11 septembre, 7 octobre, les mots qui dérangent, les mots qui plaisent


Le 11 septembre 2011, Jérôme Mesnager réalisait cette fresque dans le cadre de la Journée Internationale Contre le Terrorisme organisée par le MPCT. Mieux que des mots, elle exprime l’accablement de l’humanité face au terrorisme islamiste.

Signe des temps, 15 ans plus tard, à l’approche du 11 septembre, une note interne de la chaîne canadienne CBC indiquait aux journalistes le ton sur lequel il convenait d’évoquer le 25 ème anniversaire de l’événement qui fit près de 3000 morts :

« Ne pas qualifier les attentats du 11 Septembre d’attentats terroristes. »

Si les remous qu’elle provoqua conduisirent le bureau des normes journalistiques à rétropédaler, l’affaire n’en est pas moins révélatrice.

Ce n’est donc plus seulement l’islamisme que l’on refuse de nommer et de condamner mais carrément le terrorisme !

Ce n’est pas vraiment nouveau.

Dès que ces attentats fracassèrent l’Amérique, ouvrant l’ère du terrorisme islamiste de masse, ils furent escortés par déni et justification, deux facettes d’un même soutien.

Un philosophe français évoqua la « jouissance esthétique » procurée par le spectacle des tours en feu – et donc des pauvres gens qui brûlaient avec – et un compositeur allemand d’avant-garde y vit « la plus grande œuvre d’art qui ait jamais existé. »

Inattendu par son ampleur, le 11 septembre était en germe dans les attentats meurtriers qui frappaient les civils israéliens depuis des années, à une cadence de plus en plus infernale.

Il s’annonçait aussi dans la conférence de Durban qui le précéda de quelques jours, orgie onusienne d’antisémitisme et de célébration du terrorisme.

Mais depuis le 7 octobre ce soutien a atteint son apogée avec le “palestinisme”, une idéologie de justification du terrorisme et des crimes contre l’humanité perpétrés ce jour-là devant le monde entier.

Le 11 septembre, pour justifier l’injustifiable, on invoquait les crimes de l’impérialisme américain.

Le 7 octobre, il fallait par un tour de passe-passe faire de la victime israélienne le pire des criminels, déclaré coupable de génocide. Sans état d’âme, sans fondement juridique, au mépris des faits.

New York, ville-phare meurtrie à jamais par le terrorisme islamiste a 25 ans plus tard un Maire qui prend régulièrement pour cible Israël, pays meurtri par ce même terrorisme.

Aussi habile et charismatique que soit ce maire, étiqueté « progressiste », le symbole est assez terrible.

Huguette Chomski Magnis