Activité : déclaration du MPCT Val de Marne

Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme – Val de Marne

Déclaration au Conseil Municipal de Fontenay-sous-Bois le 13 mars 2025

Notre association, fontenaysienne, a demandé à prendre la parole devant le Conseil Municipal, devant notre ville que nous aimons.
Nous le faisions pour la première fois en 22 ans d’engagement dans la défense des droits humains universels et la résistance au terrorisme.
Nous regrettons que ce droit ne nous ait pas été accordé.

Les sensibilités et les opinions diverses doivent être respectées mais aucune cause ne saurait justifier l’enlèvement de deux petits-enfants, dans les bras de leur mère terrifiée.

L’Israélienne Shiri Bibas et ses enfants
Ariel et Kfir

Il n’y a fondamentalement que deux camps à nos yeux : celui qui condamne un tel crime, fièrement filmé par ses auteurs, et celui qui le justifie.

Tout le reste peut se débattre mais pas ceci.

L’apologie du terrorisme doit être une ligne rouge, au même titre que le racisme et l’antisémitisme.

Contrairement à d’autres municipalités de gauche ou de droite, notre ville n’a pas affiché leurs portraits, pas plus que ceux des otages franco-israéliens du Hamas.

En revanche, elle a hélas reçu le représentant d’une organisation terroriste complice des crimes du Hamas, le FPLP.
Oui, complice, l’infâme mise en scène de la remise des corps des malheureux enfants Bibas l’atteste. L’un des quatre miliciens qui portaient le cercueil contenant les restes d’un tout petit enfant assassiné à Gaza parce que juif, arborait le bandeau du FPLP.

Ce qui a été fait ne peut être défait mais, toutes et tous ensemble, nous pouvons nous ressaisir.
Nous le devons, c’est le sens de l’alerte que nous voulons lancer.

Nous ne pouvons laisser s’instaurer un climat où l’invective, la diffamation et la haine viendraient supplanter le dialogue démocratique.
Nous ne pouvons rester sans réagir quand des enfants sont exposés à une propagande toxique comme cela a été le cas dans notre ville sous prétexte d’événements sportifs.
Il n’est rien de pire que de semer la haine dans le cœur des enfants.
Le vivre ensemble doit perdurer dans notre ville. Nous ne voulons pas que s’y installe une situation similaire à celle de la Seine Saint Denis où les enfants juifs ont massivement déserté les établissements publics, parce qu’ils y étaient harcelés et que le « pas de vagues » a prévalu.

Les mots ont un sens.

L’examen des faits confirme la volonté génocidaire du pogrom subi par Israël le 7 octobre et infirme toute volonté génocidaire de sa riposte militaire.
Pourtant c’est la double inversion victimaire et accusatoire qui prévaut.
Nous ne sommes nullement indifférents au sort de la population de Gaza mais le responsable en est le Hamas qui l’a entraînée dans cette guerre, lui refusant toute protection et l’utilisant cyniquement comme bouclier humain.

En conclusion, nous voulons que notre ville exprime haut et fort son engagement contre le terrorisme.

Le terrorisme islamiste a massivement frappé la France.

Il a meurtri notre ville par deux fois en 2015, assassinant un habitant de Fontenay à l’Hypercacher, parce qu’il était juif et une sportive de Fontenay au Bataclan, parce qu’elle aimait la musique.

Leur mémoire doit continuer à être honorée, publiquement.

Pour que l’hommage aux victimes du terrorisme ait l’importance qu’elle mérite, nous souhaitons que la cérémonie du 11 mars devienne un grand événement, associant largement Fontenaysiens et Fontenaysiennes.

Nous voulons aussi que soit enfin inaugurée la rue ou la place en hommage au Lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, mort en héros après avoir pris la place d’une otage.

Nous formulons aussi le vœu que le nom de Samuel Paty et/ou Dominique Bernard soit donné à un établissement scolaire ou que des lieux leur soient dédiés.

Nous souhaitons qu’Ohad Yahalomi et Orion Hernandez-Radoux, nos compatriotes otages du Hamas assassinés à Gaza, aient leur lieu de mémoire dans notre ville, ne serait-ce que des arbres plantés dans un de nos beaux parcs.

Dans le cadre de la féminisation des noms de rues, nous proposons que le nom de Shiri Bibas soit donné à une voie dans notre ville, associé à celui des petits Ariel et Kfir.

Enfin, nous proposons que le nom de la jeune Mahsa Amini, tuée par la police du régime de Téhéran, emblématique du combat des Iraniennes, soit symboliquement donné à la nouvelle antenne jeunesse ou à un autre lieu public.

Puissent nos propositions rencontrer l’assentiment de notre municipalité, restant ainsi fidèle à l’héritage de Monsieur Bayeurte et de Monsieur Voguet.

[NDLR : Louis Bayeurte fut Maire de la ville de 1965 à 2001, Jean-François Voguet de 2001 à 2016]