11 au 19 mars 2012
Trois militaires français sont tués dans la région de Montauban et Toulouse et un lundi matin c’est horreur qui frappe l’école Ozar Hatorah de Toulouse avec trois enfants abattus à bout pourtant, ainsi que le père de deux de ces enfants. Abattus parce que juifs.
22 mars 2012
La traque du terroriste, le djihadiste Mohamed Merah, s’achève dans le sang lors d’un siège du GIGN à son appartement. Entre-temps la mobilisation d’envergure qui s’était amorcée dans les heures qui ont suivi les tueries ralentit brusquement dès que l’on découvre le profil du terroriste, à savoir celui d’un djihadiste. Et voilà que certains se mettent à disséquer et philosopher sur le fait que “l’auteur serait un simple déséquilibré” “une victime d’injustice sociale”, qu’il faudrait parler davantage de “l’instrumentalisation” des tueries que des tueries elles-mêmes.
2021
Un leader politique français n’hésite pas à déclarer sur les ondes d’une radio publique :
« Vous verrez que, dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident, ou un meurtre. Ça a été Merah en 2012 : nous aurons l’événement gravissime qui va une fois de plus permettre de montrer du doigt les Musulmans et d’inventer une guerre civile. C’est bateau tout ça.”
Ainsi donc un attentat terroriste qui a tué trois militaires en uniforme, et quatre Juifs dont trois enfants à bout touchant, parce qu’ils étaient juifs, ne serait pour ce politicien qu’un “point de détail” instrumentalisé par un complot du système. Un crachat et un manque d’humanité total à l’égard des victimes.
Mars 2026
14 ans après cette tuerie, la ville de Toulouse risque de voir arriver à son hôtel de ville un représentant de cette mouvance politique pour qui “la police tue”, la laïcité serait “islamophobe et oppressive”, le massacre de 1200 personnes en Israël le 7 octobre 2023 un “acte de résistance” et la riposte militaire consécutive un “génocide”.
Voilà où nous en sommes en France en 2026.
Et dans quelques années, à quel niveau d’ignominie auront-nous chuté ?
Imad, Abel, Mohamed, Arié, Gabriel, Jonathan et Myriam -et Loïc, soldat blessé resté tétraplégique-la France n’a pas su vous protéger, voilà maintenant qu’elle ne parvient pas à honorer votre mémoire.
Thomas Dresler

