ONU et terrorisme : Cata Falk continue à sévir

Richard Falk est un récidiviste. Celui qui, en 1979, avait vu dans le régime des mollahs le modèle à suivre défend pèle-mêle le Hamas, l’Irak de Saddam Hussein et les théories conspirationnistes sur le 11 septembre. Ses postions lui ont valu d’être éjecté de l’ONG Human Rights Watch. Mais pas de l’ONU ! A 83 ans, il est toujours ” rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967″ (1) , un rôle vedette dans ce Conseil très spécial. Dans un article récent consacré aux attentats de Boston (2), il tient des propos d’une gravité extrême, dont l’ONG UN Watch s’émeut à juste titre. Cette fois il ne donne pas dans la théorie du complot mais dans la justification de ces attentats, y voyant une « rétribution », présumée juste, des interventions militaires américaines en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. Selon lui, c’est la domination impériale américaine qui est responsable et provoque “toutes sortes de résistances”. Autre explication, récurrente chez lui ( mais pas que chez lui) : les Etats Unis s’exposent à de nouvelles attaques s’ils ne cessent pas de soutenir Israël. Un avertissement qui confine à la complicité morale avec le chantage de la menace terroriste. L’ONU devra choisir entre Richard Falk et la condamnation du terrorisme. Vite. Victoria Wilson (1) La situation des dits territoires avant 1967 n’intéresse ni Falk ni l’ONU (occupation de Gaza par l’Egypte et occupation/annexion de la Cisjordanie par la Jordanie) (2) [http://www.foreignpolicyjournal.com/2013/04/21/a-commentary-on-the-marathon-murders/->http://www.foreignpolicyjournal.com/2013/04/21/a-commentary-on-the-marathon-murders/]