Tribune : Leçons et conséquences d’un acquittement attendu

{{Par Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste, professeur de littérature française à la FLAHM}}- Comme pronostiqué dans mon dernier article publié sur le site de Leaders intitulé {L’acquittement du Doyen Habib Kazdaghli à l’horizon} (1), la chambre correctionnelle du tribunal de la Manouba a rendu en première instance un verdict d’acquittement en faveur du défenseur emblématique des libertés académiques et de l’autonomie de l’institution universitaire.Nous l’avons appris le jour de la sentence, par hasard, sur Twitter peu après 13 heures par un internaute relayant vraisemblablement des journalistes bien informés et à l’affût des nouvelles provenant du tribunal de la Manouba alors que nous étions sur des charbons ardents à attendre le verdict dans le bureau du Doyen. Nous n’avons même pas eu le temps de nous interroger sur la véracité de l’information que l’un des avocats de la défense, d’une énergie débordante et qui s’est concentré depuis plusieurs mois sur l’affaire – il se reconnaîtra – appelle depuis le greffe du tribunal pour confirmer la bonne nouvelle. Des signes de bonne augure l’annonçaient depuis quelques jours, dont le bouquet prémonitoire de roses de l’Ariana, d’arômes et de menthe offert au Doyen par une collègue et amie quelques heures avant le prononcé du jugement et d’autres signes que je passerai sous silence de peur de m’autosuggestionner et de m’imaginer disposant de dons de médium !{{Un épilogue attendu}}-Les amis du Doyen et les Tunisiens, qui suivent les péripéties du procès presque à la loupe, à travers ces chroniques ou qui collectent leurs informations à la source, n’avaient pas besoin de mes dons de médium pour être rassurés et confiants car tout plaidait en faveur de ce dénouement heureux. Le scénario ubuesque, imaginé et ourdi par la plaignante et ses complices, d’une gifle administrée sur la joue droite par un droitier laissant, plusieurs heures après l’agression, une trace encore visible sur une joue protégée par un niqab (sic !), n’a convaincu personne. Même la plaignante, pourtant interrogée à plusieurs reprises au sujet de la gifle, n’a pas osé, tellement la ficelle était grosse, tromper le juge en confirmant cette version rocambolesque des faits! Enfin, l’expertise établie par le Conseil de l’ordre des médecins a conclu que le certificat médical initial, pièce maîtresse de l’accusation, était un certificat de complaisance. – Dans ce scénario mal concocté, les marionnettistes salafistes et leurs alliés ont métamorphosé, dans une bizarre inversion des rôles et dans un tour de prestidigitation intellectuelle et morale condamnable, un agresseur qui reconnaît avoir fait irruption dans le bureau du Doyen en une victime ( la plaignante), et une victime coutumière des agressions salafistes pendant la crise du niqab en un délinquant de droit commun( le Doyen) . N’ont été dupes de la supercherie que ceux qui avaient bien envie de l’être, d’autant que la version du Doyen avait été corroborée par des témoins des plus crédibles.- Pour le Doyen et les défenseurs des libertés universitaires aussi bien dans le milieu associatif que dans la sphère syndicale, autant en Tunisie qu’à l’étranger, c’est la fin d’un long calvaire qui a duré quatorze mois en raison d’un procès aux allures d’un feuilleton interminable et connaissant des péripéties ubuesques – dont la requalification de l’accusation – qui ont failli ébranler notre confiance dans la justice tunisienne et dans sa capacité à redorer son blason après plus d’un demi-siècle de dépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif. Nous sommes au bout du tunnel et le probable pourvoi en appel de la plaignante ou du ministère public ne changera pas le verdict prononcé par les juges de première instance, du moins pour le Doyen qui verra son acquittement confirmé.{{Le couronnement d’un combat pour le triomphe des valeurs de la nouvelle République}}- C’est aussi le couronnement logique, laborieux et souhaité d’une longue bataille qui a pu parfois prendre l’allure d’une résistance émouvante et épique pour sauver un innocent que d’aucuns voulaient immoler à l’autel du fanatisme religieux et politique. Cette situation n’est pas sans rappeler, toutes proportions gardées, les mobilisations de solidarité menées en faveur d’accusés célèbres traduits devant la justice dans des procès iniques ou les victimes passées à la postérité d’erreurs judiciaires en raison de l’acharnement de « l’Infâme » – comme dirait Voltaire – à les persécuter.- Révoltés par ce procès inique, les universitaires et les militants tunisiens de la société civile se sont mobilisés pour ce combat parce qu’ils étaient soucieux de réussir le nouveau rendez-vous avec la démocratie. Les amis de la Tunisie dans le monde entier, fervents amoureux du printemps tunisien étaient, eux aussi, désireux de voir le processus initié le 14 janvier 2013, couronné par la naissance d’une république civile et démocratique. Les Tunisiens et les amis de la Tunisie avaient tous la certitude que le procès intenté à Habib Kazdaghli était à fois le procès des libertés universitaires et le procès des libertés démocratiques. – Les motivations citoyennes de ces actions concertées, exprimées dès le début du procès, sont révélatrices des enjeux cruciaux d’une société en devenir qui aspire à la démocratie, à la diffusion et à l’exercice de la liberté de la pensée, de la liberté d’expression et de recherche, au développement de l’esprit critique, au respect de la différence et du pluralisme mais qui risque de voir, in fine, sa Révolution confisquée par un régime théocratique qui nie toutes ces libertés au nom prêt à penser, du dogme absolu, du monolithisme politique, idéologique et religieux. Dans ce contexte où tout peut basculer, l’Université se devait de jouer un rôle de premier plan dans une symbiose parfaite avec la société civile pour la défense des libertés fondamentales encore balbutiantes et pour aider à l’avènement de la démocratie. La crise du niqab à la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba lui a donné l’opportunité de défendre, à la faveur du procès intenté au Doyen Habib Kazdaghli, ces aspirations et ces valeurs de la République en gestation.- L’acquittement apparaît, de ce point vue, comme la consécration de l’attachement de l’élite tunisienne et des défenseurs des libertés à ces valeurs et la preuve de leur capacité à les faire valoir. C’est aussi une caution à la pertinence et à l’efficacité d’une stratégie du front et de la coalition à opposer aux tentatives de confiscation par l’islam politique des objectifs de la Révolution. Cette mobilisation quantitative et qualitative est, de fait, inédite dans l’histoire de l’université tunisienne. C’est la première fois que la société civile s’y investit d’une part. D’autre part, elle ne s’est pas essoufflée en dépit des manœuvres multiples et vaines pour nous avoir à l’usure. Elle balise la voie pour les combats à venir qui s’annoncent plus durs que celui de la défense des valeurs universitaires qui n’est pas encore achevé.{{Une victoire de l’Etat de droit et des valeurs universitaires}}- L’acquittement du Doyen permet de poser les jalons de la construction d’une République nouvelle où le respect de l’Etat de droit et des institutions est une valeur primordiale. Les juges en charge de ce procès, en jugeant en leur âme et conscience, ont envoyé, par ce verdict, des signaux très forts à la société tunisienne pour la rassurer sur l’intention des magistrats tunisiens à contribuer à cette édification. Ils ont fait, à l’occasion de ce procès, honneur à la Révolution de la Dignité en passant avec un grand succès le test de l’aptitude de la justice à assurer sa neutralité et son autonomie. Nous avons, du reste, loué à l’occasion de cette chronique et à chaque audience du procès, le professionnalisme de ces juges et leur honnêteté. C’est sur ces qualités que nous nous sommes basés pour justifier notre optimisme quant à son issue.- Nous sommes en train d’assister, sur les ruines de l’ancienne justice, pas encore à la naissance d’une nouvelle justice républicaine (le chemin est encore parsemé d’embûches, voire d’obstacles), mais à un sursaut rageur, à un combat pathétique des juges, soucieux d’exercer la justice en toute indépendance et conformément aux normes internationales en vigueur. Les verdicts de procès d’opinion ou d’affaires mettant en cause la liberté d’expression ou la liberté de création, récemment instruits, confirment ce sentiment ainsi que les luttes des juges à travers leur syndicat et à leur association pour mettre fin à un demi-siècle de soumission au pouvoir politique malgré la volonté de mainmise de ce pouvoir sur le pouvoir judiciaire, particulièrement affichée au moment des débats sur la loi portant création de l’Instance provisoire de la magistrature. La société civile et les partis démocrates devraient se montrer plus solidaires avec les magistrats pour les aider à conquérir leur indépendance. Sans justice indépendante, point de libertés académiques, point de libertés démocratiques. C’est l’une des leçons à tirer du procès Kazdaghli.- La reconnaissance de l’innocence du Doyen, qui est un refus de l’instrumentalisation de la justice par les fossoyeurs des libertés académiques, va conforter, par ailleurs, la résistance des défenseurs de ces libertés, confrontés, particulièrement à la faculté des sciences, à une nouvelle « ghazoua ». Un vent révolutionnaire semble aussi souffler sur le Conseil de l’ordre des médecins qui rompt avec les vieux réflexes d’indulgence vis-à-vis des fautes professionnelles commises par certains membres de la profession. L’expertise innocentant le Doyen est à l’honneur d’une instance qui semble décidée à faire triompher l’Etat de droit et à veiller au respect par les médecins du code déontologique de la profession.{{De la nécessité de la vigilance}}- L’acquittement du Doyen, s’il confirme le bien fondé de notre combat pour les règles académiques, ne signifie nullement une victoire définitive sur ceux qui ne les reconnaissent pas, qui essaient d’asservir la connaissance et les moyens de sa transmission à leurs croyances religieuses sectaires et qui rêvent de transformer la Tunisie en Tunistan. Ce qui se passe en ce moment à la faculté des sciences de Tunis où un groupe d’étudiants, bénéficiant de l’appui du ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, revendique depuis plus de deux mois le droit des niqabées à suivre les cours et à passer les examens tout en portant le voile intégral, dans un remake très médiocre des évènements survenus au cours de l’année universitaire écoulée à la Manouba, est révélateur du long chemin qui reste à parcourir.- Réagissant à l’acquittement du Doyen , une cinquantaine d’étudiants affiliés à l’Union générale tunisienne des étudiants (UGTE), syndicat nahdhaoui, ont organisé, le lendemain du verdict, une assemblée générale à la Faculté des lettres des arts et des humanités de la Manouba pour appeler à « dégager » un doyen sioniste, ennemi de l’islam, persécutant les niqabées pour leurs convictions religieuses et leur niant leur droit à l’éducation en leur interdisant le port du niqab.-Le verdict du 2 mai 2013 est une décision de justice qui réconcilie les Tunisiens avec l’Etat de droit et des institutions et, par là même, avec l’esprit de la Révolution de la dignité. Elle jette les fondements d’une nouvelle République, celle dont rêvaient les martyrs. C’est une victoire qui a comblé de bonheur les Tunisiennes et les Tunisiens, qui se sont habitués à voir en Habib Kazdaghli une icône de la défense des libertés, de la femme et de l’enseignement. Elle balise la voie à d’autres conquêtes. Mais le combat est encore long !{{Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste, professeur de littérature française à la FLAHM}}La Manouba, le 2 mai 2013(1) [http://www.leaders.com.tn/article/l-acquittement-du-doyen-kazdaghli-a-l-horizon-a-la-memoire-de-chokri-belaid-et-faouzi-ben-mrad?id=11269->http://www.leaders.com.tn/article/l-acquittement-du-doyen-kazdaghli-a-l-horizon-a-la-memoire-de-chokri-belaid-et-faouzi-ben-mrad?id=11269]

Verdict du procès de la Manouba : acquittement !

Au terme d’un procès fleuve, le Doyen Kazdaghli a été acquitté et ses accusatrices niqabées condamnées à 4 mois de prison avec sursis. C’est là une victoire à savourer, victoire du droit et de la justice. Il faut souligner le caractère exemplaire du combat mené par le Doyen et les universitaires de la Faculté de la Manouba et saluer leur pugnacité. Cette victoire judiciaire est un formidable point d’appui pour les universitaires confrontés dans d’autres facultés à l’offensive islamiste. Parce que la Manouba est devenue un symbole, la portée de cet épilogue heureux dépasse de beaucoup le cadre universitaire. Fort de cet encouragement le combat démocratique de résistance à l’islamisme et à la terreur va continuer , dans une Tunisie où l’on assassine, où l’on menace de mort, où l’on poursuit la femme violée et où des bloggeurs sont condamnés à de lourdes peines de prison pour athéisme. Dans une Tunisie où un projet de Constitution islamiste inacceptable vient d’être rendu public (1), la victoire de la Manouba oxygène et permet de ne pas désespérer.HCM(1) Lire à ce sujet l’analyse d’Abdelwahab Meddeb (Ecrivain, enseignant à l’université Paris-X) [http://lemonde.fr/idees/article/2013/04/30/pourquoi-le-projet-de-constitution-tunisienne-est-inacceptable_3168798_3232.html->http://lemonde.fr/idees/article/2013/04/30/pourquoi-le-projet-de-constitution-tunisienne-est-inacceptable_3168798_3232.html]

Tunisie : mobilisation à la Manouba le 2 mai 2013 à l’issue du verdict du procès fleuve intenté au Doyen Kazdaghli

-{{Communiqué d’Habib Mellakh}} {{Soyons nombreux le 2 mai pour fêter l’acquittement du Doyen ou pour préparer la riposte}}Le Doyen habib kazdaghli connaîtra vraisemblablement – sauf surprise énorme mais sait-on jamais ce qui peut advenir dans un procès aux péripéties parfois ubuesques? – son sort judiciaire le 2 mai prochain. Mais l’épilogue de ce feuilleton influera aussi, sans aucun doute, sur le sort réservé aux libertés académiques. Ce verdict sera doublement important: il permettra, en cas d’acquittement, de blanchir un innocent des accusations calomnieuses portées contre lui. Les défenseurs des libertés académiques en sortiront également renforcés à un moment où la Faculté des sciences de Tunis vit un remake des évènements survenus l’année dernière à la Manouba et où une poignée d’étudiants salafistes soutenue par le gouvernement à majorité nahdhaoui et l’UGTE tente d’asservir le code vestimentaire scolaire aux croyances sectaires d’un groupuscule souhaitant faire de la Tunisie un Tunistan.Nous nous acheminons vers l’acquittement comme je n’ai pas manqué de le pronostiquer dans mon dernier article. Soyons alors nombreux pour fêter cet épilogue heureuxS’il y a un report ou une condamnation fut-elle symbolique qui discréditerait la justice, nous ne serons pas prêts de voir le bout du tunnel et l’issue du combat actuellement menée par nos camarades de la faculté des sciences risque d’être compromise et les salafistes reprendront du service à la FLAHM. C’est pourquoi nous devons être unis et faire preuve d’une grande vigilance et venir nombreux à la faculté de la Manouba le jeudi 2 mai prochain à 14h pour préparer la riposte.-{{Communiqué de Khaled Nouicer, Secrétaire général de base de la FLAHM}}L’Association tunisienne de défense des valeurs universitaires, le Syndicat de base de la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba, l’Observatoire des libertés académiques appellent les collègues enseignant à la FLAHM et dans les autres institutions universitaires, les militants au sein des associations qui font partie de la coalition des ONG parrainée par la LTDH, ceux de l’Alliance civile contre la violence et pour les libertés qui ont apporté leur soutien à la cause de l’autonomie de l’université, du respect des libertés académiques et de l’indépendance de la magistrature à {{Une Assemblée générale commune}} {{le jeudi 2 mai à 14 heures}} (Salle Hassan Hosni Abdlwahab) jour de la proclamation du verdict dans l’affaire du Doyen Habib Kazdaghli pour débattre du jugement et de ses conséquences sur l’ambiance de travail à l’Université, sur les libertés académiques et l’autonomie de l’institution universitaire et pour prendre les décisions nécessitées par la nouvelle conjoncture.Le débat tournera aussi au sujet de l’issue des procès intentés à l’encontre d’autres universitaires et autour du contenu du dernier procès-verbal relatif à l’accord intervenu entre la FGESRS et le ministère de tutelle.Les médias sont conviés à cette rencontre.

ONU : le scandaleux Richard Falk enfin rappelé à l’ordre

Non sans mal, le Secrétaire général de l’ONU s’est décidé après trois jours de regrettable laxisme, à exprimer son rejet des commentaires de Falk, qui “nuisent à la crédibilité et au travail de l’ONU”. C’est le moins qu’on puisse dire puisqu’il s’agit purement et simplement de justification du terrorisme ! S’il faut se féliciter de ce sursaut, il faut surtout féliciter l’ONG UN Watch pour sa pugnacité … qui en fait déjà la cible des puissants amis de “Cata Falk”. Ils sont “indignés”. HCM

ONU et terrorisme : Cata Falk continue à sévir

Richard Falk est un récidiviste. Celui qui, en 1979, avait vu dans le régime des mollahs le modèle à suivre défend pèle-mêle le Hamas, l’Irak de Saddam Hussein et les théories conspirationnistes sur le 11 septembre. Ses postions lui ont valu d’être éjecté de l’ONG Human Rights Watch. Mais pas de l’ONU ! A 83 ans, il est toujours ” rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967″ (1) , un rôle vedette dans ce Conseil très spécial. Dans un article récent consacré aux attentats de Boston (2), il tient des propos d’une gravité extrême, dont l’ONG UN Watch s’émeut à juste titre. Cette fois il ne donne pas dans la théorie du complot mais dans la justification de ces attentats, y voyant une « rétribution », présumée juste, des interventions militaires américaines en Afghanistan, au Pakistan et en Irak. Selon lui, c’est la domination impériale américaine qui est responsable et provoque “toutes sortes de résistances”. Autre explication, récurrente chez lui ( mais pas que chez lui) : les Etats Unis s’exposent à de nouvelles attaques s’ils ne cessent pas de soutenir Israël. Un avertissement qui confine à la complicité morale avec le chantage de la menace terroriste. L’ONU devra choisir entre Richard Falk et la condamnation du terrorisme. Vite. Victoria Wilson (1) La situation des dits territoires avant 1967 n’intéresse ni Falk ni l’ONU (occupation de Gaza par l’Egypte et occupation/annexion de la Cisjordanie par la Jordanie) (2) [http://www.foreignpolicyjournal.com/2013/04/21/a-commentary-on-the-marathon-murders/->http://www.foreignpolicyjournal.com/2013/04/21/a-commentary-on-the-marathon-murders/]

Hezbollah : l’Union Européenne répond à l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme

Ni Monsieur Barroso ni Madame Ashton, destinataires des messages adressés par quatre représentants du réseau de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, ne répondent à ces derniers. La tâche a été dévolue à Hugues Mingarelli, Directeur pour “le Moyen-Orient et les pays du voisinage méridional” au Service européen pour l’action extérieure, le corps diplomatique de l’UE.Le contenu est sans surprise, dans le plus pur style de l’Union européenne, rappelant qu’il faut l’unanimité des pays membres pour placer une organisation sur la liste des organisations terroristes et qu’il n’y a pas de consensus. Sur l’attentat de Bourgas, le courrier indique : “{l’enquête continue et les autorités libanaises se sont engagées à une étroite coopération dans le processus d’investigation. Le moment venu, l’Union Européenne et les états membres examineront les réponses appropriées. Si l’enquête en cours et les actions judiciaires engagées devaient impliquer le Hezbollah, l’UE considérera une série d’options qui pourraient inclure des initiatives dans le cadre de la coopération policière et judiciaire au niveau européen ainsi que de possibles amendements à la liste des organisations, entités et personnes désignées comme terroristes”} (1)Du moins, Monsieur Mingarelli cite-t-il 6 fois le Hezbollah dans sa lettre. Le Ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius ne l’avait pas cité une seule fois dans la sienne. Les optimistes y verront un progrès.HCM(1) Traduction MPCT du courrier rédigé en anglais.

Tunisie : nouveau rassemblement pour l’épilogue du procès du Doyen Kazdaghli

Le Doyen Habib Kazdaghli comparaît pour la 6° fois devant le tribunal de première instance de la Manouba ce jeudi 18 avril 2013. {{14 associations de la société civile, dont le puissant syndicat UGT, réaffirment leur soutien indéfectible au courageux doyen. Elles ont à nouveau appelé à un rassemblement, preuve d’une résistance qui tient bon et dont nous devons être totalement solidaires :}} “{Ce procès sans fondement, aux multiples rebondissements inattendus et dont le caractère éminemment politique n’échappe plus à personne, vise à porter atteinte à l’autonomie universitaire et à condamner un doyen attaché au respect des règlements qui régissent son institution mais aussi et surtout aux libertés académiques, à la liberté de pensée, d’expression et de création.La politique de mise au pas des institutions de l’Etat qui a, en effet, ciblé la Faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba, porte-drapeau de la liberté de la recherche et de la pensée et son doyen, n’est pas le fruit du hasard : elle est savamment orchestrée par les extrémistes religieux qui vouent à la pensée, au savoir et à l’art une aversion déclarée.”}HCM

Communiqué : Saint-Denis après Bezons, les terroristes en tournée !

{{La Ville de Saint Denis doit recevoir ce mercredi 17 avril Salah Hamouri, 27 ans, membre du FPLP, condamné en Israël pour tentative d’attentat, Amir Jabar Sharif Sawalma, membre des Brigades des martyrs d’al-Aqsa, condamné pour avoir organisé trois “attentats-suicides” en Israël et Allam Kaabi, du FPLP, qui a planifié l’assassinat de Rehavem Ze’vi, ministre israélien du Tourisme.}} Amir Jabar Sharif Sawalma et Allam Kaabi sont libres.Leur impunité a été arrachée en échange de la libération de l’otage Gilad Shalit séquestré par le Hamas. {{Un terroriste condamné pour avoir visé des civils n’est PAS un prisonnier politique, c’est une imposture de le présenter comme tel.}} Le Hamas, les Brigades des martyrs d’al-Aqsa et le FPLP figurent sur la liste des organisations terroristes établie par l’Union européenne. A juste titre, ces organisations ayant organisé; commandité et revendiqué des attentats visant des civils en Israël. Certains de nos compatriotes ont perdu des êtres chers, victimes de ces attentats injustifiables. Les membres de ces organisations ne devraient en aucun cas être honorés, a fortiori lorsqu’ils ont été condamnés pour participation à des actes terroristes. Il ne peuvent décemment prendre la parole dans l’enceinte de la Bourse du travail de St Denis, créée il y a plus d’un siècle pour défendre les droits des ouvriers et non pour honorer des assassins. {{Le terrorisme est devenu un fléau universel.}} {{Il sévit de Mogadiscio à Boston, au Pakistan comme en Irak. Nul élu ne peut prendre la lourde responsabilité de l’encourager.}} Dans un message adressé par sa Secrétaire générale, Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme, le MPCT appelle solennellement Didier Paillard, Maire de Saint-Denis – à déclarer les membres de ces organisations terroristes non grata dans sa ville- à condamner le terrorisme qui vise des civils, quels qu’ils soient- à s’engager à ne pas demander la libération de prisonniers jugés et condamnés pour de tels faits, quelle que soit la cause qu’ils aient prétendu défendre.

Communiqué : Saint-Denis après Bezons, les terroristes en tournée !

La Ville de Saint Denis doit recevoir ce mercredi 17 avril Salah Hamouri, 27 ans, membre du FPLP, condamné en Israël pour tentative d’attentat, Amir Jabar Sharif Sawalma, membre des Brigades des martyrs d’al-Aqsa, condamné pour avoir organisé trois “attentats-suicides” en Israël et Allam Kaabi, du FPLP, qui a planifié l’assassinat de Rehavem Ze’vi, ministre israélien du Tourisme. Amir Jabar Sharif Sawalma et Allam Kaabi sont libres. Leur impunité a été arrachée en échange de la libération de l’otage Gilad Shalit séquestré par le Hamas. Un terroriste condamné pour avoir visé des civils n’est PAS un prisonnier politique, c’est une imposture de le présenter comme tel. Le Hamas, les Brigades des martyrs d’al-Aqsa et le FPLP figurent sur la liste des organisations terroristes établie par l’Union européenne. A juste titre, ces organisations ayant organisé; commandité et revendiqué des attentats visant des civils en Israël. Certains de nos compatriotes ont perdu des êtres chers, victimes de ces attentats injustifiables. Les membres de ces organisations ne devraient en aucun cas être honorés, a fortiori lorsqu’ils ont été condamnés pour participation à des actes terroristes. Il ne peuvent décemment prendre la parole dans l’enceinte de la Bourse du travail de St Denis, créée il y a plus d’un siècle pour défendre les droits des ouvriers et non pour honorer des assassins. Le terrorisme est devenu un fléau universel. Il sévit de Mogadiscio à Boston, au Pakistan comme en Irak. Nul élu ne peut prendre la lourde responsabilité de l’encourager. Dans un message adressé par sa Secrétaire générale, Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme, le MPCT appelle solennellement Didier Paillard, Maire de Saint-Denis – à déclarer les membres de ces organisations terroristes non grata dans sa ville- à condamner le terrorisme qui vise des civils, quels qu’ils soient- à s’engager à ne pas demander la libération de prisonniers jugés et condamnés pour de tels faits, quelle que soit la cause qu’ils aient prétendu défendre.

Boston : Communiqué

Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme (MPCT) tient à réagir aux explosions de Boston. Même si pour l’instant, aucune piste n’est certaine, il s’agit à l’évidence d’attentats dont nous ne connaissons pas encore les auteurs. Ces actes ignobles reprennent toutes les caractéristiques du terrorisme: volonté de faire le plus grand nombre des victimes civiles possible, tentatives de gêner les secours pour alourdir le bilan humain, frapper les symboles universels d’échange que forment le sport et la culture, profiter de la médiatisation pour augmenter l’effet de terreur. Le MPCT condamne avec véhémence ces actes infâmes et témoigne toute sa sympathie et sa solidarité aux victimes et à leurs proches.Le 15 avril 2013 à 23 heures