Communiqué du MPCT : Iran, en finir avec l’impunité d’un régime assassin !


Mahsa Amini avait 22 ans.

Venue à Téhéran en famille, elle a été arrêtée, avec d’autres “mal voilées” et violentée à mort par la “police des moeurs”, véritable police de mort du régime islamique.

La mort de Mahsa a suscité une intense émotion et une mobilisation à la hauteur du crime commis.

A ses funérailles dans sa ville de Saqqez, les femmes retirent leur voile et crient “mort au dictateur”.

Depuis, des femmes, et des hommes aussi, manifestent sans relâche dans la rue, bravant la répression.

D’autres prennent le risque immense de publier des vidéos dans lesquelles elles brûlent leur hidjab et se coupent les cheveux.

A présent hommes et femmes brûlent le hidjab, symbole de l’oppression islamiste, dans les rues de Téhéran !

Un tel courage appelle une solidarité authentique, totale et urgente.

L’Histoire se joue aujourd’hui en Iran. Le régime est honni par son peuple.

Alors ne tolérons pas une complaisance qui vaut complicité.

N’acceptons pas que l’Iran, assassin de ses propres citoyennes, continue à siéger à la commission de la condition de la femme de l’ONU !

Ne laissons pas dire qu’il serait plus moral d’acheter du pétrole à l’Iran qu’à la Russie.

Alors que s’ouvre l’Assemblée Générale de l’ONU, la République Islamique d’Iran doit être condamnée et mise au ban de la communauté internationale.

Exigeons la rupture des relations diplomatiques avec ce régime !

Communiqué du MPCT : Salman Rushdie, le refus de la soumission

Le MPCT exprime toute sa solidarité à l’écrivain britannique d’origine indienne Salman Rushdie, victime d’une attaque au couteau à New York alors qu’il s’apprêtait à tenir une conférence. A l’heure où nous écrivons ces lignes, Salman Rushdie semble se rétablir, mais il reste néanmoins en soins intensifs et des séquelles sont à craindre.

Son agresseur a été arrêté et l’enquête est actuellement en cours, mais il semble quasiment acquis que ce dernier a agi conformément à la « fatwa » émise contre l’écrivain par le régime iranien en 1989, suite à la parution de son ouvrage « Les versets sataniques ».
Il s’agit de Hadi Matar, 24 ans, d’origine libanaise et ayant des accointances avec l’extrémisme chiite selon des sources policières. Les premiers éléments d’enquête révèlent notamment un soutien aux Gardiens de la révolution islamique d’Iran.

In fine c’est bien l’intégrisme islamique qui a tenté d’assassiner Salman Rushdie, cible de l’intolérance du régime des mollahs depuis 33 ans. Avec le recul, Salman Rushdie apparait comme un des premiers lanceurs d’alerte sur la montée de ce fondamentalisme qui s’est exporté en Europe et ailleurs, préfigurant les calvaires de Robert Redecker, Charlie Hebdo, Mila et tant d’autres.

Les défenseurs des droits humains, universels et inconditionnels, se doivent d’être aux côtés de Salman Rushdie.

On peut très bien exprimer des désaccords sur ses écrits comme on peut très bien critiquer une tribune ou une caricature de Charlie Hebdo : on ne peut accepter que les débats d’idées contradictoires, indispensables dans une société démocratique, soient pris en otage par des esprits qui ne connaissent d’autre langage que les insultes et les menaces de mort, qui justifient les attaques physiques voire les tentatives du meurtre au nom du respect du « sacré » (le leur bien entendu) et qui cherchent, toujours au nom de ce « respect » dévoyé, à nous imposer leurs diktats intégristes.

A ce sujet, il y aurait beaucoup à redire sur les égarements d’une partie importante du monde intellectuel, associatif et politique qui a renié ses engagements universalistes au profit d’un relativisme compassionnel où les auteurs d’attaques islamistes sont forcément des “victimes”, tandis que leurs victimes sont ignorées ou jugées quasi-responsables de leur situation sur l’air de « ils l’ont bien cherché ».

Au MPCT, toujours Charlie et Salman Rushdie !

Paris, le 13 août 2022

Communiqué du MPCT : Attentat de la rue des Rosiers, en finir avec une impunité de 40 ans !


Le 9 août 1982 un attentat perpétré contre le restaurant Goldenberg de la rue des Rosiers, au coeur du quartier juif du Marais, imputé au groupe palestinien d’Abou Nidal (1), faisait 6 morts :

Mohamed Bennemou, André Hezkia Niego, Grace Cuter, Anne Van Zanten, Denise Guerche Rossignol, et Georges Demeter.


22 personnes furent blessées dont certaines très grièvement.


Ce crime est resté impuni.

L’enquête fut enterrée, en vertu d’un pacte, longtemps resté secret, entre les services de renseignement français et les terroristes : la garantie de l’impunité contre l’engagement de ne plus commettre leurs attentats sur le territoire national.

Relancée en 2011 grâce au Juge antiterroriste Trévidic et au travail de policiers, elle permit d’identifier quatre suspects, auteurs présumés de l’attentat.

Walid Abdulrahman Abou Zayed, alias « Souhail Othman », Palestinien devenu citoyen norvégien, a enfin été extradé par la Norvège en décembre 2020. Mis en examen, il est en détention provisoire plus d’un an dans l’attente d’un procès.

En revanche la Jordanie et l’Autorité Palestinienne refusent toujours d’extrader les trois autres suspects :

Souhair Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta », présenté comme le cerveau de l’attentat et Nizar Tawfiq Mussa Hamada, membre présumé du commando, deux ressortissants jordaniens.

Mahmoud Khader Abed Adra, alias « Hicham Harb »,Palestinien de Cisjordanie.

A la veille de la réception à l’Elysée de Mahmoud Abbas, dirigeant de l’Autorité Palestinienne, le CRIF et l’Association française des Victimes du Terrorisme se sont adressés ensemble au Président Macron pour le lui rappeler.

Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme soutient pleinement leur démarche.

Ni l’Autorité Palestinienne ni la Jordanie ne peuvent se soustraire à leur devoir d’extrader les suspects de l’attentat de la rue des Rosiers.

Le Président Macron a-t-il mis Mahmoud Abbas devant ses responsabilités ?

Voilà 40 ans que les proches des victimes attendent que justice leur soit rendue !

(1) “Fatah-Conseil révolutionnaire”, groupe dissident de l’Organisation de libération de la Palestine.

Paris, le 22 juillet 2022


Crédit image
: CRIF, Conseil Représentatif des Institutions juives de France

Les victimes de l’AMIA dans nos consciences.


C’était le 18 juillet 1994 au matin : l’attentat à la voiture piégée contre l’immeuble de la communauté juive de Buenos Aires faisait 85 morts et 240 blessés.

Deux ans plus tôt c’est l’Ambassade d’Israël en Argentine qui avait été la cible d’un attentat : 29 personnes tuées.

A ce jour justice n’a pas été rendue aux victimes.

En 2006 le Procureur Alberto Nisman reprenait l’enquête et accusait la République Islamique d’Iran d’avoir commandité l’attentat dont le Hezbollah Libanais assura l’exécution.
Il mettait en évidence les entraves à la justice des autorités argentines et Christina Kichner, alors Présidente qui avait opté pour un arrangement avec l’Iran.
Juste avant de remettre ses conclusions, Alberto Nisman mourut dans des conditions mystérieuses !

Aucun des suspects, parmi lesquels l’ancien dirigeant Rafsandjani et le chef des très terroristes Gardiens de la Révolution, Mohsen Rezdi, n’a été extradé. Ils sont pourtant recherchés par Interpol.
Mohsen Rezdi s’est même permis de se rendre au Nicaragua en janvier dernier, en toute impunité, provoquant la colère des autorités argentines.

Pour les familles des victimes, 28 ans après c’est toujours la souffrance et la colère.
Leur exigence : vérité et justice.


Nous la partageons !

La complaisance avec le régime islamique de Téhéran, qui a pour horizon la répression effroyable à l’intérieur et le terrorisme à l’extérieur, n’a que trop duré.

Huguette Chomski Magnis

Secrétaire générale du MPCT

Une pétition internationale en solidarité avec les Afghanes : Non à la burqa !

Non à la burqa ! No to the burqa ! Nein zur Buka !

La pétition trilingue est en ligne sur change.org

https://chng.it/j9BG8FR64B

Assurer son succès en signant et partageant, c’est refuser d’abandonner les Afghanes.

Parmi les commentaires de soutien à la pétition, celui-ci, plus long que les autres :

“Je signe parce que la burqa emmure les femmes vivantes, les réifie en leur déniant le droit d’exister en tant que personnes humaines autonomes, jouissant des libertés fondamentales auxquelles tout être humain a droit. le Le port de la burqa ne peut avoir été inventé et imposé que par des hommes désireux d’avoir des femmes esclaves ! Et celles qui s’imaginent la porter librement se cachent leur peur des conséquences dramatiques que le refus de la porter entraînerait pour elles, ce qui, dans tous les cas est le signe de leur soumission au pouvoir exorbitant que des hommes s’arrogent sur elles! N’oublions jamais que le degré de liberté dont jouissent les femmes (liberté d’étudier, d’aller et venir, liberté d’exercer la profession de son choix, liberté de conscience) est le thermomètre du niveau de démocratie dans une société. Partout où les femmes leur sont jetées en pâture, les hommes devraient s’inquiéter du sort que leurs gouvernants leur réservent à eux-mêmes!!!” (Edith T.)

Communiqué du MPCT : Hommage à Françoise Rudetzki

Nous sommes sous le choc à l’annonce de la disparition de Françoise Rudetzki et adressons toute notre sympathie à sa famille.

Fondatrice de SOS Attentats, cette grande dame aura été la pionnière mondiale de la défense des victimes du terrorisme.
C’est elle qui a obtenu pour les victimes du terrorisme le statut de victimes civiles de guerre.
Elle avait aussi obtenu le droit pour les associations de victimes de se constituer partie civile.

D’un courage admirable face aux cruelles séquelles de l’attentat qu’elle avait subi et face à tous les obstacles, elle aura été active jusqu’à ses derniers jours.

Elle avait aussi été d’une extrême clairvoyance, sachant prédire très vite qu’en matière de terrorisme, nous n’avions encore rien vu, interpellant les politiques dont le pronostic était, hélas bien à tort, “la France en a fini avec le terrorisme.”

Pour Françoise Rudetzki qui avait témoigné inlassablement et nous avait fait l’honneur de répondre à nos invitations à de multiples reprises, le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme gardera à jamais un immense respect et une profonde gratitude.

Elle continuera à inspirer notre engagement.

Photo MPCT : Françoise Rudetzki au premier Salon du Livre du MPCT le 11 septembre 2021

Grenoble : plus qu’un symbole

Le MPCT s’associe totalement au communiqué publié le 4 mai par la Ligue du Droit International des Femmes car ce qui se se joue au Grenoble n’a rien d’anodin.

Les talibans qui imposent désormais le port de la burqa aux Afghanes situent le contexte !

4 MAI 2022 – Le burkini : un tournant ?

“La LDIF se félicite des vives réactions suscitées par les prises de position du maire écologiste de Grenoble, qui souhaite modifier le règlement intérieur des piscines grenobloises afin de lever les interdits en vigueur depuis 2012, y compris concernant le port du burkini dans les bassins. Cette question sera examinée lors d’un conseil municipal le 16 mai prochain.

Reprenant à son compte l’inversion des valeurs de liberté et d’égalité, l’édile ose affirmer « À Grenoble, nous veillerons à ce qu’aucun règlement intérieur d’aucun équipement public ne constitue une injonction ou une discrimination ».

Face à ces dérives la LDIF salue notamment le lancement de la pétition intitulée « Burkini, hijab : quels combats, à Grenoble ? »[1], la prise de position très ferme du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui menace de couper les subventions de Grenoble en cas de vote favorable au burkini, le soutien du Comité Laïcité et République, et aussi la réaction d’Alain Carignon, qui « appelle les Grenoblois à venir ce jour-là exiger un référendum », ajoutant que « le maire de Grenoble n’est pas mandaté pour soutenir l’islamisme politique ».

Sans surprise, c’est encore et toujours Alliance Citoyenne qui est à la manœuvre.

Rappelons que cette même association a engagé une procédure auprès du Conseil d’Etat afin d’obtenir la modification de l’article 1er des statuts de la FFF interdisant tout signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance religieuse lors des compétitions ou manifestations organisées par cette Fédération. Consciente de l’importance que revêtira la décision du Conseil d’Etat, la LDIF intervient en soutien de la FFF dans le cadre de cette procédure qui n’a pas encore donné lieu à un examen sur le fond.

Ces offensives doivent être prises au sérieux par le pouvoir politique. L’heure n’est plus aux tergiversations, on ne doit plus laisser l’islam politique avancer au nom d’une liberté de choix qui n’est que celui de museler la liberté des femmes dans l’espace public.”

[1] https://emancipation2022.wixsite.com/emancipation

8 mars : n’oublions surtout pas les Afghanes !

Alors que la guerre touche l’Europe, que l’invasion et les bombardements en Ukraine nous bouleversent, nous  n’oublions pas la résistance des femmes afghanes aux talibans.

Leur slogan est Pain, travail et liberté ! En dépit des arrestations, des enlèvements, elles continuent à manifester. 

Soutien aux femmes afghanes, soutien aux artistes afghanes en exil !

Notre exposition itinérante commence ce 8 mars à Paris.