardonner. Dieu nous dit d’en terminer avec elle. Juma Khan, son mari, a le droit de la tuer. »,} a déclaré le “juge”. Une fois Najiba morte, criblée de balles, les témoins, tous masculins, de la scène lancèrent « Allah Akbar » et autres louanges, avec la satisfaction du devoir accompli. -La vidéo de la mise à mort de cette jeune Afghane de 22 ans accusée d’adultère a fait le tour du monde. Dans la rencontre entre la barbarie archaïque et la technologie ultra-moderne réside une des particularités de notre temps qui assure la diffusion rapide et massive d’images atroces. Celles-ci n’ont pas indigné outre mesure, comme si on s’était résigné à ce que l’Afghanistan ne puisse finalement s’arracher au joug des talibans. Et en effet, après 10 ans d’une guerre dans laquelle sont morts plus de 3000 soldats de la coalition dont 87 Français, la communauté internationale, les Etats-Unis et le gouvernement Karzaï recherchent le compromis avec les talibans, sur le dos des femmes. Séquestration, tortures, meurtres, jets d’acide, mariages forcés : toutes les violences contre les femmes sont en hausse drastique.-Mais des Afghanes résistent. Une centaine d’entre elles, accompagnées d’une poignée d’hommes ont manifesté à Kaboul après l’assassinat de Najiba. Elles veulent que les coupables soient traduits devant les tribunaux, elles veulent une justice normale, elles croient en l’existence de droits humains universels. Ces femmes interpellent le gouvernement Karzaï et au – delà : {« Communauté internationale, Où sont la justice et la protection des femmes ?”} lit on sur une banderole en anglais. Avant la tenue de la Conférence de Bonn sur l’Afghanistan le 5 décembre dernier, des associations de femmes afghanes avaient lancé un Manifeste pour défendre leurs droits reconquis et dire leur refus d’être sacrifiées sur l’autel d’un « processus de paix » conclu avec des talibans prétendument modérés et des terroristes.En vain. Les temps ne sont pas à la défense des valeurs universelles, elles n’ont pas été entendues. -Hanifa Safi, responsable des droits de la femme dans la province de Laghman, dans l’est de l’Afghanistan, vient d’être assassinée. Une bombe fixée sous sa voiture l’a tuée, a plongé son mari dans le coma et blessé 10 civils. Farida Afridi a subi le même sort il y a quelques jours dans la zone tribale pakistanaise de Khyber frontalière de l’Afghanistan. Agée de 25 ans, elle se consacrait à la défense des droits des femmes en zone rurale. Elle a été assassinée près de Peshawar. On peut voir la photo de Farida sur le site d’une ONG amie, du moins ce que son niqab laisse voir. [http://www.asafeworldforwomen.org/about/safe-world-blogs/chris-crowstaff/2773-murder-of-farida.html->http://www.asafeworldforwomen.org/about/safe-world-blogs/chris-crowstaff/2773-murder-of-farida.html]Car, contrairement à la chanteuse pachtoune Ghazala Javed assassinée récemment elle aussi[http://www.elle.fr/Societe/News/La-chanteuse-pakistanaise-Ghazala-Javed-assassinee-2091542->http://www.elle.fr/Societe/News/La-chanteuse-pakistanaise-Ghazala-Javed-assassinee-2091542],Farida respectait le code vestimentaire des talibans.Son voile ne l’a pas protégée : aux yeux des talibans, oeuvrer pour le mieux-être des femmes Pachtoune du monde rural, les instruire sur leurs droits, était une faute impardonnable. Sa soeur Noorzia qui avait fondé avec elle l’association SAWERA entend poursuivre son oeuvre. Mais il faudra qu’elle soit protégée pour échapper aux tueurs. Au quotidien les talibans poursuivent leur avancée à coup d’attentats contre les civils. Ce samedi, un attentat dit suicide a ciblé une fête de mariage, dans la province réputée calme de Samangan, au nord de l’Afghanistan. La mariée était la fille du parlementaire Ahmad Khan. Fait-elle partie de la vingtaine de morts ou des dizaines de blessés ? Son père, lui, a été tué. -Faut-il se soucier de ces morts lointaines ? Nous avons nos soucis, ils sont bien gros et on nous objectera qu’on ne peut prendre en charge toute la misère du monde. Que d’ailleurs le monde va si mal qu’il n’y a pas lieu de se focaliser sur ces actes. Certains parleront même d'{islamophobie}, consacrant par l’emploi de ce terme une victoire linguistique posthume de l’ayatollah Khomeiny qui l’avait introduit. Mais le lointain a fait irruption dans notre société, virtuellement, par l’image mais aussi réellement par la modification de notre environnement moderne. Certes les mal nommés crimes d’honneur ne sont en Europe qu’une petite part des violences faites aux femmes. Mais des marqueurs attestent de la progression de l’Islam politique, qui n’a rien à voir avec l’exercice de la liberté de culte et le respect de l’Islam spirituel. Les interrogations soulevées par le développement du port de tenues islamiques “hard” – on n’en est plus au simple voile, hijabs, jilbabs et abayas poussent sous nos yeux comme des fleurs tristes – ne peuvent être balayées d’un revers de la main. La colère devant les reculades successives du Comité International Olympique et de la FIFA pour autoriser, au mépris de leurs propres règles, le port du voile par des athlètes féminines, ne doit pas être ignorée.Il faut entendre interrogations et colère au lieu de leur apposer le sceau de l’infamie en les taxant de racisme et de xénophobie. Le racisme consiste précisément à renvoyer des femmes à leurs origines pour les assigner à une ségrégation. Au premier rang de la résistance à ce phénomène, on trouve, ce n’est pas un hasard, celles qui ont dû s’exiler, d’Algérie ou d’Iran, pour fuir les islamistes et voient avec effarement ceux-ci les rattraper sur leurs terres de refuge. Entre les horreurs qui se passent ailleurs et les accommodements d’apparence inoffensive consentis ici, il y a un rapport sur lequel il faut, à tout le moins, s’interroger.Huguette Chomski Magnis
Terrorisme : portrait d’une meurtrière heureuse
Le 16 juin dernier un mariage a été célébré en grande pompe à Amman. Mariés célèbres, festivités retransmises à la télévision bien au-delà de la Jordanie. Jusqu’ici, rien que de très banal : les mariages des « people » sont des événements médiatiques. Oui mais voilà, ces « people » là sont d’un genre particulier. Leur vedettariat procède de leur carrière terroriste.{{ Ahlam Tamimi}}La star, c’est elle . Née en Jordanie en 1980 dans une famille palestinienne originaire de la région de Ramallah, partie suivre des études de journalisme à l’université palestinienne de Bir Zeit, (1) elle s’enrôla dans les rangs des Brigades Al Qassam du Hamas et devint journaliste à la télévision de l’AP. Après avoir commis un premier attentat à la bombe dans un supermarché, elle fut la pièce maîtresse de l’attentat de la pizzeria Sbarro à Jérusalem qui fit 15 morts (2) et 130 blessés, dont plusieurs gravissimes, brisant la vie d’autant de familles le 9 août 2001.Elle repéra les lieux, sélectionna cet endroit très fréquenté et y conduisit le terroriste. Sa mission accomplie, elle alla annoncer l’attentat au journal télévisé qu’elle présentait. Sa relative notoriété de présentatrice n’était rien à côté de la célébrité qu’elle allait acquérir comme belle terroriste souriante et satisfaite, porte-parole des prisonnières du Hamas. Des médias du monde entier lui ont consacré articles et émissions. En 2009, Arte diffusa un reportage sur la « journaliste terroriste » (3)Interviewée dans sa prison israélienne, elle répond volontiers aux questions. A un journaliste qui lui demande si elle ne regrette pas d’avoir tué des familles, des enfants, elle répond « Non ». Il lui demande si elle sait combien d’enfants sont morts dans cet attentat. Elle hasarde « trois ». Quand il lui apprend que c’est en fait huit enfants qu’elle a fait mourir, sa réaction est de sourire, agréablement surprise par son bon score. Elle ne regrette rien, bien au contraire et elle s’auto-congratule d’avoir permis au jeune terroriste « suicidé » d’accéder au bonheur suprême. {{Nizar al-Tamimi}}Il est son aîné, en âge comme en terrorisme puisqu’il fut condamné à la prison à vie en 1993 pour l’enlèvement et l’assassinat d’un résident juif de Cisjordanie. Cousine éloignée, Ahlam rendit visite à ce détenu membre du Fatah de Yasser Arafat. Plus tard Nizar apprit à la télévision les prouesses de sa cousine. Ce fut le début d’une correspondance qui aboutit vertueusement à un mariage, contracté par procuration. Octobre 2011 : les deux Tamimi font partie des 1027 prisonniers exigés par le Hamas contre la libération de l’otage Gilad Shalit. France 24 publie un reportage (4) sur les jeunes gens « mariés dans les geôles israéliennes et toujours séparés malgré leur liberté retrouvée ». Ils ne se sont vus que deux fois en tout et alors qu’elle est renvoyée en Jordanie, lui est assigné à résidence en Cisjordanie. « L’histoire d’Ahlam et de Nizar Tamimi pourrait devenir aussi symbolique en Palestine que Roméo et Juliette en Europe – en version nettement plus trash », dit le commentaire. Mais Roméo et Juliette ont choisi d’être innocents, s’aimant par-delà les préjugés, la haine et la mort. Les épousailles des Tamimi sont au contraire celles de la mort et de la haine, union scellée par une criminalité partagée, revendiquée et glorifiée. {{Le triomphe de l’impunité}}Un accueil triomphal est réservé aux ex-prisonniers. Hamas à Gaza, et Autorité Palestinienne en Cisjordanie rivalisent dans l’éloge des terroristes. A Amman , les Frères Musulmans font bien les choses pour la célèbre Ahlam. Elle est aussi reçue par Khaled Mechal au Caire. Loin de se languir de son Nizar, encore plus loin d’avoir tourné la page du terrorisme, elle est hyperactive et a sa propre émission hebdomadaire à la télévision du Hamas dans laquelle elle incite à suivre son exemple. En mars elle annonce au cours d’un rassemblement en Jordanie le lancement d’un grand mouvement de grève de la faim. La campagne habilement orchestrée sera un succès. Ils seront heureux et auront beaucoup de petits terroristes ?Début juin, en violation des termes de l’accord sur sa libération, Nizar arrive en Jordanie. La cérémonie de mariage bis est une apothéose pour Ahlam Tamimi. Pour les parents de ses victimes, c’est un nouveau coup au cœur. Parmi eux les parents de Malki Roth qui ont pétitionné en vain pour l’empêcher. {{Malki Roth}} Malki avait 15 ans quand elle fut massacrée à la pizzeria Sbarro avec sa meilleure amie Michal, auprès de laquelle elle est enterrée.Elle était rayonnante comme le sont toutes les filles à 15 ans. Avec ce quelque chose en plus qui frappe sur les photos (5) que l’on peut découvrir sur le site de Keren Malki , la fondation que ses parents, Frimet et Arnold Roth, ont créée en son nom pour venir en aide aux enfants handicapés. Malki, très proche de sa petite sœur lourdement handicapée, s’investissait beaucoup dans l’accompagnement des enfants en grande difficulté. Le sourire lumineux de Malki, son amour de la musique, sa gentillesse, tout a été anéanti en quelques secondes par une prêtresse de la haine islamiste. Malki, innocente à jamais, Anne Franck de notre temps, a été condamnée à mort sans appel. Ahlam, condamnée à 16 peines de prison à vie, est libre grâce au chantage de la prise d’otage qui tourne la justice en dérision.Aussi dur que soit ce constat, il l’est moins que celui de la tolérance tacite del’impunité. {{La réprobation de la conscience universelle devrait écraser de honte les Tamimi. Il n’en est rien.}} Nul n’interpelle l’Autorité Palestinienne quand elle célèbre des terroristes et appelle à la libération de TOUS les prisonniers palestiniens, en bloc. (6) Comment s’en étonner quand le Hamas lui-même est soutenu par Stéphane Hessel, incarnation de l’indignation vertueuse ? C’est dire que le terrorisme n’est pas perçu comme un problème et que les valeurs universelles sont remisées.Tout se passe comme si une identité pouvait procurer une immunité de principe, légitimant jusqu’aux crimes contre l’humanité (7) et garantissant l’impunité à leurs auteurs. Tant que cette situation perdurera, les déclarations en faveur de la paix au Proche-Orient seront des formules creuses, tout autant que les engagements onusiens à combattre le terrorisme. La condamnation du terrorisme est universelle ou elle n’est pas. Elle n’est pas et Ahlam Tamimi est une meurtrière heureuse. Paris, le 2 juillet 2012 Huguette Chomski Magnis Secrétaire Générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme (1) Celle où Lionel Jospin, Premier Ministre de la France, fut caillassé en février 2000 pour avoir osé qualifier le Hezbollah de terroriste. (2) Les 15 victimes de la pizzeria Sbarro [http://www.kerenmalki.org/images/Sbarro_Victims.jpg->http://www.kerenmalki.org/images/Sbarro_Victims.jpg] « 15 sionistes » lit-on sur le site du mouvement pro-Hamas ISM qui partage avec Dieudonné l’astucieuse utilisation de ce terme pour remplacer le mot « juif ». [http://www.ism-france.org/temoignages/Accueil-triomphal-pour-Ahlam-Tamimi-en-Jordanie-article-16196->http://www.ism-france.org/temoignages/Accueil-triomphal-pour-Ahlam-Tamimi-en-Jordanie-article-16196] (3) [http://www.arte.tv/fr/3020482,CmC=3019368.html->http://www.arte.tv/fr/3020482,CmC=3019368.html] (4) [http://www.france24.com/fr/20111019-israel-palestine-liberation-gilad-shalit-echange-prisonniers-nizar-ahlam-couple-marie-histoire-amour-prison-terrorisme->http://www.france24.com/fr/20111019-israel-palestine-liberation-gilad-shalit-echange-prisonniers-nizar-ahlam-couple-marie-histoire-amour-prison-terrorisme] (5) Malki Roth [ http://www.kerenmalki.org/photo.htm->http://www.kerenmalki.org/photo.htm] (6) [http://palwatch.org/main.aspx?fi=458&fld_id=458&doc_id=6993->http://palwatch.org/main.aspx?fi=458&fld_id=458&doc_id=6993] (7) Trois ONG ont publié des rapports qualifiant de crimes contre l’humanité les attentats visant les civils israéliens : Amnesty International et Human Rights Watch en 2002, Médecins du Monde en 2003.
Afghanistan : à mort la femme accusée d’adultère !
Vidéo et photos de cette atrocité ont circulé, sans indigner outre mesure. {{Commentaire de Catherine Deudon}} : Vous avez bien entendu le gouvernement afghan ne condamne ce meurtre que parce que la femme est “innocente” selon eux.Donc “coupable” elle mériterait son sort et de se faire abattre par tous ces salauds ? CQFD car il faut sauver la peine de mort pour adultère.Je vous parie que les femmes “adultères” dans de telles conditions de terreur n’existent pas, mais il faut en inventer quelques unes pour terroriser toutes les autres pour l’exemple, en les tuant à bout portant avec deux balles fictives (pourquoi fictives pour que chacun puisse se dire que ce n’est pas lui qui a tiré les balles meurtrières, comme dans les pelotons d’éxécution pendant les guerres ?) et douze balles dans la peau au vu, au su, et la main à la pâte de tout un village. (La version anglaise est plus complète et sans doute plus complexe.) C.D.Source : [http://www.liberation.fr/monde/2012/07/10/afghanistan-une-femme-soupconnee-d-adultere-assassinee-en-public_832373->http://www.liberation.fr/monde/2012/07/10/afghanistan-une-femme-soupconnee-d-adultere-assassinee-en-public_832373]
Tunisie : Nouvelles de la Faculté des Lettres de la Manouba
{{Habib Kazdaghli d’un écueil à un autre plus grand}} par Habib MellakhJe ne dirai jamais assez combien ces chroniques de la Manouba sont redevables à La Fontaine. Après les journées des 6 et 7 mars emblématiques de la terreur salafiste et qui ont vu le saccage du bureau décanal et la profanation du drapeau national, j’ai emprunté à l’inimitable fabuliste la formule : « Haro sur le baudet ! » dans ma chronique du 12 mars pour rendre compte de l’acharnement des salafistes et de leurs alliés au sein du pouvoir, les islamistes radicaux, à faire du doyen Kazdaghli le bouc émissaire de leur échec à résoudre l’interminable crise du niqab. L’expression sied toujours dans le contexte actuel où les salafistes sont prêts à l’immoler, littéralement, sur l’autel du fanatisme religieux et où ils n’ont aucun scrupule à recourir aux manipulations les plus grossières dans l’espoir de le mettre en examen d’abord – mission accomplie avec beaucoup de brio puisqu’il a comparu ce jeudi devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de la Manouba – , dans le but de le faire condamner ensuite par la justice.Mais c’est la formule de La Fontaine dans La Vieille et les deux servantes qui me vient surtout à l’esprit quand je repense aux développements spectaculaires intervenus lors de l’audience de ce matin avec la requalification de l’acte d’accusation. Comme les deux servantes de la fable qui voulant échapper à un péril, s’exposent à autre un plus grave, Habib Kazdaghli, espérant se sortir de ce mauvais pas parce que son innocence ne fait l’ombre d’aucun doute selon les déclarations faites par l’un de ses avocats, Maître Mohamed Hédi Labidi à plusieurs chaînes de télévision, est « tombé de Charybde en Scylla » pour reprendre la tournure enracinée dans la langue française par la Fontaine. Mis en examen le 9 juin par le procureur de la République, il encourait une amende de quatre dinars huit cents millimes et une peine de prison de quinze jours en vertu de l’article 319 du code pénal pour « voies de fait ou violences n’entraînant pour la santé d’autrui aucune conséquence sérieuse ou durable ». Le voilà, passible, avec la requalification des faits qui lui sont reprochés, en plus d’une amende de cent vingt dinars, d’une peine de cinq ans de prison pour « violences envers les personnes », commises « sans motif légitime », par un fonctionnaire public dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions conformément aux dispositions de l’article 101 du Code pénal, au grand dam de la quinzaine d’avocats présents à l’audience. La grande foule évaluée à plusieurs centaines de personnes et qui s’est massée devant le tribunal, à l’appel des syndicats et des associations de la société civile, pour exprimer sa solidarité avec le doyen, a réagi à la nouvelle accusation par une vive indignation manifestée pendant le rassemblement mais surtout à l’occasion de l’assemblée générale, tenue après l’audience au siège de la FLAHM et organisée par son syndicat de base. Quand bien même Habib Kazdaghli aurait violenté l’étudiante – ce qu’il nie en s’appuyant sur des témoignages solides – la requalification délictueuse n’est pas fondée parce que l’article 101 ne s’applique que dans le cas de d’une violence non justifiée. Dans le cas du doyen, la violence présumée serait motivée par la légitime défense. Le saccage du bureau décanal et les voies de faits qui ont en résulté sur la personne du doyen, bousculé à qui mieux mieux, ne seraient-ils pas des agressions à même de justifier la légitime défense ? La justice considérerait-elle comme vraisemblables les allégations formulées par les deux niqabées dans lesquelles elles poussent le ridicule jusqu’à prétendre que c’est le doyen qui a saccagé son propre bureau ? La seule idée que de pareilles hypothèses soient envisagées par la justice donne froid dans le dos à de nombreux orateurs présents pendant l’assemblée générale et qui craignent qu’on n’instrumentalise, comme dans la dictature de Ben Ali, la justice pour régler les différends et les conflits.Ces péripéties judiciaires de la crise du niqab effraient aussi parce qu’elles nous révèlent un monde à l’envers où on traduit en justice le doyen alors que le bon sens aurait dû pousser, selon d’autres orateurs à la mise en examen de nombreux étudiants en application de l’article 116 du Code pénal en vertu duquel « quiconque exerce ou menace d’exercer des violences sur un fonctionnaire public pour le contraindre à faire ou à ne pas faire un acte relevant de ses fonctions » commet un délit sanctionné par une peine qui peut aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement.Bien qu’elles semblent avoir été mises en examen pour des motifs qui n’ont pas été divulguées à la presse, les deux niqabées n’ont pas comparu à l’audience parce qu’elles n’auraient pas reçu leur convocation, en raison d’une fausse adresse d’envoi. Cette absence conjuguée à la demande faite par les avocats d’Habib Kazdaghli d’un report de l’affaire pour avoir le temps d’étudier le dossier et en raison de la modification de l’acte d’accusation ont été à l’origine du renvoi de l’affaire au 25 octobre 2012.Le formalisme juridique, qui donne souvent lieu à des interprétations fantaisistes de la loi, a ses raisons que la raison et l’équité ne connaissent pas. Malgré la requalification des faits, les universitaires sont persuadés que les magistrats tunisiens sauront éviter les écueils du juridisme et qu’ils rendront la justice conformément à l’esprit des lois. Ils continuent à leur accorder leur confiance entière. C’est ce que le doyen de la FLAHM n’a cessé de répéter dans ses interviews qui ont suivi la requalification délictueuse. Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste,professeur de littérature française à la FLAHM (Tunis, le 5 juillet 2012)
A lire : le dernier article de Martine Gozlan sur la Tunisie
Le procès du courageux Doyen de la Manouba est reporté au 25 octobre. Pour mieux l’abattre. Les autorités tunisiennes espèrent sasn doute que celles et ceux qui témoignent leur solidarité à Habib Kazdaghli seront démobilisés d’ici là. Elles se trompent, nous sommes avec lui pour affronter l’été et la Rentrée. {{Dans un remarquable article intitulé {La déshumanisation guette la révolution tunisienne,} Martine Gozlan sonne l’alarme dans Marianne, en rendant compte de la journée du 5 juillet}}. [http://www.marianne2.fr/martinegozlan/La-deshumanisation-guette-la-revolution-tunisienne_a44.html->http://www.marianne2.fr/martinegozlan/La-deshumanisation-guette-la-revolution-tunisienne_a44.html]Extraits : {“L’acharnement du tribunal tunisien contre Habib Kazdaghli en dit long. C’est le salafisme contre lequel il s’est défendu, ce sont les poignards réels des talibans maghrébins qui entendaient égorger le savoir et ses représentants – souvenons-nous de l’horreur algérienne des années 1990 !- mais ce sont les faux avocats du droit qui accusent les victimes de la terreur de terroriser leurs bourreaux ! …. Tout se tient, un fil rouge court des Frères féroces – comme la grande romancière algérienne Latifa Ben Mansour qualifiait les Frères musulmans- à leurs djihadistes amis. … la révolution est morte, assassinée par l’islamisme qui fait chaque jour la preuve de son allergie pour la démocratie. Cessons donc de répéter niaisement qu’elle est le bien absolu et qu’il lui faut du temps. C’est sa résurrection, aujourd’hui, qui importe, à travers la défense des vrais démocrates tunisiens, fils du droit, des humanités et des lumières.”}HCM
Sport : la FIFA autorise le port du voile
{{Extraits du Communiqué de la LDIF, Ligue du Droit International des Femmes, partenaire du Collectif Contre le Terrorisme : }} {” L’IFAB, l’organe décisionnel en matière de règles du football, a doncconfirmé hier sa décision de lever l’interdiction du port du hijabdans les terrains de foot… cédant à la pression despays islamistes, parmi lesquels se trouvent les riches pays du Golfe,mais aussi la puissance de conviction Iranienne, les instancesinternationales du sport ont en toute transparence bafoué la loi 4 deleur propre réglementation qui interdit toute expression politique oureligieuse sur le terrain.En prenant cette décision, non seulement ils mettent en danger lesjoueuses musulmanes qui résistent encore, mais ils introduisent unediscrimination entre les porteuses du costume islamiste et les autres.Enfin ils acceptent l’introduction d’un signe qui stigmatise le corpsde toutes les femmes.Les responsables politiques français et les responsables des instancesdirigeantes sportives vont-ils enfin comprendre que la défense desvaleurs universelles devient une ardente priorité y compris dans lesport ?”} La crainte qu’inspire le terrorisme n’est pas pour rien dans la “puissance de conviction” des pays islamistes. Le MPCT et plusieurs partenaires du Collectif Contre le Terrorisme sont activement solidaires du combat mené par Annie Sugier, Présidente de la LDIF. {{Nicole Raffin, responsable de Regards de Femmes IDF ajoute :}} {“La décision scandaleuse de la FIFA incite les médias à enfin écouterAnnie Sugier. Hélas, trop tard ! Mais nous avons perdu une bataille mais pas laguerre ! Notre combat continue et nous espérons que la conférence depresse et la manifestation festive pour célébrer l’enterrement des valeursolympiques (article 50 de la charte olympique ) le 25 juillet àLondres aura beaucoup d’échos et de soutien !”}HCM
Tunisie : avec le Doyen Habib Kazdaghli !
{{Pétition de soutien au Professeur Habib Kazdaghli, doyen de la Faculté des Arts, des Lettres et des Humanités de La Manouba (FLAHM) convoqué au Tribunal de première Instance de la Manouba, le 5 juillet 2012.}} Le MPCT invite ses partenaires et ami-es à signer et à diffuser d’urgence cette pétitionCliquer ci dessous sur le lien afin d’accéder au texte de la pétition :[ http://www.petitions24.net/soutien_au_doyen_habib_kazdagli-> http://www.petitions24.net/soutien_au_doyen_habib_kazdagli]Plus d’informations du Comité tunisien de défense des valeurs universitaires, de l’autonomie institutionnelle et des libertés académiques : [http://www.leaders.com.tn/article/suite-a-sa-mise-en-examen-ses-collegues-appellent-a-une-mobilisation-en-faveur-du-doyen-kazdaghli?id=8765->http://www.leaders.com.tn/article/suite-a-sa-mise-en-examen-ses-collegues-appellent-a-une-mobilisation-en-faveur-du-doyen-kazdaghli?id=8765]
Polémique universitaire : le Professeur Ruzié interpelle Christophe Oberlin
Le Professeur Christophe Oberlin, qui fut co-listier de Dieudonné pour l’officine pro-Hamas Europalestine, se défend comme un beau diable après avoir défrayé la chronique universitaire pour la confusion opérée entre son engagement idéologique et sa mission académique. David Ruzié, Professeur émérite des Universités, spécialiste de Droit International, s’est adressé à lui pour lui rappeler l’objet de la médecine humanitaire qu’Oberlin est censé exercer et enseigner : “{ … le médecin humanitaire a un triple rôle : soigner des populations dans un contexte de crise, mettre en place des programmes de prévention et de développement des soins, former des équipes médicales sur place”. Je cherche vainement la recherche de la qualification juridique du “contexte de crise”, dans lequel ledit médecin est censé intervenir.Dans ces conditions, je m’interroge sur l’objectivité, pour ne pas dire l”‘honnêteté” de votre enseignement et les conséquences que vous en avez tirées quant au contrôle des connaissances.” } Oberlin n’a pas daigné répondre à ce courrier. En revanche il s’exprime à nouveau dans la presse et conclut : {“Je souhaiterais connaître le fondement juridique qui fait interdiction d’évoquer certains bombardements.”} Commentaire du Professeur Ruzié : {“Pour ma part, je regrette qu’il n’ait pas plutôt posé la question suivante: “Que penser au regard du droit international humanitaire de la pratique constante des terroristes, qui, plaçant leurs rampes de lancement de roquettes, dans un milieu habité, se servent, ainsi, de la population comme “boucliers humains” et provoquent, par voie de conséquence, d’inévitables “dégâts collatéraux” ?”} V.W.

