Les otages du 7 octobre sont enfin tous rentrés


Promesse tenue, mission accomplie, tous sont rentrés, après la plus cruelle des attentes. Les vivants et les morts, les enfants et les vieillards, les femmes et les hommes, les Israéliens et les étrangers.

L’héroïque Ran Gvili aura été le dernier.

Il a fallu la pugnacité et le courage des soldats israéliens pour retrouver enfin son corps à Gaza.

Bravo à sa famille, à son pays et à son armée qui ne l’ont pas abandonné !

Tout un pays, tout un peuple a rendu un hommage solennel à Ran Gvili qui repose désormais en paix en Israël, à défaut d’avoir pu y vivre en paix.

La prise d’otages est un crime contre l’humanité, le plus ignoble des chantages.

Le 7 octobre aurait dû entraîner la saisine immédiate de la Cour Pénale Internationale.
Il n’en a rien été, faillite morale du monde et des institutions internationales.

Alors que des Chrétiens nigérians sont kidnappés massivement, mobilisons-nous contre ceux qui justifient ces crimes.

Pour que plus jamais, nulle part, des civils, des enfants, ne soient impunément pris en otages.


NOUS PUBLIONS CI-DESSOUS LE BEAU POÈME QUE NOTRE AMI JACQUES FIORENTINO A DÉDIÉ AUX OTAGES

PRIÈRE

Au fond de sa caverne, le silence l’écrasait
Le temps n’avait plus cours, la lumière était morte
Il était en enfer mais se savait en vie.
Et pourtant chaque jour, il attendait la fin.
Quelques bruits parasites devenaient un tumulte.
Les quelques aliments qui étaient octroyés
Tuaient avec violence toute son humanité
Son corps l’abandonnait prenant un teint diaphane.
Dans cette fragilité qui était son avenir
Pas une étoile d’espoir n’illuminait son âme.
Quand survint ce frisson, il en fut effrayé
Il se vit secoué par un ébranlement
Qui traversa son corps, ouvrant une large faille.
Un sombre précipice l’appelait magnétique.
Il suffisait d’un pas, tout serait achevé.
Enfin il atteindrait l’apaisement suprême.
Soudain une musique traversa le silence
Le volume s’amplifiait comme par enchantement.
Il reconnut cet air, des paroles s’échappèrent
De sa bouche asséchée par la désolation.
Ses membres se dressèrent, retrouvant leur courage
Cette force insufflée balaya peu à peu
L’horreur mortifère qui était sa prison
Lui redonnant l’ardeur qu’il pensait immolée.
Les notes se faisaient hymne d’un monde reconquis,
Les murs de son cachot se muèrent en écran.
Il se revit enfant, courant vers ses parents
Qui lui tendaient les bras tout emplis de passion,
Redonnant une ferveur qu’il croyait disparue.
Du combat pour la vie, il sortirait vainqueur.
Il se tiendrait debout, affrontant ses bourreaux.
Sa prière s’éleva allant à la rencontre
De tous ceux qui, sans faille, s’étaient battu pour lui.
Elle foudroya ses chaines par un fervent éclair
Et devint symphonie en célébrant l’amour.

Jacques Fiorentino