Tribune : Le vrai féminisme n’exclut pas les Israéliennes et dénonce le patriarcat islamiste

Le 7 octobre en Israël, des terroristes islamistes du Hamas ont commis des pogroms d’une violence innommable et ont pris en otage près de 240 personnes au sein de la population civile.
Il s’agit également d’un féminicide et d’un infanticide de masse, avec des actes de torture d’un sadisme inimaginable, qui doit être reconnu comme un crime contre l’Humanité.


Shani Louk

Figure emblématique des suppliciées du festival Nova.

Les femmes n’ont pas été tuées de la même manière que les hommes. Elles ont été exhibées nues, mutilées, violées au point de fracturer leur bassin. Leurs cadavres ont été violés également.
Ils ont uriné sur leurs dépouilles. Certaines ont été décapitées, d’autres démembrées et brûlées. D’autres encore ont été prises en otages.
Des jeunes filles handicapées aussi ont été assassinées comme Noya, autiste âgée de 12 ans, et Ruth, polyhandicapée âgée de 17 ans.
Des enfants, dont des nourrissons ont été torturés, mutilés, massacrés et kidnappés.


Noya, assassinée, serrée contre sa grand-mère, dans kibboutz Nir Oz.

Tout cela a été filmé et pris en photo par les terroristes eux-mêmes pour susciter la terreur parce que les femmes et les enfants sont les symboles de la vie. Les islamistes se vantent eux-même de préférer la mort.
Parmi les victimes, de nombreuses personnes, en particuliers habitantes des kibboutz œuvraient activement depuis longtemps pour la paix, accueillaient et soignaient des Gazaouis, comme la grand-mère de Noya, Carmela Dan âgée de 80 ans ainsi que la féministe et pacifiste Viviane Silver à l’âge de 74 ans.

Ce jour là, les ogres du Hamas et de l’UNRWA ( dont plus de 400 employés sont membres du Hamas) assistés et acclamés par de nombreux civils Gazaouis, ont montré qu’ils ne veulent pas seulement effacer les femmes libres de l’espace public.
Ils veulent nous anéantir.

Et leur programme c’est de commencer par les femmes juives. Juives telles que, eux, les définissent, en tant que “race” jugée impure par leur doctrine religieuse et politique.
C’est une déclaration de guerre contre Israël bien entendu, contre la liberté et contre les femmes du monde entier, même celles qui se taisent et même celles qui collaborent avec la peste islamiste depuis les pays démocratiques où elles vivent en sécurité.

C’est l’expression du mépris le plus absolu pour tous les enfants du monde, les enfants d’Israël avant tout, mais aussi tous les autres, même les enfants de Gaza et de Cisjordanie.
Car le Hamas, comme toutes les autres organisations terroristes palestiniennes, ont toujours instrumentalisé et sacrifié les enfants palestiniens pour servir leur véritable projet qui n’est autre que le génocide du peuple juif.
Ils continuent et continueront ainsi jusqu’à ce qu’ils soient définitivement vaincus.
L’extermination du peuple juif fait partie du programme du Hamas et de toutes les organisations terroristes palestiniennes, comme elle faisait déjà partie de celui de l’OLP.

Au sein de la population palestinienne le taux de natalité est presque de 4 enfants par femme.
Cette surnatalité ne peut être que la conséquence, d’une politique d’armement démographique totalitaire fondée sur le conditionnement mental, les mariages forcés, la polygamie, les viols conjugaux et les grossesses imposées depuis de nombreuses générations aux Palestiniennes par les Palestiniens.
Ce natalisme fait partie intégrante de leur stratégie politique tout comme l’endoctrinement islamiste et antisémite des enfants dès le plus jeune âge dans les écoles de Gaza et de Cisjordanie.

A présent, aux quatre coins du globe, les antisémites, qui se définissent comme « anti-sionistes », exhibent leur haine en invoquant le prétexte d’un anti-colonialisme affabulateur, répandent leur propagande conspirationniste et négationniste, agressent des personnes de confession juive et arrachent les affiches qui réclament la libération des otages.
En France, pendant que Reconquête et le Rassemblement National essaient de faire oublier, avec plus ou moins de succès, leurs paroles et leurs alliances révélatrices, il y a le GUD, Rivarol, Soral et Dieudonné, la campagne BDS et ses liens avec de multiples associations locales et nationales.
Et il y a surtout à présent les islamistes et leurs serviteurs dits « de gauche » qui ont manifesté pour les soutenir le 10 novembre 2019, LFI, NPA et STRASS en tête. Les deux principaux points communs entre tous, quoiqu’ils prétendent, est leur misogynie fondamentale et leur antisémitisme viscéral.
L’islamisme, qu’il soit palestinien, iranien, afghan ou autre, est l’ennemi des femmes du monde entier.
La solidarité féministe internationale ne peut exclure les Israéliennes.
Les Iraniennes en résistance contre la mollarchie leur ont immédiatement témoigné leur soutien et ont tout de suite dénoncé la participation fondamentale du gouvernement de leur propre pays.

Les soi-disant « féministes » qui refusent de dénoncer les pogroms, féminicides et infanticides du 7 octobre au nom d’une prétendue solidarité envers les Palestiniennes se gardent bien de dénoncer les premiers oppresseurs de ces dernières : les Palestiniens qui les condamnent à n’être que des fabriques de chair à canon et boucliers humains.

Les féministes françaises se sont insurgées, à juste titre, d’une seule voix, contre le projet de “réarmement démographique” d’Emmanuel Macron.
Mais la majorité d’entre elles semblent indifférentes à l’armement démographique palestinien par l’exploitation reproductive des Palestiniennes. Ceci est pourtant une immense violence infligée à ces femmes et aux enfants qu’elles n’auraient sûrement pas mis au monde si elles avaient été réellement libres.

“Faites 12 enfants et donnez-nous en 10 pour l’intifada” disait Yasser Arafat.
On ne peut pas être féministe si on tolère cela.

Le fait que cette population soit, depuis toujours, dirigée par les fondateurs et leaders des Frères Musulmans, ça ne les dérange pas. L’alliance entre Adolf Hitler et le Grand Mufti de Jérusalem Mohammed Amin al-Husseini, ça ne les dérange pas. L’assassinat des athlètes israéliens aux jeux olympiques de Munich en 1972, ça ne les dérange pas. Les athées enfermé-e-s, torturé-e-s et exécuté-e-s, ça ne les dérange pas. Les homosexuel-le-es jeté-e-s du haut des immeubles, ça ne les dérange pas.

Sont-elles vraiment « féministes » ?

Le féminisme n’est qu’un mot vide de sens s’il n’est pas universaliste. Et l’universalisme ne peut pas s’accommoder des penchants et des résidus d’antisémitismes que l’adhésion sans réserve à cette fameuse “cause palestinienne” révèle de façon éclatante.

L’adhésion à cette cause qui a été créée par des antisémites pour servir leur projet d’extermination est l’une des raisons de la dégénérescence de la gauche européenne, y compris du mouvement anarchiste, se rabaissant à défendre et soutenir l’extrême droite orientaliste qu’est l’islamisme, les pires ennemis des femmes, de la vie et de la liberté.
Pas étonnant, dans ce contexte, que l’extrême droite occidentaliste, bien plus maligne et rusée, qui profite de l’ignorance et de la paresse intellectuelle des gens en se faisant passer pour la défenseuse de la laïcité, la protectrice des Juifs et le rempart contre l’islamisme, gagne en popularité.
Bien sûr qu’il y a des civils, dont des femmes et des enfants, qui sont morts sous les bombes à Gaza, quel qu’en soit le nombre, il y en a forcément beaucoup trop. Mais les chiffres annoncés de partout pour réclamer le cessez le feu (en oubliant la majorité du temps de réclamer aussi la libération des otages), sont toujours ceux énoncés par le Hamas qui n’est absolument pas crédible.

Les « propalestiniens » ne cessent de citer les condamnations d’Israël par les instances internationales. Mais quelles sont leurs compositions à ces fameuses instances internationales qui reprennent, à leur compte et sans réserve, les chiffres et les scénarios donnés par le Hamas ? Les dictateurs, y compris islamistes, y siègent et y ont une influence phénoménale.
L’ONU n’est pas neutre et elle penche clairement du côté des terroristes palestiniens. D’une part, les voix des dictatures y ont autant, voire plus, de poids que les voix des pays démocratiques. Ces mêmes dictatures regroupées sous l’appellation de « Sud global » sont également les alliées de Poutine.
De plus, comme l’a démontré brillamment Malka Markovich dans « Les Nations Désunies », depuis la conférence sur le racisme à Durban en 2001, l’ONU est devenue une machine à «broyer les droits humains».

La Croix Rouge, dont des bénévoles ont été surpris et filmés en France en trains d’arracher des affiches d’otages israélien-ne-s, ne dissimulait même pas sa sympathie pour les terroristes palestiniens au moment de la libération des otages israélien-ne-s en échange d’un nombre indécent de criminels palestiniens.
Alors, entre un État démocratique qui a été créé pour servir de refuge à un peuple chassé et persécuté dans le monde entier, victime d’un véritable génocide, et un projet d’État totalitaire dont l’objectif principal est d’achever l’extermination de ce peuple les vraies féministes savent qui elles doivent soutenir.
Quelles que soient les critiques légitimes et nombreuses que le monde entier et la population israélienne elle-même peut et doit adresser au gouvernement israélien, Israël est un État démocratique.
Les opposant-e-s politiques n’y sont pas persécuté-e-s. Les athées n’y sont pas condamné-e-s à la décapitation. Les homosexuel-le-s n’y sont pas exécuté-e-s. Les femmes y ont des droits relativement équivalents à ceux de la plupart des pays démocratiques, loin d’être parfaits mais les féministes y sont actives et n’y sont pas persécutées. Le taux de natalité est bien plus faible qu’au sein de la population palestinienne, ce qui indique que les grossesses imposées y sont bien moins fréquentes.
Il y a différents courants politiques, philosophiques et religieux, qui s’affrontent et se confrontent sans que l’un d’entre eux organise le massacre des autres. Même les plus extrémistes en Israël ne font pas ça.
Lorsque des membres de Tsahal sont accusé-e-s ou soupçonné-e-s de mauvais comportements, Tsahal mène une enquête et applique des sanctions contre les coupables.
C’est tout l’inverse avec le mouvement palestinien, depuis toujours dirigé par les fondateurs et leaders des Frères Musulmans alliés des nazis durant la Seconde Guerre Mondiale.

Entendons-nous, voyons-nous beaucoup de manifestations a Gaza ou en Cisjordanie pour réclamer la fin des tirs de roquettes, la libération des otages, l’égalité des droits entre hommes et femmes, l’abolition de la polygamie et des mariages précoces et forcés, la décriminalisation de l’homosexualité, le droit à l’apostasie ? Non.
Quant aux gouvernements des états qui soutiennent « la Palestine », leurs liens avec les gouvernements des dictatures dont la Russie et leur complaisance envers les états islamistes, quand ils ne sont pas eux-mêmes islamistes, devraient nous mettre la puce à l’oreille.
Ne pas prendre parti pour une démocratie contre un totalitarisme est une erreur politique grave et dangereuse, y compris et principalement pour les femmes et les enfants.


Mélusine Vertelune
Co-autrice avec Jeanne Cordelier de “Ni silence, ni pardon : L’inceste, un viol institué”

Viviane Teitelbaum
Sénatrice – auteure belge

Ingeborg Kraus
Docteure psychothérapeute spécialiste du trauma