Tribune : C’était donc ça, Auschwitz ?

Vu et entendu à la télévision : Gaza c’est Auschwitz.

Ni la très chevronnée journaliste Léa Salamé, ni personne d’autre sur le plateau de l’émission « Quelle époque ! » ne contredit la sortie de Thierry Ardisson.
Terrible consensus.


Auschwitz c’était donc Gaza.

L’absurdité le dispute à l’indécence.

Des miliciens juifs masqués, en uniformes flambant neufs y faisaient-ils régner la terreur, si bien armés qu’ils pouvaient tuer par centaines les mieux équipés des militaires ?

Y torturaient-ils des otages ?

Y assassinaient-ils des bébés allemands ?

Si Auschwitz et les autres camps dans lesquels les membres de ma famille se retrouvèrent, avaient été Gaza, la plupart des miens auraient survécu.

Ce ne fut pas le cas, personne ne revint. C’est cela un génocide.

Dire Gaza c’est Auschwitz, c’est du vulgaire négationnisme relooké par la calomnie.

C’est la justification de tous les crimes passés, présents et futurs commis contre Israël et contre les Juifs, victimes-devenues-bourreaux.

Cette inversion victimaire si bienvenue qui monte depuis plus de 20 ans est aujourd’hui poussée à son paroxysme.

Le Dr Raphaël Pitti, autre habitué des plateaux, s’ingénie à nous faire passer la guerre menée par Israël contre le Hamas pour un génocide, alors que l’examen des faits infirme l’intentionnalité de frapper les populations civiles, utilisées comme bouclier humain par le Hamas dans une zone densément peuplée.

Médecin de guerre, avec un parcours d’humanitaire sur plusieurs théâtres, le Dr Pitti a apriori le profil d’ un intervenant crédible.

Pourtant, sur Gaza, force est de constater qu’il sort de son rôle d’humanitaire en relayant le narratif du Hamas, avec ses bilans estampillés “Ministère de la Santé” et “Défense Civile”, ses chiffres, ses accusations et ses dissimulations.

Pourtant, le sort d’otages humiliés et exposés aux pires sévices, ne soulève pas l’indignation de cet humanitaire pas vraiment humaniste.

Pourtant, le sort des Gazaouis assassinés par le Hamas semble lui être étrangement indifférent.

Et puis, comment un médecin peut-il dénoncer la destruction des hôpitaux par Israël en taisant le fait que ceux-ci sont cyniquement utilisés par le Hamas pour y cacher ses hommes, son arsenal et ses entrées de tunnels ?

En novembre 2023, en vérité plus politique et idéologue qu’humanitaire, il décrétait déjà qu’Israël ne détruirait pas le Hamas et que celui-ci ne libérerait pas tous les otages qui sont « sa seule garantie de pouvoir négocier ». (1)

Le message implicite était vous ne devez pas vous en prendre au Hamas, vous devez lui céder, accepter son impunité et sa pérennité.
De la lutte contre le terrorisme, faisons table rase.

Et aujourd’hui, il soutient que la guerre, meurtrière et destructrice, qui se poursuit à Gaza n’a rien à voir avec le 7 octobre, ce crime contre l’humanité devant lequel la justice internationale abdiqua !

Alors que 58 otages israéliens et d’autres nationalités sont toujours à Gaza, vivants torturés et morts offensés !

Alors qu’en Israël les suicides de survivants du 7 octobre et de proches de victimes se poursuivent inexorablement !

Ces suicides sont dus à la profondeur du traumatisme, à l’intensité de la douleur, sans nul doute amplifiée par l’effarante indifférence du monde, par l’injustice de se voir non seulement ignorés dans leur souffrance mais traités en criminels.

Comment ne pas penser au suicide de Stefan Zweig, « témoin de la défaite la plus terrifiante de la raison et du triomphe le plus sauvage de la brutalité » comme il l’écrivit dans son livre-testament, Le monde d’hier.

Peu importent les excuses d’un Ardisson. Son attitude, celle de Léa Salamé et de bien d’autres personnalités médiatiques sont, à leur manière, aussi graves que les gestes d’égorgement qui se multiplient dans les manifestations.

A Bâle, c’est la chanteuse Israélienne, Yuval Raphael, survivante du carnage perpétré au Festival Nova, qui a été visée par un tel geste, mimé par un prétendu défenseur des Palestiniens, signifiant ainsi son désir de voir « finir le travail ».

Face à ce boycott haineux qui exclut Israël et son peuple dans tous les domaines, artistique, sportif, académique, humanitaire, politique et juridique, qui entend les expulser de la communauté humaine, jusqu’à ostraciser même otages et victimes du terrorisme, la solidarité s’impose à nous comme un devoir pour l’humanité.

Huguette Chomski Magnis

Secrétaire générale du Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme
Paris, le 12 mai 2025

(1) https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/moselle/metz/entretien-avec-raphael-pitti-medecin-humanitaire-et-responsable-formation-de-l-ong-francaise-mehad-sur-la-situation-humanitaire-a-gaza-2879462.html

7 mai : rassemblements dans toute la France pour Cécile Kohler et Jacques Paris, otages du régime iranien

Pour les 3 ans de la prise en otages de Cécile Kohler et Jacques Paris, des rassemblements auront lieu dans toute la France le 7 mai.

A Paris ce sera Place de la Nation à 18 h.

Voici la liste des rassemblements annoncés par le Comité “Liberté pour Cécile Kohler” :

Le MPCT apporte tout son soutien à ces rassemblements et appelle à y participer.

La prise d’otages est le plus vil et le plus lâche des crimes, nous n’acceptons pas sa banalisation, encore moins sa légitimation !

Notre association s’est toujours engagée pour la libération de tous les otages, ceux des prisons et ceux des tunnels, ceux du régime islamique de Téhéran ou du régime algérien, ceux et celles du Hamas comme de Boko Haram.

Liberté pour Cécile Kohler et Jacques Paris, nos compatriotes, totalement innocents et ignoblement calomniés, accusés d’espionnage !

Liberté pour le Dr Ahmadreza Djalali binational iranien et suédois, otage des mollahs depuis 9 ans et dont la vie ne tient qu’à un fil !

Liberté pour Boualem Sansal, écrivain admirable kidnappé par le régime algérien !

Lui s’est toujours engagé pour les autres. Lorsque les lycénnes de Chibok ont été enlevées en masse par Boko Haram le 14 avril 2014, nosu avons lancé un appel dans le cadre du Collectif Contre le Terrorisme. Sollicité, Boualem Sansal a aussitôt répondu “Je signe des deux mains, je sais trop le sort qui risque de les attendre.”

A présent c’est lui qui est otage, embastillé, malade et âgé. Nous craignons pour sa vie. Sa libération est urgente.

Liberté pour les otages israéliens kidnappés dans leur propre pays le 7 octobre 2023, atrocement torturés par le Hamas, humiliés, exhibés dans des vidéos, en danger de mort imminente !
Comment le monde peut-il être indifférent à leur sort et complaisant envers leurs tortionnaires ?


Liberté pour les 83 jeunes filles de Chibok enlevées par Boko Haram qui manquent toujours à l’appel après plus de 11 ans, oubliées de tous sauf de leurs malheureusesfamilles !

TOUS LES OTAGES SONT DES INNOCENTS.
UNE SEULE REPONSE JUSTE : EXIGER LEUR LIBERATION IMMEDIATE !

Communiqué de presse du Comité de soutien à Boualem Sansal

Le MPCT se mobilise avec le Comité de soutien à Boualem Sansal alors que l’inquiétude ne cesse de croître.
Boualem Sansal est non seulement injustement détenu mais en danger !
Sa libération et son rapatriement sanitaire s’imposent !

Le texte du communiqué du Comité:

Fortes inquiétudes au sujet de la protection de Boualem Sansal

Depuis plusieurs jours, des informations sérieuses et concordantes font état des risques pesant sur la
sécurité de Boualem Sansal, actuellement en détention en Algérie et ce depuis le 16 Novembre dernier.

Les conflits internes au pouvoir algérien ne seraient pas sans lien avec cette mise en danger de notre
compatriote.
Notre préoccupation est vive et incite à la plus grande vigilance face à une situation
suffisamment alarmante pour que notre Comité de Soutien demande solennellement aux autorités
françaises d’obtenir auprès de leurs homologues algériens toutes les garanties requises quant à la
protection de la vie de notre concitoyen.

Nous appelons par ailleurs le Président Tebboune à libérer
sans délai ni condition Boualem Sansal et à assurer son rapatriement sanitaire en France.”

Communiqué du MPCT : Justice pour Aboubakar Cissé !

L’assassin d’Aboubakar Cissé, le malheureux fidèle de la mosquée de Grand Combe dont il avait filmé l’agonie, a été arrêté.
Puisse-t-il être jugé et condamné comme l’horreur de son crime, le mérite.

Il s’agit d’un acte antimusulman dont le mode opératoire barbare est calqué sur les crimes islamistes.
L’angoisse est immense car le risque d’engrenage demeure pour la France et pour le monde.

Puisse la Charte Républicaine adoptée le 26 mars nous aider à combattre le racisme, l’antisémitisme et l’apologie du terrorisme !
https://www.pourlarepublique.com/

Ne laissons pas les “escrocs de l’islamophobie”, comme les nommait Charb, continuer à instrumentaliser les Musulmans.

Rappelons-nous qu’en pleine tuerie antijuive à l’Hypercacher, juste après le massacre de Charlie commis pour punir le “blasphème”, ceux-ci voyaient déjà dans “l’islamophobie” le principal danger.
Après les assassinats du Père Hamel dans son église en 2016 et des trois victimes de la basilique Notre Dame de Nice en 2020, l’heure n’était pas à la dénonciation d’une quelconque “christianophobie”.

Sans complaisance pour les tartuffes, les humanistes doivent combattre tous les discours de haine, d’où qu’ils viennent.

Paris, le 28 avril 2025

La Ligue du Droit International des femmes s’associe à ce communiqué.

ISRAËL mars 2025 : Entre l’horreur et l’espérance

Jacques FIORENTINO 5 avril 2025

Je me suis rendu en Israël dans le cadre d’un voyage de solidarité organisé par
NETSAH, association qui vient en aide aux familles défavorisées et en particulier
aux enfants.

Le voyage fut riche de rencontres émouvantes dans des lieux éprouvés et
symboliques.

Du Golan et du Nord déserté en grande partie où se font encore sentir les
combats avec le Hezbollah si proche, œuvrant depuis des années sous le regard
des forces de l’ONU à la lâche cécité.

Nous avons rencontré les familles des 12 enfants druzes tués par le Hezbollah
alors qu’ils ne faisaient que jouer au football. Leurs courage et leurs résilience
étaient impressionnantes.

Une rencontre avec des membres du FORUM DES OTAGES avec une
intervention poignante et forte d’AYELET SAMERANO, mère de YONATHAN,
toujours retenu en otage depuis le 7 octobre.

Elle combat sans faille l’UNRWA complice des terroristes puisqu’un travailleur
social de cette organisation a participé à l’enlèvement du corps de son fils.

Encore d’autres rencontres toujours aussi intenses dont le père d’un homme
qui, à lui seul, a sauvé, en payant de sa vie, une trentaine de participants au
Festival NOVA.

Je voudrais insister sur la visite du KIBBOUTZ NIR OZ qui a payé le prix fort lors du
pogrom du 7 octobre.

Accompagnés par des rescapées, nous avons parcouru les allées où l’odeur des
cendres et de la mort règne encore.

Un passage devant la maison de la famille BIBAS a fait monter des larmes à
nombre d’entre nous.

La visite de ces lieux qui furent la vie, la fraternité, l’espoir donne toute la
dimension de ce pogrom aux relents génocidaires puisqu’il s’agissait de tuer les
habitants parce que juifs, ces mêmes habitants qui n’avaient de cesse que de
favoriser l’aide aux Gazaouis.

Ils ont subi l’horreur absolue, enfants tués devant leurs parents, femmes
violées, habitants brûlés dans leur maison et tant d’autres carnages dans un
bain de sang sans équivalent depuis la SHOAH.

Au milieu de cela, les rescapées qui nous accompagnaient, nous ont montré
une force et une volonté en racontant ces effroyables histoires, trouvant sans
doute dans leur dénonciation un chemin de résilience, cette même résilience
que nous avons pu admirer tout au long de notre séjour.

Malgré ce traumatisme sans égal, l’avenir fut même évoqué.

Nous avons emporté avec nous le témoignage de ces mémoires qu’il nous faut
relayer encore et encore face au négationnisme qui sévit dans nos démocraties.
Tout ceci nous oblige à poursuivre sans faille nos combats, en particulier au sein
du MPCT, un acteur de la lutte contre le terrorisme.

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Ce 7 avril, le MPCT soutient et participe au rassemblement organisé par Tous 7 octobre pour marquer les 18 mois de l’enlèvement, du calvaire, de l’esclavage et de la torture des otages. A la veille de la Pâque juive qui célèbre la libération des esclaves hébreux, la symbolique est forte.

4 avril 2017 : inoubliable Sarah Halimi


La longue marche, jalonnée de crimes, de l’antisémitisme

En octobre 2002, l’Express affichait en couverture « Le désarroi des juifs de France » et présentait un article complet sur les citoyen(ne)s de confession juive, confrontés à la montée d’un antisémitisme que l’on croyait relégué aux bas-fonds de l’Histoire, et à un silence « retentissant » d’une grande part du monde politique, médiatique, associatif et tout simplement de l’opinion publique.

Peu de temps après, l’éditorialiste Joseph Macé-Scarron publia dans Paris Match un éditorial suite à la profanation du cimetière de Herrlisheim où il dénonçait ce même silence et parlait d’un constat d’échec de l’antiracisme n’ayant pas su enrayer la propagation d’une haine capable de s’adapter à l’air du temps.

C’était il y a plus de 22 ans et depuis la situation n’a cessé de s’aggraver. C’est toujours un crève-cœur que de devoir refaire à nouveau la liste de toutes les blessures endurées.

Depuis plus de 20 ans, les chiffres du ministère sont toujours les mêmes : les actes antijuifs représenteraient un tiers des actes antireligieux alors que les français de confession juive ne sont que 1% de la population française. Avec en toile de fond des discours de haine antisémite diffusés à grands renforts de « réseaux sociaux » et émanant de mouvances telles que Egalité ou Réconciliation ou bien les Indigènes de la République. Des extrémismes que tout sépare, mais qui se retrouvent dans la haine du Juif et de la République française.

Depuis 20 ans, nous avons vu s’allonger la liste des Français assassinés parce que juifs et juives, à commencer par le calvaire d’Ilan Halimi, le « canari dans la mine », qui n’aura pas été « un signal d’alarme » comme l’avait tant souhaité sa mère dévastée par la douleur. Le massacre 6 ans plus tard de l’école Ozar Hatorah de Toulouse, où des enfants furent assassinés parce que juifs, n’a pas non plus réveillé une opinion publique, certes sans doute compatissante, mais hélas largement acquise à l’idée qu’il ne s’agissait que « d’un acte isolé ». Rares sont ceux qui, à l’instar de Pascal Bruckner, ont eu la lucidité d’y voir une « répétition générale » des moments d’horreur que nous allions vivre dès janvier 2015 (https://www.huffingtonpost.fr/actualites/article/mohamed-merah-rep)

Les terroristes islamistes s’en prennent non seulement « aux juifs, mécréants, et blasphémateurs » mais également à toute la population civile pour peu qu’elle soit présente dans un bar, une salle de spectacle ou un feu d’artifice. Et tandis que la liste des attaques islamistes et des victimes ne cesse de s’allonger, nous voyons se développer un discours de retournement victimaire plein d’empathie pour les terroristes qui sont décrits comme des « pauvres gars déséquilibrés » ou des « laissés-pour-compte d’une injuste société » et plein de mépris pour les victimes au mieux effacées, au pire accusées de l’avoir cherché.

Depuis plus de 20 ans, des sociologues, chercheurs, responsables associatifs et autres organisations veulent nous faire croire que l’origine des attentats c’est la France forcément raciste, la laïcité forcément islamophobe, la société forcément injuste, l’inconscient gaulois forcément « colonial », le covid, le cannabis, le chômage, les tweets de Trump et le réchauffement climatique, bref la terre entière est coupable…sauf le terroriste lui-même ainsi que l’idéologie islamiste jamais nommée en tant que telle.

Depuis plus de 20 ans, les lanceurs d’alerte sur la montée de l’islamisme radical et de son cortège de sexisme, homophobie, antisémitisme, anti-laïcité, haine des policiers, etc…sont aux mieux ignorés avec un mélange de condescendance et d’accusation fallacieuse (sur l’air de « vous faites le jeu de l’extrême-droite), au pire ciblés par des haineux qui les menacent de mort via les réseaux sociaux.


C’est dans ce contexte que s’inscrit l’assassinat de Sarah Halimi, dans la nuit du 03 au 04 avril 2017.

Tout est désespérant dans ce drame : l’inaction totale des 20 policiers présents sur place alors que Madame Halimi est rouée de coups pendant ¾ d’heure, la passivité du voisinage (personne pour aller secourir une vieille dame ?), l’indulgence de la justice sous prétexte d’« abolition du discernement »t l’insupportable impunité de l’assassin de Sarah Halimi, l’omerta médiatique pendant presque 3 mois. Le peu d’articles consacrés à cet assassinat en parlait comme d’un « drame qui émeut la communauté juive ». Faut-il comprendre le reste de la nation n’aurait pas à se sentir concernée car au fond les juifs de France ne seraient pas tout à fait français, comme l’insinua Raymond Barre et sa scandaleuse sortie au moment de l’attentat de la rue Copernic ?

Non ! L’assassinat barbare de Sarah Halimi nous oblige à continuer d’exiger que justice soit faite et que cesse cet aveuglement qui semble avoir gagné une partie de l’opinion publique. Que faudrait-il pour que se dessillent les yeux de nos compatriotes et qu’elles et ils comprennent que pour les islamistes qui “chérissent la mort” comme nous la vie et haïssent les valeurs que nous défendons, il n’y a pas d’un côté des « Français innocents » et de l’autre des « gens qui l’auraient un peu cherché » ?

N’hésitons pas à le dire haut et fort.

En 2004, Joseph Macé-Scarron terminait son éditorial par ces mots : « Les Juifs de France expriment à qui veut bien l’entendre une inquiétude réelle pour l’avenir du pays. Ils ont mal à la France et pour la France ».

21 ans plus tard, la douleur est encore plus présente, avec aussi l’espoir d’assister à un sursaut…mais pour combien de temps.

Thomas Dresler

19 mars 2012 : des petits enfants assassinés parce que juifs, point de bascule pour la France

L’attentat du 19 mars 2012 fracassa la France, sans que notre pays en prenne conscience.

Les ressources de l’INA ( Institut National de l’Audivisuel) pour l’EMC ( enseignement moral et civique) indiquent simplement
« Le 19 mars 2012, une tuerie a eu lieu devant le collège juif Ozar Hatorah, à Toulouse, faisant quatre morts. »

Or, pour la première fois, des enfants français étaient massacrés, parce que juifs, par un terroriste islamiste né en France : Gabriel et Arieh Sandler, assassinés avec leur père Jonathan qui tenta en vain de les protéger, Myriam Monsonégo, que l’assassin saisit par les cheveux et tua à bout portant.

Il déclara qu’il avait voulu venger les enfants palestiniens.

De fait il transposait en France ce qui était appliqué aux enfants juifs d’Israël. Un an plus tôt la famille Fogel avait été massacrée en pleine nuit dans sa maison à Itamar, le plus jeune des trois enfants, égorgé dans son berceau, avait 3 mois.

Le 7 octobre 2023 c’est à une échelle massive que ces assassinats d’enfants devaient se produire.

Avant de s’attaquer à cette école juive, Mohamed Merah avait assassiné trois militaires français les 11 et 15 mars : Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad.

Un quatrième soldat, Loïc Liber, fut grièvement blessé.


Resté tétraplégique, il lutte courageusement pour survivre et se reconstruire.

Il mérite toute notre solidarité.

Agir ensemble : soutien au rassemblement du 26 mars au Dôme de Paris !

Impossible d’agir ensemble sans combattre le terrorisme, 10 ans après les attentats de 2015, 16 mois après le jour sans fin du 7 octobre !

Impossible de combattre le terrorisme sans nommer et condamner le totalitarisme islamiste.

Impossible de défendre la France sans célébrer, sans protéger la laïcité et la liberté.

Merci à #agir ensemble de fixer un cadre qui aide à comprendre, à agir et à fédérer.

Le MPCT soutient le grand rassemblement du 26 mars au Dôme de Paris et appelle à s’y inscrire.

Nous écouterons des oratrices, orateurs remarquables pour leur courage et leur lucidité.

Nous écouterons et nous agirons. Ensemble.

Communiqué du MPCT : soutien au grand rassemblement exigeant la libération de Boualem Sansal

Immense écrivain, Boualem Sansal est aussi un homme engagé qui a toujours répondu présent aux appels à la solidarité pour les autres, en défense de la liberté.
Otage du régime algérien depuis 4 mois, c’est lui qui a besoin de nous à présent, à 80 ans !
Le MPCT participera et appelle à participer massivement au grand rassemblement organisé par le comité de soutien à Boualem Sansal le 25 mars.
Un seul mot d’ordre : libération !
Il y a urgence !

Activité : déclaration du MPCT Val de Marne

Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme – Val de Marne

Déclaration au Conseil Municipal de Fontenay-sous-Bois le 13 mars 2025

Notre association, fontenaysienne, a demandé à prendre la parole devant le Conseil Municipal, devant notre ville que nous aimons.
Nous le faisions pour la première fois en 22 ans d’engagement dans la défense des droits humains universels et la résistance au terrorisme.
Nous regrettons que ce droit ne nous ait pas été accordé.

Les sensibilités et les opinions diverses doivent être respectées mais aucune cause ne saurait justifier l’enlèvement de deux petits-enfants, dans les bras de leur mère terrifiée.

L’Israélienne Shiri Bibas et ses enfants
Ariel et Kfir

Il n’y a fondamentalement que deux camps à nos yeux : celui qui condamne un tel crime, fièrement filmé par ses auteurs, et celui qui le justifie.

Tout le reste peut se débattre mais pas ceci.

L’apologie du terrorisme doit être une ligne rouge, au même titre que le racisme et l’antisémitisme.

Contrairement à d’autres municipalités de gauche ou de droite, notre ville n’a pas affiché leurs portraits, pas plus que ceux des otages franco-israéliens du Hamas.

En revanche, elle a hélas reçu le représentant d’une organisation terroriste complice des crimes du Hamas, le FPLP.
Oui, complice, l’infâme mise en scène de la remise des corps des malheureux enfants Bibas l’atteste. L’un des quatre miliciens qui portaient le cercueil contenant les restes d’un tout petit enfant assassiné à Gaza parce que juif, arborait le bandeau du FPLP.

Ce qui a été fait ne peut être défait mais, toutes et tous ensemble, nous pouvons nous ressaisir.
Nous le devons, c’est le sens de l’alerte que nous voulons lancer.

Nous ne pouvons laisser s’instaurer un climat où l’invective, la diffamation et la haine viendraient supplanter le dialogue démocratique.
Nous ne pouvons rester sans réagir quand des enfants sont exposés à une propagande toxique comme cela a été le cas dans notre ville sous prétexte d’événements sportifs.
Il n’est rien de pire que de semer la haine dans le cœur des enfants.
Le vivre ensemble doit perdurer dans notre ville. Nous ne voulons pas que s’y installe une situation similaire à celle de la Seine Saint Denis où les enfants juifs ont massivement déserté les établissements publics, parce qu’ils y étaient harcelés et que le « pas de vagues » a prévalu.

Les mots ont un sens.

L’examen des faits confirme la volonté génocidaire du pogrom subi par Israël le 7 octobre et infirme toute volonté génocidaire de sa riposte militaire.
Pourtant c’est la double inversion victimaire et accusatoire qui prévaut.
Nous ne sommes nullement indifférents au sort de la population de Gaza mais le responsable en est le Hamas qui l’a entraînée dans cette guerre, lui refusant toute protection et l’utilisant cyniquement comme bouclier humain.

En conclusion, nous voulons que notre ville exprime haut et fort son engagement contre le terrorisme.

Le terrorisme islamiste a massivement frappé la France.

Il a meurtri notre ville par deux fois en 2015, assassinant un habitant de Fontenay à l’Hypercacher, parce qu’il était juif et une sportive de Fontenay au Bataclan, parce qu’elle aimait la musique.

Leur mémoire doit continuer à être honorée, publiquement.

Pour que l’hommage aux victimes du terrorisme ait l’importance qu’elle mérite, nous souhaitons que la cérémonie du 11 mars devienne un grand événement, associant largement Fontenaysiens et Fontenaysiennes.

Nous voulons aussi que soit enfin inaugurée la rue ou la place en hommage au Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, mort en héros après avoir pris la place d’une otage.

Nous formulons aussi le vœu que le nom de Samuel Paty et/ou Dominique Bernard soit donné à un établissement scolaire ou que des lieux leur soient dédiés.

Nous souhaitons qu’Ohad Yahalomi et Orion Hernandez-Radoux, nos compatriotes otages du Hamas assassinés à Gaza, aient leur lieu de mémoire dans notre ville, ne serait-ce que des arbres plantés dans un de nos beaux parcs.

Dans le cadre de la féminisation des noms de rues, nous proposons que le nom de Shiri Bibas soit donné à une voie dans notre ville, associé à celui des petits Ariel et Kfir.

Enfin, nous proposons que le nom de la jeune Mahsa Amini, tuée par la police du régime de Téhéran, emblématique du combat des Iraniennes, soit symboliquement donné à la nouvelle antenne jeunesse ou à un autre lieu public.

Puissent nos propositions rencontrer l’assentiment de notre municipalité, restant ainsi fidèle à l’héritage de Monsieur Bayeurte et de Monsieur Voguet.

[NDLR : Louis Bayeurte fut Maire de la ville de 1965 à 2001, Jean-François Voguet de 2001 à 2016]