Communiqué du MPCT : 19 septembre à 17 heures, Hommage national aux victimes du terrorisme

{{Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme appelle ses adhérent-es et ami-es comme les associations partenaires du Collectif Contre le Terrorisme à participer à la cérémonie d’hommage national aux victimes du terrorisme qui sera présidée par le Président de la République. Elle est organisée conjointement par la Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (FENVAC SOS Catastrophes et Terrorisme) et l’Association française des Victimes du Terrorisme (AfVT.org)}} {{jeudi 19 septembre à 17 heures Hôtel National des InvalidesJardin de l’Intendant (entrée Place Vauban)}}Cette cérémonie, organisée chaque année depuis 1998 à cette date anniversaire de l’attentat du DC 10 d’UTA, prend une dimension particulière cette année après le retour du terrorisme sur le sol français, très exactement 6 mois après le massacre des enfants juifs de l’école Ozar Hatorah. Le MPCT déposera une gerbe devant la statue “Parole portée” en hommage aux victimes de Mohamed Merah et à toutes les victimes d’attentats dans le monde. Plus d’informations :FENVAC [http://www.fenvac.com/edito/article/19-septembre-17h00-hommage->http://www.fenvac.com/edito/article/19-septembre-17h00-hommage]AfVT.org[http://ymlp.com/zZWagi->http://ymlp.com/zZWagi]

Pétition : sauvez Rimsha !

[http://www.avaaz.org/fr/pakistan_sauvez_ma_fillec/?bhstcdb&v=17455->http://www.avaaz.org/fr/pakistan_sauvez_ma_fillec/?bhstcdb&v=17455] URGENT !{{A l’attention du Président Asif Ali Zardari:}}Nous vous demandons de libérer et d’assurer la sécurité de Rimsha, petite fille qui souffre d’une maladie mentale et qui est emprisonnée pour blasphème à Islamabad et qui risque la peine de mort. Utilisez les pouvoirs en votre possession pour la sauver et assurez immédiatement la protection des minorités au Pakistan.

Communiqué du MPCT : Commémoration des 40 ans de l’attentat de Munich

A l’invitation du CRIF, le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme s’associe à la cérémonie du 5 septembre 2012, date commémorant les 40 ans de l’attentat perpétré contre des athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich.Elle aura lieu en présence du Président du Comité national olympique et sportif français, de l’Ambassadeur d’Israël en France et de membres des familles des athlètes assassinés. {{Mercredi 5 septembre 2012 à 19h}} au Comité national olympique1, avenue Pierre de Coubertin – 75013 Paris (1)Le MPCT a participé activement à la campagne pour qu’une minute de silence soit observée à la cérémonie d’ouverture des JO de Londres. Le CIO a refusé d’accéder à cette demande formulée par plus de 100 000 citoyens du monde entier. ( 1) L’inscription auprès du Secrétariat du CRIF est obligatoire.

Rapport : Des enfants vivant sous la terreur au Pakistan

{Cet important rapport rédigé par le journaliste Fazal ur Rehman Afridi, membre du Collectif Contre le Terrorisme, a été publié en anglais sous le titre CHILDREN LIVING UNDER TERROR IN PAKISTAN, sur le site de l’IRESK, Institut de recherches et d’études stratégiques de Khyber, dont il est Président. (1){{Le rapport a été communiqué à l’UNICEF et à l’ONU}}.} {{L’Institut de recherches et d’études stratégiques de Khyber (IRESK), partenaire de l’Alliance Internationale contre le Terrorisme (AICT) exprime sa profonde préoccupation devant les atrocités et le terrorisme qui continuent au Pakistan contre les enfants, particulièrement dans la Province du Khyber-Pakhtunkhwa et les régions tribales administrées fédéralement (FATA). Les enfants et les écoles ont été la première cible des terroristes qui ne reculent devant rien pour arriver à leurs horribles buts.}}{{Au mois de juillet 2012, plus de 19 enfants ont été tués et plus 22 blessés dans diverses attaques terroristes.}} Ces statistiques rapportées ne représentent que la partie émergée de l’iceberg, puisque la plupart des régions contrôlées par les Talibans et les bandes terroristes n’ont pas été accessibles. Les chiffres réels sont beaucoup plus élevés puisque FATA a été soumise à une omerta totale par le gouvernement pakistanais où les journalistes locaux et étrangers n’ont pas le droit d’entrer et d’informer. Le résultat est que les terroristes et les militaires tuent des enfants et des femmes innocents dans des bombardements au mortier, des attaques d’artillerie et des bombardements aériens.Le plus grave est l’interdiction de la vaccination anti poliomyélite imposée par les talibans et les Hafiz Gul Bahadar, groupes pro-gouvernementaux dans les districts Waziristan du Nord et du Sud du Fata, qui met en danger la vie de plus de 240.000 enfants. Dans d’autres régions du Pakistan aussi, la situation se détériore, à cause d’une complicité tacite du gouvernement. Un médecin étranger et son chauffeur de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ont été blessés lors d’une attaque par des Talibans à Karachi, et, avant cela un autre travailleur de la campagne pour la vaccination anti-polio fut tué dans la province de Sindh. Après les massacres, enlèvements, tortures d’enfants, et bombardements d’écoles, les terroristes ont commencé à s’attaquer à la santé des enfants.{{Nous demandons à l’UNICEF et au Conseil de Sécurité de l’ONU d’exercer des pressions sur le gouvernement pakistanais et sur toutes les parties (y compris les Talibans) pour respecter les résolutions pertinentes de l’ONU et du Conseil de Sécurité pour la protection des enfants et subir les conséquences en cas d’échec.}}-{{I ENFANTS VICTIMES DU TERRORISME}}{{Ci-dessous analyse et dates des attaques terroristes qui ont tué ou blessé des enfants au mois de juillet 2012.}}31 07 2012Un garçon a été blessé dans un attentat à la bombe à Dalbandin, dans le Distict Chaghai du Balouchistan28 07 2012Une fille a été blessée lorsqu’un mortier, tiré de l’autre côté de la frontière, a touché une maison de la région Sarkai Kandao de l’Agence Bajaur. L’obus, tiré depuis l’Afghanistan, a atterri au village et a touché la maison de Gulab Khan, l’endommageant partiellement et blessant une fillette.26 07 2012Quatre personnes, dont deux enfants et une femme, furent blessées lorsqu’un mortier a touché un enclos résidentiel au village de Spalga de l’Agence du Nord Waziristan.25 07 2012Deux personnes ont été blessées lorsqu’une bombe d’intensité moyenne a explosé dans la région de Horezai de Badabher, une banlieue de Peshawar.L’explosion s’est produite près d’une école primaire d’état pour filles dans un terrain ouvert où des gens se retrouvent chaque jour nombreux pour Iftah.24 0720121/ Quatre enfants ont été blessés lors d’une explosion dans une maison d’hôtes dans la région de Darra Adam Khel de la tribu F.R. Kohat. Des parents ont dit qu’une roquette avait atterri à l’intérieur de la hujra (maison d’hôtes) de Daulat Khan, mais il n’y a pas eu de confirmation sur la nature de l’explosion.2/ Sept enfants furent blessés lors d’une explosion dans le village de Sheraki à Darra Adamkhel mardi, selon des sources officielles et tribales. La source a dit que Faizan, Firdous, Rahim, Mobeen, Nek Muhammad, Shah Fahad ety Tanveer jouaient avec un mortier près de la hujra de Tehrik-e-Taliban, Pakistan (TTP), commandant Tariq Afridi, lorsque brusquement il a explosé. L’explosion les a tous blessés.21 07 2012Un terroriste « suicidaire » a fait sauter un véhicule chargé d’explosifs près de la maison d’un commandant militant pro-gouvernemental, Maulvi Nabi, tuant au moins neuf personnes, y compris quatre enfants dont trois filles, et blessant 13 autres, dans une guerre d’attrition entre deux bandes terroristes dans la région de Speen Tall de l’Agence Orakzai, FATA.19 07 2012Quatorze personnes de la tribu de l’Agence Orakzai ont été tuées et deux autres, y compris un enfant et une femme, blessées dans une explosion causée par un engin explosif improvisé (IED) dans la région Sapey dans les limites du poste de police de Ustarzai.18 07 2012 Une grande jirga des sages des tribus, chargée par le gouvernement de persuader des terroristes de permettre les vaccinations anti-polio, a informé l’administration que l’interdiction de l’immunisation dans le Waziristan continuerait jusqu’à l’arrêt des attaques. Une source de la réunion a dit que, pour être franc, la jirga pro-gouvernementale avait soutenu l’interdiction imposée par un groupe de talibans TTP contre la campagne polio dans l’Agence du Nord Wajiristan.17 07 2012 Des officiels ont prévenu que l’interdiction des Talibans sur la polio mettrait 240.000 enfants en danger dans les Agences Waziristan de FATA, si une campagne de vaccination ne commençait pas la semaine suivante. Les talibans TTP et le groupe Hafiz Gul Bahadur ont interdit les vaccinations anti-polio dans le Wajiristan.La campagne pour prévenir la polio a essuyé un double échec lorsqu’un médecin étranger de l’Organisation Mondiale de la Santé, travaillant pour l’immunisation ainsi que son chauffeur ont été blessés dans une attaque à Karachi.15 07 2012Une bombe a touché une maison dans un village du sheikhan, une banlieue de Peshawar, la capitale provinciale de Pakhtunkhwa Khyber, tuant trois enfants et leur mère et blessant leur père.13 07 2012Une femme qui rentrait chez elle avec son fils dans la région Subatpour du District Jaffarabad a touché une mine plantée sur la route. Elle est morte et son fils, Ali Bakhsh, grièvement blessé, a été emmené à l’hôpital Dera allahyar.06 07 2012Trois personnes, dont un enfant, ont été tuées dans des incidents séparés à Karachi, capitale provinciale de Sindh.02 07 2012Au moins quatre personnes ont été tuées et quatre autres blessées, dont des femmes et des enfants, dans une attaque à la grenade contre un foyer de la région Malik Din Khel de l’Agence Khyber de FATA.Une jeune femme, travaillant pour les droits des femmes dans des régions tribales, Fareeda Kokikhel (26 ans), Directrice de Sewara, a été tuée à Jamrud tehsil de l’Agence Khyber de FATA. 01 07 20121/ Une fillette de six ans, Sadida, a été tuée et deux autres enfants blessés dans deux explosions de la région frontalière du Dir supérieur. 2/ Douze personnes, dont huit enfants, ont été tuées et huit autres blessées lorsqu’un terroriste « suicidaire » lancé son camion chargé d’explosifs, dans un centre de militants locaux dans la région Spin Thail d’une section éloignée du district Hangu, sur la frontière de la région tribale du Nord Waziristan.-{{II ATTAQUES D’ÉCOLES}} Selon des informations reçus par l’IRESK, 12 écoles ont été bombardées dans la province du Khyber Pakhtunkhwa au mois de juillet 2O12. Le nombre réel d’écoles détruites est bien plus élevé, puisque les régions tribales administrées fédéralement (FATA), les vrais centres de terrorisme et de conflits continus, ont subi une omerta d’information et les journalistes ont été interdits d’entrer et de reporter sur ces régions.{{Ci-dessous analyse et dates des attaques d’écoles en juillet 2012}}.31 07 2012Des hommes non identifiés ont fait exploser une école d’état à Badhber, Peshawar dans le Khyber Pakhtunkhwa.27 07 20121/ Une école primaire d’état pour filles a été détruite pendant la nuit par des hommes non identifiés dans le District de Swabi 2/ Des terroristes ont déposé trois bombes dans une école primaire d’état pour filles dans la région de Sodher.20 07 20121/ Une école primaire d’état de la région de Matani à Peshawar , la capitale provinciale de KP a été bombardée.2/ Des hommes non identifiés ont détruit deux écoles primaires de Saafi tehsil dans l’Agence Mohmand.16 07 2012Une école primaire d’état a été détruite par des hommes non identifiés dans la région Sardheri du District de Charsadda. L’explosion a détruit le mur d’enceinte de l’école.15 07 2012Des homes non identifiés ont fait exploser le lycée pour garçons de Nashokhel à Peshawar. Cependant, aucune victime n’aurait été déplorée. Le mur d’enceinte de l’école a été détruit.10 07 20121/ Une école d’état pour garçons a aussi été la cible d’un attentat à la bombe à Safi tehsil dans Mohmand Agency.2/ Des hommes non identifiés ont fait exploser une école primaire de filles à Mera Mashokhel, près du commissariat Badhber Police Station à Peshawar.02 07 2012Des hommes non identifiés ont fait sauter une école d’état dans la région Darra du District de Swabi dans le Khyber Pakhtunkhwa.01 07 2012Des hommes non identifiés ont fait exploser l’école primaire de garçons du village de Dara dans le District de Swabi-{{III CONCLUSION}}{{L’IRESK, veut attirer l’attention du groupe de travail de l’ONU qui doit se rendre au Pakistan le mois prochain sur les violations grossières des droits humains commises au Pakistan, en particulier sur les attaques terroristes perpétrées contre les femmes et les enfants. Selon la Commission des Droits de l’Homme du Pakistan (HRCP), 64 enfants ont été tués à Karachi en 2011 dans différentes attaques.}} Nous demandons au Groupe de travail de prendre en considération les attaques contre les enfants et d’exercer des pressions sur le gouvernement pakistanais et sur toutes les parties pour faire cesser les bombardements d’écoles, les tueries d’enfants et la privation de leurs droits élémentaires à la santé. [ Traduction : Bernice Dubois ] (1) [http://khyberinstitute.wordpress.com/2012/08/24/children-living-under-terror-in-pakistan/#more-284->http://khyberinstitute.wordpress.com/2012/08/24/children-living-under-terror-in-pakistan/#more-284]

Pakistan : après Asia Bibi, la jeune Rimsha victime de la loi anti blasphème !

Rimsha Misah est une jeune Pakistanaise chrétienne qui vit à Mehrabad, un quartier misérable d’Islamabad. Selon Tahir Naveed Chaudhry, responsable d’une organisation pour les minorités au Pakistan, Rimsha serait une enfant de 11 ou 12 ans, atteinte de trisomie 21. Selon la police au contraire elle serait normale et âgée de 16 ans.Accusée d’avoir brûlé des pages contenant des versets du Coran, attaquée par une horde fanatisée, elle a été remise à la police par l’imam de son quartier qui maintient ses accusations : elle aurait agi volontairement. {{En vertu (si l’on peut dire !) de la loi antiblasphème elle risque la peine de la mort.}} Elle est détenue dans la même prison que l’assassin de Salman Taseer, le gouverneur du Pendjab qui avait soutenu Asia Bibi et plaidé pour une réforme de la loi sur le blasphème. De nombreux Chrétiens ont déjà fui Mehrabad après l’arrestation de Rimsha, craignant une répétition de ce qui s’est produit en 2009 à Gojra, un village où sept Chrétiens avaient péri dans un pogrom suscité par des rumeurs de blasphème.{{Fazal-ur Rehman Afridi, partenaire de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme, Président de l’IRESK, Institut de recherche et d’études stratégiques de Khyber (1) qui vient de rédiger le rapport ” Children living under terror in Pakistan” a été interviewé sur France 24. (2)}}A propos de la réaction du Président de la République Islamique du Pakistan qui a demandé un rapport, il déclare :{“Le président s’est exprimé sous la pression de la communauté internationale. Mais à l’heure où l’intolérance religieuse est à son apogée au Pakistan, pourquoi n’a-t-il pas le courage d’abroger ces lois ?”}Ajoutant que la libération ne suffit pas, puisque la persécution et l’assassinat par des islamistes pourraient se produire à l’extérieur de la prison. {{Laurent Fabius, Ministre des Affaires Étrangères a déclaré :}}{“L’existence même du délit de blasphème porte atteinte aux libertés fondamentales, que sont la liberté de religion ou de conviction, ainsi que la liberté d’expression”.} On ne peut que l’approuver ! {{Il faut maintenant que la pression des ONG et des gouvernements démocratiques s’exerce pour exiger l’abrogation de cette loi inique qui rend depuis 1986 le blasphème passible de la peine de mort. Le Pakistan devrait être tout simplement exclu de l’ONU tant que la loi anti-blasphème reste en vigueur.}}{{Liberté et protection pour Rimsha, pour Asia et pour toutes les victimes, chrétiennes, musulmanes ou autres du fanatisme islamiste.}}Huguette Chomski MagnisSecrétaire générale du MPCT(1) [http://khyberinstitute.wordpress.com->http://khyberinstitute.wordpress.com](2) [http://www.france24.com/fr/category/tags-auteurs/anne-diandra-louarn->http://www.france24.com/fr/category/tags-auteurs/anne-diandra-louarn]

Communiqué du MPCT : Huitième anniversaire de l’attentat de Beslan

À l’occasion du huitième anniversaire de l’attentat terroriste de l’école n°1 de Beslan, Ossétie du Nord, Fédération de Russie, le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme s’associe à l’hommage rendu aux victimes de l’attentat de Beslan par l’association France Europe Beslan, partenaire de l’Association Française des Victimes du Terrorisme (AFVT.org) 344 civils dont 186 enfants furent tués après un atroce calvaire dans la prise d’otages commencée le 1° septembre 2004.France Europe Beslan invite à assister à un office religieux célébré en français et en slavon à la mémoire des victimes de cet attentat le samedi 1° septembre à 17 h à la Paroisse Saint Serge, 93, rue de Crimée, 75019 PARIS.Paris, le 23 août 2012{{Portraits de quelques unes des victimes :}} [http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5e/Beslan_school_no_1_victim_photos.jpg->http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/5e/Beslan_school_no_1_victim_photos.jpg]

Terrorisme : Jusqu’où laissera- t-on aller Ahlam Tamimi ?

Notre partenaire et ami israélien Arnold Roth, dont la fille a été parmi les 15 victimes de l’attentat de la pizzeria Sberro perpétré par Ahlam Tamimi, a posté sur le blog en anglais qu’il tient avec son épouse deux articles de fond, à lire absolument. [http://thisongoingwar.blogspot.co.il/2012/08/21-aug-12-what-might-civilized-people.html->http://thisongoingwar.blogspot.co.il/2012/08/21-aug-12-what-might-civilized-people.html][http://thisongoingwar.blogspot.fr/2012/08/20-aug-12-it-was-great-you-could-sense.html->http://thisongoingwar.blogspot.fr/2012/08/20-aug-12-it-was-great-you-could-sense.html]Ils réagissent à la vidéo, diffusée par MEMRI, d’une interview réalisée le 12 juillet par Al-Aqsa TV, la télévision du Hamas, de la célèbre terroriste libérée en octobre 2011 dans le cadre de l’accord Shalit.[http://www.memritv.org/clip/en/3539.htm->http://www.memritv.org/clip/en/3539.htm]Arnold Roth commente : {“En voyant ceci on ne peut avoir le moindre doute quant aux sentiments de cette femme sur le terrorisme : elle est pour à 100 %. Elle estime que le terrorisme façon Hamas doit s’intensifier et devenir plus meurtrier. Elle regrette ouvertement de ne pas avoir tué encore plus d’enfants”…}Ce que Tamimi dit est terrible. La façon dont elle le dit, l’obscénité de sa joie rayonnante est plus terrible encore et traduit une réalité effarante , celle de la perversité érigée en modèle, celle de l’inhumanité triomphante du terrorisme. On a envie de crier, de hurler “ASSEZ !”HCM

Tunisie : hospitalité pour l’assassin Samir Kuntar

La Tunisie est vraiment accueillante sous la houlette d’Ennahda, surtout envers les terroristes. Après le dirigeant du Hamas à Gaza Ismaël Haniyeh et la terroriste jordano-palestinienne Ahlam Tamimi, c’est le Libanais membre du Hezbollah Samir Kuntar qui a bénéficié de son hospitalité. Point commun entre Tamimi et Kuntar : l’assassinat d’enfants érigé en symbole de la résistance. Kuntar avait écopé de la prison à vie pour avoir fracassé le crâne d’une petite Israélienne de 4 ans dont il venait d’assassiner le père, en 1979. Il fut libéré par Israël en 2008 , en échange des dépouilles des soldats Eldad Regev et Ehud Goldwasser kidnappés et tués par le Hezbollah le 12 juillet 2006, puis accueilli en héros au Liban. Tenue de général d’opérette, bras levé à l’hitlérienne, à la mode du Hezbollah, et petite moustache assortie, rien ne manquait au tableau.La venue en Tunisie de Samir Kuntar, invité d’honneur d’un rassemblement à Bizerte le 16 août, a eu lieu dans le cadre de la « Journée mondiale d’Al Qods » instaurée par l’Ayatollah Khomeini et dûment célébrée depuis avec force appel au génocide, pour le retour des temps bénis où les lieux saints du Judaïsme étaient interdits aux Juifs. La suite est savoureuse : irrités par le soutien actif du Hezbollah et de Kuntar au dictateur sanglant Bachar El Assad , des salafistes firent irruption -une irruption musclée et violente comme il les affectionnent et les pratiquent en toute liberté – contraignant le valeureux héros du Hezbollah à s’enfuir par une porte dérobée. Victoria Wilson

A lire : Soudan, un désastre moral pour l’ONU

{{Par Jacky Mamou, président du Collectif Urgence Darfour, et Diagne Chanel, présidente du Comité SoudanLe Soudan candidat à un siège au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU ! Jacky Mamou et Diagne Chanel réagissent.Tribune publiée dans le Monde du 15 août 2012. }} {{Extrait :}}{” Pour le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le changement, ce n’est pas maintenant ! En effet, l’instance des Nations unies est en passe d’entériner la candidature du Soudan pour siéger en son sein. Ce pays est dirigé par Omar Al-Bachir, seul président en exercice accusé par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide commis sous ses ordres au Darfour, pour lesquels il est recherché. Or le Soudan vient d’être adoubé par le groupe des pays africains pour les représenter dans ce conseil. Est-ce bien étonnant ? La toute nouvelle présidente de la Commission de l’Union africaine, la Sud-Africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, a affirmé lors d’une de ses premières déclarations : “Nous n’arrêterons pas Al-Bachir !”}{{Pour lire la suite :}} [http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/08/15/soudan-un-desastre-moral-pour-l-onu_1746313_3232.html->http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/08/15/soudan-un-desastre-moral-pour-l-onu_1746313_3232.html]{{Pour signer la pétition STOP BECHIR :}}[www.stopbechir.com->www.stopbechir.com]HCM

Tribune : Jeux et enjeux d’un procès éminemment politique

{{Par Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste, professeur de littérature française à l’Université de la Manouba}}{Cet article a été publié dans le numéro du mois d’août du mensuel Leaders (format papier). Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste, professeur de littérature française à l’Université de la Manouba, analyse en profondeur la portée du procès (reporté au 25 octobre) d’Habib Kazdaghli, le pugnace et courageux Doyen de cette faculté, et de la mobilisation de solidarité à laquelle le MPCT participe pleinement.} {{A la mémoire du professeur Ahmed Jdey}}Plus de quinze jours après la comparution d’Habib Kazdaghli devant ses juges et la requalification des faits qui lui sont reprochés, je reprends ma plume pour faire une lecture des événements à la faveur des nouveaux développements de la situation qui donnent désormais à l’affaire l’allure d’un imbroglio politico-judiciaire et à la lumière des prises de positions de la société civile nationale et internationale et du monde universitaire. La réaction de ce dernier, bien que relativement tardive, en raison de la lourde charge de travail que représentent les examens de fin d’année ainsi que celle de la société civile, nous permettent de mesurer les jeux et enjeux de ce nouvel épisode de la bataille du niqab. La distance qui nous sépare du procès nous garantit le recul nécessaire pour une évaluation sereine de la situation. – Un procès éminemment politiqueCeux qui ont ourdi la toile au piège de laquelle a été pris Habib Kazdaghli lui en veulent à mort. A cause de son combat emblématique pour les Lumières et pour la défense des valeurs académiques et parce qu’il conçoit avec les universitaires du monde entier, l’université comme un haut lieu du savoir et non comme la scène privilégiée des tiraillements politico-religieux, il a cristallisé la haine des extrémistes qui veulent tuer l’esprit critique à l’université, lui substituer un dogmatisme aussi stérile que dangereux et qui tentent d’asservir la connaissance, les moyens de sa transmission et les modes de fonctionnement de l’université à leurs idéologies et leurs croyances sectaires. Empêchés de parvenir à leurs fins en raison de la résistance stoïque des universitaires, couronnée par le dénouement heureux de l’année académique, ils ont décidé de traîner le doyen de la Manouba dans la boue des procès de droit commun, cousues de fil blanc, de ternir son image de marque en le présentant comme un vulgaire délinquant qui mérite de comparaître devant la chambre correctionnelle d’une cour de justice et même de moisir en prison pendant cinq ans.Mais ce procès est en réalité – et la mise en scène manigancée par les comploteurs ne parvient à l’occulter- celui des enseignants de la FLAHM qui refusent d’être dépossédés de leurs prérogatives et qui défendent l’autonomie institutionnelle, celui des normes académiques et pédagogiques séculaires, rigoureuses et efficientes établies par les pères fondateurs de l’université tunisienne et par la communauté universitaire internationale.Il est par là même, celui de choix de société, basées sur l’esprit d’ouverture, et de tolérance, sur une assimilation des apports de l’Occident dans le respect de l’Islam, d’un Islam éclairé qui redonne à l’Ijtihad ses lettres de noblesse. Ces choix, objet d’un consensus national depuis plus d’un demi- siècle sont abhorrées par les extrémistes religieux qui souhaitent à la faveur de la nouvelle configuration de l’échiquier politique tunisien, les remettre en cause et qui ont décidé de mener contre ces options emblématiques du modèle sociétal tunisien un combat acharné attesté par les croisades menées tour à tour contre l’université, le système éducatif républicain, contre la presse et les artistes. L’atteinte aux libertés académiques, à l’esprit critique, à la liberté de création, comme à la liberté de presse ne sont que des exemples de la pression étouffante qu’ils exercent pour museler les intellectuels et les créateurs, pour réduire dans un premier temps à une peau de chagrin le champ des libertés avant de les phagocyter totalement. C’est parce que Habib Kazdaghli et ses collègues se sont opposés à la mise en œuvre de ce projet liberticide à l’université que le procès est intenté contre le doyen de la FLAHM et qu’il est, en ce sens, éminemment politique.C’est la prise de conscience de cette nature politique et par conséquent inique du procès , qui est à l’origine de l’indignation générale qui apparaît aussi bien dans les commentaires des médias que dans les prises de positions des universitaires ou des différents acteurs de la société civile nationale ou internationale mais qui a connu ses moments les plus intenses lors du rassemblement du 5 juillet, organisé à l’appel de la coalition des associations de la société civile, du Comité de défense des valeurs universitaires et de la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique .- Une levée de boucliers à la mesure des manipulations salafistesDans une motion publiée à la suite de l’assemblée générale commune organisée au siège de la FLAHM par les organisations susmentionnées tout juste après le rassemblement, ces dernières expriment « leur ahurissement et leur rejet de la politisation flagrante et orientée de cette affaire ». Ils expliquent cet ahurissement par la tournure prise par les évènements lors de l’audience du 5 juillet avec la modification de l’acte d’accusation qui ne se réfère plus à l’article 319 du Code pénal comme au début de la procédure mais à l’article 101 qui alourdit la peine encourue par le doyen : « Alors que tout le monde s’attendait à un acquittement en raison de la futilité de l’acte d’accusation et de l’absence de preuves véritables pour le fonder et à la mise en examen par la suite de la plaignante pour le préjudice moral qu’elle a fait subir au doyen et à l’institution qu’il représente, la cour a adopté la voie de l’escalade avec la modification de la référence de la mise en accusation ». Dans une allusion au mutisme du Ministère de l’Enseignement et de la Recherche Scientifique à l’occasion de ce procès et à l’absence d’un avocat commis par ce ministère pour assurer la défense du doyen, la motion dénonce « la position de l’autorité de tutelle qui n’a pas veillé à offrir le soutien suffisant et nécessaire à l’un de ses fonctionnaires alors qu’elle sait mieux que toute autre partie qu’il est innocent des accusations qui sont portées contre lui », la suspectant même d’être dictée par un parti pris politique en faveur des salafistes. Elle reproche, de ce point de vue au ministère, son « laxisme durant toute l’année universitaire actuelle » et son refus « d’assurer la sécurité et une justice équitable » aux universitaires « qui ont été victimes, dans plusieurs institutions universitaires, d’agressions très variées perpétrées par des extrémistes », pointant ainsi du doigt l’impunité dont les salafistes ont bénéficié jusqu’à présent.Dans le même esprit, le conseil scientifique de la FLAHM, réuni le 10 juillet, a publié un communiqué dans lequel il « dénonce vigoureusement le mutisme du ministère de tutelle qui n’a pas veillé à offrir l’appui suffisant et nécessaire à l’un de ses fonctionnaires à l’occasion d’une affaire vitale ». Il considère cette traduction devant la justice d’un doyen élu comme « un précédent dangereux » et comme « une fourberie dont le but est de porter préjudice à toutes les composantes de la FLAHM (enseignants, étudiants, fonctionnaires et ouvriers) qui ont réussi à achever l’année universitaire et à assurer dans de bonnes conditions le déroulement des deux sessions d’examens de la fin de l’année universitaire », et comme « une instrumentalisation de la justice ». Il dénonce également les desseins obscurantistes « des groupes religieux extrémistes qui ont essayé en vain d’imposer par la force leurs conceptions éducatives et sociétales rétrogrades » avant d’insister « sur son attachement aux normes pédagogiques et aux règles de communication fixées le 2 novembre 2011 et relatives à la nécessité de se découvrir le visage pendant les séances d’enseignement, d’examens et d’encadrement » et de réclamer, à nouveau, à la fin du communiqué, « la prise en charge par l’autorité de tutelle de la sécurité de ses fonctionnaires, la protection de la faculté et la publication d’un texte clair qui impose à tous ceux qui fréquentent l’université l’observance du règlement intérieur de chaque institution universitaire » . Dans une allusion claire au caractère politique du procès, les doyens des facultés des lettres et sciences humaines du pays, solidaires de leur collègue, dénoncent dans un communiqué largement diffusé par la presse électronique, derrière les incidents dont plusieurs institutions ont été le théâtre mais dont la Manouba a été la cible privilégiée, l’action de « groupes extrémistes opposés aux acquis de la citoyenneté et à la consolidation de l’Etat civil » et expriment leur rejet d’un procès qui risque de se transformer en moyen de pression exercé sur les chefs des établissements d’enseignement supérieur pour les dissuader d’accomplir leur mission académique ou administrative dans le respect des règles établies par la profession.Le conseil scientifique de l’université de la Manouba réuni le 9 juillet, sous la présidence du recteur Chokri Mabkhout, a tenu à exprimer son soutien inconditionnel à la FLAHM et à son doyen. Le communiqué du conseil scientifique de la FLAHM, s’est fait l’écho de cette solidarité et s’en est félicité. Des partis politiques démocrates comme Al Massar, le Parti Républicain et le Parti Ouvrier Communiste Tunisien se sont déclarés solidaires de la FLAHM et de son doyen. – A l’échelle internationale, Le Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme, après avoir annoncé la comparution d’Habib Kazdaghli devant la justice et fait part de l’impunité dont jouissent tous ceux qui ont agressé le doyen et ses collègues durant les derniers mois, dénonce dans un communiqué publié la veille du procès « une justice à double mesure ».Des dizaines d’universitaires, professeurs et chercheurs émérites, intellectuels, professionnels des sciences, des arts et des lettres français ont exprimé dans une pétition intitulée « Manifeste de solidarité avec le professeur Kazdaghli et les universitaires tunisiens », leur consternation de voir le doyen de la Manouba « poursuivi devant les tribunaux et menacé d’une lourde peine de prison » alors qu’il « a été victime d’agressions violant toutes les normes de conduite à l’égard d’un professeur et d’un doyen d’Université, avec des voies de fait confirmées par les nombreux témoignages qui [leur ] sont parvenus » et leur «pleine solidarité avec tous les universitaires, intellectuels et artistes qui défendent avec force et courage les valeurs universelles des sciences, des humanités, et des arts ». Ils appuient l’aspiration de ces derniers à « la liberté d’enseignement, de recherche et de création » considérée de leur point de vue comme « une condition nécessaire à une vie universitaire et artistique dégagée de toute pression politique ou idéologique ».Après avoir rappelé que l’université devait « être préservée de toutes les formes d’extrémismes pour garantir aux étudiants un enseignement libre et respectueux des valeurs universitaires », la député européenne Mélika Ben Arab-Attou a exhorté, dans un communiqué daté du 3 juillet, la justice tunisienne à trancher « en faveur des libertés fondamentales pour que les universités tunisiennes ne deviennent pas les hauts lieux d’un quelconque fanatisme ».Evoquant le procès du 5 juillet et l’acharnement des salafistes contre le doyen Kazdaghli « plusieurs fois victime d’injures et d’actes violents », le conseil d’administration de l’Université de Toulouse II-Le Mirail a tenu, dans un communiqué publié le 3 juillet, à « exprimer son soutien sans réserve à un collègue tout entier dévoué aux intérêts d’une Université tunisienne laïque et démocratique ». La sénatrice, Monique Cerisier Ben Guiga, a exprimé à Habib Kazdaghli « victime de menées antirépublicaines qui s’en prennent au versant universitaire de la liberté de penser, de s’exprimer, de créer » sa sympathie. L’ancien recteur de l’académie de Toulouse, Philippe Joutard, s’est déclaré ahuri face à « cette incroyable affaire » et a assuré le doyen de sa solidarité agissante. Le vice-président de la Société Maltaise de France, Patrice Sanguy, a déclaré qu’il était profondément choqué par « la campagne de diffamation » dont le doyen avait été la victime, par « le manque de soutien de ses autorités de tutelle », et par « les ahurissantes actions du parquet prises à son encontre ». – La nouvelle stratégie de l’extrémisme religieux et ses limitesAvec ce procès, les extrémistes religieux recourent à une autre stratégie pour déstabiliser la FLAHM et l’université. Ils renoncent momentanément à l’opposition frontale et essaient d’instrumentaliser la justice pour avoir à l’usure les universitaires et obtenir gain de cause, réutilisant la stratégie éculée des agresseurs qui, pour se tirer d’affaire, prétendent avoir été agressés. Ils pensent qu’avec la mise en examen du doyen et de sa condamnation qu’ils appellent de tous leurs vœux, ils vont avoir toute la latitude pour obtenir la révision des choix pédagogiques, scientifiques, du contenu des programmes et de la réglementation régissant la vie universitaire.Ils oublient, ce faisant, que le responsable élu d’une institution d’enseignement supérieur ne gère pas son établissement comme une propriété privée, qu’il met en œuvre les décisions d’un conseil scientifique, lui aussi élu, parce que la loi et ses engagements électoraux l’y obligent. Ils ne tiennent pas compte aussi ou ne connaissent pas l’histoire de la FLAHM faite d’une longue tradition de luttes pour faire valoir l’autonomie institutionnelle et syndicale, pour défendre les libertés académiques, pour le maintien du principe de l’élection du doyen, pour son extension aux directeurs des établissements universitaires et aux recteurs. Je peux témoigner, pour avoir eu l’honneur d’avoir été, au cours des trente dernières années, un acteur privilégié de cette histoire en tant que coordinateur général du Syndicat Général de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ou comme responsable élu pour assurer au sein de la FLAHM ou d’autres institutions des fonctions aussi bien académiques que syndicales, du dénouement heureux de ces luttes, de l’expérience qui en a résulté pour l’université et de la transmission de ce legs de génération en génération pour le bien de l’institution et du pays. La FLAHM recueille aujourd’hui les fruits de cet héritage. Il ne faut pas chercher ailleurs les raisons d’une résistance aussi héroïque ou expliquer autrement son raffermissement dans les prochains mois. Ce rappel historique montre aussi la cécité politique de ceux qui ont poussé le ridicule jusqu’à prétendre que le doyen Kazdaghli et son équipe avaient mené ce combat pour des considérations politiques sectaires.Les extrémistes religieux oublient surtout ou mésestiment la nouvelle donne politique qui fait que le combat de la FLAHM est devenu, depuis le 17 avril 2012, date de la publication de l’appel des 130 pour la constitution d’un comité de défense des valeurs universitaires, signé par plus de 1500 enseignants, artistes, acteurs de la société civile, militants des droits de l’homme, militantes féministes, un combat qui engage toute la société.- Le rassemblement du 5 juillet ou le bras de fer entre les salafistes et la société civileC’est la société civile, toutes tendances et associations confondues qui mène aujourd’hui le combat pour le respect de l’autonomie institutionnelle et des libertés académiques à l’université dans une parfaite symbiose avec la FLAHM et la Fédération Générale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, symbiose qui s’est manifestée pendant le rassemblement du 5 juillet devant le siège du tribunal de première instance de la Manouba, au cours duquel 2500 manifestants environ sont venus exprimer leur solidarité. On a même vu un bus loué pour la circonstance transportant des universitaires venus de Sousse. Les militants de la coalition des ONG (plus d’une quarantaine d’associations), dont l’activité est coordonnée par le bâtonnier Abdessattar Ben Moussa, président de la LTDH, ont tenu à être présents massivement le jour du procès devant le tribunal.La protestation s’est déroulée dans l’ambiance festive et solennelle caractéristique des procès politiques où les manifestants, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, entonnent des chants patriotiques pour exprimer leur détermination à poursuivre la lutte et pour clamer haut et fort leur conviction dans le triomphe des valeurs qu’ils défendent. Les participants au rassemblement, optimistes et enthousiastes à souhait, en dépit du choc engendré par la requalification des faits reprochés à Habib Kazdaghli, ont entonné au moment de l’entrée du doyen dans la salle d’audience et à sa sortie du prétoire l’hymne national, ce chant révolutionnaire de la résistance contre l’occupation, pour signifier qu’ils étaient dépositaires à la fois des valeurs patriotiques et des valeurs de la Révolution. Pendant ce rassemblement historique, les youyous des femmes, composante traditionnelle du rituel de protestation contre les procès politiques depuis les arrestations de Bourguiba et célébration anticipée d’une victoire assurée, fusaient de toutes parts et à intervalles réguliers, comme pour certifier que la lutte engagée porterait ses fruits , que le chemin de croix des universitaires ne serait pas vain et que les assauts de l’extrémisme religieux ne viendraient pas à bout du printemps tunisien appelé à perdurer grâce aux sacrifices consentis par les démocrates. C’est en raison de cette prise de conscience des enjeux de ce procès pour la démocratie naissante en Tunisie que l’UGTT et la LTDH ont désigné les maîtres Monia El Abed et Mohamed Hédi Labidi pour défendre le doyen Kazdaghli et qu’un collectif d’avocats s’est porté volontaire pour assurer sa défense. Béji Caïd Essebsi, le premier ministre qui a mené à bon port la première étape du processus de transition démocratique et deux de ses ministres, Ridha Belhaj et Mohamed Lazhar Akremi, tous fondateurs de l’Appel de la Tunisie font partie de cette pléiade d’avocats même s’ils n’étaient pas tous présents dans le prétoire. Le courage du professeur Ahmed Jdey, chercheur à l’Institut d’Histoire du Mouvement National, bravant la maladie pour être présent au rassemblement, victime d’un grave malaise dont il ne se remettra pas et qui décédera quelques jours plus tard ainsi que la présence de Khaoula Rachidi, cette étudiante devenue une icône en Tunisie depuis qu’elle s’est opposée au profanateur du drapeau national, sont emblématiques de cette détermination des démocrates tunisiens, toutes générations confondues, à empêcher que le printemps tunisien ne se transforme en automne salafiste ou islamiste. Ce genre de procès et les actions liberticides contre l’université, les intellectuels et les artistes constamment légitimées par le mouvement Ennadha révèlent ce risque et battent en brèche l’opinion propagée par les gourous du parti au pouvoir d’une métamorphose de l’ancien Mouvement de la Tendance Islamique en mouvement démocratique musulman à l’image des partis démocrates chrétiens du vieux continent. Cette opinion répercutée dans une certaine presse et communément répandue auprès de l’opinion publique apparaît de plus en plus, comme un mythe, certes entretenu pour embellir l’image de marque du parti de Rached Ghannouchi mais révélateur, aux yeux de plusieurs observateurs de la scène politique tunisienne très perspicaces, de la dichotomie entre le discours ouvert et rassurant que ce parti développe et ses pratiques politiques inquiétantes. Cette analyse se trouve confortée par les liaisons dangereuses entre le mouvement islamiste et ses cousins et alliés salafistes et surtout par le dernier congrès du mouvement qui n’a pas changé d’un iota sa ligne politique et qui a reporté l’examen des questions cruciales au congrès extraordinaire de 2014. Souhayr Belhassen est venue apporter le soutien de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme mais sa présence au rassemblement a été perçue comme un rappel symbolique de la solidarité internationale avec la FLAHM et son doyen exprimée depuis le début de la crise et à l’occasion de ce procès par des universitaires des cinq continents, par des instances internationales de protection des droits de l’homme, par des associations de la société civile internationale chargées de la défense des droits de l’homme. Rappelons, de ce point de vue, l’appui inconditionnel exprimé en décembre 2011 par plus de 200 universitaires français et européens, celui émanant d’une une centaine d’éminents chercheurs et universitaires du monde entier, publié en mai 2012. N’oublions pas la position d’Human Watch Rights exigeant depuis décembre 2011 des autorités tunisiennes la protection de l’espace universitaire contre les agressions salafistes. En avril 2012, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme a soutenu, par l’intermédiaire de son rapporteur spécial pour le droit à l’éducation, Kishore Singh, venu en Tunisie effectuer une visite de travail, les revendications relatives au respect des libertés académiques et de l’autonomie institutionnelle formulées par les universitaires tunisiens. En juin 2O12, Robert Quin, le directeur exécutif de l’association internationale Scholars at Risk, en visite en Tunisie, pour mener une enquête sur les violations de l’autonomie institutionnelle et des libertés académiques, a reçu des autorités tunisiennes – c’est du moins ce qui ressort de la conférence de presse qu’il a accordée à la fin de sa visite – la promesse qu’elles assureraient la sécurité des enseignants, qu’elles protégeraient les libertés académiques et qu’elles feraient des déclarations dans ce sens. Dans une lettre ouverte au président de la République tunisienne, datée du 26 avril 2012 et qui a fait le tour du Web, André Noushi, l’un des fondateurs de l’université tunisienne et grand ami de la Tunisie, jugeant que les agressions salafistes menaçaient « l’avenir politique de la Tunisie » et « sa crédibilité à l’échelle internationale » a souhaité voir la FLAHM protégée et sécurisée « à l’intérieur de son enceinte par un corps de vigiles dépendant du doyen ».Le Mouvement pour la Paix et contre le terrorisme a initié une pétition internationale de soutien au doyen Kazdaghli à la suite du procès du 5 juillet. Si le rappel des réactions nationales et internationales aux agressions perpétrées contre l’université a un mérite, c’est celui de pousser ceux qui tablent sur une démobilisation des démocrates, à ne plus tirer des plans sur la comète et à réviser leurs calculs. La chaîne de solidarité nationale et internationale en faveur du doyen de la Manouba et de la FLAHM, se renforce de jour en jour parce que – et les forces vives de notre pays l’ont compris – ce qui se joue aujourd’hui à l’université et dans toute la Tunisie, c’est l’avenir de la démocratie. Un bras de fer impitoyable oppose les démocrates et les fossoyeurs de la démocratie et non, comme veut le faire accroire une propagande islamiste partisane, les croyants et les mécréants. Ce clivage est créé de toutes pièces comme dans la crise du niqab ou à l’occasion du printemps des arts de la Marsa pour porter atteinte aux libertés , préparer le terrain à tous les projets liberticides et mettre fin à la démocratie naissante.L’issue de l’interminable crise du niqab va dans les prochains mois constituer un test qui permettra d’évaluer les véritables intentions du gouvernement. S’il tient à sauver le processus démocratique et à montrer qu’il s’engage réellement, comme il l’a promis, dans la voie qui mène à l’avènement d’une république civile et démocratique, il doit impérativement faire respecter les lois positives à l’université, assurer la sécurité des enseignants, des étudiants et du personnel administratif et ouvrier et veiller à ce que les véritables coupables des violences soient traduits en justice en vue de garantir le bon déroulement de l’année universitaire. Dans le cas contraire, c’est sa crédibilité qui sera écornée et c’est la FLAHM qui risque de tomber de Charybde en Scylla et à sa suite plusieurs institutions universitaires visées par la campagne salafiste dans une atmosphère qui sera extrêmement tendue à la rentrée prochaine. Ce scénario plus que probable, si le gouvernement ne fait rien pour débloquer la situation, déstabilisera vraisemblablement toute l’université. On voit mal en effet comment les enseignants de la FLAHM et les universitaires tunisiens, qui ont fait preuve jusqu’à présent de beaucoup de retenue et d’un sang-froid exemplaire dans la gestion de la crise, pourraient éviter l’escalade que les derniers développements de la situation annoncent et vers laquelle poussent les salafistes qui font flèche de tout bois pour faire aboutir leur projet éducatif anachronique que la société civile tunisienne ne peut contrer que grâce à une plus grande résistance. C’est ce que les présents à l’assemblée générale du 5 juillet ont compris puisqu’ils ont exhorté dans leur motion la FGESRS « à intensifier son activité dans le sens d’une plus grande coordination avec les composantes de la société civile et politique dans le but de contrer l’escalade adoptée par le pouvoir contre l’autonomie de l’université, les libertés académiques et pour donner une plus grande efficience aux outils de la transition démocratique », et toutes les parties concernées par l’université et la défense des libertés « à une mobilisation continuelle en vue de faire face à la dangereuse dérive de la justice et au danger de la faillite qui menace en général la transition démocratique ». Prions pour que le gouvernement prenne la décision la plus avisée, celle qui permettra de mettre fin à la crise et qui évitera après l’annonce du verdict dans le procès intenté contre Habib Kazdaghli qu’un journaliste ne soit acculé à la publication d’un article qu’il intitulerait « Chronique d’une condamnation annoncée ». Tunis, le 24 juillet 2O12Habib Mellakh, universitaire, syndicaliste, professeur de littérature française à la FLAHM